Aller au contenu

yagmort

Membre
  • Compteur de contenus

    1 056
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par yagmort

  1. yagmort

    La Jeune Garde, c'est quoi ?

    Ce que je voulais signifier, en évoquant ce chant qui a tout l'air de leur servir de principe, c'est que ces "antifas" présentent des mentalités et comportements fascistes si ce mot a encore un sens, et si on se souvient de celui que lui a donné l'inventeur, Benito Mussolini. "Qui n'est pas avec nous est contre nous". "Le chef a toujours raison" (autrement, c'était nationaliste, colonialiste, impérialiste, mais pas plus que ses homologues contemporains français et britannique). Moyennant quoi on remplace le débat démocratique par l'intimidation, et la brutalité si ça ne suffit pas. Giovanni Amendola, l'homme qui a forgé l'adjectif "totalitaire" ("totalitario" en VO) pour stigmatiser le régime de Mussolini, est mort à Antibes des suites de son dernier tabassage par les nervis du régime qu'il dénonçait.
  2. Ils viennent donc de se distinguer dramatiquement à Lyon. Je remets donc ce que j'ai mis sur le fil consacré à cette affaire. Je n'ai pas approfondi, mais au moins le nom me semble parlant. Il vient manifestement de la chanson homonyme de Montéhus https://fr.wikipedia.org/wiki/Montéhus : Nous sommes la jeune garde
 Nous sommes les gars de l’avenir
 Élevés dans la souffrance,
 Oui, nous saurons vaincre ou mourir.
 Nous combattons pour la bonne cause,
 Pour délivrer le genre humain
 Tant pis si notre sang arrose
 Les pavés sur notre chemin. https://renemerle.com/spip.php?article1402 Où je relève les appréciations du commentateur : "Qui aujourd’hui connaît "la Jeune Garde" ? Et qui la chanterait, sinon en mode kitch ? Les espérances et les illusions révolutionnaires de 1920 sont bien loin derrière nous. Et, en dépit de certaines apparences violentes et minoritaires, elles ne sont pas celles de ceux qui manifestent aujourd’hui, alors que les quartiers populaires semblaient demeurer dans l’expectative". Et pourtant...
  3. Pourquoi diable verrouiller fil sur l'affaire de Lyon ? Il n'y avait pas d'accrochage et par contre il y avait du grain à moudre sur les déclarations des politiques des deux bords. Si je fais un fil spécifique sur cette Jeune Garde, ce sera verrouillé aussi ? 

