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Ethique : le problème de la non identité

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ashaku

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Fhink Membre 666 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
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il y a une heure, zenalpha a dit :

C'est bien.

Tu sais même la philosophie de Nagajurna ironise la philosophie de Nagajurna 

Et par exemple viser le Nirvana comme cessation de la souffrance ou rejoindre un temple Tibétain pour méditer comme Bouddha est tout aussi égoïste que le curé qui prêche pour le salut de son âme en se définissant exemplaire en tant que comportements individuels à imiter

Je pense que même mère Thérèsa de Calcutta visait son propre équilibre personnel dans son don de soi altruiste si ce n'est le salut de son âme.

Nous sommes des monstres car même le sacrifice personnel de Jésus n'est en soi un exemple qu'on souhaite pour nos fils et nos filles ce en quoi il pourrait étre pourvoyeur de victimisation

Ah...quelle belle chose que la philosophie 

Lorsque tout se tient dans les sables émouvants

Oui mais je tiens à rajouter que Jésus s'est donné à être torturé pour montrer au monde entier que l'absence de foi au Bien amène à torturer un innocent. Donc il apporte une déduction que avoir foi au Bien pousse à ne pas faire souffrir et si toute l'humanité ne fait pas souffrir alors cela apportera un grand bien à l'humanité. Donc avec son sacrifice Jésus apporte le grand bien que l'humanité si elle ne fait pas souffrir par foi au Bien, elle se fait un grand bien par déduction. Donc c'est comme si Jésus avec et malgré la souffrance qui s'impose ( la torture ) a composé avec pour éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien à l'humanité c'est que si elle a foi au Bien, elle s'apporte un plus grand bien, à s'éviter une plus grande souffrance comme le moins souffrir si aucun humain par foi au Bien, ne fait souffrir.

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 666 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
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il y a une heure, zenalpha a dit :

 

Je pense que même mère Thérèsa de Calcutta visait son propre équilibre personnel dans son don de soi altruiste si ce n'est le salut de son âme.

 

Oui tout en ne confondant pas égoïsme et conscience. Car quand on agit bien ce n'est pas inconscient, c'est par but conscient de ainsi se sentir bien ou ne pas empirer sa situation.

Car dans ce cas là l'égoïsme ce serait de vouloir être le seul à se sentir bien malgré les bonnes actions des autres.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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il y a 33 minutes, Fhink a dit :

Oui tout en ne confondant pas égoïsme et conscience. Car quand on agit bien ce n'est pas inconscient, c'est par but conscient de ainsi se sentir bien ou ne pas empirer sa situation.

Car dans ce cas là l'égoïsme ce serait de vouloir être le seul à se sentir bien malgré les bonnes actions des autres.

Je ne suis pas certain de ça.

On peut avoir des comportements présumés bénéfiques de manière inconsciente, nos civilités sont de cette catégorie 

L'automatisation par apprentissage relève également de cette catégorie comme un musicien déroule sa partition nous déroulons notre moralité sociale.

La moralité intéressée également matérielle ou le salut de son âme...

Je ne parle même pas d'ocytocine ni de dopamine..

Mais ce qui est certain en revanche c'est que les principes moraux nécessitent un travail conscient 

J'ai essayé pour mon plaisir peut-être de montrer que dans certaines situations comme cette expérience de Milgram, nous pouvions être dans un parfait déni de tyrannie au nom d'un bien ou d'une morale instrumentalisée

 

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 666 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
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il y a 30 minutes, zenalpha a dit :

Je ne suis pas certain de ça.

On peut avoir des comportements présumés bénéfiques de manière inconsciente, nos civilités sont de cette catégorie 

Je parle d'inconscience comme de ne pas savoir la portée de ses actes, leurs conséquences. Si on fait du bien sans en connaître la conséquence, on peut également faire du mal sans en connaître la conséquence aussi. Mais dans ce dernier cas notre inconscience joue avec un feu qui nous brûle. Car inévitablement on souffre pour avoir fait souffrir même si on n'évalue pas la portée de ses actes.

il y a 30 minutes, zenalpha a dit :

J'ai essayé pour mon plaisir peut-être de montrer que dans certaines situations comme cette expérience de Milgram, nous pouvions être dans un parfait déni de tyrannie au nom d'un bien ou d'une morale instrumentalisée

Oui comme je l'ai expliqué la souffrance peut utiliser le bien ( un bien ou une morale instrumentalisée) , en faisant du bien mais pour apporter une plus grande souffrance ( tyrannie et son parfait déni ).

La science est discernement. Alors le discernement entre ce qui fait souffrir et ce qui ne le fait pas, pour faire le moins de souffrance, est avec science soit conscience.

Et science sans conscience n'est que ruine de l'âme. Rabelais.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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il y a 21 minutes, Fhink a dit :

La science est discernement. Alors le discernement entre ce qui fait souffrir et ce qui ne le fait pas, pour faire le moins de souffrance, est avec science soit conscience.

Et science sans conscience n'est que ruine de l'âme. Rabelais.

De ce point de vue, non.

La science n'entretient pas, directement en tout cas, un lien avec la morale 

Elle peut dire comment faire une bombe atomique ou comment faire des manipulations génétiques par exemple 

Mais elle ne dit pas si c'est une bonne idée d'en faire ou pas.

Tu as des engagements politiques de scientifique et une éthique des mêmes scientifiques bien sûr.

Mais ce n'est pas l'affaire des sciences de faire de la morale par une science du discernement, non.

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Membre, 41ans Posté(e)
Fhink Membre 666 messages
Forumeur expérimenté‚ 41ans‚
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il y a 36 minutes, zenalpha a dit :

De ce point de vue, non.

La science n'entretient pas, directement en tout cas, un lien avec la morale 

Elle peut dire comment faire une bombe atomique ou comment faire des manipulations génétiques par exemple 

Mais elle ne dit pas si c'est une bonne idée d'en faire ou pas.

Tu as des engagements politiques de scientifique et une éthique des mêmes scientifiques bien sûr.

Mais ce n'est pas l'affaire des sciences de faire de la morale par une science du discernement, non.

Je ne dis pas que le rôle de la science est obligatoirement celui de la conscience. Je dis la science est discernement, car par l'observation elle permet le discernement des choses et de leur utilité, de leur fonctionnement. Alors que la conscience est avec science car elle consiste en un discernement, celui de faire la différence entre le bien et le mal, pour faire le bien.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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à l’instant, Fhink a dit :

Je ne dis pas que le rôle de la science est obligatoirement celui de la conscience. Je dis la science est discernement, car par l'observation elle permet le discernement des choses et de leur utilité, de leur fonctionnement. Alors que la conscience est avec science car elle consiste en un discernement, celui de faire la différence entre le bien et le mal pour faire le bien.

Oui présenté ainsi je suis d'accord.

