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Tout ce qui a été posté par yop!
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Il suffit de regarder l'extrait vidéo, de 3 minutes pour constater qu'elle ne dit pas ça. Je me suis aussi fait avoir par le titre qui déforme gravement le propos. Pour le jeu vidéo violent, le problème est l'escalade d'outrance, le réalisme toujours plus fin, l'accoutumance au spectacle de la violence, le pouvoir de commettre des actes violents virtuellement. Et parfois l'âge inadapté et l'absence de limite de temps passé sur le jeu. Pour le réalisme, oui, un bon film avec de bons acteurs sera crédible. Ou de bons effets spéciaux. Prometheus, par contre, c'était pas crédible. Oui les journalistes essaient d'expliquer des comportements complexes avec des propos inapproprié. En plus pour des actes qui ont existé depuis le début de l'humanité. Ha mais non ! Vous n'avez pas regardé l'extrait ou quoi ? Justement, les journalistes répondent tout de suite à Polony que ce sont les images de guerre, les films d'exécution (réels) et l'endoctrinement qui ont baisé le cerveau de Merah. Et ils concluent rapidement que l'effet jeu vidéo n'est que secondaire. C'est bien de s'offusquer mais il faut qu'il y ait matière. Là, honnêtement, y'a rien.
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C'est pour inciter à l'élévation des échanges par la récompense. Et pour s'éviter la guerre des moins. En tout cas, ça a été modifié suite aux abus de membres et comme ce système de + marche bien ailleurs, il a été décidé de l'essayer (on m'a pas demandé non plus mais j'approuve l'expérimentation). Sinon, on peut essayer un autre truc : garder juste le moins.
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Boah, quand même pas. Je n'aime pas trop cette nana justement pour son côté "première de la classe prétentieuse". Pour le jeu vidéo (détail d'une discussion plus longue), elle amène peut-être le sujet de façon un peu cavalière mais elle n'est pas en train de faire une accusation vulgaire. D'ailleurs, on lui répond vite "non non" et que c'est les images de violence réelle qui ont encore le plus d'impact (bien plus que les fictions, même)... et elle ne contredis pas. C'est pas ça un esprit beauf ! Pour la différence entre le réel et la fiction, vous pouvez regarder le film Apollo 13 (où la dramatique est intense) et la vraie vidéo où la navette Columbia explose en vol (on ne voit quasiment rien, le son se limite aux échanges radios assez froids). Et bien c'est le deuxième qui m'a largement plus foutu les boules, parce que c'est réel. Ça reste bien plus fort qu'une reconstitution. Les médias fictionnels, même réalistes, ont encore de la marge.
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Manhattan, il ne s'agit pas de jouer au jeu des apparences mais des images mentales qui naissent sans qu'on puisse les contrôler. Toi, je te vois avec la tête de Johnny Depp, des boobs énormes et une voix rauque de boucher de Rungis. :blush:
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ll faut garder la mesure des choses. Les crados sont des images rigolotes, de la violence détournée et caricaturée. Des images fixes. C'est avant tout une infraction aux règles de bonne conduite, et tout les gamins adorent ça. Par contre, je ne trouve pas que jouer à GTA soit aussi anodin. La violence y est de plus en plus réaliste et détaillée, les possibilités sadiques démultipliées. On ne sollicite plus l'imagination, on impose aux préado un spectacle pour lequel ils ne sont pas prêts, alors qu'ils sont immatures et à moitié illettrés. Il ne faut pas oublier le mimétisme, chez les jeunes. C'est pour ça que la WWF (le catch) met en garde les gens : "Ne faites pas ça chez vous ou dans la cour ! ". Les jeunes qui écoutent du rap (ou autre) s'identifient à ces rappeurs. A l'échelle de la société, on constate une augmentation générale de la violence dans les médias. Ça ne rend pas plus violent mais plus insensible. Le problème est là, dans un monde qui pousse à l'individualisme.
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Toi, je t'imagine jolie comme Audrey Hepburn et garce comme Mae West. :D Mais je pense que tu es gentille, en vrai. Y'a quelques forumeurs dont j'ai de vagues images mentales. Influencés par les avatars, les vagues visages aperçus ou description données et les écrits. Elles sont surement très fausses mais c'est dur de s'en départir.
