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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. L’homme ( et la femme), l’humanité en général se distingue du monde animal par sa volonté de conquête. Il sort d’Afrique et explore d’autres continents. Il vogue sur les océans, risque sa vie, il va toujours au delà. Mais vous avez raison : cette puissance en action, cette volonté d’aller toujours de l’avant, est le fait d’une élite, elle est le fait de l’aristocratie, les meilleurs. Vos enfants, sans vous en rendre compte, vous faites tout pour leur donner des moyens d’action. Ils intégreront l’élite si vous acceptez de les laisser libres de leur mouvement. Vous avez votre itinéraire. Vous êtes satisfaite de votre itinéraire. Vous vous arrêtez où vous êtes. Et pourtant, sans même que vous vous en rendiez compte vous portez vos enfants vers la conquête. Vous pensez que ce que vous faites avec eux a pour but des les sécuriser. Mais ils vous déborderont et votre volonté de maîtrise sera mise à mal. Il va falloir, un jour, renoncer à votre désir de maîtrise. Ils partiront du lieu où vous êtes arrivée pour aller plus loin. Les meilleurs vont toujours plus loin. Vos enfants iront plus loin. C’est mon intuition quand je vous lis. Vous ne savez pas que vous êtes une conquérante. Vous êtes différente.
  2. Il y a les combats de défense et les combats de conquête. Vous regardez derrière vous, vous venez d’un pays pauvre et vous voyez tout ce qui est conquis en France. Pourtant quelles que soient les conquêtes réalisées il y a cette énergie chez l’être humain de continuer à conquérir, de ne plus regarder derrière mais de regarder devant. Les combats de défense consistent à conserver les avantages acquis. Vous êtes telle que j’aimerais vous communiquer le désir de vous lancer dans des combats de conquête. Et d’ailleurs vous les menez ces combats de conquête. La conquête sociale : faire le lien, établir des chemins de communication entre cultures différentes, c’est ce que vous faites. Trouver le meilleur enseignement possible pour vos enfants afin qu’ils aient les armes pour avancer sur de nouveaux chemins : c’est la conquête pour eux des moyens d’action. D’autres conquêtes possibles plus vastes : œuvrer pour que l’énergie du peuple se coordonne avec l’énergie de l’élite. Répondre aux désirs actuels du peuple quand à la sécurité et à la limitation de l’immigration afin de rassembler derrière soi son énergie. Répondre à son désir d’être mieux représenté en œuvrant pour la proportionnelle, en rendant possible le référendum d’initiative populaire sur des sujets convenus entre l’élite et le peuple. Lorsque le peuple et l’élite seront à nouveau unis alors ouvrir de nouvelles voies afin que la nation se mette en mouvement, le mouvement et l’exploration est le propre de l’humain. Bref je suis en train de vous soumettre le mythe de la terre promise comme mythe générateur de mouvement : la marche éternelle vers une terre toujours sise au-delà,
  3. Si je comprends bien ce que tu écris tu penses que la pensée d’extrême droite est la pensée non des territoriaux ( ceux qui se sont enracinés depuis longtemps sur le territoire provençal) mais des nouveaux venus, ceux dont tu dis qu’ils ont l’esprit colon. Si c’est cela que tu observes dans les faits c’est étonnant. Ça ne correspond pas aux analyses des commentateurs autorisés ( parisiens la plupart du temps). Quand j’analyse le vote de mon « village » devenu une ville de 8000 habitants dans la plaine de Montmorency il appert que cette commune où vit plutôt des classes sociales aisées vote en grande partie FN. Ce qui ne laisse pas de me surprendre. Un peu comme chez toi. J’entends partout dire que le vote FN est surtout celui des classes dites populaires. Mais ici manifestement le vote FN est celui des citoyens aisés. Probablement comme tu dis celui des nouveaux venus. Il est possible que je me trompe, que l’attachement au territoire n’engendre pas la pensée d’extrême droite classique. Il est vrai que le phénomène historique nazi brouille les analyses. Comprendre la flambée nazie est finalement difficile.
