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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Pheldwyn

    Gabriel Attal, bravo !

    Il faudrait le brancher à un alternateur. Avec le vent qu'il va brasser, on pourra fermer une ou deux centrales . Bah oui, c'est une robe. Même si des tas de médias ont tenté de jouer la controverse en montrant toujours des femmes voilées en parlant du sujet... ce qui n'est rien d'autre que de la manipulation de bas étage.
  2. Pheldwyn

    Gabriel Attal, bravo !

    Bien évidemment que non, il faut lutter contre le harcèlement scolaire. Et plus largement, notre école est en piteux état, et il y a beaucoup à faire. Mais la réalité ? Je n'attends absolument rien de la part de ce ministre ou de son gouvernement. C'est pas comme si on avait du recul sur la politique éducative de Macron : c'est simple, il n'y en a pas. Parce qu'il s'en contrefout. L'école (comme la police d'ailleurs) a besoin de moyens : elle ne les aura pas. Tout simplement parce que les priorités de ce gouvernement ne sont absolument pas là. Tout le monde n'est pas aussi dévote et sectaire que toi, tu sais. Et heureusement d'ailleurs !
  3. Pheldwyn

    Gabriel Attal, bravo !

    Je ne vénère personne, pour ma part. Et on entend assez peu l'extrême-gauche ces derniers temps, donc tes propos sont d'autant plus crétins. Mais on a l'habitude madame Tuche. Tu es contre l'éducation nationale ? Tu es contre la république ? Tu sais ce que serait la France sans école ? Tu es vraiment extrémiste ! Ah ! Pardon, j'oubliais, ça marche que pour la police. L'éducation par contre, on peut critiquer à fond. Malheureusement, je n'attends rien de la Macronie sur ces sujets. Et comme je le disais, le Attal pense surtout à sa carrière. Pourquoi se faire chier à améliorer les choses, lorsqu'il suffit de faire de la comm' pour raconter qu'on le fait ? Pécresse a été réélue comme ça en Île de France, en défendant un bilan inexistant.
  4. Il a quand même réussi à être élu comme ça deux fois.
  5. Pheldwyn

    Gabriel Attal, bravo !

    Lorsque tu es ministre, tu es censé oeuvrer pour les français, tes concitoyens,.que tu représentes. Mais je sais que c'est un truc qui t'échappe (comme pas mal de trucs d'ailleurs). C'est pas grave.
  6. Ce que c'est ridicule !! Il est tellement sincère ... qu'il n'a même pas rédigé son message. Ou alors... ça m'inquièterait de savoir que le président de la 6ieme puissance mondiale a du temps pour retenir tous les évents gamers et l'actu e-sport. Cette propension à prendre toujours davantage les gens pour des cons.
  7. Pheldwyn

    Gabriel Attal, bravo !

    Le voile à l'école ? Tu es resté bloqué en 2004 (ou je suis passé à côté d'un truc ?) Il est plein de volonté,.essentiellement pour sa carrière personnelle. Bonne, du coup ça se discute.
  8. Elle n'a que ça à proposer face à l'inflation ? C'est quoi la suite ? La ministre des sports qui préconise de faire régulièrement le jeûne ? Quelle bande de comiques !
  9. Non, il n'y a pas à y avoir de règles de diplomatie en l'occurrence : pourquoi déplacer ce débat ? Pour ma part, j'ai surtout entendu les gens de LFI plutôt s'insurger sur l'agencement du débat parlementaire, et l'hypocrisie et le double discours que la Macronie sortait du coup sur la laïcité
  10. Je t'invite à écouter son interview complète. Il réexplique ce qu'est le principe de laïcité, et en quoi l'interdiction de l'abaya - qu'il n'apprécie pas en particulier - pose problème. Surtout, je trouve sa critique justifiée. Au moins pourrais tu fustiger les deux dans un soucis de cohérence ? Déplacer un débat pour ne pas choquer un responsable religieux, c'est pour le coup une réelle entorse à la laïcité. Nos parlementaires ne sont pas là pour plier leur calendrier afin de ménager la susceptibilité des croyances d'un dirigeant religieux (qui n'a peut être rien demandé d'ailleurs). Sur le fait que Macron assiste à la messe, du moment qu'il ne se signe pas, je ne vois en effet rien de problématique. Bref, je ne partage pas l'opinion de LFI sur ce point.
