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de ghoul

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  1. de ghoul

    Les déviances....

    les parcours ne sont ni linéaires ni logiques, ils dépasse t même tout psychologie. la logique de l’un n’est jamais vérité pour l’autre. Cette vie à la Bonny and Clyde est une onde par rapport à notre vécu linéaire, une passion plus forte que la raison.Eux ils aiment les ondes et nous le linéaire. Beaucoup ont connu la chute pour de relever, mais ils sont revenus une nouvelle fois à leur vice pour retomber une nouvelle fois, et c'est ainsi ils nagent dans les méandres des ondes, et ils aiment ça. D'autres ils n’avaient qu’à tendre les bras pour cueillir les fruits du monde. Mais une rencontre, une voix, un amour trop fort ou trop mal placé les a fait basculer. Et c'est ainsi nous ne pouvons qu'assister et parler sans que nous puissions trouver une solution, il s'agit du destin qui glisse entre les mains. ---
  2. de ghoul

    Boubarek

    Et pourtant c'est vrai jusqu'à l'adolescence je n'ai jamais menti. En plus mon père est mort quand j'avais six mois et ma mère ne s'est jamais occupé de moi. Je me suis fait de moi-même. Mais après l'adolescence, le monde adulte te pousse à mentir. Exemple tu veux relier des bonnes relations entre deux copains qui ne se parlent plus entre eux. Tu choisis de mentir à l'un comme à l'autre en affirmant par exemple que l'un dit du bien de l'autre. Une fille te plaît, une bombe comme on dit. Elle te demande si tu l'aimes...dire à sa femme je ne t'aime, c'est le divorce alors que tu as des enfants avec elle...
  3. de ghoul

    Boubarek

    Ça c'était au temps où je n'avais pas encore connu des filles
  4. Quand j'avais planté des arbres tout au long du périmètre de mon jardin et qu'ils ont poussé, une joie indescriptible m'avait conquise. J'ai senti peut- être le bonheur d'une femme qui met au monde un enfant.
  5. Bien fait pour lui, il faudrait j'attende une bévue de ma femme...
  6. J'ai fais la même chose mais avec une videuse. J'ai di à ma femme qui n'a pas cessé de m'em...... On dirait une vieille femme qui a pris un voleur.
  7. Bou barak Je sais ça ne vous dit rien, mais tout le monde le connait chez nous. Oui tout le monde. Et en France, Maupassant l'avait rencontré sans qu'il ne sache que son nom était boubarak. Je le sais et il se pourrait que c'est à cause de lui que Maupassant est mort. Non ce n'est pas la syphilis qui l'avait tué mais c'est Bou barak, c'est le Horla. Il est connu dans tous les pays du monde avec un autre nom que je ne connais pas sauf pour les pays nordiques (la sorcière qui s'assoit sur ta poitrine). Dans sa nouvelle ''le Horla'' Maupassant le décrit, c'est ce qui m'est arrivé à moi, ce sont les symptômes exacte. Et je n'avais aucune maladie et je n'ai toujours aucune maladie. Il est venu plusieurs fois me persécuter. Avant de dormir je l'imaginait entrain d'attendre que je me mette au lit. Dès que le sommeil m'emporte, il vient il pose tout son énorme corps sur moi. Je me débats, j'essaie de le faire tombé, mais il ne bouge pas d'un iota. J'essaie de glisser pour tomber du lit, mais je ne peux pas. J'appelle de toute ma force de l'aide, mais personne ne m'entend. Rien c'est le silence complet. Ma mère m'avait dit que c'est Bou barek et il vient pour persécuter les menteurs...et pourtant je n'ai jamais menti.
  8. de ghoul

