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yop!

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Tout ce qui a été posté par yop!

  1. yop!

    Je ne me sens plus chez moi.

    C'est l'intitulé du sujet qui a orienté la discussion. Pour ma part, je suis demi-asiatique et je connais bien le communautarisme asiatique. Je suis assez épaté de la candeur de la majorité des gens, d'ailleurs. Pourtant, des bridés qui parlent laotien, cambodgien, vietnamien, chinois ou japonais, il y en a beaucoup. Ils sont peut-être plus discrets, s'arrangeant pour ne pas être sous le feu des projecteurs. Pourtant, ça y va la contrebande, le travail au noir et le flux migratoire (même si à un certains âge, beaucoup font le projet de repartir). Il y a même une jeunesse délinquante, des bonnets du crime, ou même des criminels des plus dérangeants (genre cannibales). Il y a aussi une occupation religieuse apparente (quelques temples). Allez dans le 13ème et vous n'êtes plus vraiment en France : vous êtes en Asie du Sud et ça parle niakoué et c° à tous les coins de rue. Mais c'est mieux vu, alors que c'est tout aussi revendicatif, sans-gène. Tout est affaire de visibilité et de présence médiatique; et là, c'est vrai que les asiatiques jouent bien leur jeu. La persécution, c'est dans les discours : comme ça ne râle actuellement que sur les noirs et les arabes, il est évident que la sentiment de persécution monte (les portugais ont eu leur heure de gloire). Surtout quand on amalgame tout le monde. Samira123 a peut-être des origines arabe et je me dis que beaucoup l'insultent elle ou sa famille à chaque fois qu'ils postent ! Et qu'elle aurait toutes les raisons ensuite de chier dans la gueule des "vrais français" qui commencent à pulluler dans les forums et à me courir sur le haricot avec leur insultes racistes innocentes et leur ouin-ouin perpétuel. Et aussi leur manque d'analyse, mais ça, je suis plus porté à le comprendre car il y a des situations de tension qui obscurcissent la réflexion. L'auteur du sujet a encore l'exemplarité d'émettre un doute et une peur sur la pente idéologique dans laquelle il pourrait glisser... alors que certaines personnes ne vivant pas directement cette promiscuité sociale se permettent des discours odieux et amalgameurs, bien au chaud dans leur banlieue homogène et peu dense. Il n'a pas précisé le tableau du bus mais comme les africains sont très extravertis, on les remarque pas mal. Arabe, bien sûr que ça a du sens : c'est une langue, même s'il y a plusieurs arabes selon les régions. Forcément, le mec se plaint et son "on n'est plus chez nous" lance inévitablement le concept d'invasion étrangère. Ajoutez un petit Mohamed Merah par-dessus tout ça et vous aurez le menu complet (on a déjà eu Breivik...).. Encore la visibilité, qui active tous les fantasmes, tous les raccourcis. Les pires sont en effet la génération de jeunes nés français de parents immigrés, dans des zones les plus défavorisées de France et dans le climat racaille. Non seulement, ils sont tiraillés entre une France qu'ils connaissent peu, un avenir qu'on leur vend comme étant "la zermi", un destin parental peu enviable face au modèle capitalo-consumériste, le gros fantasme naïf sur le pays d'origine, le racisme réel ou supputé, la crise d'identité, l'adolescence. Ils tombent aussi dans la spirale facile du racisme, de l'anti-français. Même face à un jeune d'origine arabe qui parle bien français, on observe ce rejet "tu fais ton français". Ils assimilent le français au blanc bourgeois qui les rejette, un amalgame du calibre les arabes sont des voleurs et des islamistes. Pourtant, ils ne seraient pas plus intégrés dans le pays de leurs parents. Si chacun est responsable de sa connerie, la montée des racismes de toute sorte est le problème de la société : certaines zones sont le terreau fertile de tous les racismes, et le simple fait de les voir à la télé provoque encore du racisme. Certains discours ne sont que de l'huile sur le feu. Comme si les gens aimaient bien les situations de guerre, en fait. A voir les conflits de voisinage imbéciles dans des petites bourgades douillettes, je crois que oui.
