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Loufiat

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Tout ce qui a été posté par Loufiat

  1. Loufiat

    pass sanitaire étendu !

    Bonjour Morfou, merci pour le lien, mais mon interrogation, il est impossible d'y répondre par une position de principe sur les vaccins, c'est une interrogation spécifique sur cette vaccination intégrale dans ce contexte avec ces substances.
  2. Loufiat

    pass sanitaire étendu !

    Perso j'ai été heureux d'apprendre que les personnes fragiles accédaient au vaccin, puis les personnes de plus de 60 ans. Une protection en plus, et momentanément efficace, pour les plus fragiles contre une maladie qui nous met tous à mal depuis deux ans. J'aurais aimé que les pouvoirs publics mettent autant de zèle à tester d'autres solutions. Mais là, nous ne sommes plus dans "une protection de plus", nous sommes dans "la seule solution". Alors que personne n'a la moindre idée de ce que va provoquer la vaccination plus ou moins intégrale de la population étalée sur un à deux ans. Sans parler d'effets secondaires, en termes même de variants, de résultats sur l'épidémie, de pressions de sélection. En général, on te répond : mais c'est justement à cause des non vaccinés que des variants apparaissent. Pardon mais, d'une part, un vaccin efficace à 90%, sur 60 millions de personnes ça fait encore 6 millions de vecteurs, et de toute façon, vous espériez vacciner 7 milliards de personnes en même temps ? Mais vous êtes fous à lier ? En fait, entre l'idée et le résultat, il y a la réalité. Donc, il va y avoir de nouveaux variants adaptés aux vaccins. C'est quasiment une certitude, exactement comme nous savions en réalité qu'il y aurait de nouveaux variants de plus en plus contagieux, il y a un an et demi, quoi qu'aient pu dire et répéter alors les journaux, dont médecins... Aujourd'hui on nous vend un arrêt total de l'épidémie grâce au vaccin et "quoi qu'il en coute." Nous aurons le quoi qu'il en coute, mais j'ai des doutes quant à l'épidémie. Le dilemme pour moi est donc de savoir s'il faut entrer en lutte contre cette campagne ou non... je ne sais pas. Je vais me documenter un peu sérieusement et fermer ma gueule en attendant.
  3. Loufiat

    pass sanitaire étendu !

    C'est quand même stupéfiant. Je ne suis pas si sûr que ces décisions passent au niveau légal et surtout social... il me semble qu'on va au-devant de conflits et d'une accumulation gigantesque de procédures, contestations... Et quand on entend certains souhaiter la contamination et les séquelles à ceux qui ne sont pas vaccinés... il est clair qu'on est dans un délire collectif, un immense mouvement de foule. Normalement, le caractère délirant de l'institution n'apparaît pas de façon aussi nette. Mais là, entre la pression de l'épidémie, la peur, les frustrations et le désir unanime d'une solution qui puisse supprimer tout ça, tous sont poussés aux extrêmes. Les éléments indiquant un lien possible entre vaccination et mutations sont donc irrecevables, toute prudence est folie : au contraire, vite, vaccinons 7 milliards d'individus, tout le genre humain, maintenant, dès que possible. Après tout, les éléments en notre possessions sont suffisants pour dire que... La disproportion, la folie de l'entreprise n'apparaît plus. Il est difficile de se positionner, évidemment. Qu'est-ce qui permet à l'individu de s'appuyer, de résister contre ce raz-de-marée ? Qu'est-ce qui est assez solide pour rester ancré malgré la force du courant ? Rien, l'individu avec ses petits bras ne peut rien, le courant l'emporte. La différence se fait entre ceux qui adhèrent joyeusement au délire collectif, ce qui est toujours possible, et ceux qui le refusent, qui y viennent à reculons. Ceci doit nous servir de leçon pour la suite. Il ne faut avoir aucune confiance en l'avenir. A la moindre difficulté, nous renoncerons à tout. Et il n'y a plus aucun espace qui échappe au camp de concentration administratif. A nous le monde de demain.
