le terrorisme

les causes du terrorisme   33 membres ont voté

  1. 1. quelles sonts les vraies causes du terrorisme??

    • la haine
      7
    • le sentiment d'infériorité
      2
    • la religion
      6
    • l'inconscience
      4
    • la POLITIQUE
      6
    • autres:àpréciser
      8

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Fiphi Membre 913 messages
Forumeur accro‚ 45ans
Posté(e)

Simplicius dit : "Mais un terroriste (un doute pour le kamikaze) n'est pas plus fou que le pilote d'avion qui déverse un chapelet de bombes sur une ville !"

Je ne partage pas cet avis. Ils commettent un acte meurtrier mais pas dans un même dessein. Le pilote d'avion le faisait certainement avec dégoût ! dans une guerre conventionnelle, déclarée, à tort ou à raison, pour sa patrie. Il y avait bien quelque chose de fou dans l'abondance du carnage. La faute n'était pas celle du pilote. Une folie meurtrière que l'on avait pas su contenir. Le terroriste se fait fi de tout cela. Tout est son ennemi, il ne croit qu'en lui, comme l'assassin. Qu'elle est la patrie du terroriste !

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Le pilote défend parfois sa patrie mais peut aussi combattre pour une idée (brigades de volontaires) voire pour de l'argent (purs mercenaires).

Un terroriste combat surtout pour une idée. Il voit dans la population qu'il massacre un obstacle à l'instauration du régime qu'il souhaite.

Comme les pilotes allemands bombardant Londres et les pilotes anglo-américains bombardant villes françaises et allemandes !

La seule différence est que le pilote combat au grand jour sous uniforme et au sein d'une structure légitime par rapport au pouvoir étatique alors que le terroriste est dans l'ombre et en dehors de la Société institutionnelle. C'est pourquoi une vie de terroriste est beaucoup plus dure qu'une vie de soldat et demande une conviction plus forte.

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Opeth Membre 1 327 messages
Forumeur alchimiste‚ 44ans
Posté(e)
Un terroriste qui fait sauter un bus est cruel et cynique mais il n'est pas fou, en tout cas pas malade mental incohérent.

l'acte est cruel, cynique et complétement fou

pas l'acteur

un terroriste n'est pas fou, je suis d'accord

mais il n'est pas cynique ni cruel ! fondamentalement pour les raisons que tu évoques toi même

non il est "motivé", persuadé d'agir pour Le bien (subjectivement)

Modifié par Opeth

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Pour la cruauté, je te l'accorde à la rigueur et je retire. Pour le cynisme, là je doute plus. Sans une once assez forte de cynisme et d'absence de scrupules, on ne peut franchir le pas du terrorisme.

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
Posté(e)

Non Simplicius

Tu écris: "C'est pourquoi une vie de terroriste est beaucoup plus dure qu'une vie de soldat et demande une conviction plus forte. "

Il faut que tu arrétes de poster pendant ta digestion, à l'évidence cela ne te réussis pas.

J'ai été soldat - je précise soldat pas militaire - alors je crois pouvoir donner mon avis. Quand tu portes un uniforme d 'une façon ou d'une autre tu t'exposes. Tu te confrontes à des types qui eux aussi sont armés et sont prêts à faire usage de leurs armes. Un terroriste, lui il se planque, il ne sait même pas qui il attaque parce que quand sa bombinette se déclenche il est déjà loin à l'abri.

Maintenant si tu ceux faire allusion à ceux qui se font péter avec une ceinture d'explosifs autour du torse nous avons à faire à de pauvres types endoctrinés, manipulés et intoxiqués jusqu'à la moelle dont les employeurs se foutent comme de l'an quarante. Puisqu'ils savent qu'ils signent leur condamnation à mort.

Des études ont été réalisées sur les conditions qui conduisent un pays à avoir des attitudes belliqueuses voir à passer à l'acte. Ces études portent notament sur la pyramide démographique. On distingue une constante ces pays ont tous une forte densité de jeunes hommes qui ne trouvent pas leur place dans la société. Si l'on prend cette donnée démographique et qu'on la reporte sur une carte, on s'appercevra sans surprise que les pays qui initient le terrorisme répondent aussi à cette structure démographique.

Il y a d'autres facteurs mais cela pourra éventuellement faire l'objet d'un autre post.

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Invité Simplicius
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Posté(e)

Tu as peut être été soldat mais je ne vois pas en quoi ça donne plus de poids à ton avis. Surtout que la dernière véritable guerre remonte à... j'hésite entre Algérie et Indochine. Alors à moins que tu n'aies déjà un certain âge... tu n'as guère connu au mieux que des escarmouches et non une campagne véritable.

Un soldat est intégré dans une structure. L'armée le prend en charge. On attend d'ailleurs de lui qu'il obéisse. Et sa hiérarchie décide de tout pour lui. On lui assigne des missions certes mais il demeure encadré. Même le général d'armée peut légitimement se reposer sur le ministère de la défense. Une fois l'engagement terminé, le soldat retrouve son campement et sa routine (lire Vigny Grandeurs et servitudes de la vie militaire). On lui organise sa vie.

Un terroriste, lui, est sans filets. Il est en dehors de la Société. Les groupes les mieux organisés lui proposent une certaine logistique mais certainement pas le confort de la vie de soldat qui peut se contenter d'obéir aveuglément à son sergent, son capitaine, son colon et son général de division. Une fois l'action accomplie, il ne retrouve pas un hâvre protégé puisqu'il est recherché. Les lois de la guerre ne s'appliquent même pas à lui (avec raison).

Surtout qu'il ne faut pas voir les groupes terroristes comme des groupes hyperhiérarchisés. La plupart du temps, ce sont des conglomérats d'individualités avec à la rigueur un leadership. Un soldat et un terroriste n'ont absolument pas la même mentalité.

Et je finirai en concluant que si dans les armées on trouve énormément de soldats, on compte les guerriers sur les doigts de la main. Ce n'est pas par hasard si on ne peut pas comparer la Légion étrangère à un vague pousse cailloux d'un régiment d'infanterie lambda. C'est pas la même chose !

Un terroriste, lui, est un guerrier. Et ce n'est pas pour cela que je l'admire pour autant, que les choses soient claires.

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
Posté(e)

Non justement un terroriste n'est pas un guerrier. C'est un tueur et qui plus est un tueur lâche. Mais tu semble si bien informé sur le sujet que je ne sais pas si je vais oser appuyer sur ajouter ma réponse.

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Invité Simplicius
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Posté(e)

Lâche ? Par rapport à quoi ? Par rapport au pilote qui à 8000 mètres d'altitude balance ses bombes ? Par rapport à l'artilleur qui envoie un obus à 40km ?

Tu conçois encore la guerre avec des combats à l'épée et des exploits individuels ?

Le terrorisme est souvent la réponse du faible (militairement parlant) au fort. Le FLN algérien n'avait pas d'aviation, de même que le hamas. S'ils avaient combattu ou combattaient à la loyale, ils se feraient anihiler.

Ils privilégient une action de terreur.

Quant à la lâcheté, un kamikaze ou un moudjahidine qui crapahute dans les montagnes d'Afghanistan a-t-il vraiment des leçons de courage à recevoir de gens qui, comme nous, sont tranquilement derrière leur ordi ?

On peut comprendre voire avoir un cdrtain respect sans approuver et tout en souhaitant leur anihilation totale.

Mais éructer en disant "ce sont des lâches" n'amène absolument rien au débat.

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Invité j-luc
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Posté(e)

Je constate que ton discours est très normatif et qu'il sied tout autant à un politicien de droite comme de gauche. D'ailleurs tu n'as pas besoin de t'en défendre puisque la politique de Défense sous nos différentes majorités politiques a fait la preuve de son ineptie. Là il y a vraiment consensus national.

Quand on fait l'historique des moyens de combat tous pays confondus on constate que les évolutions techniques ont constituées à pouvoir frapper plus fort plus loin avec des munitions de plus petit calibre.

