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Pour ou contre la chasse au grand tétras ?

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sovenka

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Membre, Posté(e)
williams Membre 4 297 messages
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Il y a 14 heures, sovenka a dit :

Le Grand tétras (Tetrao urogallus) est un oiseau sédentaire qui figure parmi les espèces énumérées à la partie B de l’annexe II de la directive du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages et est mentionné dans l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée. 

L'Etat organise une consultation publique par rapport à ses projet d'abroger ou non l'interdiction de la chasse de cette espèce, qui bat déjà de l'aile -si j'ose dire- parce que il faut savoir que cet animal, très susceptible, a de plus en plus de mal à se reproduire dans un monde où l'homme grignote son espace.

Alors pourquoi autoriser sa chasse en prime ? Cela revient à tirer sur l'ambulance !

Vous pouvez vous exprimer sur la question:

https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-modification-de-l-arrete-a3393.html

 

 Le 2 avril 2026 devant le Comité national de la biodiversité, la ministre de la transition écologique Monique Barbut avait enfin confirmé cette volonté d'avoir retirés le Grand-Tétras de la liste des espèces chassables

Donc question de chasse, il ne devrait plus y avoir enfin de problème pour cet oiseau qui a bp diminué en nombre lors de ces 50 dernières années.

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 770 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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il y a 14 minutes, williams a dit :

 Le 2 avril 2026 devant le Comité national de la biodiversité, la ministre de la transition écologique Monique Barbut avait enfin confirmé cette volonté d'avoir retirés le Grand-Tétras de la liste des espèces chassables

Donc question de chasse, il ne devrait plus y avoir enfin de problème pour cet oiseau qui a bp diminué en nombre lors de ces 50 dernières années.

Il semblerait que ça manque à certains chasseurs de ne pas pouvoir flinguer librement des grands tétras :(

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 289 messages
Maitre des forums‚
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il y a une heure, williams a dit :

Il y a d'autres espèces à retirer de cette liste. Très notoirement l'alouette des champs. Cette espèce ressemble à énormément d'espèces protégées. Et pour les distinguer à l'envol, faut être un ornitho plus que confirmé en passereaux, donc de fait, énormément d'oiseaux protégés sont tirés, parce que ces messieurs croient tirer des alouettes de champs. Quand on leur donne des oiseaux empaillés en main, ils sont incapables de trouver l'alouette des champs, alors en vol, en action de tir, faut arrêter la fumisterie, tout y passe. Que cette espèce figure sur la liste des espèces chassées leur permet de fait de tirer sur une foule de petits passereaux. Je suis tout à fait disposé à faire l'examen critique de cette liste, et de dire ce qui ne va pas du tout, ce qui est scandaleux, dans certains cas.

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Membre, Posté(e)
williams Membre 4 297 messages
Maitre des forums‚
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Il y a 13 heures, Plouj a dit :

Si l'on en croit certains articles :

Le Grand Tétras, ou Grand Coq de bruyère, est un gros gallinacé vivant dans les forêts de conifères ou mixtes sous climat froid.

Les sangliers, les renards et les martres sont de terribles prédateurs sur les nids puis sur les jeunes.

Les chasseurs, pour une fois, ne seraient donc pas les premiers coupables... mais plutôt le climat et la nature elle-même !

J'en doute, car il faut voir que le début de la cause de sa disparition ou régression a commencé par la chasse d'autrefois et la dégradation des forêts puis elles seraient maintenant suite au braconnage, la régression ou dégradation de ses habitats (morcellement forestier, ouverture de nouvelles pistes forestière ou de ski ou raquettes, station de sports d'hiver, sylviculture trop « dynamique », etc.).

À la fin du XIXe siècle, des naturalistes visionnaires avaient annoncé le déclin de la faune vosgienne, notamment celle du Grand Tétras. Puis la chasse n’est pas responsable que de prélèvements directs, elle est aussi responsable de la prolifération des sangliers, par le nourrissage intempestif et l’habitude d’épargner les laies. Les sangliers détruisent les abris au sol de ces oiseaux et se nourrissent des oisillons.

Dans tout l'ensemble c'est l'homme ne sachant pas vivre avec l'environnement des alentours qui en est responsable du déclin de cet oiseau comme d'autres animaux.

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Membre, 40ans Posté(e)
Jean-EB Membre 1 542 messages
Mentor‚ 40ans‚
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Il y a 3 heures, Neopilina a dit :
Il y a 6 heures, Jean-EB a dit :

C'était en quelle année cette observation ?