Discerner les observations mais aussi définir les concepts et opérationnaliser la technologie 

Factuel, empirique

Mais en effet comme je le disais totalement incapable de discernement moral ou même esthétique en tout cas directement

Ce en quoi la conscience est appelée et sort du champ scientifique 

C'est d'ailleurs appelé ce problème de la conscience en sciences le problème difficile concernant les sciences neuronales qui simulent des fonctions mais pas la conscience 

Oui, pour le moment Rabelais a raison et science sans conscience n'est que ruine de l'âme.

Je me lamente de l'intellectualisation des machines et comme tu peux le constater, j'appelle autant ma compréhension scientifique que ma recherche philosophique et spirituelle 

Je regrette beaucoup de lacunes dans les sciences du vivant

Mais je ne connais que les mathématiques 

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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@ashaku 

Je suis toujours trop présomptueux en collant à ... l'ensemble de la philosophie occidentale... un égarement concernant nos conceptions de "ce qui n'est pas" et aussi...de "ce qui est"...sur la base de notre logique simpliste booléenne matérialiste

Mais mon rejet en bloc, personnel, ne débouche pas... sur un grand vide... au regard... de nos connaissances actuelles 

Contrairement au vide classique, le vide quantique est un état d'énergie minimale dynamique peuplé de fluctuations.

Des particules virtuelles se crèent se s'annihilient au regar du principe d'incertitude qui autorise de brèves fluctuations d'énergie.

Cela permet l'apparition spontanée de paires particule-antiparticule virtuelles, qui s'annihilent presque instantanément.

Ces particules sont dites "virtuelles" car elles ne peuvent être détectées directement, mais leurs effets sont mesurables

Le vide moderne est compris comme l'état fondamental des champs quantiques. Le boson de Higgs en est une illustration : son champ omniprésent interagit avec les particules pour leur conférer une masse j'en ai rapidement parlé 

 Le paradigme de la théorie cosmologique dominante suggère que l'univers observable a émergé d'une fluctuation quantique extrême du vide primordial, suivie d'une expansion exponentielle appelée inflation.

J'aimerais aller plus loin...

L'intégrale de chemin est un outil puissant pour calculer la probabilité qu'une particule passe d'un point A à un point B.

Contrairement à la mécanique classique où un objet suit un chemin unique (minimisant l'action), la mécanique quantique lui fait emprunter tous les chemins possibles simultanément. Chaque chemin contribue à l'amplitude de probabilité totale avec une phase proportionnelle à son action classique

Cette formulation montre que les particules n'ont pas de trajectoire définie entre deux mesures. Elle unifie la dualité onde-corpuscule (tous les chemins interfèrent comme des ondes) et explique naturellement des phénomènes quantiques comme l'effet tunnel.

Elle est surtout le fondement de la théorie quantique des champs et des diagrammes de Feynman.

J'aimerais t'évoquer 2 pistes :

La cosmologie quantique cherche à appliquer ces concepts à l'univers dans son ensemble.

La fonction d'onde de l'Univers a été Initiée par J. Wheeler et B. DeWitt et est la base de la gravitation quantique à boucles

Cette approche décrit l'état de l'univers par une fonction d'onde globale puisque l'univers global a été un objet quantique infiniment petit et soumis aux lois de la mécanique quantique 

Elle ne dépend plus de paramètres absolus, mais des relations entre éléments géométriques (comme le facteur d'échelle a de l'univers).

Dans le modèle d'Hawking-Hartle que j'avais présenté ici il y a une dizaine d'années, cette fonction est calculée via une intégrale de chemin "euclidienne" (où le temps est traité comme une dimension spatiale) sur toutes les géométries possibles de l'espace-temps.

Attention, La valeur de la fonction d'onde univers est principalement conceptuelle et exploratoire.

Elle a permis de formaliser l'idée d'univers sans frontière et d'étudier la transition quantique vers un univers classique. Cependant, elle reste une construction hautement spéculative car elle n'est pas directement testable et pose d'immenses défis mathématiques.

Mais à partir de ces bases, une premiere réflexion philosophique émerge autour de la notion de potentialités du vide.

 L'idée que l'univers entier provienne d'une fluctuation quantique bouleverse le principe de causalité. Le vide n'est plus un "rien" mais la matrice de toutes les potentialités physiques.

Toutes les Histoires alternatives se réalisent : "Tout ce qui peut arriver arrive"

Le formalisme d'intégrale de chemin suggère que toutes les histoires possibles coexistent comme potentialités.

Appliqué à la cosmologie, cela ouvre la perspective d'un multivers où différentes configurations d'univers (avec des constantes physiques, dimensions, lois différentes) qui seraient réalisées dans des "bulles" distinctes.

Ces idées pointent vers une unification profonde : les mêmes principes quantiques gouvernent la physique des particules et la structure cosmique. L'univers observable serait une actualisation particulière d'un champ de possibles immense contenu dans le vide.

Cette exploration est à la frontière de la physique et de la métaphysique c'est vrai mais montre comment la mécanique quantique continue de remodeler notre compréhension de la réalité, de l'infiniment petit aux origines du tout.

Ce cosmos contenu dans une fluctuation du vide quantique et en contient une infinité de potentialités dont une seule émerge par couplage de phases n'est...qu'une interprétation de "ce qui n'est pas" actualisé par nos connaissances 

Mais évidemment, derrière la mécanique quantique et ses étrangetés bien...concrètes...bien expérimentées...bien d'autres pistes existent notamment dans ce lien entre mathématiques fondamentales et physique 

Mais je m'éloigne alors de notre sujet donc je ne développerai pas cette seconde piste.

Toujours est il qu'il me semble qu'actualiser nos connaissances en 2025 et non au 19eme siècle, permet d'affiner notre propre rapport au monde, notre propre philosophie 

Je parlais de la prédominance du relationnel sur le matériel pourvu d'une identité "ad vitam eternam"

Et à titre personnel je vois plutôt une décadence des grandes philosophies du monde.

C'est un autre sujet.

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 661 messages
Forumeur expérimenté‚ 44ans‚
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Le 19/12/2025 à 07:38, zenalpha a dit :

J'aimerais aller plus loin...

Et moi donc.

En vrac : tu me livres là exactement les sujets dont j'aimerais discuter, et je suis content si ma réaction négative au travail de Parfit était la clé pour ouvrir la porte vers ce tunnel. Quand on y pense, la succession d'évènement entre moi qui regarde O'Connor et toi qui décrit Wheeler est impressionnante, sous l'angle des concepts que tu évoques.

Mais surtout j'aimerais répondre correctement à tout ce que tu as écrit. Chaque mini-paragraphe mériterait un topic (il y en a certains déjà présents ici), je n'ai pas eu le temps de bien intégrer tout ce dont tu parles, et qui fait écho à ce que j'ai vu par ailleurs. Les fêtes sont chronophages en organisation et j'ai besoin de ruminer plus longtemps ce que tu as partagé.