  2. Non, c'est une idée encore très ancrée dans les moeurs... même pour les couples où l'homme est au foyer et la femme au travail. Les hommes au foyer doivent subir le regard de la société. Entre les jugements du type "tapette", "il fait la femme", "c'est elle qui porte la culotte" il y a aussi le devoir du mâle de travailler. Être homme au foyer, sans activité, ça apparaît encore plus mal vu que femme au foyer - sous couvert de tradition. Finalement, les hommes vont en arriver à reprendre certains combats féministes sur la reconnaissance de la femme au foyer.
  3. L'égalité totale, c'est aussi la liberté de faire les mêmes conneries. De plus, une femme qui boit n'est pas en train "d'imiter un homme". C'est juste une alcoolique. En fait, tu as des idées très arrêtées sur ce qui fait homme et ce qui fait femme. ========= Ça doit ferait fureur en Asie, ça. Au Japon, par exemple. Ils ne sont pas bridés (!) par le port de vêtements longs, type jupe ou robe, par les hommes. Le mélange tradition/modernisme dans ce genre serait beaucoup mieux vu (et presque anodin) qu'en France où ça doit faire office de militantisme vestimentaire. ========== Dans l'esprit actuel, on associe le maquillage à la femme. OR, les hommes se maquillaient à une époque, chez nous. Dans bien d'autres cultures, anciennes ou actuelles, le maquillage n'a pas de sexe. - Si Robert se maquille, ça peut être un choix esthétique et un choix idéologique (braver le canon esthétique occidental). La mouvance "emo", malgré sa maladresse et sa juvénilité lorgne un peu vers cette idée en mélangeant la transgression frontale menée par certains musicien rock (de David Bowie, Alice Cooper, Prince,... à Tokyo Hotel) - Si Robert se maquille dans le but de ressembler à une femme, c'est un autre problème : Robert a du mal à se définir. Robert est peut-être en conflit avec son genre. Ou Robert est gay et se perd dans une imitation de la féminité pour s'affirmer. Dans ce cas, il se déguise. - Si Robert se maquille, c'est peut-être juste pour la déconne de la soirée. Il y a plein de cas de figure. Pragmatiquement, le maquillage n'est qu'une opération de dessin. Les gens qui passent à la télé, les acteurs de cinéma, sont maquillés. Sans parler des shoots photos ou lors des tournées promotionnelles. Trouves-tu que Hugh Jackman fait "tata" dans ses films ? Tu peux faire du name droping de grandes personnalités, tu n'en es pas moins réduit à amalgamer et réduire la notion de maquillage à "tata", en occultant très ethnocentriquement tout ce que ça peut représenter. D'autre part, Rousseau, Molière et consorts n'étaient pas fermés sur la définition/condition de la femme et de l'homme, même s'il savaient très bien observer et rendre les définitions de leur époque. Molière est assez critique même, sur toute la société et ses moeurs. Il s'agit de préjugés adoubés et normalisé, avec la complicité des industriels. Je connais des gars qui regardent des comédies sentimentales, des filles qui regardent des trucs violents...et pour la plupart, des gens qui regardent les deux. Bien sûr, les arguments de ventes ne sont pas les mêmes pour un film avec Hugh Grant et un film avec Vin Diesel... mais c'est la promotion qui est d'emblée sexuée. Les femmes dans les sports de combat, il y en a plein. Il n'y a pas de contrainte. Si les hommes restent physiquement dominant (plus grande marge musculaire), rien n'interdit à une femme d'avoir le goût et les capacités de ces sports et d'être sure de leur sexualité. Remarque, quand tu entends d'agressifs "Tu te prends pour un mec ? ", c'est plus facile à contrer quand tu sais que tu peux démonter la face à coup de high kick. La femme douce et soumise, qui ne doit pas répondre et qui doit louer l'homme viril, bagarreur, muscles apparents et vulgarité de bon aloi, c'est