Aller au contenu

yop!

VIP
  • Compteur de contenus

    20 446
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    11

Tout ce qui a été posté par yop!

  1. Puisque j'ai du mal à me faire comprendre : Prochaines attaques personnelles = avertissement
  2. - Si vous constatez des messages haineux, des insultes et tout autre message enfreignant la Charte, utiliser le bouton "signaler" pour attirer l'attention de la modération qui n'est pas aussi omnisciente que le Très-Haut. - Pour supprimer son compte : envoyer une demande à l'administrateur (Caez) par messagerie privée. - Pour bien débattre : rester dans le sujet, rester courtois, ouvrir son esprit, aimer son prochain, souffler un coup et se rappeler que ce n'est qu'un forum internet. C'était un message de la modération.
  3. Cher Epmd71, D'une, évite de tirer des jugements sur ma personne puisque c'est un sujet que tu ne connais pas du tout, encore moins que les concepts que tu essayes de manipuler. De deux, évidemment que le mariage est mieux pour construire une famille. Il suffit de comparer. Le Pacs a également fait concurrence au mariage en allant dans le sens du court terme des relations, cela dit, je dis qu'il est également défendable sur de nombreux points et qu'il a le mérite de compenser un peu pour les homos. Je ne le dévalorise pas pour habiller le mariage. Bref, apprends à lire. C'est le cas dans un premier temps pour la PMA. La suite du projet fera encore objet de débat. Le gouvernement avance à visage découvert. L'adoption... ça n'a pas beaucoup de sens d'accorder le mariage unisexe et aucune possibilité de faire famille. Idée fixe : ça fait des mois que cette assertion est totalement FAUSSE. Taubira a encore fait une déclaration sur la filiation mais vous répétez ça comme des perroquets. Il y a un petit problème d'honnêteté intellectuelle, là ! En effet. Mais je crois que je connais ta position : tu as dû la répéter environ une quarantaine de fois ! :D ======= Cher Delenda Carthago Est, T'as dû louper un truc alors. J'en ai autant au crédit des anti- qui pensent que répéter en boucle les mêmes arguments faibles est débattre, qui vont même jusqu'à ânonner indéfiniment des mensonges ( "on va mentir aux enfants !" "on va supprimer père et mère") quand ils ne sont pas en train de confondre argument et position personnelle (cf : toutes les âneries naturalistes pour définir la construction sociale). Le mariage est une construction, bâtie par-dessus le biologique et justement pour coordonner la société, la famille. Ce n'est pas très dur à comprendre et ça n'a rien de naturel. La famille aussi, même biologique, est une construction, une répartition des rôles, un statut social et philosophique. Bref, au lieu de calomnier la chapelle adverse, regarde un peu la tienne... C'est marrant, seuls les pro- sont assez honnêtes pour admettre qu'il n'y a pas que des flèches dans leurs rangs et que tous les argumentaires ne se valent pas. Les anti-, il faut leur rappeler qu'il y a des boulets dans leurs rangs et encore, il y a un certain déni, prenant prétexte d'accusations trop systématiques. ===== Cher Constantinople, Non, c'est juste que tu n'as rien suivi de ce que j'ai dit (pour Blatte, je le laisse parler en son nom). Il faudrait être abruti pour dire que le mariage n'a rien à voir avec les familles et les enfants... et réclamer justement ça pour les couples de même sexe. Ce qui est contesté, c'est le monopole du modèle traditionnel qui n'a pas lieu d'être ni dans l'idée, ni dans les faits. Ce que je conteste, c'est ta vision exclusive de la famille, qui doit être génétiquement traçable. Si je te suis, on pourrait carrément interdire toute autre forme de famille, puisque les autres modèles sont une atteinte au droit de l'enfant à avoir ses deux parents biologiques. Or, la réalité n'est pas si simple. Et comme on nous propose un modèle alternatif