Tu postes souvent des vidéos, je peux ajouter ici les échos dont je parlais plus haut. Un historique de la Voie de la Moindre Action :

 

Celle-ci traite des aspects quantiques probabilistes, vers la fin :

 

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Il y a 19 heures, ashaku a dit :

Et moi donc.

En vrac : tu me livres là exactement les sujets dont j'aimerais discuter, et je suis content si ma réaction négative au travail de Parfit était la clé pour ouvrir la porte vers ce tunnel. Quand on y pense, la succession d'évènement entre moi qui regarde O'Connor et toi qui décrit Wheeler est impressionnante, sous l'angle des concepts que tu évoques.

Mais surtout j'aimerais répondre correctement à tout ce que tu as écrit. Chaque mini-paragraphe mériterait un topic (il y en a certains déjà présents ici), je n'ai pas eu le temps de bien intégrer tout ce dont tu parles, et qui fait écho à ce que j'ai vu par ailleurs. Les fêtes sont chronophages en organisation et j'ai besoin de ruminer plus longtemps ce que tu as partagé.

Tu postes souvent des vidéos, je peux ajouter ici les échos dont je parlais plus haut. Un historique de la Voie de la Moindre Action :

 

Celle-ci traite des aspects quantiques probabilistes, vers la fin :

 

Oui, le plaisir de l'échange tant les sujets sont vertigineux en effet, le droit à la différence de point de vue bien sûr.

Mais puisque j'évoque le plaisir, celui de voir que tu retiens le principe de moindre action comme structurant, extrêmement profond et extrêmement structurant, la mécanique quantique donnant même une explication précise à ce sujet

en tout cas, voici un billet sur ces intégrales de chemin bâties sur ce principe

Et une explication de la manière dont le principe de moindre action de la physique classique émerge de la physique quantique que j'ai recopiée d'une de mes interventions ici en 2020 pour cerner la puissance de ce principe et ses origines dans l'histoire de la physique 

Le PRINCIPE DE MOINDRE ACTION appliqué par Feynman dans ses intégrales de chemin et exposé par Serge Haroche dans ce texte (extrait de son livre "la lumière révélée) est un principe fondamental particulièrement méconnu concernant sa FERTILITE en physique.

Il joue un rôle en physique classique, en physique relativiste, en mécanique quantique, en théorie quantique des champs et dans le théorème de Noether lui-même un théorème absolument central de la physique moderne.

Fermat en OPTIQUE avait déjà classiquement démontré que le trajet pris par la lumière est le plus court : le principe de moindre temps

- tant pour la réflexion de la lumière (réfléchie avec conservation de l'angle incident), qui pourrait paraître comme une simple "conséquence géométrique" lié au "rebond"

- que pour la réfraction par exemple lorsque la lumière pénètre dans l'eau, puisque l'angle incident sera alors différent et on ne peut alors plus évoquer une conséquence géométrique...alors que le principe de moindre temps connaissant la vitesse de propagation dans le milieu impliquera la aussi et directement la trajectoire suivie par la lumière 

La forme globale de ce principe qui donne une propriété sur l'intégralité d'une portion de vie d'un système est donc peu intuitive et semble peu courante...pourtant...

Maupertuis en MÉCANIQUE démontre que si on calcule l'integrale sur la trajectoire d'un boulet du canon de l'origine à l'impact, on retrouve le fait que la somme des intervalles intermédiaires considérés sur une quantité vitesse × masse (la quantité de mouvement) implique le trajet du boulet de canon par le trajet qui minimise cette quantité ...

C'est donc par extension toute la PHYSIQUE CLASSIQUE newtonienne qui répond au principe de moindre action 

Ce principe est repris et ré écrit par Lagrange...dans un théorème qui étend précisément cette notion de moindre action de manière plus pratique et qui définit le LAGRANGIEN  d'un système par ne formule qui minimise une autre intégrale entre t1 et t2 de la différence entre l'énergie cinétique et l'énergie potentielle.

C'est celà le principe de moindre action...définir une quantité appelée ACTION que les lois de la nature "vont chercher à minimiser"

Et connaissant cette quantité, toute la dynamique d'un système, son évolution... peut être déduite à l'aide du principe de moindre action..

La mécanique newtonienne, celle que "tout le monde connait" basée sur ce qui se passe ponctuellement à un certain endroit a un certain moment selon les forces appliquées, les accélérations et qui vous dit comment construire intervalle de temps après intervalle de temps (les équations différentielles) la trajectoire du système étudié...

Peut être entièrement substituée par LE PRINCIPE DE MOINDRE ACTION qui oublie ces calculs parfois "complexes" et qui considère uniquement les trajectoires entre A et B dans la globalité des trajectoires "possibles" et qui vous dit grace au LAGRANGIEN que parmi toutes les trajectoires possibles, la trajectoire choisit par la nature est simplement celle qui minimise une quantité appelée action.

En pratique...le LAGRANGIEN d'un système va être utilisé pour être intégré plus simplement afin notamment de disposer d'un formalisme mathématique dit d'Euler Lagrange qui nous fournit les conditions pour minimiser cette integrale pour chaque paramètre du système : on "transforme le LAGRANGIEN en un système d'équations différentielles

Cette notion de LAGRANGIEN est donc extrêmement "compacte" du point de vue mathématiques pour rendre compte "simplement" de la dynamique d'un système à partir du principe de moindre action.

Chez Newton...pour passer de coordonnées cartésienne a des coordonnées sphériques, par exemple, les calculs sont extrêmement pénibles...

Alors qu'avec le concept de LAGRANGIEN, les calculs sont plus automatiques avec une grande tolérance aux changements de repères 

Deuxième avantage, quand on considère des systèmes complexes comme l'oscillation d'un double pendule qui, avec les équations newtonienne, va demander un bilan des forces pénible alors qu'en calcul faisant intervenir le lagrangien, seuls quelques paramètres permettent de revenir à des équations différentielles simples à partir des théorèmes d'euler lagrange...

La .. "physique moderne" a donc cherché à traduire quel que soit le système ses caractéristiques au travers ce concept de lagrangien 

Et cela en mécanique classique comme je viens d'en parler...en mécanique quantique comme Haroche vient d'en parler...et même en mécanique relativiste 

A dire vrai...toute la physique a pu être redeveloppée sous d'autres formalismes substitutifs faisant intervenir le principe de moindre action et le lagrangien comme pilier mathématique de la théorie 

Les integrales de chemin en mécanique quantique sont extrêmement profondes pour la compréhension de l'émergence des lois classique comme solution particulière du principe de moindre action appliqué à la théorie quantique des champs...

Je ne sais pas si vous connaissez le THEOREME DE NOETHER qui est un théorème phare pour comprendre la recherche fondamentale des invariants et des symétries en physique 

Ce théorème est construit autour du fait qu'on peut associer aux invariances une quantité que le théorème sait exprimer d'après le lagrangien et qui sera conservé au cours du temps pour tout système dont la dynamique est déterminée par ce Lagrangien comme nous venons de le voir...

