Lotaire
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Merci Hadpludingburg, Enzo, Où et quand pensez-vous par "vous-même" ? Absolument tout ce que vous dites a déjà été dit par d'autres que vous avez entendu et que vous répétez... Croyez-vous donc, en plus de croire en dieu, qu'il existe beaucoup d'idées originales qui jaillissent spontanément chaque jour ? Beaucoup a été dit et écrit. Imaginez-vous bien ce que représente la production écrite du 20ème siècle ? Croyez-vous réellement avoir découvert quelque chose ? Etre novateur ? Penser par soi-même, Enzo, ce n'est pas penser quelque chose qui ne l'a jamais été, ou dire ce qui n'a jamais été dit, mais utiliser une connaissance large de ce qui existe pour analyser la cohérence de chaque élément avec l'ensemble et ainsi mieux comprendre un objet comme, par exemple, le phénomène religieux. C'est moins notre capacité à innover que celle à discriminer, trier, sélectionner des informations qui témoigne de notre aptitude critique à penser par nous même. Comme le dit très justement Hadpludingburg, l'éducation, la transmission, sont la source de toute pensée, de tout système d'idée. Pourquoi croyez-vous qu'il ait fallu convertir des "païens" tout au long de l'histoire des religions (surtout monothéistes d'ailleurs), leur faire apprendre la notion de Dieu ? Il n'y a pas de croisade à mener contre Dieu, mais il y a en revanche nécessité à donner des bases solides à la réflexion et à faire comprendre que le divin, le sur-humain, n'est qu'une construction culturelle et historique. Le poids qu'à encore le phénomène religieux sur un grand nombre de comportement exige cette mise au point, cette éducation populaire... Amicalement,
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A intervalle régulier, il faut passer quelques minutes à faire de l'éducation populaire, un peu partout, dans la rue, dans une soirée, sur un forum.. Et c'est bien normal puisque des jeunes ou moins jeunes arrivent sans cesse sur la vaste esplanade de la réflexion et des questions existentielles. Dieu n'existait pas voici 30000 ans.. Il n'existaient que des 'esprits' et le monde en était peuplé pour nos ancêtres.. Puis, avec l'acceptation du lien entre l’activité sexuelle et la naissance, l'importance généalogique a introduit l'idée d'ancêtres morts pouvant agir pour leur descendant dans le monde des esprit, dans l'au-delà, d'où le culte des ancêtres.. (Fustel de Coulanges, 18641) De nombreuses explications du monde (cosmogonies, cosmologies) se sont ramifiées en partant de là. La notion de dieu unique, elle, est assez récente et peut être attribuée (pour simplifier) à Amenophis IV (aussi nommé Akhenaton - XIVème siècle avant notre ère). Ce pharaon androgyne veut alors réformer les structures politiques égyptiennes et affaiblir certains prêtres de cultes puissants et corrompus. Sa réforme ne lui survivra pas et il semble possible que Moïse (s’il a existé) soit l’un des petits-fils d’un de ses généraux qui ait alors porté les braises de cette notion encore vague chez les semi-nomades hébreux (Freud 19392, Lemaire 20033). Le caractère unique de cette divinité ne s’est toutefois pas imposé d’emblé mais sur une période de plusieurs siècle. Et elle faisait écho à d’autres monothéismes embryonnaires parfois plus ancien dont Ahura Mazda dans la proche Perse (Eliade 19494, Soler 20025). La construction du monothéisme a tout à la fois une visée sociale et politique car « le dieu n'est que l'expression figurée de la société » (Durkheim, 19126), en permettant de rendre compte et d’imposer des normes et des représentations communes, mais surtout une visée stratégique et militaire. Il permet en effet de justifier plus facilement toute conquête, confiscation, colonisation, soumission d’autrui à ses propres règles etc.. Et donc