"les bienveillantes"

nanouch Membre 18 messages
Forumeur balbutiant‚ 29ans
Posté(e)

bonjour tous le monde! j'aimerai soumettre à votre avis "les bienveillantes" de Jonathan Littell.

Personnellement, je l'ai beaucoup apprécié, j'ai aimé découvrir l'autre face de l'horreur nazi notament la vision d'un officier ss, et jusqu'à quel point l'homme, dans un certain contexte, réussit à obéir à des ordres immoraux!!! je pourrai en parler des heures notament sur la question de la responsabilité et de l'obéissance.
:snif:

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

C'est sûr mais les deux tiers du livres n'ont que peu de rapport avec ce sujet, se concentrant sur les aventures graveleuses d'un personnage totalement improbable.

De toute façon d'un point de vue stylistique ce livre est insignifiant.

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Yavin VIP 32 683 messages
Forumeur alchimiste‚
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C'est sûr mais les deux tiers du livres n'ont que peu de rapport avec ce sujet, se concentrant sur les aventures graveleuses d'un personnage totalement improbable.

De toute façon d'un point de vue stylistique ce livre est insignifiant.

Entièrement d'accord... :snif:

Tout d'abord, j'aimerais souligner le fait que l'on distribue le Prix Goncourt à n'importe qui, car ce livre n'est pas du tout méritant...

Il lance juste la polémique, annoncé comme un livre formidable, j'ai juste ressenti un grand malaise à la fin de ce roman... On assiste juste aux périples d'un personnage pervers, à l'image de l'auteur du livre qui a peut-être voulu exorciser ses pires fantasmes...

Un livre pitoyable... :snif:

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

En fait il faut dire plusieurs choses : le travail de recherche historique des, disons, 300 premières pages est tout à fait remarquable, mais il est littéralement salopé par le côté grotesque de certains personnages, l'absurdité de certaines rencontres, le côté totalement irréaliste du personnage principal.

Après pour les délires sexuels et scatophiles ça me choque pas plus que ça, je trouve ça bas et graveleux mais après tout pourquoi pas, j'aime ce qui est sale et moche, mais il faut que ça soit dit avec style, or le roman de Littel est chiant parce qu'il n'y a pas de style. Il se contente de mettre les mots les uns à la suite des autres, c'est pas intéressant.

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Point Virgule Membre 21 messages
Forumeur balbutiant‚ 33ans
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Pour ma part, je l'ai trouvé très difficile à lire, tant pour le style que pour le contenu, le sujet. Il est vrai que le style manque d'une certaine simplicité : d'un caractère très technique d'abord, ce qui fait que l'on a l'impression que le narrateur n'est pas humain. Très détaché, il écrit presque avec cruauté.

Je n'ai pas pu finir de le lire, parce que je n'y prenais d'une part aucun plaisir et qu'en plus le contenu du texte est à "vomir", sans compter que ce doit être le millionième ouvrage qui traite de la seconde guerre mondiale, et qu'à force, ça ne me fait plus envie de savoir.

Le démarche est cependant très bonne, et de ce livre, j'en retiens la première partie qui fonctionne comme une préface: Toccata, que j'ai trouvée bonne.

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

Le style est effectivement très froid et mécanique : on s'emmerde sec parce qu'il n'y a aucune émotion qui se dégage de ce bouquin, pas même une once de cruauté. Rien !...

Mais nous sommes tous d'accord je pense, ou presque : après la première partie, historiquement intéressante (Babi Yar, toussa), on peut refermer le livre.

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)

J'ai aimé l'¿uvre.

Je ne conteste pas le caractère surréaliste de certains points, le peu de lyrisme du style.

Mais, mais, mais, elle reste dense.

La vision intime de cette machine à broyer les hommes était saisissante.

Jonathan Littell nous explique comment on peut en arriver à une des pires atrocités humaines par soucis de discipline ou/et d'ambitions.

Bien entendu le travail sur l'Histoire est impressionnant, presque assommant d'ailleurs.

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

Mais c'est marrant, on dirait que vous n'avez lu que le début du livre tous ! Parce que tout le blabla assez chiant d'ailleurs sur la "banalité du mal", au demeurant bien mieux expliqué par Harendt ou par Merle dans sa fausse autobiographie du commandant du camp d'Auschwitz, c'est surtout le début ! Ensuite on se pert dans les méandres d'une espèce de délire scato-incestueux (cool si ça avait été bien écrit, ce qui n'est pas le cas) pas franchement finaud.

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Point Virgule Membre 21 messages
Forumeur balbutiant‚ 33ans
Posté(e)

Eh bien à la fois, vu la "qualité" du livre, sans compter la longueur, ce n'est pas étonnant que la plupart d'entre nous n'ait pas passé le début...cela dit j'y reviendrai certainement : je préfère toujours finir les livres que j'ai commencé, même s'ils ne me plaisent pas...