Quand tu ne fais pas la distinction entre l'action terroriste et l'action militaire tu poses comme postulat que "l'acte de guerre pour légitime qu'il puisse être" ne saurait être l'apannage des seuls états. Intéressant.

Il va falloir revoir des pans entiers du droit international de La Haye ainsi que quelques résolutions de l'ONU et non des moindres.

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Invité Simplicius
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Posté(e)

Mais mon cher ami, on voit ta méconnaissance du droit international que tu invoques pourtant puisque l'ONU est incapable de définir le terrorisme.

Si on reprend la définition traditionnelle du combattant sans uniforme et n'obéissant pas au gouvernement, les FFI ou les FTP en étaient.

De plus, il ne s'agit que de comprendre les motivations. Et se bercer d'illusions en voyant des fous et des lâches n'aboutit que sur un aveuglement dangereux. Et je trouve cocasse de parler de lâcheté du terroriste et de courage du militaire quand le second peut être bien au chaud dans son bombardier hors de portée de la DCA. C'est toi qui as amené la conversation sur le terrain de la morale, assume tes propres contradictions.

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Invité j-luc
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Posté(e)

Heureusement que nous n'avons pas joué au rugby dans la même équipe je n'aime pas que l'on botte en touche.

Mais, pour le moment: l'ONU juste un peu de lecture.

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Aide aux Etats Membres

Cadre stratégique

Grandes lignes de la stratégie

Résolution de l'Assemblée générale

Plan d'action

Déclaration du Président de l'Assemblée générale

Déclaration du Secrétaire général

Document final du sommet mondial 2005

Recommandations du Secrétaire général

Mise en oeuvre

Instruments internationaux

Assemblée générale

Déclarations Résolutions Rapports de la Sixième commission Rapports du Groupe de travail de la Sixième commission Rapports du Comité spécial Conseil de sécurité

Organes liés à l'antiterrorismeRésolutions Déclarations du Président Notes du Président Lettres Secrétaire général

Rapports Déclarations équipe spéciale de lutte contre le terrorisme

Droits de l'homme

Actualité

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Accueil ONU

L'Assemblée générale des Nations Unies adopte la Stratégie antiterroriste mondiale

Les Etats Membres ont adopté la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies le 8 septembre 2006. Cette stratégie ¿ sous forme d'une résolution avec un Plan d'action en annexe ¿ est un instrument mondial unique qui améliorera le contre-terrorisme aux niveaux national, régional et international. C'est la première fois que tous les Etats Membres conviennent d'une approche stratégique commune pour combattre le terrorisme. Ainsi, non seulement ils font clairement savoir que le terrorisme est inacceptable sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, mais ils s'engagent aussi à prendre des mesures pratiques, individuellement et collectivement, pour prévenir et combattre celui-ci. Celles-ci comprennent un large éventail d'initiatives allant du renforcement des capacités nationales de lutte contre les menaces terroristes à une meilleure coordination des activités antiterroristes du système des Nations Unies. En adoptant cette stratégie, les dirigeants du monde remplissent l'engagement pris au Sommet de septembre 2005 et s'appuient sur de nombreux éléments proposés par le Secrétaire général dans son rapport du 2 mai 2006 intitulé S'unir contre le terrorisme : recommandations pour une stratégie antiterroriste mondiale.

Résolution adoptée par l'Assemblée générale le 8 septembre 2006 [A/RES/60/288]

L'Assemblée générale,

Guidée par les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et réaffirmant le rôle que lui confie la Charte, notamment sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales,

Condamnant de nouveau énergiquement le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en soient les auteurs, les lieux et les buts, car il constitue une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales,

Réaffirmant la Déclaration sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international, figurant en annexe à sa résolution 49/60 du 9décembre 1994, la Déclaration complétant la Déclaration de 1994 sur les mesures visant à éliminer le terrorisme international, figurant en annexe à sa résolution 51/210 du 17décembre 1996, ainsi que le Document final du Sommet mondial de 2005, en particulier la section sur le terrorisme,

Rappelant toutes ses résolutions relatives aux mesures visant à éliminer le terrorisme international, notamment la résolution 46/51 du 9décembre 1991, toutes les résolutions du Conseil de sécurité relatives aux menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d'actes de terrorisme, ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale sur la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste,

Rappelant également que, dans le Document final du Sommet mondial de 2005, les dirigeants du monde ont réaffirmé leur volonté de tout faire pour défendre l'égalité souveraine et le respect de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de tous les états, de s'abstenir de recourir dans les relations internationales à la menace ou à l'emploi de la force en violation des buts et principes des Nations Unies, et de promouvoir le règlement des différends par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, et le droit à disposer d'eux-mêmes des peuples encore sous domination coloniale ou sous occupation étrangère, le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des états, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le principe de l'égalité des droits de tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, la coopération internationale en vue du règlement des problèmes internationaux d'ordre économique, social, culturel ou humanitaire ainsi que l'exécution de bonne foi des obligations assumées aux termes de la Charte,

Rappelant en outre le mandat défini dans le Document final du Sommet mondial de 2005, en vertu duquel l'Assemblée générale devait développer sans tarder les éléments d'une stratégie de lutte contre le terrorisme identifiés par le Secrétaire général, en vue d'adopter et d'appliquer une stratégie prévoyant des réponses globales, coordonnées et cohérentes aux niveaux national, régional et international pour lutter contre le terrorisme, en tenant compte des conditions qui favorisent la propagation de ce fléau,

Réaffirmant que les actes, méthodes et pratiques terroristes sous toutes leurs formes et dans toutes leurs manifestations visent l'anéantissement des droits de l'homme, des libertés fondamentales et de la démocratie, menacent l'intégrité territoriale et la sécurité des états et déstabilisent des gouvernements légitimement constitués, et que la communauté internationale doit prendre les mesures nécessaires pour renforcer la coopération en vue de prévenir et de combattre le terrorisme,

Réaffirmant également que le terrorisme ne saurait ni ne devrait être associé à une religion, une nationalité, une civilisation ou une origine ethnique donnée,

Réaffirmant en outre la détermination des états Membres à n'épargner aucun effort pour parvenir à un accord et conclure une convention générale relative au terrorisme international en réglant les questions en suspens relatives à la définition juridique et à la portée des actes couverts par la convention, de sorte que celle-ci puisse être un mécanisme efficace de lutte contre le terrorisme,

Continuant de reconnaître que pourrait être examinée la question de la tenue, sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies, d'une conférence de haut niveau pour formuler une réponse internationale au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations,

Reconnaissant que le développement, la paix et la sécurité et les droits de l'homme sont intimement liés et se renforcent mutuellement,

Consciente qu'il est nécessaire de s'attaquer aux conditions favorisant la propagation du terrorisme,

Affirmant la détermination des états Membres à continuer de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour résoudre les conflits, mettre fin à l'occupation étrangère, lutter contre l'oppression, éliminer la pauvreté, promouvoir une croissance économique soutenue, le développement durable, la prospérité dans le monde entier, la bonne gouvernance, les droits de l'homme pour tous ainsi que l'état de droit, améliorer la compréhension entre les cultures et assurer le respect de toutes les religions, valeurs religieuses, croyances et cultures,

1. Accueille avec satisfaction le rapport intitulé «S'unir contre le terrorisme: recommandations pour une stratégie antiterroriste mondiale», présenté à l'Assemblée générale par le Secrétaire général ;

2. Adopte la présente résolution et son annexe en tant que Stratégie antiterroriste mondiale («la Stratégie») ;

3. Décide, pour assurer le suivi efficace de la Stratégie et tout en laissant à ceux de ses comités qui sont compétents la liberté de poursuivre l'examen de tous les points de leur ordre du jour relatifs au terrorisme et à la lutte antiterroriste :

a. De lancer la Stratégie, lors d'une réunion de haut niveau, à sa soixante et unième session.

b. D'examiner dans deux ans les progrès accomplis dans l'application de la Stratégie et d'envisager d'actualiser celle-ci pour tenir compte des changements, en étant consciente que bon nombre des mesures préconisées dans cette stratégie pourront être mises en ¿uvre immédiatement, tandis que d'autres nécessiteront un effort soutenu tout au long des prochaines années ou devront être traitées comme des objectifs à long terme ;

c. D'inviter le Secrétaire général à apporter une contribution aux débats qu'elle consacrera à l'examen de l'application et de l'actualisation de la Stratégie ;

d. D'encourager les états Membres, l'Organisation des Nations Unies et d'autres organisations internationales, régionales et sous-régionales compétentes à appuyer la mise en ¿uvre de la Stratégie, y compris en mobilisant des ressources et des compétences ;

e. D'encourager en outre les organisations non gouvernementales et la société civile à se pencher, selon qu'il conviendra, sur les moyens de renforcer les efforts visant à appliquer la Stratégie ;

4. Décide d'inscrire à l'ordre du jour provisoire de sa soixante-deuxième session une question intitulée «La Stratégie antiterroriste mondiale de l'Organisation des Nations Unies ».

