l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres

Invité kaerlyon
Invité kaerlyon Invités 0 message
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c'est le moins que l'on puisse dire.Mais c'est vrai que c'est un excellent conteur,mais souvent au détriment de la vérité historique.

:smile2: ;);)

je crois bien qu'elle parle de Napoléon ;) ...... pas de Max Gallo ;)

C'est vrai que pour moi, il s'apparente plus à un écrivain qu'un historien. J'ai même été étonnée de voir qu'il en avait un diplôme....

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Oui, je confirme que je parlais de Napoléon :smile2:

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peterwaradin Membre 2 643 messages
Love and happiness‚ 66ans
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gné. :smile2:

ok ok désolé pour la méprise.je pensais que tu parlais de Max Gallo.

Sans doute le coffret de Napoléon le film...J'avais pas vu ce détail de taille.

Bah moi je le trouve sympa Napoléon.Son ambition démesurée me fascine.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Non, pas le coffret du film mais du livre car il est en 2 parties :smile2: . Effectivement, il a dû sortir à l'occasion du passage du téléfilm avec Clavier.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
Posté(e)

Nazım Hikmet (21 novembre 1901 à Salonique - 3 juin 1963 à Moscou, mais il a été déclaré né le 15 janvier 1902 ¿ nom complet Nazım Hikmet Ran), poète turc, puis citoyen polonais, longtemps exilé à l'étranger pour avoir été membre du Parti communiste turc.

Son grand-père paternel, Nâzim Pacha, était le gouverneur de Salonique, libéral et poète. Son père, Hikmet, était diplômé du lycée de Galatasaray. Sa mère, linguiste et pédagogue, était la fille d'Enver Pacha.

Nazim Hikmet est l'une des plus importantes figures de la littérature turque du XXe siècle, et l'un des premiers poètes turcs à utiliser des vers plus ou moins libres. Hikmet est devenu, de son vivant, un des poètes turcs les plus connus à l'Ouest et ses travaux ont été rapidement traduits dans différentes langues.

Cependant, dans son propre pays, il fut condamné pour marxisme et demeura en Turquie, même après sa mort, un personnage controversé. Il passa quelque 17 années en prison et baptisa la poésie le plus sanglant des arts. Ses écrits soulignent la critique sociale et il est le premier écrivain turc à avoir évoqué le génocide arménien. Il proclama au début des années 1930 que l'artiste est l'ingénieur de l'âme humaine.

Il est né à Salonique (actuellement en Grèce). Son père, Nazim Hikmet Bey était un fonctionnaire et sa mère, Aisha Dshalila, un peintre. Il était le petit-fils d'un pacha ottoman. Il étudia brièvement au lycée francophone Galatasaray à Istanbul et étudia par la suite même à l'école navale turque ¿ mais fut réformé après son premier embarquement en raison de son état de santé. Durant la guerre d'indépendance, il rejoignit Atatürk en Anatolie et ensuite travailla comme enseignant à Bolu. Il étudia la sociologie à l'université de Moscou (1921-1928) et devint membre du parti communiste turc dans les années vingt.

Après son retour en Turquie en 1928, sans visa, Hikmet écrivit des articles pour des journaux et des périodiques, des scénarios et des pièces. Il fut condamné à la prison à cause de son retour irrégulier mais bénéficia d'une amnistie générale en 1935. En 1938, il fut condamné à 28 ans et 4 mois de prison pour « activités anti-nazies et anti-franquistes ». Il passa les douze années suivantes en prison, période pendant laquelle il se maria en deuxièmes noces avec Münevver Andaç.

Il reçut le prix international de la paix en 1955. Déchu de la nationalité turque, il termina sa vie en exil comme citoyen polonais. Cette dernière lui a été rendue de façon posthume le 5 janvier 2009, suite à un conseil des ministres reconnaissant que les crimes dont on l'accusait alors ne sont plus considérés aujourd'hui comme tels. [1] Il mourut d'une crise cardiaque à Moscou et fut enterré au prestigieux cimetière de Novodevitchi.

(sources : Wikipédia)

Voici un de ses poèmes.

5 octobre 1945

Nous savons tous deux, ma bien-aimée,

qu'on nous a appris

à avoir faim et froid ;

à crever de fatigue

et à vivre séparés.

Nous ne sommes pas encore obligés de tuer,

il ne nous est pas encore arrivé de mourir.

Nous savons tous deux ma bien-aimée,

que nous nous pouvons apprendre aux autres

à combattre pour les nôtres

et à aimer chaque jour un peu plus

chaque jour un peu mieux¿

Extrait de Il neige dans la nuit et autres poèmes, éditions Gallimard, 2002

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Pralina Membre 29 messages
Forumeur balbutiant‚ 41ans
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Arf ! Pas facile les "i".