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Être immergé et spectateur n'est pas la même qu'être immergé en étant acteur. Je ne dis pas que c'est mieux ou pire mais il y a des mécanismes psychologiques qui ne sont pas forcément activés face à un film. La qualité des jeux les faits qu'on joue à un film, aujourd'hui. Le dernier Max Payne, par exemple. Super beau et super immersif dans la violence (tu peux tirer sur des cadavres et voir le choc de l'impact) Le sujet traite surtout des jeux violents. Ce sont les jeux violents qui sont la cible des critiques (peut-être abusives) mais qui devraient aussi poser le plus de questions. Avec les jeux au fort potentiel addictif, qui ont plein de conséquences quand on s'y laisse aller (surtout chez les jeunes ados, intrinsèquement fragiles parce qu'en formation). C'est sûr que l'entrainement cérébral du professeur Kawashima, au pire, il récolte la critique suivante : "C'est un jeu. Comme entraînement cérébral, on repassera." (dossier Science et Vie) :D On peut faire un portrait des autres jeux ou consoles, et en présenter les intérêts et bienfaits. Je suis trentenaire et je suis né avec les jeux vidéos, Player One et compagnie. Je connais bien, surtout que mes copains gamers me tiennent volontiers au courant. Je pourrais le faire mais ce que veulent entendre les gens, c'est un discours sur la dangerosité du jeu (ou de son utilisation incontrôlée). Ce qui est visé, c'est l'outrance de violence dans certains jeux, le fait qu'on passe énormément de temps devant ce spectacle, le fait que ça nous influence (qu'on le veuille ou non). Même pas besoin d'avoir un gamer tueur ou de créer des liens de causalité artificiel avec le cas Mohamed Merah pour se pencher sur ces influences que les vendeurs de jeux se gardent bien d'étudier pour nous informer. Entre ceux qui accusent trop systématiquement et ceux qui, par volonté de dénoncer les premiers, écrasent toute tentative de réflexion sur les jeux violents et les jeux vidéos en général, la cause n'avance pas beaucoup. Pour moi, que des gamins de 13 ans jouent activement à des jeux très violents interdits (par les vendeurs) au moins de 16 ans n'est certainement pas un bienfait. ce n'est pas que le jeu en lui-même, c'et comment on l'utilise. La petite frappe qui va faire chier les gens en bande dans la rue et qui passe du temps devant des jeux violents comme le débile Postal, ça n'est pas non plus le même schéma que toi qui joue. l'ultra-violence est un phénomène de société qui implique aussi les jeux vidéos, média phare chez les jeunes. Quand on boit trop de soda, on augmente gravement le taux de sucre dans l'organisme et au pire, on peut déclencher les symptômes du diabète sans même être diabétique. Pourtant, les sodas ne sont pas interdits, même les très sucrés. C'est pareil pour certains jeux : il vaut mieux prévenir que laisser tout sans contrôle. On voit ce que ça donne avec la finance, alors hein...
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Et bien imagine que tu regardes "Il faut sauver le soldat Ryan" plusieurs fois à la suite, régulièrement et que tu as le pouvoir de contrôler un des bonhommes ou d'interagir dans le film. Le jeu vidéo n'est pas tout a fait le même média. Les différences sont grandes, sans aucun jugement de valeur. Un média traité comme les autres, plutôt. Du coup, il ne serait qu'une plaie parmi les plaies modernes permettant de laver le cerveau des gens. :D
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Merci de ne pas pourrir le sujet avec des attaques personnelles, du flood et du HS dès les première pages.
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Peut-on être objectif en faisant abstraction de son expérience personnelle?