  4. En définitive, si je fais une synthèse de mes observations, il existe en France une classe, que je nommerai la classe politique, qui détermine la politique du pays. Cette classe comprend les élus, les membres des partis, mais aussi les commentateurs politiques dotés d’un pouvoir médiatique. C’est au sein de cette classe qu’existe la démocratie. Ils débattent entre eux et font des propositions. Ces propositions sont construites à partir de leur propre vision du monde. Cette vision du monde tient compte des souhaits du peuple mais ils soumettent ces souhaits à leur vision du monde. Au sein de cette classe il y a bien entendu des divergences. Des oppositions, des concurrences. C’est le peuple alors qui est sollicité pour choisir entre les divergences. Par le vote. En aucun cas le peuple vote pour ses propres propositions. Cette classe politique choisit les voies qui doivent selon elle etre suivies par la nation et les propose au peuple. Les démocraties occidentales sont donc des régimes aristocratiques qui diffèrent néanmoins des régimes aristocratiques des Républiques de Venise ou de Genes en ce que dans ces républiques l’aristocratie imposait ses vues, alors qu’ici l’aristocratie propose ses vues. Le fait de proposer plutôt que d’imposer oblige l’aristocratie ( nos démocraties) à tenir compte dans une certaine mesure des désirs du peuple. Cette certaine mesure varie d’un pays à l’autre. En Angleterre les désirs du peuple sont considérés. L’aristocratie en tient compte. En France les désirs du peuple sont méprisés. L’aristocratie tend à les ignorer.
  5. C’est un rapport de force. Certains parviennent à imposer leur bien et leur mal par la force ou encore par la séduction, qui est encore un rapport de force. La violence règne sur le vivant.
  6. Je n’ai pas de problème. J’essaye d’être lucide. Je ne m’interroge pas sur le mal et le bien en soi je m’interroge sur : qui dit le mal et le bien, en France, et qui a le pouvoir d’imposer son mal et son bien. Après tout cela revient à s’interroger de manière plus pratique ainsi : qui fait les lois ? Je m’aperçois que j’ai toujours pensé que nous étions en démocratie alors que ce système n’a jamais existé en France. Cela ne signifie pas que j’ai un problème, cela signifie que j’essaye de faire un constat lucide sur la réalité politique vécue. Cela ne signifie même pas que je critique le système politique réel qui existe en France, cela signifie qu’il est nécessaire d’abord de sortir de l’idéologie pour observer la réalité. Vous utilisez mes réflexions pour dérouler un discours qui n’a rien à voir avec le mien. Pourquoi pas, mais alors vous devriez vous affranchir de mon propre discours, ne pas me citer, et exposer vos idées en toute autonomie.
  7. La monarchie, le monarque ne disait pas le mal et le bien. Ce rôle était dévolu au clergé ( catholique en France). C’est l’Eglise qui conférait au roi sa justification divine. Afin de justifier sa légitimité face au peuple. C’est pourquoi les rois sollicitaient en France mais aussi dans le Saint Empire l’onction du pape. Pour assoir leur autorité sur le peuple ( même Napoleon sollicita l’onction du pape). Mais le mal et le bien continuaient d’être dits par le clergé catholique. Dans le système monarchique, fondé sur l’inégalité, ce mal et ce bien s’imposaient au peuple pas aux nobles. Lesquelles devaient répondre à d’autres impératifs ( l’honneur selon Montesquieu, mais l’honneur avait alors un sens différent de celui d’aujourd’hui). Quand la monarchie passa à l’absolutisme avec Louis XIV alors il commença à y avoir transfert de compétence. Le despote commença à dire le bien et le mal. Cela s’aggrava avec les louanges des philosophes des Lumières pour le despotisme éclairé. Lentement le despote commença à se substituer aux prêtres pour dire le bien et le mal. Un bien et un mal qui lentement ne participa plus de Dieu mais de l’Idée ( la Nation, le peuple souverain, en tant qu’Idées) Cela dit je ne dis pas que le système de gouvernement aristocratique qui gouverne la France depuis des siècles est mauvais en soi. Il fait même partie de la culture française. Toute personne qui fait de la politique ou du syndicalisme estime légitime en France d’essayer d’imposer ses idées au peuple considéré comme une masse un peu conne. Pas un seul politique ou syndicaliste en France pense que les désirs du peuple sont à prendre au pied de la lettre. Tous pensent qu’il faut éclairer le peuple, lequel vit forcément dans l’obscurantisme à cause de sa position sociale subalterne. Ce sentiment est profondément ancré en tout responsable. Le problème ne vient pas de notre système aristocratique de gouvernement il vient de l’écart croissant entre le mal et le bien des politiques et syndicalistes et le mal et le bien ( plus ou moins consciemment exprimés) par le peuple.