    Un mur implacable

    L’officier réapparut enfin, une nouvelle liasse de passeports en main. Son arrivée provoqua un brusque mouvement de foule : les passagers, fébriles, se ruèrent vers lui comme des naufragés agrippant une bouée. Les visages étaient tendus, les regards pleins d’une espérance usée. Dans cette cohue, chacun cherchait à percer la foule du regard, à identifier la couleur familière de son propre passeport, à deviner son sort au moindre geste de l’officier. Moi, ma fille, et quelques autres restions en retrait, adossés au mur comme des ombres invisibles. Nous ne participions plus à cette ruée vers l’éventuelle délivrance. L’espoir s’était effiloché au fil des heures, remplacé par une lassitude muette, une résignation sourde. On n’attendait plus rien. Ni la justice, ni le hasard, ni même la pitié. Devant nous, les mains se levaient vers l’officier comme vers un prêtre distribuant des hosties, ou un fonctionnaire divin distribuant des sorts. Certains pleuraient presque en recevant leur passeport, ce précieux sésame, fruit d’années de sacrifices, d’exils, de combats et de rêves, comme s’ils recevaient enfin le diplôme de leur dignité humaine. Et le lion — cet ami inattendu que j’avais rencontré dans cette épreuve commune, ce frère d’âme qui portait la rage digne des voyages avec sa petite famille — eut enfin son dû. D’un bond, il s’arracha à notre petit groupe, tenant dans ses mains son précieux passeport comme un trophée. Il courut aussitôt vers la PAF, droit, fier, déterminé, prêt à affronter la dernière ligne droite vers la délivrance. Je le suivis du regard, silencieux, avec une étrange sensation mêlée d’envie, de respect et de fatigue. Peut-être que le combat valait encore la peine. Peut-être.
  9. de ghoul

    Un mur implacable

    C’était fini. Le mur était là, infranchissable. Et notre ami, brisé mais digne, se laissa conduire, pendant que sa femme, les larmes aux yeux, regardait la scène sans pouvoir intervenir. Une injustice de plus, dans ce théâtre cruel qu’est la frontière. Un regard lourd de sens, s’échangea entre moi et ma fille. Plus besoin de mots. Ce qui venait de se produire balayait nos derniers fragments d’espoir. La scène avait été trop brutale, trop claire : l’arbitraire venait encore une fois d’avoir le dernier mot. Alors, en silence, nous avons pris notre décision. Il n’était plus question de résister, ni de tenter de parlementer avec des sourds-muets institutionnalisés, aussi indifférents qu’un automate bien huilé. Je remis mon sac à dos sur mes épaules, comme un dernier geste de dignité, le seul qu’il me restait à opposer à cette farce tragique. Ma fille, elle, traînait son cabas d’un geste las, mais dans ses yeux brillait une lueur farouche. Avant de tourner les talons, elle lança un regard meurtrier en direction du pupitre, vers cette dame de béton qui, sans un mot, venait de briser une vie, un plan, un rêve. Nous nous sommes approchés de la grande porte de l’Office, là où un mastodonte en uniforme, véritable mur humain, faisait office de cerbère. Il prit nos passeports, les feuilleta lentement, nous détailla du regard comme pour s’assurer de notre insignifiance, puis désigna un coin vide. Il n’y avait ni chaise, ni banc, ni même une once d’accueil. Juste un bout de mur décrépit. Nous avons eu la chance — ou la résignation — de nous y adosser, comme d’autres l’auraient fait dans une cour de prison. Autour de nous, d’autres Algériens attendaient, debout, fatigués, silencieux. Tous piégés dans cette salle d’attente sans fin, entre le néant administratif et l’humiliation rampante. Une heure s’écoula. Puis deux. Enfin, un officier sortit de sa guérite, une liasse de passeports à la main. Il commença à appeler des noms. Les visages, les oreilles se tendaient. L’un repartait avec un soupir de soulagement, l’autre avec les yeux baissés, refoulé. Mais notre tour tardait à venir. Mon nouvel ami, lui, ne tenait plus en place. On aurait dit un lion en cage. Il errait d’un coin à l’autre, accostant chaque uniforme, chaque badge, chaque regard fuyant. Il parlait, suppliait, tentait de comprendre, d’expliquer. Rien à faire. Il se heurtait, inlassablement, à ce mur de silence bureaucratique, froid et inébranlable. Il était devenu l’ombre de lui-même, vidé, presque fou. Et nous, assis contre ce mur, nous assistions impuissants à ce naufrage
  10. de ghoul

