Aller au contenu

Ambre Agorn

Membre
  • Compteur de contenus

    2 174
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Oui bien sûre qu'il y a des hommes supérieurs! Je l'ai toujours pensé d'ailleurs. Un moment j'avais des "remords", car je me disais: "c'est pas cool de considérer untel comme supérieur, car l'autre à côté va se sentir un peu humilié.". Mais ça n'avance à rien d'être faux cul et de faire semblant de croire que tout le monde est égal. C'est vrai quoi, qui ne pense pas qu'il est supérieur à un autre? Si tout le monde le pense, c'est qu'il doit bien y avoir une vérité dessous, non? Mais je pense que chacun à son diagramme personnel, son petit tableau de "lui est mieux ou moins bien que lui". Mais, en fait, quelle utilité d'être supérieur et de le savoir? Etre supérieur ne devrait être qu'une question d'utilité pour le monde (j'allais mettre l'humanité, mais nous ne sommes tout de même pas le centre du monde, hein!), quelq intérêt d'être supérieur pour soi-même? Quel intérêt de se dire: "je suis mieux que ceux qui sont moins bien" (!) si ce n'est d'ajouter:"je dois donc donner plus au monde (là aussi "au monde", j'aurai pu tout aussi bien ne pas mettre le mot du tout) vu que j'ai plus reçu"
  2. Hahaha! Ce serait rigolo, mais une bonne façon pour moi de voir si j'ai un tant soit peu compris @Boutetractyxreqs! Pour lui tout n'est que logique, car la logique est pour lui indolore (non douloureux, ou malheureux, parce que le malheur est associé à la douleur). Et tout ce qu'il dira découlera de ceci. Alors, quand il dit que le malheur est un sentiment inférieur il dit ça parce que (toujours pour expiquer ce qu'il dit!) tout le monde est d'accord pour dire qu'il vaut mieux être heureux que malheureux. Ceux qui disent qu'être malheureux n'est pas mal, c'est juste que leur logique ne va pas aussi loin que la sienne. Le malheur est ce qu'il est. Mais tout le monde, dans son malheur, juge qu'il est malheureux, donc il juge aussi qu'il peut être heureux (oui, pas de bonheur= pas de malheur). Si cette personne utilise les mots heureux et malheureux, c'est qu'il impose des notions de "mieux que" et de "plus mal que" ( Boutetractyreqs utilise les mots "supérieur" et "inférieur"). Donc celui qui est malheureux se compare à un état supérieur plat (ni heureux ni malheureux) ou un état supérieur heureux. Donc le malheur est douloureux. Et pour faire mieux encore, celui qui pense que le malheur est une notion supérieure au bonheur, là encore, c'est juste une inversion et dont la logique est la même. Quand il est malheureux (s'il aime!) c'est que pour lui le malheur s'apparente au bonheur, donc ça veut juste dire que ses critères sont inversés, masi qu'il estime toujours qu'il y a un état supérieur (celui qu'il aime) et un état inférieur (celui qu'il n'aime pas). Celui qui me dit: "je n'aime ni n'aime pas le malheur ou le bonheur"...je l'étripe! Non pas du tout! C'est juste que pour cette personne la douleur est supprimée, et donc il est indolore et que le malheur et le bonheur étant égaux, ils n'existent plus. J'ai bon @Boutetractyxreqs?
  3. Et pourtant il en est peu ici qui soient plus clairs, plus simples et plus précis que lui!
  4. Ambre Agorn

    la course impossible

    Vous aviez des doutes? Heureuse que vos doutes s'estompent
  5. Ambre Agorn

    la course impossible

    Tout ce que tu veux, je n'ai aucun droit d'auteur à revendiquer!
  6. Ambre Agorn

    la course impossible

    A mes yeux on dirait un mauvais rêve qu'il fallait exorciser... Mon oreile n'a entendu que les vents qui me poussaient et me repoussaient, car j'allais contre eux J'aimerai avoir ton oreille pour entendre ce que tu écris!
  7. Ambre Agorn