  11. Permettre d'être en bonne santé constitue une grand utilité sociale. Rester en vie autant que possible me semble être.... vital (bonjour Lapalisse). D'un autre côté, même si tu ne le sais peut-être pas, je t'assure que l'on peut parfaitement vivre sans conseiller financier. Il n'a strictement rien d'indispensable. 98% des gens de cette planète s'en passe. Dans l'absolu, je serais d'accord avec toi. Bon, ok, on pourrait toujours arguer qu'avant on payait dans nos courses le salaire des caissières, et que désormais sans aucune baisse de ce coût, on se retrouve nous même à faire gratuitement ce travail, au seul bénéfice du magasin. Mais donc, dans l'absolu, si on peut remplacer des caissières par des machines (ma préférence irait davantage vers des méthodes pour scanner directement un panier ou un caddie), pourquoi pas. Sauf que dans notre système, cela met ces caissières au chômage et dans la précarité. C'est pour cela qu'il me paraît indispensable de sortir de ce paradigme qui voudrait que tout le monde travaille toujours autant ... alors que la technologie nous permet au contraire de travailler moins. A un moment, si l'on s'économise une tâche pour devoir s'en créer une autre, c'est absurde. Encore une fois, paradigme capitaliste. En sous-entendant que les amateurs faisaient rêver moins de personne. Alors oui, si l'on se dit qu'un pro a le temps de ne se consacrer qu'à son sport, tu n'as pas tort. Mais c'est pour cela que le professionnalisme dans le sport ne me gêne pas sur le principe. De même que l'on doit pouvoir vivre en étant artiste. Et... où ai-je dit le contraire ? Oui, mais leur talent n'a rien à voir avec le nombre qui les regarde ou pas. Ce n'est pas M'Bappe, aussi talentueux soit-il, qui a rendu le foot populaire. C'est un état de fait qui date d'avant lui. Tu n'aurais pas lui ou un Messi... que le foot resterait aussi populaire. Et à l'inverse, ce n'est pas parce qu'un champion du monde d'une discipline méconnue suscite peu d'intérêt, que ce dernier n'a pas un talent hors normes. Bref, le talent de ces individus doit leur permettre de vivre confortablement de leur discipline, je ne dis pas le contraire. Et ils ont également l'avantage de la renommée, et d'une considération par leur pairs, et pour certains par l'histoire de leur discipline. Mais ça devrait être tout. Leurs revenus ne devrait pas être indexés sur le chiffre d'affaire que génère la discipline, car il y un effet démultiplicateur qui n'est encore une fois pas de leur fait. Au final, leur valeur ne dépend que de cette toujours sempiternelle loi de l'offre et de la demande, qui peut tout à fait partir dans la plus grande démesure. Et qui confond produits et humains. C'est la même logique à la con qui fait que si tu ne produis rien de marchand,.ou qui ne peut pas prendre une valeur marchande, tu devrais être payé au raz des pâquerettes. Bien évidemment. Mais c'est bien pour cela que je suis pour leur permettre de retrouver un travail, justement en partageant davantage celui-ci. Tu ne fais que répéter mon propos. Ce que je pointais, c'est que dans l'absolu, si tu pouvais avoir de quoi te loger ou te nourrir en travaillant 3h par jour... et bien on pourrait tous très bien travailler 3h par jour. Ce ne serait pas un problème. Bref, c'est logiquement la hauteur de nos besoins qui devrait déterminer le temps que l'on doit travailler. Sauf que dans notre système, le temps de travail est normé : tu dois travailler tant de temps, tant de jours ... et alors on t'octroie ton salaire (du simple au décuple d'ailleurs, quand ce n'est pas encore davantage). Et on ne remet pas en cause ce schéma, car l'on part du principe que tout le monde devrait travailler autant de temps, tout le temps. Peu importe ce qui est produit au final. Sauf qu'on ne sait pas si c'est nécessaire de tous travailler