yop! a répondu à un(e) sujet de metal guru dans Philosophie
Si le nazi est innocent ça change tout ! -
Tous les jeux vidéo ne sont pas les mêmes. Tous les utilisateurs et toutes les utilisations non plus. Il est quand même avéré que les jeux provoquent des pics d'adrénaline, activent généralement un circuit de récompense, peuvent insensibiliser à la violence par accoutumance, abrutir par répétition, etc... Et d'autres choses plus bénéfiques : divertir, faire cogiter vite, exercer à la coordination des mouvements, créer du lien social (jeu en groupe). Ça agit sur tout le monde mais seules les personnes fragiles peuvent vaciller à cause d'un jeu, entre autres déclencheurs/catalyseurs. Plus globalement, le temps de jeu devient énorme et incontrôlé, à un âge de plus en plus précoce où on est malléable. Les commerçants visent les bébés et ne sont pas là pour éduquer. La culture du loisir prend le pas sur tout, à tel point qu'elle met l'éducation traditionnelle en danger. Les jeux vidéos sont rigolos mais ce n'est pas là qu'on va apprendre la vie, pas plus que dans un film. C'est du divertissement. ======== Ne t'inquiète pas, les jeux vidéo ne sont pas les coupables. Ils sont juste un élément parmi d'autre de la vie moderne. Stigmatiser par ignorance, c'est mal. S'interroger sur les implications du jeu vidéo, loisir de plus en plus important et chronophage, de plus en plus immersif, ce n'est pas un mal. On nous chante les louanges des jeux toute l'année et c'est autant des avis de joueurs que de l'argumentaire commercial. On peut bien s'interroger sur les jeux et leurs mauvais côtés. On parlera des autres sujets (internet, violence aux information, snuff movies,...) sur les sujets correspondant. Le rapport avec Merah, on est tous d'accord qu'il n'est pas parlant (moins que le snuff movie, justement). Même Natacha Polony est d'accord ! Ce midi, un gamer m'expliquait ce qu'il ressentait en jouant à Call of Duty : "On s'y croirait, pas comme Battlefield qui joue sur la coopération. Là t'es tout seul et t'es à fond dans le truc. Même les secousses des explosions, tu les ressens." Ce n'est plus jouer à la guerre, c'est être à la guerre. Il y a pas mal de science-fiction sur le sujet de l'immersion (ex : le Neuvième cercle, la Zone du Dehors). Ça me fait réfléchir... et je ne vais pas m'en priver.
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En tant que producteur de pavés (et fan ultra de Fiona Apple), je m'insurge ! :blush: Il Elle dresse un tableau noir de la prostitution qui est malheureusement le tableau le plus commun. A t-on les moyens de légaliser pour encadrer et réduire la prostitution malheureuse, celle de tous les jours, celle de la rue ? Vu la tronche de la société, la radicalisation des rapports entre les gens et l'indifférence à la souffrance d'autrui, je ne suis pas sûr. La question de la prostitution par passion est une question mineure (sans mauvais jeu de mot), à mes yeux et une sorte d'utopie minoritaire qui ne pourra pas être généralisée. Sur l'abolition, que faire de plus ? Il y a surement des actions à faire, désamorcer les filières de commerce de la chair. Pour ça, il faut des moyens humains et logistiques mais aussi une société saine où les filles ne retomberont pas dans la prostitution. Ce qu'elles font pourtant. Pour les clients également, la prostitution est un recours à la misère sexuelle, à la timidité et la pression du groupe (sorte de confort) ou à la volonté de domination narcissique ou pire encore, au sadisme (les prostituées sont des victimes de choix pour les détraqués). Il y a du boulot.
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Peut-on être objectif en faisant abstraction de son expérience personnelle?
yop! a répondu à un(e) sujet de metal guru dans Philosophie
Pour l'expérience personnelle, il ne s'agit pas d'une preuve objective puisqu'on n'est jamais sûr de ce qu'on fera un jour. Et que l'on est assez prompts à nier que nous sommes des êtres sous influence. Mais l'expérience personnelle peut servir de contre-exemple destiné à briser une généralisation un peu trop rapide. Une fois la nuance apportée, l'expérience personnelle ne peut pas non plus être généralisée. Pour avoir des moyens de mesure fiables, il faut procéder de façon rigoureuse et même être hors du sujet. Scientifiquement, donc. Pour ce qui est des analyses personnelles, elles sont subjectives même en faisant attention. Nous sommes pétris de biais d'interprétation, de biais de logique, d'illusions, de préjugés tenaces,...surtout quand on est impliqué personnellement et par expérience dans un sujet. On peut s'en départir un peu dans un débat où plusieurs intervenants confrontent leurs positions, encore faut-il le vouloir vraiment. -