de réduire la diversité à un désordre ‘impie’ qu’il faut uni-formiser.. Au final Dieu n'est qu'un personnage conceptuel, comme dirait Deleuze, qui a eu une fonction sociale durant un temps plus ou moins long, ou pour le laisser dire par Jean Soler : « Les dieux sont des personnages historiques qui apparaissent un jour, qui vivent plus ou moins longtemps – aussi longtemps qu’il existe des hommes qui en sont persuadés – et qui finissent par disparaître ou par se fondre dans d’autres dieux. ». Mais il faut bien insister sur 1 - La non nécessité du divin chez l’homme. L’histoire, si elle est en général cumulative, se débarrasse de temps à autre de vieilles idées (le cœur siège de l’âme, un plus petit cerveau chez la femme, la terre plate etc.. etc..). De fait le sacré, ou le divin ne sont que des idées historiques, appelées, comme quelques autres à disparaître. 2 - La fonction sociale historique de ce type de notion. L’expansion ou la colonisation culturelle sont largement critiquées de nos jours même si elle est encore massive. Elle tend cependant à remplacer la religion et la guerre par les médias (films, séries, dessins animés) et les produits commerciaux (poupée Barbie & G.I Jo, console de jeux & mangas, Narguilé-chicha, aliments connotés comme les nems etc..). D’où l’abandon progressif du monothéisme et plus largement de nombreuses formes du religieux. 1Fustel de Coulange. La cité antique. Durand, 1864 2Sigmund Freud. L’Homme Moïse et la religion monothéiste. 1939 (Gallimard 1948). 3André Lemaire .Naissance du monothéisme. Point de vue d’un historien. Bayard, 2003. 4Mircea Eliade. Traité d’histoire des religions. Payot, 1949. 5Jean Soler. L’invention du monothéisme. Edition de Fallois, 2002 (poche, pluriel Hachette, 2004). 6 Emile Durkheim. Les formes élémentaires de la vie religieuse. Alcan Felix, 1912
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Je suis enceinte, mon mari me trompe
Lotaire a répondu à un(e) sujet de maxmarie dans Amour et Séduction
Je ne pense pas avoir besoin de lire les autres réponses pour savoir que tu as de nombreux conseils et plein de pensées de soutien... Je fais donc le sale boulot : Tu l'as choisit pour quoi ? Tu n'es pas à un bout du spectre social, psychique et culturel et lui à l'autre.. Quels sont les points de jonction qui faisait que lui et toi c'était possible, puis souhaitable, puis désirable ? Il est probablement beau vu ta description (une question a été posé sur les grandes différences dans un couple, la moins présente à l'observation est celle de la beauté avec la laideur. Elle est extrêmement rare.. mais je connais des spécialistes en cas particuliers relativistes). Avant que de te poser des questions plus approfondies sur lui et ce qu'il est, interroge toi sur toi, sur ce qu'est le couple et la famille pour toi. Regarde si ca ne correspondrait pas un peu à la très grande majorité des gens aujourd'hui et demande toi ensuite si tu n'est qu'une fille lambda ou si tu veux devenir un être humain plutôt qu'une copie, un clône, un animal humain avec des comportements attendus, imités.. Ne t'inquiète pas je m'applique, et à tous le monde, la même méthode.. :blush: -
Un question récurrente mais toujours utile et intéressante, Davoust, Kirilluk, Tu oublies un paramètre : le temps. Mais j'y viens.. Yop, ++++ Et oui, les extraterrestres ont été, sont et seront à très peu de choses près comme nous : mammifère, bipède, omnivore etc.. Du moins ceux avec lesquels nous pouvons communiquer, car il est tout à fait possible que ce soient développé des formes de vie 'intelligentes' sur un base chimique différente (chlore, méthane, ou éléments inconnus de nous X, Z, etc..). Et là on s'en fout car le mur est quasi infranchissable... Je nous invite à lire ou relire sur ce point "le geste et la parole" de