J'espère que l'on peut reprendre des auteurs déjà cités.

Eugène Ionesco "Le roi se Meurt"

"Le roi est mort, vive le roi !"

"Au lever du rideau, le Garde annonce solennellement la Cour, le roi Bérenger Ier entre dans la salle du trône et sort, il est suivi des deux reines, Marguerite et Marie, de Juliette et du Médecin. La situation est préoccupante : le froid s'est installé, le chauffage refuse de fonctionner, le soleil se rebelle et les murs du palais se lézardent. La reine Marie qui pleure devant cette dégradation se fait tancer par la reine Marguerite pour sa frivolité. Il est convenu que le roi doit être informé de cet état et que la fin de son règne est proche, mais la reine Marie refuse de croire à l'irréversibilité des choses. La reine Marguerite insiste : le sol est mou, il n'a pas d'armée dans le royaume, la population vieillit, le roi est malade. C'est assuré par le Médecin qui rapporte que les astres sont formels, c'est la fin.

Bérenger Ier entre dans la salle du trône et se plaint de sa santé, de l'état de l'Univers, du royaume, ce que le Médecin confirme en l'informant de sa mort prochaine. Le roi refuse d'admettre la réalité, même s'il convient que tout n'est pas pour le mieux, d'ailleurs il n'a pas encore décidé de mourir. Toute la cour, à l'exception de la reine Marie, s'emploie à lui décrire sa décrépitude et celle du monde. Dès lors, son comportement va être une suite de revirements face à l'inéluctable, pour finalement l'admettre. Tout au long de cette pièce, le roi contestera ce que le médecin lui dira alors qu'il devrait l'écouter. Il essayera à plusieurs reprise de se relever mais il n'y parvient pas. Il ne peut même plus donner d'ordre. A la fin de la pièce, les éléments du décor disparaîtront peu à peu jusqu'à ce que le roi disparaisse lui-même. On peut constater que tout le royaume meurt avec leur roi lors de la dernière réplique

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SergeKaramazov Membre 109 messages
Forumeur inspiré‚ 25ans
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D comme Dostoïevski -Les Carnets du sous-sol

K comme Kafka - La lettre au père

F comme Freud - Introduction à la psychanalyse

N comme Nietzsche - Humain, trop humain

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
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D comme Dostoïevski -Les Carnets du sous-sol

K comme Kafka - La lettre au père

F comme Freud - Introduction à la psychanalyse

N comme Nietzsche - Humain, trop humain

Merci pour ta contribution SergeKaramazov :smile2: , mais il y a des règles à respecter. Tu dois suivre l'ordre alphabétique. Nous sommes arrivés à la lettre J, tu peux donc proposer un auteur commençant par cette lettre ainsi qu'une de ses oeuvres.

Modifié par chirona

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Fiphi Membre 913 messages
Forumeur accro‚ 44ans
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Théodore JOUFFROY (1796-1842) -

Théodore Simon Jouffroy, né aux Pontets (Doubs) le 6 juillet 1796 et mort à Paris le 1er mars 1842, est un philosophe et un homme politique français. Il développe au début du XIXe siècle la question psychologique au sein de l'école éclectique française dirigée par Victor Cousin.

C'est l'arrière-grand-père de l'écrivain Alain Jouffroy

De la philosophie et du sens commun ...

L'histoire de la philosophie présente un singulier spectacle ; un certain nombre de problèmes se reproduisent à toutes les époques ; chacun de ces problèmes inspire un certain nombre de solutions, toujours les mêmes ; les philosophes se les partagent ; la discussion s'établit ; toutes les opinions sont attaquées et défendues avec la même apparence de vérité : l'humanité écoute, n'adopte l'avis de personne, mais garde le sien qui est ce qu'on appelle le sens commun.

Ainsi, pour citer des exemples, toutes les époques philosophiques ont ramené sur la scène l'opposition du matérialisme et du spiritualisme en métaphysique, celle du stoïcisme et de l'épicuréisme en morale ; aucune de ces doctrines n'a prévalu d'une manière durable ; aucune n'a péri ; toutes ont trouvé des partisans illustres et de bonne foi, toutes ont exercé à peu près la même influence ; mais, en définitive, le genre humain, témoin de leurs débats, n'est devenu ni matérialiste, ni spiritualiste, ni stoïcien, ni épicurien ; il est demeuré ce qu'il était avant la philosophie, croyant tout à la fois à la matière et à l'esprit, respectant le devoir et poursuivant le bonheur tout ensemble.

