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Anachel

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Tout ce qui a été posté par Anachel

  1. Moui enfin entre un Poutine prétextant la protection des personnes du régime de Kiev et la dénazification de l'Ukraine et un George W. Bush alléguant la présence d'armes de destruction massive en Irak ou l'affaire des couveuses au Koweït pour enrichir ses amis promoteurs et contrôler les réserves de pétrole, je ne suis pas convaincu que Poutine soit pire que nos leaders se gargarisant de morale humaniste. Lorsqu'un pays se sent suffisamment fort pour s'approprier les richesses d'autrui, il le fait. C'est triste mais cela s'appelle la réalité. Quant aux leaders naturels que vous évoquez, si leur charisme et leur force morale peut imposer le respect dans des groupes restreints, c'est une plaisante fiction au sein de nations de millions d'individus où la multiplicité des opinions et l'éloignement physique empêchent qu'un individu soit unanimement respecté et approuvé. Et lorsque la contestation est trop forte, tout naturel qu'il soit ce leader l'écrasera dans le sang ou cèdera sa place à moins capable que lui.
  2. Mais la violence est naturelle. Vivre dans la nature c'est vivre en compétition permanente, inter espèces et intra espèces, afin de s'approprier suffisamment de ressources pour survivre, se reproduire et recommencer ce cycle. Il nait plus d'individus que ce que l'environnement ne peut faire subsister et c'est cette compétition, passant par la violence, qui permet d'en réguler le trop-plein. C'est précisément en s'extrayant de la nature, en la maitrisant progressivement et en développant peu à peu la culture que l'homme créé un espace social libéré de la nécessité de la violence et pacifie ses mœurs, cultivant une morale sophistiquée adaptée au nouvel environnement qu'il s'est forgé. Mais le processus est long et au développement inégal, ainsi les sociétés les moins favorisées gardent des mœurs plus rugueuses que celles des pays développés. Quant à la soit disant défaite de Poutine même en cas de victoire, il n'y a rien là qu'un peu de propagande, de désinformation et de répression sanglante ne puisse mater. La disparition progressive des ressources de la planète forge de nouvelles alliances et dessine un avenir fait de conflits, de famines et de pandémies qui feront s'écrouler comme des châteaux de cartes nos démocraties, nos acquis sociaux ainsi que notre morale humaniste sophistiquée pour un retour en arrière brutal vers des modes de vies laissant peu de place à l'altruisme et à la compassion.
  3. Je reconnais que l'histoire d'un parti éclaire son évolution ainsi que la composition de ses effectifs et je ne doute pas un instants que les rangs du RN soient gonflés des racistes d'hier. Cependant, encore une fois je gage que l'on trouve des extravagants aux idées différentes mais tout aussi fétides un peu partout. Et même si le RN contenait plus de ces nuisibles en son sein que ses concurrents, cela ne constituerait toujours pas un argument particulièrement pertinent pour juger de ses idées ou de son programme politiques, ces derniers devant être évalués pour leurs mérites propres plutôt qu'à l'aune de qui les approuve. Que le RN soit classé à l'extrême droite est certes une réalité mais encore une fois l'extrême droite d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier, tout comme le socialisme libéral de Mitterrand n'avait plus grand chose à voir avec celui, collectiviste, théorisé par Marx ou celui de Jean Jaurès. A ce que je sache le RN n'appelle pas au totalitarisme, à l'impérialisme, au culte de la personnalité ou à la persécution explicite d'une catégorie de la population. Je ne souscris pas à la très grande majorité de leurs idées mais pour autant je m'efforce de les voir pour ce qu'ils sont plutôt que de céder à la facilité consistant à les diaboliser par principe, ce que beaucoup me semblent faire ici et qui ne facilite pas le débat public au sein d'un forum. Engager une conversation à base de "facho", "droitardés" et autres "gauchiasses" ne me semble guère propice à élever le débat, à échanger de façon pacifiée ou tout simplement à penser les principes contradictoires mais aussi nécessaires à la république appelés à cohabiter dans la cité sous le signe du conflit civilisé.
