Lotaire

Membre
  • Compteur de contenus

    241
  • Inscription

  • Dernière visite

1 abonné

À propos de Lotaire

  • Rang
    Forumeur activiste
  • Date de naissance 11/06/1971

Informations Personnelles

  • Pays
  1. Ce qui revient par ce chemin comme par d'autres à constater qu'il faut socialiser les bénéfices et privatiser les pertes plutôt que l'inverse comme actuellement. Ou plus anciennement et simplement à plus de redistribution des profits pour éviter les concentrations abusives de la création de valeur... Je note Energetikfix que tu abondes donc dans le sens d'un luxe subjectif socialement et que je continue à trouver alors assez inutile à une société qui se voudrait plus égalitaire !
  2. Pour ce qui est des placements solidaires ou alternatifs, je me permets d'ajouter la NEF et Terre de liens. Tu peux aussi demander des infos à l'émission Globalmag sur Arte qui a diffusé il y a quelques semaines un reportage sur les placements écologiquement et socialement responsables. Sur le communisme et le placement bancaire à intérêt (donc le principal outil financier du capitalisme)... Je ne suis pas bien sûr (et c'est un euphémisme) que le communisme et le capitalisme soit si distinct que ça de ce point de vue. La valeur travail, la croissance, la productivité et la propriété privée ne sont pas remises en cause dans le communisme, du moins dans celui qui a triomphé au 19e siècle après les débats entre Marxistes et Proudhoniens. La branche proudhonienne a alimenté, elle, les anarchistes. L'anarchie (en tant que système d'organisation sociale réfléchi) est en opposition au capitalisme et au communisme marxiste-léniniste qui s'est imposé comme un capitalisme d'état, porteur au fond de valeurs proches du libéralisme mais l'hypocrisie en prime parfois (il faut relire la ferme des animaux d'Orwell, un bijoux fabuliste, intellectuellement précieux). Maintenant s'il s'agit de reconstruire avec Badiou une hypothèse communiste, c'est autre chose, mais nous n'allons pas nous y mettre ici... Ainsi, Gilles, je ne sais pas ce qu'est 'ton' communisme, donc je ne sais pas bien quel grand écart tu fais. Mais à mon sens, si tu as pu suivre Robert, Marie-George et maintenant Jean-Luc (quoiqu'il faut noter le passage au FdG), je ne pense pas que tu prennes de véritables risques à l'entre-jambe . La vraie rupture avec le libéralisme était d'abord l'anarchie, je le répète, et depuis les années 60, l'écologie politique (qui a des sources très lointaines dans le 20e siècle) a produit une seconde rupture bien plus profonde qui porte les idées de décroissance, de relocalisation, de sobriété volontaire, et bien d'autres plus importantes encore en cours d'élaboration et/ou d'imprégnation culturelle. Nicolas Hulot se présente à la primaire d'Europe écologie pour la présidentielle en affirmant la nécessite d'assumer des contradictions entre théorie et pratiques... (Bon, son résultat au premier tour montre peut-être les limites de cet exercice de vérité). Mais je ne suis plus assez jeune pour être d'une radicalité tranchante expéditive et il m'a d'ailleurs toujours sembler évident qu'on ne pouvait pas être dans ce monde et aspirer à une autre sans tensions... Ce qui pose problème c'est la taille des contradictions et là il y a des faits, mais aussi une conscience, une éthique, une perception de soi à soi, une réflexion à travailler et à retravailler constamment...