Ce spectacle, qui inspire à l'observateur superficiel le mépris de la philosophie, et qui a fourni au scepticisme des armes en apparence si redoutables, est profondément instructif pour qui cherche dans les événements du monde intellectuel les lois du dévoloppement de l'espèce humaine, qui s'y révèlent d'une manière bien plus vraie et bien plus large que dans ceux du monde politique ; car les actions des hommes traduisent leurs idées comme leurs idées traduisent les lois de leur nature ; et, de ces deux traductions, la plus immédiate est aussi la plus fidèle et la plus claire.

Mais ce spectacle, pour devenir instructif, a besoin d'être compris, et pour être compris, veut être étudié. Or, c'est un sujet tout neuf encore, et sur lequel la réflexion ne s'est guère arrêtée qu'en passant. Le développement actif de l'espèce humaine a d'abord attiré tous les regards, et cela devait être : nous sommes toujours frappés de ce qui est plus extérieur. On a fouillé dans tous les sens le champ des faits proprement dits ; toutes les actions, tous les événements, toutes les dates ont été minutieusement explorés : c'est ainsi qu'on a commencé l'histoire de l'humanité. Mais les faits recueillis, on a senti le besoin de les expliquer, et pénétrant plus avant, on a cherché leurs causes dans les m¿urs, les religions, les institutions politiques. Au siècle des chroniques et de l'érudition a succédé le siècle de Montesquieu et de Voltaire. La nécessité d'aller plus avant commence à se faire sentir, et appelle plus haut et plus loin les esprits éclairés. Les m¿urs, les institutions et les dogmes, qui expliquent la conduite et le sort des peuples, ne sont eux-mêmes que des faits généraux, dontl'origine et la succession ont besoin d'être expliquées. Et comme ces faits généraux ne sont que l'expression des opinions successivement admises sur les questions morales, politiques et religieuses, cette explication ne saurait se trouver que dans l'histoire du développement intellectuel de l'humanité, développement qui s'est opéré en vertu des lois mêmes de notre nature. C'est là que nous aspirons, et là que doit remonter toute explication définitive des événements historiques.

L'histoire de la philosophie est donc une étude neuve, une étude importante, une étude qui appartient éminemment à notre époque ; et il est aussi curieux que pressant de l'envisager, non plus comme un catalogue d'opinions bizarres tout à fait étrangères aux affaires de ce monde, nées par hasard dans la tête de quelques hommes, dans tel ou tel temps, et dans tel ou tel pays, mais comme une suite progressive de tentatives, faites pour résoudre les questions qui touchent de plus près aux intérêts de l'humanité, par tout ce qu'elle a produit de plus illustre.

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missdior7 Membre 2 211 messages
Forumeur alchimiste‚
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Joseph Kessel " le lion" :smile2:

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Poussiquette Membre 8 138 messages
Forumeur alchimiste‚ 104ans
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Gilles LE MUISIT (Tournai, vers 1272 - 15 octobre 1353) est un poète, chroniqueur français et moine historien de Saint-Martin de Tournai. Né à Tournai, ville qui appartenait alors au Royaume de France, il entre dans l'abbaye bénédictine, de Saint-Martin, de sa ville natale en 1289, en devient le prieur en 1327 et enfin, l'abbé, quatre ans plus tard. Il fréquente pendant quelques années, l'Université de Paris et devient intime de Dante.

Il est l'auteur d'un texte de Chronique et Annales en langue française, dicté durant sa vieillesse, alors qu'il avait été rendu aveugle par la cataracte. Cette source constitue une référence précieuse et reconnue, de l'histoire médiévale.

Sa biographie a été restituée, avec précision et talent, par Bernard GUENEE, dans Entre l'église et l'état, quatre vies de prélats français à la fin du Moyen ége.

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« Regnante illustrissimo rege Francie sancto Ludovico, frater Vincentius de ordine fratrum praedicatorum lucidissime et luculentissime unum tractatum composuit; incipiens a principio mundi, gesta Romanorum pontificum, imperatorum, vitam sanctorum ac flores et sanctorum patrum et prophetarum (pour philosophorum?) et de naturis rerum usque ad tempora dicti sancti Ludovici et ordinatissime compilavit (¿). Et habebat dictus frater Vincentius a domino rege auctoritatem videndi liberarias in regno Francie. Et contigit quod venit in nostro monasterio sancti Martini dictus frater* ».

Et aperta est ei liberaria et vidit omnia sicut sue placita fuit voluntati.

Extrait de Tractatus.