  4. Oui eh bien posez-vous des questions parce que la notice d'autorité de la bibliothèque nationale de France dit quant à elle Historienne, spécialisée dans l'étude du Moyen-Orient, de l'Islam et de la condition des non musulmans dans les pays musulmans. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11890524x Faîtes un tour sur Jstor et vous constaterez qu'on y parle d'une historienne et de travaux d'histoire discutés dans des revues d'histoire et présentés dans des séminaires et colloques universitaires. De surcroît il y a des essais (dont Eurabia), des romans, une autobiographie... Quant à la citation extraite de Wikipédia interprétant son travail, il me semble vous avoir connu plus rigoureux et tatillon. Connaissez-vous le fonctionnement de Wikipédia ? Non il n'est pas permis de mettre en doute "vu le conflit d'intérêt" bien que par ailleurs l'expression soit remarquable (quel conflit d'intérêt ?), il est permis de lire et de se faire une opinion à partir des éléments présentés dans des ouvrages qui sont documentés et des discussions auxquelles ils ont donné lieu. Depuis quand pratiquez-vous le procès d'intention ? Quant au "nombre d'attentats" et la suite, j'en suis bouche bée. Eurabia c'est 2004 soit déjà la fin de sa carrière durant laquelle elle n'a cessé de dénoncer l'aveuglement des européens et en particulier des français et d'avertir sur le danger qu'ils n'ont "au mieux" pas voulu voir. Alors que dites-vous ? Que les attentats, que l'escalade à laquelle nous assistons démontre qu'elle s'est trompée ? Mais vous plaisantez ? Et vous en profitez pour glisser une quenelle à l'attention d'Israël dont nous commençons à entrevoir à l'intérieur de nos frontières la pression continue qu'elle subit depuis sa création, notamment du fait de notre politique, française puis européenne ? J'ai bien lu ? Je reprends... nous sommes semble-t-il dans une de ces situations où mensonge et corruption s'entretiennent indéfiniment. Sur le plan politique, peut-on espérer un changement ? (et je ne parle pas d'une enquête sur l'islamo-gauchisme à l'université...) Et sinon, quelle "réponse" reste-t-il aux gens que l'islamophobie ?
  5. Je ne parle pas des reprises par l'extrême droite mais des travaux de l'historienne Bat Ye'or sur la dhimmitude, la politique française puis européenne, qui lui valurent toutes les calomnies imaginables. La référence principale est son livre : Eurabia : l'axe euro-arabe. Quelques extraits de son article "De la dhimmitude à Eurabia" (2014) où elle revient point par point sur les accusations dont elle fait l'objet par le chef de file du courant islamophile, Marc Cohen (le qualificatif Islamophile s'impose étant donné les libertés qu'il prend avec l'histoire) : "" Dans les années 1960, sur fond de prépondérance américaine et de menaces soviétiques en Méditerranée, le général de Gaulle, après la perte de l’Algérie (1962), envisagea de créer un troisième bloc par la construction d’une communauté des nations méditerranéennesCe fut l’amorce de la politique arabe de la France dont l’instigateur et l’organisateur fut Maurice Couve de Murville, ancien haut fonctionnaire de VichyDans sa conférence de presse du 27 novembre 1967, le général mentionne ouvertement cette politique en déclarant que la coopération avec le monde arabe deviendra la base fondamentale de la politique française. Dans ce but de Gaulle chargea son ancien ministre de l’Information, Louis Terrenoire, de construire un réseau de solidarité franco-arabe et de fonder une revue 15. Ainsi fut fondée en 1967 l’Association de solidarité franco-arabe (ASFA)présidée par Lucien Bitterlin et financée par le Quai d’Orsay et des pays arabes. Grâce à ses réseaux d’amitié dans la classe dirigeante – écrit Frémeaux 16 – « cette association est l’organe le plus actif de la cause palestinienne ». (...) En Angleterre une association sœur, the Council for the Advancement of Arab-British Understanding (CAABU), présidée par Michael Adam, se constitua en 1967 Cesdeux associations devinrent les noyaux de la dynamique économique, culturelle et politique qui élabora, programma et procréa en quelques décennies, Eurabia. (...) Le refroidissement franco-israélien s’ensuivit car le soutien à la Palestine et la diffamation d’Israël forgeait la condition sine qua non à tout rapprochement avec le monde arabe. Dès 1969, l’OLP ouvrit une représentation palestinienne à Paris. La première manifestation transeuropéenne et coordonnée de l’idéo-logie eurabienne se constitua formellement lors de la seconde Conférence internationale de soutien aux peuples arabes tenue au Caire (25-28 janvier 1969). Elle réunit des centaines de délégués venus de trente-sept pays et de quinze organisations