99eséance plénière

8septembre 2006

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Déclaration du Président de l'Assemblée générale

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Déclarations Résolutions Rapports de la Sixième commission Rapports du Groupe de travail de la Sixième commission Rapports du Comité spécial Conseil de sécurité

Organes liés à l'antiterrorismeRésolutions Déclarations du Président Notes du Président Lettres Secrétaire général

Rapports Déclarations équipe spéciale de lutte contre le terrorisme

Droits de l'homme

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La Stratégie antiterroriste mondiale de l'Organisation des Nations Unies

Plan d'action en annexe de la résolution adoptée par l'Assemblée générale le 8 septembre 2006 [A/RES/60/288]

Eliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme

Prévenir et combattre le terrorisme

Renforcement des capacités de tous les états et rôle de l'ONU

Droits de l'homme

Nous, états Membres de l'Organisation des Nations Unies, décidons solennellement :

1. De condamner systématiquement, sans équivoque et vigoureusement le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu'en soient les auteurs, les lieux et les buts, car il constitue une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales ;

2. D'agir d'urgence pour prévenir et combattre le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et, en particulier:

a. D'envisager de devenir parties sans plus tarder aux conventions et protocoles internationaux en vigueur relatifs à la lutte contre le terrorisme, d'appliquer ces instruments et de n'épargner aucun effort pour parvenir à un accord et conclure une convention générale sur le terrorisme international ;

b. D'appliquer toutes les résolutions de l'Assemblée générale relatives aux mesures visant à éliminer le terrorisme international et les résolutions pertinentes de l'Assemblée qui ont trait à la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ;

c. D'appliquer toutes les résolutions du Conseil de sécurité relatives au terrorisme international et de coopérer pleinement avec les organes subsidiaires du Conseil chargés de la lutte antiterroriste dans l'accomplissement de leurs mandats, sachant que de nombreux états ont encore besoin d'assistance pour appliquer ces résolutions ;

d. De reconnaître que la coopération internationale et toutes les mesures que nous prenons pour prévenir et combattre le terrorisme doivent être conformes aux obligations que nous impose le droit international, notamment la Charte des Nations Unies et les conventions et protocoles internationaux pertinents, en particulier les instruments relatifs aux droits de l'homme, le droit des réfugiés et le droit international humanitaire.

I. Mesures visant à éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme

Nous sommes déterminés à prendre les mesures ci-après en vue d'éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme, s'agissant notamment des conflits qui perdurent, de la déshumanisation des victimes du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, de l'absence de légalité et des violations des droits de l'homme, de la discrimination ethnique, nationale et religieuse, de l'exclusion politique, de la marginalisation socioéconomique et de l'absence de gouvernance, tout en sachant qu'aucune de ces conditions ne saurait excuser ou justifier des actes de terrorisme:

1. Continuer à renforcer et à utiliser au mieux les capacités de l'Organisation des Nations Unies dans des domaines tels que la prévention des conflits, la négociation, la médiation, la conciliation, le règlement judiciaire, la primauté du droit, le maintien et la consolidation de la paix, de manière à contribuer à la prévention des conflits et à la solution pacifique des conflits qui perdurent. Nous savons que le règlement pacifique de tels conflits contribuerait au renforcement de la lutte mondiale contre le terrorisme ;

2. Continuer à susciter, sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies, des initiatives et des programmes qui favorisent le dialogue, la tolérance et la compréhension entre les civilisations, les cultures, les peuples et les religions et à promouvoir le respect mutuel et la prévention de la diffamation entre les religions, les valeurs religieuses, les croyances et les cultures, et, à cet égard, nous saluons l'initiative du Secrétaire général en faveur de l'Alliance des civilisations. Nous saluons également les initiatives similaires prises dans d'autres parties du monde ;

3. Promouvoir une culture de paix, de justice et de développement humain, de tolérance ethnique, nationale et religieuse ainsi que le respect pour toutes les religions, valeurs religieuses, croyances et cultures en instituant ou en encourageant selon le cas des programmes d'éducation et de sensibilisation s'adressant à tous les secteurs de la société. é cet égard, nous encourageons l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture à jouer un rôle clef notamment par le dialogue interconfessionnel et intraconfessionnel et le dialogue entre les civilisations ;

4. Poursuivre les efforts en vue d'adopter les mesures nécessaires et appropriées, compte tenu de nos obligations respectives découlant du droit international, pour interdire, en vertu de la loi, l'incitation à commettre des actes terroristes et prévenir de tels comportements ;

5. Réaffirmer notre détermination à ¿uvrer pour la pleine réalisation, dans les meilleurs délais, des buts et objectifs de développement convenus lors des grandes conférences et réunions au sommet des Nations Unies, y compris les objectifs du Millénaire pour le développement. Nous réaffirmons notre volonté d'éliminer la pauvreté et de promouvoir une croissance économique soutenue, le développement durable et la prospérité pour tous dans le monde entier ;

6. Poursuivre et intensifier les programmes de développement et d'inclusion sociale à tous les niveaux, en tant qu'objectif à part entière, sachant que le progrès dans ce domaine, notamment en matière de chômage des jeunes, pourrait réduire la marginalisation, et donc le sentiment de persécution qui pousse à l'extrémisme et au recrutement de terroristes ;

7. Encourager l'ensemble des organismes des Nations Unies à renforcer les activités de coopération et d'assistance déjà en cours, s'agissant de la primauté du droit, des droits de l'homme et de la gouvernance, au service d'un développement économique et social durable ;

8. Envisager d'instituer, sur une base volontaire, les systèmes nationaux d'assistance qui privilégient les besoins des victimes du terrorisme et de leur famille et facilitent leur retour à une vie normale. é cet égard, nous encourageons les états à demander aux organes compétents des Nations Unies de les aider à mettre en place un tel système. Nous nous efforcerons également de promouvoir la solidarité internationale avec les victimes et d'encourager la société civile à s'associer à la campagne mondiale de prévention et de condamnation du terrorisme. Ceci pourrait impliquer notamment que l'Assemblée générale étudie la possibilité de créer des mécanismes pratiques d'assistance aux victimes.