* Ce texte emprunté, à Gilles LE MUISIT, relate la visite effectuée, par Vincent de Beauvais, avec l'autorisation du souverain, dans la bibliothèque de son monastère, le diocèse de Tournai.

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Pralina Membre 29 messages
Forumeur balbutiant‚ 41ans
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William Somerset Maugham. Ecrivain britanique 1874-1965. Il a écrit 'Le voile des illusions" une histoire que j'aime beaucoup.

Il avait le regard triste et solennel des anglais qui s'amusent
Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman. Malheureusement personne ne les connaît.

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Fiphi Membre 913 messages
Forumeur accro‚ 44ans
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Pierre-Claude NIVELLE de LA CHAUSSéE (1692-1754)

Né à Paris, le 14 février 1692.

Auteur dramatique, il a laissé dix-neuf pièces en vers, dont dix-sept comédies ; il introduisit, l'un des premiers des éléments comiques dans la tragédie et créa le genre dit « comédie larmoyante ». L'école des Mères en est la pièce la plus célèbre.

Il fut élu à l'académie française le 9 juin 1736 à l'unanimité, avec le patronage de Voltaire et de Destouches en remplacement de Portail, et reçu le 25 juin 1736 par Languet de Gergy. Il fut l'un des dénonciateurs de Piron et combattit Collé.

Mort le 14 mars 1754

L'école des mères de M. Nivelle de La Chaussée

ACTE 1 SCENE 1

La scène est à Paris, dans la maison de Monsieur

et de Madame Argant.

M Doligni pere , M Doligni fils.

Doligni fils .

Mon pere, en vérité, j' ai peine à vous comprendre.

Doligni pere .

Pourquoi ?

Doligni fils .

Madame Argant tient sa fille en couvent ;

et son dessein n' est pas de se donner un gendre.

Doligni pere .

Projets de femme. Autant en emporte le vent.

Son mari m' a promis de t' accorder sa fille ;

il va la ramener au sein de sa famille :

tiens ton coeur et ta main tout prêts à se donner.

Doligni fils .

Cet ordre rigoureux a de quoi m' étonner.

Permettez que je vous remontre...

Doligni pere .

Doligni, laissons-là des débats importuns.

Tu vas me débiter les mêmes lieux communs

qu' autrefois nous avons, en pareille rencontre,

chacun, de pere en fils, employés comme toi.

Va, j' ai passé par-là ; tu feras comme moi.

Doligni fils .

Et si j' aimois ailleurs ?

Doligni pere .

Ma foi, tant pis pour elle.

Il faudroit, en ce cas, devenir infidele.

Doligni fils .

Ce n' est donc pas pour moi que vous me mariez ?

Doligni pere .

Pour qui donc ?

Doligni fils .

Je le croirois presque.

J' ai compté faire un choix que vous approuveriez.

Doligni pere .

L' amour dans un jeune homme est toujours romanesque.

J' aurois été moi-même assez extravagant

pour épouser aussi ma premiere amourette,

si l' on n' eût retenu ma jeunesse indiscrette.

Doligni fils .

Mais je ne connois point Mademoiselle Argant.

Doligni pere .

Ni moi : mais elle aura vingt mille écus de rente.

Doligni fils .

Eh ! Quand elle en auroit quarante !

Doligni pere .

Ce seroit encor mieux.

Doligni fils .

N' avez-vous pas du bien ?

Doligni pere .

Il le faut augmenter ; sinon, il vient à rien.

Doligni fils .

J' ignore comme elle est d' esprit et de figure.

Elle est riche. à l' égard de l' esprit, je t' assure

qu' une femme à la longue en a toujours assez.

Elle est jeune, au surplus ; et tout ce que j' en sçais,

c' est qu' à quinze ou seize ans on est du moins jolie.

Doligni fils .

Qui sçait si le rapport d' humeurs...

Doligni pere .

Autre folie !

En tout cas, tu feras comme les autres font.

Qui s' embarque, est-il sûr de faire un bon voyage ?

à quoi sert l' examen avant le mariage ?

à rien. Ce n' est qu' après qu' on se connoît à fond.

Las de se composer avec un soin extrême,

le naturel caché prend alors le dessus ;

le masque tombe de lui-même,

et malheureusement on ne le reprend plus.

Mais enfin le bien reste ; et cet ami fidele,

sans compter quelquefois la raison qui s' en mêle,

entre époux qui pourroient se brouiller sans retour,

sert de médiateur, au défaut de l' amour.

Doligni fils, à part .

Il cessera d' être inflexible.