  3. J'ai plutôt de la sympathie bien sûr pour les interventions de Ved et Energetikfix, que j'ai plussoyé. Ceci dit, Bibifricotin, tu poses aussi avec intérêt la perception subjective du luxe, un peu comme on poserait la perception de l'art, dont on peut se demander s'il est un luxe ou pas ? Mais en ce cas ce qui est luxe est-il la satisfaction tirée d'un objet ou la possession de cet objet ? Le terme initial du fil s'intéressait à la relation entre l'argent et le luxe, de fait est-ce toujours l'argent qui procure soit un accès au luxe soit une accumulation d'objet de luxe ? Si je fréquente des peintres et artisans et que le plaisir de notre amitié commune nous porte à nous offrir nos productions, nos œuvres de temps à autres, ce n'est pas l'argent qui m'offre ce 'luxe'... (mais est-ce un luxe...?) Le luxe n'a-t-il cependant en ce cas aucun rapport avec l'argent ? Pour en revenir à l'analyse de Ved, d'où vient que je peux m'adonner à la création littéraire, musicale, intellectuelle ? Si ce n'est au travail qu'effectuent des agriculteurs pour me nourrir, des ouvrières pour me vêtir, etc... Je suis en bout, ou presque, d'une chaîne de valeur que l'invention monétaire (l'argent) a permis de développer, pour le profit de la plupart mais surtout pour un profit plus grand à mesure qu'on monte dans cette chaîne de valeur... L'argent est donc bien ce qui permet le luxe en dernière analyse. Ce faisant peut-on parler de gaspillage d'argent dans le luxe ? Au-delà d'une définition subjective du luxe, il me semble qu'on peut essayer tout de même de borner objectivement la chose en soi. Un chiotte n'est pas un luxe, même pour Mouss en Tanzanie, c'est un confort, que je distinguerais du luxe. Un chiotte en or ne me semble plus être du luxe mais une déviance pathologique, ou un cynisme triste. Le luxe me semble relever plus de ce qui est effectivement comme le dit (je ne sais plus qui) de ce qui est au-delà des besoins, mais pas seulement des besoins primaires, mais également au-delà des besoins sociaux courants (une télévision ou un réfrigérateur à notre époque par exemple ne sont pas du luxe). Et le luxe me pose ainsi réellement question. S'il ne sert ou ne se justifie que par le travail qu'il fournit à quelques uns ça ne vaut même pas qu'on s'y arrête. S'il s'agit d'une pure catégorie de distinction sociale dans une définition négative d'absence de luxe pour celui qui n'a pas accès, qui ne possède pas le luxe n'est-il pas alors le signe simple de l'inégalité et ce faisant, la première chose à mépriser si on ne veut pas mépriser autrui ? ... Merci à celles et ceux qui approfondiront !
  4. Economic dream, Il est bien difficile d'estimer une période adéquate d'exposition à des risques professionnels. Pour l'amiante par exemple, les expositions répétées sont une composante due l'apparition du mesotheliome (cancer du poumon spécifique à la fibre d'amiante). Mais cette durée est variable suivant les tâches effectuées, la forme prise par l'amiante (poudre, panneau compressé, flocage etc..), suivant l'utilisation des protection, qui peuvent être dû autant à une absence de normes strictes et légales, qu'à des exigences de productivité du travail intenables (équipe réduite, temps trop court etc..). Enfin, il existe des sensibilités individuelles, qui ne sont pas déterminables a priori et qui peuvent être liée à d'autres expositions à des polluants soit dans le travail, soit dans l'alimentation, soit dans des comportements personnels (tabac, alcool, sport, jardinage - avec des pesticides -, stress familiaux etc..). La plurifactorialité des cancers n'est pas une relativité des facteurs principaux (comme l'amiante dans mon exemple) mais elle peut jouer sur quelques années de vies, sur quelques années d'exposition etc... De fait l'évaluation de durée d'exposition si elle pouvait être réalisée nécessiterait une expertise polyvalente, longue et couteuse. Et tu as vu que l'un des chercheurs qui a travaillé sur l'expertise médicale explique qu'il n'ont "ni les moyens, ni le temps" pour évaluer l'étiologie (les causes précises) de cette surmortalité. Il faudrait des budgets pour cela. Et ce que le chercheur évoque ainsi à demi-mots, c'est la faiblesse des crédits sur ce type de recherche. L'ANR (Agence Nationale de la Recherche) attribue bien plus en CIR (crédit Impot Recherche) à des labos pharmaceutiques pour développer des médicaments de confort qu'à l'Inserm, organisme public, pour réaliser des recherches sur l'étiologie oncologique. Tu sais que nombre d'étudiant(e)s paient leurs études avec des petits boulots ? Crois-tu qu'ils ont suivis des formations ? Combien de temps Mac Donald forme-t-il ses 'équipiers' avant de les laisser préparer leur premier hamburger ou de passer derrière la caisse ? Il ne faut pas "rien connaître pour être égoutier" mais il ne faut pas non être plus royaliste que le roi. Les éboueurs savent très bien qu'il font un travail important mais sans qualifications. Ici les égoutiers savent très bien qu'ils sont dans un parcours social faible, il ne le souhaite pas pour leurs enfants... Le service militaire faisait de simples étudiants des militaires, des pompiers, des ambulanciers, des chauffeurs etc... Beaucoup de professions sont de faibles qualifications, bien plus apprises sur le tas, éventuellement affinées par l'expérience, que par des diplômes. Routier, vendeur, agent de sécurité, agent de nettoyage, etc... Je n'ai pas l'habitude de respecter quelqu'un par ce qu'il fait comme profession mais par ce qu'il est comme être humain, ce qui m'évite de commettre l'erreur de croire qu'un balayeur n'a pas lui aussi son doctorat. En revanche, il ne faut pas commettre l'erreur inverse et croire que toute activité professionnelle se vaut et se baser sur cela pour respecter les gens (car on peut alors respecter de parfaits imbéciles). Les activités professionnelles sont très objectivement hiérarchisées en terme de qualification, d'accès à leur pratique sur une échelle qui va de la manutention simple à la chirurgie (pour tracer à grands traits). Pour nombre de tâches sans qualifications préalables, il suffirait d'une période d'"instruction" de quelques jours ou semaines pour intégrer des risques, des gestes qui économise un peu le corps, qui protège etc... La plupart du temps ce serait de toute façon bien moins complexe que ce qu'il fallait intégrer pour un appelé du contingent en deux mois pour être opérationnel en manœuvre à l'issue de cette période, avec des risques bien plus importants...