    Le corps et l'esprit

    @Blaquière et @Annalevine J'ai pensé à ceci: et si ce que nous percevons n'est en réalité qu'une partie de nous même? Si on concevait que notre raison avait enfermé notre réalité comme dans une bulle, et nous avait comme séparé en deux. Une partie faite de réalité et de raison, et l'autre tout à fait "irréelle" et non appréciable par la raison. On arrive bien à se dire que l'esprit et la projection de cet arbre sont en quelque sorte irréels, immatériels, insensibles (dans le sens de non percevable par nos sens), mais dont on peut parler parce que nous parlons des effets que cela produit sur notre raison. Quant à parler de l'esprit lui-même, nous ne pouvons que donner une description de son "pouvoir" de ses actions, ou des effets qu'il produit, sans pour autant dire ce qu'il est. Cette bulle nous induit en erreur, et nous repasse en boucle la "réalité" pour maintenir cette même réalité avec notre consentement. Peut-être que cette bulle n'est qu'une minuscue partie de nous (on utilise bien qu'une infime partie de la capacité de notre cerveau, pourquoi ne pas penser que ce même cerveau n'est qu'une toute petit partie de nous-même?). Peut-être que c'est une façon de protéger notre corps physique et notre cerveau que nous avons construit cette bulle, parce que c'était plus facile de se retrouver confiné que d'être immergé et perdu dans un océan d'irrationnalité, ou juste que nous ne sommes pas encore évolués pour sortir de cette bulle. Vous en pensez quoi?
  8. Bonjour Je ne crois pas que @Jane Doe demandait de l'aide, ou que le but soit de dresser son profil. J'ai l'impression qu'elle voulait juste poser une question pour avoir des retours d'expériences, pour ne pas attendre seule, que c'est sa façon à elle de communiquer. Pour vous réponde, @Jane Doe, je ne crois pas avoir suffisemment vécu pour vous répondre. Je n'ai jamais vécu ce que vous décriver, ou en tout cas pas aussi fort. Mais j'ai été témoin de personnes semblant souffrir (je ne sais même pas si c'est le bon mot) de ce que vous décrivez. J'ai vu des personnes qui semblaient tout à fait comme une autre, avec ses souffrances et sa vie, mais qui, à mes yeux, étaient vides (c'est dur d'exprimer ce que je ressens avec des mots rigides!).La seule chose qui les mouvait était la mécanique du semblant de vie, mais je les percevais comme loin, presqu'effacés, innatteignables par des mots, oui vide. Je savais alors que la seule chose qui était en mon pouvoir était de rester avec cette personne, si le "hasard" m'avait mis sur sa route, sans rien dire, sans rien faire et lui laisser l'espace nécessaire dont elle avait besoin. J'ai toujours su si je devais rester ou partir, et à quel moment partir. J'ai cottoyé une aveugle qui l'était devenue subitement par accident. Elle ne voulait rien, ne souffrait pas physiquement, mais rien ne la faisait réagir. Elle ne voulait voir personne, ou en tout cas personne de sa connaissance. La vie m'a jettée à son côté quand je lui en voulais. Je cru bon de traiter la vie de façon sarcastique. Et cette femme m'a parlé d'une façon si froide et si dénuée de sentiment qu'elle m'asséna un coup violent. J'eus été tentée de me fâcher et de la planter là, mais autre chose se passa. Je m'assis à côté 'elle sans rien dire, ni rien faire. Je ne sais pas combien de temps je suis restée. Un moment je su qu'il fallait que je parte. Je suis revenue au même endroit plusieurs jours d'affilée, et à chaque fois je m'asseyais à côté d'elle, sur le même banc, toujours sans rien dire et rien faire d'autre que regarder. Parfois je ne pouvais pas venir, et parfois elle n'était pas là. Mais quand je la voyais je faisais toujours de même. Et puis un jour, quand je décidais de partir, j'ai senti sa main retenir mon bras. Je suis restée tard ce jour-là, toujours en silence. Je suis partie quand elle-même est partie. Je ne l'ai pas revue pendant longtemps et puis un jour je l'ai revue. Et elle a parlé: elle m'a dit merci!
  9. La fois où vous vous êtes présenté face à moi (je ne sais pas ce qui vous a poussé à le faire, d'ailleurs), j'ai tout de suite rejetté votre salut personnalisé: pour moi vous êtes Annalevine qui est ce qu'elle dit ici. Je distingue en vous bien plus que votre genre et c'est tout ce qui compte pour moi. Votre âge, votre profession, votre sexe m'importent peu, seul compte pour moi ce que vous avez à dire. Avec des mots, les vôtres et/ou ceux des autres, je construit sans doute un monde (qu'importe la construction). Mes expériences dans la vie valident ou invalident la place de ces mots. Je dois faire et agir pour donner vie à ce que je vois ici ou ailleurs. Ce monde en construction n'est pas à moi, mais il se fera avec moi. Je sais, parce que j'en ai décidé ainsi, que je dois faire ceci: assembler les pierres pour un résultat qui n'est pas le mien, que je ne vois pas mais qui est parfait, ou en tout cas il est ce qu'il doit être, car je n'en suis pas l'instigatrice, ni aucun homme ou femme d'ailleurs. Vous, vous êtes quelqu'un qui sait, alors je suis là pour vous voler vos pierres! (Merci @ÈléonoreK pour vos exemples, ils me parlent, et je ne crois pas les avoir trahis!)