autant. Lorsque l'on voit le nombre de chômeurs ( treize fois plus important que le nombre de postes disponibles), lorsque l'on voit la surproduction, le gâchis et encore une fois tous ces métiers qui seraient dans l'absolu certainement dispensables... ... et bien on peut en douter. Comme des fourmis ou des abeilles, on gesticule en tout sens, sans jamais interroger le système pour se demander si c'est seulement nécessaire ? Alors, à l'évidence, les tenants du marché vont te répondre que oui, car lorsque tu as une poule qui pond des oeufs à n'en plus finir et que c'est toi qui gagne de l'argent sur la vente de ces oeufs, tu n'as de cesse de vouloir voir ta poule pondre encore et encore. Sauf que ça n'a pas forcément de sens s'il y a beaucoup trop d'oeufs au final, même si tu fais tout pour les gens en achète des tas (et puis c'est marrant, ils te les achètes alors que ce sont eux qui les ont pondus...). C'est tellement hypocrite cette réponse. Et tu le sais très bien. Qui choisit son temps de travail ? Sérieusement ? Celui-ci est encadré par la loi. Et il est de toute façon socialement imposé. Alors bien sûr, tu es libre de vivre dehors ou de ne pas manger à ta faim. D'être malade. J'adore ta vision de la liberté, vraiment ! Bref, ne soit pas trop visiblement de mauvaise foi quand même. Je t'ai déjà répondu : là de suite, je ne sais pas. Nous. La société. Comment, par quel biais,je ne sais pas. Mais nos vies sont des choses trop sérieuses pour être laissées en pâture à des financiers qui ne voient que le bénéfice qu'ils peuvent se faire sur notre dos Encore une fois, ce ne sont pas eux qui vont oeuvrer pour améliorer notre bien être. Lorsque tu occupes le rôle d'entrepreneur, le but c'est de faire du fric avant tout pour toi et ta boîte. Tu n'est pas là pour être l'abbé Pierre. Et d'ailleurs, seul, tu serais bien incapable de faire quoi que ce soit. Tous les consommateurs ne sont pas entrepreneurs (que l'on soit clair, j'utilisais le terme producteur dans le sens entreprise qui produit). Tu as très bien compris. Tu as juste pris un exemple qui ne tombe pas dans ce que je décris. L'agriculture comble un besoin récurrent. Ce n'est pas le cas de ton vendeur de lave-vaisselle (même si sa machine est....récurrante). Pas forcément "dirigé par l'état". Encore une fois, cela demande de penser autrement notre fonctionnement et notre organisation. Déjà, le fait même de travailler pour "une" entreprise. Tu pourrais réaliser le même travail pour plusieurs (c'est déjà ce que font les prestataires de services), travailler plus pour l'une que pour l'autre suivant les besoins. On pourrait imaginer que les gens puissent occuper alternativement différentes fonctions. Avoir une plus grande mobilité professionnelle au travers de sa carrière. Repartir faire 3 mois des laves vaisselles parce qu'il y a une demande. Tu as des études à ce sujet ? Ou c'est juste un sentiment ou un on-dit ? Car j'avais cru comprendre que c'était quand même globalement reparti comme avant. Je veux dire, ça va avec le prestige du poste que d'être principalement payé (10 fois plus qu'un simple employé) à être dans l'avion pour aller à des réunions de travail. Si tout se fait en visio en 1h par semaine, certains vont vite se lasser du golf. ... cela uniquement pour une toute petite fraction des salariés. C'est comme le conseiller fiscal, il ne faut pas généraliser trop hâtivement. Et d'ailleurs, beaucoup de boîtes font machine arrière. Il faudrait peut-être que les intérêts des entreprises soient les mêmes ? A savoir les mêmes que la population, la société humaine pour qui elles organisent l'activité. Mais pour penser cela, il faut mettre de côté l'idolâtrie de la concurrence. Se dire que l'émulation peut se faire autrement que via une rivalité économique. Là de suite, non. Mais j'ai tracé des pistes il me semble.