  5. Le QI mesure bien l'intelligence... du test de QI... En fait c'est la question de l'expérience et de la dimension de l'homme qui est posée. "Pré-juger" et avoir des "a priori", c'est en fait considérer le monde par ouï-dire, avec un moindre recul, peu d'expérience. Un enfant peut-il ne pas avoir de préjugés ou d'a priori ? Apparemment nous sommes pour la plupart d'accord là-dessus. Et effectivement, dans une lecture assez ancienne la philosophie est le lieu de la réflexion sur les fausses évidences acquises. Les sciences qui ont fleuris sur ce tronc commun méthodologique sont toutes le lieu de l'évaluation de cette première perception limitée mais nécessaire du monde. L'esprit scientifique est cependant problématique, comme le dit quelqu'un rappelant que tout critiquer en permanence tend à provoquer un rejet. Qu'il est surtout question d'une image à donner, d'une place à occuper. Il me semble que l'élévation du niveau d'éducation, associé aux difficultés matérielles que fait naître l'organisation sociale à notre époque et à la dynamique technique et communicationnelle vont progressivement amener de plus en plus de gens à remettre avancer dans une remise en cause courante de leur acquis de jugement, même si nous en sommes actuellement assez loin probablement. La fonction initiale du préjugé est assez évidemment la stabilité des représentations du monde, de l'ordre établi. La démocratisation, l'individualisme sont des éléments qui signale une progressive remise en cause.. Bon, je dois y aller, @+
  6. Petit problème à cette logique libertarienne : l'auto-régulation libérale reste aussi invisible (et inefficace) que la 'divine' main du marché... Dans une perspective pragmatique chère aux libéraux, il faudrait justement comprendre que les temporalités de la démographie, de l'innovation technique et de la dynamique économique ne sont pas les mêmes, que l'auto-régulation spontanée est de ce fait impossible ! (décalage) Vous faites bien de rappeler que l'être humain n'est pas réductible à sa nature. De fait c'est un animal politique qui doit s'organiser collectivement pour se donner des rêgles, pour la démographie comme pour le reste (ce qui permet justement d'éviter ou de chercher à éviter les guerres, les génocides etc..). Parce qu'une éducation avec la raie sur le côté et en disant bonjour à la dame est une "bonne" éducation ? Je ne pense pas que l'éducation dans ces milieux se cantonnent à quelques poncifs moqueurs ^^" Cela fait plaisir à lire. Cette étude, en France, est notamment emmenée par le criminologue Xavier Raufer. Lui-même s'appuie sur une étude parue à la documentation française : "Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural". Nous avons les mêmes saines lectures En revanche je vous repose alors sans moqueries la question : en quoi une éducation catholique ou protestante (qui plus est pratiquante) est-elle gage d'une "bonne" éducation ? Qu'est-ce pour vous qu'une bonne éducation ? Et cela renvoie-t-il à un impératif catégorique ?
  7. L'origine de la pensée eugéniste s'est construit chez Galton avec une limitation des naissances des pauvres essentialisés comme inférieurs. Je précise dans cette phrase que la limitation des naissances 'des pauvres' est à mettre en lien avec l'eugénisme et avec les totalitarismes qui ont utilisé l'eugénisme. Je n'incrimine donc aucunement le principe de limitation des naissances en soi mais celle qui se focalise sur les pauvres... Je n'incrimine pas plus l'eugénisme mais uniquement celui qui s'appuie sur cet archaïsme d'essentialisation négative de la pauvreté... Fondamentalement je ne suis pas pour le système de retraite par répartition. Mais c'est un autre débat (voir le fil sur un programme politique dans 'politique'). Donc nous pourrions, éventuellement, être d'accord !