II. Mesures visant à prévenir et combattre le terrorisme

Nous sommes déterminés à prendre les mesures ci-après pour prévenir et combattre le terrorisme, notamment en privant les terroristes des moyens de mener à bien leurs attaques, d'atteindre leurs objectifs et d'obtenir les effets escomptés:

1. Nous abstenir d'organiser, de faciliter, de financer, d'encourager ou de tolérer des activités terroristes ou d'y participer et à prendre les mesures pratiques voulues pour que nos territoires respectifs ne soient pas utilisés pour des installations terroristes ou des camps d'entraînement ou pour la préparation ou l'organisation d'actes terroristes visant des états tiers ou leurs citoyens

2. Coopérer pleinement à la lutte contre le terrorisme, conformément à nos obligations en vertu du droit international, pour découvrir, priver d'asile et traduire en justice, par voie d'extradition ou de poursuites, quiconque aide ou facilite le financement, la planification, la préparation ou la commission d'actes de terrorisme ou qui tente de le faire ou qui offre l'asile à de tels individus ;

3. Veiller à ce que les responsables d'actes de terrorisme soient appréhendés et poursuivis en justice ou extradés, conformément aux dispositions pertinentes du droit national et international, en particulier du droit relatif aux droits de l'homme, du droit des réfugiés et du droit international humanitaire. Nous nous efforcerons à cet effet de conclure et de mettre en ¿uvre des accords d'entraide judiciaire et d'extradition et de renforcer la coopération entre les organes de police ;

4. Intensifier la coopération, selon que de besoin, en échangeant dans les meilleurs délais des informations précises concernant la prévention et la répression du terrorisme ;

5. Renforcer la coordination et la coopération entre les états dans la lutte contre les infractions susceptibles d'être liées au terrorisme, y compris le trafic de drogues sous tous ses aspects, le trafic d'armes, en particulier d'armes légères, y compris les systèmes portables de défense aérienne, le blanchiment d'argent et l'introduction clandestine de matières nucléaires, chimiques, biologiques, radiologiques et d'autres matières présentant un danger mortel ;

6. Envisager de devenir parties sans délai à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et à ses trois protocoles additionnels, et de les appliquer ;

7. Prendre les mesures voulues, avant d'accorder l'asile, pour veiller à ce que le demandeur ne soit pas engagé dans des activités terroristes et, après avoir accordé l'asile, pour veiller à ce que le statut de réfugié ne soit pas utilisé d'une manière contraire aux dispositions visées au paragraphe 1 de la sectionII ci-dessus ;

8. Encourager les organisations régionales et sous-régionales concernées à créer des mécanismes ou des centres antiterroristes ou à renforcer ceux qui existent. Nous encourageons le Comité contre le terrorisme et sa Direction ainsi que, lorsque cela relève de leur mandat actuel, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et l'Organisation internationale de police criminelle, à offrir à ces organisations la coopération et l'assistance dont elles pourraient avoir besoin à cette fin ;

9. Reconnaître que la question de la création d'un centre international pour lutter contre le terrorisme devrait être examinée, au titre des efforts engagés à l'échelle internationale pour renforcer la lutte contre le terrorisme ;

10. Encourager les états à appliquer les normes internationales détaillées faisant l'objet des quarante recommandations sur le blanchiment de capitaux et des neufrecommandations spéciales sur le financement du terrorisme du Groupe d'action financière, en ayant à l'esprit qu'une assistance pourra leur être nécessaire à cet égard ;

11. Inviter le système des Nations Unies à élaborer, avec les états Membres, une base de données complète et unique sur les incidents biologiques, en veillant à ce qu'elle soit complémentaire à la base de données sur la biocriminalité que l'Organisation internationale de police criminelle envisage de constituer. Nous encourageons aussi le Secrétaire général à actualiser la liste des experts et des laboratoires, ainsi que les directives et procédures techniques, mis à sa disposition aux fins de la conduite d'enquêtes rapides et efficaces sur l'emploi présumé. Nous notons en outre l'importance de la proposition du Secrétaire général tendant à associer, dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies, les principales parties prenantes en matière de biotechnologie, notamment les entreprises, la communauté scientifique, la société civile et les Gouvernements, au sein d'un programme commun visant à garantir que les progrès de la biotechnologie ne sont pas utilisés à des fins terroristes ou à d'autres fins criminelles mais à des fins d'utilité publique, compte dûment tenu des normes internationales fondamentales en matière de droits de propriété intellectuelle ;

12. S'employer avec l'Organisation des Nations Unies, sans nuire à la confidentialité, dans le respect des droits de l'homme et conformément aux autres obligations prévues par le droit international, à explorer les moyens :

a. De coordonner les efforts aux échelles internationale et régionale afin de contrer le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations sur l'Internet ;

b. D'utiliser l'Internet comme un outil pour faire échec au terrorisme, tout en reconnaissant que les états pourront avoir besoin d'une assistance à cet égard ;

13. Renforcer les initiatives nationales et la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale et internationale, selon qu'il convient, pour améliorer les contrôles frontaliers et douaniers, afin de prévenir et de détecter les mouvements de terroristes et de prévenir et de détecter le trafic d'armes légères, de munitions et d'explosifs classiques, d'armes et de matières nucléaires, chimiques, biologiques ou radiologiques, entre autres, tout en reconnaissant que les états pourront avoir besoin d'une assistance à cet égard ;

14. Encourager le Comité contre le terrorisme et sa direction à poursuivre l'action menée avec les états, à la demande de ceux-ci, pour faciliter l'adoption de législations et de mesures administratives permettant de donner effet aux obligations relatives aux déplacements des terroristes, et pour identifier les pratiques optimales dans ce domaine, en s'inspirant toutes les fois que cela est possible de celles établies par des organisations internationales à caractère technique comme l'Organisation de l'aviation civile internationale, l'Organisation mondiale des douanes et l'Organisation internationale de police criminelle ;

15. Encourager le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1267(1999) à continuer de s'employer à renforcer l'efficacité de l'interdiction de voyager prévue par le régime de sanctions de l'Organisation des Nations Unies visant Al Qaida, les Taliban et les personnes et entités qui leur sont associées, et pour s'assurer, à titre prioritaire, du recours à des procédures équitables et transparentes pour l'inscription de personnes et d'entités sur les listes du Comité et pour leur radiation de ces listes ainsi que pour l'octroi de dérogations pour raisons humanitaires. é cet égard, nous encourageons les états à échanger des informations, notamment en diffusant largement les notices spéciales Interpol-Nations Unies relatives aux personnes visées par ce régime de sanctions ;

16. Intensifier les efforts et la coopération à tous les niveaux, selon qu'il convient, pour améliorer la sécurité de la fabrication et de la délivrance des documents d'identité et de voyage et pour prévenir et détecter leur falsification ou leur utilisation frauduleuse, tout en reconnaissant que les états pourront avoir besoin d'une assistance à cet égard. Nous invitons d'ailleurs l'Organisation internationale de police criminelle à perfectionner sa base de données sur les documents de voyage volés et perdus, et nous nous emploierons à utiliser pleinement cet outil comme il convient, en particulier en échangeant les informations pertinentes ;

17. Inviter l'Organisation des Nations Unies à mieux coordonner les activités visant à préparer une intervention en cas d'attaque terroriste perpétrée au moyen d'armes ou de matières nucléaires, chimiques, biologiques ou radiologiques, en particulier en examinant et en renforçant l'efficacité du dispositif de coordination interorganisations actuel pour les opérations d'assistance, de secours et d'aide aux victimes, de sorte que tous les états puissent recevoir l'aide dont ils ont besoin. Nous invitons à cet égard l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité à énoncer des directives concernant la coopération et l'assistance nécessaires en cas d'attaque terroriste perpétrée avec des armes de destruction massive ;

18. Renforcer les efforts visant à améliorer la sécurité et la protection des cibles particulièrement vulnérables comme les infrastructures et les lieux publics, ainsi que les interventions en cas d'attaques terroristes et autres catastrophes, en particulier dans le domaine de la protection des civils, tout en reconnaissant que les états pourront avoir besoin d'une assistance à cet égard.

