-
Compteur de contenus
518 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Leverkuhn
-
1938-2025 : l’histoire se répète-t-elle ?
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de mary.shostakov dans Politique
En 1932, deux juristes allemands s’opposent publiquement : - Carl Schmitt (1888–1985), professeur de droit public, conservateur, catholique, critique du parlementarisme. Il prononce en novembre 1932 un discours intitulé « État fort et économie saine », dans lequel il appelle à un pouvoir exécutif fort, capable de garantir l’ordre tout en se retirant de l’économie. En mai 1933, il adhère au parti nazi et devient brièvement juriste officiel du régime, avant d'en être marginalisé en 1936. - Hermann Heller (1891–1933), juriste social-démocrate, membre du SPD, professeur à Francfort. Il critique Schmitt dans un article publié en mars 1933 intitulé « Libéralisme autoritaire ? », où il dénonce la combinaison d’un État autoritaire et d’un libéralisme économique comme une menace pour la démocratie. Il s’exile en Espagne et meurt d’une crise cardiaque à Madrid en novembre 1933. https://www.editionsladecouverte.fr/du_liberalisme_autoritaire-9782355221484 -
Je lis que la CRD est une oeuvre majeure de la philosophie de Sartre. Et je vois que le tome 1 comprends les concepts que j'ai mentionné. Mais tu as raison, ça se rapproche bien plus de Hegel que de Marx. Un Hegel marxisé. Mais il y a donc du reste bien ici un lien très clair entre sa philosophie et son engagement. https://shs.cairn.info/revue-cites-2005-2-page-185?lang=fr
-
L’islam et le marxisme sont-ils fondamentalement incompatibles ? 🕋📚🛠️
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Politique
Petite parenthèse dans ce thread de racistes. La SFIO était marxiste à l'époque, comme le SPD en Allemagne y compris avec le révisionnisme de Bernstein. Autre fait, les communistes allemands ont rempli les fosses communes du SPD. -
Alors je ne suis pas un lecteur de Sartre mais il a écrit un pavé de 800 pages pour relier les deux (critique de la raison dialectique). Si avec ça il n'a pas réussi à lier conscience de soi et praxis, c'est qu'il était vraiment mauvais, mais je ne pense pas. 30 secondes et je trouve des concepts comme pratico-inerte, extero-conditionnement, etc.
-
Si vous pouvez donner plus d'éléments, je pourrais en juger. Ce qui est assez clair pour moi, c'est que toute la critique qu'il fait de Hegel dans les manuscrits s'appuie sur Feuerbach. 1 an après, dans les thèses sur Feuerbach, il s'éloigne de Feuerbach pour fonder son propre matérialisme, le matérialisme historique, pour éviter l'essentialisation de l'Homme, pour l'ancrer dans l'histoire des pratiques humaines et son activité transformatrice, et surtout parce qu'il ne souhaite plus se cantonner à une herméneutique passive du monde, mais veut la dépasser par la volonté de le transformer. Donc dans ce cas précis, vous ne faites pas le lien entre l'engagement de Sartre et sa philosophie, mais pour ceux qui sortent du cogito si ? Je pense que je n'ai pas encore véritablement saisi le rapport que vous entretenez avec cette question du Cogito, de la conscience de Soi.
-
C'est vrai qu'Arendt aimait les penseurs, y compris les nazis qui pensent. Le roi secret, donc, dans le royaume du penser qui, entièrement de ce monde, est pourtant caché en lui de telle sorte qu'on ne peut savoir avec certitude s'il existe, mais dont les habitants sont pourtant plus nombreux qu'on ne croit. Car comment pourrait-on autrement s'expliquer l'influence unique, souvent souterraine, du penser et du lire pensant heideggériens, qui dépasse si largement le cercle des élèves et ce qu'on entend généralement par philosophie. Hannah Arendt, Vies politiques, 1968
-
L'autre grande influence de Marx après Hegel est Ludwig Feuerbach, le penseur de la critique de la Religion. Feuerbach fait un parallèle entre la Religion et la philosophie dite spéculative de Hegel. De la même manière que pour Feuerbach, l'Homme s'aliène en faisant Dieu à son image (cf. L'essence du Christianisme), Hegel fait subir à l'Homme une aliénation similaire en le subordonnant à l'idée de Soi. L'Objet pour Hegel doit être supprimé. Il est le point de médiation entre le Sujet et lui même. Hors, c'est bien l'Objet sensible pour Feuerbach, pour Marx qui est le point de départ de l'Homme, de la conscience, etc. C'est l'Homme, le Soi concret qui existe et non son abstraction. Heidegger n'a pas grand chose en commun avec Marx de mon point de vue. Certains ont essayé de faire un rapprochement entre sa critique de l'aliénation, et celle de l'inauthenticité. Heidegger est une sorte de mystique, un théologien. Il se rapproche en ce sens de Hegel. Toute l'orientation que prend sa philosophie, c'est celle de la recherche d'un rapport authentique à l'être, authentique car archaïque, d'où la déconstruction de la métaphysique, de la Raison, pour un rapport poétique, sentimental à l'Être. C'est ce qui le distingue de Hegel. Et dans ses écrits plus tardifs, son Histoire de l'Être (Seyn) témoigne de son ambition théologique. Les catastrophes humanitaires, il y en a pléthore au XIXe, XXe, XXIe siècle. Le monde "libre" en est le principal contributeur. Est-ce que la conscience de soi y est pour quelque chose ? Il faut regarder où mène la conscience de Soi chez Hegel dans sa pensé, notamment dans la rapport à l'Autre. C'est la dialectique du maître et de l'esclave tout de même. On peut pas faire plus conflictuel.