  4. Je ne suis pas certain que les russes partagent tous la vision de perdant que vous avez de Poutine. Il existe bien des gens pour qui la brutalité, même maladroite ou mal dirigée, reste une preuve de force. L'homme à ses défauts mais il ne tergiverse pas comme nos dirigeants inconsistant qui hésitent, promettent et tournent casaque devant qui crie plus fort qu'eux, en tout cas il n'en donne pas l'image. Et en politique l'image, c'est tout. Quant à parler de défaite, il est très loin d'avoir perdu. Il est certes enlisé dans un conflit probablement plus long qu'il ne l'avait imaginé mais il à la Chine comme allié. L'Europe et les USA sont riches mais ce n'est pas l'argent qui gagne les guerres, ce sont les armes. Or la chine dispose d'énormément de ressources et du premier appareil de production au monde, 30% des machines-outils du parc mondial quand les USA se battent avec l'Italie pour la 6ème place et que la France est reléguée aux abysses du classement depuis qu'elle a délocalisé l'essentiel de son industrie. Donc si le conflit est encore appelé à durer et si la Chine reste son allié, nous pourrions avoir une très mauvaise surprise.
  5. On a trouvé un couple raciste parmi les électeurs du RN, la belle affaire. En cherchant un peu on doit pouvoir en trouver d'autres sans trop se forcer. Mais enfin il me semble que l'actualité, notamment politique, ne manque pas d'exemples de tous bords de beaufs, ou de bobos, aux idées rances et aux actes répréhensibles. Je ne vais certainement pas nier que le RN soit, de par sa filiation politique, l'héritier symbolique de partis assez ouvertement xénophobes, mais enfin, ses discours et son programme politique ont suffisamment changé pour que cette parenté ne valle pas un anathème de principe, aveugle aux disparités idéologiques qui le sépare de son aïeul sulfureux. Je ne nierai pas plus que de fortes similitudes subsistent, en cela qu'il incarne l'extrême droite du spectre politique actuel, au moins dans son acception géographique, mais nous sommes loin des saillies provocatrices du patriarche qui ont fait sa notoriété et plus loin encore d'un racisme assumé prônant la haine de l'autre et l'accusant de tous les maux. Certains extralucides politiques ne voient dans ces changements qu'une forme de ripolinage de surface, une pure opération cosmétique destinée à adapter l'image du parti aux mœurs du temps afin d'attirer un électorat plus large. Et je ne doute pas un instant qu'il y a de ça. Mais enfin, pourquoi jouer aux haruspices et prétendre connaitre les pensées cachées et nécessairement malfaisantes de ses dirigeants ? Les partis politiques changent, les idées des hommes changent, pourquoi le RN devrait il être le seul condamné à demeurer figé dans une sclérose doctrinale et perpétuel dépositaire du totalitarisme et de la haine remontant à la seconde guerre mondiale ? J'ai combattu le FN lors de ma jeunesse et je suis très loin d'adhérer aux thèses de l'actuel RN mais il me semble que ces condamnations de principe traduisent un aveuglement que seule l'idéologie peut justifier, une forme de raisonnement motivé peu propice à l'analyse objective des faits. Chacun se précipite sur des cas isolés et les exhibe comme preuve accablante de la corruption morale du parti adverse, comme si la découverte d'un geai bleu avait valeur d'exemplarité pour tous les représentant de l'espèce.
  6. Beaucoup trop, selon les démographes.