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

Je me souviens l'avoir acheté sur conseil de mon prof de lettres en prépa, à sa sortie l'année dernière. Je l'ai lu en entier, vaste entreprise de plus d'un mois et demi de lecture acharnée !

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Yavin VIP 32 683 messages
Forumeur alchimiste‚
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Le nouveau livre de Jonathan Littel est déjà dans les bacs, il se nomme "Le sec et l'humide". Synopsis :

Le prochain ouvrage de Jonathan Littell, l'auteur des Bienveillantes - Goncourt 2006 et incroyable succès de librairie, entre autres choses - sortira avant la fin de l'année chez Gallimard, probablement courant novembre. L'ouvrage, Le Sec et l'humide, est un essai portant sur le fasciste Léon Degrelle, vraisemblablement l'une des sources ayant inspiré l'officier nazi des Bienveillantes, Maximilien Aue.

Gallimard n'ambitionne pas le même engouement autour de ce prochain ouvrage puisqu'on parle d'un premier tirage à 12 000 exemplaires. Cela reste néanmoins un beau pari puisque le livre est présenté comme complexe.

3427.jpg

Source : madmoizelle.com

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
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Décidément...

J'ai vu ça je sais plus où. J'espère qu'entre temps il s'est payé un style parce que sinon ça risque d'être chiantissime.

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Vyvyan Membre 184 messages
Forumeur inspiré‚ 108ans
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Du style, du style .. On demande du style ? Mais il n'y en a plus, il n'y a plus d'artistes du verbe, c'est terminé, arrêtons de demander ce qui est enterré et révolu. Les bienveillantes est un ouvrage modestement écrit, certes, ( la traduction peut aussi être remise en cause ) mais notons que l'on ne fait pas mieux. Des auteurs comme Bernard Werber, Frédéric Beigbeder ou encore Anna Gavalda qui sont aujourd'hui en tête des ventes n'ont aucune maitrise de la langue, de l'écriture. Ces gens-là détruisent le livre et la notion de littérature, mais c'est avant tout parce que la société actuelle le désire, on veut se distraire, dans la facilité, style ou pas, peu importe. Le livre n'est plus sacré, il est aujourd'hui ouvert à n'importe qui et surtout à l'argent. Le livre continue sa route sans l'écrivain. L'écrivain devait être l'esclave de son oeuvre. Je citerai ici Boileau:

Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :

Polissez-le sans cesse et le repolissez ;

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

L'écriture est maintenant vulgarisée par le dédain, l'abêtissement et la mièvrerie ambiante.

Saluons toutefois littell pour son travail évident, pour sa discrétion, tandis que l'intelligentsia française des lettres mortes se pavane de salon en salon.

Modifié par Vyvyan

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
Posté(e)

Tiens je m'attendais à une réaction de ta part.

Sans indiscrétion ni arrière pensée, es-tu écrivain ? Tu as le droit de répondre par message privé :snif:

Sinon je suis d'accord, de nos jours du style ça se fait plus tant.

Modifié par seth rotten

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
Posté(e)

Vyvyan n'a pas tort.

Sauf sur le fait que le public demande quand même sa part d'artistes audacieux et stylés. La littérature grand public (de gare :snif: ) a pris le pas et a conquis un public pas forcément littéraire ! Ne l'oublions pas. Il faut faire la part des choses.

Que de nouveaux lecteurs balbutiants arrivent grâce à Harry Potter ou aux Fourmis, ce n'est pas "abêtissant". C'est de l'initiation, tout simplement.

Qu'il n'y ait plus que le choix de ce genre de littérature est le vrai problème. Quoique l'édition puisse encore se permettre quelques coups de poker.

Ensuite, on confond souvent style et effet de style -notamment ce public novice (massif) et peu initié à la littérature qui s'emporte pour des auteurs un peu plus originaux que leurs lectures du début.

Les modes actuelles sont repérables pour n'importe quel lecteur averti.

Et justement, qu'en est-il de ce public lecteur ?? Hors des élites entre-proclamées ?

Un peu pris en otage entre le marché de masse et la critique hermétique. Mais toujours là, selon moi.

Juste qu'ils accordent plus leur temps à lire qu'à justifier quoi que ce soit !

...

Sinon, "les Bienveillantes" est un bon livre, mais sans plus. Le sujet tient bien, l'écriture ne provoque pas de cahots. Un oeuvre humble, mais pas un futur classique.

Modifié par yop!

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Vyvyan Membre 184 messages
Forumeur inspiré‚ 108ans
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Je suis un simple étudiant. Il ne fait pas bon se nommer écrivain aujourd'hui, par respect pour l'écriture.

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Vyvyan Membre 184 messages
Forumeur inspiré‚ 108ans
Posté(e)
le public demande quand même sa part d'artistes audacieux et stylés

Des artistes audacieux ayant un style, il y en a eu, nous possédons un patrimoine littéraire brillant et colossal, c'est à dire assez de lecture pour une bonne dizaine de vies. Le vrai public littéraire n'attend d'ailleurs plus rien de l'écriture actuelle, le vrai public littéraire n'achète pas ses livres au supermarché. L'édition fait aujourd'hui ses profits sur Anna Gavalda, Harry Potter, ainsi que des enquêtes minutes mondaines, c'est l'offre et la demande. La grande littérature est morte, et c'est le fruit d'un relâchement cruel de l'éducation littéraire depuis maintenant près de 50 ans. Il y a aujourd'hui absence d'une élite littéraire. Le renouvellement ne se fait plus.