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Poussiquette Membre 8 138 messages
Forumeur alchimiste‚ 104ans
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Marianna O'GALLAGHER est une écrivaine et religieuse québécoise, née à Québec, le 24 mars 1929 de parents irlandais, Dermot I. O'GALLAGHER et Norma K. O'NEIL.

Elle fit ses études primaires et secondaires, à l'école Léonard de Québec. Elle possède un diplôme d'enseignement et un baccalauréat ès art, de l'Université Mont Saint-Vincent d'Halifax et une maîtrise, en histoire, de l'Université d'Ottawa.

De 1952 à 1985, comme religieuse des S¿urs de la Charité d'Halifax, elle enseigne aux élèves, du primaire, en Nouvelle-écosse, à New York, au New Brunswick, au Massachusetts et pour les derniers 25 ans, à Québec au St. Patrick School. Elle quitte la vie religieuse en 1985 et prendra sa retraite, de l'enseignement, en 1986.

Depuis toujours, Marianna O'GALLAGHER s'est fait un devoir, de promouvoir, la reconnaissance, de la vie irlandaise, au Québec, voire même au Canada et aux états-Unis. En 1981, elle fonde la maison d'édition Carraig Books qui deviendra, en 1995, Livres Carraig Books et depuis le tout début, elle en est la présidente. Cette maison d'édition publie en anglais et en français et se spécialise, en ouvrages historiques, concernant le Québec, mais tout spécialement, les Irlandais.

Marianna O'GALLAGHER multiplie les articles, qui paraissent, dans différents journaux et revues, de Québec et d'ailleurs. Conférencière émérite, elle est connue partout au Québec, au Canada, aux états-Unis et même, en Irlande.

Entre autres, Marianna O'GALLAGHER s'est donné pour mission, de bien faire connaître l'histoire, de la famine, causée par la maladie, de la pomme de terre, en Irlande. Dans les années 1840, cette famine força les Irlandais, à émigrer massivement. L'été 1847, tout particulièrement, fut catastrophique pour ce peuple car plus de 5 000

d'entre eux sont inhumés, dans le cimetière de la Grosse éle, île située, en face de Montmagny.

Pour sa grande contribution à l'histoire, Marianna O'Gallagher s'est mérité les reconnaissances et les honneurs suivants:

1995: The Canadian Association for Irish Studies l'honore pour sa contribution à l'histoire des Irlandais du Québec par ses recherches personnelles et par les recherches qu'elle a suscitées dans ce domaine.

1997: Irish America Magazine de New York l'inclut dans le groupe des "Top One Hundred".

1998: Elle est nommée Chevalier de l'Ordre national du Québec pour l'ensemble de son ¿uvre. 1999: The Canadian Catholic Historical Association lui décerne la médaille George Clerk pour ses travaux en histoire de L'église et la Commission des Sites et Monuments historiques l'honore pour son apport à la préservation de la Grosse éle.

Des volumes historiques:

Saint-Patrice de Québec.

Grosse éle - Porte d'entrée du Canada.

Les Témoins parlent - Grosse éle.

Le Chemin du Trèfle.

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Pennac Daniel 1944)

Né au Maroc d'un père officier de la Coloniale, Daniel Pennacchioni grandit en Afrique et en Asie du Sud. Il obtient sa maîtrise de lettres à Nice et commence par être professeur dans un collège de Soissons. Il s'installe à Belleville, qu'il se plaira à décrire dans ses romans. En 1973, il publie son premier essai, 'Le Service militaire au service de qui ? ', un pamphlet sur le service national. Puis il écrit pour les enfants. En 1985, il donne le jour à la famille Malaussène avec 'Au bonheur des ogres'. Il y impose son style : rythmé, glissant, espiègle. L'alchimie se produit, et avec ce qui devient la saga des Malaussène (' La Fée carabine', 'La Petite Marchande de proses' - prix Inter 1990 -, 'Monsieur Malaussène' et 'Aux fruits de la passion') naît une potion de succès. Potion qu'il épice en 1992 par un essai sur la lecture, 'Comme un roman', dans lequel il définit les droits du lecteur. En 1997, autre roman, 'Messieurs les enfants', ou un conte adressé aux grands enfants que nous sommes tous, avec une adaptation cinéma à la clé, par Pierre Boutron. 'Merci' paraît en octobre 2004 aux éditions Gallimard. En 2006, Daniel Pennac sort encore 'Nemo par Pennac', un ouvrage dans lequel il présente le parcours du dessinateur Nemo, qui illustre depuis plusieurs années les murs de son quartier, Belleville, puis 'Chagrin d'école' en 2007. (sources: Evene)

Voici un extrait de son excellent essai Comme un roman. Si vous ne l'avez jamais lu, vous ne pourrez pas résister à cet extrait :

Les droits imprescriptibles du lecteur

1. Le droit de ne pas lire.

2. Le droit de sauter des pages.

3. Le droit de ne pas finir un livre.

4. Le droit de relire.

5. Le droit de lire n'importe quoi.

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).