  8. Le mal et le bien sont ainsi déterminés désormais par les politiques. La séparation de l’Eglise et de l’Etat, en France, a finalement conduit à un transfert de compétences. Le mal et le bien ne sont plus dits par l’Eglise mais par le politique. Nous sommes toujours dans une confusion entre la religion et la politique sauf que c’est désormais le politique qui a absorbé le religieux. La laïcité à la française est en fait une lutte entre religieux ( ceux qui disent le bien et le mal, d’où découlent les lois), entre les religieux qui se réclament de Dieu et les religieux qui se réclament de l’Idée. Ce retour de l’Idée non seulement en France mais en Europe occidentale continentale semble annoncer le retour de l’antique culture grecque. C’est un retour aux sources pour cette Europe. Il s’agit de s’affranchir du monothéisme pour retrouver Platon. Le problème c’est que, autour de l’Idée, s’est constitué un nouveau clergé qui utilise les mêmes méthodes que les clergés des monothéismes : l’autoritarisme. Le nouveau clergé en France c’est le politique. Comme en Grèce antique. Le politique, en France comme en Europe occidentale continentale constitue ainsi la nouvelle aristocratie ( au sens grec ). La démocratie existe au sein de cette nouvelle aristocratie, mais seulement au sein de cette classe sociale. Les divisions au sein de cette aristocratie sont portées devant le peuple dont le seul pouvoir n’est pas de choisir son destin mais d’arbitrer entre des idéologies qui, le plus souvent, lui sont complètement étrangères. Le peuple est donc réduit à un rôle passif, à un rôle de spectateur, dont le seul rôle est d’applaudir ( voter oui) ou de huer ( voter non). Quand deux troupes au sein de l’aristocratie politique s’affrontent alors le public est prié de choisir la troupe la plus plaisante par le moyen du vote. Le vote consiste donc à choisir entre des acteurs pour lesquels les aspirations du peuple sont totalement secondaires. Ce type de gouvernement ( au sens de Montesquieu) n’est pas la démocratie, c’est ce que Montesquieu appelle le gouvernement aristocratique qui est, aux yeux de ce philosophe, un gouvernement de type démocratique réservé à un petit nombre de personnes. Sauf que du temps de Montesquieu dans ce gouvernement les différends au sein de l’aristocratie étaient réglés sans recours au vote populaire. Notre système politique, en France est ainsi un système aristocratique, au sens de Montesquieu. Il semble que ce système aristocratique de gouvernement a toujours existé en France. Au cours de l’histoire il est passé pour assoir ses fondations de Dieu, à l’Etre suprême et enfin à l’Etre assimilé à l’Idée. Dans le cadre de l’Idée il existe l’idée du peuple souverain. Dans ce cadre là le peuple est une Idée qui n’a rien à voir avec le peuple réel. Le peuple réel doit tendre vers l’Idée du peuple souverain définie par l’aristocratie actuelle. Montesquieu explique comment les différents types de gouvernement finissent par se dégrader. Je ne me souviens plus comment il explique la dégradation du gouvernement aristocratique. Ce type de gouvernement, en France, est en train de se dégrader. Pourquoi ? Parce qu’il semble que le mal et le bien définis par l’aristocratie s’écartent de plus en plus du mal et du bien définis par le peuple. Il y a opposition religieuse entre l’aristocratie et le peuple en appelant religion l’activité qui consiste à définir le mal et le bien. Cette opposition a le même caractère que les guerres de religion.
