-
Compteur de contenus
2 019 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Engardin
-
2 heures par semaine, tu vas tenir le coup quand même ?
-
Dès la première reproduction autrement dit dès le premier être vivant, (qui se divise en un autre). et à fortiori avec la reproduction sexuée, l'Autre est là qui nous permet de nous construire. Aucun besoin de Dieu. Dieu ne sert qu'à nous faire croire que nous pensons plus haut que notre cerveau. Et ça n'est pas le cas. Tiens ? Elle est où là, maintenant l'âme de Socrate ? Joue-t-elle au jeu des Cartes avec celle de Platon ?
-
L'an 3000 Le Bonheur ? Oui ! Il était enfin arrivé ! Tous les individus, tous les citoyens recevaient enfin une juste rétribution pour leur travail. Même si ce travail ne leur prenait qu'une heure par jour et deux jours par semaine. Plus personne n'exploitait plus personne ! 4 mois de congés payés, l'avion sans carbone gratuit pour les Seychelles ...Etc. J'en passe et des meilleures. Les riches étaient un tout petit peu moins riches et les pauvres beaucoup moins pauvres. Je le redis : c'était le bonheur ! Et sur toute la planète ! Mais voilà : le bonheur, c'est l'ennui... Et la morosité, une morosité lourde, totale, endémique, indépassable s'était emparée de l'humanité... "Plus d'amour, partant plus de joie". L'oisiveté mais aussi la déprime régnaient en maître : L'humanité était malade ! Plus d'envie, plus de désirs... Le rendement social, industriel, s'en faisait ressentir ! De plus en plus. Or les riches possédants, les dirigeants, les têtes de gondoles couronnées qui eux savaient bien -d'expérience- profiter du bonheur, (C'est toute une culture, tout un entrainement !) eurent vite compris que le lymphatisme des foules n'était pas bon pour eux. Pas du tout ! Ils ont vite compris que la fainéantise qui peu à peu gagnait même les ouvriers les plus bêtes et qui travaillaient pour eux, cette sorte de désabusement général les menait dans le mur. Risquait de les obliger un jour ou l'autre à... Travailler ? Quelle horreur ! Avec peut-être de la sueur ? NON ! Ils se sont donc réunis le 29 juillet 3000 pour tenter de trouver et de prendre les mesures nécessaires, les mesures indispensables afin qu'ils conservassent leur niveau de vie encore nettement supérieur à celui du vulgum populum. Mais que faire ? Comment s'y prendre ? je vous le demande ! La vérité simple, évidente, était que les gens étaient trop heureux. Cela leur ôtait tout envie de... se battre, d'améliorer leur sort ? De vivre. Puisqu'ils étaient déjà au top niveau et avaient tout ce qu'ils voulaient... Il fallait donc faire en sorte qu'il le fussent moins... heureux. Comment faire ? Comment se fabrique le malheur ? Là l'idée surgit d'elle même : Il suffisait de leur inventer une BONNE GUERRE ! Une vraie des vraies. Leur faire croire (au bon peuple qui les nourrissait) qu'on était en guerre sans qu'il n'en fût rien ? Que nenni ! Eût-ce été suffisant ? La supercherie n'eût-elle point risqué d'être rapidement éventée. Il fallait donc qu'il y eût une vraie guerre ! Qu'on la concoctât parfaitement, aussi vraie qu'une vraie. Donc entre autre avec de vrais morts, de vrais héros... énormément de matériel, cela va sans dire, des explosions énormes, des blessés, éventuellement des décorations à distribuer... Il fallait le MOTIVER à fond ce bon peuple de trimards qui flemmardait et s'ennuyait !... Lui donner l'illusion qu'il avait beaucoup à perdre... Puisque de tout avoir à portée de main ne lui suffisait plus... (Je vous répète qu'on est en l'an 3000 et qu'on a vachement plus de moyens à tous les niveau que maintenant...) Pourtant la réalité, c'était qu'un guerre entre soi, d'un point de vue humain, planétaire, n'était plus envisageable. Plus crédible. C'est là que le Premier Ministre du Gouvernement mondial eut cette grande idée de génie : ON VA LEUR FAIRE CROIRE QU'ON EST ATTAQUéS PAR DES EXRATERRESTRES ! à suivre peut-être...