    Un mur implacable

    Mon nouvel ami, traînant derrière lui sa petite famille, arriva enfin au purgatoire — ce poste-frontière absurde où les espoirs se brisent aussi vite que les illusions se forment. C’était l’épreuve ultime, celle que chacun redoutait en silence. Pour sa femme et ses enfants, tout se passa comme dans un rêve tranquille : ils glissèrent à travers le contrôle comme un filet d’eau pure sur les cascades d’Iguazú. Pas une question, pas un regard de travers. Mais pour lui, le chef de famille, le meneur, l’éclaireur de notre petit groupe solidaire, le destin avait réservé une tout autre scène. À peine son passeport feuilleté que l’impensable tomba : il fut sommé de suivre un agent vers le poste de police. D’un ton sec et mécanique, la dame de la PAF lui fit signe. Pas un mot d’explication, pas une once d’empathie. Il resta figé un instant, l’air hébété. Puis il tenta le tout pour le tout : il gesticula, tenta de convaincre, les yeux implorants. Il passa du français à l’anglais, de l’anglais à l’arabe. Il pria, jura, supplia. Il en vint presque à se mettre à genoux, ses mains jointes comme s’il implorait le ciel lui-même. Mais la dame de la PAF, imperturbable, demeurait de glace. Inflexible. Hermétique. Aussi dure et muette qu’un bloc de béton. Elle ne bronchait pas, ne cillait même pas. Elle avait ce regard vide, celui des fonctionnaires qui ont vu trop d’âmes passer pour encore s’émouvoir.
  11. de ghoul

    Un mur implacable

    Nous avancions, imperturbables en apparence, mais le cœur serré, vers ce qui ressemblait de plus en plus à un mur implacable. Chaque pas nous rapprochait d’un système froid, arbitraire, presque mécanique. Ce n’était plus tant la crainte d’être séquestrés, ni même celle d’un renvoi immédiat qui nous habitait. Non, ce qui pesait désormais, c’était une menace plus subtile mais durable : celle de voir nos passeports irrémédiablement entachés par la PAF égyptienne. Les agents, postés comme des gardiens de frontière invisible, procédaient à un tri silencieux. Aucun critère apparent, aucune logique perceptible. À certains, ils faisaient un simple signe de la main : passez. À d'autres, ils demandaient poliment mais fermement : donnez votre passeport, tout en les désignant du regard à un policier qui les attendait à quelques mètres, adossé à une porte latérale. Cette porte, nous le savions, menait ailleurs — vers une salle de rétention ou directement vers le retour. Nous observions la scène, impuissants. — Nous serons sans doute de cette catégorie-là, murmura ma fille, les yeux rivés sur les policiers. Je n’ai pas répondu tout de suite. Le silence, parfois, vaut mieux qu’un faux espoir. Puis j’ai articulé, presque machinalement : — Mais il reste notre ami… le voyageur. Celui de la file. Peut-être qu’avec lui… Elle m’a regardé sans ciller. Son visage était calme, mais son regard trahissait une lucidité presque cruelle. — Peut-être… a-t-elle simplement répondu, d’une voix douce, comme pour ne pas éveiller les soupçons de l’espoir.
  12. de ghoul

    Un mur implacable

    Il y avait plusieurs longues files devant les guichets de la PAF. Nous avancions lentement, au rythme des regards méfiants et des tampons bureaucratiques. À notre droite, un homme accompagné de sa femme et de leurs quatre enfants attendait patiemment. Je l'avais rencontré quelques heures plus tôt, dans la salle d’embarquement à Alger. Nous avions échangé quelques banalités, comme le font souvent les voyageurs qui tentent d’oublier l’ennui. Il m’avait confié qu’il organisait chaque année un voyage avec sa petite famille. Cette fois, c’était l’Égypte. Il parlait de Louxor, d’Assouan, d’un rêve qu’il avait depuis longtemps. Mon idée était simple : feindre une proximité, me présenter comme un ami proche, dans l’espoir que cela faciliterait mon passage. Mais soudain, un bruit confus monta depuis l’extrémité de la salle. Un brouhaha qui se mua rapidement en clameur. Une centaine de personnes entraient dans le hall, encadrées de près par des policiers. Certains criaient, d'autres chantaient d’une voix rageuse et éraillée des hymnes à la gloire de la Palestine. Leurs visages étaient tirés, leurs vêtements froissés, certains portaient encore des couvertures de l’aéroport sur les épaules. C’étaient les refoulés du vol du 10 juin. Ils avaient passé la nuit entassés dans un coin de l’aéroport du Caire, sans lit, sans information claire, avec seulement les néons blafards pour compagnon d’insomnie. Et ce matin-là, plutôt que d’être autorisés à rejoindre le Caire comme ils l’espéraient, ils étaient rassemblés de force, remis dans un avion pour être renvoyés d’où ils venaient. Un retour sec, amer, brutal. Ils défilaient sous nos yeux, une marée humaine blessée, escortée jusqu’au tarmac comme une troupe de condamnés silencieux… sauf qu’eux, ils chantaient. Leurs voix portaient loin, comme un dernier acte de dignité. Ma fille, qui jusque-là était restée absorbée par son téléphone, leva brusquement les yeux. — Papa, regarde ! C’est Karim ! Elle se dressa sur la pointe des pieds. Dans cette foule en mouvement, elle venait de reconnaître son fiancé. Son visage s’illumina d’une émotion intense, contenue mais palpable. Karim, malgré la fatigue, marchait la tête haute, en scandant les slogans avec les autres. Il nous aperçut, esquissa un sourire et nous fit un petit signe de la main, furtif, presque clandestin, avant d’être englouti par le flot.
  13. de ghoul