  7. C'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire....Oh ! Dieu ! ...Bien des choses en somme.... N'importe quoi ? Soit, mais ayez la grâce de développer. Là on se demande ce qui, précisément, est n'importe quoi et en quoi cela l'est. La notion de français de souche est vague, mais absolument pas indéfinissable. La preuve, on en trouve la définition sur le net et dans la bouche de ceux qui l'utilisent. Et vous savez quoi ? Si ceux qui la contestent le font, c'est bien qu'ils en comprennent la définition sinon ils ne polémiqueraient pas. Ils rejettent la légitimité de cette catégorisation, ce n'est pas pareil. Et par ailleurs je suis plutôt d'accord avec eux. Mais comme je l'ai dis, concernant le sujet qui occupe ce topic, ce n'est pas cette définition là qui pose problème et Mélenchon amalgame la revendication d'une identité nationale commune au rejet des personnes d'origine immigrée, ce qui est parfaitement malhonnête mais malheureusement parfaitement banal en politique. J'ai déjà dis qu'a titre personnel je n'accorde que peu d'importance à l'origine d'une personne. Pour ce qui est des revendications identitaires nationales, les qualifier de débiles sans plus d'explications m'apparait comme un poil péremptoire. Faire cohabiter des cultures différentes est tout à fait possible mais c'est un exercice périlleux qui demande d'ajuster certaines variables dont la première est le nombre. La seconde est le refus du communautarisme, ce qui n'est pas synonyme du refus de la culture de l'autre. Cela veut simplement dire qu'il faut refuser de voir s'établir des territoires où la culture d'origine supplante celle d'adoption. Ni plus, ni moins. Il y en a bien d'autres mais ce n'est pas le sujet du présent topic et je ne suis pas certain que vous souhaitiez poursuivre plus avant sur cette idée précise. Là dessus nous sommes parfaitement d'accord.
  8. Cette expression est peut être un peu datée et a acquis avec le temps une connotation polémique repoussant ses utilisateurs et ses détracteurs aux extrémités du spectre politique. Cependant elle désigne une réalité sociale qui existe bel et bien. On peut la formuler autrement mais cela ne changera rien de cette réalité. Mais ce que pointe Mélenchon m'apparait comme relevant du sophisme de l'homme de paille. En effet aujourd'hui il n'y a plus guère de gens rejetant quelqu'un au nom du fait que ses aïeux soient d'origine étrangère. Je ne dis pas que cela n'existe plus, je dis que c'est désormais marginal. Aujourd'hui le contentieux réside plutôt dans une forme de revendication identitaire qui distingue ceux qui, parmi les immigrés ou descendants d'immigrés, ce sont bien intégré à la société française, en respectent les codes et rejettent le communautarisme et ceux qui vivent dans un entre-soi peu propice à l'adoption de la culture locale, revendiquent l'extension permanente d'un droit à l'exception sociale, font de leurs quartiers des zones de non-droit où il font régner la terreur ou qui exportent cette violence jusque dans le cœur de nos cités et désormais de nos campagnes.
  9. Sans plus de précisions j'imagine que vous posez la question d'un point de vue moral. Si c'est bien le cas je vous répondrai que cela dépend des termes de leur accord initial. S'il était entendu, même de façon implicite, que l'homme en question participerait à l'éducation, aux frais et soins que l'enfant allait requérir, j'estime qu'il a en effet le devoir moral de respecter sa parole. Si leur accord ne stipule aucune obligation ou s'il n'y a pas d'accord particulier, je suis d'avis qu'il n'a aucun devoir envers elle mais qu'il en a un envers l'enfant.
  10. Qu'un homme politique fasse preuve de pragmatisme au détriment de ses convictions n'a, selon moi, rien de blâmable. Rester campé dans une position morale plutôt que faire des compromis pour appliquer sa politique ou tenter d'infléchir celle de ceux avec qui on est pas en accord est faire preuve d'un idéalisme louable quand on a 20 ans mais passé 35 c'est démontrer qu'on a rien à faire en politique. Cependant. Concernant Ciotti le vrai problème c'est que cela fait plus de 2 ans qu'il répète ad nauseam qu'il ne s'associera jamais au RN et c'est la première chose qu'il fait dès que cela s'avère opportun. Ce faisant il s'est totalement discrédité. Les électeurs sont suffisamment désabusés pour ne pas vouloir placer leur confiance en qui a fait la démonstration publique de son hypocrisie et de son opportunisme. Il vient de se saborder et à sans doute porté un grand préjudice à son parti.
