Sergio Leone


Invité seth rotten
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Sergio Leone est né le 3 janvier 1929 à Rome, et est décédé dans la même ville le 30 avril 1989. Pour beaucoup il fut un bon réalisateur de westerns, ayant su insuffler une nouvelle dimention au genre. Pour moi, il reste encore aujourd'hui l'un des plus grands réalisateurs de toute l'histoire du cinéma contemporain, aux côtés de Sam Peckinpah ou Stanley Kubrick.

Réalisateur du péplum Le Colosse de Rhodes en 1961, il devient ensuite célèbre avec son premier film à succès international qu'il réalise sous le pseudonyme de Bob Robertson, Pour une poignée de dollars ("le western qui révolutionna tous les westerns").

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Première des trois collaborations avec Clint Eastwood, Pour une poignée de dollars (1964) fait exploser à l'écran dans un remake du Yojimbo (le garde du corps) d'Akira Kurosawa, alors très bien vu à Hollywood après le remake des Sept Samurai son style qui l'a rendu célèbre : longs plans fixes, alterances de gros plans sur les yeux des personnages et de plans larges sur le décors, longue distortion du temps qui marquera un certain Takeshi Kitano, cynisme et violence exacerbée, refus de l'héroïsme, personnage principal mutique et mystérieux, démystification de l'Ouest et fascination pour la vengeance et l'immoralité, trognes antipathiques et crasseuses, machisme, violence et brutalité... Pour une poignée de dollars, injustement méséstimé encore aujourd'hui, lance Leone et Eastwood qui collaborent encore à deux reprises :

Dans ... Et pour quelques dollars de plus (1965), Leone accentue son travail stylistique tout en complexifiant ses intrigues. é l'affrontement face à El Indio (Gian Maria Volonté, déjà vu dans le précédent opus) se surajoute la rivalité entre le Colonel Mortimer (Lee Van Cleef, monolithique) et Monco/Le manchot (Eastwood, homme sans nom glacial et impitoyable). Vengeance, revengeance, appât du gain, violence parfois très crue, et surtout entremêlement de tragique et d'héroïcomique parfois franchement décalé. Mais c'est avec Le bon, la brute et le truand en 1966 que Leone et Eastwood deviennent définitivement des stars. Cette fresque gigantesque de presque 3h, au trio d'acteurs (Eastwood - Wallach - Van Cleef) impressionnants de maîtrise et de talent, résume bien les grands thèmes de Leone, tandis que la séquence du pont, grand moment d'absurde, lui permet d'exprimer haut et fort sa haine de la guerre. Aujourd'hui culte, ce dernier épisode (qui à mes yeux n'est pas le meilleur, mon préféré étant le premier, Pour une poignée de dollars) est devenu l'emblème du renouveau du western venu d'Europe et servira de modèle à un certain Clint Eastwood lorsqu'il passera derrière la caméra.

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Vient ensuite 1969 et le chef d'oeuvre absolu de Sergio Leone, à savoir Il était une fois dans l'Ouest.

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Une distribution de rêve (Henry Fonda, immense, inoubliable. Charles Bronson, mutique, fascinant. Jason Robarts, excellent, lumineux. Et Claudia Cardinale, superbe, éblouissante) pour le plus grand de tous les westerns. Près de trois heures et aucune longueur, une musique lancinante signée par le collaborateur de toujours de Leone, Ennio Morricone, un Sergio Leone au sommet de son art, un style poussé à son paroxysme, une ambiance crépusculaire et la démythification de l'Ouest comme personne ne l'avait encore montré. Les deux antagonistes, Harmonica et Frank, sont deux hommes du passés rattrapés par la modernité (le chemin de fer) qui se livrent une dernière bataille avant de se fondre dans un monde qui n'est plus le leur.

Les deux derniers films de Sergio Leone sont plus déstabilisants au premier abord. En 1971, Il était une fois la Révolution garde un pied dans le western en nous envoyant en compagnie de James Coburn et Rod Steiger en pleine révolution mexicaine. Ton clairement léger et décalé pour un film jouissif et presque drôle, à la fin cependant beaucoup moins rigolote que le reste du long métrage. Quant au dernier film de Leone, Il était une fois en Amérique, qui sort en 1984 et qu'il met plus de dix ans à mûrir, il prend désormais place dans l'univers impitoyable des gangsters des années 30. Robert de Niro et James Woods prêtent leur immense talent à cette histoire déséspérée et crépusculaire, celle d'un homme qui a trahi les siens et qui désormais doit vivre avec cette déchirure.

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Presque vingt ans après sa mort, que retenir de Sergio Leone ? Qu'il reste aujourd'hui un cinéaste majeur, que ses thèmes sont toujours d'actualité ? Que sa technique de réalisation et son style unique ont définitivement marqué le cinéma contemporain, à commencer par son élève le plus fidèle, Clint Eastwood, dont on retrouve l'influence de Leone dans L'Homme des hautes-plaines ou Pale Rider... Qu'en une poignée de films il a tout simplement changé à jamais le cinéma de genre et qu'il reste aujourd'hui un des grands hommes qui firent le film d'après guerre, et que ses films trouent le cul comme t'imagines même pas :snif:

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lemondrop Membre 78 messages
Forumeur en herbe‚ 38ans
Posté(e)

Un grand, très grand Monsieur, on croyait avoir tu vu avec John Ford et Raoul Walsh puis il est arrivé et a bouleversé le genre.

J'ai aimé tous ses films mais je crois que mon préferé reste Il était une fois en Amérique, pour la musique, pour De Niro, pour James Woods, et pour tellement de choses....

:snif:

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Découvreur Membre 1 050 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
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C'est un réalisateur que j'aime beaucoup, je trouve qu'il y a une ambiance particulière dans ses films, c'est vrai qu'il démythifie le western, même les "héros" sont souvent des pourris.

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luce Membre+ 16 596 messages
Rabat joie‚ 33ans
Posté(e)
un des plus grands réalisateurs de toute l'histoire du cinéma

Rien à ajouter :snif:

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AGM Membre 5 933 messages
Le loup dans la bergerie.‚ 30ans
Posté(e)

putain, ouai, tu métonne qui trouais le cul ces films :snif: je me souviens de bon moment passer a regarder ces westerns le soir avec mon père quant j'étais gosse, je regardais des chef d'oeuvres sans le savoir :snif:

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usagi Membre+ 240 902 messages
E-mage‚ 69ans
Posté(e)
un des plus grands réalisateurs de toute l'histoire du cinéma

Rien à ajouter ;)

:snif: moi non plus :snif:

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Invité The Crow
Invité The Crow Invités 0 message
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Comment ne pas apprecié cet homme.

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