    Un mur implacable

    J'espère que ce rire soit spontané et qu'il fasse office de l'enterrement de la hache de guerre. Faire des ennemis dès mon baptème n'est guère rassurant
  14. de ghoul

    Un mur implacable

    Ma fille, le visage crispé et les yeux rivés à son téléphone, semblait absorbée dans une conversation tendue. Collée à son portable, elle pianotait nerveusement, l’air soucieux. Je la regardais du coin de l’œil, sentant bien que quelque chose n’allait pas. À travers quelques bribes échappées de sa bouche, j’ai compris que la situation était grave. Quelque chose se passait, et cela concernait le vol de la veille, celui du 10 juin — dans lequel se trouvait son fiancé. — Ils ont été parqués comme du bétail dans un coin reculé de l’aéroport du Caire. Ils ont passé la nuit là, sans aucune information, sans possibilité de sortir, m’a-t-elle lancé, la voix étranglée. — Comment tu l’as su ? lui ai-je demandé, un peu pris de court par cette nouvelle inquiétante. — Karim m’a contactée. Il était dans le vol . C’est lui qui m’a tout raconté. D’après lui, tous les Algériens, et même une bonne partie des Européens provenant de différent pays, partageaient un coin étriqué de l'aéroport. Ils étaient qui étaient été violemment malmenés. Ils ont reçu des coups, une vraie bastonnade. Et maintenant, l’ordre a été donné de les refouler vers leur pays. Et devine quoi ? Ils vont les renvoyer sur le vol retour… le nôtre. Un silence pesant s’installa entre nous. L’atmosphère s’était brusquement alourdie. Le voyage que nous pensions difficile, mais noble, prenait déjà des airs de confrontation imprévue. Alors que nous devions passer l'écueil de la PAF.
  15. de ghoul

    Un mur implacable

    Enfin, le supplice prit fin. Pendant plus de quatre heures, j’avais enduré cette vision oppressante des ailes de l’appareil, ces énormes bras métalliques figés dans le vide, qui semblaient vibrer au moindre courant d’air, comme s’ils hésitaient entre la solidité rassurante de la technologie et une soudaine défaillance fatale. Chaque turbulence me renvoyait à cette angoisse sourde : et si l’une d’elles se détachait ? Et si cette masse de ferraille nous trahissait à mi-parcours ? Puis, lentement, l’avion entama sa descente vers Le Caire. Lorsque les roues touchèrent enfin le tarmac, un soulagement quasi collectif sembla parcourir la cabine. Les passagers, dans un élan spontané — ou peut-être par tradition — éclatèrent en applaudissements nourris. Était-ce un hommage au pilote pour son atterrissage maîtrisé, ou une manière d’exorciser la peur silencieuse qui avait plané durant tout le vol ? Je ne saurais le dire. Quant à moi, je n’ai pas applaudi. Non par indifférence, ni par snobisme. J’étais simplement trop absorbé par le fait d’être bel et bien arrivé, en un seul morceau, les deux pieds bientôt posés sur une terre que je n’avais encore jamais foulée — et dont je pressentais déjà qu’elle ne me laisserait pas indemne
  16. de ghoul