Ça s'offusque pour pas grand chose. Dans l'extrait vidéo, je trouve que Natacha Polony se fait balayer assez vite, même Audrey Pulvar n'est pas d'accord, et qu'il n'y a rien de vraiment incriminant dans les propos même si elle amène le sujet sur le tapis. Donc, vu que le sujet est là, autant en discuter. Et je ne sais pas si tu l'as remarqué mais on est sorti du seul cas de Merah. Il est évident que le jeu vidéo ne transforme pas en en tueur, comme l'insinue le titre du sujet et ceux qui l'ont suivi. Il est même notable qu'il faut un cumul de plusieurs facteurs bien plus puissants qu'un jeu vidéo pour pousser quelqu'un à l'acte. Mais, on peut parler du jeu vidéo et de sa place dans le monde moderne, vu le temps qu'il occupe (avec internet. Et on ne se gêne pas pour faire des analyses sur le net, les réseaux sociaux, etc...). Le jeu vidéo en ligne, très prisé, est même devenu un réseau social. Ne serait-ce que pour cibler les forces et faiblesses de ce média, comment il peut se mélanger à des carences éducatives ou à l'inverse devenir un outil pédagogique, on se doit d'en parler sans parti pris. J'aime bien les jeux vidéo. J'ai même suivi le très décrié GTA depuis ses débuts en vue aérienne avec des graphismes tout pourris (mais incarner un voyou pixellisé faisait déjà scandale). Et pourtant, je bosse avec des jeunes parfois en rupture sociale (comme on dit). Le jeu vidéo et le virtuel sont parties intégrantes de leur déséducation, même s'ils n'en sont pas à l'origine. Quand on a le culte de la criminalité et qu'on s'immerge dans GTA, par exemple, c'est vite moins anodin que quand c'est moi qui y joue. Le jeu vidéo fait partie d'un ensemble, il est dans la mouvance moderne, celle de l'humain technologique et virtuel. L'outil peut servir à construire comme à déconstruire, ou plutôt à mal construire. Vu le temps passé, on vit autant dans le jeu ou dans le support technologique que dans le contact réel (même sur facebook ou sur un forum). Pire : le virtuel s'immisce dans les relations réelles. On parle de notifications Facebook, de ce qu'a fait son personnage, de sms. Il y a une technologie qui s'interpose dans tous nos rapports, directement ou pas. Alors les plaidoyers contre la stigmatisation du jeu vidéo, je les comprends bien et j'approuve. Mais de là à tomber dans le déni inverse et d'en faire quelque chose de secondaire, je ne souscris pas. Il ne faut ni sous-estimer, ni sur-estimer leur influence : il faut la mesurer. De plus, il n'est question d'interdiction ni dans la vidéo, ni dans les interventions sur ce topic. Force est de constater que quand les gamins de 13 ans jouent activement à des jeux déconseillés aux moins de 16 ans, il y a un truc à faire qui s'appelle encadrement et éducation. PS : Bonne nuit, S-Nova !
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La loi est déjà claire. Je ne sais pas quels moyens NVB veut employer... ça me paraît être un effet de manche. Niveau prohibition, il est évident qu'on ne parvient à endiguer ni la prostitution, ni les drogues, pas plus qu'on a endigué l'alcool. Une légalisation pourrait offrir un moyen de contrôle, de lutte contre les réseaux esclavagistes criminels et même limiter la prostitution. Moralement, ça provoque des remous mais pragmatiquement, une prostitution légale et bien encadrée, protégée, ferait concurrence à tous les réseaux d'esclavagistes qui ont toujours leurs clients. La prostitution libérale haut de gamme fonctionne comme ça. La prostitution fait partie de la société et légiférer vraiment dessus ne serait pas forcément un signe de déclin civique et moral. Il ne s'agit pas de promouvoir la prostitution. Cela dit, la prostitution par choix est une notion que je trouve minoritaire. Si ce n'est pas poussé par un mac, on se prostitue généralement parce qu'on est aux abois, quitte après à entrer dans la spirale de l'argent facile et de l'abandon de la dignité. Lutter contre la prostitution (trop souvent parente de la misère), c'est d'abord améliorer le cadre de vie. Mais je ne pense pas qu'on éteindra un jour la demande.
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Certains messages à 0 avaient des coulisses insoupçonnées. ex : metal guru emasik guitariste25 titenath Grenouille Verte yop! Le vote positif va permettre de mieux quantifier le vote des forumeurs, sans devoir lever l'anonymat (quoiqu'on pourrait, finalement).