III. Mesures destinées à étoffer les moyens dont les états disposent pour prévenir et combattre le terrorisme et à renforcer le rôle joué en ce sens par l'Organisation des Nations Unies

Nous reconnaissons que le renforcement des capacités de tous les états est une composante centrale de l'action mondiale de lutte antiterroriste, et sommes résolus à prendre les mesures ci-après en vue d'étoffer les moyens dont ils disposent pour prévenir et combattre le terrorisme, et de resserrer la coordination et la cohésion dans le système des Nations Unies au service de la coopération internationale pour la lutte antiterroriste :

1. Encourager les états Membres à envisager de verser des contributions volontaires à des projets de coopération et d'assistance technique antiterroriste des Nations Unies, et explorer des sources supplémentaires possibles de financement à cette fin. Nous encourageons également l'Organisation des Nations Unies à envisager de solliciter auprès du secteur privé des contributions aux programmes de renforcement des capacités, surtout pour la sécurité des ports, de la navigation maritime et de l'aviation civile ;

2. Tirer parti des dispositifs offerts par les organisations internationales, régionales et infrarégionales compétentes pour mettre en commun les pratiques optimales de renforcement des moyens de lutte antiterroriste, et faciliter leurs apports aux efforts de la communauté internationale à cet égard ;

3. Envisager d'instituer des structures permettant de rationaliser l'ensemble des rapports que les états doivent présenter en matière de lutte antiterroriste, et d'éliminer les demandes de rapports en double, tout en prenant en compte et en respectant les différents mandats formulés par l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité et ses organes subsidiaires qui s'occupent de la lutte antiterroriste ;

4. Encourager les mesures, notamment la tenue régulière de réunions informelles, permettant de stimuler selon les besoins des échanges plus fréquents d'informations sur la coopération et l'assistance technique entre les états Membres, les entités des Nations Unies qui s'occupent de la lutte antiterroriste, les institutions spécialisées compétentes, les organisations internationales, régionales et infrarégionales compétentes et la communauté des donateurs, en vue d'étoffer les moyens dont les états disposent pour appliquer les résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies ;

5. Accueillir favorablement l'intention du Secrétaire général d'institutionnaliser au sein du Secrétariat, dans la limite des ressources existantes, l'équipe spéciale de la lutte contre le terrorisme afin d'assurer la coordination et la cohésion d'ensemble de l'action antiterroriste du système des Nations Unies ;

6. Encourager le Comité contre le terrorisme et sa Direction à continuer d'améliorer la cohésion et l'efficacité des prestations d'assistance technique pour la lutte antiterroriste, en particulier en renforçant sa concertation avec les états et les organisations internationales, régionales et infrarégionales compétentes, et en collaborant étroitement, notamment par des échanges d'informations, avec tous les prestataires d'assistance technique bilatérale et multilatérale ;

7. Encourager l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, y compris son Service de la prévention du terrorisme, à développer, en consultation étroite avec le Comité contre le terrorisme et sa Direction, ses prestations d'assistance technique aux états, sur leur demande, en vue de faciliter la mise en ¿uvre des conventions et des protocoles internationaux relatifs à la prévention et à la répression du terrorisme, ainsi que des résolutions pertinentes de l' Organisation des Nations Unies ;

8. Encourager le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et l'Organisation internationale de police criminelle à coopérer davantage avec les états afin de les aider à respecter pleinement les normes et les obligations internationales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme ;

9. Encourager l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques à poursuivre les efforts qu'elles déploient, chacune dans les limites de son mandat, pour aider les états à se doter de moyens accrus en vue d'empêcher les terroristes de se procurer des matières nucléaires, chimiques ou radiologiques, de garantir la sécurité dans les installations correspondantes, et de réagir efficacement en cas d'attentat utilisant ce type de matières ;

10. Encourager l'Organisation mondiale de la santé à développer son assistance technique pour aider les états à perfectionner leur système de santé publique, en vue d'empêcher toute attaque biologique par des terroristes et de s'y préparer ;

11. Continuer à travailler au sein du système des Nations Unies pour soutenir à l'échelon national, régional et international la réforme et la modernisation des systèmes, des installations et des institutions de contrôle des frontières ;

12. Encourager l'Organisation maritime internationale, l'Organisation mondiale des douanes et l'Organisation de l'aviation civile internationale à resserrer leur coopération, à collaborer avec les états pour mettre en évidence les éventuelles lacunes nationales de la sécurité des transports, et à leur prêter assistance sur leur demande pour y remédier ;

13. Encourager l'Organisation des Nations Unies à collaborer avec les états Membres et les organisations internationales, régionales et infrarégionales compétentes pour dégager et mettre en commun les pratiques optimales permettant d'empêcher les attentats terroristes contre des cibles particulièrement vulnérables. Nous invitons l'Organisation internationale de police criminelle à collaborer avec le Secrétaire général pour qu'il puisse soumettre des propositions en ce sens. Nous reconnaissons par ailleurs qu'il importe de mettre en place dans ce domaine des partenariats public-privé.

IV. Mesures garantissant le respect des droits de l'homme et la primauté du droit en tant que base fondamentale de la lutte antiterroriste

Nous sommes résolus à prendre les mesures ci-après, réaffirmant que la défense et la protection des droits de l'homme pour tous et la primauté du droit sont indispensables pour toutes les composantes de la Stratégie, reconnaissant qu'une action efficace contre le terrorisme et la protection des droits de l'homme sont des objectifs non pas contradictoires mais complémentaires et synergiques, et soulignant la nécessité de défendre et de protéger les droits des victimes du terrorisme :

1. Réaffirmer que la résolution 60/158 de l'Assemblée générale, en date du 16décembre 2005, met en place le cadre fondamental pour la «Protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste» ;

2. Réaffirmer que les états doivent veiller à ce que toutes les mesures prises pour lutter contre le terrorisme soient conformes aux obligations qu'ils assument en vertu du droit international, en particulier du droit international des droits de l'homme, du droit international des réfugiés et du droit international humanitaire ;

3. Envisager de devenir parties sans tarder aux principaux instruments internationaux de droit international des droits de l'homme, de droit international des réfugiés et de droit international humanitaire, et de les mettre en ¿uvre, et envisager de reconnaître la compétence des organes internationaux et régionaux compétents de surveillance des droits de l'homme ;

4. Tout faire pour mettre en place et maintenir un appareil national de justice pénale efficace et reposant sur la primauté du droit, qui garantisse, suivant les obligations qui nous incombent en vertu du droit international, que quiconque participe au financement, à l'organisation, à la préparation ou à la perpétration d'actes de terrorisme ou qui y apporte un appui soit traduit en justice, sur la base du principe aut dedere aut judicare, dans le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et que ces actes de terrorisme soient érigés en infractions graves dans la législation et la réglementation nationales. Nous savons que des états pourront avoir besoin d'aide pour mettre en place et maintenir un tel appareil de justice pénale efficace et reposant sur la primauté du droit, et les encourageons à tirer parti de l'assistance technique offerte entre autres entités par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ;

5. Réaffirmer le rôle important que joue le système des Nations Unies pour renforcer l'architecture juridique internationale en promouvant la primauté du droit, le respect des droits de l'homme et les appareils efficaces de justice pénale, qui constituent les fondements essentiels de notre lutte commune contre le terrorisme ;

6. Soutenir le Conseil des droits de l'homme, et concourir, à mesure qu'il prend forme, à ses travaux sur la question de la défense et de la protection des droits de l'homme pour tous dans la lutte antiterroriste ;

7. Appuyer le renforcement des capacités opérationnelles du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, en s'employant particulièrement à étoffer les opérations et les présences de terrain. Il faut que le Haut Commissariat continue à jouer un rôle de pointe en étudiant la question de la protection des droits de l'homme dans la lutte antiterroriste, en formulant des recommandations générales sur les obligations des états en matière de droits de l'homme, et en leur apportant aide et avis, notamment, sur leur demande, en ce qui concerne la sensibilisation des organismes nationaux de répression au droit international des droits de l'homme ;

8. Appuyer le rôle dévolu au Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste. Il devra continuer à soutenir l'action des états et offrir des conseils concrets en correspondant avec les gouvernements, en se rendant dans les pays, en assurant la liaison avec l'Organisation des Nations Unies et les organisations régionales, et en rendant compte de ces questions.

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Tu peux faire tous les copier/coller que tu veux, il n'existe aucune définition consensuelle du terrorisme. Condamner quelque chose qu'on est incapable de définir est une vaste farce. N'importe quel juriste sérieux ne voit là que du blabla. Mais avec le "Machin", on est habitué. Es-tu d'une si grande naïveté ?

