Emergence
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En effet, il faut préciser le domaine du consentement. En milieu médical, donner son consentement à un acte médical (opération), peut en pratique être révoqué quant que l'acte médical n'a pas été réalisé. Dans l'industrie pornographique, la levée du consentement contractuel peut être même annulé en cours de prestation depuis peu : Le mot consentement fait penser bien sûr à la médiatique affaire de Mazan, où le problème n'était pas la pratique sexuelle un peu spéciale sous sédation qui existe avec des personnes consentantes ("plaisir d'offrir" son corps endormi sans savoir ce que l'autre va en faire), mais l'absence de consentement préalable de la personne non endormie et consciente de ses choix, ou le défaut de la matérialisation de la preuve de ce consentement, ce qui a été l'objet du procès en vue de déterminer l'absence de consentement, donc le viol de la personne concernée.
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Les relations longue distance à l'ère du numérique
Emergence a répondu à un(e) sujet de gigigi dans Amour et Séduction
Bonjour, Par expérience, qui sera peut être contredite, les relations non entretenues en proximité (amicales...), ont tendance à s'estomper si elles n'ont que pour support que le moyen de relation à distance (numérique ou téléphone-courrier d'avant les visios) sans être entretenues régulièrement de rencontres réelles. Rien en remplace le moment partagé et le plaisir vécu réellement. Exemple typique : les collègues de travail après changement de lieu de travail, les amis d'école, ... Vous refaites peu à peu un autre relationnel dans votre nouveau lieu, et peut aller jusqu'à perturber, dégrader de ce fait votre ancien réseau relationnel. -
ou une autre sorte de "prise de territoire", mais familial : mettre un pion dans un arbre généalogique en vue de s'y introduire et s'y propager. Les mariages sont souvent intéressés, même à notre époque. Il ne s'agit pas de son désir personnel en question chez l'homme en question, il s'agit du ressenti chez le partenaire de cet homme du fait de la taille de l'organe. Chez certains hommes, la taille de leur membre ou les frustrations engendrées posent problème, alors que c'est un aléa génétique, la volonté de Dieu selon d'autres. C'est comme cela, il faut vivre avec. Je ne crois pas cette question sexuelle traitée chez les prophètes, encore moins dans les émissions confessionnelles du dimanche matin du service public télévisuel français dont je ne me souviens plus l'argument faisant considérer que cela n'est pas un subventionnement déguisé de culte.
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A ma connaissance, en remettant cela dans le contexte de l'époque, cela ne peut donner aucun indice en matière de performance sexuelle, si ce n'est qu'il y a eu des relations hétérosexuelles, donc non vierge. Les mariages du prophète Mahomet s’inscrivent dans un contexte patriarcal où les femmes avaient peu de marge de manœuvre. Beaucoup de ces unions avaient une dimension politique, sociale ou protectrice plutôt que romantique. Le concept moderne de “liaison de cœur” ne s’applique pas bien au VIIᵉ siècle dans ces contrées.
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Certes, Jésus était un délinquant dans le contexte des lieux et de son époque et depuis ses fidèles l'ont fait passer pour victime, mais cela est un autre sujet.
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En partie : les colonisations confessionnelles (catho chrétienne en Amérique, évangélique protestante en Amérique du Sud et Europe) ne sont pas exemptes de sang ou de victimes sans sang coulé (acculturation). Dans les colonisations non criminelles mais consenties ou soumises, par exemple la colonisation par le "numérique".
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Sans compter que Jésus est censé être circoncis (le Saint-Prépuce étant parti), et dans les représentations proposées, il est "uncut", ce qui permet mieux alors à ses croyants et fidèles de s'identifier à lui, cette branche religieuse ayant au moins supprimé cette barbarie. Selon le dictionnaire Larousse et non la Bible : "Dans la bible, homme, qui inspiré par Dieu, part en son nom pour faire connaître son message", ce que faisait le dit Jésus outre se prétendre être le fils de Dieu par le résultat d'une immaculée conception et non du fait que Joseph soit cocu car il ne satisfaisait pas Marie dans le monde charnel.