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Vu qu'on ne peut plus que gratifier, on entre dans la positive attitude ! C'est un peu moins pire que les moinssoyages intempestifs vengeurs et anonymes. Par contre, on ne pourra plus mettre de -1 quand nos amis virtuels diront des conneries. :D
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Bein moi, j'arrête. On se comprend très bien malgré le désaccord sur l'usage. Pourquoi l'un irait-il avec l'autre? Le nationalisme n'est pas forcément xénophobe. Je suis farouchement opposé à l'immigration massive et je suis un farouche nationaliste (si on peut dire), mais je n'ai rien contre les immigrés qui cherchent à s'intégrer et à adopter notre culture. C'est quand l'un va avec l'autre que je m'y oppose. Et souvent, il suffit de creuser un peu pour constater la dérive xénophobe d'un nationalisme trop affirmé. Ultra-nationalisme, ça aiguille assez vite. Jeunesses nationalistes, sujet de cette discussion, ce n'est pas le fait qu'ils se disent nationalistes qui me débecte mais tout ce qu'il y a autour et qui entache justement la notion de nationalisme, ou de patriotisme. Ces discours sont pris en otage. Totalitaire, c'est large. Pour moi, ça ne définit pas vraiment le substrat idéologique mais plutôt une vision des moyens, partagée par plusieurs idéologies d'ailleurs. On n'en sortira pas ! :smile2:
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Je balançais ma manette quand je perdais à Mario Kart, en criant à l'injustice. Je m'immerge assez vite dans un jeu et ça peut me rendre agressif (mais pas au point de taper des gens). Ça n'a pas grand chose à voir avec l'insensibilisation à la violence par son spectacle : je joue plutôt à des jeux gentils. C'est de la frustration. Sur le point du spectacle de la violence, les jeux vidéo suivent la tendance globale des médias. Que ce soient des séries TV, des films, les infos, les images internet, tous les médias connaissent une flambée d'outrance dans la violence. Au point que le film l'Exorciste peut faire sourire aujourd'hui. Certains cercles sont plus addict à la violence que d'autres et beaucoup de gamers s'enferment dans un genre de jeu. J'en connais, des gamers. Après, les jeux ne sont pas seuls fautifs, ni principaux et les gens sont massivement assez équilibrés pour ne pas devenir des tueurs. Cependant, ça ne veut pas dire que l'accoutumance aux jeux violents n'ait pas d'effet. Elle témoigne d'une cause (recherche de violence, projection narcissique,...) et peut avoir des conséquences (insensibilisation à la violence, nourrissage du trouble psychotique,...). Des mecs comme Merah devait jouer à Battlefield en fumant des joints et en buvant du Label 5. Un bon relai à la violence quotidienne d'une cité et après un lavage de cerveau dans un camp islamiste + toute la propagande. Pour le commun des mortels, heureusement, le jeu tout seul n'a pas ces effets : les gens s'équilibre avec la réalité. Le truc, c'est que les jeunes générations naissent dans un bain virtuel. Ils sont à l'âge de se former mentalement et passent beaucoup de temps devant des écrans, dans des choses virtuelles. On n peut pas encore mesurer les effets mais à titre personnel, je trouve les jeunes actuels plus impatients, blasés, peu curieux. ======== Hm,je ne suis pas sûr. Tous les déclencheurs ne se valent pas. Un jeu vidéo addictif où la personne s'immerge des heures durant dans un monde de violence où elle a le pouvoir sur des être virtuels et même de vrais joueurs en ligne, ça me paraît avoir un fort pouvoir psychologique. A d'autres titres, les drogues ou l'alcool me semblent bien plus favorables au déclenchement (ou aggravation) de psychoses que le chocolat (encore que...). Il n'y a que toi qui veut absolument isoler cette chose. Je ne vois personne ici avoir un discours aussi simplet, même pas Natacha Polony. Le débat ici n'est pas d'incriminer le jeu vidéo comme seul facteur de désensibilisation mais comme une influence parmi d'autre mais à mesurer car potentiellement importante (temps passé, immersion, augmentation du niveau de violence des jeux,...). Si tu veux, tu peux continuer à hurler contre les gens qui disent que ce sont les jeux qui tuent mas ce n'est pas le cas ici. ======== Oui, je trouve aussi.