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Invité j-luc
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Posté(e)

Vois-tu je me garderai bien contrairement à toi de parler de morale. Mais je suis attaché à une certaine cohérence. Tu ne peux pas dire ou plutôt écrire ce que tu as écris sur l'ONU pour ensuite reprocher que l'on te balances un texte de cette institution. Tu peux, si cela est ta position tenir pour nul et non écrit les différentes résolutions onusiennes. J'imagine que cela se plaide. Je pourrai même étre tenté de plaider en ce sens.

Comme j'ai l'habitude d'être magnanime entre 16h30 et 17h00, je veux bien t'accorder qu'il n'est pas toujours facile de soutenir la politique extérieure d'un gouvernement que l'on soutient.

Bon j'ai d'autres choses à faire. Je vais voir si je ne trouve pas quelque info au sujet de Beslam de source Russe. Ils sont quand même mieux placé que les occidentaux pour en parler.

Tu avais bien évoqué Beslam n'est-ce pas?

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Tu ne me comprends pas. J'écris et je réaffirme que l'ONU n'a aucune définition du terrorisme. Les membres ne sont pas parvenus à un consensus. Elle pond donc des résolutions sans en définir l'objet, ce qui est assez inutile au final !

Et tu uses de considérations morales quand tu parles de la "lâcheté" des terroristes. N'inverse pas les rôles ! :o

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Invité j-luc
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Posté(e)

Simplicius tu as tellement l'habitude de te drapper dans le rôle du procureur et de n'instruire qu'a charge que c'est plus fort que toi hein?

Il n'y a pas de "morale" quand on ne sait même pas qui on tue pourvu que ce soit une personne qui n'a pas la capacité à riposter.

Bon je ne t'oublie pas je n'ai pas encore tout ce que je veux sur Beslam je voudrai trouver quelques anciens posts de l'époque rédigés par de simples citoyens Russes. Eux au moins ils ont quelque chose dans le bide.

J'ai les crocs je me casse.

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Invité j-luc
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2 choses et un regret

1) une analyse sur le terrorisme de masse à partir de Beslam

2) le communiqué de presse des anciens du commando Alpha commando qui était intervenu lui lors de la prise d'otages d'un théatre. Intéressant vu l'origine

Le regret pas moyen de mettre la main sur les posts écrits pardes Russes à l'époque.

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Comment les prises d'otages géantes prennent au piège les forces de sécurité

8 septembre 2004

Le bain de sang qui s'est produit à Beslan, en Ossétie, est le dernier exemple en date d'une méthode terroriste en vogue : la prise d'otages géante par un groupe nombreux, déterminé à mourir et à tuer un nombre maximal de personnes. Une menace face à laquelle les forces de sécurité et les sociétés qu'elles protègent sont largement démunies.

Le bilan exact de la prise d'otages de Beslan et de l'assaut lancé par les forces russes au troisième jour n'est pas encore connu : les dernières informations indiquent qu'au moins 390 personnes ont péri parmi les quelques 1200 retenues prisonnières, et que 30 terroristes auraient été abattus. Les images de dévastation, de confusion et de panique disponibles au sujet de l'assaut, ainsi que plusieurs témoignages d'otages, indiquent sans conteste une action improvisée, déclenchée par une explosion involontaire, et qui somme toute aura provoqué un bain de sang. Les pertes sans précédent subies par les forces spéciales russes, soit 7 hommes pour le groupe Vympel et 3 pour le groupe Alfa, confirment cette impression initiale.

Cependant, les critiques acerbes adressées par les commentateurs occidentaux aux forces russes ¿ et le relativisme repoussant qui tend à comparer l'assaut à la prise d'otage ¿ omettent de considérer le fait que ces actions terroristes sont spécifiquement conçues pour prendre en défaut les forces de sécurité étatiques, civiles ou militaires. Aucune nation occidentale ne peut aujourd'hui garantir une action adaptée à cette menace ; en d'autres termes, la prise d'otages géante est l'une des réponses des groupes terroristes aux méthodes antiterroristes développées depuis 30 ans.

Un piège permanent, sans issue positive Les prises d'otages par des groupes terroristes constituent l'une des situations les plus complexes à résoudre pour un état moderne : d'une part, la négociation et l'acceptation des conditions imposées pour la libération des otages, souvent appuyées par les supplications des proches, aboutissent à saborder l'autorité gouvernementale ; d'autre part, le recours à la force pour résoudre la situation ¿ outre sa condamnation systématique par nombre de commentateurs ¿ revient à prendre un risque considérable, puisqu'un échec sanglant ne peut jamais être exclu. Mais comme céder est souvent impossible, ou du moins inavouable, se battre reste parfois la seule option.

Pour les forces de sécurité, la prise d'otages constitue également un défi de premier ordre. Dans une situation de conflit armé, les formations militaires sont préparées à affronter un ennemi visant en premier lieu à les défaire, et non à massacrer les non combattants faits prisonniers ; dans une situation de criminalité armée, les formations policières sont préparées à neutraliser des suspects visant en premier lieu à leur échapper, et non à combattre jusqu'à la mort en multipliant les victimes. Prendre des civils en otages dans un bâtiment bourré d'explosifs avec plusieurs dizaines de combattants suicidaires et surarmés rend virtuellement impossible toute issue positive.

Le cas de Beslan est l'archétype de ce piège permanent. Dès le premier jour de la prise d'otages, survenue alors que l'école célébrait la rentrée des classes, plusieurs otages ont été exécutés de sang-froid pour bien souligner la détermination des terroristes. Des hommes ont été régulièrement placés devant les fenêtres de la halle de gymnastique pour faire office de boucliers humains. Des enfants essayant de s'échapper ont été abattus par les terroristes, alors même que les otages étaient entassés dans une chaleur étouffante, obligés de boire de l'urine faute d'eau, et constamment menacés d'être tués si leur servilité n'était pas totale.

Le déroulement des prises d'otages a donc évolué depuis les années 70, lorsque des groupes terroristes ¿ notamment palestiniens ¿ ont utilisé cette arme pour apparaître sur la scène internationale. Après le massacre de Munich le 5 septembre 1972, lorsque 8 terroristes palestiniens ont massacré 11 membres de la délégation olympique israélienne suite aux efforts désastreux de la police allemande, les forces de sécurité occidentales ont développé les techniques, les tactiques, l'équipement et l'instruction nécessaires au déploiement d'unités spéciales antiterroristes. Leurs qualités ont été démontrées à plusieurs reprises depuis cette époque :

¿ Le 3 juillet 1976, sur l'aéroport d'Entebbe en Ouganda, 35 hommes du Sayeret Matkal israélien ont libéré et sauvé 103 otages sur les 106 restants d'un Airbus A300 d'Air France détourné 3 jours auparavant, en abattant les 7 terroristes présents et en neutralisant une centaine de soldats ougandais ¿ pour le prix d'un tué dans leurs rangs ;

¿ Le 18 octobre 1977, sur l'aéroport de Mogadiscio en Somalie, 62 hommes du GSG9 allemand ont libéré les 91 otages d'un Boeing 737 détourné par 4 terroristes, dont 3 ont été tués et 1 capturée ¿ sans décès dans leurs rangs ;

¿ Le 6 mai 1980, à l'ambassade d'Iran à Londres, 60 hommes du 22e régiment SAS ont libéré et sauvé 18 des 19 otages maintenus prisonniers par 6 terroristes, dont 5 ont été tués et 1 capturé ¿ sans décès dans leurs rangs ;

¿ Le 25 décembre 1994, sur l'aéroport de Marignane en France, quelque 60 gendarmes du GIGN et de l'EPIGN ont libéré les 160 otages restants des 257 initialement présents dans l'avion détouné, et tué les 4 terroristes présents ¿ sans décès dans leurs rangs.

Ces succès retentissants, qui ont eu un effet dissuasif majeur, ont conféré aux forces spéciales une popularité confinant parfois au mythe. Les assauts visant à mettre un terme à une prise d'otages exigent en effet une rapidité, une précision et une synchronisation que seules les unités d'élite possèdent. Comme l'a montré la Force 777 égyptienne le 24 novembre 1987 à Malte, lors du détournement d'un Boeing 737, un assaut manqué ¿ 56 otages tués sur 86, dont une partie par l'explosif utilisé par l'unité ¿ peut cependant devenir une honte nationale. Même le Sayeret Matkal, souverain à Entebbe, a subi un échec majeur à l'école de Ma'alot le 15 mai 1974, lorsqu'un assaut mal mené s'est conclu par la mort de 26 otages sur 105 ¿ une partie d'entre eux sous les balles israéliennes.