internationales. Dans son Appel, la conférence souligne que : tous les médias d’informations devraient être mobilisés pour éclairer l’opinion publique mondiale, tenue dans l’ignorance et la confusion par la propagande mensongère d’Israël et ses alliés. Un devoir moral et politique incombe à tous les participants de cette conférence, de révéler la vérité et de la diffuser à travers la presse, la radio, la télévision, par des manifestations, des visites de délégations, et l’organisation de séminaires et de conférences en Occident et dans tous les continents. La conférence émit vingt-trois résolutions. La quinzième est la plus importante, car elle fut à l’origine de la politique euro-arabe et détermina son évolution et ses options durant trente ans au niveau de la stratégie internationale de l’Europe, de ses politiques arabe et anti-israélienne, et de sa politique migratoire méditerranéenne avec l’accueil des immigrés musulmans dans la Communauté européenne. Cette résolution déclare que « La conférence décide de former des groupes parlementaires spéciaux là où ils sont inexistants, et d’utiliser la plate-forme parlementaire pour promouvoir le soutien au peuple arabe et à la résistance palestinienne » [souligné par B. Y.]. En dépit de ses efforts, la France n’avait pas encore réussi à coordonner une politique anti-israélienne au niveau de la Communauté européenne bien que le terrorisme palestinien ait quelque peu érodé cette fermeté. Ainsi durant la guerre d’Octobre 1973, aucun pays européen n’accepta de ravitailler des avions américains militaires transportant des armes en Israël attaqué simultanément par l’Égypte et la Syrie. Mais la défaite arabe et la punition de l’Occident par le boycott du pétrole décrété par la Ligue arabe déclenchèrent aussitôt l’union sacrée des États de la CEE contre Israël. Privés de pétrole, les Neuf reconnurent l’OLP et établirent avec les pays arabes une structure officieuse de collaboration à tous les niveaux.Très vite, car le terrain avait déjà été préparé par la France et les partisans européens de sa politique pro-arabe et anti-israélienne, tous les éléments du fonctionnement d’Eurabia se mirent en place. Il y eut d’abord la déclaration officielle franco-allemande de novembre 1973 et celle de la CEE le 15 décembre 1973 à Copenhague 17. Puis la création d’organes institutionnels officieux chargés d’appliquer et de coordonner la politique eurabienne au niveau européen. Eurabia naquit de cette structure créée par le Comité Eurabia, Comité européen de coordination des associations d’amitié avec le monde arabe. """" Je vous laisse découvrir la suite de l'article qui revient sur les étapes de la mise en place, et les détails de ses recherches, si vous souhaitez, sont dans son livre. Il ne s'agit pas de faire de l'Europe une colonie islamique. Il s'agit de s'allier aux pays arabes par tous les moyens, y compris une politique et une propagande anti-israël, puisque c'est une des conditions posées par ceux dont on cherche à s'attirer les faveurs. Dans un autre article (compte rendu), Bat Ye'Or parle à ce titre du "La France et le naufrage moral de l'Europe". Autrement dit comment l'Europe renie ses valeurs, ou les valeurs qu'elle prétend porter. "Ultime acte de vassalité d’une Europe qui se protège, une fois de plus, par son allégeance au terrorisme. À la mission libératrice de l’homme maître de son destin que lui donna Israël, elle substitue, en se pliant au jihad, le joug de la soumission universelle." L'extrême droite n'a pas créé Eurabia. Nous allons vers un affrontement de plus en plus ouvert et frontal. Il me semble que ces dernières années le démontrent.
  6. La lettre est touchante (surtout la suite), merci pour la référence. Politiquement, mon interrogation est de savoir si l'Europe n'est pas allée trop loin dans le mensonge et la corruption (en particulier la France) pour revenir en arrière. Cf. Eurabia cette "théorie complotiste d'extrême droite"... qui n'en est pas une mais dont il est interdit de parler, sauf pour l'extrême droite. Qui sera prêt à mettre les pieds dans le plat et aura le poids pour faire bouger ces lignes ? Je ne vois pas. D'autant moins que ce sujet est lié à des sujets plus stratégiques, le pétrole en particulier. Nous sommes typiquement dans ces situations où le mensonge et la corruption s'entretiennent sans fin jusqu'à la catastrophe. Le terrorisme et l'insatisfaction grandissante des européens peuvent-ils obliger les dirigeants sinon à reconnaître ouvertement, du moins à changer discrètement leur fusil d'épaule ? Je n'y crois guère. Mais dans ces conditions, quelle réponse reste-t-il à ceux qui voient ce qui est en train d'arriver ? l'engrenage est en place..