qui n'est pas dramatique, viable, trop minoritaire pour mettre en danger la société, trop compatible avec les lois déjà en place pour faire chavirer notre nation, je dis oui. Si avec tout ça t'as pas compris, c'est que tu es un fieffé diffamateur ! N'importe quoi. Je te mets au défi de relire tous mes posts sur le sujet et tu verras que je suis pour le modèle traditionnel. Le plus simple, le plus répandu, le plus accepté, le plus normal, etc... Être pour l'ouverture, ça ne signifie pas être pour la destruction du modèle. Tu vas dire : "Mais siii, c'est justement ce qui va arriveeeeer !" et je te dis que non. On en revient au point de départ. C'est juste pour arriver à la conclusion ci-dessous -qui est TON point de vue, en fait - que tu fais parler tes interlocuteurs à leur place ? Bravo ! Superbe synthèse ! Ça mérite le prix Pulitzer ! :D Si si, c'est mérité ! ======== Cher Zeds Dead, Ah ! Encore une brillante synthèse ! C'est à désespérer de prôner l'approche systémique dans sa pensée que de voir ses propos caricaturés et ces caricatures commentées par de fines plumes. Si tu veux continuer l'analyse, il y a dans les non des pro-mariage mais anti-adoption - Frigide Barjot elle-même, il me semble. L'adoption est brandie comme épouvantail mais elle me semble légitime, assez contrôlée pour ne pas voir déferler une vague d'abus (ça n'a été le cas dans aucun pays où c'est autorisé). "Acquisition d'enfant", un nouvel élément de langage à la mode et totalement péjoratif, pourtant sans fondement. L'acquisition d'un enfant par les couples hétéros fertiles est un droit souverain que ta critique épargne étrangement. Or, les couples normaux (i.e sans passe-droit) prétendants à l'adoption en bouffent beaucoup, et leur mérite est testé dans tous les sens. Ça change de l'image consumériste que tu veux infliger. Pour la PMA et la GPA, ça entraîne certainement ce débat parce que c'est justement plus facile, moins contrôlé et ça rejoint le droit souverain de n'importe qui - dont des abrutis- à enfanter ou faire enfanter et à avoir l'enfant. Il y a donc - y compris pour les hétéros- des choses à mettre en place, à réévaluer. Quoiqu'en passer par là pour pouvoir enfanter, c'est une démarche active qui fait office de filtre plus sérieux que celle du jeune couple beauf immature qui fait un môme par accident. On prend la société dans son ensemble, hein ! Pas de découpage pour les uns et les autres. Et non, justement, ça ne marche pas comme ça. Puisque les textes eux-mêmes sont susceptibles de changer. Le mariage ne comporte aucune obligation de procréer, ni même de prouver sa fertilité. Il ne dit pas comment on doit obtenir son enfant. Et de toute façon, le Code Civil ne contient pas que ce passage sur le mariage.
  4. Non, c'est pour broder sur l'argument "enfant à la carte ", " les homos sont des consuméristes de l'enfant ", " porte ouvert à toutes les dérives ",... Or, il y a une chose à savoir : l'adoption n'est pas le moyen le plus simple pour "acquérir" un enfant. Les couples homos savent déjà avoir des enfants par voies détournées. Il est assez amusant que de voir que dans certains cas, le désir d'enfant est noble et beau et dans d'autre, il est forcément matérialiste et dangereux. Je réfute totalement cette accusation de "droit à l'enfant". Il y a désir d'enfant. Le droit, lui, il est/sera largement plus conditionné pour les homos que pour les hétéros qui procréent sans rendre de compte à personne sur la viabilité de leur désir. Ça suffit, ces chantages ! ======== Etrangement, nous n'avons ni les même constats, ni la même lucidité. Et tes prévisions, j'en doute aussi. Mais je ne te méprise pas pour autant, hein ! Oui, mais ça peut également se faire sous le régime du mariage, avec un statut spécifique pour les couples unisexe. La Pacs est une invention qui n'a que peu de sens, selon moi. C'est la valorisation de la