Leroi Gourhan. On a pas fait mieux à ce jour et je ne pense pas qu'on le 'dépassera', du moins pas plus que Newton ou Darwin, c'est à dire à la marge sur des mises au point. Je le propose car plus accessible que Monod qui, un peu plus tard dans "le hasard et la nécessité", ne fait, finalement, qu'étayer par la téléonomie la démonstration de Leroi-Gourhan, à savoir qu'il y a une nécessité à l'évolution des formes de vie dans le cadre des possibles que le milieu produit par sa propre évolution (elle-même nécessaire si on se place d'un point physique puis astro-physique). En gros, celà appui la position 'copernicienne' :blush: (je fais référence à ton lien Davoust) (S'il faut développer, dites le moi - Mais Usagi doit pouvoir le faire aussi ) __________________ Nab67 a assez bien résumé la situation, la vie est une donnée banale de l'univers. Un forme nécessaire de continuité de la diffusion chimique depuis les origines big bang (et même 'avant' pour celles et ceux qui posent ce défi conceptuel). Des planètes vivables, pour notre étape d'évolution physico-chimique ? Il en existe plusieurs milliards.. Des civilisations ? Il en existe à la même échelle... Je dis existe, je pourrais cependant utiliser d'autres temps de conjugaison car comme je l'indiquais à Kirilluk, la réponse au paradoxe de Fermi, est le temps. En effet la forme 'intelligente, anthropoïde" que prend la vie durant une phase de son évolution dure peu de temps, quelques millions d'année ou dizaine de millions d'année au mieux son chaque planète. Alors certes un certain nombre de planète peuvent voir leurs civilisations se rencontrer, et même former des agglomérations (la notion d'empire galactique ou de fédération - type star trek - en donne une image mais est toutefois fort amusante et puérile pour rendre compte d'associations complexes entre des formes de civilisation ayant les moyens d'établir de telles relations). Mais il faut bien considérer que les dizaines, voire centaines de milliers d'année que durent éventuellement et au mieux de telles relations, sont des gouttes d'eau temporelle dans l'immensité des temps géologiques et plus encore galactiques......... Pour ce qui est de notre terre, non seulement nous n'en sommes pas là d'un point de vue civilisationnel, mais la situation périphérique de notre système solaire ne nous avantage pas pour d'éventuelles rencontres et/ou participation à des échanges interstellaires. Si on ajoute donc à ceci le facteur temps, nos chances se réduisent comme une peau de chagrin. __________________ Notre planète a été visité de nombreuse fois, peut-être même temporairement utilisée, elle le sera encore mais, de même que nous n'étions pas là pour le voir, nous ne serons plus là également.. Plus que probablement, nous sommes là dans le domaine assez simple des probabilités. La contrainte statistiquement n'est pas totale, mais franchement mieux vaut jouer au loto ! __________________ Je tiens à souligner une dernière faiblesse amusante du paradoxe de Fermi : la colonisation. Le brillant physicien est un homme, un italien du début du XXème siècle, qui parlait la langue de son pays, de son époque, qui aimait La Pasta et l'opéra... Bref un homme de son temps. Un temps ou les idéologies nationale, colonisatrice, progressiste etc.. imprégnaient tous les esprits. Pour lui la colonisation était une donnée autant historique qu'idéologique. Mais franchement... vous imaginez des êtres humains possédant les moyens de voyager entre les étoiles, entre les galaxies avoir encore besoin de 'coloniser' les mondes qu'ils découvrent ? Déjà de nos jours ce type de paradigme est affaibli, inopérant, voir ridicule pour beaucoup de gens. Alors d'ici là... Ce sera devennu un sujet sérieux de réflexion pour historien des idées, comme le totemisme mais rien d'autre.