Qu'il n'y ait plus que le choix de ce genre de littérature est le vrai problème.

Le choix est pourtant là . Le problème est simple. Le public actuel ( qui consomme les nouvelles publications) n'a plus goût à la littérature classique. La littérature classique ne génère donc plus assez de bénéfices. Par conséquent, les anciens auteurs ne sont plus édités, ou seulement chez des éditeurs excessivement chers. Mais l'accès est toujours là, les livres les plus rares se trouvent encore chez les bouquinistes à prix raisonnables. N'importe quel amateur de littérature a aujourd'hui les moyens de combler ses désirs littéraires.

Un oeuvre humble, mais pas un futur classique.

Je rajouterai : futur classique de la médiocrité.

Modifié par Vyvyan

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TitoVaudoo Membre+ 5 355 messages
Posté(e)

Ce débat n'est pas nouveau, à entendre certains (je parle de personnes que je connais réellement, et non uniquement de propos tenus sur le forum), la littérature est morte, et seul ce qui a été écrit "il y longtemps" vaut le coup!

Bref je disais que ce débat existe depuis que l'écriture existe, il y eut de tout temps ce qu'on appelle parfois des écrivaillons, des gribouilleurs.. mais je ne vois pas en quoi cela fait de mal que d'écrire de bonnes histoires à la Marc Levy ou voire James Hadley Chase. Il y aura toujours ce qui est consédéré comme de la "bonne littérature". Vendeuse, pas vendeuse, prix Goncourt ou autre, c'est futile que tout ça; j'ai mon propre avis qui vaut mieux que tout autre, parce que c'est le mien. :snif:

Et je n'ai pas peur de la mort littéraire, je lis des contemporains qui seront des classiques dans 100 ans (José Saramago, Gabriel Garcia Marquez, José Carlos Somoza, Patrick Suskind, Amin Maalouf...).

Désolé, je ne parle pas des Bienveillantes, je ne l'ai pas lu (et ne le lirai pas), c'est juste un avis sur le débat plus général qui s'installe.

Modifié par TitoVaudoo

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Vyvyan Membre 184 messages
Forumeur inspiré‚ 108ans
Posté(e)

Dans 100 ans, il n'y aura plus de livre. Le fait que l'on se dirige vers un monde où l'écriture ne sera plus est indéniable.

Ce débat n'est pas nouveau, à entendre certains (je parle de personnes que je connais réellement, et non uniquement de propos tenus sur le forum), la littérature est morte, et seul ce qui a été écrit "il y longtemps" vaut le coup!

La littérature qui "vaut le coup" d'être lu, n'est pas celle qui a été écrite " il y a longtemps " mais celle des écrivains. Et il n'y en a plus. Marc levy n'est pas un écrivain, son oeuvre ne présente aucun intérêt sinon de distraire un lectorat populaire. C'est bafouer l'oeuvre littéraire que d'éditer ce genre de personnage ! N'importe quel individu ayant quelques notions d'écriture peut égaler Marc levy et tant d'autres.

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TitoVaudoo Membre+ 5 355 messages
Posté(e)
Dans 100 ans, il n'y aura plus de livre. Le fait que l'on se dirige vers un monde où l'écriture ne sera plus est indéniable.

Tout comme nous n'avons plus de papyrus, de parchemins, de manuscrits... etc... et alors? (si tu parles du livre en tant que support, sinon sur quoi te bases-tu pour affirmer cela?)

Marc levy n'est pas un écrivain, son oeuvre ne présente aucun intérêt sinon de distraire un lectorat populaire.

C'est exactement ce que je disais :snif: tu m'as lu?

La littérature qui "vaut le coup" d'être lu, n'est pas celle qui a été écrite " il y a longtemps " mais celle des écrivains. Et il n'y en a plus.

Si, j'en ai cité quelques-uns, tu les as lus? :snif:

C'est bafouer l'oeuvre littéraire que d'éditer ce genre de personnage !

Depuis quand l'édition est-elle réservée à la littérature? ;)

N'importe quel individu ayant quelques notions d'écriture peut égaler Marc levy et tant d'autres.

Et je te répète que je citais Marc Lévy en tant qu'amuseur, et non pas en tant qu'écrivain littéraire. :o Pour pas qu'il y ait de confusion, les écrivains contemporains s'appellent José Saramago, Gabriel Garcia Marquez, José Carlos Somoza, Patrick Suskind, Amin Maalouf... et je rajouterais Gaarder, Jon Fosse, Pascal Quignard, Maurice Druon... etc...

Modifié par TitoVaudoo

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