7. Le droit de lire n'importe où.

8. Le droit de grappiller.

9. Le droit de lire à haute voix.

10. Le droit de nous taire.

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Pralina Membre 29 messages
Forumeur balbutiant‚ 41ans
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"Q" arf domage que "Kerouac" ne s'écrive pas avaec un "Q".

Bon alors : Thomas de Quincey

Thomas de Quincey est né en 1785 dans la ville de Manchester.

En 1827, il publie un bijou d'humour noir: "De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts"; où des érudits devisent d'affaires criminelles comme s'il s'agisait de chefs d'oeuvres et élaborent les critères "esthétiques" d'un "bon" assassinat.

Il meurt en 1859.

Il est important de souligner que son ouvrage " Confessions of an English Opium Eater " sera commenté par Charles Baudelaire et lui permettra de décrire les répercutions physiques et mentales de la prise d'opium dans son petit mais célèbre texte Les Paradis Artificiels.

Voilà à vous !!!

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Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Rostand Edmond (1868-1918)

Fils de l'économiste Eugène Rostand, Edmond Rostand fait des études de droit à Paris avant de se consacrer à l'écriture. Il écrit, d'abord sans succès, des poèmes puis une comédie en vers, 'Les Romanesques'. Ses pièces en vers, 'La Princesse lointaine' et 'La Samaritaine', écrites pour l'actrice Sarah Bernardt ont connu un certain succès. Mais, si Edmond Rostand est encore lu aujourd'hui c'est grâce à la gloire qu'a rencontré sa pièce en cinq actes, 'Cyrano de Bergerac'. 'L' Aiglon' reçoit quelques années plus tard un succès analogue. Rentré à l'âge de trente trois ans à l'Académie française, il meurt de la grippe espagnole en 1918. 'Cyrano de Bergerac' est la pièce qui a réhabilité le drame romantique en France et qui, sans subir l'usure du temps, connaît des succès jamais démentis lors de chacune des ses adaptations au théâtre ou au cinéma. (sources : Evene)

Voici un extrait de Cyrano de Bergerac, Acte III - scène 10 :

Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce?

Un serment fait d'un peu plus près, une promesse

Plus précise, un aveu qui peut se confirmer,

Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer;

C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,

Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,

Une communion ayant un goût de fleur,

Une façon d'un peu se respirer le coeur,

Et d'un peu se goûter au bord des lèvres, l'âme!

Modifié par chirona

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Forumeur alchimiste‚ 43ans
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Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

Auteur de la célèbre fable 'Le Petit Prince', le roman de jeunesse le plus lu au monde, Antoine de Saint-Exupéry est autant connu pour son talent d'écrivain que pour son destin tragique d'aviateur. Littérature et aventures sont les deux moteurs de son existence. Pilote pour l'Aéropostale puis pour Air France, l'auteur puise dans cette expérience le sujet de ses romans, parmi lesquels 'Courrier Sud' ou 'Vol de nuit', qui rencontrent un grand succès. Humaniste, idéaliste, l'oeuvre de Saint-Exupéry est une invitation au dépassement de soi, une exigence qu'il met en pratique dans sa propre vie. Engagé pendant la guerre d'Espagne en tant que reporter, il combat dans l'armée de l'air lors de la Seconde Guerre mondiale avant de participer au débarquement américain en Afrique du Nord et de disparaître en avion dans des circonstances longtemps restées mystérieuses, en 1944. L'écrivain laisse un roman inachevé, 'Citadelle', considéré comme la somme de sa pensée. Par son oeuvre inclassable et ses exploits aériens, Antoine de Saint-Exupéry accède après sa mort à un statut de véritable héros.

Sources : Evene

Voici des extraits du Petit Prince, on y retrouve ma signature :smile2:

C'est alors qu'apparut le renard :

Bonjour dit le renard.

Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

Je suis là, dit la voix, sous le pommier...

Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien poli...

Je suis un renard, dit le renard.

Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta :

Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?

Je cherche les hommes, dit le petit prince.

Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.

Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

C'est une chose trop oubliée, dit le renard. "Ca signifie créer des liens..."

Créer des liens?

Bien sûr, dit le renard. Tu n'es pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus.

Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.

Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

Je commence à comprendre, dit le petit prince.

Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...

Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince

Le renard parut très intrigué :

Sur une autre planète?

Oui.

Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

Non.