  10. Il court il court le furet...Et moi aussi! Je suis partie à fond de train, comme si j'avais entendu le choc des dents de la mâchoire de ce tigre se refermant sur mon derrière échappé de justesse Je vole plus que je ne cours, mes muscles et ma volonté sont tendus vers un seul but: échapper coûte que coûte à la morsure cruelle Mes pupilles, dilatées, rendent ma vue plus intense et je fais attention à ne rien fixer pour éviter de rétrécir encore plus ma vision. Le sauvetage ne se fera que si rien ne m'échappe, et tous mes muscles sont mis à contribution. Mes pieds explorent, avec une rapidité surprenante, toutes les aspérités du sol sans pour autant y succomber. Mes jambes frappent presque mon buste courbé et rien n'échappe à mon attention. Je suis une ombre simiesque que l'oubli porte sur ses ailes. L'oubli? Plus rien n'a d'importance que cette course, là, en ce moment unique...et j'en vint même à oublier ce à quoi je voulais échapper. L'oubli. L'oubli? Tout s'arrêta. Ma respiration n'eu pas ces saccades désordonnées que je connaissais avant, quand je courrais pour gagner. Lentement, aussi lentement que ma course avait été rapide, mon esprit refit surface. Ce que j'avais cherché à fuir me revint en mémoire. La mémoire La mémoire et les souvenirs Alors je repartis au triple galop Mon destin, tant que je ne trouverai pas la solution : courrir plus vite que vite Courir plus vite, encore et encore pour que mes souvenirs ne me rattrappent plus...
  11. Je n'ai jamais imaginé une telle chose, bien au contraire, je sais bien que vous n'êtes pas ainsi! Avez-vous oublier votre sens de l'humour? Mais peut-être me suis-je mal exprimée, d'où le malentendu. J'adore le "mépris renvoyé à la tronche", je n'aurai pas pensé à ça! Mais je dois céder à quoi? Vous aussi vous arrivez à me faire rire...car je vous imagine toujours en femme!
  12. Si je jouais avec votre façon de faire je vous répondrai: que m'importe où vous vous trouvez, que m'importe ce que vous me prédisez, que m'importe votre culture, que m'importe vos livres? Je n'ai aucun besoin de tout cela pour vivre, mon clan non plus d'ailleurs. Mais je ne sais pas jouer à votre jeu assez méprisant, et vous dirai juste: Je vous aime bien tels que vous êtes, vous et votre fille, car vous êtes utiles tels quels. Merci
  13. Pourquoi n'arrivez-vous pas à vous extraire des contes pour enfant et leur morale? La seule histoire d'une belle endormie que je lis à mes filles est celle de Gaël Aymon: Conte d'un autre genre. Conte où les princesses prennent en main leur destin, où la vaillance n'est pas toujours du côté des hommes ni la sensibilité l'apanage des femmes. Sinon je leur ouvre les yeux et leur lis la vie dans les arbres et les étoiles, dans leurs yeux et ceux de tout ceux qui nous entourent. Dans mes histoires il n'y a jamais d'homme ou de femme, de morale, de bien ou de mal, il n'y a que des humains qui vivent comme des humains. J'aime aussi la terre, et j'ai trouvé la terre, elle est sous mes pieds. Il n'y a pas de terre qui m'appartienne. Je ne saurait morceler cette terre pour m'en prévaloir d'un seul bout. Elle est moi si je suis elle. Je ne suis pas séparée d'elle. J'en viens et je la porte en moi. Elle m'a fait naître et je la fait naître. Elle est mon appuis le plus solide et les bras les plus tendres qui soient.
  14. Et pourquoi pas? La chaîne ne serait qu'une obligation! Et puis je suis sûre que pour certain, la chaîne serait un bout de liberté! Bon, en fait, je pensais plutôt à l'herbe un mètre plus loin que le bout de la chaîne, donc sans la chaîne! Mais comme dit un peu plus haut, la liberté, pour moi, n'est qu'une façon de voir les choses. C'est pas vraiment palpable, ça passe et il faut être attentif et rapide pour l'attrapper au vol, mais surtout ne pas s'y accrocher...
  15. Mais vous avez fini de penser que tout vient et viendra de nous? Bougez-vous les fesses au lieu d'encore compter sur nous! Libérez-vous au lieu de faire semblant de nous libérer ou de vous faire valloir en nous donnant les soit-disant clées pour nous libérer! Mais de quoi devrions-nous nous libérer? De nos humeurs qui vous font bien suer? De votre lubricité? De quoi exactement? En disant vouloir nous libérer vous essayer de créer des enclaves, mais nous ne vous croyons plus! Nous sommes tellement libres que vous ne nous voyez plus que telles des ombres à posséder et collectionner. Nous n'avons plus rien à perdre, nous ne sommes plus des femmes à hommes, nous sommes des humains: quand vous joindrez-vous à nous? Oubliez vos humeurs qui vous font ramper au sol et levez-vous enfin! (Désolée @InstantEternité que ça tombe sur vous, je n'ai vraiment rien contre vous personnellement! )
  16. Ambre Agorn