-
Peut-être... je dis bien "peut-être" que Descartes n'a jamais douté !!! Et qu'il a fait seulement semblant. Il avait par avance toutes les solutions : Dieu ! On nous parlera de l'époque, des mentalités de l'époque, des difficultés qu'il pouvait y avoir à se détacher de cette pensée hégémonique. Mais vers la même époque on a eu aussi Spinoza qui lui a suffisamment douté pour renvoyer dieu aux oubliettes ... c'est ça la tâche dans la pensée de Descartes : Dieu ! Je pense aussi à la règle de l'évidence. Pour un croyant, Dieu est une évidence ! Et du coup toutes les règles de la méthode tombent à l'eau. Puisqu'on ne peut plus se fier à l'évidence qui est la première des règles de l'esprit... Mais je l'ai déjà dit : c'est comme un virus ! Et l'antibiotique contre Dieu, c'est quoi ? Tant qu'on l'a pas pris toutes nos réflexions sont faussées ! (Je m'amuse !)
-
C'est assez extraordinaire ce raisonnement ! Plus tiré par les cheveux tu meurs ! Toutes les prémisses du départ sont toutes fausses ! Pas de Dieu, pas de démon, pas de bien pas de mal... Et avec tout ça ce brave homme nous donne l'impression de savoir, de bien connaître une (la) Vérité ! On est en plein délire ! En imaginant qu'un Dieu existe (qui ait tout créé) qu'est-ce qu'il en aurait à faire que nous soyons libres de choisir un prétendu bien ou mal ? Puisque de toute façon dans quelques milliards d'année la Terre disparaîtra... Et nous n'y serons déjà plus depuis longtemps... Ce sont là de vraies vérités ! Quand au "Démon"... Non ! Ce n'est pas sérieux. Cette personnification... Pff ! Que l'amibe que nous sommes se nourrisse de telle ou telle protéine ? Mais ce qui me déplaît le plus c'est la prétention de tout cela. En gros, nous connaissons un peu -ou nous avons une idée de- ce qu'est l'Univers, de son immensité, et il ressort de ces "arguments" que tout cet univers, (donc parfaitement inutile !) à été conçu uniquement pour nous !!! Uniquement pour que (par exemple) nous ne convoitions pas le bien de notre voisin... Cela confine à un délire absolu. Question : le Malin Génie de Descartes est-il un avatar du Démon ?
-
Non seulement la question sur Dieu ne m'ennuie pas mais j'ai fait un effort pour ne pas "tomber dedans" quand j'ai parlé de Descartes ! Quand il parle de "Dieu infini" cette pensée est-elle sienne ? Il pourrait aller jusqu'à dire qu'il ne s'agit que d'une question d'évidence... Deux autres idées d'une part : La volonté, la décision... Dans quelle mesure elles ne sont pas déjà de la pensée ? Sans doute que dès que le vivant se détache du minéral, l'esprit est "dans les cartons". Dès le départ, le sujet s'oppose au reste du monde. Il y a d'autres étapes. Comme la reproduction "sexuée" qui implique, exige la reconnaissance de l'Autre. (Différent de soi et différent du reste du monde mais nécessaire à soi -à sa reproduction-) D'autre part Il me faut admettre qu'emprunter une pensée d'un autre, ce n'est pas pour autant l'autre qui pense à notre place, en nous ; sauf à le dire poétiquement ou psychanalytiquement. Nous "actualisons", nous rendons effective, alors pour nous cette pensée... Il se passe bel et bien quelque chose ... en plus. De même que si je lis les règles de la méthode, au moment où je les lis, où j'y pense il se passe autre chose ou au moins quelque chose qui ne se passe pas tant que le discours de la méthode reste sur son étagère. Un évènement ! Où il nous revient de réagir. (Ton exemple d'un belle femme est quand mêrme plus sympa !)