  9. Il est rare que vous disiez des conneries. Au contraire même, et je suis toujours attentif à vos propos.
  10. Oui c’est vrai. Mais les fêtes juives c’est itou. Et même la pâque chrétienne ne tombe pas le même jour tous les ans. Mais c’est un dimanche. Ils ne le demandent pas, ils s’imposent. Le jour du grand pardon les juifs ne travaillent pas sauf en cas de force majeure.
  11. En vous lisant, concernant les jours fériés, je me dis que ce serait bien de garder certaines fêtes catholiques majeures, la naissance de Jésus et sa résurrection, et d’en supprimer d’autres moins importantes pour les remplacer par les fêtes musulmanes ( les deux grandes fêtes) et la fête juive du grand pardon. Oui ça me plairait cela, bien que j’écarte Dieu de mes propres représentations.
  12. Il est issu de culture catholique. Il cherche à se dégager de la culpabilité de mettre fin à une réalité qui vit. Il n’assume pas.
  13. Je me rends compte à quel point je peux parfois être naïf. À force d’entendre, depuis mon enfance, que nous vivions en démocratie j’ai cru que nous vivions en démocratie. J’ai gobé sans broncher les cours d’éducation civiques où l’on m’enseignait, que, dans la démocratie, le peuple est souverain. Je pensais que le peuple désignait des représentants devenus des mandataires oeuvrant pour les mandants, le peuple. Le peuple donnait ses instructions et les mandataires les exécutaient. Ce qui est étonnant c’est que tout le monde affirme que notre démocratie fonctionne ainsi. En vérité dans notre « democratie » il existe une classe que je désignerai comme classe des politiques, qui ne forme pas ses idées en reprenant les idées du peuple mais qui les forme selon des idéologies ou des représentations du monde construites au sein même de cette classe. Le peuple avec ses aspirations n’intervient que comme facteur parmi d’autres dans l’élaboration de ces idéologies. Cette classe politique définit le mal et le bien d’une manière quasiment religieuse. Ce qui est étonnant c’est que ce mal et ce bien ne sont plus construits autour de Dieu mais autour de Valeurs qui s’imposent avec la même force que la force de l’ancien Dieu. Il est assez curieux de constater qu’il n’est pas nécessaire de poser l’existence d’un dieu pour imposer un mal et un bien absolus. L’Idee peut remplacer Dieu avec même une efficacité et un absolutisme accrus. C’est étonnant. Avec le Dieu ancien il y avait encore une sorte d’affectivité. Avec l’Idee, par principe dénuée d’affectivité, il n’y a même plus de pardon. Il y a les gens du Mal et les gens du Bien. Irrémédiablement. Ce qui nous vaut en France des débats politiques où tout le monde s’insulte. Le triomphe de l’Idée sur Dieu, appelé triomphe de l’athéisme, aurait pu annoncer une certaine libération des esprits. Mais les tenants de l’Idée, bien qu’ils aient tué Dieu, ont repris à leur compte la morale catholique en la vidant de son seul côté humain : la possibilité de la rédemption. Avec les athées, adorateurs de l’Idée ( ils appellent les Idées : Principes) nous retrouvons cette grande caractéristique du catholicisme : la pensée mauvaise doit être condamnée. Les athées ont gardé le pire du catholicisme : la traque de la pensée mauvaise. Rappelons que dans le judaïsme par exemple la pensée mauvaise n’est pas condamnée, c’est l’action mauvaise qui est condamnée.