un cliché répandu des confins cités aux comptoirs des campagnes. Si c'est ce genre de notion intemporelle que tu kiffes, si c'est ce genre de tyrannie territoriale que tu veux avaliser, grand bien te fasse. Lis l'article que j'ai mis en lien dans un précédent message : biologiquement, l'homme peut allaiter et allaiterait si ça entrait dans les moeurs. Dans la tribu des "meilleurs papas du monde", les pères allaitent. Bien sûr, des siècles de pratiques ont fait que nous sommes loin derrière les femmes, et que nos hormones réduisent cette fonction, mais rien ne dit que mère Nature n'ai pas envisagé l'homme comme allaiteur - au moins par défaut. Tu as deux tétons et un système lactaire fonctionnel, donc le fait de donner un biberon n'a rien de dévirilisant. Ni le fait d'être père : dans la nature, beaucoup de créatures mâles sont papa, bien au-delà de la simple fonction génitrice. Sauf qu'on nie cette fonction et qu'on se repose sur ces acquis idéologiques, au motif qu'on a construit notre culture actuelle dessus. Bien sûr, la femme est liée au rôle de mère de part sa condition biologique (elle porte l'enfant, accouche et se met en condition de l'allaiter et s'occuper de lui dans ses premières années). L'homme est plus détaché et le choix lui revient de s'investir ou non. Dans une société artificielle où il n'est plus besoin de chasser depuis longtemps, les possibilités sont démultipliées. Et comme notre nature est de nous adapter à notre contexte... La femme est poilue naturellement et on la force aussi à abolir ce poil. On impose un geste de féminisation à la femme et ensuite, on établi un chantage aux hommes comme quoi ils se féminisent ? Ça suffit pour soulever que le poil est avant tout symbolique, idéologique. La tendance de s'épiler intégral, peu importe le genre, est très récente et fait partie de cette volonté de maîtriser la nature, le corps. Ça fait partie de l'idéologie de l'homme émancipé, de l'esprit dominant la matière (dans un registre plutôt superficiel). Ça sous-tend toute une tendance et sert parfois d'argumentaire à certain(e)s féminsites (Badinter) ou mouvements GLTB mais ça va plus loin que l'abolition des barrières idéologiques traditionnelles entre homme et femme. Ça c'est une notion biologique. Augmenter artificiellement le taux d'oestrogène chez l'homme va déséquilibrer tout notre système endocrinien. Evidemment, ça va altérer certaines fonctions et avoir des conséquences à long terme. On n'est plus dans le débat idéologique mais le débat médical (que je trouve bien plus intéressant et alarmant) : les oestrogènes activent des fonctions de type féminin.. que l'homme porte aussi en lui. En gros, nous sommes un peu des femmes inhibées par hormones. Nous produisons naturellement de l'oestrogène, cela dit, et heureusement car les conséquences seraient certainement plus graves sinon. On peut jouer sur les caractères physiques, pour les cas de transexualisme, avec des injections d'hormones. Ça influence en profondeur puisque les hormones sont de puissants contrôleurs. Ça ne légitime pas "la bière est un truc d'homme" et "la couture c'est pour les femmes" (ça pré-existait) mais l'influence médicale de l'oestrogénisation générale doit être mesurée. Pour les femmes aussi : tant d'oestrogène, quelles conséquences ?
  4. La religion, ce n'est pas juste croire en Dieu. C'est aussi une somme de textes avec des préceptes, des philosophie, des conneries, etc... Finalement, c'est plutôt ça qui dirige la vie des croyants. C'est toujours intéressant de se pencher dessus puisque ce sont des best-sellers de la littérature et des objets culturels énormes. On peut lire ça sans être croyant. Ça nous renseigne sur la pensée d'autrui et dans le pire des cas, ça permet de connaître l'ennemi.
  5. yop!

    Je ne me sens plus chez moi.