  12. Du capitalisme, tu veux dire. L'économie, c'est une science plus large. Le troc, par exemple, c'est une forme d'économie. C'est bien justement cette logique que je dénonce. Capitalistiquement, un producteur ne tient que tant qu'il répond à un besoin. Sauf que le paradoxe, c'est que s'il y répond trop parfaitement, ou de manière durable... ce besoin n'existe plus (ou dans une bien moindre mesure). Donc, un producteur doit créer de la récurrence : soit en faisant des produits qui ne dureront pas aussi longtemps qu'ils le pourraient, soit en provoquant le besoin en disseminant au fil du temps des éléments de nouveautés ou encore en suscitant ce besoin par le design ou le marketing. Dans l'absolu, lorsque tu essaies de répondre à un besoin ou à un problème, tu essaies de le faire de la manière la plus pérenne et efficace qui soit, en évitant d'y revenir tous les 5 du mois. Tu n'y reviens que si c'est réellement nécessaire. Cette démarche là est durable. Tu ne vas pas faire reconstruire une machine à laver si la tienne peut tenir toute une vie. Bref, si l'on devait se pencher sur comment produire au mieux pour avoir le moins d'empreinte, on rationaliserait plus intelligemment les productions. On éviterait les déplacement des produits d'un pays à l'autre, si il y a des produits équivalents sur place. On les ferait les produits les plus durables possiblesw et surtout facilement réparables ou évolutifs. On mettrait davantage de standards pour rendre les pièces détachées davantage interopérables entre les différentrs marques d'un même produit (lorsque ça a du sens). On arrêterait le marketing à tout va, et on ferait plutôt des guides de consommateurs lorsque celui fait la démarches d'aller vers un produit (et non répondre à un besoin suscité). On rationaliserait aussi certains monopoles : quel intérêt d'avoir 12 antennes 4g pour chaque opérateur téléphonique au même endroit ? Le réseau devrait de fait être mutualisé. Pareil pour la fibre ou l'adsl. Peu importe que ce soit des acteurs différents qui déploient, mais tout cela devrait être organisé. Pour l'empreinte carbone, il n'y a rien de pire que des doublons, des triplons, ... C'est la même chose que d'affrêter 2 avions de compagnies différentes pour la même destination... alors que les deux seraient à moitié vides (bon, mon exemple n'a sans doute rien de réaliste, mais c'est juste pour illustrer l'idée). Bref, toute réflexion sur le sujet, sur savoir comment produire nos biens et services en ayant le moins d'incidence sur le climat ou l'environnement... tout cela rentre quasi systématiquement en contradiction avec les intérêts du marché et des entreprises. Évidemment. Ce qui n'interdit pas de former d'autres personnes non plus. Clairement, c'est son seul but. C'est pour cela qu'il entre très rapidement en contradiction avec toute volonté de viser d'autres objectifs, comme l'environnement, le bien être des salariés ou des consommateurs. Par exemple, si tu peux marger davantage en utilisant des composants peut-être plus néfastes pour la santé ou l'environnement, ou réaliser ta production dans des conditions amorales, si tu peux entretenir le flou ou embrouiller le consommateur par du marketing pour lui éviter de penser à cela, c'est tout bénef. Le business est cynique par nature, car comme tu l'as dit, seul le profit compte. Les règles sont là pour être contournées, tant que ça ne se voit pas trop. Le mieux étant d'avoir suffisamment d'influence sur les dirigeants d'état pour contribuer directement à ne pas mettre des règles trop contraignantes. Je ne vois pas forcément en quoi cela rend la travail plus efficace. Encore une fois, tu pourrais avoir des procédés de production qui rendrait le travail plus efficace. Et surtout qui pourrait en nécessiter moins. La concurrence n'empêche rien dès lors que les acteurs usent des mêmes méthodes. De là naissent de nombreux consortiums, dont le but est de protéger les intérêts du secteurs face ... et bien souvent face aux règles ou aux consommateurs. Pour le coup, on peut utiliser des standards, mais leur établissement a souvent une volonté pécuniaire derrière, ou de protection. On l'a vu avec les opérateurs mobiles qui se sont goinfrer pendant des années sur les forfaits mobiles (car le secteur était cloisonné du fait de la réglementation) avant l'arrivée de Free. Mais dès lors que Free a pu se faire sa place, les accords tacites sur les prix ont pu se renouer. Bref la concurrence est souvent un mirage : les différents acteurs arrivent juste à s'entendre officieusement sur les prix. Et ceux-ci intègrent bien souvent... une grosse part de communication et des dividendes pour les actionnaires. Si l'on se contentait juste de faire fonctionner l'entreprise en la rendant rentable et en investissant ce qu'il faut pour assurer une pérennité dans le savoir faire, sans doute que pas mal de prix pourraient être revus à la baisse. Mais il faut bien payer le capital qui a sué un max.... pour euh... bah non, pour pas grand chose en fait.