    Un mur implacable

    Chapitre 1 — Le train déjà en marche Nous avons pris le train en marche. Les Tunisiens, eux, étaient déjà loin devant, en avance sur nous, organisés, décidés, et parfaitement au point sur la manière de rejoindre Rafah. Là où nous hésitions encore entre plusieurs options, eux avaient tranché depuis longtemps : ils partiraient en bus, ensemble, solidaires, déterminés. Cette décision, simple en apparence, allait bientôt se transformer en une formidable vague humaine. C’est autour du 9 juin que tout s’est réellement mis en branle. Des bus venus de différentes villes d’Algérie se sont dirigés vers Tunis, se joignant aux convois tunisiens. Et ce fut le départ. Un long cortège de véhicules, de visages tendus mais déterminés, de sacs à dos et de drapeaux, s’ébranla en direction de la Libye, dans une atmosphère de ferveur mêlée d’inquiétude. Ce n’était pas un simple voyage : c’était une marche vers un idéal, une réponse spontanée à l’appel des opprimés. La cohorte prit vite de l’ampleur. Ce qui n’était au départ qu’une initiative tunisienne devint une boule de neige humaine, attirant à elle des femmes, des hommes, des jeunes, des anciens, des anonymes venus de partout. De l’Algérie à la Libye, ils arrivaient par vagues, se joignant au mouvement comme s’ils retrouvaient une partie d’eux-mêmes en route. Pendant ce temps, ma fille, elle, semblait suivre tout cela avec une attention presque secrète. Je l’avais surprise plusieurs fois en train de consulter son téléphone, de lire des messages en silence, le regard grave. Ce n’est qu’un peu plus tard que je compris qu’elle était déjà en contact avec certains manifestants tunisiens, qu’elle échangeait des nouvelles, des conseils, des encouragements. Cela m’avait intrigué. Je découvrais chez elle une part de lucidité, de maturité peut-être, que je n’avais jamais vraiment perçue auparavant. Une conscience politique, une chaleur humaine, une inquiétude aussi. C’est peut-être à ce moment-là, en l’observant sans le dire, que j’ai compris que ce voyage ne serait pas qu’un déplacement physique. Ce serait une transformation. Pour elle, pour moi, pour beaucoup d’entre nous. Un face-à-face avec nous-mêmes, à travers les autres. 1 heure, de ghoul a dit : Le 11 juin 2025, c'était le grand départ. Nous embarquons avec Air Algérie, direction Le Caire. Ma fille, fidèle à son tempérament organisé et prévoyant, avait tout préparé dans les moindres détails : les billets, les copies des passeports, quelques provisions, et même une stratégie pour ne pas attirer l’attention. Elle avait opté pour un simple cabas en toile, discret, sans rien de suspect. « Il ne faut surtout pas éveiller les soupçons de la PAF égyptienne », m’avait-elle soufflé d’un ton sérieux, presque militaire. Moi, un peu plus détendu — ou naïf, peut-être — j’avais choisi un sac à dos classique, avec quelques affaires et mon carnet de notes. L’avion était à l’heure, ce qui est en soi un petit miracle sur cette ligne. Sur le tarmac de l’aéroport, le ciel était d’un bleu éclatant, sans un nuage pour troubler notre envol. L’embarquement s’était fait dans un calme étonnant, presque solennel. Les passagers, silencieux, se glissaient à leur place avec des gestes lents, presque cérémonieux, chacun absorbé dans ses pensées. Il y avait dans l’air une tension feutrée, celle des départs qui ne sont pas tout à fait des voyages ordinaires. Je m’étais retrouvé à la place C, loin du hublot, hélas... la plus mauvaise place qui soit : tout ce que je pouvais voir, c’était l’immense aile de l’avion, ce bras métallique figé dans le ciel, encombrant, froid, sans horizon. Une vue frustrante pour qui aime rêver à travers les nuages. Ce tas de ferraille, avec ses boulons visibles et ses volets articulés, me donnait l’étrange impression qu’il allait se détacher à tout moment. C’était irrationnel, bien sûr, mais allez dire ça à l’imagination quand on s’apprête à franchir la Méditerranée pour une mission qui dépasse de loin le simple tourisme.
  17. de ghoul

    Un mur implacable

    Je ne savais pas que dans ce forum, il existait des personnes dotées d’un don mystérieux : celui de lire l’avenir des hommes, de sonder leurs intentions les plus profondes, avant même qu’ils aient fini d’écrire une ligne. À les entendre, ils savent déjà qui je suis, ce que je pense, et surtout… ce que je vais faire. Et parmi eux, cette femme, que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam, s’est mise en tête de me prêter des pensées, des convictions, presque une stratégie cachée, alors que je ne fais que partager une expérience vécue — humaine, sensible, et douloureusement sincère. Elle me juge sur un récit encore en chantier, un texte que je construis pas à pas, avec l’aide précieuse d’un regard extérieur — le vôtre. Ce que j’écris n’a rien d’un manifeste, encore moins d’une propagande. C’est un témoignage, une trace. Et je refuse qu’on m’enferme dans une intention que je n’ai jamais eue.
  18. de ghoul