  8. La limitation des naissances est totalitaire, mais tu trouves que l'argument de la liberté est ridicule. Je ne te suis pas. Où ais-je écrit que la limitation des naissances était totalitaire ? Attention je suis précis, et c'est important.
  9. De l'importance pour certain(e)s de trouver dans un forum une communauté d'accueil et d'y être jugé, respecter, reconnu. Dans une sociabilité quasi réelle. De l'importance pour d'autres de rire, de se détendre, de trouver sur un forum de la distance, de la légèreté (le plus souvent peut-être mais pas toujours d'ailleurs qui sait..) Mais également d'être méprisante (pitié) pour d'autres formes d'expression. @Altaar, De l'importance pour d'autres encore d'être assez sérieux et pris par une logique d'importance, d'urgence dans une question, dans leur compréhension du monde, à ce moment de leur vie, ou d'une façon plus existentielle. Et d'être des juges impitoyables en risquant parfois plus exigeant avec les autres qu'avec eux-même ? @Ralphy, Est-il important de faire durer une discussion ? Chacun ne cherche-t-il pas son chat et est-ce d'ailleurs toujours le même chat ? Et si ce n'est pas toujours le même chat, est-ce mal ? Tu trouves ça fort, mais si tu à mieux à faire sur un forum, tous doivent-ils avoir le même point de vue sur cette question que toi ? Qu'est-ce qu'un forum ? Y-a-t-il une bonne utilisation ? Si on peut s'attendre à tout, on peut donc s'attendre à de l'élitisme... Échanger, même dans le respect évite-t-il d’enfoncer des portes ouvertes ? Peut-on échanger réellement sans essayer de convaincre ? L'échange en soi n'est-il pas une forme d'exercice de conviction ? Ou alors il ne s'agirait pas d'interactions mais simplement de mettre côte à côte des opinions, comme des timbres dans une collection ? C'est quoi, sur un forum "ne pas chercher à imposer une opinion" ? Ou plutôt, que serait "imposer une opinion" ? :gurp: Y-a-t-il déjà eu un forumeur qui soit venu chez toi, qui t'ais mis un flingue sur la tempe et qui t'aurais menacé en disant "si tu n'adhères pas à mon opinion, je te bute" ? Non ? C'est donc que personne ne t'as imposé quoi que ce soit. En réalité, la seule chose que peut faire un forumeur, c'est chercher à te convaincre, il n'a aucun moyen de t'imposer quoi que ce soit. Quand on a plus d'argument, il y a plusieurs réactions. Si on met de côté des attitudes rationnelles (chercher des informations/changer d'opinion/réfléchir aux arguments avancé) il reste les deux principales réactions animales : l'agressivité, qui se traduit sur un forum par l'insulte, l'attaque personnelle, etc. la fuite, qui se traduit sur un forum par "c'est mal de vouloir convaincre les autres", "tu ne dois pas chercher à imposer tes opinions", "tout est relatif", "on ne sait rien on peut douter de tout", etc. Sauf que... Il y avait des sociabilités de groupe qui constituaient des histoires longues, des oppositions farouches et durables, avec des vendetta, des vengeances, des guerres, à répétition etc... Ici somme toute, il n'y a qu'une vacuité du sens de la violence et un vague risque d'obligation de changer de pseudo. Quand tu tiens des propos racistes et qu'on t'en fait la remarque, ce n'est pas une insulte, mais un constat. Si tu ne veux pas qu'on dise que tu es raciste, et bien cesse de tenir des propos racistes, c'est aussi simple que cela. Le problème avec une insulte tient dans la définition des mots et donc dans ce chantier culturel bizarre qu'est le forum. Suis-je raciste si je dis qu'il faudrait moins d'immigrés en France ? Oui selon certains critères, non selon d'autres. Mais l'utilisation du terme lui aura des conséquences... ________________ Comment espérer ne pas avoir d'insulte sur un forum lorsqu'il est bien compris qu'il s'agit d'un lieu public dans lequel chacun peut venir, s'inscrire, y chercher des choses différentes, s'exprimer avec une grande variété de dispositions, de connaissances, de modes relationnels, de désirs, de besoins... Y compris parfois chez un même individu à deux moments distincts ? De fait si ce topic est intéressant, à quoi peut-il vraiment conduire si ce n'est à mieux comprendre ce qu'est un espace public virtuel ? Comment il permet de s'affranchir de certaines contraintes du réel et explique des facilités ou des excès, mais comment il reproduit également des effets relationnels bien connus dans le réel : popularité, intégration, exclusion, marginalisation, domination, revanche etc.... Ce topic, thread, ou fil, n'a-t-il pas surtout la bonne utilité de permettre à chacun(e) de se justifier de son regard sur ce qu'est cette nouvelle forme d'échange qui permet à un gamin de 16 ans d'expliquer l'économie à un prof d'université, à une grand-mère catholique et frontiste de défendre l'existence de dieu au côté d'un intégriste musulman, à un informaticien de trente ans de donner des leçons de psychologie de la violence à un officier en retraite ? L'improbable voisine ici avec l'évidence sans qu'on puisse jamais réellement savoir très bien à quoi s'en tenir. Cette forme un peu démagogique d'échanges, d'interactions sociales peut-elle s'abstenir de créer des réactions vives ? Et de fait, comme une des participantes le dit, serait-ce une bonne chose que trop de neutralité ? Quoi de vivant alors ?
