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sagaidatch

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  • Date de naissance 10/08/1972

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  1. Je ne perçois pas "le terroriste" dans le même inconscient collectif que le vôtre. Ce mot, terroriste, a marqué mon enfance et mon adolescence. Il y a eu d'abord la lecture des "Possédés" de Dostoïevski (traduit aujourd’hui par "Les Démons") qui m'a marquée mais aussi les actes terroristes des anarchistes russes dont ma grand mère, russe, parlait avec un curieux mélange d'horreur et de fascination. Pour moi un terroriste est soit un solitaire, soit un membre d'une petite organisation révolutionnaire ou anarchiste qui projette de tuer pour créer la panique et le chaos social. Le terrorisme est donc lié au nihilisme. Rien de religieux. Aujourd’hui le terrorisme est lié à l'islamisme en France, donc à une religion. Mais c'est un cas particulier français voire européen (ou moyen oriental bien sûr). Aux USA où une partie de ma famille vit, le terroriste est plutôt ce jeune qui va entrer dans un établissement scolaire et se mettre à dézinguer tout le monde. Mais il y a aussi ce type qui entre dans une chambre d' hôtel avec un arsenal et qui va massacrer les passants sur un parking. Le Bataclan et Nice m'ont brusquement mise en relation psychique avec le nihilisme historique russe. J’eus le sentiment que ces terroristes en avaient hérité. Surtout ceux du Bataclan. Très différents des kamikazes musulmans qui se font sauter. Là il y a eu des événements inouïs (comme ce dialogue surréaliste entre un tueur et un couple), directement puisés dans la tradition littéraire (Dostoïevski ?) russe. (Mais que l'on songe aussi à la bande à Bader et à Action directe). Dans mon inconscient, qui puise dans un collectif historiquement et géographiquement étendu, puisqu'il est étendu sur des siècles et sur tous les territoires, le terrorisme peut surgir de partout, de l'islamisme certes, mais demain il pourrait jaillir de notre jeunesse, comme c'est déjà le cas aux USA. Le terrorisme est une surrection inouïe d'une violence portée à une incandescence solaire. Quoi qu'il en soit dire qu'un casseur est un terroriste est une exagération et même une outrance si l'on tient pour terroristes les individus dont je viens de parler.
  2. Je ne parviens pas à vous lire avec attention. Votre style est en désaccord (au sens musical) avec ma sensibilité. C'est au nom de ma culture (au sens : ensemble de traditions héritées et complétées par l’expérience) que j'exprimais mon agacement face au comportement de cette femme. Il est clair que nous ne participons pas d'un même héritage ni d'une même expérience. Faisons-en le constat et choisissons désormais de nous éviter. Bonne soirée.
  3. Il est curieux votre texte. La logique est la rationalité ? Le dogmatisme nie la logique ? Hum vous faites fi des définitions communes, pas évident du coup de vous suivre. Croyez-vous vraiment que faire la différence entre enseigner à penser et enseigner quoi penser s'appuie sur des choses comme la logique ou la rationalité ? Il y a derrière cette différence, enseigner à penser et enseigner quoi penser, des choix moraux me semble-t-il. Est-ce que je formate mes enfants afin de les entrainer dans mes engagements (que je crois judicieux) ou est-ce que je leur apprends à penser par eux-mêmes quitte à les voir plus tard me contester et faire des choix contraires aux miens ?
  4. sagaidatch

    L'Erreur et l'Orgueil

    Scruton est le nouveau maitre à penser de Wauquiez ? Espérons que la lecture de cet auteur lui donne un peu plus de densité. Je me méfie des philosophes, parleurs de haut vol mais piètres hommes d'action. Des mots comme "essence" ne déterminent pas mon action. Qui vraiment connait l'objet du désir ? L'obscur objet du désir. Aussi je ne dirai pas que le désir de l'homme (et de la femme ?) est d'être heureux, de bien vivre et de bien agir. Vivre dans l'aisance n'est pas un péché. Wauquiez veut le pouvoir ? Oui. Mais je ne vois pas ce qu'il veut en faire. Toutefois je me garderai bien de dire que son but est de tout mépriser. Je ne le connais pas assez pour émettre de tels jugements. Il me semble qu'il ressemble à la gauche actuelle, les Glucksmann et Hamon : de purs intello qui ne parviendront jamais à emporter le "peuple" avec eux, si l'on entend par peuple les classes populaires. Il est vrai que Wauquiez vise les classes moyennes, tendance aisée. Je ne suis pas sûre que cela puisse former une majorité. En plus il chasse des populations déjà chassées par Macron.
  5. A vrai dire ma remarque sur la conscience, produit d'une infrastructure, résultait d'un agacement. C'était une manière de dévaluer la pensée d'un personnage tant celui-là m'avait agacée pour son autosatisfaction sociale qui selon lui justifiait de condamner sans appel les gilets jaunes. Bon je n'ai pas insisté, je prends la mesure d'un forum où ceux et celles qui interviennent sont surtout là pour expulser leurs émotions. Pourquoi pas. Mais en choisissant d'expulser exclusivement leurs émotions les intervenants ne permettent pas le dialogue. Mieux vaut ici utiliser cet espace, le forum, qui a l'avantage de provoquer un décalage par rapport à soi, pour mener ses propres études ou publier ses propres créations ou choix, ce que font d'ailleurs beaucoup de personnes. Vos développements sur la parole je peux y souscrire mais ce type d'analyse laisse la lectrice que je suis dubitative. Je ne vois pas que faire de votre analyse. Elle est documentée, peut être vraie, mais elle me laisse pourtant sceptique. Vous remontez à Hitler, mais ce phénomène, que la parole des "maitres" (que le maitre soit un homme, une femme, une classe sociale ou un système qui marcherait désormais par lui-même) investisse celle de l'individu lambda remonte à la socialisation de l'homme, c'est-à-dire que ce phénomène est propre à l'homme. Quand on voit, au moment des croisades, les milliers de pauvres gens qui se précipitèrent à pied pour aller investir le tombeau du Christ, massacrant au passage les apostats et se faisant in fine massacrés jusqu'au dernier devant les portes de Jérusalem, il est permis de se dire qu'il y a bien eu là, aussi, une prise de possession de la parole, au détriment de ces pauvres gens, pour le bénéfice (lequel d'ailleurs ?) des dominants de l'époque.
  6. sagaidatch