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Plusieurs choses me semblent intéressantes : Le déni semblerait apprendre la tolérance. On découvre que des certitudes s'effondre sur la grossesse. Enfin on re-découvre en fait car ca ne date pas d'hier. Pourquoi re-découvre-t-on ? Parce qu'on oublie, parce que la transmission entre génération s'est ralentie au XIX / XXème siècle... ça ca pose question en soit. Le déni vécu aide une jeune fille plus haut à prendre conscience qu'il ne faut pas juger. Mais celà vaut-il maintenant pour tout ou le déni est-il la seule chose qu'on apprend à ne plus juger, et pourquoi d'ailleurs ? Ne faut-il pas réfléchir plutôt à ses causes ? Le déni ne s'appelle pas le déni pour rien. Il est assez curieux de constater que dés que le sujet devient médiatique, "télévisualisé", alors il devient une réalité reconnue (toute les déclarations de déni étaient suspectes même aux yeux des praticiens depuis des décennies, et on ne parle même pas du jugement du quidam..). Quelle donnée historiques et anthropologiques a-t-on sur le déni ? On sait maintenant combien d'affectation mentale sont très historique, culturelle (l'hystérie au tournant du XIX / XX, l'anorexie à notre époque, les 'môles' au XVI siècle). Toutes ces affectations mentales sont permanentes dans l'histoire humaine mais avec des pics sévères, et des périodes de quasi inexistances (des sociétés différentes aussi). Quel type de situation est associée à un déni ? (travail, refus d'enfant, naissance inimaginable pour le contexte social, culturel, d'âge) etc ?? Evident il faut voir les effets de cumul des facteurs. J'espère pouvoir échanger avec quelques personnes sur tout ça. Bonne continuation aux autres.
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DIEU n'existe pas et n'a jamais été
Lotaire a répondu à un(e) sujet de le dieu visible dans Religion et Culte
Ah, effectivement.. A ce niveau de débat... :blush: -
Le respect Laguardia, c'est surtout de ne pas être trop suceptible et d'avoir quelque chose à dire, de la matière lorsqu'on répond.. Mais maintenant que nous nous sommes mal engagé ensemble, je suppose que tu garderas cette recherche de pinaillage à chaque fois que tu verras.. A toit de voir ! Bises
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Je comprends.. Suis-je bête !! (allez on saisie la perche) En fait, la plupart des posts répondent directement au premier post, au sujet donc sans rien lire (mais alors rien !) des pages de débat. C'est bien du "lacher de com", style Binouze "ma vieille, j'vais et'e dur pace que moi j'suis un homme et un vrai.. mé j'ai des principes, pas avec une mineur de.. mineur quoi.." :blush: Laguardia, A quel âge situe-tu la majorité affective ? 18 ans ? 21 ans (oui parce que les lois changent, bien plus que les êtres humains..) Quels sont les critères universels et intemporels que tu choisis pour définir cette "majorité" ? ____ Je repose le terme d'un débat sur l'âge amoureux. Quelle différence d'âge admissible et pourquoi en vertu de quelles valeurs (religieuses, romantique, biologique) ? 20 ans de différence entre 55 et 35, vous êtes sûr de les voir tout de suite ? Ne répondez pas trop vite. J'aime bien ce genre de catégories rigides (le bon amour c'est quand y a 4 ans de dif; pas plus et pas trop de dif. de taille, pas trop de dif. de statut social, et pas trop de dif. de couleur etc..) Surtout que les mêmes s'extasieront dans un film d'amour ou Richard Gere se tapera une Bridget jones de 27 ans qui va mourir d'une leucémie (vous savez le film de l'automne pour adolescente de 30a).
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La plupart ici ne lisent que leur 'pôtes' alors j'écris pour les rares qui lisent tout ou presque et qui suivent donc un peu ce qui en découle.. J'ai précisé plus haut que j'avais eu une aventure avec une fille de 16ans lorsque j'en avais 32. Vraiment c'était bien, sexuellement mais aussi sentimentalement et même intellectuellement ce qui doit étonner certain(e)s, faire rire d'autres etc.. Mais au fait, personne ici ne sait que la majorité sexuelle commence à 15 ans en France ? Et que ce garçon de 16 ans est donc sexuellement majeur. Ses parents peuvent tout au plus lui interdire de quitter le domicile familial. Juridiquement il ne se passe donc rien dans cette histoire.. Ensuite j'aimerais faire appel à votre culture cinématographique. Qui a vu, ou plutôt qui n'a pas vu le seigneur des anneaux ? Non, non, on ne sourit pas ! ! (si je t'ai vu toi au fond !) Qui a été choqué par la différence d'âge (2700 ans) entre Aragorn et Arwen ? Et qui a été choqué par l'amour qu'éprouvait la 'jeune' Eowyn (20 ans) pour le 'vieil' Aragorn (90 ans) ? Dans la fiction pas de problème mais dans la vie.. Aie, aie, aie ? Etrange.. J'aimerais assez discuter de ce qu'est l'âge, et particulièrement l'âge amoureux, du moins avec celles et ceux qui n'ont pas pour seule ambition de "lacher une com". Baronnedewarens, je tenais à vous présenter mes plus sincères hommages et mon bonheur de lire certaines de vos présentes positions.