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Par bornée, j'entends : qui se limite au bornes de la définition originelle. Je sais très bien ce qu'est le fascisme et je constate que facho (même s'il se voulait au départ diminutif de fasciste et était accolé grossièrement) ne peut pas souscrire à la même définition. On peut passer 50 pages à constater que tu n'es pas d'accord et que tu es contre cet usage mais bon, ça permet de ne pas parler du vrai sujet : la montée de courants extrêmes à Lyon. On ne peut pas prôner un discours de fierté nationale tout en chiant sur les étrangers. C'est pour moi incompatible et peu importe les torts qu'on reproche à certains petits caïds d'origine étrangère. Quant aux autres discours de fierté et cohésion nationale, il y en a partout. Que ce soit au PS, à l'UMP ou au Modem, ou encore Debout la République. Mais chacun voit ce qu'il veut et d'autres préfèrent certainement la définition d'une nation fermée. Comme un ultra-nationalisme. Et tout ultra-nationalisme n'est pas du fascisme. Le nazisme se base sur un ultra-nationalisme. Et si le français est une langue d'usage, qu'on m'explique pourquoi le "fascisme" actuel n'a plus aucun lien avec le fascisme d'origine. De plus, si le sens peut évoluer, quelque chose demeure à propos de ce mot: son coté négatif. Dont se servent à profusion ces machines de guerres surnommées "associations antifascistes". Bien sûr que l'évolution d'un sens conserve une filiation. Facho, c'est l'implication moderne, du fascisme soft puisque incapable d'être appliqué comme avant, tout en gardant les même germes. Quand tu prolonges les discours de certains groupuscules extrêmes et que tu l'imagines en acte, tout historien que tu es, tu constates très vite cette filiation. Mais facho déborde aussi sur toutes les idéologies haineuses, fantasmant sur l'autoritarisme et le populisme le plus bas, tout ça mis en théorème avec des références justement au nazisme et au fascisme. Facho, ça met en garde sur la finalité des idées. C'est souvent abusif car les gens l'emploie trop vite mais plutôt parlant. Tu peux refuser le terme, c'est ton droit (je ne l'emploie pas vraiment non plus, figure-toi), mais tu ne peux pas nier la filiation des idées. Et il faut bien un mot pour faire le lien. En tout cas, pour ce sujet, c'est lisible rien qu'à la page-titre de leur site. Néo-fascistes ou ultra-nationalistes intégristes aux relents neo-nazis...
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Je n'ai pas dit ça. J'ai dit que, selon moi, c'était un crétin plutôt qu' un traumatisé de guerre. Mais il n'est pas à exclure qu'il soit les deux. Je ne connais pas assez le profil du jeune homme pour me prononcer. Pour le profil des tchétchènes violents, ce serait à argumenter un peu. On n'a pour le moment que des suppositions avec des analyses de psychologues de comptoir. Pour information, après la seconde guerre, la France n'est pas devenue un tombeau de violences en tout genre et de tuerie de masse. Les soldats revenants d'Afghanistan ont un profil plutôt dépressif que violent. Le rapport à la guerre est donc à nuancer. Ce jeune a quand même dit un truc du genre "z'avez-vu comme je l'ai étalé ?" Ça ne me paraît pas être un langage de zone en guerre.Mais je suppute aussi.
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Sujet nettoyé : flood et attaques personnelles sur 5 pages. Merci de respecter le sujet et les forumeurs.
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On ne peut pas nier la relation entre délinquance et immigration. Mais il faut s'interdire de laisser ce lien sans analyse solide, sinon, on en arrive juste à de la xénophobie de base. L'immigration, par la masse de gens précaires qu'elle a amené, a forcément créé plus de délinquance. L'entassement en cité a fini d'achever le processus et crée maintenant sa propre délinquance. Même si elle est superposée à la donnée ethnique il ne faut pas les confondre. L'immigré pauvre mais honnête existe et n'a rien à voir avec celui qui tombe dans le deal alors qu'il est né en France. L'immigration a des conséquences mais est aussi une conséquence. L'immigration n'est pas la seule cause de la dégradation de la société. Son tort est d'être arrivée en même temps que le délitement du tissus social (pas que dans les cités mais partout en France et dans le monde), la précarisation, la fracture sociale, le consumérisme,... Bref, pour revenir à la situation des quartiers, quand une minorité d'individus parvient à prendre par la terreur le reste de la population et met les pouvoirs publics à l'écart, je n'appelle pas ça un problème d'immigration. La majorité des immigrés (ou d'origine) de quartiers sont aussi brimés par ces bandes. Ces quartiers sont débordés et génèrent leurs propres problématiques. L'immigration ailleurs, ça ne se passe pas comme ça. Pour les gens de quartiers sensibles qui veulent réussir honnêtement (et qui ne pensent qu'à se tailler), il y a la double peine de l'origine ethnique cumulée à l'origine de la cité. Ceux qui sont dans le deal auraient pu rester de petit artisans mais avec l'argent facile, la demande énorme, ils sont devenus des ultra-libéraux. Ajoutez à ça l'appropriation de quartier par une garde presque animale des zones, la guerre des gangs... On a la lutte économique par tous les moyens, le commerce internationalisé, le non-respect du consommateur (le shit coupé), etc... C'est un problème bien moderne.