    Je suis d'accord : la langue nationale est le français mais on ne peut pas empêcher les gens d'en parler une autre entre eux. Cela dit, ça a changé. Du temps de mes grand-parents, on ne parlait pas trop un autre langue en public. C'était dans le cercle familial. Maintenant, j'ai l'impression qu'on aime bien revendiquer des trucs soit en parlant une autre langue (même du franglais, du wesh, du lol). Y'a du boulot, surtout quand certaines personnes ne baragouine que deux mots de français. Là, il ne s'agit plus de choix de langue mais d'incapacité... être incapable de parler français en France, quand on est français, c'est inacceptable. La problématique du sujet, c'est le manque de mélange, de brassage de la population immigrée. Je ne sais pas où l'auteur du sujet habite, mais il y a des zones à forte densité immigrée qui font que le blanc se sent étrangement ailleurs, que parler français est presque marginal. Ensuite, toutes les attitudes de glands (agressivité, baisser les yeux,...) ce n'est pas un "truc d'arabe" mais un truc de petite racaille en bande. Les incivilités fleurissent dès que le nombre de personne augmente. Il est important de faire le tri. Ensuite, les "on n'est plus chez nous", " les arabes veulent ci et ça", "Breivik avait de l'orgueil ", ce sont des discours qui ne servent qu'à nourrir un racisme larvaire et à diviser encore plus les gens. Avec une vision monolithique de ce qu'est l'immigration, dans la veine de Hortefeux avec son "Quand y'en a un, ça va..." Ce qu'il faut faire ? Le plan banlieue dont on parle partout mais qui n'a jamais vraiment existé, la diminution de l'immigration, des actions dans les pays qui nous envoient des migrants,... . Une phase de digestion. Mais qui n'arrivera pas : la France fixe d'autres priorités : se libéraliser, courir après les injonctions du FMI et des agences de notation, essayer d'éponger des dettes dans un système basé sur... la dette perpétuelle. Ce même système qui a paupérisé les populations du Maghreb et d'Afrique subsaharienne qui viennent aujourd'hui chez nous (et ailleurs) chercher l'El Dorado. Comme tout s'accélère (immigration y compris), il n'y a plus le temps de gérer quoi que ce soit. C'est un des moteurs de la confusion populaire. Et comme le racisme est une valeur sure, il devient réflexe, pour les migrants comme les accueillant d'ailleurs. Agir pour la France avec des motifs racistes et xénophobes, ce serait une belle souillure.
  6. Ne parlons pas à sa place, tout de même. :)
  7. Un homme qui se sent homme -même gay- ne fera pas ça. Tu essayes de généraliser un truc très marginal et qui ne relève pas vraiment du discours social sur les homme et les femmes. Ce n'est pas parce qu'on est homme au foyer, qu'on fait la popotte, qu'on fait de la couture et qu'on regarde des séries "pour femmes", qu'on a envie de se faire pousser des seins et d'avoir un vagin. Tu as des craintes assez surréalistes... :cool:
  8. J'aimerais bien voir le contenu de leurs études et de leurs séminaires. Si c'est à base de "C'est un péché ! ", "Dieu a dit ! ", "Purgez-vous du Diable ! " il y a toutes les raisons de critiquer cette approche totalement idéologique (comme l'article le laisse penser). De plus, suivant leur logique, une orientation sexuelle est convertible. Donc, on pourrait faire des stages d'homosexualisation ou de bisexualisation ? J'aimerais bien voir ça aussi ! La sexualité est comme un goût, c'est une chose qui se construit, mais qui est d'un ordre beaucoup plus profond et intime. Notre orientation sexuelle nous domine. Vous n'avez qu'à la tester vous-même pour le constater. Forcément, si on s'acharne à moraliser la chose (c'est mal, c'est mal, c'est mal, c'est mal, c'est mal,...) on se retrouve avec des gens croyants qui culpabilisent à mort et qui sont prêts à gober n'importe quel sornette pour répondre à ce profil de "bon chrétien" que les évangélistes ont décrété. Il ne s'agit pas de " chape-dictatoriale-du-discours-unique-de-la-morale-de-la-bonne-pensée-consensuelle-molle-gauchiste-homophile-tyrannique " mais des critiques légitimes. En plus, ça nourrit une certaine idée de domination, de transformation active de la nature des gens. Ce qui est justement décrié par les homophobes. Un liberalisme à deux vitesses, arrangeant quand c'est au service du dogme mais renié quand c'est au service de l'autre partie. PS : J'attends impatiemment la position de Baillousque sur ce sujet ! :blush:
  9. Lis mon message précédent. De plus, tu entres dans un tout autre débat : la modification de plus en plus poussée de notre propre corps, cela dépasse la notion de changements comportementaux et le cassage de barrière idéologique homme/femme. C'est extrême, et c'est un autre registre. Je suis, par exemple, contre les piercing, les implants, la chirurgie esthétique inconséquente, les mères porteuses, le commerce biologique, etc... Pourtant, je suis tout à fait pour qu'on rebatte les cartes de ce qui est masculin et féminin dans nos comportements. Jouer au billard, par exemple, c'est assimilé masculin alors que plein de femmes aiment ça. Ça n'a rien à voir avec la perception du corps et la volonté d'outrepasser la biologie. (Sur l'allaitement, il est dit que l'homme pourrait allaiter naturellement sous stimulation, mais moins qu'une femme. Si la nature nous a doté de ça, nous devons l'accepter.)