précarité de l'union, même si c'est défendable sur certains points (on peut le voir de l'angle inverse et trouver qu'il compense la précarité de fait des unions modernes). Un Pacs amélioré, ça ne veut rien dire non plus : c'est une équivalence mariage. Pourquoi alors faire les mijaurées en acceptant le principe mais en faisant des rondes sur la forme ? Bref, tu n'as aucune opposition de fond si tu prétends qu'un Pacs amélioré est acceptable. Ce qui est incohérent. Ou alors, juste une incapacité à toucher au sacro-saint mariage. Ce qui est autre chose. Je ne le vois pas, en effet, puisque tu ne me les montres pas. :D
  5. Je ne dis pas le contraire, ce qui prouve que tu t'enflammes sans même comprendre ce que tu lis. Range tes élucubrations ! Je reformule : le point de débat, c'est sur l'obligation d'hétérosexualité que vous mettez comme condition absolue... et qui est tout à fait discutable; même si vous ne voulez pas en discuter. Ce n'est pas ça qui va déstabiliser la famille. Tu crois que les dérives multiples au sein des foyers actuels seront amplifiées par un statut qui ne les concerne pas dans nos lois ? La famille a bien d'autres soucis que le mariage unisexe et l'homoparentalité. Hop, encore une tentative de faire passer les interlocuteurs pour des abrutis. Si tu estimes que les gens avec qui tu papotes sont si bêtes, tu devrais peut-être revoir tes propres capacités de perception, de compréhension ou vérifier si la pathologie n'est pas de ton côté. Ce qui est mis en cause, c'est le monopole de la famille biologique hétérosexuelle alors que le monde compose déjà depuis longtemps avec d'autres modèles. C'est un modèle qui a ses qualités mais l'imposer comme monopole absolu est contre-productif : on clandestinise les autres modèles. On a bien vu les dégâts psychologiques dus aux excès de sacralisation du modèle tradi, entraînant la dramatisation de tout modèle dissident. Aujourd'hui encore, on n'en est pas totalement sorti. Vous ergotez sur des points contre lesquels on s'oppose et ensuite, vous tenter de discréditer l'interlocuteur pars pro toto, c'est-à-dire qu'en refusant votre idée de monopole absolu hétéro/tradi, on refuserait tout le concept de mariage/famille, on nierait toutes les implications de ces engagements. Or, c'est faux. Revois ta copie !
  6. Tout à fait, Dinosaure marin : l'implicite a bon dos. On pourrait dire qu'implicitement, le Code Civil dit "les blancs avec les blancs, les noirs avec les noirs" puisque c'est "tout à fait logique". L'implicite, il est subjectif. Un texte légal ou administratif, ce n'est pas du Nostradamus. Ce qui n'est pas légiféré est toléré ou libre par défaut. Il suffit de lire. Je ne nie rien : je boute la lecture fantasmatique que tu en fais (et d'autres). Vous avez beau triturer la réalité du texte dans tous les sens... pouet ! Tout ce que tu as mis en gras, ça concerne des droits et devoirs sur la famille - droits et devoirs qui sont abstraits tant qu'on n'a pas de famille et on peut ne jamais en avoir. Il n'est pas précisé d'obligation d'enfanter, ni même la façon précise d'avoir des enfants. Ni même que le Code Civil soit immuable. Bien sûr, à l'époque, ça induisait surtout la filiation biologique mais l'adoption existait déjà et le mariage semble la couvrir (il n'y a pas de contresens avec). Il n'y a donc d'impératif d'hétérosexualité que dans certaines têtes, nourri bien sûr par un biais idéologique de l'époque de sa rédaction; où l'on n'envisageait pas l'homosexualité comme mode de vie accepté. Ça a changé. Si c'était juste pour nous dire que le mariage débloquait des droits familiaux, je crois que tout le monde le sait depuis longtemps puisque c'est le sujet du débat. Si c'était pour nous dire que c'est hétérosexuel only "parce que c'est marqué comme ça", c'est pas la peine : on veut justement une ouverture sur sur ce point. Merci Delenda !
  7. yop!