-
Etonné ! Il m'est arrivé m'ont apparus les mêmes mots par un autre chemin : "Mise en abîme", "ça pense". je me disais que "je pense" était insuffisant ! En fait on n'a "le droit de dire" que "Je pense que je pense !" Et même ... "Je pense que je pense que je pense..." ! ... Etc. D'où la "mise en abîme" ! Dès lors qu'est-ce qui est mis en abîme ? Le sujet ! Le Je. Et donc on en arrive à "ça pense". Puisque le sujet nous échappe, recule. C'est la juste constatation : "il y a une pensée qui est en train de se développer". Mais qui la commet ? On retombe sur le fameux "je est un autre" ou encore le "je suis là où je ne pense pas". Il faudrait admettre que celui à qui l'on doit cette pensée en train de se développer, ne pense pas en fait ! Il se contente d'exister. Et on pourrait rajouter biologiquement. Mais est-ce que le vivant pense en tant que vivant ? Dès lors qu'il est vivant ? Je le vois plutôt comme un ensemble de mécanismes "qui ne peut pas ne pas vivre"... Sur le même modèle, est-ce qu'un esprit (en tant qu'esprit) est tel qu'il ne peut pas ne pas penser ? L'esprit peut-il vouloir ne pas penser ? (Sans doute d'un point de vue psy, on peut vouloir -inconsciemment- être bête (comme papa si papa l'est ?!) Mais je doute que cela aille jusqu'à ne pas penser du tout... ) --A étudier !-- Pour exagérer encore sur le fait de "ne pas penser", et ça a déjà été débattu, mes (ou nos) pensées sont-elles vraiment nôtres ? Ne les a-t-on pas empruntées le plus souvent ici ou là ? Quelles sont les pensées que nous avons, nous, (chacun) vraiment construites ? Et c'est pourtant tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent : Des pensée... des idées... qui traînent que nous trouvons là. Ici et maintenant quand nous pensons, dans notre esprit... Peut-on séparer "le moteur qui pense", (la dynamique, la progression du "penser") qui veut penser (forcément), comme un intermédiaire qui s'est invité au dessus du vivant (qui lui par exemple veut marcher ou manger), de la pensée, de l'idée elle-même. Le Je est cet "objet" (vivant) dont nous subodorons l'existence sous notre (cette) pensée ou cette conscience qui nous apparaît vraisemblablement localisée ici et maintenant (dans l'espace, dans le temps) en ce moment-ci. Une fois cette pensée constatée puisqu'elle est là, on (Descartes) va tenter de lui appliquer la règle de l'évidence... C'est un autre problème celui de la pensée entre soi et soi... Presque en résumé, le Malin Génie ne peut-il pas me faire croire que je pense alors que je ne pense pas ?
-
J'ai repris deux trois trucs : Une femme allongée En mystère de chair qui résonne En idée de douceur, de plaisir que pour elle ! Un monde lisse qui glisse Et la cuisse. Jouissance inconnue incongrue à portée de la main, De l'hymen, De l'amen. Pour bibi ? Une fin des combats ! Une faim de bonheur De douceur, De moiteur, Une respiration. Un monde parallèle, Un espoir de délire : Absolute évasion ! Sur un air de Polka... (Un verre de Vodka !)
-
Une femme allongée En mystère de chair qui résonne En idée de douceur, de plaisir que pout elle ! Un monde lisse qui glisse. Jouissance inconnue incongrue à portée de l'amen ! De l'hymen. Pour bibi ? Une fin des combats ! une faim de bonheur De douceur, De moiteur, Une respiration; Un monde parallèle, Un espoir de délire : Absolute évasion ! Sur un air de Polka... (Un verre de Vodka !)
-
Au sens de "par pitié : dégage" ! C'est peut-être plus un sens qu'on donne à "pitié" dans le midi ?
-
A mon avis... ce qu'il faudrait --conditionnel-- comprendre (je dis bien à mon avis !), C'est que le "merci" de Villon, n'est pas notre "merci" d'aujourd'hui, genre "remerciement" ! En fait il ne dit pas "merci" à tous ces escogriffes, mais il leur demande : "pitié" ! En d'autres termes : "barrez-vous !" ou : "Que je n'entende plus parler de vous ! " Là on commence à comprendre sa critique... "A ces gens du Rassemblement pestant qu'après les immigrants Je crie à tous ces gens : Merci ! Comme aux bourges de macronistes Qui se la jouent "économistes" Je crie à ces tristes : Merci !