Pourtant, ces exemples appartiennent désormais au passé : l'efficacité des unités antiterroristes a provoqué l'évolution des techniques terroristes et annoncé l'avènement des prises d'otages géantes. Un cas frappant a été celui de l'ambassade japonaise au Pérou en 1996, lorsque 700 personnes ont été libérations, ce nombre est certes tombé à 72, mais ce sont les 126 jours de siège qui ont permis aux forces péruviennes ¿ conseillées par des Britanniques du SAS ¿ de préparer minutieusement un assaut foudroyant, le 22 avril 1997, au cours duquel 140 hommes ont libéré et sauvé 71 otages et tué tous les terroristes, avec 2 décès dans leurs rangs. Si le temps avait manqué, le désastre aurait été hautement probable.

Mener un assaut pour libérer des otages menacés de mort par leurs ravisseurs constitue une opération spéciale de la plus haute difficulté : l'action doit être menée face à un adversaire préparé, capable en quelques secondes de massacrer les prisonniers, et qui doit être neutralisé suffisamment longtemps pour sauver la vie de ceux-ci. La simplicité de l'action, la surprise de son déclenchement et la rapidité de son exécution sont les conditions essentielles de son succès ; mais elle nécessite également un maintien du secret efficace, une focalisation unanime sur l'objectif et une répétition permanente des techniques opérationnelles ¿ les membres du SAS affectés à l'antiterrorisme tirent par exemple 5000 coups chaque semaine lors d'exercices de libération réalistes.

Le professionnalisme des unités antiterroristes occidentales, la sélection impitoyable de leurs membres, le perfectionnisme de leur entraînement et la diversité de leur équipement visent à leur donner des avantages permettant de gagner les quelques secondes de liberté d'action qui séparent le succès du désastre. Des renseignements de première qualité sont naturellement nécessaires à cette fin, ainsi qu'une chaîne de commandement la plus courte possible entre l'autorité politique suprême ¿ généralement visée par l'action terroriste ¿ et le commandement des unités. Mais il faut également une supériorité numérique à même de compenser l'avantage positionnel des terroristes : 10 contre 1 à Lima, 15 contre 1 à Marignane et Mogadiscio.

Cette supériorité est précisément remise en cause par les prises d'otages géantes, où c'est le nombre de terroristes et non le nombre d'otages qui pose problème. Une action éclair peut mettre hors de combat en quelques secondes 4, 6 ou 10 terroristes, mais il est presque impossible d'en faire autant lorsque ceux-ci sont 30 ou 40. Un tel assaut ne peut pas être mené avec les unités antiterroristes actuelles, et celle-ci doivent être renforcées par d'autres unités de type analogue, provenant d'autres services ou d'autres nations, ou même par des forces conventionnelles, avec tous les risques que cela implique en matière de sécurité opérationnelle, de synchronisation et de précision.

L'assaut mené lors de la prise d'otages du théâtre « Nord-Ost » à Moscou, le 26 octobre 2002, l'a clairement démontré : pour neutraliser les 41 terroristes tchétchènes et les empêcher de massacrer leurs 750 otages, notamment avec de nombreux explosifs prêts à être mis à feu, les forces russes ont eu recours à un assaut de 200 hommes provenant de plusieurs unités, dont l'efficacité a été multipliée par le gaz incapacitant utilisé ; et si ce dernier a été fatal à une grande partie des 129 otages décédés, un assaut mené sans pareil artifice aurait certainement donné lieu à un carnage équivalent à celui de Beslan. Le nombre donne aux terroristes la possibilité d'encaisser les premiers coups des unités spéciales, et donc de conserver l'avantage.

Les cas de Budennovsk en 1995 (1500 otages, 150 morts) et Kizliar-Pervomaïskaya en 1996 (2000 otages, 40 abattus d'emblée, 100 morts durant l'assaut) sont à cet égard révélateurs, puisque 200 preneurs d'otages ont été dénombrés à chaque fois. Toutefois, l'exemple de Beslan témoigne d'une préparation plus minutieuse, étalée sur plusieurs mois et menée avec une détermination encore plus fanatique et inhumaine. Neutraliser 32 terroristes armés comme une section d'infanterie et prêts à faire exploser un bâtiment entier était tout simplement impossible dans le temps imparti. La présence de nombreux civils armés, venus prêter main forte aux forces fédérales, n'a fait qu'augmenter le chaos généré par l'imprévoyance, le mélange des unités et le manque de renseignements.

Aucune force de sécurité occidentale n'aurait été en mesure d'empêcher le massacre de nombreux otages dans un laps de temps similaire. La prise d'otage géante est aujourd'hui une méthode terroriste contre laquelle les états et les populations sont démunis. Est-ce que cette pratique va continuer à se répandre ? La quantité de personnes impliquées constitue sa force, mais aussi sa faiblesse : un groupe de 30 à 40 terroristes est plus difficile à dissimuler, à transporter et à préparer qu'une cellule dix fois plus petite. De plus, le nombre d'hommes et de femmes prêts à se lancer dans une entreprise de ce type reste très limité, malgré ce qu'affirme la propagande islamiste.

Il faut néanmoins prendre conscience du fait que l'action terroriste est désormais une arme de guerre en voie de normalisation, et que les concentrations de personnes sont autant de cibles potentielles. Les hommes qui attaquent une école, poignardent des enfants et violent des adolescentes en scandant le nom de leur Dieu sont les symptômes les plus répugnants de sociétés à l'agonie et de croyances en sursis. L'ère des conflits entre états, ordonnés et rationnalisés, touche lentement à sa fin, tout comme a disparu avant elle l'ère des conflits entre maisons royales ; nous entrons dans une ère de conflits déstructurés, dispersés et déréglés, où l'individu met le nombre en échec, où l'image est plus forte que la réalité, et où l'idéologie se joue de la morale.

Prévenir la guerre de tous contre tous, c'est-à-dire la fin de la civilisation moderne, sera la priorité des forces de sécurité pour les décennies à venir. Et elles n'y parviendront pas sans que leurs rangs soient formés de citoyens-soldats, sans que nos sociétés réapprennent à se défendre, sans que nous soyons prêts à mourir pour notre mode de vie.

Lt col EMG Ludovic Monnerat

Le communiqué de presse de l'époque des anciens d'Alpha suite à la prise d'otages dans un théatre.

Lettre ouverte de l'association Alpha.

Date: 10 December 2002, 19:19

Lettre ouverte des vétérans du groupe « Alfa » (publiée sur le site Strana.ru le 24.10.2002)

L'association des vétérans du groupe antiterroriste « Alfa » s'adresse à tous au travers du site Strana.ru.

-----o0o-----

Dans ces heures difficiles, des dizaines de médias russes et étrangers prennent contact avec nous afin d'obtenir des commentaires au sujet de la tragédie à Moscou. Compte tenu de la situation difficile exceptionnelle et de la menace pesant sur la vie de nombreux otages, nous sommes obligés de nous abstenir d'accorder des entretiens. Toutefois, nous considérons nécessaire de publier la position du Conseil de l'Association des vétérans du groupe «Alfa».

Premièrement, il est évident que nous n'avons pas à faire face à un « geste désespéré » mais à une provocation étudiée et très bien préparée. Une provocation qui a pour but de déstabiliser la situation en Russie et porter un coup au président Vladimir Poutine et à sa politique. Cela se démontre par le moment et le lieu de l'acte terroriste. La veille de rencontres du président du gouvernement russe avec des leaders occidentaux dont le chancelier allemand Schroeder. La réaction en chaîne de la presse témoigne de ce juste calcul.