-
Difficile d'être clair précis sur un tel concept, surtout si on lui donne une compréhension ontologique (qui comprend le réel dans sa totalité). Il y a un eu plusieurs acceptions du concept. Longtemps ça a été le corps, l'étendu, etc. Avant, avec Aristote, ça a été ce qui s'oppose à la forme, ce qui est en puissance. Pour moi, en philosophie, la matière, c'est ce qui constitue le monde sensible mais qui est indépendant de la sensation telle qu'elle est souvent comprise (i.e. formée par l'entendement humain), de la pensée, de ce qu'on attribue au Sujet en général.
-
Félicitations. Dans le matérialisme, l'idée est engendrée par la matière. L'être de l'idée est matériel. Donc si tu veux la réponse par oui ou par non, c'est non, même si l'on ne pouvait pas vraiment répondre à ta question par oui ou par non puisqu'il y avait deux propositions. Deux propositions que je rejette pour les raisons que j'ai évoqué. S'agissant du Marxisme, les positions que je partage dans le marxisme philosophique, au moins partiellement sont celles qui rejettent intégralement Hegel, que ce soit les structuralistes (Althusser et compagnie) ou celles qui proposent une dialectique qui n'a plus grand chose à voir avec celle de Hegel (Adorno). Factuellement ce sont celles qui ce sont le plus distinguées du Stalinisme et de la doctrine officielle du parti. Donc, après tu en fais ce que tu veux. C'est ce qu'aurait dû dire Descartes en énonçant le cogito. Cogito ergo cerveau en feu. Enfin, c'est difficile de faire passer la philosophie Freudienne, Nietzschéenne pour une philosophie de la conscience de soi.
-
Le dualisme de Descartes, la res cogitans et la res extansa, ce n'est pas de l'ontologie ? "Un Étant parmi d'autres." C'est pas une proposition ontologique ? Dans la même logique de chiffrage, on estime à 165 millions de morts les victimes du colonialisme britannique, et le capitalisme 20 millions chaque année. Pour répondre simplement à ta question sur les atrocités, mon intime conviction, c'est que je ne crois pas que d'une doctrine politique quelconque émerge un résultat spécifique. La logique concentrationnaire à laquelle on assiste depuis le 19e siècle n'a pas grand chose à voir avec des idéologies. Elle a avoir avec la forme et la structure d'un pouvoir d'État qui se manifestent sous des formes idéologiques diverses, y compris la démocratie libérale qui intègre ou extermine des populations au gré des circonstances. Qu'est-ce que le Sujet sans activité consciente ? Quand on introduit un inconscient dans la psyché on introduit quelque chose d'étranger à soi, je ne vois pas comment l'exprimer autrement. Ce que je dis sur ce sujet n'est pas original. Je crois que tu n'as pas compris ce qu'indiquait le soupçon ici. https://en.m.wikipedia.org/wiki/Hermeneutics_of_suspicion#:~:text=The hermeneutics of suspicion is,purported repressed or hidden meanings. Ta position sur Marx est originale. Les critiques de Marx sont rarement axées sur le cogito à ma connaissance. Marx en France ça veut dire quelque chose. Proudhon plus grand chose. Proudhon a moralisé toute action violente et a légitimité le droit du plus fort. Ça c'est le contenu concret de sa philosophie et de sa vie. Marx était pour le droit de grève, et a été le fer de lance des luttes sociales. Proudhon a condamné le droit de grève et a considéré la grève comme une action violente. On pouvait faire des années de prison pour grève. On peut aussi ironiser sur Proudhon en mentionnant sa récupération par l'Action Française, le régime de Vichy, les poujadistes, etc. C'est facile. C'est simple. Mais bon, c'est très réducteur, c'est certain. Définition assez basique : l'être c'est uniquement la matière. C'est quand même ça le fond du matérialisme.