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Commission d’enquête sur le service audiovisuel francais
Emergence a répondu à un(e) sujet de SpookyTheFirst dans Politique
Abrutir et manipuler les foules relève d'un gros budget. Les émissions débiles, les piètes artistes mis sur le devant de la scène, les dessins animés aliénants, les séries TV à la française dont on peut supposer que l'intention du cahier des charges est d'entraîner du mimétisme par les spectateurs... La question de la publicité (curseur de la part de financement public). Pour le cas Radio France, je séparerais les chaines musicales (France Musique : peu d'infos et hors-sujets par rapport à leur thème) souvent qualitatives et émissions musicales des chaînes d'information (type Very Good Trip le soir sur France Inter), du rédactionnel et documentaire, où effectivement, la partialité est souvent montrée du doigt. Une des pires émissions sur ce type de pratique : "là bas si j'y suis", a d'ailleurs été évacuée. -
La question serait sur quelles sources se basent les artistes pour en faire une telle représentation. Le "marketing" a par la suite bien poudré blanc ce prophète alors que ses origines le feraient illustrer autrement...
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J'ai formulé le sujet non sans humour, mais sérieusement, ce n'est pas pour faire "pour avoir du leadership, il faut avoir le leaderslip", mais les textes sacrés étant bien souvent empreints de misogynie, une frustration sexuelle pourrait être une des raisons.
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Sexe et psychopathologie. Sexe et pouvoir. Dans notre contexte contemporain, bien des siècles après ces histoires de prophètes, les choses ont changé : je tiendrais publiquement des propos rapportés dans les textes sacrés et ferais du tapage public avec ces théories, cela serait l'asile ou la Miviludes. Jésus d'ailleurs a eût déjà à son époque quelques soucis quant à l'ordre public menacé. Les contrariétés de sexe, de frustration, etc. peuvent engendrer des psychopathologies. Donc ce qui se passe dans le slip des prophètes, même si je ne crois pas que le slip existait à l'époque, a un intérêt historique quant à la personnalité des individus concernés. Prenons par exemple Mahomet. On lui prête, autant que je me souvienne, une relation avec une enfant de neuf ans, Aïsha. De cela, on peut en déduire que Dieu n'a pas été généreux avec son prophète et lui a mis entre les jambes le contraire d'un King-Size ; il ne fait pas partie des heureux élus à la rareté. Mais les histoires intimes sur Jésus et Moïse, ou notre prophète bon français bien de chez nous Nostradamus, donnent moins de détail de ce que j'ai pu lire. Aussi bien l'anatomie que les usages. Ensuite sexe et pouvoir un grand classique, que je pense qu'il est inutile de détailler. Il faut être "Power" de la braguette. A défaut la frustration sexuelle se reporte alors sur d'autres comportements, voire défoulements, se réaliser autrement que d'avoir réussi ce point là.
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Justement, ils y sont dans mon premier et deuxième message. Plus sérieusement, chez les hommes, cela a son importance et a des répercussion sur sa façon d'être, dimensions et performances. Ce n'est pas un sujet si futile que cela.
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Et pour ne faire faire de discrimination de prophète du Moyen-Orient, on peut étendre la discussion au vrai prophète bien français bien de chez nous contrairement à ceux-là: le mage Nostradamus.