  14. À partir du moment où l’on extrait la parole du prophète ou même la parole de toute personne de son contexte historique bien entendu on ne comprend plus rien à cette parole. Toute parole est dite avec des intentions et des savoirs en rapport avec le moment historique vécu. Extraire une parole de son corps historique d’appartenance c’est la resituer dans le contexte historique du moment présent . Dans ce contexte là il est bien évident que la dite parole peut paraître parfois délirante. C’est ainsi que certains écrits d’Aristote par exemple sont scientifiquement, ridicules. Si je les extrais du contexte historique de l’époque alors je peux dire, Aristote quel imbécile. Quel délire avec ses anges qui poussent la lune. Mais si je suis assez généreux pour faire l’effort de resituer ses dires dans leur contexte alors je m’abstiendrai de dire qu’il fut, en cette occurrence, un imbécile.
  15. Quand ça arrange pour avoir raison il est en effet indifférent de dire qu’une abstention à 50 pour cent c’est pareil qu’une abstention à 65 pour cent. À partir de ce moment là, nous sommes dans la gaminerie. Cela dit je ne vois pas dans cette désaffection des électeurs la patte de Macron. Le problème est plus profond et concerne la conception de la démocratie en France. Il est possible que tous ceux qui se considèrent comme des « corps intermédiaires » n’aient jamais eu, en France, l’intention de laisser l’anonyme influencer le destin.
  16. Une gauche qui se mobilise pour battre Pécresse, une gauche qui se mobilise pour faire gagner Muselier. C’est plutôt cela qui finit par mettre mal à l’aise.
  17. L’occasion m’est donnée dans le cadre d’une exposition du siècle des Lumières francais face à un public universitaire moscovite de travailler sur la démocratie anglaise. Je me suis aperçu que la démocratie anglaise avait peu à voir avec la démocratie française à tel point que je finis par me demander si la tradition et les coutumes françaises sont compatibles avec la démocratie telle qu’elle s’est affirmée en Angleterre. Si je prends l’actualité la plus fraîche je vois que les écologistes en PACA ont été sommés de se désister pour appeler à voter Muselier sous peine d’exclusion. Cette attitude des autorités parisiennes politiques paraît, en France, normale. Ainsi il faudra voter pour un homme par obligation morale non par conviction politique. Plus récemment, pendant le mouvement des Gilets jaunes, une certaine animation a saisi le peuple français. Il s’agissait de faire des propositions. Aucune n’a été retenue. Le peuple français a été convaincu par le verbe du président qu’il était certes sympathique mais trop con pour faire des propositions. Encore avant il y eut ce fameux référendum sur l’Europe où le non a fini par être effacé par les autorités politiques. D’une manière générale en France le vote populaire n’est retenu que s’il s’oriente là où les états majors installés l’ont décidé. Il semble bien que la démocratie n’existe pas en France. En fait il faudrait que j’étudie cela d’une manière plus approfondie. Le vote ne servirait qu’à départager des protagonistes politiques appartenant à une même classe sociale qui semble être l’équivalent de la noblesse de robe de l’ancien régime ( bourgeois et petits bourgeois ayant acheté des offices). Cela reste à vérifier. J’avais été surpris par l’attitude des Anglais après le vote sur le Brexit. Vu que, au vu des sondages, les britanniques auraient pu revenir sur leur vote de sortie, les Français n’auraient pas hésité à faire, eux, un nouveau référendum pour invalider le premier. Les Anglais s’y refusèrent. Il est clair que les Anglais ont le sens de la démocratie, les Français non. En fait les autorités anglaises tentent des expériences. Les autorités françaises refusent l’expérience. Pour elles on n’apprend pas à partir des expériences ( qui peuvent être malheureuses, ce qui est le propre de toute expérience), on s’impose par l’idéologie et la morale déterminées par une petite caste. Ce despotisme éclairé, cher à Voltaire voire Diderot affairés à la cour du prussien Frédéric ou de la tsarine Catherine, n’est pas propre aux Français. Peut être n’a t il existé de démocratie qu’en Angleterre, puis aux USA dont la culture démocratique provient des communautés religieuses anglaises.