Deuxièmement, il est très difficile de mener des pourparlers constructifs avec des terroristes qui n'ont pas d'exigences réelles. L'exigence d' arrêter la guerre » et « évacuer les forces fédérales de Tchétchénie ». Il est clair que de telles exigences ne peuvent pas être exécutées et les terroristes le comprennent parfaitement.

Troisièmement, aucune grandes idées ne peuvent justifier la prise en otage de civils, d'innocents, y compris les adolescents et les enfants. Le séparatisme tchétchène a montré une fois de plus son rictus de bête. La réalité est que pour mener des pourparlers en Tchétchénie ¿ le lobbie politique pro-Maskhadov insiste depuis longtemps sur cela il n'y a tout simplement personne. Il y a l'Administration d'Akhmed Kadyrov, il y a la majorité de la population de la république, dévastée par la guerre et les bandits, et il y a les terroristes assoiffés par une seule chose : une revanche sanglante.

Quatrièmement, si l'on suppose une minute que les exigences des terroristes soient accomplies alors, après l'hypothétique sortie des troupes fédérales, cela mènerait à un massacre sanglant et à un règlement de compte sur les tchétchènes qui ont collaboré avec le pouvoir fédéral. Cela a eu lieu en 1996 et cela ne doit plus se répéter. Cela mènerait à la création d'une zone offshore » de la criminalité et du terrorisme international. Toute la Russie et pas seulement le Caucase Nord se trouverait en danger comme ce fût le cas dans les années 90.

Cinquièmement, la réaction face aux terroristes et aux commanditaires de ce crime à Moscou est très importante en Russie et à l'étranger. Cette réaction est unanime, elle ne laisse aucune chance aux criminels de justifier moralement leurs actes. La condamnation unanime de ces actes par la diaspora tchétchène à Moscou et l'autorité religieuse de la République de Tchétchénie en témoigne.

A cette heure nous nous adressons à nos journalistes. Soyez prudent quand vous rendez public les événements de Moscou, prenez comme principe celui des médecins : « Ne portez pas de préjudice ! ». Ne donnez pas la parole et les colonnes des journaux à des experts douteux qui essayent de gagner de l' argent sur le malheur et la douleur des gens. Même si les gens sont sincères, qu'ils souffrent à cause des événements, la publication de leurs émotions sur les ondes peut porter préjudice.

Ne communiquez pas des faits non confirmés qui peuvent compliquer le cours des pourparlers avec les terroristes. Les services spéciaux font tout ce qui faut faire dans de telles situations. Il ne peut en être autrement.

La situation est inadmissible quand il y a tant de flash informatifs, de chroniques « chaudes » et de commentaires. Le pays ne peut pas vivre dans le stress informatif. Ménagez la santé psychique des gens.

Le 26 octobre, l'Association des vétérans du groupe « Alfa » fait ses dix ans. En 1992, la première organisation corporative des anciens spetnaz était créée. Aujourd'hui, devant les tragiques événements, nous sommes obligés d' annuler la célébration qui devait avoir lieu dans le centre culturel du Service Fédéral de Sécurité (FS de Russie. Les officiers qui ont dédié leurs vies à la lutte contre le terrorisme ne peuvent pas tranquillement célébrer leur jubilé dans de telles conditions. Tant que le dernier otage ne sera pas libéré.

Au nom du Conseil de l'Association des vétérans du groupe antiterroriste Alfa » :

Le président de l'Association, député de la ville de Moscou, M. S.A. Gontcharov.

Héros de l'Union Soviétique, Vice-président de l'Association et ancien commandant du groupe « Alfa » KGB-FSB, M. G.N. Zaïtsev.

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sousene Membre 2 092 messages
Awaarrrreee‚ 39ans
Posté(e)

Il est vrai qu'il existe la guerre chirurgiczl, auncun civil moral, l'irak est un exemple parfait, on depasse les 100 000 morts.

Pour moi aucune difference entre un terroriste et un militaire, la guerre s'est la guerre, ne me dis pas que quand tu as l'ordre de tué, tu ne tue pas ?.

Apres il n'existe pas de mort digne !!!!

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thegarde Membre 62 messages
Forumeur en herbe‚ 26ans
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Je vais peut etre dire quelque chose de stupide mais je pense que le terrorisme est du au sentiment d'inferiorité.Il existe partout dans le monde un chef qui domine le pays et qui peut controler le monde (ex:les etats uni).Donc les personnes domines avides de pouvoir ou veulent la liberté,decident de se faire remarquer en utilisant le terrorisme.Voila ce que je pense.Mais j'ai certainement tor

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Fiphi Membre 913 messages
Forumeur accro‚ 45ans
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Tu as peut être été soldat mais je ne vois pas en quoi ça donne plus de poids à ton avis. Surtout que la dernière véritable guerre remonte à... j'hésite entre Algérie et Indochine. Alors à moins que tu n'aies déjà un certain âge... tu n'as guère connu au mieux que des escarmouches et non une campagne véritable.

Un soldat est intégré dans une structure. L'armée le prend en charge. On attend d'ailleurs de lui qu'il obéisse. Et sa hiérarchie décide de tout pour lui. On lui assigne des missions certes mais il demeure encadré. Même le général d'armée peut légitimement se reposer sur le ministère de la défense. Une fois l'engagement terminé, le soldat retrouve son campement et sa routine (lire Vigny Grandeurs et servitudes de la vie militaire). On lui organise sa vie.

Un terroriste, lui, est sans filets. Il est en dehors de la Société. Les groupes les mieux organisés lui proposent une certaine logistique mais certainement pas le confort de la vie de soldat qui peut se contenter d'obéir aveuglément à son sergent, son capitaine, son colon et son général de division. Une fois l'action accomplie, il ne retrouve pas un hâvre protégé puisqu'il est recherché. Les lois de la guerre ne s'appliquent même pas à lui (avec raison).

Surtout qu'il ne faut pas voir les groupes terroristes comme des groupes hyperhiérarchisés. La plupart du temps, ce sont des conglomérats d'individualités avec à la rigueur un leadership. Un soldat et un terroriste n'ont absolument pas la même mentalité.

Et je finirai en concluant que si dans les armées on trouve énormément de soldats, on compte les guerriers sur les doigts de la main. Ce n'est pas par hasard si on ne peut pas comparer la Légion étrangère à un vague pousse cailloux d'un régiment d'infanterie lambda. C'est pas la même chose !

Un terroriste, lui, est un guerrier. Et ce n'est pas pour cela que je l'admire pour autant, que les choses soient claires.

Tu as une vision rétrécie du soldat conventionnel ! Tu n'as aucune connaissance des groupes de combat, ni des troupes d'élites, capable de s'immerger en territoire ennemi sans l'aide de quiconque ! Il ne faut pas confondre troupes de combat, unités de soutien et d'occupation...Un terroriste est un aventurier, endoctriné, fou ou imbécile et lâche, sans honneur. Il se bât dans l'ombre, une seule fois peut-être, et n'apprend que le rudiment qui servira à sa cause.

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
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Les troupes de combat et d'élite constituent un pourcentage extrêmement réduit de nos armées et sont souvent composées de ce que tu qualifierais de fous etc... On ne demande pas le casier judiciaire d'un légionnaire !

Un terroriste défend ce en quoi il croit. Fanatique peut être. Mais l'est-il plus que le pilote qui bien tranquilement, au chaud dans sa carlingue, lâche son chapelet qui va raser une ville ?

Pour une fois, je rejoins sousene. Tout ce qu'on peut reprocher au terroriste est de se battre sans uniforme et de privilégier l'embuscade et l'attentat. Mais c'est bien souvent parce qu'en agissant classiquement, il se ferait anéantir immédiatement. Il se moque comme d'une guigne du jus in bello, c'est exact. Mais pas plus que "les frappes colatérales". Il expose moins joliment son action.

Quant à j-luc qui vient nous parler des Russes (dans un très long copier/coller à la limite du HS), ça ne manque pas de comique. Alors là il va falloir m'expliquer ce qui dans la cruauté et la férocité face aux civils distingue l'armée régulière russe des terroristes tchétchénes ! :o

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