Ca, c'est intéressant! Et des poules ?

Non.

Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée :

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.

Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.

Et puis regarde ! Tu vois là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste!

Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarde longtemps le petit prince :

S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il.

Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.

Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

Que faut-il faire ? dit le petit prince.

Il faut être très patient, répondit le renard.

Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.

Je te regarderai du coin de l'¿il et tu ne diras rien.

Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.

Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.

Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux.

A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur !

Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...

Il faut des rites.

Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince.

C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard.

C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.

Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :

Ah! Dit le renard... je pleurerai.

C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

Bien sûr, dit le renard.

Mais tu vas pleurer! Dit le petit prince.

Bien sûr, dit le renard. J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta :

Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne est unique au monde.

Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

***

Le petit prince s'en fut revoir les roses :

Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne.

Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous.

Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire.

Puisque c'est ma rose.

***

Et il revient vers le renard :

Adieu, dit-il...

Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple :

on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose...fit le petit prince, afin de se souvenir.

Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier.

Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.

Tu es responsable de ta rose...

Je suis responsable de ma rose...répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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Poussiquette Membre 8 138 messages
Forumeur alchimiste‚ 104ans
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TUROLD * est l'auteur supposé de La Chanson de Roland et le nom d'un personnage qui apparaît, sur la Tapisserie de Bayeux.

Le nom TUROLD suggère qu'il est d'origine normande. Le TUROLD de la chanson et le personnage, qui apparaît sur la Tapisserie de Bayeux sont probablement, la seule et même personne. Il a été question de savoir si, sur la Tapisserie, TUROLD est le messager qui parle à Gui DE PONTHIEU, ou le jongleur en arrière-plan, qui tient la bribe de deux cheveaux. Cette dernière hypothèse remporte l'adhésion des spécialistes du sujet.

Sa présence, sur la tapisserie indique probablement, un lien étroit, avec le diocèse de Bayeux et son évêque Odon DE BAYEUX. Son nom figure également, dans le Domesday Book, comme tenant d'Odon DE BAYEUX, dans le Kent, comté d'Angleterre, situé au sud-est de Londres.

Plusieurs tentatives ont été faites, pour identifier ce personnage, mais il ne peut y avoir aucune certitude. Parmi les personnes considérées sont TUROLD, abbé de Peterborough (¿ 1098) et Turold d'Envermeu, évêque de Bayeux (¿ 1104).

turold10.jpg

TUROLDUS est le nom qui figure, au dernier vers, de la plus ancienne rédaction, de La Chanson de Roland, d'après le manuscript d'Oxford, composé dans un dialecte anglo-normand, vers 1090: « Ci falt la geste que Turoldus declinet ».

Cette phrase est sujette, à de multiples interprétations:

* Signifie-t-elle que TUROLD en est l'auteur?

* Est-il simplement le copiste du manuscrit?

* Est-il l'auteur même, de la rédaction d'Oxford, ou d'une de celles, qui l'ont précédée?

L'imprécision des expressions employées, rend la réponse, à peu près impossible, car tous les mots, de cette phrase, sont ambigus. Geste pourrait désigner le poème lui-même et dans ce cas, TUROLD en serait bien l'auteur; mais elle se concilierait difficilement avec declinet, qui ne peut guère s'appliquer qu'à un jongleur, ou à un récitateur. Ce dernier, redécouvert par l'abbé de LA RUE, en 1834, est considéré par les historiens, comme étant l'original. L'auteur de cette chanson de geste est aujourd'hui encore inconnu. La Chanson de Roland comporte environ, 4000 vers, en ancien français, répartis en laisses assonancées, transmises et diffusées en chant, par les troubadours et les jongleurs. Elle relate, trois siècles après, le combat fatal du chevalier Roland (ou Hroudland), marquis des marches de Bretagne et de ses fidèles preux, contre une puissante armée maure, à la bataille de Roncevaux, puis la vengeance de Charlemagne.

En effet, la chanson peut être divisée, en quatre parties:

1/ La trahison de Ganelon: Ganelon, beau-frère de Charlemagne et beau-père de Roland, jaloux de la préférence de Charlemagne, envers son neveu, auquel l'empereur a confié l'arrière-garde de ses armées, trahit Roland. Il intrigue avec le calife Marsile, roi des Sarrasins, pour s'assurer de la mort de Roland. Cette partie va de la laisse 1 à 79, dans la chanson.

2/ La bataille de Roncevaux: Roland et son compagnon, le chevalier Olivier, meurent dans la bataille, ainsi qu'un grand nombre de Sarrasins et de Francs. Cette partie va de la laisse 80 à la laisse 176.

