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Dieu n'existe pas, c'est prouvé.

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Alain Brassens

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Membre, 74ans Posté(e)
yagmort Membre 2 131 messages
Forumeur vétéran‚ 74ans‚
Posté(e)
il y a 11 minutes, Arkadis a dit :

Je pense que le libre arbitre existe mais dans une mesure limitée.

C'est forcément limité. Pour qu'il y ait libre-arbitre il faut a priori (et ça rejoint le débat sur le principe anthropique donc l'hypothèse Dieu) :

- que la conscience pourvue du libre-arbitre ait une possibilité d'infléchir si peu que ce soit le cours des événements...
- que cette conscience ait un minimum de visibilité et de prédictibilité sur les conséquences de ses choix, donc qu'il y ait aussi déterminisme global...

Dieu ou pas, le cahier des charges n'était pas simple. Et je répète, choisir ou parier sur l'absence totale de libre-arbitre revient à choisir ou parier sur l'impossibilité radicale de choisir ou parier sur quoi que ce soit.

En outre, s'il n'y a pas du tout de libre-arbitre, il est impossible d'expliquer la conscience comme une adaptation évolutive à quoi que ce soit.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 24 199 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)
il y a 40 minutes, Arkadis a dit :

Ici il s'agit du principe anthropique en général et notamment du principe anthropique fort qui pose l'hypothèse que tout converge vers l'homme (Staune est un chrétien). Si  l'homme est la fin de l'univers, s'il en est la cause finale, nous pouvons parler de finalisme. Ca n'a d'ailleurs aucune importance ici l'emploi de ce mot, il s'agit de savoir en fait si Dieu ou tout autre principe ou tout autre "mystère" a conçu l'univers pour l'homme, c'est là la question posée. Oui ou non le principe anthropique tient-il la route ? Pour moi non.

Le libre arbitre est une interprétation de l'expérience, toute expérience étant toujours interprétée. Ce qui fait que la même expérience n'engendre pas les mêmes conclusions selon les observateurs. D'où les controverses éternelles sur ce sujet. Je pense que le libre arbitre existe mais dans une mesure limitée. Il existe un choix possible mais l'éventail des choix possibles est limité (c'est mon interprétation de mon expérience). Décider que le libre arbitre existe n'a pas pour vocation de convaincre qui que ce soit cela a pour vocation de guider sa propre vie. 

Les controverses sur la question du libre arbitre ne cesseront jamais car il y a toujours un acte de volonté à l'origine des positions prises. Il y a celui qui décide que le libre arbitre n'existe pas et il y a celui qui décide que le libre arbitre existe. Une fois la décision prise (in petto) après c'est un éternel débat. La question intéressante est : pourquoi celui là décide (ou espère) que le libre arbitre existe et pourquoi celui là décide (ou espère) que le libre arbitre n'existe pas. 

 

Sur ton dernier point, l'écoute du vieux Zen peut être entendu à défaut d'être adoptée.

Parce qu'à y réfléchir, poser la question "ai-je un libre arbitre" oui / non, c'est dans tous les cas tomber dans le piège du dualisme et le piège du choix

L'observateur et l'observation séparés, deux mondes déconnectés.

Et si on s'en rend compte, nous pouvons peut-être avoir une approche plus subtile, disons... différente.

Ni marionnettes du destin, ni créateurs de nos choix isolés du monde.

Il y a un cheminement.

Quand nous sommes en colère, que nous avons peur, que nous sommes dans le confort des habitudes alors oui, nous sommes conditionnés par le personnage 

Et finalement la réelle libérté ne naît que lorsque l'on cesse de poser nos masques, encore faut il les identifier 

J'en ai souvent parlé mais d'une part nous jouons des masques qui font que nous renier un jour serait pour la plupart des gens un effondrement total de ce qu'ils croient avoir construit 

D'autre part...nous avons tous une aptitude au mal qui n'a d'égale que notre aptitude au bien, rien ne sert de se névroser mais de le savoir et de choisir en toute conscience

Enfin...la véritable action est cette action spontanée, le wu wei, ou le moi et l'ego s'effacent pour une action spontanée qui demande un énorme travail sur soi 

Lorsque je bouscule car je bouscule, c'est pour l'autre, faire tomber le masque

Moi je m'en fous, je me suis bousculé toute ma vie

Mais ici bas les gens raisonnent en bons contre mauvais, en dualité et tous ont leur bouc émissaire 

Mais aucun ne se rend compte de sa prison intérieure 

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