T'es tellement ... urbain que j'ai failli te renvoyer aux archives de l'O.F.B., ex-O.N.C.F.S., ex-O.N.C. ...

C'était un mâle adulte hivernant, donc, si on connait cette espèce, cantonnant tout l'hiver dans un secteur aussi restreint que favorable (nourriture et quiétude), et c'était lors de l'hiver 87/88. J'étais avec une équipe de l'O.N.C., et ils ont validé l'info sur pièces et sur place. Quelques part sur le versant Ouest de cette grande crête au Sud de Villard de Lans, entre Corrençon et La Chapelle, mais près de la crête.

De rien.

L'ONC avait expliqué comment cette observation à l'époque ? Peut-être ne vous en souvenez-vous pas car c'était il y a longtemps. Je demande car le Grand Tétras est réputé disparu du massif du Vercors depuis plus de cent ans maintenant.

Modifié par Jean-EB
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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 770 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Il y a 9 heures, Neopilina a dit :

Il y a d'autres espèces à retirer de cette liste. Très notoirement l'alouette des champs. Cette espèce ressemble à énormément d'espèces protégées. Et pour les distinguer à l'envol, faut être un ornitho plus que confirmé en passereaux, donc de fait, énormément d'oiseaux protégés sont tirés, parce que ces messieurs croient tirer des alouettes de champs. Quand on leur donne des oiseaux empaillés en main, ils sont incapables de trouver l'alouette des champs, alors en vol, en action de tir, faut arrêter la fumisterie, tout y passe. Que cette espèce figure sur la liste des espèces chassées leur permet de fait de tirer sur une foule de petits passereaux. Je suis tout à fait disposé à faire l'examen critique de cette liste, et de dire ce qui ne va pas du tout, ce qui est scandaleux, dans certains cas.

En plus quelle est la nécessité de tuer des alouettes des champs ? On n'en voit plus une seule même en faisant des kilomètres dans la campagne alors que nos grands-parents étaient habitués à en voir s'envoler des champs. Que l'on ne me parle pas de "régulation" de l'alouette, donc. En plus il n'y a rien à manger dessus ! Ah oui mais il y a une chanson qui donne peut-être des envies de meurtre aux chasseurs ?

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Membre, 40ans Posté(e)
Jean-EB Membre 1 542 messages
Mentor‚ 40ans‚
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L'un des arguments des chasseurs en faveur du maintien des galliformes de montagne sur la liste des espèces chassables, peut-être même l'argument principal, consiste à dire que les chasseurs mènent des actions de conservation qui ne seront plus réalisées si les espèces ne sont plus chassables.

Cet argument utilitariste m’exaspère mais je lui reconnais une certaine vérité empirique. C'est même le réalisme de sa proposition, sa dialectique aussi (je chasse donc je protège), qui m'irrite à proportion de mon incapacité à lui opposer un argument ancrer pareillement dans l'expérience, soit un argument non utopique qui se confronte à la matérialité des mobilisations cynégétiques concrètes. J'ai conscience que je dois m'exprimer moins abstraitement et j'essaie d'être plus clair ci-après :

  1. Les chasseurs ont intérêt à conserver la ressource donc ils mènent des actions de conservation pour chasser.
  2. J'aimerais que ces actions soient désintéressées, en tout cas qu'elles n'aient pas pour finalité un acte de chasse.
  3. Je pense que le point 1. mobilise et mobilisera toujours bien davantage les chasseurs que le point 2., alors que j'aurais préféré l'inverse. N'est-ce pas dans la nature humaine ou dans la forme de la société que d'espérer les fruits de nos actions ?
  4. Pour la conservation des espèces je dois donc admettre la chasse des galliformes de montagne, dans une certaine mesure au moins.

Voilà où j'en suis. Je tente de comprendre, loin des caricatures et des simplifications militantes, un sujet qui demande des connaissances et qui recommande la nuance.

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 289 messages
Maitre des forums‚
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Il y a 14 heures, Jean-EB a dit :

L'ONC avait expliqué comment cette observation à l'époque ? Peut-être ne vous en souvenez-vous pas car c'était il y a longtemps. Je demande car le Grand Tétras est réputé disparu du massif du Vercors depuis plus de cent ans maintenant.