  11. Pour avoir lu les livres des 3 principales religions monothéistes, je puis vous assurer que rien n'y est expliqué. Ces textes se contentent de décrire, ou de narrer, des évènements dont à aucun moment ils ne dévoilent les mécanismes. Par exemple dire que Dieu à créé la femme à partir d'une côte d'Adam n'est pas une explication, il faudrait détailler précisément le processus et ses mécanismes sous-jacents pour que cela en soit une. Comme la lumière avant les étoiles, par exemple ?
  12. Vous confondez expliquer et décrire. Aucune religion, qu'elle soit monothéiste, polythéiste, déiste, animiste ou autre n'explique quoique ce soit de leur cosmogonie ou de l'au-delà, elles se contentent de décrire les phénomènes qu'elles tiennent pour vrai. Lorsque Newton à formulé la loi de l'attraction universelle, s'il a bien saisit la loi qui régit la gravité, il ne s'expliquait pas le mystère de cette action à distance qui ne passait par aucun support physique. L'expression mathématique de cette loi décrit quasi parfaitement la chute des corps et le mouvement des objets célestes mais elle n'explique rien. Il aura fallu attendre la théorie de la relativité générale d'Einstein pour avoir une explication (certes incomplète) à la gravitation qui est le résultat de la courbure de l'espace-temps causée par la masse et l'énergie. Je n'ai pas connaissance de toutes les cosmogonies et autres narratifs de toutes les religions mais je ne sache pas qu'aucune d'entre elle ne propose d'explications aux phénomènes qu'elles décrivent, aucune lumière n'est faite sur les mécanismes qui ont présidé à leur avènement, aucune élucidation des procédés utilisés par Dieu ou toute autre figure totémique afin de réaliser leurs miracles n'est proposée. Or, expliquer un phénomène c'est mettre en évidence les mécanismes sous-jacents qui le causent. On peut donc, au mieux, parler de descriptions mais en aucun cas d'explications.
  13. Vous semblez supposer qu'être athée implique nécessairement de croire que l'univers a surgit du néant mais ce n'est pas le cas. Être athée est soit l'affirmation qui dit que Dieu n'existe pas soit le simple fait de ne pas croire en lui, ce qui n'entraine pas mécaniquement la croyance que l'univers soit apparu spontanément. Par exemple je suis athée et j'aurais plutôt tendance à penser que, étant donné que le temps est une caractéristique intrinsèque à l'univers puisque indissociable de l'espace (on parle de continuum espace-temps), il ne peut pas y avoir «d'avant» à l'univers et que par conséquent si le Big Bang marque le début du temps, cela ne constitue en rien une «origine». Ainsi la théorie de l'Univers-Bloc considère que passé, présent et futur coexistent ensemble en ayant le même statut, que le temps ne «passe» pas, qu'il existe d'un seul bloc. A l'inverse de vous, moi ce qui m'étonne ce sont précisément ceux qui imaginent une origine à l'univers, ce qui suppose un avant l'univers et donc un temps avant le temps. Par définition, s'il y a eu un temps avant l'univers, qu'il procède de Dieu ou non, il y avait bel et bien quelque chose avant l'univers et celui-ci n'a pas surgit du néant. La quête d'une cause première, divine ou non, est insensée. Elle consiste simplement à mettre arbitrairement un point de départ à quelque chose qui ne peut en avoir afin de ne pas avoir à affronter l'aporie de la régression infinie mais c'est oublier que si nous recherchons une origine à l'univers c'est uniquement parce que toute chose à une origine au sein de l'univers et donc nos cerveaux n'arrivent pas à se figurer une chose sans origines, comme nous sommes incapables de nous figurer une cinquième dimension ou une nouvelle couleur. Or une règle s'appliquant aux éléments d'un ensemble ne s'applique pas nécessairement à l'ensemble lui même et donc l'univers pourrait très bien échapper à la règle qui dit que toute chose à une origine. En vertu du principe que le temps est interne à l'univers, je dirais même qu'en toute logique, il doit lui échapper.