  4. https://fr.news.yahoo.com/lyon-jeune-collectif-identitaire-nemesis-201306316.html Rima Hassan tenait un meeting à Science Po Lyon. Des membres de Némésis (féministes identitaires), pas assez nombreuses pour réellement perturber la réunion, manifestaient avec leurs panneaux à quelque distance, sur la voie publique. Quentin, 23 ans, qui étaient là pour leur protection, a été poursuivi puis lynché, laissé en état de mort cérébrale. Selon son avocat : "La thèse de la simple +rixe+ entre deux groupes rivaux ne semble pas correspondre à la réalité des faits: il s'agirait plutôt d'un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée...". Rima Hassan a elle-même reconnu une agression inacceptable : "Le seul et l'unique service d'ordre avec lequel je collabore et qui m'accompagne est celui de LFI qui n'a jamais recours à la violence et qui' n'est en aucun cas impliqué dans ces affrontement (...) Les personnes responsables de ces violences doivent rendre des comptes...". C'est quoi, au fait, cette Jeune Garde ? Le nom vient manifestement de la chanson homonyme de Montéhus : Nous sommes la jeune garde
 Nous sommes les gars de l’avenir
 Élevés dans la souffrance,
 Oui, nous saurons vaincre ou mourir.
 Nous combattons pour la bonne cause,
 Pour délivrer le genre humain
 Tant pis si notre sang arrose
 Les pavés sur notre chemin. https://renemerle.com/spip.php?article1402 Où je relève les appréciations du commentateur : "Qui aujourd’hui connaît "la Jeune Garde" ? Et qui la chanterait, sinon en mode kitch ? Les espérances et les illusions révolutionnaires de 1920 sont bien loin derrière nous. Et, en dépit de certaines apparences violentes et minoritaires, elles ne sont pas celles de ceux qui manifestent aujourd’hui, alors que les quartiers populaires semblaient demeurer dans l’expectative". Et pourtant...
  5. Je ne parle pas en termes de culpabilité, je ne juge pas (c'est à voir au cas par cas). Mais si une culture particulière ordonne aux maris de se faire obéir par leurs femmes, en les frappant au besoin, les maris peuvent être aussi vus comme victimes. Ils n'en ont pas forcément envie, de frapper, ils n'y trouvent pas forcément du plaisir. Ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
  6. Je n'ai pas employé le mot "arabe". Encore un conditionnement à revoir. Ce que j'ai collé, c'est une opinion que je trouve excessive telle qu'elle est formulée (l'intention n'est certainement pas purement de faire diversion), mais qui souligne quand même que toutes les victimes ne sont pas égales.
  7. Après les méchants, les vilains... c'est terrible ce conditionnement. Pour moi, ce sont les premières victimes de leur religion. On n'est plus dans le sujet.
  8. Plus personne ne prend intégralement la Bible à la lettre, c'est rigoureusement impossible tant elle se contredit. Même les plus allumés des fondamentalistes juifs ou chrétiens ou samaritains ont trouvé des façons moins idiotes de s'en inspirer. C'est moins évident avec le Coran et la Charia. Mais on n'est plus dans le sujet. Question de plus ou de moins, autrement il y a le meilleur et le pire partout. A un moment il faut commencer à évaluer. Sauf à vouloir en occulter une partie...
  9. Qui a parlé de méchants musulmans ? Tout le mal que je leur souhaite est de se libérer de cette religion inhumaine (qui entre autres déclare, dans un livre supposé révélé par Dieu, que les femmes doivent obéissance à leur mari, à qui il est recommandé de les frapper si elles désobéissent).
  10. Alors si c'est du racisme que de se soucier des victimes... accessoirement, une religion n'est pas une race. On peut en changer.
  11. C'est connu, et c'est ce qui ressort de ce que disent, entre autres, les ex-musulmans qui parlent de leur ex-religion. Après on ne peut pas s'appuyer sur des statistiques, d'une part elles ne sont pas admises, d'autre part les victimes sont certainement moins portées à déposer plainte ou appeler le 3919.
  12. Bon, OK, puisque tu veux jouer à ce jeu débile, Rochedy parle manifestement des musulmans vivant en France et laisse entendre que ce bruit sur le masculinisme, et donc ce harcèlement qui lui est imputé, oublierait le plus grave en matière de violences conjugales.
  13. Et donc il serait hors sujet de rappeler de quel côté on signale le plus de sexisme et masculinisme dans un fil qui parle de sexisme et masculinisme ? Ou ai-je mal compris ? J'ai cité, avec précautions, l'opinion de quelqu'un qui soutient que cette histoire de harcèlement au 3919 est une diversion par rapport à ça. Je ne dis pas qu'il a raison, je dis qu'il faudrait y répondre autrement que par des procès d'intention (même si c'est ce qu'il fait).
  14. En cherchant un peu sur le sujet, je tombe sur le point de vue d'un homme considéré comme d'extrême-droite et, pire, masculiniste, Julien Rochedy : "Cette campagne relayée par toute la presse mainstream ne repose sur rien. C’est juste de la mousse, un contrefeu allumé pour ne pas parler des réels problèmes. Ça sert à étouffer la montée des violences et du sexisme, manifestes en effet dans certaines populations". A prendre avec des pincettes, mais il a quand même bien pointé une contradiction majeure du discours dominant. On tend à dénoncer le sexisme dont le masculinisme est une manifestation extrême, comme aussi l'homophobie, partout sauf là où ils sont les plus virulents.
  15. Ben non, le méchant Blanc fait aussi partie des poncifs. On le retrouve vers 1960, quand on a pris conscience que la traite arabo-musulmane continuait. Des BD célèbres ont participé à la dénonciation... avec à chaque fois de méchants Blancs : encore Tintin avec Coke en stock, Marc Dacier (je ne sais plus le titre de l'épisode), Priscille et Olivier (idem, mais franchement catho). Attention au manichéisme là aussi : le Congo belge a montré le pire du pire du colonialisme (ce qui n'est pas peu dire) via le roi Léopold II, et la capitale Léopoldville est immédiatement devenue Kinshasa. Mais l'autre Congo maintient pour sa capitale à lui le nom du colonisateur en chef Pierre Savorgnan de Brazza, qui a incarné le meilleur de la colonisation (fin en douceur des guerres tribales et de l'esclavage traditionnel, développement...). Pour ne pas trop s'écarter du sujet, cette fin du système colonial émané de l'Occident a pu contribuer à la perte de prestige d'une religion aussi émanée de l'Occident.
  16. Et au fait, je vois une autre raison, accessoire, marginale, mais qui a bien dû jouer. Avec la décolonisation, il est devenu plus difficile de rêver et faire rêver avec les missionnaires (même s'il y en a toujours). Dans mon enfance catho, j'y ai eu droit à haute dose, en BD ou autre fiction, avec notamment l'opposition entre l'admirable missionnaire blanc et l'abominable sorcier africain ou peau-rouge. Cela se trouve par exemple dans Tintin au Congo ("Quels as ces missionnaires" - Milou). De mémoire, quelques autres cas non moins édifiants https://bouquinsblog.blog4ever.com/missionnaires-et-sorciers
  17. Oui, bon, les miracles et autres prodiges sont ce qu'on ajoute le plus couramment quand on améliore une histoire au fil du temps. Voir Charlemagne et les siens par exemple. Après, les thèses sur Jésus invention intégrale, Jésus candidat messie galiléen pas forcément meilleur que les autres connus par Flavius Josèphe, ça se répand, et ça peut contribuer à une désaffection. A moins que ça se répande parce que l'Eglise s'affaiblit et se trouve de moins en moins en mesure de contrer ça. Après, on peut quand même se replier sur Spinoza : "La foi dans les récits historiques, alors même qu'elle envelopperait une certitude, ne peut nous donner la connaissance de Dieu, ni par suite, l'amour de Dieu. L'amour de Dieu en effet nait de sa connaissance ; et la connaissance de Dieu doit se puiser dans des notions communes, certaines et connues de soi. Il s'en faut donc de beaucoup que la foi dans les récits historiques soit une condition sans laquelle nous nous ne pouvons parvenir au souverain bien..." (Traité théologico-politique). Plus généralement, l'adhésion à une religion ne se réduit pas à l'adhésion à ses croyances et peut même s'en passer. Cette désaffection, sujet du fil, ne se réduit donc pas à ça non plus.
  18. Justification de quoi ? J'ai cité des faits. Je parle essentiellement des analogies dans la rhétorique du martyre, le fait d'invoquer, honnêtement ou pas, des martyrs vrais ou faux pour soutenir une cause.
×