  7. On parle de l'islamo-gauchisme à l'université qui nous amène à l'avenir de la nation française et de la civilisation occidentale. Mon point est que le risque que présente l'Islam n'est pas intelligible pour nos compatriotes dans la mesure où ils ne comprennent plus ce qui fait la particularité unique de cette civilisation et de leur héritage (mais que c'est là aussi qu'il peut y avoir résolution). Ils ne voient pas de différence entre la "cosmologie" chrétienne et celle de l'Islam par exemple. Pour eux bien souvent tout ça se vaut, ce sont des questions arriérées et sans importance. Je rappelle les basiques... Le dieu des chrétiens est amour, c'est ce qui le caractérise par-dessus tout. Or l'amour appelle la réciprocité. C'est pourquoi l'homme est libre. Il n'est pas l'objet d'un démiurge arbitraire ni de la fatalité. Les dieux grecs par exemple sont soumis à la fatalité, comme toute chose, et vont vers leur anéantissement inévitable. Pour les chrétiens l'univers ne va pas vers l'anéantissement mais vers l'apocalypse où Dieu départage ce qui tient du néant de ce qu'il retient dans la Jérusalem céleste. Ce dieu-là aime tant l'homme qu'il s'est incarné dans l'histoire et son refus de la puissance, qui est le signe de cet amour, a été éprouvé jusqu'au bout, au point qu'il s'est laissé tuer par et pour l'homme, pour tous les hommes. C'est anti-naturel, stupéfiant au possible pour un être humain ou du moins des civilisations méditerranéennes dont l’appétit de puissance est la caractéristique fondamentale. Mais le fait est qu'à partir de là l'occident chrétien est placé dans un certain rapport problématique à la liberté, l'autre, l'histoire et l'avenir. La contradiction du naturel et du révélé appelle une éthique qui va éventuellement dégénérer en morale mais jamais au point de recouvrir totalement le cœur du message qui est la "bonne nouvelle", la liberté par la grâce et le salut universel. Les français bien souvent ne font pas de rapport entre leurs manières d'apprécier les choses et cette "cosmologie", qui pourtant est direct. Ils ne voient pas le rapport entre christianisme et capitalisme, entre christianisme et progrès. Ils ne voient pas non plus de différence entre une éthique et une morale par exemple, quand il leur arrive de croiser ces machins là. Et c'est à la faveur de ces confusions que les tendances les plus agressives de l'Islam peuvent progresser incognito voire avec la bénédiction de certains progressistes et que que nous tombons dans les contradictions les plus crasses. C'est parce qu'elle ne voit pas, au-delà de l'antiracisme, ce qui pourrait se jouer de plus fondamental que @January veut lire dans l'évolution du rapport à la laïcité des lycéens le signe d'un progrès à venir alors que tout indique que cette évolution joue principalement pour l'Islam, que le facteur explicatif est là. La vraie question que pose la Ministre, avec toutes les réserves déjà faîtes, c'est donc à mes yeux la responsabilité des élites intellectuelles françaises dans cet aveuglement général, dans cette perte de repères. Sans cet aveuglement, si ces choses étaient à peu près correctement en place, les manipulations que tu dénonces ne pourraient pas tenir, elles n'auraient pas de prise. Mais tu fais erreur et je ne comprends plus tes messages précédents si tu penses que ce "complexe" que j'essaie de pointer regarde uniquement les suivistes. Les intellectuels ont été en pointe en France. C'est là que je te rejoins partiellement sur la critique des sciences sociales. Je ne nie pas qu'il y ait des réseaux d'influence et de la corruption pure et simple, ni l'intérêt de les dénoncer et de chercher à les contrer. Mais tout ça repose et joue sur notre ignorance. Et là l'université en effet n'a pas tenu son rôle. Il y a bien un échec sur le plan intellectuel dont il faut essayer de tirer les leçons. Mais pas à l'emporte-pièce. Désolé c'est affreusement long et lent... tant pis je laisse
  8. Oui mais ça n'a rien d'une découverte. L'histoire européenne depuis la conversion de l'empire romain est une dialectique entre la matrice chrétienne et les puissances politiques en présence, dont Rome à partir du moment où elle devient elle-même une puissance politique. Le monde féodal active certains aspects de la révélation chrétienne, le monde moderne en active d'autres. Les circonstances ont changé. Mais l'égalité couve dans la matrice depuis le départ, il suffit de lire les évangiles (ce qui n'était pas donné à tout le monde, dans l'ancien monde, avant l'imprimerie, etc.). Non le fond européen est chrétien, gauche comme droite. Mais la gauche en France a la particularité de refouler ce fond particulièrement violemment, en ne se donnant pas les moyens de le penser, de comprendre qu'elle est pourtant dans sa continuité.