A chaque invariant est associé une loi de conservation 

Vous en connaissez au moins 3 qui débouche sur des invariances avec les mêmes conditions initiales :

L'invariance par translation dans l'espace (univers homogène) auquel cette mécanique associe par Noether en utilisant le lagrangien la LOI DE CONSERVATION DE LA QUANTITÉ DE MOUVEMENT 

L'invariance par rotation qui donne le même résultat quel que soit l'orientation du système (isotropie) qui, de la même manière debouche sur LA LOI DE CONSERVATION DU MOMENT CINETIQUE

L'invariance dans le temps qui ne change pas les résultats d'une même expérience selon le moment où elle est effectuée qui débouche sur LA LOI DE CONSERVATION DE L'ENERGIE

En gros....tous les fondements de la physique actuelle avec toutes les autres formes de symétries exploitées en physique des particules pour lesquelles le boson de jauge correspondant à la force est l'invariant découle du principe de moindre action

Si vous m'avez lu...vous aurez sans doute gagné par ce petit post une forme de vision d'ensemble sur le plus petit commun dénominateur de la construction de l'ensemble des lois physique utilisé y compris dans les théories de conservation de l'information exploitée dans les modèles de gravitation quantique les plus avancés 


 

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  • 2 semaines après...
Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 661 messages
Forumeur expérimenté‚ 44ans‚
Posté(e)

Bonjour @zenalpha et tant que j'y suis, joyeuses fêtes 🥳

Merci pour ce récapitulatif, relire ces références aux intégrales de chemin m'a rappelé ce que j'ai lu dans "Lumière et matière" de Feynman. Dans cet ouvrage traitant de chromodynamique quantique, il donne plusieurs exemples qui pointent le même mécanisme. Par exemple, le trajet d'un photon passant le dioptre air/eau. Sa vitesse étant différente dans les deux milieux, il y a un trajet particulier qui minimise le temps de parcours. On peut faire une analogie avec un maitre nageur sur une plage qui court/nage vers quelqu'un dans l'eau.

 

image.png.7c6b2236a90d60c7f4d6f0a2661498ed.png

 

Il y a un autre exemple avec un émetteur de photon dans une pièce totalement sombre, un récepteur placé à coté et un miroir en face. On émet, le photon est réfléchi et le récepteur se déclenche. Nous avons tous appris en 2nde en Optique que le photon a été réfléchi au milieu du miroir, entre l'émetteur et le récepteur. Mais si on supprime la surface réfléchissante à cet endroit précis (le milieu du miroir) et que l'on émet un photon ... le récepteur se déclenche tout de même. Autre différence, il met un peu plus de temps à se déclencher. Le photon est passé par un autre trajet, plus long que de passer par le milieu du miroir, mais il est passé tout de même. Et si on gratte le miroir pour supprimer l'endroit où il est passé et qu'on recommence, le récepteur se déclenche toujours.

Cette expérience plus les explications sur ses diagrammes m'ont donné l'image suivante : le photon émis commence par se comporter comme une onde, il s'étend dans toutes les directions possibles jusqu'à rencontrer un élément qui peut le recevoir (un electron). Là il "remonte le temps" et accomplit le trajet en ligne droite, en tant que particule cette fois, depuis sa source vers sa destination.

On retrouve au niveau microscopique cette notion de "passer par tous les chemins" et d'une synthèse finale unique de tous ces possibles.

Nous ne savons pas en revanche dans quel espace se déroulent ces possibles avant de devenir l'actualisé concret que nous expérimentons. Est-ce celui qui nous est familier ou est-ce un autre endroit, inaccessible à nos sens ? Platon avait-il vu juste avec son monde des idées parfaites, comme une fonction d'onde immatérielle de la réalité ? Il est pourtant largement remis en question par beaucoup de philosophes qui lui ont succédé (mais tu sembles dire que la philosophie occidentale s'est fourvoyée depuis longtemps).

 

Le 19/12/2025 à 07:38, zenalpha a dit :

Ce cosmos contenu dans une fluctuation du vide quantique et en contient une infinité de potentialités dont une seule émerge par couplage de phases n'est...qu'une interprétation de "ce qui n'est pas" actualisé par nos connaissances

Je n'ai pas tout compris dans cette phrase, qui éveille la curiosité. La notion de phase est nouvelle dans notre discussion je crois ? Ces phases représentent-elles l'espace dont je parlais plus haut, là où se situeraient les potentialités ? Nous (nos connaissances) actualisons une interprétation de ce qui n'est pas. Autrement dit "tout ça n'existe que dans notre tête" ? Mais comment se fait-il que nous soyons tous ancrés dans une réalité unique partagée ? Et comment expliquer la subjectivité ?

 

Si nous revenons à notre fil rouge, l'identité, qu'est ce qui demeure au cours du temps dans un système où tout ce qui est possible est pris en compte ? Les deux notions ne me semblent pas compatible entre "quelque chose de spécifique" et "tout". Le concept d'identité ne pourrait commencer à être évalué qu'à partir du moment où des choses spécifiques sont actualisées, ok. Mais dans ce cas, le concept d'identité ne peut s'appliquer à l'univers ou au mécanisme sous-jacent à ce que nous observons ?

 

Une analogie me vient, le triptyque "observer-réfléchir-agir" qui est déclinable à toute activité peut s'appliquer à un traitement logiciel. "Observer" consisterait à collecter l'ensemble des données nécessaires, puis "réfléchir" consisterait à effectuer des calculs pour produire un résultat et "agir" serait l'affichage du résultat ou son utilisation dans un autre traitement. On retrouve un pattern avec au départ une grande liste d'information (l'ensemble des possibles réels / des données informatiques) et un traitement qui serait le passage du potentiel à l'actuel et produirait un résultat unique.

On le retrouve aussi dans le fait que nos sens physiques captent un grand nombre d'informations mais que seule une synthèse compressée de ces informations est mise à disposition de notre conscience.

Je suis peut-être biaisé parce que j'aime l'idée d'une structure unique pour ce fameux passage de potentiel à actuel, ce que j'ai modélisé en une boucle générique. Un mécanisme qui s'appliquerait aussi bien pour l'univers que pour la conscience. Mais tout n'est pas parfaitement clair pour l'instant.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)
Il y a 2 heures, ashaku a dit :

Cette expérience plus les explications sur ses diagrammes m'ont donné l'image suivante : le photon émis commence par se comporter comme une onde, il s'étend dans toutes les directions possibles jusqu'à rencontrer un élément qui peut le recevoir (un electron). Là il "remonte le temps" et accomplit le trajet en ligne droite, en tant que particule cette fois, depuis sa source vers sa destination.

On retrouve au niveau microscopique cette notion de "passer par tous les chemins" et d'une synthèse finale unique de tous ces possibles.

Hello Ashaku

Un photon n'étant pas massif il est sa propre antiparticule sans faire de distinction.