-
Je l'ai mise en musique, façon Georges Brassens... Mince j'en ai aucun enregistrement... UNE GRANDE PERTE POUR L'HUMANITé ! J'avais même rajouté un couplet : LA A ces miteux politiciens LA Qui nous tiennent la dragée haute RÉ A ces prétendus musiciens SI7 MI7 Qui barattent leurs quatre notes LA A ces "touche pas à mon pote" RÉ Tous ces faux culs dont le soucis SI7 MI7 N’est que de bien emplir leur hôte, SI7 MI7 Je crie à toutes gens, mercis ! LA MI7 \ LA MI7
-
J'ai juste pensé au mot : "baroque" et la première rime qui m'est venue c'est "la Roque" : aucun rapport ! C'était donc déjà baroque ! Mon modèle baroque, c'est Bellaud de la Bellaudière un poète provençal... baroque ( XVIème siècle ) qui étant en prison disait par exemple : (Je traduis :) "Que ne sont les cloisons d'ici toutes de cire De beurre ou bien de sel guère je (ne) resterai !..." Mais le poète qui pète je suis allé le chercher chez... François Villon !!! (Dans la Ballade de merci) "Je fisse pour eux pets et rottes " Je ne puis car je suis assis !..." "
-
Vous le savez peut-être ? ...que je ne suis pas prêtre ? Mais je vis à la Roque : Je suis Baroque ! Ma vie même est un drame... J'en ai le vague à l'âme... Mais un drame comique ! J'ai peu le sens pratique... Peu le sens du confort (Encor que con et fort...) Je m'assois à la dure Vets ma robe de bure En ai le cul tanné (D'irritation cutanée). 100 détours inutiles Toujours futiles M'ont mené nulle part : Je m'appelle Ringard ! N'en ai aucune honte. Si demain me refonte C'est Baroque au carré Soit deux fois plus taré Que je me subodore : En poète Qui pète ! J'en ris et le déplore... Le déplore et en ris : ...Chuis pas guéri !
-
Merci ! Ouais mais normalement, Super Manu, tu lui attaches la Tour de Londres à une main et quand il tire il la fait tomber ! "Super Manu Réfléchit" (An 2000)
-
J'ai vu ou revu "plein soleil" et "la piscine". Delon était très beau ! No problémo ! Après c'était pas mon genre ... Et moralement, (ce qu'il pouvait dire) y'aurait aussi largement à redire... Mais l'acteur !!! J'en suis resté scotché. Dans les deux films... Pfff ! Un kilomètre au dessus des autres. Les autres (acteurs) jouaient... même correctement, même bien... Lui non : il était lui... Incontestablement. Même ses gestes étaient justes ! (Quand il tirait sur la corde du bateau pour monter la voile, il tirait vraiment ! Les autres faisaient seulement semblant !) Et c'était encore qu'un gamin... C'est comme Johnny ! Pas super futé c'est sûr, mais sa façon de chanter... Il faisait passer quelque chose de plus... C'est comme une... "rusticité" ? Un exactitude une simplicité naturelle, BIOLOGIQUE ? -- dans les deux cas. On l'a ou on l'a pas. Ou on né comme ça ou il faut tout désapprendre j'imagine. Remettre le compteur à zéro à chaque fois. Je sais pas si c'est possible.
-
Je te relis et je pense : Nourrir l'un c'est pourrir l'autre ! Mais c'est juste pour dire une c..... bêtise !
-
On est poète ou on l'est pas !
-
@eriu mais ne t'alarme point ! Tout est cyclique ! Car le caca engraisse notre champ : DES FLEURS y pousseront ! Quant au pipi ? L'Urrrine humaiaine comme on dit par chez nous (quoi qu'en roulant les "r" !) Nous fermente à souhait les cocagnes ici bas Pour nous donner ce bleu si beau... Et puis l'Extrême Droite ? Fût elle pire encor' comme ses devanciers et bousillait le monde ? ON LE RECONSTRUIRAIT ! Ainsi va-t-à vau-l'eau dans un cycle infernal... (Un bel alexandrin : je le note !) Ce monde intestinal... (Ca c'est moins bon ) D'où rectification : qui s'élève en spirale... On revient au départ, mais juste un peu plus haut L'histoire, ça s'est dit, ne se répète pôs !
-
Trop tard c'est déjà fait !