    Avez-vous peur de mourir ?

    Pour ma part, si j'y pense vraiment, je flippe. On ne peut que flipper de la mort quand on est lucide et on DOIT flipper. Face à la mort, on n'est pas serein. Mais au quotidien, je ne suis pas serein : juste dans le déni parce que je ne pense pas à la mort à chaque pas. Ne serait-ce qu'avoir des projets est un refus de la mort ! On ne peut pas vraiment vivre avec la conscience permanente qu'on va mourir. On est obligé, pour la paix de l'esprit, d'être dans le déni ou le refus, le combat. Ça n'empêche pas d'y penser de temps en temps, voire d'y être confronté. Pour ceux qui ont frôlé la mort, vu la mort ou qui sont en sursis, ce déni est souvent plus fort car il existe un objet précis sur lequel se focaliser. Quand on n'est pas malade, pas en danger direct, qu'on n'y est confronté qu'en fiction, les causes de mort sont trop nombreuses et floues; ce qui nous amène à un déni superficiel mais finalement peu efficace... et une angoisse diffuse. Si tu as du mal à ne pas y penser, c'est peut-être que c'est trop flou pour toi ? Tu y as déjà été confronté à la mort ? ======= La mort concerne tout le monde. Même dans un pays opulent et en paix. Je ne pense pas que le risque direct change les gens en peureux. Justement, je pense l'inverse : avoir fait face au risque augmente la résistance à la peur. Une vie calme permet peut-être de se préserver de la mort mais ce manque de confrontation génère des angoisses au long court, surtout que la société tend à nous épargner cette confrontation. Cette angoisse diffuse me semble pire que la peur directe. Le contournement de la mort est très mauvais, je pense, pour notre psyché collective. Bien sûr, ce n'est pas souhaitable de vivre en danger de mort permanent... mais n'est-ce pas notre cas, notre vraie condition ? Si on se coupe de la mort, on se coupe de notre humanité.
  8. Tu peux toujours attendre : il n'y en a pas. Même si l'institution nous prépare un cadre, on n'est pas obligé de faire des enfants lorsqu'on se marie. Juste incités mais libre de choisir. ======= Ce n'est pas le propos, ce sont les conditions sine qua non que vous inventez pour disqualifier le mariage unisexe... sans pour autant appliquer ces conditions aux couples hétéros mariés, sans aucune justification. A part des postulats naturalistes en toc, des arguments traditionalistes détournés de leur sens, des déclarations du type "c'est comme ça c'est un fait ", etc... Il n'y a pas de cohérence dans votre ligne d'accusation. Surtout quand vous répétez sans cesse que les pères et mères vont perdre leur statut alors que ça fait des plombes qu'il a été annoncé le contraire. Ou qu'on va mentir aux enfants sur la biologie. Ou qu'on va amener la société vers le déclin par le mariage unisexe. Assumez vos arguments au lieu de tenter misérablement de faire passer vos interlocuteurs pour des décérébrés incapable de voir le rapport entre un mariage et la construction familiale, tout en argumentant sur la légitimité des homos à accéder à des droits... familiaux ! ======== Tout ton argumentaire est fait de déclarations de ta part : " C'est comme ça ! " Tu as beau mettre des liens et citer des articles (parfois à contre-emploi), ils ne nourrissent pas vraiment ton argumentaire puisque non seulement tu enchaînes les postulats mais tu monologues souvent à côté de la plaque, accroché à tes lubies. Comme Constantinople, tu essayes de faire croire (ou pense vraiment), que tes interlocuteurs ignorent la reproduction sexuée ou ont le plan machiavélique de raconter aux enfants que deux hommes peuvent faire un bébé par le cul. Ceci ne provient que de tes fantasmes ou de ton ignorance. Tu nages également en plein argumentaire naturaliste, un biais intellectuel et sociologique énorme mais qui marche pas mal, apparemment. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas naturelles dans le mariage. Dustin Hoffman