En revanche un électron qui "remonte dans le temps" peut être vu mathématiquement comme son antiparticule, le positron qui avance dans le temps.

Mathématiquement c'est similaire mais physiquement, un électron ne remonte pas dans le temps.

La flèche du temps s'impose et on ne peut envoyer une information ou un message dans notre passé.

C'est une astuce mathématique qui simplifie la résolution de certaines équations en utilisant le principe de symétrie.

Quand Dirac a trouvé les équations référentes, plutôt que de voir experimentalement des particules remonter le temps comme cela était une des deux alternatives on a observé les antiparticules qui suivaient la flèche du temps.

En revanche, il est exact que subsiste des questions concernant la causalité, qui est un concept qui a été banni de la physique tant pour des problématiques de physique statistiques ou de théorie du chaos que pour des problématiques propres a la mécanique quantique 

En particulier les expériences à choix retardé et les expériences imaginées par John Wheeler expérimentalement éprouvées.

C'est d'une nature proche.

Pour l'école de Copenhague, il est incorrect de penser que le photon avait un état défini AVANT l'acte de mesure.

Notre choix de mesure ne change pas le passé de la particule mais il fige quel état d'un passé indéterminé vient se figer pour nous et par notre mesure.

Le temps quelque part est fondamental et l'état de la particule s'inscrit en lui par la mesure.

Alain Connes envisage sérieusement que la mesure présente vienne figer l'état de la particule dans son passé et dans ce cadre le passé n'est pas fixe, il bouge encore.

Pour lui, la variabilité du quantique est plus fondamentale que le temps qui en est une conséquence 

Il y a 3 heures, ashaku a dit :

Nous ne savons pas en revanche dans quel espace se déroulent ces possibles avant de devenir l'actualisé concret que nous expérimentons. Est-ce celui qui nous est familier ou est-ce un autre endroit, inaccessible à nos sens ? Platon avait-il vu juste avec son monde des idées parfaites, comme une fonction d'onde immatérielle de la réalité ? Il est pourtant largement remis en question par beaucoup de philosophes qui lui ont succédé (mais tu sembles dire que la philosophie occidentale s'est fourvoyée depuis longtemps).

Ce qui est certain c'est que les calculs du quantique nécessitent de changer radicalement notre perspectives 

Les quantités physique traditionnelles comme l'impulsion, la position, l'énergie sont remplacées par des observables.

Et mathématiquement ces observables sont des opérateurs formalisés dans des algèbres d'operateurs qui remplacent le concept habituel de fonctions.

Et ces opérateurs ne commutent plus.

La géométrie Riemanienne n'y est plus qu'un cas particulier au sein d'un espace dit de Hilbert généralement de dimension infinie hormis les cas simples duals comme le calcul du spin.

Alain Connes est le grand gourou de cette géométrie non commutative 

Pour lui, lorsqu'on ne connaît pas toute l'information sur le système quantique du fait de la non commutativité à l'origine du principe d'indétermination, une dynamique se met en place ce qui est à l'origine de ses découvertes et de sa médaille Fields.

Cette dynamique est mathématiques et il la relit à l'émergence du temps physique avec son concept de temps thermodynamique.

Rovelli en travaillant sur les équations Wheeler Dewitt a constaté cette disparition du temps de ses équations car l'hamiltonien qui formalise normalement l'évolution dans le temps fait partie des contraintes 

Et donc si on donne crédit à ce travail, le temps ne peut qu'émerger de la thermodynamique 

C'est la thèse des deux hommes 

Je poursuivrai un autre jour sur ce concept de couplage de phases duquel la mécanique classique émerge de la mécanique quantique si tu le veux bien

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 661 messages
Forumeur expérimenté‚ 44ans‚
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il y a 23 minutes, zenalpha a dit :

En revanche un électron qui "remonte dans le temps" peut être vu mathématiquement comme son antiparticule, le positron qui avance dans le temps.

Effectivement, c'est ce que les diagrammes de Feynman montrent, l'antiparticule et la particule qui se rencontrent s'annihilent en un photon. On peut le voir dans une chronologie classique où l'électron a émis un photon mais on peut le voir dans le sens inverse où le photon se scinde en 2 particules.

3_diagram.gif.a6ea07f82293cd4391b0e3e06db71102.gif

L'image du photon qui remonte le temps ne vient pas du livre, c'était ma tentative de compréhension de l'expérience avec l’émetteur, le récepteur et le miroir. On dirait que le photon fait un premier voyage en tant qu'onde avant d'en faire un deuxième en tant que particule. L'expérience des fentes de Young montre que le photon, seul et en tant qu'onde, peut interférer avec lui-même (!).

Et effectivement, l'expérience de la gomme quantique retardée fait encore plus douter de la compréhension de la réalité.

 

il y a 25 minutes, zenalpha a dit :

Notre choix de mesure ne change pas le passé de la particule mais il fige quel état d'un passé indéterminé vient se figer pour nous et par notre mesure.

Ce mot mériterait un topic à lui seul. Quand je réfléchissais au multivers, je me demandais comment on naviguait d'une réalité à une autre parmi une infinité de réalité possibles et c'est le concept de choix qui s'est imposé comme opérateur de navigation. C'est logique à plus d'un titre et ça a des conséquences surprenantes comme "nous vivons seuls dans un univers fait sur mesure pour nous (selon nos choix)".

Ceci mis à part, c'est un début d'explication de ce qui est un grand mystère pour moi : le passage de potentiel à actuel. J'essaie de visualiser comment la chose est possible, comment un son finit par être produit, comment une idée finit par germer, comment un objet qui n'existait pas se met à exister.

On le retrouve avec "l'état indéterminé qui devient figé". Et ce passage se fait -dans les exemples de MQ- par la mesure, le moment où une conscience fait le choix de regarder. C'est assez extraordinaire de constater ce lien entre la conscience et l'état physique. Transposé à l'échelle macro, ça donne des phrases contre intuitives comme "les objets existent parce qu'on les regarde". Mais qui a fait exister le premier objet ?

 

il y a 51 minutes, zenalpha a dit :

Je poursuivrai un autre jour sur ce concept de couplage de phases duquel la mécanique classique émerge de la mécanique quantique si tu le veux bien

Et je lirais avec plaisir à ce moment-là. J'ai aussi besoin de temps pour absorber ce que tu partages. J'ai plus d'une fois entendu parler de Connes sans jamais vraiment m'y intéresser, il serait peut-être temps. Et s'il faut que je révise Riemann, il va me falloir beaucoup de temps ^_^'

Ces derniers temps, mon esprit est embrumé par les repas festifs et ma réflexion peine un peu. Mais tu l'alimentes qualitativement, ne serait-ce que cette mention à la symétrie, c'est lumineux.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Il y a 22 heures, ashaku a dit :

Je n'ai pas tout compris dans cette phrase, qui éveille la curiosité. La notion de phase est nouvelle dans notre discussion je crois ? Ces phases représentent-elles l'espace dont je parlais plus haut, là où se situeraient les potentialités ?