  13. Au final, le premier, ce n'est pas toi qui fixe son salaire ou le paie directement. Et personnellement, même si les deux ne recouvrent évidemment pas les mêmes enjeux, j'attends de l'un et l'autre qu'il soit compétent dans son domaine. Après, sa valorisation et sa rétribution dans la société, c'est un autre sujet. Il assure donc une plus grande utilité sociale. Enfin, à partir du moment où l'on peut réellement se passer de caissière. Ce n'est pas leur revenus qui font rêver, mais leurs talents. Et le différence passe aussi par la médiatisation et la diffusion en direct de leurs exploits. Mais pour ma part, je ne suis pas opposé à la professionnalisation. Je suis opposé à l'exubérance des revenus. Et quand bien même ? Si des professions disparaissent parce qu'elles ne sont plus utiles, à qui cela poserait problème ? Travailler n'est pas en soit utile à l'être humain (avoir une activité physique et intellectuelle sans doute, mais ça n'implique pas de travailler). Si l'on s'en tient à une démarche basique, à l'origine le travail consiste à couvrir nos besoins essentiels (avoir de quoi manger, un habitat, se soigner), ceux qui nous octroient une certaine liberté (se déplacer), et ceux qui nous permettent de nous épanouir (instruction, loisir, etc ...). Que l'on répartisse cette charge de travail au sein de la population me paraît totalement logique. Ce qui l'est moins, c'est lorsque l'on décide que chacun doit occuper tant de charge de travail... et que l'on cherche à trouver comment ce ou cette personne avec ce volume arbitraire, alors même que l'on en n'a peut être tout simplement pas besoin. C'est tout le problème du capitalisme : il part des besoins des producteurs, et absolument pas de celui des consommateurs. Forcément cette manière de considérer les choses ne peut avoir que des répercussions négatives sur le climat : puisque pour gagner des revenus, il se créé de nombreux producteurs sur le long terme, même si fondamentalement non nécessaires. Ainsi, si un producteur répond à un besoin durablement, son activité n'a normalement plus lieu d'être pour un temps aussi long. Le capitalisme ne permet absolument pas cette gestion : vaille que vaille, ce producteur doit continuer à produire à long terme et distiller sa réponse au besoin dans le temps. Ce n'est clairement pas la solution la plus logique humainement et intellectuellement. Mais c'est la logique économique. On pourrait aussi évoquer toute l'empreinte climatique due à l'activité économique : les allers-retours incessants de certains en avion, la pollution pour se rendre au travail, etc ... là encore, le pragmatisme serait d'étaler et d'organiser le travail différemment, ce que notre système économique a du mal à intégrer (puisque l'objectif n'est pas l'organisation efficace du travail, mais les intérêts particuliers de chaque entreprise, qui de plus s'opposent entre eux).
  14. Je ne vois pas à quel moment j'ai dit cela ? La vertu est forcément quelque-chose de subjectif qui doit être constamment débattu : donc non, ça n'a pas à être appliqué "sans demander leur avis". Mais à partir du moment où l'on comprend que le capitalisme n'est pas fondamentalement démocratique et qu'il a son propre système de vertu, subjectif et très discutable, vouloir en sortir ou adopter d'autres logiques me paraît raisonnable.