-
Tout ça est très instructif. Mais ça ne s'inscrit pas vraiment en réponse à cette conversation. Les débats autour du matérialisme et de l'empirisme sont des débats philosophiques. Le matérialisme est une posture ontologique. L'empirisme est une posture épistémologique. Les deux ne sont pas contradictoires, sauf, si on fait de la matière une catégorie restreinte ou que l'on substantifie la sensation, ce qui revient le plus souvent à faire du subjectivisme. La matière chez Marx n'a que peu de choses à voir avec la matière du XVIII. Elle est étendue à des rapports sociaux. Bref, critiquer le concept de matière, je m'en moque complètement. Expliquer que ce concept, mène invariablement à Staline, Mao, etc. là non. Entre nous, je doute que le quidam moyen ait quelque chose à faire de l'empiriocriticisme. C'est pas vraiment ça qui anime sa vie quotidienne.
-
Toute philosophie réaliste/matérialiste rejette le cogito comme fondement ontologique. C'est ainsi qu'elles se définissent en prenant le réel comme ce qui est extérieur au Sujet, à la pensée, à la sensation. C'est avec Engels, et surtout Lénine que la dialectique prend toute son importance dans le Marxisme. Et c'est bien la dialectique au sens de Hegel. La dialectique, c'est une pensée de la médiation entre la pensée et l'Objet, et c'est aussi une philosophie du mouvement réel. Dans la dialectique de Hegel, il y a en plus cette idée d'une réalisation finale entre la pensée et l'Objet. On retrouve là l'idée de la fin de l'Histoire. Une idée qui n'a pas été théorisée par Marx. Il y a précisémment les deux chez Lénine, et surtout chez Staline qui en fait la doctrine du parti. On est donc dans le même système de pensée que Hegel, à ceci près qu'il est inversée par une ontologie matérialiste. Je veux bien qu'on me dise que le matérialisme mène au pire, mais ça me semble un peu gros quand même. Surtout quand on voit ce que ceux qui se revendiquent des philosophies du Sujet autonomes ont fait comme dégâts, la philosophie de Hegel en premier chef. Il n'y a rien à admettre ou à agréer. La "loi" du plus fort, c'est un fait. La question, c'est comment on lutte contre, surtout quand on n'est pas le plus fort. Il y a la soumission, et il y a la lutte. Je reformule. Ce n'est pas strictement un rejet de la subjectivité. Mais lorsqu'on comprend la subjectivité comme une chose structurée par un inconscient, par le langage, par la pulsion, on est plus dans le cogito, dans le Sujet autonome. On introduit donc quelque chose d'étranger au Sujet. Il faut vous renseigner, vous mettre à la page. Ça fait longtemps qu'on a désigné en philosophie Marx, Nietzsche, et Freud comme étant les philosophes du soupçon. Si vous lisez l'anglais, la page wiki anglais est plus riche sur le freudo-marxisme https://en.m.wikipedia.org/wiki/Freudo-Marxism
-
L'article date un peu mais il est toujours valable. Un investisseur qui aurait composé son portefeuille de valeurs du Dow Jones en 1913 retrouverait tout juste sa mise en 1981 https://www.lesechos.fr/1995/02/la-progression-en-trompe-loeil-dun-indice-centenaire-851443 -
Ce sont les philosophes marxistes, les plus Hégeliens qui ont été les grands défenseurs du Stalinisme, et du Léninisme (Kojève, Lukacks, etc.). Le matérialisme dialectique tel qu'il est compris par Lénine ou Staline, n'a de sens qu'avec une inversion de Hegel, et non un rejet de Hegel. On est toujours chez ces philosophes dans un rôle actif du Sujet. C'est Althusser, marxiste structuraliste qui fournit une critique du matérialisme dialectique (doctrine officielle du parti) en rejetant Hegel. Ce sont aussi les Freudo-Marxistes qui rejettent la subjectivité. Bref, philosophiquement, ce sont ceux qui rejettent Hegel qui ont le moins partie lié avec le Stalinisme. Les hégéliano-marxistes ont ceci en commun avec les Hegéliens : 1- Ce sont les hommes qui font l'Histoire. 2- C'est la violence qui fait l'Histoire (cf. la dialectique de la conscience de Soi) 3- C'est par le pouvoir d'État qu'on émancipe l'Homme. L'État est la réalisation de la Raison dans l'Histoire. En tout cas bien vu, j'ai encore loupé une occasion de me taire
-