    L'Erreur et l'Orgueil

    Il y a dans ce livre, à côté de la critique du marxisme, quelques envolées étonnantes : "Lorsqu'un peuple prend conscience de son passé et qu'il le revendique en tant que possession collective, il ne pense pas de la même manière que les historiens...Il pense comme pensent les prophètes, les poètes et les faiseurs de mythes qui renvoient leur sentiment d'identité présent à leurs ancêtres dans le but de revendiquer ce passé comme le leur". Cette référence aux ancêtres est aussi la mienne, comme elle est celle des Hébreux, des Russes, des Japonais, des Chinois...Mais cette référence aux ancêtres ne fait pas de tri, c'est toute la lignée ancestrale jusqu’aux origines qui est honorée. La faiblesse de l'identité française est que trop nombreux sont ceux qui pensent qu'il va de soi que l'histoire honorable de la France ne commence qu'en 1789 et que seule vaut la République. C'est toujours étonnant d'entendre parler nos politiques de la République : "C'est la République que l'on veut assassiner". Il n' y a que dans notre pays qu'il puisse aller de soi que la passion amoureuse puisse s'investir dans une chose : la République. La passion d'un pays pour lui-même ne peut réellement s'investir que dans des femmes et des hommes, pas dans une chose, s'appellerait-elle : la République.
  7. sagaidatch