  18. Effectivement le sujet de @PASCOUsur le « peuple oublié » est très différent du sujet sur l’abstention. Dommage qu’il fut inutilement censuré comme doublon par un petit dictateur local. J’ai répondu sur ce sujet mais trop tard. Ce sujet introduit une réflexion sur la façon dont la démocratie est exercée en France. C’est un sujet qu’il faudrait relancer @PASCOUavec les mêmes références mais avec un autre titre. Par exemple : le peuple censuré, ou un autre qui évite la censure des zélés locaux.
  19. Je ne suis pas allé voter. Je n’irai pas voter dimanche. Si le vote devient obligatoire je paierai l’amende mais je n’irai pas voter. Si je dois aller en prison j’irai en prison mais je n’irai pas voter. Enfin si les mesures de coercition devenaient intolérables je quitterai la France. Cela dit cette détermination dans la résistance au « devoir » je ne me l’explique pas encore. Elle vient du fond de mes tripes. Elle n’a pas toujours été. J’ai cessé de voter quand mon vote sur le référendum sur l’Europe a été bafoué. Désormais ne pas voter est devenu pour moi un acte politique.
  20. Tiens encore du papotage. Il n’y a pas longtemps je lis un article de Mabrouk. J’aime bien cette femme. Et je n’en reviens pas : elle demande aux catholiques de réactiver leur religion pour contrer l’islam. Je me dis, c’est pas possible, il y a déjà Zemmour qui veut réactiver le catholicisme et maintenant Mabrouk. Mais est ce qu’ils connaissent bien le catholicisme ? Bon en fait ce qu’ils veulent c’est contrer l’islam à tout prix. Est ce que l’islam c’est l’horreur ? Bon je me suis aperçu que @hanssparfois est assez despotique sans s’en rendre compte. Pour elle la loi tu t’écrases devant et tu fermes ta gueule. Je me suis dit : est ce la culture de la charia ? Mais là dessus @dede 2bsurenchérit ! Force est de constater qu’un marxiste est tout aussi despotique qu’un musulman. Cela dit le despotisme de @hanssne manque pas non plus de charme.
  21. C’est vraiment journée papotage pour moi. Je me rends compte que j’aime bien les arabes, surtout algériens, pas parce qu’ils sont arabes et musulmans, mais parce qu’ils ne sont pas encore domestiqués. Et les femmes Arabes j’aime bien aussi pas parce qu’elles sont arabes musulmanes et parfois voilées mais aussi parce qu’elles ne sont pas domestiquées, en tout cas si elles sont domestiquées c’est pas par les catho. En fait il y a problème s’il faut choisir entre une France catho ou une France musulmane. Là vraiment je ne sais pas ce que je choisirai. Le mieux dit on en France c’est la laïcité, mais la laïcité en France ça finit par l’athéisme et l’athéisme en France c’est sans cesse parler de Dieu ou d’Allah, parce que l’athée se determine toujours par rapport à Dieu. Qu’est ce que ça peut être chiant un athée avec son obsession de Dieu. Je n’ai jamais parlé de Dieu à mes enfants vu que je ne bâtis pas ma vie sur l’imaginaire Dieu. Du coup mes enfants ne parlent jamais de Dieu ni d’athéisme, ils se déterminent sur des valeurs positives pas sur des négations. Du coup aussi ils ne vivent plus en France.
  22. Tiens je vais continuer de papoter sur la religion musulmane. Un jour un technicien vient chez moi installer la fibre optique. C’est un arabe algérien. J’ai eu envie de jouer avec lui comme je l’aurai fait avec un catho. Donc je le titille sur la vie après la mort, les vierges et tout le reste. Et brusquement il comprend que je doute ( c’est un euphémisme ) qu’il existe une vie après la mort. Alors il s’écrit : ah non alors ce serait trop injuste, tout ces gens qui se la pètent avec leur fric et tout, et tout, et il n’y aurait pas de compensation après la mort ? Et là je comprends qu’il faut que je fasse attention. L’homme que j’ai face à moi est un humilié. Il ne joue pas. Ce n’est pas un arabe musulman algérien, c’est un homme que notre société n’a pas réussi à domestiquer. Et qui se révolte contre tous ces gens qui friment. J’aime bien les hommes arabes musulmans : ils sont là pour nous rappeler qu’il est indigne de se laisser domestiquer. Alors que la plupart des Français, qu’ils soient d’ailleurs d’origine diverse sont tout contents de se laisser domestiquer. C’est à qui va claironner : ah super mes enfants ont réussi dans leurs études, ils vont travailler pour la fonction publique ! Ah super, quelle réussite, devenir un toutou bien servile. Face à un arabe non domestiqué je ravive en moi cette mémoire : un homme est un animal sauvage comme peut l’être le lion, il doit résister à la domestication.