    Un mur implacable

    Le 11 juin 2025, c'était le grand départ. Nous embarquons avec Air Algérie, direction Le Caire. Ma fille, fidèle à son tempérament organisé et prévoyant, avait tout préparé dans les moindres détails : les billets, les copies des passeports, quelques provisions, et même une stratégie pour ne pas attirer l’attention. Elle avait opté pour un simple cabas en toile, discret, sans rien de suspect. « Il ne faut surtout pas éveiller les soupçons de la PAF égyptienne », m’avait-elle soufflé d’un ton sérieux, presque militaire. Moi, un peu plus détendu — ou naïf, peut-être — j’avais choisi un sac à dos classique, avec quelques affaires et mon carnet de notes. L’avion était à l’heure, ce qui est en soi un petit miracle sur cette ligne. Sur le tarmac de l’aéroport, le ciel était d’un bleu éclatant, sans un nuage pour troubler notre envol. L’embarquement s’était fait dans un calme étonnant, presque solennel. Les passagers, silencieux, se glissaient à leur place avec des gestes lents, presque cérémonieux, chacun absorbé dans ses pensées. Il y avait dans l’air une tension feutrée, celle des départs qui ne sont pas tout à fait des voyages ordinaires. Je m’étais retrouvé à la place C, loin du hublot, hélas... la plus mauvaise place qui soit : tout ce que je pouvais voir, c’était l’immense aile de l’avion, ce bras métallique figé dans le ciel, encombrant, froid, sans horizon. Une vue frustrante pour qui aime rêver à travers les nuages. Ce tas de ferraille, avec ses boulons visibles et ses volets articulés, me donnait l’étrange impression qu’il allait se détacher à tout moment. C’était irrationnel, bien sûr, mais allez dire ça à l’imagination quand on s’apprête à franchir la Méditerranée pour une mission qui dépasse de loin le simple tourisme.
  19. de ghoul

    Un mur implacable

    Avant de m'engager dans ce forum, riche en points de vue et en expériences diverses, j’ai pris le temps de suivre plusieurs débats et de lire les idées partagées. C’est en observant cette diversité que l’envie m’est venue de raconter, à mon tour, un épisode marquant de ma vie : mon voyage en Égypte. Une aventure humaine avant tout, vécue avec sincérité. Je n’avais jamais imaginé qu’en partageant cette expérience, certains membres – peut-être trop prompts à l’interprétation ou simplement malintentionnés – tenteraient aussitôt d’en détourner le sens, de l’instrumentaliser à des fins politiques ou idéologiques. À ceux-là, je dis simplement : calmez-vous. Mon récit n’a pas vocation à nourrir des polémiques, encore moins à faire de moi un héros ou un porte-étendard d’une quelconque cause internationale. Je ne me prends ni pour un sauveur, ni pour un messie. Je ne prétends pas aller "aider les Ouïghours" ou toute autre population opprimée à travers le monde. J’ai simplement répondu à un élan personnel, humain, concret – un appel du cœur dans une situation donnée. Je témoigne de ce que j’ai vu, ressenti, et vécu. Rien de plus. Rien de moins.
  20. Maintenant pour répondre à certaines et certains, je dirais en premier lieu que le psychiatre dans l'enceinte de la justice joue un rôle secondaire. Il fait partie des témoins et son témoignage n'est pas forcément pris en considération
  21. La médecine possède ses spécialités et ni la psychiatrie ou la psychologie n'y sont représentées
  22. Il est troublant de constater à quel point la psychiatrie, dans certains cas, semble chercher à excuser l’inexcusable. L’idée n’est pas de nier la souffrance mentale ni de refuser l’humanité aux auteurs de délits graves, mais de s’interroger sur les conséquences d’une approche trop "compréhensive". Entre réalité et mensonge, entre trouble réel et manipulation, il n’existe parfois qu’un fil invisible. Ce fil, c’est à la justice de le trancher — mais quand le glaive tremble, c’est toute la société qui vacille. Il ne s’agit pas d’ériger un mur entre droit et soin, mais de redonner à la justice sa pleine autorité, et à la psychiatrie sa juste place : celle d’éclairer, pas d’absoudre.
  23. La question est aussi profonde que dérangeante, et soulève un vrai dilemme moral et judiciaire : comment concilier justice et compréhension des troubles mentaux sans que cela devienne une excuse systématique à la violence ou au crime ? jusqu’où peut-on aller pour comprendre un criminel sans trahir la justice ? Et peut-être qu’au fond, la vraie question est : à quel moment cesse-t-on d’être libre, et donc responsable de ses actes ?
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