  9. L'histoire américaine est dès le départ le développement de rapports raciaux. En France si des influences passent elle ne débouchent sur rien d'équivalent. Ce pays parle décolonisation, immigration, intégration, égalité, laïcité, "justice sociale" mais de la revanche sur les blancs, du "privilège blanc" ou de la "fragilité blanche" ? Après qu'il y ait dans divers milieux une haine des français prompt à saisir toute justification, ça ne fait pas de doute mais ça ne peut pas avoir le même sens. Sauf dans les territoires ultra marins on a globalement regardé BLM comme une curiosité en oscillant entre enthousiasme et inquiétude. Au total gauche et droite américaines donnent le même sentiment de parasiter le débat. Si ton diagnostique était bon on aurait dû assister à une explosion. Non le problème en France est davantage dans la relation à l’État et à l'héritage judéo-chrétien. Il existe un populisme de gauche très ancré et une idéologie totalitaire mobilisatrice utilise ce populisme comme pointe et paravent pour progresser. C'est ce problème l'"islamo-gauchisme". Et le fond intellectuel de ce problème c'est encore l'héritage chrétien qui nous enferme dans la mesure où on le méconnaît. La matrice européenne et en particulier française est là jusqu'à preuve du contraire. C'est cet héritage qui détermine l'humanisme et ses contradictions, qui traverse aussi bien l'antisémitisme traditionnel que la gauche révolutionnaire bien qu'elle s'en défende. Nous avons affaire aux suites incessantes des perversions du christianisme. Les "gauchistes" conspuent cet héritage alors qu'ils en sont imprégnés de fond en comble. L'égalité, la liberté, l'amour, la tolérance, le progrès et toutes les valeurs sur lesquels tomberont d'accord tous les frères et sœurs en humanitude sont des héritages chrétiens qu'ils ne parviennent pas à penser, qui forment des tabous. D'où aussi cette petite musique de fond "crucifiez moi" et la fascination devant un Islam drapé dans l'aura sacrée de la victime. Je pense que tu es trop centré sur les US. Edit : maybe later pour ce qui concerne les sciences sociales là j'ai pas le courage.
  10. Les variations du terme sont quand même importantes. (J'ai lu entre-temps les échanges depuis mais je laisse.) En 2004 Georges Gachnochi psychiatre de son état publie "De l'antisémitisme traditionnel à l'islamo-gauchisme". Tu vois quelle filiation il interroge : "de l'antisémitisme traditionnel à...". La question à l'époque pour lui c'est comment la gauche peut ne pas voir la contradiction à soutenir idéologiquement une puissance religieuse portée par des régimes dont les projets sont explicitement génocidaires pour substituer Israël à la place du bourreau, sur qui pèse la menace immédiate de ces régimes. C'est le carton plein de la propagande pro-palestinienne dans l'opinion française, ce sont les répercutions dans les nouvelles générations de la mémoire de la Shoah devenue "obligatoire" sur quoi s'est surajoutée la décolonisation dans un contexte plus général où l'Islam se présente et avance partout comme la religion des saintes victimes, y compris pour l'Eglise catholique alors que la situation des juifs et des chrétiens se dégrade rapidement dans le monde arabo-musulman. C'est ce retournement qui l'interpelle. L'islamo-gauchisme n'est pas une concordance visant la destruction des français mais hostile à Israël tout en favorisant l'avancée de l'Islam en France avec ses conséquences prévisibles. En 2021 nous voilà plus avancés, le visage de l'Islam a changé, la fiction ne tient plus et on cherche à exorciser la République. Mais qui a laissé entrer le loup ? Et on pointe l'islamo-gauchisme qui perd sa référence à l'antisémitisme traditionnel et permet de faire tomber la pomme du côté de la gauche en général. On en est là où tu veux m'expliquer que les gauchistes c'est-à-dire à peu près la moitié du peuple depuis les années 60 veut la destruction de la France parce qu'ils haïssent les français, ils veulent les exterminer dans des camps de concentration. Y a quand même une couille dans le potage. Les sciences sociales ne se limitent pas aux études de genre ni post-coloniales. Le gros de la masse ce sont les études techniques qui répondent à des besoins de collectivités, institutions ou autre de connaître telle population, telle évolution dans les pratiques, les opinions, les usages... Ce qui a été la grande influence américaine depuis l'après-guerre : en France on avait de grandes théories critiques de la modernité et des intellectuels qui arrivaient à la sociologie par la philosophie, l'histoire... Tandis qu'aux US s'était développée surtout une science de l'enquête. Après la guerre les échanges se sont multipliés et les français sont entrés dans une inflexion plus pragmatique avec des théories de moins grande portée. Influence américaine que reflètent les programmes de licence de sociologie aujourd'hui, à Toulouse par exemple : Première année : 2eme année : 3eme année : Où tu peux constater que la sociologie du genre est une option parmi cinq autres proposée en troisième année au premier semestre. Ce n'est pas la première fois qu'on m'oppose sur ce forum cette contradiction franchement débile que la sociologie nierait qu'il y ait des hommes et des femmes ou qu'elle ne prendrait pas en compte le biologique. La biologie n'est pas son domaine, la sociologie s'intéresse à ce que signifie être un homme ou une femme dans telle ou telle société, catégorie, communauté etc., dans la mesure où c'est variable. Elle n'exclut pas le biologique évidemment. Je n'ai pas compris à quoi tu fais référence avec cette question d'hormones et de nutriments, tu veux préciser ? Si tu veux dire qu'une société dans laquelle on est mieux nourris est une société dans laquelle les individus sont généralement plus en forme, a-t-on vraiment besoin de la sociologie pour faire ce lien ? Et tout ça a cause de la sociologie... C'est vrai qu'elle pèse si lourd dans le débat public. Qui n'a pas lu l'intégrale de Marx, Bourdieu, Levi-Strauss, Foucault et tous les autres.. ! Mais ôtes-moi d'un doute : qui tire les ficelles, qui construit une guerre civile en France en opposant les arabes aux blancs ? Sur le fond passons les outrances qui après tout sont de bonne guerre. Ce qui est stupéfiant c'est à quelle point l'Université comme centre intellectuel n'a pas vu ou voulu voir. Et ce n'est pas qu'une question de gauchisme. Médiocrité et corruption sont les mots d'ordre. On ne peut pas faire l'économie d'une analyse plus en profondeur comme proposée par Ellul (Trahison de l'Occident, 1974). C'est toute la recherche qui est concernée. Nous sommes incapables de prévoir ou quand on le fait, ça reste lettre morte. La bonne sociologie n'a aucun poids, très peu de prise. Pourtant des gens, des chercheurs ou intellectuels ont bien compris dès les années 80 le risque que représentait l'Islam et l'engrenage qui allait se refermer. C'est une faillite totale qu'un truc aussi énorme ait été "refoulé" par le fonctionnement normal de la recherche.