  10. Qu'est-ce qu'une insulte ? S'il y a le gros mot caractérisé, il y aussi, à l'autre bout du spectre, la mauvaise fois qui insulte l'intelligence des lecteurs à commencer par celle ou celui à qui elle s'adresse... Le manque d'argument conduit peut-être parfois à l'insulte mais ce raisonnement me semble un peu simple, voire pédant. Il me semble qu'internet permet la confrontation entre des personnalités, des âges, des niveaux sociaux et culturels, des expressions idéologiques qui ne pouvaient se faire dans le réel avant, ou rarement. Qui plus est la plupart des entrées en matière de sociabilité nécessaires à une pacification de l'échange dans le monde réel n'existent pas ou très peu sur internet. Mieux : Les éléments de contrôle social (connaissances communes, milieux professionnel, voisinage etc..) qui rendent prudent dans le réel s'évanouissent dans le virtuel où, non seulement l'autre ne sera jamais réellement en face avec un risque physique, mais où l'identité est volatile et la même personne, dans une possible schizophrénie, peut posséder deux pseudos ange et démon s'il le souhaite, avec une absence totale de conséquence pour une réseau social, pour la poursuite de véritables relations sociales... Mais nous n'avons là que le cadre qui rend possible l'insulte. Les motivations, elles, sont plus complexes. Elles peuvent être liées à la fatigue, à l'exaspération trop réactive devant la répétition bovine d'arguments qui n'en sont pas, à des limites intellectuelles, à des vexations, à la volonté de prendre un ascendant dans le débat, à la façon dont l'insulte sera tolérée par les autres intervenants en fonction de la popularité ou non de l'insultant etc... etc... Et j'ajouterais une petite citation de R. E. Howard qui fait dire à Conan (le barbare), dans 'La tour de l'éléphant' : "En rêgle générale, les hommes civilisés sont plus malpolis que les sauvages car ils savent qu'ils peuvent se montrer grossiers sans se faire fendre le crâne pour autant".
  11. C'est de la provoc ça, non ? Et d'où viennent ces "8 ans" ? Sur quoi cette durée se base-t-elle ? La requalification vers d'autres activités, oui. Trop peu souvent utilisé dans l'administration française (même si en augmentation). Mais souvent par le fait des personnels mêmes... Une société complexe compte beaucoup de tâches nécessaires et ingrates, voire dangereuses. Je pencherai plutôt pour un service civil sur un certain nombre de ces tâches, obligatoire, sans dérogation, de quatre mois par an entre 18 et 22 ans, garçons et filles.