Hello, j'avais projeté de revenir la dessus.

Mais d'abord il faut se souvenir que les intégrales de chemin de Feynman sont un formalisme alternatif de la mécanique quantique basé sur le principe de moindre action.

Un formalisme extrêmement productif pour la physique.

Dans ce formalisme, au lieu de se doter une image mentale d'une particule comme un "nuage de probabilités" que la mesure vient effondrer pour figer un état unique,

Il faut te doter d'une autre image mentale où une particule qui va du point A au point B emprunte tous les chemins simultanément de A à B

A chaque chemin, tu associes un nombre complexe, une amplitude de probabilités.

La phase est un concept existant déjà en mécanique classique 

Un cycle complet pour une onde est de 2pi et calculer une phase revient juste à calculer à quel niveau du cycle l'onde se trouve.

En mécanique quantique, l'état d'une particule est décrite par une fonction d'onde qui est une amplitude de probabilité complexe dont le carré donne la probabilité de trouver la particule 

"Visuellement", un nombre complexe est un point dans le plan et sa phase est l'angle que représente le vecteur de l'origine à ce point avec l'axe des réels.

Revenons à ma phrase initiale ..

Quand une infinité de chemins mènent la particule de A à B, on additionne leur amplitude complexe (leurs phases) 

Si les phases sont alignées entre deux chemins elles s'additionnent constructivement (comme le "sommet" d'une vague sur un autre "sommet" de vague)

Si les phases sont opposées elles s'annulent destructivement comme un "sommet" de vague sur un "creux" de vague.

Or il se trouve que beaucoup plus de chemins qui se rapprochent de la trajectoire de moindre action viennent s'additionner alors que les chemins "exotiques" qui ont des trajectoires "saugrenues" ont des phases qui viennent se neutraliser

C'est ce qu'on appelle la limite classique ou encore l'approximation semi classique 

Et cela est la clé pour comprendre comment le monde déterministe classique régit par les équations de Newton par exemple émerge du monde probabiliste et multiple de la mécanique quantique 

Par couplage de phases

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Il y a 18 heures, ashaku a dit :

On le retrouve avec "l'état indéterminé qui devient figé". Et ce passage se fait -dans les exemples de MQ- par la mesure, le moment où une conscience fait le choix de regarder. C'est assez extraordinaire de constater ce lien entre la conscience et l'état physique. Transposé à l'échelle macro, ça donne des phrases contre intuitives comme "les objets existent parce qu'on les regarde". Mais qui a fait exister le premier objet ?

Ce lien n'est pas le paradigme actuel de la mécanique quantique.

Ce que je veux dire, c'est qu'il existe une myriade d'excellents physicien qui ont fait ce raccourci que notre conscience, quoi qu'elle soit car insuffisamment définie, était la variable d'ajustement qui venait figer un état classique depuis les potentialités du quantique.

Cette école de pensée en 2025 n'est pas totalement morte mais elle est devenue très minoritaire : elle est extrêmement remise en cause par les progrès réalisés concernant la décohérence qui étudie comment un système quantique décohère avec des systèmes macroscopiques qu'un individu conscient regarde ou non

Cette théorie n'est pour autant pas morte

Nous avons parfaitement compris la notion de fonction d'ondes, très bien compris les mécaniques de la décohérence mais pas encore compris le mécanisme même du choix à savoir pourquoi un des états précis émerge de ces potentialités

Pour Connes et c'est passionnant j'en ai rapidement parlé, c'est même cet aspect aléatoire qui est à l'origine de la dynamique donc du temps.

Mais cet autre courant reste actif, tu as un Hawking qui explique dans y a t'il un grand architecte dans l'univers que c'est notre acte d'observation aujourd'hui qui crée les conditions de l'univers au moment du big bang !

Ou Penrose qui développe sa théorie de réduction objective orchestrée avec Stuart Hameroff

Il convient de rester attentifs

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Membre, 35ans Posté(e)
Loufiat Membre 2 602 messages
Mentor‚ 35ans‚
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Le 15/12/2025 à 16:43, ashaku a dit :

Derek Parfit théorise ce problème, selon lequel on ne peut pas faire de mal à quelqu'un qui n'existe pas. Il faut comprendre en introduction que si vos parents vous avaient conçu un mois plus tard ou dans des conditions différentes, l'enfant qui serait né ne serait pas vous et vous n'existez pas.

Par exemple, une femme enceinte narcissique qui conçoit l'idée de modifier son fœtus avec une pilule magique pour le rendre handicapé de naissance (et obtenir plein d'attention personnelle pour elle-même) ne fait pas de mal, car l'enfant sain qui aurait pu naître à la place ne naîtra jamais. Pas de victime, pas de crime. Parfit évalue en outre que l'enfant né handicapé n'est pas victime non plus de ce traitement mais doit au contraire être reconnaissant à sa mère qui l'a fait exister, lui spécifiquement plutôt qu'un enfant sain.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Problème_de_la_non-identité

Un autre exemple met en scène notre société avec deux routes possibles : la préservation des ressources ou leur épuisement. La préservation permet aux futurs humains de prospérer tandis que leur épuisement nous donne un bonus à court terme avant de laisser nos descendants se débrouiller avec les restes. Parfit suggère qu'il vaut mieux choisir l'épuisement des ressources car il donne un bonus directement visible sur des gens qui existent vraiment et ne donne un malus qu'à des gens qui n'existent pas donc il n'y a aucun acte immoral qui est commis puisqu'il n'y a personne de lésé.

Il y a d'autres exemples comme par exemple la grossesse adolescente. Faut-il la prévenir ?

Je me suis fait ma petite idée sur ce concept mais j'aimerais tout de même lire l'opinion des philosophes du forum avant de l'aborder. Connaissiez-vous ce problème éthique ? Quelles conclusions en tirez-vous ?

Bonjour, 

Je ne connais pas cet auteur et ses écrits. Zenalpha a l'air de dire que votre résumé est lapidaire et ne lui rend pas justice. Je suis incapable d'en juger ! Et vous reconnaissez sans difficulté ne pas vous être intéressé à son oeuvre en entier. 

Ceci étant dit, sur ce point précis que vous mettez en avant, indépendamment de l'auteur donc, l'idée me pose un gros problème, parce que tout choix, "éthique" ou non, au moment d'être réalisé, met généralement en jeu des conséquences imaginaires, qui donc n'existent pas, et en fonction desquels pourtant j'agis. En effet, qu'est-ce qui me pousse généralement à agir ? Qu'est-ce qui m'oblige à choisir ? En général quand je suis devant un choix, c'est que je fais face à des conséquences possibles prévisibles différentes, et en grande partie aussi inconnues ; je tente de me représenter ces consequence et je pèse mon action en fonction. Ainsi, le plus souvent quand j'agis, c'est en fonction de ces conséquences prévisibles, à moins que ce ne soit par principe ou par habitude ce qui est aussi possible. Alors donc le critère de mon choix et la direction de mon action, ce sont bien des choses qui n'existent pas, ou pas encore. Vraiment, très souvent j'agis pour des choses que j'imagine qui vont arriver et être d'une façon plutôt que d'une autre. Recevoir mon salaire le prochain mois par exemple, et tout ce qui pourra s'en suivre. 