  10. Hé bein ! Y'en a des tarés ! Si on peut même plus aller voir son Batman tranquille... Ouin ouin ! Tu pleures avant d'avoir mal et tu dénonces une cabale imaginaire. Pour l'instant, ça n'a rien à voir avec la cinéphilie (même si c'est dans un cinéma, le ou les mecs auraient pu faire un tel carton lors de soldes ou de la sortie du dernier Skyrim) ni avec les jeux vidéos, ni avec la mayonnaise de Dijon. Je n'ai pas lu de profilage du tueur (il y a de grandes chances qu'il joue aux jeux vidéo et qu'il mate des films violents, comme beaucoup de monde).
  11. Tu vas lui "mecspliquer" ce que sont les femmes, les hommes et la place qu'elle doit occuper ? On ne modifie rien de génétique même dans le cas des transexuels. On a des interventions chirurgicales et des injections d'hormones + apparats féminins. Mais les transexuels sont une minorité infime, ne provoquent pas d'écho dans la population tellement leur dilemme est personnel et étrange à comprendre. Vu la boucherie que serait de greffer une matrice dans nos boyaux puis supporter ainsi une grossesse médicalement assistée et avec le risque que le processus soit un échec complet ruinant ma biologie personnelle comme mes espoirs d'être papa... je confirme : je suis trop douillet. :D
  12. L'homme n'a pas de matrice, c'est évident. Mais pour mettre à terre ceux qui glorifient la différence biologique (et par rapport au titre du sujet) : Suite et source : http://sexes.blogs.l...aiter-mais.html L'homme est capable d'allaiter. :blush:
  13. yop!

    Duflot, la robe et les machos

    Ce n'est pas que l'UMP, malheureusement. Les élus, les décisonnaires, les députés, etc... comptent beaucoup de machos, voire de misogyne. On pourrait faire une étude auprès des hommes et femmes qui travaillent dans ce milieu pour voir la mesure de ce mal. Pour ma part, j'en connais plein. Ce n'est pas la majorité mais c'est une mentalité dominante car peu d'hommes ou de femmes se révoltent vraiment contre ces comportements : le pouvoir protège. Je ne suis pas tout à fait d'accord. Je trouve les sifflets misérablement grotesques et faisant insulte totale à la fonction et à l'esprit requis pour prétendre peser sur le destin de la France. Cela dit, je ne trouve pas la saillie vestimentaire de Cécile Duflot très intelligente. Dan un contexte d'Assemblée, une certaine neutralité vestimentaire permet justement de se concentrer sur les débats et d'établir une sorte de zone franche où on ne sera pas parasité par certaines idées (parce que malheureusement, l'humain est trop con pour être au-dessus de la variété vestimentaire et de ses marqueurs sociaux). C'est un peu le principe de l'uniforme à l'école, en plus souple. Cela dit, elle ne fait pas une entorse énorme au code...
  14. " Moi je vais me faire mettre un sexe ", ça ne veut rien dire. Ou alors, on appelle ça un transexuel et c'est tout autre chose. Tu as peur des femmes qui portent la culotte ? Qu'elle puisse être chef de famille à la place d'un homme ? De plus, les string n'est qu'un élément d'apparat servant à mettre les fesses en valeur. Et ça plaît même sur des mecs - même si c'est encore assimilé à la mode stripteaseur. Le string n'est pas sexué par essence.