Le grand tétras n'est plus mentionné comme reproducteur dans le Vercors depuis la fin du XIX°. Mais ça allait encore bien du coté alpin. Ces oiseaux volent aussi mal que possible. Il faut penser au plus près. Ce cas isolé n'est pas isolé, il y a des précédents. Ces animaux passaient par le couloir de Voiron-Grenoble. D'ailleurs à l'époque on a logé à Voiron pour avoir un accès assez rapide à la fois au Vercors et à la Chartreuse. Le dit couloir avec l'urbanisation, l'industrialisation, massives du XX° siècle dans cette région est devenue un mur. A la suite du Vercors, c'est les populations alpines qui ont régressé. Et ainsi de suite. J'en ai pour les Vosges, mais tout le monde s'en fout : c'est du passé.

Ouvrage de référence en français, " Le grand tétras ", Bernard Leclercq et Emmanuel Menoni. J'ai travaillé avec ce dernier, il est originaire des Alpes (Haute Savoie). Dans cet ouvrage, il fait donc l'historique de la disparition de l'espèce en France. Si quelqu'un peut mettre la main sur toutes ces infos, les plus précises, c'est lui.

Fut un temps quand on cherchait un vertébré quelque part, pour étudier, documenter, inventorier (sols, flore, faune), un secteur mal connu, on faisait appel à mes services, je comblais des lacunes, fournissait un document de référence, pour l'O.N.C., l'O.N.F., les associations, etc., " aux acteurs ", décideurs. Homme des bois, fils d'un homme des bois, je me défend très bien. Mon travail a toujours répondu très agréablement aux attentes. S'imaginer que le " maillage " du territoire est parfait, homogène, c'est se mettre le doigt dans l'oeil. Près de chez moi, il y a une très grande forêt. Régulièrement, il y a du balbuzard nicheur, ou encore de la cigogne noire, je ne les ai jamais vu signalé là. Et la gélinotte y a disparu dans le plus grand silence.

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 770 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Il y a 19 heures, Jean-EB a dit :

Les sujets sont vraiment très différents @Padnom.

Tu as raison: il s'agit de deux sujets sur deux consultations publiques bien différentes, l'une à propos de classement ou non en espèces considérées comme nuisibles, l'autre à propos d'une espèce qui ne peut pas être nuisible mais pour déterminer si il faut autoriser sa chasse ou pas. 

Il y a 2 heures, Jean-EB a dit :

L'un des arguments des chasseurs en faveur du maintien des galliformes de montagne sur la liste des espèces chassables, peut-être même l'argument principal, consiste à dire que les chasseurs mènent des actions de conservation qui ne seront plus réalisées si les espèces ne sont plus chassables.

C'te bonne blague ! Les chasseurs qui dérèglent tout avec leurs gros sabots seraient les protecteurs des animaux qu'ils tuent, et donc il faudrait les laisser chasser ce qu'ils veulent. Ah l'enfumage !

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Pluriel saperlipopette !
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Membre, 40ans Posté(e)
Jean-EB Membre 1 542 messages
Mentor‚ 40ans‚
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Il y a 6 heures, Neopilina a dit :
Il y a 20 heures, Jean-EB a dit :

L'ONC avait expliqué comment cette observation à l'époque ? Peut-être ne vous en souvenez-vous pas car c'était il y a longtemps. Je demande car le Grand Tétras est réputé disparu du massif du Vercors depuis plus de cent ans maintenant.

Le grand tétras n'est plus mentionné comme reproducteur dans le Vercors depuis la fin du XIX°. Mais ça allait encore bien du coté alpin. Ces oiseaux volent aussi mal que possible. Il faut penser au plus près. Ce cas isolé n'est pas isolé, il y a des précédents. Ces animaux passaient par le couloir de Voiron-Grenoble. D'ailleurs à l'époque on a logé à Voiron pour avoir un accès assez rapide à la fois au Vercors et à la Chartreuse. Le dit couloir avec l'urbanisation, l'industrialisation, massives du XX° siècle dans cette région est devenue un mur. A la suite du Vercors, c'est les populations alpines qui ont régressé. Et ainsi de suite. J'en ai pour les Vosges, mais tout le monde s'en fout : c'est du passé.

Ouvrage de référence en français, " Le grand tétras ", Bernard Leclercq et Emmanuel Menoni. J'ai travaillé avec ce dernier, il est originaire des Alpes (Haute Savoie). Dans cet ouvrage, il fait donc l'historique de la disparition de l'espèce en France. Si quelqu'un peut mettre la main sur toutes ces infos, les plus précises, c'est lui.