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A 32 ans j'avais une copine de 16 ans.. Mais je savais que c'était une jolie petite aventure, je n'étais pas marié, je n'avais pas d'enfant etc.. Il faut avoir l'intelligence de sa situation et de ses choix antérieurs. Après nous nous livrons à notre animalité (tu aurais même pu te faire ton fils (il n'y a pas de tabou de l'inceste chez la plupart des mammifères). Tout cela est une situation au monde, une connaissance de soi et du monde dans lequel on évolue. Maintenant, quand tu auras 55 ans, il en aura 38, c'est jouable si tu l'aide à faire ses études, que tu lui fait un enfant et que vous vous amusez bien sexuellement, dans et en dehors de votre couple. Mais il faut avoir du cran pour assumer ce genre d'histoire, et la tête finalement plus froide que ne le permet ce début. Donc en réalité tu risques surtout de passer les 10 prochaines années à regretter et t'amuser à tout découvrir (y compris avec un homme de deux fois ton âge..) Ne t'alarme pas, tu corresponds à un profil connu et identifié de femme en temps de crise sociale. Rien de bien grave comparé à une jambe cassée. Amuse toi bien et dévore le de baiser, reste légère quelques temps.
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DIEU n'existe pas et n'a jamais été
Lotaire a répondu à un(e) sujet de le dieu visible dans Religion et Culte
Tank G, Tu ne t'es jamais démerdé seule. Un être humain seul est un enfant sauvage, un animal qui ne sait pas même parler... Tu as été socialisée, éduquée (même si tu peux en penser du mal, probablement à raison). Le travail de conscience humain est historique. Refaire le chemin de l'homme depuis les origines et comprendre la linéarité de l'histoire malgré ses chaos.. Dans le prolongement de la nature depuis les premières bactéries, au dernier virus les plus développés, dont l'Homme, le cèdre, la girolle, la fourmi etc.. Ca prend un peu de temps, c'est vrai mais ensuite tu es zen, sereine.. Tu sais qui tu es, d'où tu viens, et même vers où on va (tant bien que mal il est vrai). _____________________________________________ Pour les résumeurs(ses) Vous oubliez le plus important car vous restez figé sur les démonstrations manichéenes pour / contre qui ont court depuis le XVIIIème siècle. Il faut sortir de ces catégories étroites qui n'aboutiront jamais qu'à la prolongation d'un débat stérile. Dieu existe, c'est un personnage conceptuel, abstrait, un nom propre plutôt commun qui désigne la totalité de l'humanité qui se représente ainsi sa toute puissance, toute présence et toute connaissance du et au monde qui l'entoure. C'est pourtant assez simple... Les sciences dures ne servent à rien dans ce débat. L'anthropologie et l'histoire suffisent amplement à montrer un phénomène assez général de l'humanité, avec des phases récurrentes mais au final à peu près linéaires : totémisme, animisme, culte des ancêtres, polythéisme, monothéisme. Avec des effets de cumuls ou de fixation à une étape plutôt qu'à une autre, parfois. Puis l'histoire de la pensée humaine continue ensuite avec la philosophie qui se divise ensuite en sciences Tout ça n'est qu'une suite de moyen d'expliquer le monde en fonction des moyens disponibles Une quête de soi et du sens. C'est pourtant tout simple ! non ? -
DIEU n'existe pas et n'a jamais été
Lotaire a répondu à un(e) sujet de le dieu visible dans Religion et Culte
La nature ne correspond pas à nos besoins, nous correspond à la nature dont nous provenons. C'est une histoire de plusieurs milliard d'année. Difficile à imaginer certes pour un simple petit cerveau de sapiens, mais c'est ainsi. A notre époque, ne pas pouvoir le comprendre c'est souffrir d'une psychopathologie bénigne, très répandue, liée à un contexte familial et éducatif faible, c'est tout. Mais l'explication religieuse du monde perd du terrain chaque jour devant la connaissance. Les résistances sont seulement liée à des peurs, pour certaines très justifiées de la démesure de l'homme livré à sa seule raison lorsque celle-ci est faible (pour d'autres raisons familiales et éducatives). -