  15. Pas sûr que la compétition interne était le principal moteur chez les Grecs ou les Romains, les Incas ou les Egyptiens. Pourtant la technologie n'a cessé d'évoluer. Et l'homme a toujours chercher à créer pour améliorer son confort et sa survie. De même, de grandes découvertes medicales ou scientifiques ont simplement eut lieu du fait de la curiosité humaine. C'est le problème d'ailleurs avec le système d'aujourd'hui : la recherche se doit d'avoir une application économique rentable à court terme. Je penses que tu saisis très bien l'idée. Sortir de la financiarisation et de la mondialisation ouverte par une forme de protectionnisme. Encadrer davantage le monde du travail. Mieux répartir les bénéfices, et rendre d'impôts sur les entreprises progressifs, afin de pouvoir aller vers une réduction du temps de travail pour tous. Il faudrait également rendre la diminution d'activité des entreprises possible, en sécurisant davantage les acteurs, en allant vers un système où l'on peut plus facilement travailler pour plusieurs entreprises peut-être, selon les besoins et la production. Avant d'être voté, il faut bien évidemment réfléchir à des systèmes. Encore une fois, je ne dis pas en avoir un prêt à l'emploi. Mais je ne vois rien d'impossible à imaginer.
  16. Relis ma réponse : je te dis justement qu'il faut expurger le sport pro de la pub et du fric, pour ne garder que le sport. Qu'il ne faut justement plus qu'ils soient comme cul et chemises. Supprimer en gros le sponsoring par exemole'Il n'y a donc pas de contradictions.
  17. L'idée est davantage de supprimer la course à la surproduction et à la compétition acharnée. D'essayer de se calquer sur une demande que l'on ne passe pas son temps à susciter. Je n'ai pas dit que j'avais la solution ou la recette miracle, mais je propose déjà de changer de logique. Actuellement un Samsung a intérêt à te vendre un téléphone portable tous les ans. Il base donc toute sa stratégie là dessus : rendre ton produit pas trop durable, et donner constament l'impression de nouveautés, en essayant de rendre les produits les moins évolutifs possibles. Tout simplement parce qu'il y a derrière une logique économique de gain. Qui n'est pas dans l'intérêt des consommateurs, et encore moins de la planète. La question est donc de savoir comment l'on sort de cette logique (qui ne concerne évidemment pas que les téléphones portables). Le rejet de ces mesures étaient avant tout à l'impossibilité pour certains de les payer et à l'injustice sociale qui en découlait. Mais donc, encore une fois, c'est complètement lié à notre système économique : ton exemple ne fait que prouver en quoi le système néolibéral s'oppose à l'urgence écologique. S'il faut entamer une transition, il faut se donner les moyens de rendre celle-ci possible, quitte à remettre en question notre système économique. Donc financer des voitures propres. Diminuer l'activité humaine, revoir l'aménagement du territoire et la mobilité (car le rejet de la taxe carbone venait aussi d'un usage incontournable de la voiture en milieu rural : mais revoir cet usage à la baisse en réfléchissant à d'autres organisations serait tout autant une voie d'amélioration. Je ne vois toujours pas où j'ai parlé d'interdiction ? Aujourd'hui, tu as des tas d'initiatives personnelles qui ne peuvent pas voir le jour : parce qu'elles se doivent d'être suffisamment rentables pour intéresser des investisseurs. Bref, je pense qu'un tel système n'est clairement pas le plus à même de rendre des initiatives personnelles réalisables. Les fonds de pensions, les courtiers, les traders, les sociétés spécialisées dans la finances, des pans entiers des banques, des boîtes d'informatiques, des développeurs , etc ... donc combien, je ne sais pas, mais beaucoup de monde. Bah quelles scories verbales ? On parle bien d'un jeu d'argents, de paris ?Le PMU des financiers ? Bon sauf que ce n'est pas sur un canaçon qu'ils patient, mais sur des millions d'emplois. Je ne prévois rien, encore une fois, je regarde juste où nous pourrions souhaiter aller. Je n'ai pas forcément envie d'être bombardé 24h sur 24 de messages hypocrite qui ne cherchent rien d'autre que de me faire acheter ce dont je n'ai pas besoin. Bref, que l'on fasse la présentation d'un produit certes, la promotion de ses avantages concrets,mais que l'on arrête de nous imposer toute cette réclame constante. Je n'ai pas forcément dit que l'un avait plus besoin que l'autre. Mais je n'ai jamais dit que l'on devait rémunérer les gens selon leur seuls besoins. On doit les rémunérer au moins à hauteur de leur besoins basiques, ce que ne permet pas notre système d'aujourd'hui, mais le salaire doit aussi servir à accéder à des activités ou des passions en dehors du travail, à de l'inutile. Bref, à ce qui contribue à l'épanouissement des individus. Je ne vois toujours pas pourquoi le salaire ne devrait couvrir que les besoins ? Comme je l'ai dit le salaire peut récompenser l'investissement plus ou moins différent des citoyens, parce qu'ils remplissent pour la société des tâches plus dangereuses, plus éprouvantes, etc ... ou tout simplement davantage de tâches. Pourquoi, la démocratie ne devrait se limiter ou ne se décider qu'au parlement ?