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Bonjour. Nous célébrons ce jour la naissance d'un prophète du Moyen-Orient, et cela sera l'occasion de proposer un sujet assez léger mais rarement traité : les attributs masculins des prophètes. Les sources religieuses et historiques disponibles décrivent parfois l’apparence générale des prophètes du Moyen-Orient : Jésus, Moïse ou Mahomet : teint, taille, cheveux, corpulence. Mais, sauf erreur de ma part, aucun texte canonique, aucun écrit historique fiable, ni aucune étude contemporaine sérieuse ne mentionne ou ne prétend connaître les dimensions de leurs organes génitaux. La seule allusion au pénis du Christ est l'ablation du Saint-Prépuce, censé être conservé dans une fiole depuis, à une époque où s'insulter de circoncit ou non circoncit était une pratique habituelle, donc, on s'observait les organes à ce sujet. Si un homme a un membre démesuré, cela ne va pas sans faire jaser, sans faire couler de l'encre s'il est illustre, et dans le cas de l'époque de nos prophètes poser des empreintes sur les tablettes. L'histoire rapporte des personnalités illustres à membre surdéveloppé, souvent une légende, pas une réalité, et cela n'est pas sans laisser trace dans l'histoire : exemple Raspoutine, au prétendu 30 cm et les faux pénis conservés en bocaux : un mythe persistant. Des figures de l’Antiquité où la taille du sexe est explicitement mentionnée existent, mais cela est un code iconographique d'une personne fictive. La volonté de Dieu aurait alors mal servi les prophètes du Moyen-Orient?
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Cela mène aussi de fait à la formation certain électorat. On préfère la paresse au labeur, si certains promettent de cajoler la paresse...
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Les fleurs de Bach soignent les maladies de l'âme, selon ce qui est promu. Donc un praticien de Bach un peu psychologue, se servant des fleurs comme support pour faire "cracher" les maux de l'âme du patient qui serait peut être un peu moins confiance face à un psy, façon ce que font aussi les homéopathes (les hautes dilutions homéopathiques sont pour les sphères psycho-émotionnelles), peut avoir un effet, non pas des fleurs énergétiques, mais de l'accompagnement qu'il aura pu efficacement effectuer. Je partage votre avis sur la culture de vérité scientifique, entre les financements ou non financement de recherches en fonction d'intérêts, des œillères. Le milieu scientifique est parfois sectaire, malhonnête. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai même pas exclu, par honnêteté intellectuelle, le fait que ce soit la science qui ne soit pas arrivée encore à mesurer les réseaux énergétiques (méridiens, chakras...) ; mais ayant bien sûr à titre personnel testé ces paramédecines pas curiosité, mon expérience personnelle me laisse plutôt penser ce que cela est chercher quelque chose qui n'existe pas.
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La clandestinité ou la marginalisation ne fait qu'accroitre la vulnérabilité. Certains ont dû être dans une grave difficulté personnelle et financière avec la loi pénalisant le client, leur coupant leurs revenus. Les placements ensuite ? Dans des structures associatives de reconversion professionnelle avec peu de chance d'venir du fait d'un CV peu rempli d'expériences professionnelles reconnues.
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Les Escrocs du langage #1 : le mot "réforme"
Emergence a répondu à un(e) sujet de Marcuse dans Langue française
Ces analyses des médias, dont il faudrait de même analyser "l'ardeur éducation populaire politique", rappelle les bienfaits de l'émission "Arrêt sur images", qui n'est maintenant plus sur les antennes. -
On nous a tous appris à lire dans une école obligatoire et gratuite, apprendre à aller à une bibliothèque publique gratuite, pour lire et se documenter. Beaucoup n'utilisent pas cette chance que le contribuable paye fortement, pour s'en victimiser ensuite alors que l'information et le développement à l'accès à l'information est présent. Par contre, on choisi de s'abrutir devant une tv ou un smartphone, une console de jeux, passer son temps dans les soirées, se saouler, fumer des joints, au bistrot ou je ne sais quelle activité déviant de l'amélioration de son potentiel... S'il n'y a pas la carotte qui fait avancer l'âne, et le maintient de la notion de mérite, même si bien sur il y a des situations où les dés sont pipés ou des contextes empêchant l'expression d'un potentiel, cela serait à mon sens un désastre sociétal.
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Ma liste de "pratiques énergétiques" n'est bien sur pas exhaustive, on peut ajouter Qi-gong & co (subventionnement de structures collectives associatives souvent sur un concept énergéticosanté ésotérique non scientifiquement validé, parfois suggéré comme pratique par du praticien de santé conventionnel)...