DIEU n'existe pas et n'a jamais été
Lotaire a répondu à un(e) sujet de le dieu visible dans Religion et Culte
Calotte exprime les seules vérités cohérentes. Dieu est une canne pour les êtres humains fragiles. Le dialogue des sciences dures et de Dieu est un dialogue de sourd, sans fin ni intérêt. Il n'y a que les sciences humaines qui éclaire la notion de divin : anthropologie, ethnologie, histoire, archéologie, sociologie. Et tout est alors dit... Car en quoi est-il plus 'rationnel' de croire en Un dieu plutôt qu'en plusieurs ? En quoi une cause à l'univers plutôt que plusieurs ? En rien. Mais il y a une histoire de la pensée humaine, de ses constructions cosmogoniques, mythologiques, metaphysiques etc.. Une histoire qui prend des formes différentes dans le détails mais structurellement semblable d'un bout à l'autre de la planète, lié à notre espèce, notre cerveau, ses besoins, une survie par la communication et l'organisation en société. TOUS les personnages fictifs qui explique le monde font partie des choses qui rassurent les plus fragiles. Ils sont aussi instrumentalisé par les plus forts assez régulièrement. Auguste Comte au milieu du XIXè établissait le premier des paliers à cette histoire de la pensée. L'âge théologique, l'âge métaphysique, l'âge positif. Je passe sur la naïveté de la prétention à l'âge positif comme fin (au double sens de finalité et de terminaison) de l'histoire. L'époque était hégélienne.. Nous parlerions plutôt d'âge rationnel maintenant mais la pensée continue d'évoluer. En revanche il ne faut pas oublier que l'histoire est cumulative. C'est en ce sens qu'il est possible d'avoir encore aujourd'hui des animistes, des schamanistes, au coeur même de la civilisation occidentale. Jeanne Favrey Saada, ou André Julliard ont produit des travaux passionant sur les pratiques religieuses résistantes, sur la sorcellerie, l'ancestralité des croyances. La faculté accumulatrice de l'histoire a été salvatrice pour notre espèce, en particulier pour ce qui est des plantes comestibles et des médicaments, de la transmission des techniques. Elle devient un fardeau qui rend difficile à manoeuvrer un édifice culturel historique lourd, pesant, empétré dans ses contradictions, dans les différences entre ses membres... Nous mourrons de trop d'histoire, trop peu distanciée, agitant une multitude de fantômes plus ou moins authentiques, qui tous réclament leur droit de cité, sans devoir à être critiqué... Le droit à être catholique, musulman, mazdéiste, existentialiste, positiviste, animiste, échangiste, minimaliste, ségrégationiste, etc, etc, etc... L'important est de n'être point réduit à soi. C'est un dire un petit animal, social certes, mais impuissant. Particulièrement impuissant dans cet océan de 7 milliard d'autres individus, d'autres 'moi'. Il faut être important, pour un groupe, pour Dieu, pour une divinité, pour le sens caché du monde.. L'être humain a besoin de se mettre au coeur des choses, d'être si ce n'est unique, important, de compter pour quelque chose. Le besoin de reconnaissance est même un puit sans fond chez certain, une roue qui tourne à vide. Pour ma part, j'accepte de n'être qu'une petite fourmi sans âme éternelle car je sais que je fais parti comme toute l'humanité avant moi d'une épopée humaine, d'une épopée du vivant, et que les yeux de nos descendants verront un jour le coeur de la galaxie de près.. Pourquoi ? Pour quel signification ? Ils y répondront. Ils auront des moments d'extase, de communion avec l'univers.. Cela suffit à justifier toute l'histoire de la vie ! -