Fut un temps quand on cherchait un vertébré quelque part, pour étudier, documenter, inventorier (sols, flore, faune), un secteur mal connu, on faisait appel à mes services, je comblais des lacunes, fournissait un document de référence, pour l'O.N.C., l'O.N.F., les associations, etc., " aux acteurs ", décideurs. Homme des bois, fils d'un homme des bois, je me défend très bien. Mon travail a toujours répondu très agréablement aux attentes. S'imaginer que le " maillage " du territoire est parfait, homogène, c'est se mettre le doigt dans l'oeil. Près de chez moi, il y a une très grande forêt. Régulièrement, il y a du balbuzard nicheur, ou encore de la cigogne noire, je ne les ai jamais vu signalé là. Et la gélinotte y a disparu dans le plus grand silence.

Ma question est justement motivée par ma lecture de Leclercq et Ménoni. En 1987-1988 les auteurs ne mentionnent plus que des populations alpines étiques, presque résiduelles et surtout éloignées du Vercors (Chablais, Giffre). Après 1900, dans les Préalpes étendues entre Annecy et Die (Bauges, Chartreuse, Vercors), les auteurs parlent de « rares observations ponctuelles » dans le seul massif des Bauges, massif le plus éloigné du Vercors. Mon étonnement venait de ces connaissances-là.

Il y a 5 heures, sovenka a dit :
Il y a 7 heures, Jean-EB a dit :

L'un des arguments des chasseurs en faveur du maintien des galliformes de montagne sur la liste des espèces chassables, peut-être même l'argument principal, consiste à dire que les chasseurs mènent des actions de conservation qui ne seront plus réalisées si les espèces ne sont plus chassables.

C'te bonne blague ! Les chasseurs qui dérèglent tout avec leurs gros sabots seraient les protecteurs des animaux qu'ils tuent, et donc il faudrait les laisser chasser ce qu'ils veulent. Ah l'enfumage !

C'est très exactement cette attitude que je disais vouloir éviter dans mon dernier post.

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 289 messages
Maitre des forums‚
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Il y a 7 heures, Jean-EB a dit :

Ma question est justement motivée par ma lecture de Leclercq et Ménoni. En 1987-1988 les auteurs ne mentionnent plus que des populations alpines étiques, presque résiduelles et surtout éloignées du Vercors (Chablais, Giffre). Après 1900, dans les Préalpes étendues entre Annecy et Die (Bauges, Chartreuse, Vercors), les auteurs parlent de « rares observations ponctuelles » dans le seul massif des Bauges, massif le plus éloigné du Vercors. Mon étonnement venait de ces connaissances-là.

Et mon observation a été validée sur place et sur pièces, plumes et fientes, par des fonctionnaires très très compétents de l'époque, des enseignants. Avant que je fasse la connaissance de Menoni, qui n'était pas encore thésard. Dans les Vosges, j'ai participé à des comptages, dans des secteurs de moins de 600 mètres d'altitude, mais à cette latitude c'était déjà le bon biotope. Sur le thème " Histoire de la disparition d'une espèce en France ", il y a toujours des manques. Forcément, si on y pense un peu, ça va même de soi. Idem Gélinotte et quelques wagons d'espèces.

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Membre, Oiseau de nuit, pays Union européenne, 43ans Posté(e)
sovenka Membre 8 770 messages
43ans‚ Oiseau de nuit, pays Union européenne,
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Je viens de tomber sur une nouvelle consultation publique, cette fois elle concerne le lagopède alpin :

Le Lagopède alpin (Lagopus muta) est un oiseau sédentaire boréo-alpin, présent en France dans les massifs des Alpes et des Pyrénées, qui est mentionné dans l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée.

Le projet d’arrêté propose de modifier celui du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection afin d’ajouter le lagopède alpin. C'est à dire pour interdire de chasser cet oiseau qui, selon des données scientifiques:

subit un déclin marqué des populations au cours des deux dernières décennies, disparait dans une proportion importante de communes où il était historiquement présent, notamment dans les Alpes et les Pyrénées, et risque de disparaitre purement et simplement dans certaines zones périphériques de son aire de distribution.

L’état de conservation de l’espèce a ainsi été jugé mauvais et sa dynamique de conservation défavorable. 