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On peut pousser aussi le raisonnement au niveau des pharmaciens, même si non remboursé par la sécurité sociale. Par exemple, en pharmacie, on vend souvent des "fleurs de Bach", une sorte d'homéopathie énergétique à finalité de soin purement émotionnel. En vendant cela, le pharmacien apporte sa caution scientifique à ce qui est vendu, tout comme s'il vendait de l'eau de Lourdes.
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Je n'ai pas vérifié la situation actuelle, mais à une époque, des généralistes faisaient de l'acupuncture sous régime sécurité sociale en facturant une consultation généraliste, avec ou sans dépassement d'honoraires pour la spécialité. Donc en quelques sortes une reconnaissance administrative, au même titre que l'homéopathie, mais l'homéopathie c'est une consultation plus un traitement à acheter qui était remboursé (Seul le remboursement du médicament homéopathique a été remis en cause ou le remboursement de la consultation homéopathique aussi, ce qui serait logique cela va de paire ? Dans ce dernier cas, peut-on supposer maintenant des médecins homéopathes faisant sous étiquette "médecine générale conventionnelle" malgré tout de l'homéopathie par "résistance", afin que la consultation soit remboursée, et le traitement à charge du patient ou de sa complémentaire santé qui continue d'intégrer le remède homéopathique et propose un forfait médecine douce hors pharmacie remboursable. ), là où l'acupuncture, le soin est partie intégrante de la consultation qui outre un diagnostic traite par implantation d'aiguilles (acte médical et non médicament à acheter).
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Pour ma part, je prends en considération le fait que ce soit remboursé par la sécurité sociale. Car bien des traitements sont hors urgences. Si ce n'est pas remboursé CPAM, c'est que l'efficacité thérapeutique n'a pas été établie scientifiquement. Ce qui était alors une sérieuse anomalie avec l'homéopathie qui était remboursée, dérogeant aux règles d'éligibilité. Le magnétisme ne relève pas de la médecine dite énergétique, d'où l'aparté. Justement, ne voulant faire aucun rapport, sauf l'absence de validation scientifique de l'effet ou du résultat avec les techniques énergétiques orientalistes.
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(afin de ne pas passer pour un anti orientaliste, je pourrais faire les mêmes remarques sur le "magnétisme", bien ancré dans nos campagnes et para-religion : le dit champ magnétique n'a pas pu être mesuré me semble-t-il).
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Les médecines et para médecines qualifiées d’« énergétiques » — homéopathie, acupuncture, yoga dans sa dimension spirituelle — reposent sur des concepts dont la validité scientifique demeure, à ce jour, non démontrée. Les théories des méridiens, du qi ou des flux vibratoires, issues de traditions orientales plurimillénaires, ne correspondent à aucune structure anatomique objectivable dans le cadre de la biomédecine moderne. Plusieurs travaux contemporains tentent certes de rapprocher ces notions de phénomènes bioélectriques ou infrarouges, mais reconnaissent eux mêmes que les méridiens ne correspondent à « aucune structure anatomique visible » et restent « invisibles et intangibles » dans le cadre scientifique actuel. Soit c’est la science contemporaine qui n’a pas encore découvert de quoi établir la réalité du concept énergétique, soit le concept énergétique ne relève pas de la science. L’homéopathie constitue un exemple emblématique de pratique énergétique reposant sur des postulats non validés scientifiquement. La volonté politique de son remboursement par la sécurité sociale française, longtemps maintenu malgré l’absence de preuves expérimentales robustes, en faisant alors une croyance thérapeutique institutionnalisée, a été remise en question précisément pour cette raison. Les études disponibles n’ont pas permis de démontrer une efficacité supérieure à l’effet placebo, et les témoignages de patients relèvent davantage de la conviction personnelle que de la démonstration scientifique. Le fait que l’homéopathie soit souvent prescrite en complément de thérapies réellement efficaces — phytothérapie, nutrition, activité physique — contribue à entretenir l’illusion d’une efficacité propre. Les interdits associés (comme l’évitement de la menthe) renforcent