  11. Le soucis c'est que la lutte contre les discriminations ne constitue pas un "projet de société" et à terme c'en est la négation. Agir et penser c'est toujours discriminer, on ne peut pas faire autrement. C'est le piège où on se trouve à devoir discriminer qui discrimine... mais avec bonne conscience. On ne sort pas si facilement de la police de la pensée. Perso je suis très peu confronté à des problématiques raciales, je n'encourage personne à adopter ce prisme et ne subit pas de prosélytisme sauf type religieux, en l'occurrence musulman, et le féminisme. Je vis pourtant dans le 94 et suis amené à travailler avec des gens de tous horizons. Ces problématiques me semblent un peu... surfaites. Les contrôles sont davantage un problème d'apparence et de comportement à mon avis que racial. Un blanc habillé en wesh sera contrôlé comme les autres. C'est le revers d'une culture de la violence que les intéressés doivent être prêts à affronter. Par contre il est vrai que des connaissances plus basanées sont presque systématiquement contrôlées, non parce qu'elles auraient une quelconque apparence menaçante, mais parce que ce sont des arabes. Et c'est tout. Je comprends que ça les gonfle et ils ont bien le droit de le dire. Quand tu vas chercher ta fille à l'école et qu'une fois par semaine le même flic te contrôle sur le même trottoir, t'as le droit de lui expliquer que ça t'amuse plus, en bon français.
  12. Tu sais (ou pas) que j'apprécie que tu tranches en étant synthétique. Mais le sujet est l'enquête demandée par Vidal qui va porter sur les universités et pas sur les médias. Mon observation est que nous sommes dans la manœuvre et la propagande. Mme Vidal désavouait publiquement Blanquer il y a quelques mois quand il a utilisé le terme. Je suppose qu'on lui a demandé de changer d'avis et de le faire sur cnews. C'est pourquoi il m'étonne de voir des personnes habituellement plus critiques se mettre à faire le service après-vente. J'en suis stupéfait. Je croyais que le bitcoin était porteur, la politique est bien plus simple encore. Tu estimes que ce n'est qu'un outil de campagne. Une phénomène comme BLM est bien plus large, compliqué, chaotique. Que la propagande structure de part en part ce mouvement, c'est la conséquence inévitable du monde dans lequel nous vivons : la forme de l'espace public est la propagande. Ce qui ne signifie pas que BLM est téléguidé ou se réduit aux tentatives de le téléguider. Il en est allé de même pour les gilets jaunes, il en sera de même pour tout phénomène émergent dans ce contexte. Quelle est la sortie de cette situation ? Peux-tu développer sur ces sociologues ? C'est quoi une démarche scientifique ? Ce n'est pas que ça n'a aucun impact, c'est que ce n'est pas de la propagande alors tu dis : ça n'existe pas. Et je veux bien croire que ça n'a pas d'effet constatable pour toi. Mais ça existe. Et ça peut être saisi dans le débat public mais alors ça prendra la forme de propagande. C'est bien plus évidemment, mais ça intéresse moins que d'encapsuler dans une phrase bien sentie qui fera son effet. Les sciences visent à connaître le réel, elles admettent que la réalité mérite d'être connue. Les sciences sociales trouvent leur motif dans le fait que la société ne soit pas ou plus connue de soi. Ce n'est pas par hasard qu'elles émergent avec la modernité et accompagnent la constitution de l'espace public. Espace public comme expression et régulation par la parole des valeurs dont l'affrontement opère finalement dans le politique. Les sciences existent comme réalités institutionnelles dans la mesure où le politique reconnaît ou concède que la réalité n'est pas connue et mérite de l'être. La propagande repose sur un autre jugement, en fait une absence de jugement, un suicide du jugement. C'est l'effet qui compte. L'erreur est de croire que cet effet reste subordonné à une fin particulière. J'ai vu un documentaire qui m'a frappé et j'en parle avec passion. La naïveté est de croire que j'en parle pour son sens. Si j'en parle c'est pour répercuter l'effet qu'il a eu sur moi ; le sens en est seulement l'occasion. Toutes les techniques de com, les médias dans leur être même sont subordonnées à cet fin : augmenter l'effet. Mais plus l'effet est puissant, moins le sens est maîtrisé, et moins le phénomène peut correspondre à une finalité particulière. Plus la propagande prend d'envergure, moins le sens et le jugement peuvent s'exercer. Oui la France est certainement malade d'une haine de soi singulière. Mais que vient faire la socio là dedans ? Tu veux parler sciences sociales mais tu en reviens toujours à journalistes, plateaux tv, réseaux sociaux. C'est un "narrative".