McCarthy prononce son discours à Wheeling, en Virginie-Occidentale, le 9 février 1950. Ce jour-là, il affirme détenir une liste de communistes infiltrés dans l’administration américaine, déclenchant une vague de suspicion, de chasse aux sorcières et de répression politique. Cet événement marque le début du maccarthysme, une période où la peur devient une arme, où les accusations remplacent les preuves, et où le climat de méfiance redéfinit les rapports sociaux. Ce mécanisme ne s’est pas limité à cette époque. Il se retrouve sous diverses formes aujourd’hui, dans la polarisation entre trumpisme et wokisme, où chaque camp perçoit l’autre comme une menace existentielle, ou encore dans le débat sur l’islamo-gauchisme, utilisé comme un outil de stigmatisation et d’exclusion. À chaque fois, la peur d’un ennemi perçu est amplifiée, justifiant des mesures de contrôle et des restrictions des libertés. Ainsi, le syndrome de Wheeling, expression que j'ai entendue chez Pascal Blanchard, peut être défini comme une dynamique où la peur est exploitée, packagée autour d'un ennemi commun pour accuser et réprimer.
-
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Oui je suis d'accord là dessus. -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
De l'idée d'un État gouverné par une minorité d'anciens ouvriers, il a effectivement raison sur ce point. C'est tout le problème du pouvoir d’état en général. Marx n'a pas imaginé autre chose qu'une étape transitoire au dépérissement de l’État. Mais cette étape transitoire est nécessairement aussi problématique que ne l'est l’État Bourgeois. Mais en fait, même Rosa Luxembourg a alerté sur les dangers de la bureaucratisation du Socialisme. Donc, ça n'enlève rien les à l'intérêt des luttes sociales et aux acquis sociaux qui ont été apporté par les mouvements Marxistes. Sur ce plan Bakounine est nettement d'accord avec Marx. -
Un virage à l’extrême droite religieuse de LFI ? Quand la gauche renie la laïcité qu’elle a construite 🇫🇷☪️📉
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Politique
L'ère de la post-vérité et du mensonge permanent, ça détruit le cerveau. -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Je ne pense pas que Bakounine ait employé le terme de contre-nature. Bakounine n'était pas réactionnaire. Intéressez vous aux famines de l'Inde coloniale et de la Chine. Vous verrez que le système colonial britannique n'est pas du tout en reste sur ce sujet. Les famines en Irlande également. C'est un marqueur structurel du colonialisme. https://www.nouvelobs.com/sciences/20181219.OBS7402/une-famine-a-fait-50-millions-de-morts-au-xixe-siecle-aggravee-par-la-colonisation.html https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Famine_du_Bengale_de_1943 -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
C'est quoi si c'est pas une catégorie humaine ? une catégorie extra-humaine ? Moui, les citations bout à bout, c'est très douteux, je vais m'y essayer aussi. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Matthieu 28:19 Nous devons nous assurer un espace vital pour notre peuple, Hitler Tout citoyen libre de la Caroline exerce un pouvoir et une autorité sans limites sur ses esclaves noirs, quelles que soient les opinions de ceux-ci ou leur religion, John Locke, Constitutions fondamentales de la Caroline in Deuxième Traité du gouvernement civil. Bof Bakounine a critiqué de la même façon que Proudhon Marx et Engels. Bakounine s'est d'abord rangé du côté de Marx contre Proudhon, puis il a aussi été masqué par l'ombre de Marx. Il s'avère que des trois c'est Marx qui a été le plus efficient. Mais sa critique sur l'Etat reste intéressante. -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Si bien sûr, le droit naturel, la doctrine libérale est considérée comme supérieur et doit dominer. Et c'est au nom de ces principes qu'ils font des guerres et colonisent des territoires, massacrent des peuples entiers. Le catholicisme considère également que la doctrine papale est la seule vérité supérieure. Et le christianisme plus généralement considère la vérité des évangiles comme supérieure. Raison pour laquelle, on a toujours derrière beaucoup de néo-fascistes français, américains ou autre un arrière fond chrétien. Parce qu'ils considèrent la chrétienté comme étant au fondement de la civilisation occidentale, et considèrent leur civilisation comme supérieure à celles des autres. Ce sont des chrétiens suprémacistes. Il y a aujourd'hui un nouveau fond commun entre nazisme, néo-libéralisme, et évangélisme. Et sinon, classe sociale intrinsèquement supérieure, ça n'a pas de sens dans le communisme. La classe sociale n'est que l'effet d'un rapport social, d'un rapport de production. C'est un peu comme si je disais que la société libérale souhaitait la domination de la Bourgeoisie sur la Noblesse. Ça n'a pas de sens. La noblesse, la féodalité, ça n'existe plus. -