Je vais plus loin. Toute action tendue vers un but (une oeuvre d'art, une réalisation artisanale, par exemples) n'existe pas avant que d'avoir ete réalisée mais nécessite une action pour venir au monde. Si je ne prends jamais mes pinceaux il n'y a aucun tableau bon ou mauvais. 

Si même j'agis pour moi, disons par exemple que je prenne une gourde d'eau bien fraîche avant d'entamer une longue marche ; mais ce moi qui a soif n'existe pas encore ! Pourquoi prendre la peine de préparer une gourde ? 

Bref cette idée me semble regressive. Elle veut la régression. Jouir plutôt que prévoir. Consumer plutôt que préparer. La logique men semble décadente en quelque sorte. 

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 661 messages
Forumeur expérimenté‚ 44ans‚
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Bonsoir @Loufiat et merci pour cette réponse au sujet d'origine. Elle est très pertinente si je l'ai correctement comprise, permettez-moi de la reformuler pour vérifier.

Vous dites que lorsque nous parlons de bien et de mal, nous parlons d'éthique et qu'en ce domaine la notion de choix est centrale. Et que le choix se fait en évaluant les conséquences prévisibles qui ne sont jamais advenues au moment du choix.

L'exemple de Parfit peut être transposé en "si j'oublie ma gourde d'eau, je ne fait pas de mal à mon moi futur qui aurait pu ne pas avoir soif parce qu'il n'existera jamais". Et le moi futur qui a soif ne devrait pas se plaindre car il n'existerait pas si j'avais pris une gourde. C'est une lecture du problème qui permet de mieux le comprendre je trouve, sans impliquer de bébés handicapés.

Mais si j'ai bien compris l'exemple de Parfit, il essaye de dire que l'éthique ne doit pas se construire autour de valeurs individuelles mais collectives. La recherche d'une éthique pour l'individu mène à des cul-de-sac comme celui qu'il donne.

 

Votre exemple est très parlant, notamment sur un point qui m’interpelle : le passage de potentiel à actuel. Avant le choix de la gourde, le futur moi qui a soif et celui qui n'a pas soif sont tous deux potentiels. Au moment où je choisi de prendre une gourde, je commence à faire exister celui qui n'a pas soif même s'il n'est pas encore actuel, il s'en rapproche. La version qui a soif s'efface un peu de la réalité, mais pas tout à fait (je peux perdre ma gourde en route).

Le passage de l'état de potentiel à celui d'actuel semble se faire par une série de choix face à des évènements. La notion de choix est en première ligne dans le mécanisme de "fabrication de la réalité", ce qui interpelle tout de même. Comment finissons-nous par choisir ? Comment l'environnement en est informé pour s'y conformer ?

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Membre, 44ans Posté(e)
ashaku Membre 661 messages
Forumeur expérimenté‚ 44ans‚
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Le 01/01/2026 à 10:42, zenalpha a dit :

Cette école de pensée en 2025 n'est pas totalement morte mais elle est devenue très minoritaire : elle est extrêmement remise en cause par les progrès réalisés concernant la décohérence qui étudie comment un système quantique décohère avec des systèmes macroscopiques qu'un individu conscient regarde ou non

Cette théorie n'est pour autant pas morte

Nous avons parfaitement compris la notion de fonction d'ondes, très bien compris les mécaniques de la décohérence mais pas encore compris le mécanisme même du choix à savoir pourquoi un des états précis émerge de ces potentialités

J'ai repensé à un exemple. La génération procédurale de labyrinthes aléatoires pour des jeux comme Diablo. Imagine une grille vide -c'est le futur labyrinthe vu de haut- dont chaque case peut recevoir une valeur. Mettons que la case peut être un couloir gauche-droite ou un cul de sac vers le haut ou un croisement. Il y a plusieurs valeurs possibles et au début, toutes les cases sont également vierges d'information, tout est possible.

Le programme va attribuer une valeur aléatoire à une case aléatoire. Puis, il va mettre à jour les cases adjacentes. En effet, si ma case est un croisement alors les cases adjacentes doivent mener au croisement, les valeurs incluant un mur à cet endroit sont éliminées.

Le programme continue d'attribuer des valeurs à des cases et à chaque fois, il met à jour les cases adjacentes. Au bout d'un moment, l'une des cases adjacentes n'a plus qu'une seule valeur possible, elle s'attribue donc automatiquement cette valeur et met à jour les cases autour d'elle, ce qui peut déclencher une réaction en chaine qui va attribuer une valeur finale à toutes les cases du labyrinthe, après en avoir seulement rempli quelques unes.

Ce mécanisme illustre l'effondrement de la fonction d'onde dans le cas d'un système quantique. Mais il illustre aussi le passage potentiel-actuel à l'échelle humaine. Chaque choix que nous faisons face à une situation, c'est une valeur attribuée à une case du labyrinthe. Au bout d'un moment, nos choix cumulés mènent à des conclusions inéluctables.

Cumulés individuellement mais aussi collectivement. Et il resterait à déterminer quel mécanisme déclenche la réaction en chaîne et attribue automatiquement les valeurs restantes après les choix.

Le 01/01/2026 à 10:42, zenalpha a dit :

Pour Connes et c'est passionnant j'en ai rapidement parlé, c'est même cet aspect aléatoire qui est à l'origine de la dynamique donc du temps.

Rapport au temps, je l'ai rapidement évoqué, la flèche du temps semble inversée.

Du point de vue du sujet (nous), les évènements se déroulent depuis le passé vers le futur. Les causes étaient hier, les conséquences seront demain.

Mais du point de vue des objets, les potentialités sont dans le futur et ne se figent en une seule valeur actuelle que dans le passé. Si chronologiquement l'ordre est 1. potentiel puis 2. actuel, cela place la cause dans le futur et la conséquence dans le passé.

Paradoxe.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 23 738 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Il y a 10 heures, ashaku a dit :

J'ai repensé à un exemple. La génération procédurale de labyrinthes aléatoires pour des jeux comme Diablo. Imagine une grille vide -c'est le futur labyrinthe vu de haut- dont chaque case peut recevoir une valeur. Mettons que la case peut être un couloir gauche-droite ou un cul de sac vers le haut ou un croisement. Il y a plusieurs valeurs possibles et au début, toutes les cases sont également vierges d'information, tout est possible.