Si vous voulez vous exprimer "favorable à interdire la chasse au lagopède" ou "défavorable à interdire la chasse au lagopède" c'est par ici: https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/arrete-portant-modification-de-l-arrete-du-29-a3380.html

J'aurais pu ouvrir un troisième sujet pour cette consultation mais, cela va en faire beaucoup au regard de certains peut-être. Je trouve bizarre en tout cas que toutes ces consultations émergent en période de vacances, je me demande si il n'y aurait pas une "bonne" raison... sachant que les gens ont tendance à moins s'intéresser à la chose publique en période de farniente...

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Membre, 40ans Posté(e)
Jean-EB Membre 1 542 messages
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Il y a 9 heures, Neopilina a dit :
Il y a 17 heures, Jean-EB a dit :

Ma question est justement motivée par ma lecture de Leclercq et Ménoni (ou Menoni). En 1987-1988 les auteurs ne mentionnent plus que des populations alpines étiques, presque résiduelles et surtout éloignées du Vercors (Chablais, Giffre). Après 1900, dans les Préalpes étendues entre Annecy et Die (Bauges, Chartreuse, Vercors), les auteurs parlent de « rares observations ponctuelles » dans le seul massif des Bauges, massif le plus éloigné du Vercors. Mon étonnement venait de ces connaissances-là.

Et mon observation a été validée sur place et sur pièces, plumes et fientes, par des fonctionnaires très très compétents de l'époque, des enseignants. Avant que je fasse la connaissance de Menoni, qui n'était pas encore thésard. Dans les Vosges, j'ai participé à des comptages, dans des secteurs de moins de 600 mètres d'altitude, mais à cette latitude c'était déjà le bon biotope. Sur le thème " Histoire de la disparition d'une espèce en France ", il y a toujours des manques. Forcément, si on y pense un peu, ça va même de soi. Idem Gélinotte et quelques wagons d'espèces.

Je vous crois. Vous conviendrez tout de même que mon interrogation n'était pas incongrue.

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 289 messages
Maitre des forums‚
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il y a 54 minutes, Jean-EB a dit :

Vous conviendrez tout de même que mon interrogation n'était pas incongrue.

Certes. Je précise. Il y avait un professeur d'ornithologie. Mais personne n'avait besoin de lui pour identifier de façon certains ces indices.

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Neopilina Membre 8 289 messages
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Il y a 2 heures, sovenka a dit :

Je viens de tomber sur une nouvelle consultation publique, cette fois elle concerne le lagopède alpin :

Je pourrais multiplier ad nauseam les souvenirs. Je donne celui-là. En 1988, dans le département de l'Ariège, par arrêté préfectoral, un chasseur avait le droit à un lagopède par an. La plupart ne le tirait pas. Mais certains le faisaient systématiquement. Le ministère fixe tous les ans la liste des espèces chassables, mais ensuite, à l'intérieur de ce cadre, le préfet peut adapter (ou pas ...) pour son département. Tous ces documents sont renouvelés annuellement.

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Membre, 40ans Posté(e)
Jean-EB Membre 1 542 messages
Mentor‚ 40ans‚
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Il y a 8 heures, sovenka a dit :

Je viens de tomber sur une nouvelle consultation publique, cette fois elle concerne le lagopède alpin :

Le Lagopède alpin (Lagopus muta) est un oiseau sédentaire boréo-alpin, présent en France dans les massifs des Alpes et des Pyrénées, qui est mentionné dans l’arrêté du 26 juin 1987 fixant la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée.

[...]

Je trouve bizarre en tout cas que toutes ces consultations émergent en période de vacances, je me demande si il n'y aurait pas une "bonne" raison... sachant que les gens ont tendance à moins s'intéresser à la chose publique en période de farniente...

C'est vrai que les consultations publiques en juillet c'est pas l'idée du siècle. 

Je suis favorable à la protection de ces deux galliformes de montagne, avec cependant les réserves exprimées plus haut.

L'arrêt de la chasse seul ne sera pas suffisant pour rétablir les populations de ces espèces. Les causes responsables principalement de la mauvaise dynamique des populations se maintenant, le déclin des deux espèces en France devrait se poursuivre. La protection nationale lèvera au moins une pression anthropique incompatible avec les objectifs de conservation.

On notera quand même que le prélèvement maximal autorisé annuellement dans les départements est, aujourd'hui, régulièrement fixé à zéro par le préfet.

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