Un virage à l’extrême droite religieuse de LFI ? Quand la gauche renie la laïcité qu’elle a construite 🇫🇷☪️📉
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Politique
C'est le grand flou artistique, un coup on leur reproche d'être des wokistes pro lgbtqi+, et de l'autre d'être des islamistes déguisés. Si les musulmans sont si réactionnaires que ça ils devraient voter pour Zemmour. L'homophobie, c'est pas ce qui manque, le négationnisme non plus. Ah mais non, l'extrême droite c'est LFI, c'est vrai... https://www.ouest-france.fr/societe/homophobie/eric-zemmour-juge-pour-des-propos-negationnistes-sur-la-deportation-des-personnes-homosexuelles-120b5546-437b-11f0-b321-9f4333574570 -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Popper se trompe sur la place de l'État dans le nazisme (cf. les travaux de J.Chapoutot et al.). En outre Popper, relie tous ces mouvements en les opposant à la Société Ouverte. Qu'est-ce que la Société Ouverte concrètement ? Quel changement réel, de conduite politique ne génère pas de bains de sang ? Les libéraux ne sont t-il pas venus au pouvoir par le sang ? N'y restent-ils pas par le sang ? Popper met les communistes et les nazis dans le même panier. Il faut aussi y mettre les libéraux. Les libéraux ont autant de sang sur les mains. Et ce n'est pas parce qu'on révoque un chef pour en mettre un autre que ça change quoi que ce soi. Cette histoire de société ouverte, c'est un peu de la blague. -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
Hegel est surtout l'instigateur du Républicanisme Français. Il est aussi l'instigateur du colonialisme. Ne pas oublier que c'est au XIXe et avec le colonialisme que la logique concentrationnaire commence. À Cuba (avec le Royaume d'Espagne), en Afrique du Sud (avec les Britanniques). Et effectivement, le Stalinisme en est une dérivation, mais les Britanniques libéraux ne sont pas en reste. Combien de morts ont fait les famines Chinoises et Indiennes pendant la colonisation Britannique ? Donc bon, je doute que ce soit notre point de vue consacré à l'épistémologie des Sciences qui va changer quoi que ce soit à l'affaire. Le nazisme comme idéologie est assez éloigné de Hegel, de Platon et du rationalisme historique. Le nazisme est plutot portée par une idéologie volkisch où l'histoire est circulaire et l'idée de l'Homme est archaïque, portée par sa vitalité, et l'agrandissement de son espace. Il y a 0 Souverain Bien là dedans. -
"Je ne crois pas au bien, je crois à la bonté"
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de yagmort dans Philosophie
En réalité, peu de "grands Hommes" sont portés par l'idée d'un Souverain Bien. Ils sont surtout portés par le sens de l'Histoire. La figure du héros change avec Hegel. Le héros n'est plus un être moral. C'est un instrument de l'Histoire. A cette époque l'instrument de l'Histoire dont parle Hegel, "l’Esprit du monde à cheval" est incarné en la figure de Napoléon. Napoléon incarne parfaitement cette logique. Sa soif de domination a conduit à des boucheries insoutenables, de la campagne de Russie aux massacres de Saint-Domingue. 3 millions de morts plus tard, son Code civil est brandi comme son chef-d’œuvre. Il est vu dans toute l'Europe comme le grand conquérant, une figure unificatrice de l'Europe. Aujourd'hui il n'est plus vraiment question de croire au Bien ou à la bonté. Déterminer qui impose son récit, qui façonne l’avenir, qui manipule le cours de l’Histoire, c'est ça qui importe. On peut y commettre quelque génocides, ce qui était hier un acte barbare deviendra un jour pilier du progrès. C'est la croyance du moment au sujet du Bien : ceux qui font la Bête font l'Ange.