Le programme va attribuer une valeur aléatoire à une case aléatoire. Puis, il va mettre à jour les cases adjacentes. En effet, si ma case est un croisement alors les cases adjacentes doivent mener au croisement, les valeurs incluant un mur à cet endroit sont éliminées.

Le programme continue d'attribuer des valeurs à des cases et à chaque fois, il met à jour les cases adjacentes. Au bout d'un moment, l'une des cases adjacentes n'a plus qu'une seule valeur possible, elle s'attribue donc automatiquement cette valeur et met à jour les cases autour d'elle, ce qui peut déclencher une réaction en chaine qui va attribuer une valeur finale à toutes les cases du labyrinthe, après en avoir seulement rempli quelques unes.

Ce mécanisme illustre l'effondrement de la fonction d'onde dans le cas d'un système quantique. Mais il illustre aussi le passage potentiel-actuel à l'échelle humaine. Chaque choix que nous faisons face à une situation, c'est une valeur attribuée à une case du labyrinthe. Au bout d'un moment, nos choix cumulés mènent à des conclusions inéluctables.

Cumulés individuellement mais aussi collectivement. Et il resterait à déterminer quel mécanisme déclenche la réaction en chaîne et attribue automatiquement les valeurs restantes après les choix.

La recherche de ce mécanisme est le domaine de l'interprétation de la mécanique quantique.

L'école de Copenhague n'en a cure, le "shut up and calculate", mais c'est une idée opérationnelle de la science qui se limite aux observables et concernant laquelle beaucoup de physiciens veulent aller plus loin...

Ces dernières années, la capacité d'Alain Connes à étendre le modèle standard de la physique classique en intégrant dans son modèle non commutatif des informations qui devaient être introduites à la main comme le champ de Higgs m'a interpellé.

Et même indépendamment de lui, qui va plus loin, certaines choses sont bien connues.

La partialité de la mesure par exemple est bien comprise.

Tu as une description complète de l'univers et de l'appareillage macroscopique de mesure qui est ce qu'on appelle un état quantique pur.

Mathématiquement, c'est un vecteur d'état dans l'espace de Hilbert et la description de tous les possibles est à la fois complète et intemporelle 

Mais nous...système macroscopique, n'avons accès qu'à une partie de ce système, une simple perspective, nous n'avons accès qu'aux observables.

Concrètement.. une observable est une de ces valeurs finalement mesurées et fixées (car intriquée au système macroscopique) après la mesure de l'état de la particule, états qui resteraient superposés et apparaîtraient toujours sous une forme indéterminée s'il y avait un autre observateur indépendant s'intéressant au système et non intriqué à lui.

On parle ici d'état réduit, d'état mixte ou statistique et donc nous figeons par notre perspective classique un état qui peut être mathématiquement représenté par une matrice densité comme dans le formalisme de Heisenberg, c'est l'état des observables.

L'état pur global représente l'univers entier et le système et l'état mixte dépendant de notre perspective s'obtient dans le formalisme cadre de la mécanique quantique en prenant la trace partielle sur les degrés E de l'environnement de la matrice densité globale.

Imagine un nuage par exemple, l'état pur revient à connaître le détail fin de chaque particule de manière détaillée et superposée alors que notre appareil photo macroscopique qui fait partie de ce système et n'en est qu'une représentation classique ne peut prendre qu'une perspective fixe qui relie les états compatibles à notre perspective appelés observables dont la mesure va venir fixer une des potentialités de manière intriquée à lui.

Mathématiquement tout cela fonctionne parfaitement 

Aux états purs une Algèbre totale A

Aux états mixtes une sous algèbre correspondant aux observables qui peut être représentée par la matrice densité de Heisenberg et captée dans les algèbres de Van Neumann par une trace partielle.

La paire appareil de Mesure / Environnement est une sous algèbre M(A) qui correspond à notre fenêtre d'observation ou notre perspective classique 

Déjà si on comprend que nous ne faisons partie que d'une totalité quantique sur laquelle notre perspective est limitée, c'est déjà une représentation mentale plus fine.

Mais le point essentiel, c'est de comprendre que le "collapse" ou l'effondrement de la fonction d'ondes et cette fois, pour Alain Connes, n'est pas du tout mystérieux...mais que la simple conséquence de ne pouvoir considérer qu'une partie des degrés de liberté par l'intrication de notre système macroscopique.

Presque plus de mystère si on comprend ça comme une possibilité sérieuse.

C'est d'autant plus sérieux, indépendamment des avancées majeures de Connes sur le modèle standard non commutatif au niveau semi classique que...et je vais te demander de t'accrocher un peu...

Un état KMS est un état qui est une condition d'équilibre thermique pour les systèmes quantique en présence d'un nombre infini de degrés de liberté (comme le bain thermique de l'univers au dessus du zéro absolu)

Tu as une relation par prolongement analytique qui existe entre fluctuations quantique, évolution temporelle et température qui relie une algèbre d'observables avec un état satisfaisant la condition KMS et l'inverse de la température 

Connes n'intervient pas a ce niveau

Mais Tomita et Tomesaki ont construit à partir de cette condition d'équilibre KMS un état sur une algèbre de Von Neumann qui génère ce qu'on appelle un groupe modulaire avec sa propre dynamique 

Ce qu'a fait Alain Connes...

C'est de sortir de la perspective habituelle où on construit un temps extérieur et un hamiltonien pour construire l'évolution du système qui est nécessaire pour cet état KMS

Pour postuler que ce groupe dynamique modulaire est en réalité le temps physique lui-même 

Je te passe d'autres détails rébarbatifs mais non seulement cette trace partielle permet de comprendre que c'est notre perspective classique limitée qui fige une valeur intriquée et partielle lors de la mesure

Mais elle émet l'hypothèse que c''est cette variabilité intrinsèque par notre méconnaissance de tous les degrés de liberté des details fins de l'ensemble de l'univers qui génère ce groupe modulaire à l'équilibre KMS donc qui crèe le temps physique 

Le temps émergerait de la différence entre l'information totale et l'information partielle qui nous est accessible et l'aléa du quantique est donc fondamental, pas de mécanique...et à l'inverse nécessaire pour faire émerger le temps par thermodynamique 

"L'alea quantique est le tic tac de l'horloge divine" écrit il de manière plus littéraire 

Pour Connes on passe de cette dynamique mathématiques (le groupe modulaire du formalisme) au temps physique du fait de la variabilité intrinsèque du quantique liée à notre perspective partielle et à la présence du bain thermique dans lequel l'univers baigne

L'état à l'équilibre KMS possède ainsi une période dans la direction imaginaire du temps complexe, période qui est l'inverse de la température et qui donne l'échelle du temps physique 

C'est la signature géométrique de l'équilibre thermique 

Bref...si jamais il a raison, philosophiquement, beaucoup de choses s'expliquent

Si on y travaille évidemment parce que derrière tout cela le modèle standard non commutatif fonctionne 

Il y a d'autres pistes mais moins fécondes 

Modifié par zenalpha
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