  14. Il ne peut pas y avoir rien puis le Big Bang car ce puis suppose un instant t où il n'y a rien et un instant postérieur où il y a le Big Bang, c'est à dire du temps qui passe. Or le temps est indissociablement lié à l'espace, c'est pourquoi on parle d'espace-temps. Le temps est une composante intrinsèque de l'univers, il ne peut ont pas, par définition, précéder ce qui l'inclus. Encore une fois la science n'affirme pas qu'il y a eu un Big Bang, c'est un instant 0 postulé par la cosmologie et rendu inaccessible par le mur de Planck. Mais si il y a effectivement eu un Big Bang, soit il correspond à la singularité du rebond d'un univers cyclique, soit il marque simplement le point initial d'un temps qui ne passe pas et compris comme une totalité dans le cadre d'un Univers-Bloc. On peut également imaginer que l'univers procède bel et bien de quelque chose d'autre, que ce soit un dieu ou un méta-univers avec un méta-temps mais nous ne serions dès lors plus dans la science mais dans la spéculation et chacune de ces solutions à le défaut de ne pas répondre à la question des origines en esquivant le problème de la cause première.
  15. On peut tout à fait affirmer que Dieu n'existe pas, plein de gens le font sans être foudroyés par la colère divine pour autant. Ce que vous voulez dire c'est qu'on ne peut pas prouver absolument que Dieu n'existe pas. Et là nous sommes d'accord. Pour autant je vous répondrai que c'est accorder à dieu un statut bien particulier au regard de l'épistémologie car rien n'est jamais prouvé absolument. Même les meilleures théories scientifiques ne sont que prouvées maximalement. Personne ne s'émeut que la non existence des dragons ou des reptiliens n'ait pas été absolument établie et cela n'empêche pas l'immense majorité de la population de considérer, à raison, que la théorie des reptiliens est de la foutaise relevant de l'esprit complotiste le plus crasse. Pourquoi toujours réclamer pour Dieu ce que l'on n'exige pas de quoi que ce soit d'autre ? Une déclaration fantaisiste irréfutable ne peux pas être prouvée fausse mais spoiler alerte: elle n'a pas besoin de l'être puisque la rationalité ne nous enjoint de croire que ce qui est prouvé et en accord avec les connaissances scientifiques disponibles, pas ce qui est hautement spéculatif et les remet toutes en question. J'ajouterai que si l'existence du Dieu déiste est en effet indécidable, elle serait de toute façon absolument inconséquente au regard de notre existence et elle relève de l'argument rhétorique puisque dans les faits personne ne croit à l'existence d'un dieu purement déiste. Quant au Dieu théiste, non seulement il n'est pas nécessaire de prouver son inexistence mais en plus elle est logiquement impossible. Ce Dieu ne peut posséder en même temps les caractéristiques qu'on lui prête ordinairement. Il ne peut à la fois être omniscient, omnipotent et bienveillant, de même qu'il ne peut être la cause de l'univers puisque le temps est une caractéristique de l'univers.
  16. Pour simplifier, disons que je me suis reconnu comme appartenant à ce courant de pensée l'essentiel de ma vie d'adulte. Cependant depuis quelques années si je reste un humaniste de cœur, si je reconnais cette philosophie comme un idéal à désirer, je suis désormais avant tout un pragmatique. Je ne me situe plus sur l'échiquier politique et reconnais les mérites d'une idée pour sa valeur propre et non pour son appartenance à telle ou telle famille idéologique. J'ai pu constater que les idéaux, de par leur nature même, sont souvent inapplicables mais surtout que certaines idées généreuses et bienveillantes ont parfois des conséquences engendrant un plus grand malheur que les vertus que l'on en espère. Je peux par conséquent me retrouver en accord avec des idées issues de bords politiques très divers. Je n'en doute pas un instant. Néanmoins force m'est de constater qu'à travers mon expérience personnelle aussi bien que par une observation plus indirecte, la tolérance, la raison et la courtoisie semblent avoir changé de camp. Loin de moi l'idée de contester que l'on trouve des hystériques dans chaque familles politiques mais j'ai rarement vu en aussi grand nombre des personnes injurieuses, agressives ou prêtant à leurs adversaires des propos qu'ils n'ont jamais tenu que chez les militants de l'inclusivité et de la diversité. On ne peut presque plus formuler aucun avis contraire, même modéré et même poliment, sans se voir directement traité de raciste, sexiste, transphobe, homophobe ou quelque autre épithète échappé de la cage aux phobes.
  17. Anachel