  9. Tu as des connaissances ou de la famille en France, ou tu as appris un peu le français. Dans ton pays, c'est la merde totale ou le conflit, tu manques d'être tué par des imbéciles. Pendant ce temps, tu vois des français faire les touristes, de tes concitoyens partir là-bas et en dire du bien. Y'a t-il besoin de faire passer un "test d'amour de la France" . Et d'ailleurs, comment tu évalues l'amour de la France ? C'est facile de dire "j'aime la France". C'est comme de dire " J'ai vraiment hâte de travailler avec vous. J'ai toujours été passionné par votre entreprise et ce serait vraiment une fierté de représenter ce nom glorieux " en pensant "je postule juste pour la paye". ======== Je sais, des fois j'exagère. ======= Je n'ai pas dit que seules les classes moyennes à aisées s'intégraient mais il est indéniable qu'elles s'en sortent mieux. D'ailleurs, le parcours d'un immigré ou enfant d'immigré des classes modestes suscite toujours une réaction. On souligne ce parcours comme pour dire "Regardez ! y'en a au moins un sur 400 qui s'en est sorti ! ". Bon, il y en a plus que ça et il faut en parler vu la mentalité défaitiste de certains prisonniers de la zone. Mais le pauvre a moins d'opportunités de s'intégrer car avoir une vie sociale coûte cher, de plus en plus. Qu'on soit immigré ou pas. Mais 'faut s'intégrer quand même !
  10. " Inacceptable " pour l'armée parce c'est un manque de discipline, que ça nuit à son image car on n'est pas censé être là-bas pour se donner en spectacle ou faire des photos à messages symbolique (quel est le message d'ailleurs ?). Mais ça ne me choque pas. Ce qui est choquant, c'est que des gens sont en train de se tirer dessus, de se bombarder, de se prendre en otage, de se tuer. Tout ça pour la gloire des idées arrêtées.
  11. Des psychanalystes se sont positionnés de part et d'autre, avec des arguments et contre-arguments. Donc, la psychanalyse n'a pas tranché la question. De même, les psychologues, les psychiatres ou pédopsychiatres sont divisés. Il y a beaucoup de facteurs et rien n'est insurmontable ou problématique au point de pouvoir trancher pleinement. L'homoparentalité est spéciale par l'histoire qu'elle propose à l'enfant. Deux parents adoptants de même sexe, ou alors une mère biologique adoptant avec sa conjointe qui devient parent, etc... Deux choses se superposent : la quête des origines et du/des géniteur(s) et la spécificité de l'homoparentalité. Ces scénarios ne sont pas intrinsèquement dramatiques : tout dépendra du déroulement de ceux-ci, de comment ça va être expliqué, de la qualité de la relation familiale, des individus eux-mêmes, etc... Dans l'adoption, on sait repérer les vraies problématiques. Ce n'est pas d'être adopté, ni l'amour des adoptants : c'est de ne pas savoir, d'être dans une quête de soi exacerbée à la fois par la construction individuelle et le questionnement sur la chaîne d'événements de son passé, sur qui. Il n'est pas dit que les scénarios homoparentaux soient fondamentalement dramatiques pour l'enfant. J'ai tendance à penser l'inverse : ce seront des couples qui devront maîtriser leur histoire car ils ne pourront justement pas mentir ou retarder le moment d'en parler à leur enfant. Les adoptants hétéros peuvent mentir longtemps. J'ai une amie