-
Ne surestimons plus notre Corps ! Nous le nourrissons Des mets les plus raffinés... De Piperade, ragoûts De truffes, poivrons De tomates et côtelettes Pois chiches et bon pain Croustillant... Nous l'abreuvons des vins les plus raffinés Des liqueurs si douces... Parfumées Des eaux minérales sautillantes Des bières les plus justement fermentées... Et que fait-il de tout ça ? Du pipi du caca ! Parlez moi donc de l'Esprit ! Encore que... Nous le nourrissons, nous l'abreuvons De Platon, de Shakespeare et de Sartre Et d'Hugo, Baudelaire ; Et de Bach, De Picasso, de Vinci Et nous votons RN... C'est la Loi de Murphy !
-
Pas grand chose à rajouter : Je sais bien que pour nous, les petits, les sans grade On sait nous inculquer que notre honneur se brade Il suffirait pourtant que nous LEUR disions "Non !" Mais la mode est passée nous sommes des "sans nom" c'est incognitamment que jonglent nos neurones Nous aimons nous tuons pas plus hauts que des gnomes ! Cela nous satisfait ! -- Infirmier ? Le patient a-t-il "fait" ? -- Que Nenni ! Il est quasi kaput : ce ne sont que des Prouts !
-
OUI ! Enfin , NON ! on n'a pas ça chez Rostand, (dans Cyrano) ! Je me demandais ce qui clochait dans la "perfection" : c'est ça tu l'as dit : ça manque d'ennui ! On ne peut pas vivre en permanence au "top niveau" !!! Faut lâcher la pression ! Faut être un peu mal pout se souvenir que le bien c'est mieux ! Ca me rappelle un mot de ma mère : "Il nous manque que la galle pour nous gratter !" A l'autre extrême on a l'ennui souverain... On dit alors que c'est... poétique ! J'en parlais à midi... la seule chose au niveau c'est De Kipling 'Tu seras un homme mon fils". Les deux sont de la même veine... J'airais presque tendance à les confondre... Cyrano de Bergerac : "Non merci !" Le Bret. Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire La fortune et la gloire… Cyrano. Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron, Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce, Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ? Non, merci. Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?… Non, merci. D’une main flatter la chèvre au cou Cependant que, de l’autre, on arrose le chou, Et donneur de séné par désir de rhubarbe, Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ? Non, merci ! Se pousser de giron en giron, Devenir un petit grand homme dans un rond, Et naviguer, avec des madrigaux pour rames, Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ? Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci ! S’aller faire nommer pape par les conciles Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ? Non, merci ! Travailler à se construire un nom Sur un sonnet, au lieu d’en faire d’autres ? Non, Merci ! Ne découvrir du talent qu’aux mazettes ? Être terrorisé par de vagues gazettes, Et se dire sans cesse : « Oh, pourvu que je sois Dans les petits papiers du Mercure François ? »… Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême, Préférer faire une visite qu’un poème, Rédiger des placets, se faire présenter ? Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais… chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre, Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre, Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, Pour un oui, pour un non, se battre, – ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, À tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît, Et modeste d’ailleurs, se dire : mon petit, Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard, Ne pas être obligé d’en rien rendre à César, Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, Bref, dédaignant d’être le lierre parasite, Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul, Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! Tu seras un Homme, mon fils – Rudyard Kipling : Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ; Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ; Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle, Sans mentir toi-même d’un seul mot ; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront, Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un Homme, mon fils ! Pourquoi on n'apprend pas ces choses à l'école ? Moi c'est mon père qui en parlait. Il les connaissait par coeur... Il était allé les chercher où elles étaient. Et quand on les a c'est une pierre d'angle pour se construire... Je sais bien que pour nous, les petits, les sans grade On sait nous inculquer que notre honneur se brade Il suffirait pourtant que nous LEUR disions "Non !" Mais la mode est passée nous sommes des "sans nom" c'est incognitamment que jonglent nos neurones Nous aimons nous tuons pas plus hauts que des gnomes ! Cela nous satisfait ! Infirmier ? Le patient a-t-il "fait" ? @hybridexje crois que t'a raté la fin, j'en ris encore !
-
Bien vu pour Engardin ! C'est bien dans ce coin ! Pour Cyrano de Bergerac, j'ai pu lire que c'est sans doute le "texte" le plus "parfait" écrit en Français... Limite "trop parfait" ! Difficile à comprendre, ce que ça veut dire... "Trop parfait"... La perfection gêne tout le monde !
-
Je t'imaginais pas en syndicaliste engagé et revendicateur ! En tout cas si tu as obtenu ce bon résultat, bravo !