    L'Erreur et l'Orgueil

    Scruton estime que la seule source émotionnelle qui inspire Marx est le ressentiment. Mais il ne condamne pas pour autant, ni ne dévalorise, le ressentiment. Il pense qu'il y a deux attitudes face au ressentiment : soit l'exaspérer et tomber dans l"idéologie marxiste, la lutte des classes et la dictature du prolétariat, soit le transcender en organisant positivement la vie sociale. Son attitude face aux passions dites tristes n'a rien à voir avec celle de Spinoza. Je crois qu'il voit dans les passions tristes des marques d’énergie, des manifestations d’énergie qu'il s'agit de transcender. Cela change avec la manière courante de dévaloriser le ressentiment. Mais c'est un fait culturel grégaire cela : toujours dévaloriser ce que sont les pensées et les sentiments lorsque ceux-ci ne tombent pas dans les conventions. (Je me demande si, en outre, ce n'est pas là l’héritage catholique).
  8. Il y a aussi beaucoup de femmes parmi les gilets jaunes. des femmes seules, avec des enfants, semble-t-il. Il y a aussi, je crois, chez beaucoup d'entre eux, la souffrance de ne pas être reconnus, le sentiment d'être niés. Je pense que vous raisonnez en omettant de vous mettre en situation. Si vous ne souffrez d'aucun des maux endurés par les gilets jaunes, c'est absurde de piller. Mais quand vous êtes en situation difficile, que vous souffrez, alors vous pouvez commettre des actes irrationnels. Vous pouvez transformer votre souffrance en violence contre l'autre (cela ne signifie pas que je justifie la violence). Je ne crois pas que la violence contre les étrangers provienne du désir de mépriser ni du désir d'exister. En fait je ne vois pas d'où vient cette violence. Du coup c'est très délicat de contrer celui ou celle qui attaque l’étranger. J'ai toujours l'impression que non seulement ça ne sert à rien (de les contrer) mais ça les rend encore plus haineux. La haine de l’étranger, parce que cet autre est justement un étranger, me déroute. Je ne la comprends pas. "Les rats de ville jaunes", vous êtes cruelle mais votre cruauté me fait rire, et je me découvre soudain affreuse ! Vous êtes vilaine de me mettre face au miroir pour m'entendre dire : tu te moques, toi aussi.. "Regarder BFM pour voir sa ville flamber". Vous touchez là les obscurités de l'âme humaine ! Ils aiment contempler Rome en feu ces accrocs de la consommation démonstrative. Ensuite, ravis par le spectacle ils poussent au crime : "qu'on leur tire dessus ! soyons braves, osons". Quel spectacle en perspective. Les petits bourgeois s'ennuieraient-ils ?
  9. Je ne me pose pas toutes ces questions. Nous devons avoir des caractères assez différents. Je ne m'entoure pas de manuels de chercheurs, fussent-ils géniaux pour agir, ou pour transmettre. Je fais confiance aux lignées ancestrales, je fais confiance à la tradition telle qu'elle m’apparait dans la vie de mes ancêtres. Le différence entre nos caractères apparait dans ce que vous dites de vos enfants. Les vôtres ont des besoins et des attentes. Les miens ont des désirs et des projets.
  10. Un algorithme pour trouver l'être que vous pourriez aimer ? Quand vous philosophez (quand les autres philosophent aussi, ici) je m'aperçois que je m'ennuie. Je dois être toute aussi ennuyante quand je philosophe, ici. Je suis passée en coup de vent tout à l’heure : cet algorithme vous ne l'aviez pas alors édité ici ? Ah ! non, j'ai confondu avec une publicité !
  11. Votre façon de parler de l'amour est un peu refroidissant. Pourquoi tant d'hommes ont-ils ce souci constant, et à tout propos, de vouloir se différencier des animaux ?
  12. Le manager est un cadre intermédiaire. Et un intermédiaire, en cela j’adhère à votre critique, se doit d'être souple. Mais si vous regardez le sommet de la hiérarchie qui rencontrez-vous aux USA ? Des personnes comme Reagan, Bush (le fils), Trump et tant d'autres. C'est-à-dire un grand nombre de caractériels. Ils ne sont pas aimés mais ils exercent le pouvoir. Il n' y a pas corrélation entre "être aimé" et exercer le pouvoir. Regardez les PDG de nos grosses multinationales, je ne suis pas du tout sûre qu'ils sont aimés, et je ne suis pas du tout sûre qu'ils soient très délicats dans la gestion des ressources humaines, c'est le moins qu'on puisse dire ! Ce sont surtout les classes moyennes (l'encadrement) qui se doivent d'êtres souples et humaines.
  13. Je pense que le goût du pouvoir est universel et nous le constatons, ce goût, chez les enfants : c'est le désir de faire en sorte que la réalité dans laquelle nous vivons se plie à nos désirs, à notre imaginaire, à notre volonté. L'enfant est d'abord un dictateur. Le goût du pouvoir précède l'exercice du pouvoir, le désir surgit en tout ce qui vit et tend à s'actualiser. Bien sûr ce que nous appelons le principe de réalité vient circonscrire ce goût du pouvoir, il oblige à en rabattre et à s'adapter. Dans une entreprise, faire sens, donner du sens, occupe une grande partie du temps des responsables des ressources humaines et même celui des responsables tout court. Nous savons que si nous donnons sens, nous obtiendrons la mobilisation des forces de travail des salariés. Ce que l’expérience démontre c'est qu'il est possible, par des techniques psychologiques adaptées, probablement celles des chercheurs que vous citez (en définitive les chercheurs en définition du QI , de l’intelligence, du génie, etc. restent au service de notre système industriel de production) il est possible donc de convaincre les salariés du sens de ce qu'ils font. Ce que vous décrivez ce sont tous les règlements fins qu'il faut faire pour que le sens diffuse en chaque salarié. La cruauté de notre réalité sociale, de la réalité humaine, c'est qu'il est en définitive possible d'instiller dans l'esprit de subalternes le sens que l'on décide d'y mettre. Nous pouvons faire d'une société, une société de meurtriers comme une société d’ingénieurs et d'ouvriers vouée la construction exclusive de voitures (par exemple). Pourtant il y aura toujours des résistants, et, en France, les résistants abondent. Ce qui en fait un pays assez atypique (et attachant). Vous ne semblez pas douter que le destin des femmes et des hommes soit de faire bien marcher les entreprises. J’adhère à l'esprit de mon entreprise mais je garde toujours au fond de moi cette idée que j’adhère à cet esprit par intérêt, pas par conviction. Je ne suis pas sûre que le but flamboyant de la vie ce soit de porter au succès une start-up. Cela ne m’empêcherait pas d'être une fan d'une start-up que je pourrais diriger, mais toujours, dans mon esprit je garderai l'idée que je m'adapte à mon époque, que ce succès ne peut pas être un absolu. Mais je ne peux pas faire autrement que d'adhérer aux valeurs de mon époque si je veux me réaliser. (A moins de tenter de créer une autre société humaine mais je ne dispose pas de la puissance d'esprit suffisante pour cela). Mais ma culture séculaire française m'alerte toujours : "ne crois pas qu'une idéologie quelconque puisse être un absolu, même si cette idéologie conduit à la création de richesses à foison"
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