3/ La vengeance de Charlemagne sur les Sarrasins: Roland avait sonné du cor, pour alerter Charlemagne mais, quand ses armées arrivent, pour secourir l'arrière-garde, le comte est déjà mort. Charlemagne venge alors, son neveu, en battant les Sarrasins. Cette partie va de la laisse 177 à la laisse 266.

4/ Le jugement de Ganelon: Après la bataille, Charlemagne fait juger Ganelon, qui est condamné à mourir, écartelé. Cette partie va de la laisse 267 à la laisse 291

C'est un exemple classique, de chanson de geste, par le glissement de l'Histoire, à la légende et par la célébration épique, des vertus de la chevalerie, de l'honneur féodal et de la foi.

turold10.png

Derniers vers de la chanson, où l'ange Gabriel vient annoncer à Charlemagne qu'il doit aller secourir, d'autres chrétiens (texte en ancien français, édité par Léon GAUTIER).

* De THOROLD/THORALD: en latin, TUROLDUS; parfois francisé, en THEROULD(E)/THOUROULD(E). TUROLD est un prénom d'origine scandinave (THOROLD, variation de THORVALDR: "gouverné par Thor"), importé en Normandie, par les Vikings et très populaire, dans la Normandie ducale, des Xe - XIIe siècles. Il est ainsi, à l'origine de plusieurs patronymes: Théroulde, Théroude, Touroude, Troude et Throude. Ces noms se retrouvent surtout dans le pays de Caux, le Roumois et le Cotentin, où l'implantation scandinave fut forte. De nombreux toponymes exclusivement, situés en Normandie, contiennent également, ce patronyme, probablement, tous les Trouville, Bourgtheroulde, Thérouldeville, Turretot...

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chirona Membre+ 3 432 messages
Forumeur alchimiste‚ 43ans
Posté(e)

Ungerer Tomi (1931)

En 1940, l'Alsace est annexée par l'Allemagne et Tomi Ungerer subit l'endoctrinement nazi. Il doit aussi supporter la violence de l'épisode de la 'poche de Colmar' et réapprendre à parler français de nouveau. Il rate deux fois son bac et décide de partir en stop en Laponie. En 1952-1953, Tomi Ungerer s'engage dans le corps des méharistes en Algérie, mais à cause d'une maladie grave, il est réformé. Il travaille alors comme étalagiste et dessinateur publicitaire durant deux ans puis décide, avec 60 dollars en poche, de commencer une nouvelle vie aux Etats-Unis avec ses dessins. Tous les événements dramatiques ou heureux qu'il a connus l'ont profondément marqué dans sa manière de dessiner. Une évolution dans le trait est visible entre les différentes époques. En 1957, il publie son premier livre pour enfant, 'The Mellops Go Flying'. Parallèlement, il continue ses activités de publiciste. Or, son ouvrage obtenant un grand succès, il en réalise les suites qui lui sont réclamées ainsi que d'autres livres pour la jeunesse. En 1960, il commence à publier des oeuvres pour adultes. Sa nouvelle collaboration avec Diogenes Verlag, maison d'édition de Zurich, l'influence dans ce sens. Il continue à dessiner et s'implique de plus en plus dans la politique, tout en laissant une place à sa famille. En 1987, il est chargé par Jack Lang des échanges culturels franco-allemands. Il reçoit d'ailleurs la Légion d'honneur trois ans plus tard, témoignage de ses efforts pour améliorer les relations entre les deux pays. Les années 1990 sont des années hommages. La plupart de ses meilleures oeuvres sont regroupées et un colloque lui est consacré à la BNF. Grand dessinateur, Tomi Ungerer a produit plus de 130 ouvrages, 500 affiches et des milliers de dessins satiriques contre la société de consommation.

(sources : Evene)

Je vous propose le titre d'un album de jeunesse mais qui traite d'un sujet très sérieux : la seconde guerre mondiale :

Otto, autobiographie d'un ours en peluche

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L'histoire

Un ours en peluche raconte sa vie : sa naissance avant la guerre en Allemagne, son premier compagnon David, issu d'une famille juive, son ami allemand, Oskar. Puis, l'épreuve de la guerre : la séparation, la déportation et les bombardements.

Devenu héros involontaire en sauvant un soldat américain, Otto se retrouve aux Etats-Unis, où une nouvelle vie commence pour lui...

Le thème

Doit-on parler de la guerre aux enfants ? Comment ? A travers la vraie-fausse autobiographie d'un ours en peluche, Tomi Ungerer répond à la question. Cet ouvrage lui a d'ailleurs valu le Prix européen de la Culture, en 1999.

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