  15. Un homme ne se féminise pas en voulant s'occuper d'enfant, à moins d'être figé sur le concept "c'est la femme qui s'occupe des gosses". Pareil pour la cuisine, le ménage, regarder des films à l'eau de rose. Ou pour les femmes : jouer au foot, boire de la bière, regarder des films violents ou... travailler. Il ne s'agit pas non plus de masculinisation, à moins d'être encore figé sur les vieilles notions. On n'assiste pas à une inversion des sexes mais à une émancipation (encore timide) des clichés qu'on a décrété pour les hommes et les femmes. En gros, hommes et femmes ont accès à des activités que le traditionnalisme culturel réservait exclusivement à l'un ou l'autre sexe. Ce qui est évident, c'est qu'en commençant à occuper des activités jusqu'alors réservées aux mâles, les femmes tombent aussi dans certains travers. Activités souvent physiques, transgressives, abusives et sans-gène. A l'inverse, les hommes qui occupent des activités jusqu'alors réservées aux femelles se rendent compte que ce sont souvent des choses calmes, responsables. L'être humain à le droit de goûter à tout sans se voir entendre (inévitablement et répétitivement) : "Oh la tarlouze ! " ou "Tu te prends pour un mec ? "
  16. Je vais te dire un truc : arrête de te planquer derrière Dieu pour justifier d'autorité tes positions personnelles. Assume un peu, développe ta pensée ! Extrait un peu de substance au lieu de répéter tous les poncifs immuables de ton dogme (même si je crois qu'on a fait trois fois le tour du sujet) ! La philosophie religieuse peut servir à éclairer des chemins, mais le braiment dogmatique n'a rien de transcendant. " Dieu a dit ", c'est comme "Jacques a dit " ou " Raël a dit ". Sans développement, ça n'a pas de valeur dans le débat législatif, civil, moral ou éthique. Je connais bien les dissensions au sein des croyants catholiques, en plus. C'est exactement cette confrontation entre positions personnelles et diktats de l'Eglise.
  17. La laïcité transcende les croyances et permet de vivre tous ensemble. Quand on parle de mariage civil, on parle de mariage laïc. C'est comme ça. Tu peux aller vivre dans une théocratie si ça t'emmerde, sauf que tu as le droit de te marier religieusement... et de le refuser aux homosexuels. Là, dans ta chapelle, ce n'est plus une question publique. En fait, ce que tu interprètes du message de Dieu, ça n'a pas de légitimité dans le débat. Ça reste une position personnelle de croyance, au même titre que je ne parlerai pas de l'approche taoïste pour justifier telle ou telle position sur l'homosexualité. On a séparé l'Eglise et l'Etat. Les choix de sociétés découlent de philosophies plurielles amalgamées sous l'égide de la laïcité, entre autres .
  18. En terres laïques, la loi divine n'a pas le droit de citer comme motif de loi. Les lois divines, ce sont des questions de croyants. Nous vivons dans une société d'humains qui faisons des lois humaines décidant de ce que nous voulons privilégier. Souvent c'est même en accord avec les principes chrétiens qui ont forgé notre culture, en France. Mais la réflexion laïque a poussé les justifications des croyants dans la sphère privée (ce qui ne veut pas dire "les faire taire"). Et là, tu mélanges encore mariage civil et mariage religieux. Tu es aussi en train d'essayer de juger l'homosexualité à partir d'un dogme, pour essayer d'invalider ensuite tout droit auxquels ces gens pourraient prétendre (ou en opérant par associations péjoratives et fallacieuses). Ce n'est pas au dogme de penser à ta place. C'est à toi. Bien orgueilleux ceux qui prétendent savoir ce que Dieu pense de l'homosexualité. Ce sont toujours des paroles d'humains que nous débitons.