qui a appris qu'elle était adoptée à... 38 ans ! Ces mensonges, mal vécus par les parents, sont de la nourriture à problème. Pour le fait que deux parents soient de même sexe, ça me paraît ni plus ni moins compliqué qu'avoir des parents de sexe différent. Quand on arrive à ces questions, on a des milliers de référents (réels et fictionnels) et on apprend à généraliser. De plus, c'est l'occasion d'apprendre l'altérité. Il est rare qu'on ait spontanément des discussions sur l'homosexualité dans un foyer traditionnel. Je ne suis ni psy-quoi qu ce soit, ni aspirant mais voilà mon analyse après les avoir écouté, dans leurs positions contradictoires. Et d'après ce que j'ai appris de la vie et des autres.
  12. Ce n'est pas si simpliste. les gens ne viennent pas nous imposer leur culture étrangère. L'immigration en France, ou ailleurs, ce n'est généralement pas une immigration de coup de coeur culturel. On recherche avant tout de meilleures conditions de vie, du travail, retrouver sa famille. C'est souvent basé sur des utopies, d'ailleurs, et les passeurs en profitent en escroquant de pauvres gens cherchant un pays vendu comme idyllique. Les associations humanitaires sur le terrain essayent de mettre en garde les gens, mais quand on vit dans la merde et qu'on nous fait miroiter un pays dont on ne mange que les miettes du mode de vie opulent, ça fait envie. Certains viennent étudier, certains tombent amoureux de la France, certains viennent profiter ou font partie de réseaux criminels, certains sont exploités. La culture là dedans ? Et bien c'est simple, si on arrive dans notre pays et que l'intégration à la société ne se fait pas ou peu, c'est elle qui reste. Et comme les gens vivent, ils reconstruisent des microcosmes, complaisamment ou malgré eux. Ghettos, quoi. Ghetto ethnique, social, culturel, criminel, etc... Les enfants de nantis ou des classes aisées à moyenne réussissent bien à s'intégrer quand bien même leurs parents restent très "culturellement étrangers".
  13. Flagrant délit de généralisation... Pour ma part, je reconnais la symbolique du mariage. Seulement, toi tu y ajoutes la symbolique de l'exclusivité hétérosexuelle alors que dans mon champ lexical du mariage, rien n'indique que ce soit obligatoire et immuable. Le mariage a été construit pour unir. On beau y ajouter les symboliques qu'on veut, être un monopole hétérosexuel n'est pas le squelette du mariage à mes yeux. Même s'il a représenté l'hégémonie hétérosexuelle sur les normes de société. Comme tu n'arrives pas à admettre qu'il y a d'autres visions possible de cette institution, tu accuses vites les autres d'ignares ou d'indifférent et tu penses détenir la seule bonne définition du mariage. Et en plus, vouloir un PACS aligné sur le mariage mais en ne mélangeant surtout pas les deux institutions, c'est une pirouette totalement vide de sens. Quel intérêt d'avoir ces deux institutions identiques mais séparées, si ce n'est qu'un vernis ségrégationniste soft ? Ils y tiennent peut-être aussi, tout comme l'autre moitié (et plus) de la France qui veut la partager. Quand on aime, on partage ! Le slogan n'est pas "dégueulasse". Du moins, pas plus que " Un papa, une maman, on ne ment pas aux enfants", grossier mensonge alors que le premier a le mérite d'être bien plus probable. "Un père de merde ", ce n'est pas chier sur la fonction de père, ce qui serait très idiot alors que des couples d'hommes voudraient ce droit ! C'est le père défaillant. Il y en a plein. Et le grand plan de destruction de la famille... Je ne te savais pas complotiste à ce point.
  14. yop!