  18. Non, encore une fois ça c'est le paradigme actuel. Tu fais quoi quoi si tu as moins d'emplois pour davantage de gens ? Et bien tu partages ces emplois ! Et comme on ne s'improvise pas non plus professionnel dans tous les métiers, tu développe bien plus la possibilité de travailler dans différents secteurs, avec davantage de possibilité de formations ou de reconversions. Le sport ... enfin la compétition sportive, puisque c'est de cela dont tu parles, a tout à fait sa place dans notre société. C'est à la fois un divertissement, et aussi un moyen de rencontre pacifique entre les nations. Par contre, des tas d'athlètes - aux JO par exemple - peuvent être de grands champions dans leur discipline, sans pour autant gagner des milles et des cents. Donc, encore une fois, le problème ce n'est ni le sport, ni la compétition, ni le fait de vivre de son sport : ce sont les rémunérations folles. Et encore une fois, tout l'argent brassé par la publicité.
  19. C'est pour cela que j'ai précisé "sauf peut-être dans la presse écrite, où tu as encore une forme de pluralité. Et encore, on peut penser au naufrage récent du JDD, dans la droite ligne de Cnews et Europe 1. A la limite, je reconnais que sur les réseaux sociaux (Youtube, Twitch), les chaînes d'infos, de débats et d'actu politiques sont davantage à gauche j'ai l'impression (après, c'est subjectifs puisque je ne cours pas après des chaînes de droite) La fête de l'huma n'est pas non plus un média. La réponse est donc à côté de la plaque. Et non, c'est encore plus loin depuis que ça a déménagé (c'est con, j'habitais à côté du Plessis Pâté il y a 10 ans) ...et d'ailleurs, j'ai dû y foutre les pattes 3 ou 4 fois au max dans ma vie, dont une fois gamin. Et avant tout pour ... la programmation musicale. Mais là y'a pas assez de trucs qui me tentent.
  20. Je suis assez peu fan du Media et de son ton. J'écoute parfois Porcher, mais bon je n'aime pas trop la mise en forme de l'émission. Je trouve les émissions de Mediapart (voire de Blast) bien plus intéressantes. Bref, je ne l'ai pas inclus car ce n'est pas (encore) une chaîne de TV, et qu'il fait aller sur Youtube pour voir ses programmes. Mais surtout, le Media revendique être une chaîne d'opinion, lorsque les BFM and co se font passer pour "neutre". La bonne blague
  21. Y'a un truc qui s'appelle la démocratie. Brefs un meilleur moyen que de laisser des intérêts privés décider de ce qui utile ou pas, et comment. De plus, il ne s'agit pas d'interdire l'inutile en soit, ou les initiatives personnelles. Juste que cet inutile ne soit pas créé juste pour faire tourner artificiellement un système économique. Si l'on supprime le casino boursier par exemple, ça fera en effet des tas d'emplois en moins (dans des tas de domaines). Mais est-ce que ces métiers étaient dispensables à l'organisation d'une société ? Carrément ! Si l'on sort de cette aliénation mentale qu'est le marketing et la publicité : là encore, des tas de métiers en moins. Et moins de pollution visuelle. Je ne vois pas la logique qui t'amène à cette conclusion. Non, je ne suis pas pour le salaire unique. Je suis par contre pour rendre les salaires bien moins disparates, et surtout les appuyer sur autre chose que la valeur marchande imposée par l'offre ou la demande, car c'est un dévoiement. Non, choisir des critères de rémunérations davantage basés sur une forme de mérite : utilité sociale, pénibilité du travail (physique ou mentale), temps de travail, tâches assumées, etc ... Bréf, passer par des grilles de salaires décidées plus démocratiquement que sous le seul prisme de l'économie libérale.