  13. Oui l'argument se retourne comme une crêpe. Au fond, Fassin place les racismes relativement les uns aux autres, et se pose en décideur de ce qui est grave ou non. Il est à noter quand même qu'il répond à un article qui revient sur le fait que la justice ait retenu l'injure à caractère racial comme circonstance aggravante dans le cas d'une agression ("sale blanc"). Fassin ne décide pas dans ce pays. Je suis d'accord que c'est malhonnête et tendancieux.
  14. Ton argument est rigoureusement le même que celui de Fassin, selon lequel il n'y a pas un racisme anti-blanc (ou anti-noir) en France aujourd'hui de même nature, également constatable, que celui dans le sud américain jusque dans les années 70. Simplement, tu fais semblant que Fassin répondait oui à la question "les blancs sont-ils racistes contre les noirs" alors qu'il répondait non à la question "y a t il un racisme anti-blanc en France aujourd'hui". Le reste... Pour avoir assister régulièrement aux jurys d'attribution des contrats doctoraux dans une école doctorale de sciences humaines, tu amplifies de façon totalement disproportionnée, à mes yeux, l'influence américaine, qui d'ailleurs n'en est pas une puisque les critiques sociales américaines (minoritaires !) sont biberonnées à la French theory. Courant que l'on pourrait parfaitement mobiliser pour analyser, par exemple, la construction de la condition des populations non-musulmanes en terres musulmanes. Cela te semblerait-il devoir être nécessairement le fait de menteurs, idiots ou corrompus, parce qu'il s'agit d'un courant qui s'est d'abord structuré en France ? Je ne peux que souligner le caractère sinon délirant en tout cas très immodeste de ta déclaration que personne ne travaille sur les populations maghrébines. Que les universitaires t'ont-il attendus, pour s'intéresser au monde méditerranéen plutôt que de vivre constamment tournés vers les US, leur histoire, leurs problématiques... (le racisme anti-blanc n'est-il pas par excellence une problématique importée ??) As-tu la moindre idée de l'intensité des échanges universitaires entre pays d'Europe et du Maghreb sur des problématiques économiques, démographiques, sociales, culturelles, religieuses, techniques... ??? Que reste-t-il de valable ? Les "névroses" typiquement françaises sont d'une autre nature que celles américaines ; nous avons manifestement un problème avec la religion (et avec la science, la "raison"), ça a été et ça reste l'échec majeur de la Révolution et de notre entrée dans la modernité. Et ce qui est révoltant, c'est l'introduction artificielle de catégories raciales dans le débat public (du fait de l' "islamo-gauchisme" ??????) et la désignation systématique du blanc en particulier hétéro mâle et chrétien comme coupable de tous les maux de la terre (ce que ne fait pas Fassin, du reste). Ok pour ça. Tu estimes qu'il y a en France un racisme anti-blanc de même nature, également constatable, que le racisme dans le sud américain évoqué par Fox ? Fassin s'en tient à ce qui est constatable au niveau sociologique à l'instant T, dans la généralité. Il est couard !
  15. Je ne connais pas bien les travaux de Fassin, il s'agit d'un court extrait d'une interview, soit une participation au débat public (en tant que chercheur). A ce niveau, pour moi, Fassin fait preuve de mauvaise foi, quoi que ses propos soient justifiés (on observe bien statistiquement les tendances qu'il souligne, et on comprend bien l'idée que l'insulte et la violence à caractère racial puissent avoir ou non un caractère "systémique"). Il accentue un phénomène qui est sinon terminé, sur le déclin depuis des décennies et il atténue sciemment (voire excuse !) un phénomène qui au contraire monte en puissance. Après, il faudrait regarder en détail ses travaux, et plus seulement tel fragment d'une interview, pour se prononcer plus en avant : je ne peux pas. Mais je ne vois pas que Fassin face ici dans la pure opinion. Il y a bien une posture (débat public) et il l'étaie avec des arguments auxquels on peut opposer d'autres arguments. On ne demande pas autre chose à un chercheur qui intervient dans le débat public.