  12. Pourquoi sur les femmes ? Parce qu'une éducation avec la raie sur le côté et en disant bonjour à la dame est une "bonne" éducation ? NON, ce n'est pas TON problème, tes enfants vont grandir et vivre en ayant un impact sur d'autres... Ils pourront racketter, violenter, voire tuer, et tout ceci, en partie en fonction de TES capacités éducatives. Avoir des petits pour un animal ne pose pas question. Pour un être humain (véritablement humain) c'est acte social qui prend place dans des relations, dans une vision du monde. Mais de fait nous sommes encore dans l'enfance de l'humanité et 98 % des "dit" humains sont surtout des animaux qui vivent quasiment au jour le jour. La nature ma bonne dame, la nature que j'vous dis... Femzi, La baisse de la natalité a amené la plupart des pays qui ont connu la transition démographique à un taux de natalité inférieur au seuil de reproduction. La transition D est entamée actuellement dans un grand nombre des pays du dit "du sud". Emmanuel Todd montre assez, dans la longue suite de ses travaux, les effets des transformations familiales et donc sociales qui s'ensuivent . Sur l'éducation et la pauvreté, les travaux scientifiques ne montrent pas de liens réels. Il y a par exemple une pauvreté surtout rurale, à l'échelle de la planète comme de la France alors que la délinquance est surtout urbaine. Maintenant, il y a des liens complexes entre délinquance et précarité, manque de mixité sociale, conditions de logement, chômage, monoparentalité. Mais il s'agit toujours de multifactorialité. Comme je le précise donc à Feuille, l'éducation ne relève pas que des parents, même s'ils y ont une part importante, voire déterminante sur le long terme. La baisse de la natalité et la relativité du lien entre éducation et pauvreté font que l'idée de limiter les naissances dans les milieux défavorisés n'est pas réellement probante, outre le fait qu'elle n'est pas neuve et réfère à une forme archaïque et assez totalitaire d'eugénisme. La suppression des allocations familiales (pour tous) permettrait bien mieux de laisser faire "l'amour" dans le choix du nombre d'enfants. Il serait même possible d'imaginer une cotisation de solidarité à partir du 3ème enfant pour égaliser les conditions d'utilisation du système éducatif et culturel entre celles et ceux qui ont peu d'enfants et celles et ceux qui en ont plus. Ceci pour favoriser surtout l'adaptation progressive des facteurs démographiques aux facteurs de productions (ce qui diminuerait les problèmes de logements et de chômage). En ce qui concerne l'éducation, il vaut mieux favoriser la mixité sociale, raisonner l'immigration pour éviter trop de confrontations culturelles chaotiques, favoriser l'intégration par une prise en charge digne de ce nom, et réhabiliter l'autorité professorale contre l'autorité médiatique. Je suis heureux que GENESIIS comprenne que la sociologie peut ici avoir une utilité. Mais j'aimerais avoir des précisions sur ce qui lui en enlèverait sur la santé, l'alimentation, les choix économiques etc.. ?
  13. Rejanou la première, mais toute une pléiade lui emboitant le pas montre les vrais tabous de notre société pas si évolué que ça au demeurant.... Se reproduire, une obsession à légitimer coûte que coûte. Si ce n'est plus le clan, la survie du groupe, c'est le mot "amour" mis à toutes les sauces (je t'aime, j'aime le poulet, j'aime mon pays, j'aime donc je procrée etc..) qui sert à justifier aujourd'hui ce désir petit et animal de se reproduire, de se prolonger sans savoir pourquoi (parce que c'est comme ça, c'est la nature..), mais pour cacher bien d'autres motivations que la plupart nieront farouchement tant il y va du nécessaire secret de l'âme individualiste : transmettre ses biens, ses valeurs, contre celles des autres, exhiber sa réussite sociale totale (boulot, pavillon, 2 enfants et le chien), faire plaisir aux parents, montrer qu'on est aussi capable que les frères et sœurs, ou la cousine, ou la voisine, dominer par sa descendance (certains peuples ne font pas tant de manière pour déclarer bien haut qu'ils encouragent la "guerre des ventres" contre leurs ennemis...), disseminer son patrimoine génétique par conviction intime de sa supériorité etc..., etc... La liberté sacralisée par plusieurs sur ce fil, ressort clairement de la faiblesse, de la médiocrité, et de la manipulation, car la possibilité de soigner, de limiter les mortalités infantile et enfantine, les aides et allocations en tout genre, n'ont rien à voire avec l'amour ou la nature. Elles s'opposent même avec une ironie glaciale à ce soit-disant amour qui devrait se passer facilement d'allocations ou à cette soit-disant nature qui préférerait se passer de médecine. La liberté est un mot qui, chez beaucoup, sort de la bouche comme d'un intestin...
  14. Mais tu n'es pas timide...:blush:
  15. Je vois que tu ne t'épargne surtout jamais la bêtise. Mais finalement c'était assez logique. Et me parler ici de mon MP, en oubliant les tiens.. C'est amusant. Désolé, mais je continuerai à proférer les énormités que ta vaste inculture et ton aveugle agressivité digèreront malgré tout avec le temps.