  22. Et puis franchement, ce mythe des journalistes de gauche ... C'était peut-être le cas avant, peut-être est-ce encore le cas dans la presse. Mais en ce qui concerne la TV (ou même la radio), j'aimerais bien savoir où sont ces soi-disants journalistes de gauche ? Sur Arte. Un peu sur France 5. Lucet sur la 2. Mais sinon ? La plupart des chaînes d'info sont nettement plus à droite qu'à gauche (BFM, CNews, LCI). A la limite France Info penche davantage à gauche, enfin, un centre gauche pas forcément réfractaire au macronisme d'ailleurs. Bref...
  23. Dans un modèle qui se base sur la croissance économique. Sauf que si tu mets ce paradigme de côté, tu te dis que l'essentiel est de produire selon nos besoins réels, sans chercher à toujours produire davantage (donc out l'obsolescence - programmée ou non -on met le durable comme unique priorité), et en répartissant le travail et les fruits de celui-ci. Ce qui est, à la base, le fonctionnement de toute communauté humaine. En effet, dès lors que l'argent cesse d'être un simple outil d'échange, mais devient lui même un business, on a un problème. Dès lors également que l'on parie sur la vie de travailleurs. Dès lors que l'argent devient un but en soit, avant même l'objectif social des entreprises.
  24. Clairement pas. Tu nie une forme d'islamophobie, mais elle est bien présente. Elle a même une chaîne de télé dédiée. Tu m'auras mal suivi : je comparais avec l'antisémitisme des années 30, avant la seconde guerre mondiale, et qui n'avait pas attendu Hitler pour exister en France. Pas toujours, il existe une forte part de communautarisme aussi chez les juifs. Il y a un terme pour désigner ceux qui ne le sont pas. Il y a le fait que la religion ne se transmet que par la mère, qui voit donc d'un mauvais oeil la mixité. Bah voilà, tu illustres bien mon propos : ce sont "les musulmans" qui s'illustrent par des actes terroristes ? Faire un attentat, c'est un marqueur identitaire représentatif des musulmans ? Te rends-tu comptes de l'énormité de ce que tu racontes ?? Et depuis des années ça ne marche donc pas complètement. Par contre, si il y a une volonté d'entrisme, on voit justement que ce n'est pas par l'interdiction que l'on y met fin. C'est ta lecture, très subjective. Tu as aussi un monde où des jeunes femmes mettent l'abaya parce que c'est un vêtement qui leur semblent répondre à leurs convictions religieuses de cacher leur corps. Sans volonté de prosélytisme en soit (tu as même un monde où c'est juste un vêtement auquel elles sont habituées et qu'elles trouvent simple à porter). Il est là le problème finalement. L'abaya n'est qu'un moyen d'arriver à cela. Mais je repose la question, doit-on interdire aux jeunes femmes qui le souhaitent de cacher leurs corps ? Si demain il y a une nouvelle mode, de nouveaux habits longs, des pulls et des robes longues tout ce qu'il y a d'occidentaux, mais dont il paraîtra manifeste que celles qui les portent cherchent à suivre un code de "pudeur" qui leur est propre, et qu'il sera tout autant évident pour certains que c'est par raison religieuse qu'elles ont choisi ce type de vêtements (sans que ces vêtements le soit par nature). On fait quoi, on interdit ces ensembles ? En gros, ce que l'on essaie de gommer dans l'histoire, ce n'est pas le prosélytisme religieux, c'est le droit d'avoir une religion et des convictions - certes subjectives - en fonction. Et j'ajouterais en plus, une certaine religion Et encore une fois, puisque je dois le préciser, je n'approuve pas personnellement l'Islam, et encore moins l'idée patriarcale et profondément sexiste qu'il faille cacher le corps des femmes. Cela étant dit, qui suis-je pour imposer à l'autre quoi croire, et comment vivre sa religion ? C'est quoi la prochaine étape dans la logique ? Forcer les musulmans à manger du porc à la cantine, car sinon on comprend que c'est par raison religieuse, et donc que c'est là une manière de ne pas s'assimiler ou d'exhiber sa foi ? Ou place-t-on le curseur ?
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