    Le corps et l'esprit

    Poser de bonnes questions? Pour de bonnes réponses? Où est l'impartialité pour la justesse d'une réponse? Avez-vous déjà essayé de procéder à l'inverse: avec une réponse, trouver toutes les questions qui pourraient être posées? Les possibilitées sont tellement énormes que l'infini s'y dessine...
  17. Ambre Agorn

    Le corps et l'esprit

    Vous devriez essayer...c'est tout à fait jouissif!
  18. Ambre Agorn

    Le corps et l'esprit

    Puis-je me permettre une question? Oui bien sûre, vue que personne ne saurait m'en empêcher, et que vous avez toujours le choix de me snober ou pas! Ce n'est pas malicieux de ma part, mais je veux savoir... Est-ce que vous aviez en tête la transmission pour ceux qui vous liraient, ou étiez-vous vraiment en train d'avancer pas à pas tout au long de vos posts? Peut-être ne répondrez-vous pas. Qu'importe d'ailleurs. J'ai toujours su que les questions que l'on posait étaient souvent (si ce n'est à chaque fois) une façon d'arriver facilement à la réponse qui, en réalité, est déjà à notre portée. Donc je dirai que je sais déjà la réponse et que ma question est plutôt une vérification.
  19. Le bonheur, s'il n'est pas libre, n'est plus le bonheur. La liberté, si elle n'est pas heureuse, n'est pas la liberté.
  20. La liberté n'est pas une chose atteinte, ou à atteindre, c'est un combat de chaque instant. C'est laisser le moins d'empreinte possible, c'est faire chaque instant comme le dernier de sa vie, c'est croire que tout est important sans pour autant s'y accrocher outre mesure, c'est de toujours être en équilibre.
  21. Je disais juste que la liberté c'est juste une façon de voir les choses!
  22. Ben oui! La suite c'est le mètre suivant! Pourquoi y aurait-il une finalité? Vous pensez que la liberté est une chose à atteindre, une chose à détenir, un but à atteindre?
  23. La liberté, c'est pouvoir manger l'herbe un mètre plus loin que nous le permettrait notre chaîne, non?
  24. L'avantage d'être au fond du trou, c'est qu'on a toutes les chances de remonter, la chance de repartir du bon pied (oui on a le temps de choisir le bon pied!). Le fond du trou est le plus bel endroit: là, tout devient possible, toutes les chances sont à notre portée...sauf si on ferme les yeux et qu'on se replie sur soi. Bonne chance à vous
×