encore la dimension rituelle et croyante de la pratique. L’acupuncture, issue de la médecine chinoise traditionnelle, repose sur l’idée de méridiens énergétiques dont la réalité anatomique n’a pas été démontrée. Certains travaux contemporains tentent d’en proposer une lecture bioélectrique ou vibratoire, mais ces approches restent spéculatives et ne constituent pas une validation scientifique au sens strict. Il est vrai que la médecine chinoise comporte une phytothérapie efficace, là encore associé à l’acupuncture pour le traitement (non dissociation des remèdes, l'acupuncture efficace ne nécessiterait alors aucun complément) mais elle inclut également des remèdes symboliques ou rituels, notamment dans le domaine de la sexualité ou de la virilité, ce qui souligne la dimension culturelle et non scientifique de l’ensemble. L'ancienneté de la pratique n'en fait pas une preuve scientifique. Le yoga, dans sa dimension physique, apporte des bénéfices bien établis : amélioration de la souplesse, réduction du stress, entretien musculaire, constituant, pour la personne en aptitude à la pratiquer, une pratique corporelle bénéfique, une gymnastique douce. En revanche, son ancrage spirituel, cosmologique — issu des traditions religieuses de l’Inde, notamment l’hindouisme et certaines écoles philosophiques — repose sur des conceptions énergétiques et métaphysiques qui ne relèvent pas du champ scientifique. Les origines du yoga sont clairement spirituelles et religieuses, remontant à plus de 5 000 ans dans le sous continent indien. Dans les sociétés occidentales contemporaines, les médecines énergétiques connaissent un essor notable depuis quelques décennies. Elles attirent des publics variés : personnes en quête de solutions alternatives, individus en souffrance psychologique, patient dont la médecine conventionnelle n’a pu apporter de réponse ou à qui on a fait croire que la réponse est ailleurs, ou encore citoyens en recherche de spiritualité dans un monde perçu comme désenchanté. Cette dynamique peut favoriser la constitution de communautés soudées autour de croyances communes, ce qui ouvre la voie à des formes de contrôle social. L’essor des pratiques alternatives s’inscrit dans un contexte de défiance envers la médecine institutionnelle et de recherche de modes de vie plus « authentiques ». Les analyses sociologiques montrent que l’« alternativisation » de la santé s’est accrue dans les sociétés occidentales, où les individus cherchent des approches globales et personnalisées. Cette quête peut toutefois rendre certains groupes vulnérables à des discours simplificateurs, voire à des dérives sectaires. Je vois ces pratiques comme substitut à la religion traditionnelle pour structurer des communautés ou promouvoir des valeurs spécifiques, et même parfois instrumentalisées par des politiques. Il est vrai que certaines collectivités introduisent, soutiennent et par la même approuvent la méditation ou le yoga dans les écoles ou les activités subventionnées. Cela soulève des questions légitimes de neutralité, dans la mesure où le yoga est historiquement lié à des traditions religieuses indiennes, d’autres pratiques au taoïsme. Les politiques publiques invoquent souvent des objectifs de santé publique (réduction du stress, amélioration du bien être), non de contrôle social, mais quelle est la réelle intention : mettre son cerveau à la masse en passant son temps en relaxation méditative au lieu de le faire réfléchir et travailler alors que les « grands esprits » de ce monde ont tant fait sans ces brassages énergétiques? Les chercheurs en sociologie soulignent que l’essor des médecines alternatives résulte davantage d’un mouvement culturel large que d’une stratégie politique délibérée. Il est indéniable que certaines communautés spirituelles ou thérapeutiques peuvent devenir des espaces de manipulation psychologique. L’aspect holistique, en valorisant une vision globale de l’individu, peut être utilisé pour influencer les comportements ou les croyances, dresser des profils psychologiques de tout individu se confiant, qui peuvent être utilisés à des finalités autres. Mais il serait sans doute excessif d’en conclure que l’ensemble des pratiques énergétiques soutenu politiquement est instrumentalisé à des fins de contrôle social. Les motivations des pratiquants sont diverses, et beaucoup y trouvent simplement un espace de détente ou de sociabilité.