  16. Il faut apprendre à lire. Je disais : le propos de Fassin s'expose à la contradiction. Et tu entends démontrer ma malhonnêteté et mon erreur, en contre-argumentant, c'est bien ça ? Reprends calmement, tu veux ?
  17. Désolé, mais j'ai rien compris. Est-ce que tu peux évacuer l'ironie (je crois ?) et poser calmement ? Tu veux dire que le racisme ce n'est pas les 3 points évoqués ? Mais où Fassin a-t-il dit que ça se réduisait à ça ? ce sont des exemples qu'il prenait.
  18. Tu as raison mais ce n'est pas contradictoire dans la mesure où Fassin (que tu cites) situe son propos dans la généralité : on vérifie statistiquement que le facteur ethnique joue dans les embauches, dans l'accès au logement, etc. Après ponctuellement on trouve toujours le contre-exemple, etc.
  19. Oui mais quelles sanctions ? Sur l'exemple que je vous ai donné.
  20. Il y a quelques années une jeune géographe de ma connaissance a été (presque) empêchée de prononcer une conférence sur une espèce animale exotique invasive en région parisienne. Les militants dénonçaient l'association de "exotiques" et "invasives" à cause de l'analogie possible avec des populations humaines. Mais il s'agissait de militants, pas de chercheurs. Sans doute étudiants d'ailleurs pour certains. Comment voudriez-vous pénaliser ceci ? On ne peut que taper sur les doigts. Après, pour moi il y a un vrai sujet de société, dans le durcissement des opinions, l'espace public, etc., mais qui dépasse de loin ce sujet. Et sur le plan théorique et des valeurs, le post-structuralisme, la French theory qui a eu un tel succès outre Atlantique, a fait des ravages. Mais c'est sur le plan théorique, universitaire et académique qu'il peut y avoir un dépassement. C'est difficilement pénalisable.
  21. Bah (je me permets), Fassin avance des arguments quand il dit que : " dire qu’au fond, traiter de “sale Blanc” ou traiter de “sale Noir” c’est la même chose, c'est faire comme si quand on dit “sale Blanc” ça résonnait avec toute une histoire, avec toute une expérience sociale ordinaire et avec tous les discours politiques. Je n’entends pas de discours politique anti-Blancs, je ne vois pas de discrimination à l’embauche ou au logement pour les Blancs, je ne vois pas de contrôle au faciès pour les Blancs. Donc les expériences sociales ne sont pas les mêmes pour tout le monde." C'est un discours qui s'expose à la contradiction. On peut trouver, éventuellement montrer de la discrimination à l'embauche ou au logement, et des discours politiques. Et on peut lui reprocher la vision statique, quand d'une part les débats se racialisent de plus en plus (avec la complicité de certains théoriciens) et que d'autre part la population dite racisée augmente en nombre et en influence.
  22. Vous voudriez pénaliser certaines opinions comme ça a été fait pour le négationnisme ?
  23. Bonjour Lionel, "Sciences" ou "disciplines", quelle importance ? Maintenant, il serait problématique de dénier à la discipline qui pourrait se charger de faire cette étude sur l'islamo-gauchisme, la capacité d'y parvenir. Soit on veut que cette étude soit menée et c'est la sociologie qui peut s'en charger ; soit la sociologie ne peut rien éclaircir et il n'y a rien à espérer de cette étude. Personnellement, par "islamo-gauchisme" je comprenais intuitivement la dénonciation d'une tolérance qu'on juge aveugle voire coupable des gens plutôt de gauche, vis à vis de l'Islam. Ce qui pour moi faisait sens. Maintenant, peut-être est-ce une compréhension trop partielle et en fait, par islamo-gauchisme, on se contente de mettre en parallèle ce qu'on estime être en soi deux fléaux : l'islam et la gauche, sous toutes leurs formes ? Ou bien, s'agit-il au contraire d'être bien plus spécifiques et de viser des réseaux d'influence voire de la corruption ? Bref, je suis curieux de voir comment les chercheurs vont se dépatouiller avec ce merdier...
  24. Pardon, Jacky, mon message était peu clair, je rebondissais sur ce que tu écrivais sur les accusations en série en ce moment, que ça t'inspire de la méfiance et qu'il faut prendre garde aux calomnies. Certes, mais il est arbitraire (et éventuellement calomnieux...) de déclarer la plaignante coupable, autant que l'accusé.
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