    Trahison des élites

    Pffiiouuuu, ah oui c'est sûr on sent bien la pensée philosophique, là ! Avec un tel talent vous auriez même pu prétendre au titre tant convoité de "maître de l'aphorisme".
  18. En tant qu'individu qui s'est toujours reconnu dans l'humanisme des lumières, je préfère tout de même de loin une personne d'extrême droite courtoise et respectueuse qu'une autre de gauche mais traitant tout opposant au dogme diversitaire de transphobe, raciste, sexiste ou homophobe, le disqualifiant ainsi automatiquement et lui permettant lui-même de se dispenser d'avancer des arguments. En l'occurrence et sur l'affaire qui nous occupe ici même, Marion Maréchal Le Pen n'a rien dit d'insultant et ne s'en ai pris à personne, ce que l'on ne peut pas dire de beaucoup des âmes bien intentionnées de ce forum.
  19. Non content de s'ébaudir d'avoir remporté le prix de la discrimination positive de Cannes, énième institution à ployer le genou devant l'intimidation transgenre, voilà que ce monsieur porte plainte contre une femme qui à le tort de rappeler que la réalité n'est pas une affaire de choix et que nos actes ont des conséquences. Ce qui relève presque du courage tant en cette époque la bien-pensance règne par la terreur et traite de transphobe/raciste/sexiste/colonialiste/homophobe quiconque ose ne pas pratiquer l'auto-censure et va à l'encontre du dogme diversitaire. Assez ironiquement les chantres de l'inclusivité ne le sont guère, inclusifs, dès qu'il s'agit d'admettre quelqu'un qui ne pense pas comme eux et commet le crime de lèse-diversité. A celui-là rien ne sera épargné, l'injure, la menace, la calomnie, le harcèlement et maintenant l'attaque en justice. Il faut vraiment que je change mes lunettes car à mes yeux, cette inclusivité ressemble comme deux gouttes d'eau à de l'intolérance.
  20. Anachel

    Déesse

    Je vous mets au défi de trouver un seul dictionnaire datant d'avant les années 80 opérant la distinction entre genre et sexe. Elle à émergé au XXème siècle tout d'abord par John Money qui dans les années 50 a introduit la distinction entre le sexe et le genre puis elle a été largement reprise par des théoriciennes féministes mais elle est restée confinée dans des cercles d'intellectuels engagés avant d'être popularisée par Judith Butler dans les années 90. Avant cela, genre et sexe étaient de parfait synonymes.
  21. Anachel

    Déesse

    A une époque où le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans s'approchait des 50%, les femmes étaient de fait enceintes presque chaque années de leur période fertile. Et cela à moins à voir avec le patriarcat qu'avec les conditions matérielles d'existence d'alors ainsi que du rôle spécifique de la femme dans le processus reproductif humain qui la condamnait à une maternité aliénante.
  22. Anachel

    Déesse

    Opérer une distinction, qui plus est contestable, entre le genre et le sexe mérite à peine d'être mentionné tant cette novelleté datant du début des années 90 n'avait aucun lieu d'être dans l'imaginaire collectif à l'époque de la "révélation" de Dieu et des 2000 ans qui ont suivi. Outre qu'anthropomorphiser Dieu est une nécessité donnant un point d'ancrage ordinaire à un concept sans cela par trop abstrait, c'est à mes yeux un indice très fort qu'entre lui et le croyant, celui des deux qui à créé l'autre n'est pas celui que ce dernier croit.
  23. Anachel

    Déesse

    Être mâle ou femelle pour un dieu unique n'a absolument aucun sens. La sexuation à un rôle uniquement reproductif et est le produit de l'évolution, or un démiurge omnipotent n'est soumis ni à l'un ni à l'autre. La sexuation des dieux d'un panthéon s'explique par le fait de leur caractère volontiers hautement anthropomorphique, la pensée primitive s'inspire généralement de ce qui l'entoure dans son quotidien puis lui attribue ensuite des caractéristiques surnaturelles. Sexualiser le dieu issu d'un monothéisme, le penser doté d'un sexe particulier, est le résultat de la combinaison d'un reliquat de ces mécanismes naturels et intuitifs avec une identification symbolique au pater familias occidental qui détenait l'autorité suprême en son foyer.
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