    Il y a des baffes qui se perdent

    Pour revenir au débat, oui, une baffe "ne se perd" jamais. C'est une victoire de ne pas avoir à mettre une taloche. taloche qui est la voie de la facilité, l'aveu de faiblesse de l'autorité. Il ne faut pas confondre la réaction à l'acte d'agression avec un principe éducatif. La baffe n'est constructive que si l'adulte qui la met a déjà construit quelque chose avec le gamin. Sans ça, ce n'est qu'une agression pure, interprétée comme telle par le gamin inéduqué. Pour ma part, je n'ai accepté la taloche (unique) de mon père que parce qu'il m'avait éduqué, que je savais avoir fait le con et que je savais la mériter. Parce que je savais sa déception, sa colère, les limites que j'avais dépassées et aussi sa sensibilité à lui, qu'il était blessé, apeuré, je savais le degré de gravité de mon acte à ses yeux (et relativiser aussi, dans le cadre de la société), etc... Ce n'était pas simplement une baffe mais la matérialisation de tout ça. Si j'avais été un sauvageon et qu'un adulte venait me baffer, même sachant avoir fait des conneries, il est évident que je n'aurais pas eu la réaction d'accepter et de m'amender. La différence est là. La baffe peut tout et rien dire.
  15. Je ne suis même pas historien amateur, pour ma part. Et Magus, c'est un gros snob ! :D Je pense qu'on peut encore remettre le fait historique sur la table, surtout qu'il y a encore débat dessus au vu des multiples intervenants dans le conflit. La reconnaissance officielle me semble simplement périmée car les faits sont trop lointains. Ça ne me semble pas une histoire d'encombrement. On pourrait demander à l'Italie la reconnaissance des massacres de César en Gaule. J'ai surement des ancêtres qui ont vécu ça mais à vrai dire, c'est trop lointain pour qu'une reconnaissance vaille quoi que ce soit. C'est de la branlette, si je puis me permettre. Personnellement, je pense que le sujet est plutôt " Marion Maréchal Le pen et d'autres veulent le génocide vendéen pour leur propre reconnaissance. " Oui, je suis entièrement d'accord. Cela dit, l'Histoire elle-même est faite de ça, écrite comme ça. On n'en sort jamais !
  16. J'aurais dû le faire depuis longtemps alors je te remercie pour tes sujets toujours intéressants et importants !

  17. Quand je vois ton pseudo apparaître dans un débat, je sais que je vais plussoyer AVANT MÊME de lire. Grâce à toi, je suis un peu devin. Tu as toute ma reconnaissance pour ça ! ^^