  19. En gros, tu n'as plus aucun argument ni développement à part Dieu... pour un mariage civil ou pour un mode de vie. Et encore, ce n'est pas Dieu mais une interprétation de textes qu'on lui impute comme étant traduction de Sa parole. Ça ne me dérangerait pas si cette vision ne voulait pas prédominer sur l'esprit des lois. Tu nous fais une imposition du Xavier Lacroix qui n'a même pas le mérite d'apporter d'autres pistes de réflexion par rapport à ta position. Du coup, je n'ai fait que me répéter aussi. Toujours est-il que nous sommes à un moment historique par rapport à l'homosexualité. C'est la première fois dans l'histoire qu'on arrive à approcher l'égalité de statut sans la reléguer aux plaisirs de lupanar, la cantonner à un cercle clandestin, à la bannir et la punir ou à l'ignorer dans une indifférence hypocrite. On sort de la question purement sexuelle pour se positionner sur un mode de vie variant du modèle traditionnel, qui aspire pourtant aux mêmes chemins et dont les individus réclament leurs droits sans renier ce qu'ils sont (après tout, ils pourraient cacher leur homosexualité pour jouir de leurs droits). Je vais détourner une citation parce qu'elle est à-propos : " Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. " Montesquieu
  20. yop!

    Tintin était il gay ?

    Milou aussi chiale ! Tintin est asexuel (ou hyper pudique) et un peu lisse mais pas dénué d'émotions.
  21. yop!

    Odeur testicules

    Jamais d'alcool sur tes parties génitales ou ton anus, malheureux ! Il faut utiliser des produits faits exprès.
  22. Tu rigoles ! Un bon petit coup de comm', en se la jouant grande princesse victime outrée et hop, elle emballe l'affaire. Impossible qu'elle n'exploite pas. Les politiciens ont tous besoin de communication, Marine Le Pen incluse. D'ailleurs, elle en fait beaucoup des coups de comm'. A sa décharge, c'est Madonna qui a voulu exploiter le filon "je lutte contre les nazis" à ses dépends. Madonna n'a aucun discours politique, encore moins en politique française ou simplement sur notre société. Elle ne sert à rien sur ce plan là.
  23. Toute cette litanie est une compilation d'arguments auxquels j'ai déjà opposé les miens. C'est une vision partiale, faussement précautionneuse et totalement figée sur l'hétérosexualité. Et il y a mélange des notions de mariages religieux et mariage civil. Ils n'ont pas à être confondus. Justification sur une pratique habituelle, pas sur un fondement raisonné. Qu'on ait pratiqué le mariage hétérosexuel jusqu'alors ne fait pas office de preuve de vérité canonique et immuable sur le concept de mariage. On a bien élargi nos champs de conceptions sur tout un tas de sujets. (en fait, je réponds à Xavier Lacroix). Ce signifiant fera partie d'une conception élargie. Il ne disparaît pas et ne se dissout pas non plus : il est facile de voir la différence entre les couples homos et hétéros. Il ne s'agit même pas d'abolir un privilège mais un monopole excluant. Et oui, mais les enfants sont et étaient déjà impliqués de toute façon. Ils sont déjà inscrits dans la société hétérosexuelle. Dogme. Voeu pieux et précautionnisme de pacotille. Il n'y a pas de continuité quand on est adopté et le fait d'avoir un couple adoptant hétéro n'offre pas de garantie démontrable par rapport à un couple adoptant homo. On tombe dans la supputation. La généalogie d'un adoptée est d'emblée erratique. On ne s'arrange pas un arbre généalogique pour la coquetterie : on le subit. Et c'est encore une légitimation hétérocentriste : ça a toujours été comme ça donc ça doit être comme ça. Sa littérature surabondante est sa bibliographie ! :smile2: Tu sais qu'être parent, c'est expérimental pour tout le monde sauf que dans le cas d'un enfant biologique, personne n'a de compte à rendre et ça donne bien des drames. Les couples homosexuels adoptants seront sélectionnés, scrutés, la société telle qu'elle est sera sévère avec eux. Ça donne de bonne bases de départ. ============ Pour les propos de papy75, je me sens monter un dégoût même s'il ne se sodomise pas. D'ailleurs, tu n'es pas très au fait de la sexualité lesbienne. Il peut y avoir pénétration anale (langue, doigt, sextoys,...). Ce n'est pas ça qui permet de juger des droits d'un individu.
  24. Dans le cadre d'une institution laïque, oui, la croyance relève de l'ordre du privé.
  25. La question de Dieu est de toute façon subsidiaire : on parle de mariage civil et laïc. Et ça nous évitera de trop parler à sa place, en plus.
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