Je dirais plutôt que Max Weber a mis à jour le lien de filiation entre capitalisme et protestantisme (Luther, et Hus avant lui, sont portés par les bourgeois de leurs régions dont le développement économique est entravé par la propriété foncière de l'église et son système d'imposition). Les fondements du libéralisme, tels que posés par Smith sont très clairement religieux : la main invisible qui gouverne le marché n'est pas inspiré du divin, elle EST celle de Dieu, de son harmonie supposée.. la croissance est une transposition aux biens matériels de celle de l'âme etc... etc.. L'Islam est le troisième bourgeons, ou avatar, du Yavhisme primitif (yavhé, jéovah, dieu, allah). Le capitalisme étant une transposition matérialiste du spirituel, il n'y a aucune difficulté à un capitalisme musulman. vous ne semblez pas connaître l'important mouvement que représente la finance islamique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique http://www.financeislamiquefrance.fr/ En réalité il faudrait comprendre que l'appât du gain n'a besoin que de se justifier pour paraître acceptable socialement alors que c'est un comportement irréductiblement anti-social. Le langage, utilisé avec un soin rhétorique permet d'utiliser au final toute idée, toute pensée, de la tordre, de la manipuler pour fournir la bonne justification. Pour ce qui est de la démocratie. C'est une aspiration égalitaire qui vient du fond des âges.. Qui fait se révolter les esclaves, qui se rend à l'évidence de deux êtres humains qui se regarde. Elle s'accommode mal de toute forme de pensée hiérarchisante et ma lecture du Coran me permet de savoir que c'est un ouvrage de son temps, pris dans la hiérarchisation de son temps, en particulier entre homme et femme. Mais ce qu'on appelle démocratie de nos jours, c'est à dire une république oligarchique généralisée comme modèle planétaire, peut fonctionner à merveille avec un islam très légèrement mis à jour. C'est même possiblement une bonne voie pour le projet de totalisation (et totalitarisation) du monde qu'ont la plupart des élites politico-économiques de cette petite planète. Une vraie démocratisation, qui utiliserait une haute éducation critique et du tirage au sort pour beaucoup de ses fonctions de gouvernement, est irréductiblement athée et non laïque. Mon dieu ! C'est si long et difficile à expliquer à tant et tant de gens que même le pôle sud aura fondu d'ici là...
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DIEU n'existe pas et n'a jamais été
Lotaire a répondu à un(e) sujet de le dieu visible dans Religion et Culte
DIEU existe.. C'est même l'archétype du 'personnage conceptuel' Deleuzien.. Il est la personnification de la société dans son ensemble. Il n'a ni commencement ni fin (Qui peut dire précisément quand a commencé et quand va finir sa société ?). Il est omnipotent (l'espoir de l'homme est que sa société peut tout sur le monde). Il est omniprésent (pas besoin de commentaire). Il est omniscient (toutes les connaissances sont connus par le tout que forme l'ensemble des hommes..). Toute société à besoin de représenter son monde par des personnages conceptuels. C'est ainsi depuis la nuit des temps, et propre au cerveau humain à ce stade de notre évolution. C'était utile socialement lorsque les humains étaient organisés en communauté (gemeinshaft) C'est encore utile à la marge pour des individus fragiles maintenant que les communautés se dissolvent et que les humains s'organisent en société (gesellshaft). Mais il faut plutôt le voir comme une contrainte et une limite pour la société elle-même, car c'est ce qui rend plus difficile la participation volontaire à la mutation de la société vers une nouvelle communauté, globale, de l'humanité entière.