  18. La question centrale est " Qui veut la reconnaissance du génocide vendéen et pourquoi ? " Les descendants de vendéens se sont massivement prononcés pour qu'enfin on reconnaisse nationalement les massacres ? Ou est-ce juste un instrument politique ? Si ça ne concerne que Marion Maréchal-Le Pen et une poignée d'idéologues, on veut bien les écouter mais la revendication perd quand même pas mal de sens. Ça ne va pas changer grand chose au cours de l'Histoire, contrairement à une reconnaissance des exactions de la guerre d'Algérie -par exemple- qui est encore tout à fait tangible.
  19. C'est marrant cet argument parodique du droit à l'enfant qui forcément en fait un objet. Être parents, c'est avoir des droits ET devoirs envers ses enfants. Ils n'en sont pas des objets pour autant ! Le fait d'user de son autorité parentale ne chosifie pas immédiatement le gamin ! Les parents candidats à l'adoption ou à la PMA savent très bien -peut-être même mieux que pas mal de parents car on fait passer des tests psycho- que l'enfant n'est pas un objet. En vouloir un n'est pas vouloir une nouvelle paire de chaussures. C'est ainsi pour les hétéros, alors pourquoi les homos penseraient différemment ? D'ailleurs, ceux qui ne veulent pas d'enfants prouvent la chose : ils ne se sentent pas prêts, on peur de ne pas assumer pleinement, savent que c'est un choix important,... Tous les hétéros ont le droit d'enfanter, droit souverain même pour les plus cons d'entre nous. La question de l'enfant-chose, elle ne se pose pas quand il y a un désir conscient et lucide d'être parent. Elle se pose quand on est géniteur/trice et qu'on dispose de ses enfants comme d'objets ou d'animaux de compagnie, d'esclaves, de souffre-douleur ou encore pire. Si on faisait un sondage sur " les mots qui vous viennent en premier à l'esprit quand on vous dit parentalité ", on aurait surement "cadeau" et "responsabilité" dans le classement de tête. Et on aurait bien du mal à différencier homos et hétéros.
  20. Le gros problème, c'est que les gens s'entassent dans des ghettos socialo-ethniques, ce qui réduit drastiquement les opportunités d'intégrer la société française lambda et, puisqu'il faut bien vivre, ça crée des microcosmes. D'où les réflexions du genre : " Mais c'est plus Marseille ici, c'est Alger ! ". Des mondes presque parallèles, et dans les cités, les dealers sont bien contents d'être dans une sorte de bulle. Ce sont les premiers à l'entretenir. Ça ne veut pas dire que les gens sont incapables de s'intégrer ni n'assimilent doucement la culture française. La barrière de la langue est la plus dure. Même pour des jeunes français qui parlent en sms et sont incapables d'écrire une phrase intelligible.
  21. Un slogan qui veut tout dire en soit : l'ennemi, c'est la famille traditionnelle, l'ennemi, c'est le père, on a bien compris merci. Ça c'est ta lecture victimaire et malhonnête. Ce slogan, il permet de recadrer une chose : il n'y a pas de généralités familiale et certaines familles homoparentales peuvent tout à fait être meilleures que certaines familles traditionnelles. C'est du cas par cas mais mettre ce cas particulier en avant permet de mettre un coup de poing à l'idéalisation naïve du modèle traditionnel. Le modèle n'est pas tout, il faut des qualités individuelles aussi. Et sache que la majorité des gens qui se prononcent pour le mariage unisexe et l'homoparentalité sont issus de familles traditionnelles, auxquelles ils n'ont rien à reprocher de spécial. L'ennemi, ce n'est donc pas la famille traditionnelle mais ceux qui s'en servent comme instrument conceptuel dévoyé, comme chantage au monopole hétéro et comme bouclier victimaire dès qu'on ose l'écorner. L'ennemi, c'est donc toi. :D Pas ton modèle familial, qui est aussi le mien. (je laisse Yoannbzh répondre sur ce point)
  22. La question n'est pas si idiote. Certains enfants grandissent dans des bulles éducatives, pas forcément liées à une culture étrangère d'ailleurs. Comment s'intégrer quand on parle arabe à la maison, quand les parents eux-mêmes sont plus étrangers que français et qu'en plus on subit un jugement au faciès parce qu'on s'appelle Mohammed ? C'est simple : il faut décommunautariser, et ça se fait. Pour n'importe quel citoyen, la maîtrise de la lecture, de l'écriture et de la parole est un vrai atout d'intégration. Il faut aussi sortir du cadre de la famille ou du ghetto (ghetto pas seulement ethnique mais intellectuel, culturel, social). Beaucoup de français de souche ne sont pas intégrés pour des raisons similaires aux français issus de l'immigration. Et la barrière de la famille inadaptée n'est pas infranchissable : beaucoup d'enfants sont un pont entre la société et leur famille. Des jeunes filles, notamment, et garçons d'origine arabe, asiatique ou africaine portent littéralement leur famille et éduquent leurs parents. La culture étrangère est un atout quand on n'en est pas prisonnier.
  23. yop!

    Il y a des baffes qui se perdent

    Oui, je réponds à sa place. :D T'inquiètes Cocoy, je ne suis pas Pasdeparanoïa.
  24. L'argument naturaliste brandi comme le fait Epmd71 (il n'est pas le seul) est une totale hypocrisie intellectuelle et une preuve d'ignorance flagrante sur notre... nature. Je reposte ce qu'avait mis Arthur. : Nous sommes des êtres naturels et construits, nous construisons notre nature autant que nous nous adaptons à elle. Une relation interdépendante. Nous avons domestiqué notre sexualité ainsi que la fonction parentale. Rien, fondamentalement, ne nous empêche d'accepter la parentalité unisexe. La vraie dérive est, pour moi, de mélanger le médical, l'eugénisme et le commerce car c'est commencer à jouer à Dieu.
  25. yop!

    Il y a des baffes qui se perdent

    " Ma copine éducatrice" , pas "ma petite copine , qui est éducatrice". Comme si je disais "mon pote boulanger". Je suis hétéro. Et célibataire. Mais j'ai un pote boulanger ! (Salut Willy ! :D)
×