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Je suis d'accord sur ça. Sauf qu'avant de proposer, il faut bien lutter contre la dérive idéologique de ceux que je qualifierai de néo-fascistes, si tu as besoin d'une définition plus nuancée. Néo-fascisme tant la différence avec le fascisme originel ne tient que part la définition bien bornée que vous en faites et quelques concession à la modernité et aux particularités françaises. Imaginer que seuls les italiens ont le monopole de la pensée type fasciste, en s'accrochant à un moment de l'Histoire, c'est se perdre dans le n'importe quoi. Et pas très sympa pour les italiens. Il faut dénoncer, même maladroitement, ce genre de mouvements politiques, où une masse d'adhérents a des idées bien pires que les discours officiels rabotés. Ensuite oui, éduquer et dire la vérité. Mais quelle vérité veulent-ils entendre ? Dehors les bougnoules ? Vive Charles Martel ? L'éducation, c'est aussi montrer que toutes les solutions ne sont pas bonne à suivre, toutes les logiques ne sont pas honorables. Que la réalité de l'insécurité ne peut pas excuser des débordements xénophobes/ultra-nationalistes (pour info, l'ultra-nationalisme se nourrit de xénophobie, elle-même créée par la pression quotidienne et la délinquance assimilée à l'immigration, visage trop souvent vu, au point qu'on ne voit plus que celui-ci). Le mécanisme est toujours le même et agir sur le terrain est la seule amorce possible pour un dialogue. Cette action, il ne faut pas qu'elle émane des partis de ce genre -afin de ne pas légitimer leurs errances- mais de la société entière. Pendant ce temps, il y aura des gens qui profiteront de l'insécurité pour rouler dans la farine extrémiste (droite comme gauche). L'histoire montre que les situations difficiles provoquent des radicalisations des peuples. Voilà le terreau de l'ignominie, que les souffrances personnelles indéniables et l'abandon des pouvoirs indifférents ou dépassés achève de légitimer. La confort amène la paix de l'esprit. L'inconfort fait manger à tous les râteliers. On va dire néo-facho, pour qu'on arrive à s'entendre sur la définition. :blush: (Le français est une langue grandement façonnée par l'usage, d'ailleurs). Comment définirais-tu la mouvance idéologique de ces Jeunesses nationalistes ?
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Ça dépend de ce qu'on lit... :blush: Et de tout un tas de facteurs cumulés. Certains livres sont notoirement déconseillés mais c'est vrai que la littérature est plutôt peu critiquée. Au pire, c'est " Lire Marc Levi est abrutissant !" ou " Chuck Palahniuk c'est dégueulasse !". Pourtant, des livres de propagande, il y en a. Je pense que les jeux vidéos sont un terrain largement inconnu et incompris pour les générations les plus vieilles et que du coup, elle s'en méfient plus. Le tort des jeux vidéos, selon moi, c'est aussi d'être arrivés conjointement à la dégradation de l'éducation par le consumérisme, les errances parentales post-68 et toute cette pauvreté culturelle de la société du divertissement. Ils sont encore considérés comme produits, la littérature comme art. Ils sont assimilés à plein de maux et ont remplacé la télévision, qui fut un temps le grand Satan. Mais, on doit se poser des questions sur leur influence, vu qu'ils concurrencent pas mal de postes éducatifs par le temps qu'ils occupent, les messages qu'ils véhiculent et le rapport qu'on a avec eux, différent selon les gens.