  23. Il ne fallait pas couper ce Général. Il aurait fallu le laisser parler. Lui couper la parole relève de l’absolutisme des religions chrétienne, surtout catho, et musulmane. À cet égard d’ailleurs il n’y a pas conflit cultuel entre islam et catholicisme gallican, ce sont des jumeaux. Donc il est nécessaire de laisser un antisémite s’exprimer. L’empêcher d’exprimer sa pensée est pire que tout. Refouler une pensée ce n’est pas la tuer c’est la renforcer. De ce côté là je reconnais la profonde culture judéenne de Zemmour, qui ne cesse de défendre les réseaux sociaux : il faut laisser la haine s’exprimer dit il. D’ailleurs il me fait marrer : il ne voit pas à quel point il est pétri de culture judeenne quand il dit ça. Alors qu’un gars comme @Caravage ne sait pas à quel point il n’a rien compris à la culture judeenne ce brave breton, Pourquoi la culture catho gallicane ( et les athées gallicans) censure ce général ? Parce qu’elle condamne la pensée mauvaise. Or dans le judaïsme la pensée mauvaise n’est pas condamnée, c’est l’action mauvaise qui est condamnée. Mais allez faire comprendre ça à un catho gallican et son jumeau l’athée gallican.
  24. À propos de la religion musulmane, je vais papoter un peu, j’eus l’occasion de partager le quotidien d’arabes musulmans pendant deux mois. Et je les écoutais parler dans le cadre de leur foi. Ce qui m’a surpris c’est que, quand ils parlent de leur Dieu, il n’y a pas l’ombre d’un doute chez eux, Allah existe ça va de soi. Il n’y a pas de croyance chez eux, il y a une certitude. Je trouvais qu’ils étaient vraiment différents des cathos. Qui, eux, disent qu’ils croient en Dieu ( et non pas qu’ils sont sûrs de son existence) ce qui signifie que les cathos doutent souvent de l’existence de leur Dieu. Les cathos sont souvent torturés par le doute, les arabes musulmans non. Parler avec un catho c’est parfois jouissif parce que je peux m’amuser à le faire douter. Parler avec un arabe musulman impossible de jouer. Celui là ne doute pas. Dire à un arabe musulman qu’Allah ne fait pas partie de mon imaginaire c’est impossible. Il est tellement sûr qu’Allah existe de manière objective qu’il pense que quelqu’un qui ne retient pas Allah dans son imaginaire est quelqu’un qui est atteint de cécité ou de déficience mentale.J’aime bien les musulmans mais bon sang faut faire gaffe avec eux. Dire qu’Allah pour moi ne fait pas partie de mon imaginaire, c’est comme lui dire, à lui, qui papote avec moi, qu’il n’existe pas !
  25. Est ce que cela m’ennuierait que la France devienne musulmane ? Les musulmans construisent leur représentation du monde sur un imaginaire centré sur Allah. Personnellement cela ne m’ennuie pas. L’imaginaire des catholiques et des athées ( qui se définissent par rapport à l’imaginaire des catholiques) est centré sur Dieu. Pour avoir été affronté à cet imaginaire commun aux catho et aux athées j’éprouve un certain recul. À cause de toutes les perversions liées à cet imaginaire commun aux catho et aux athées. Il ne m’apparaît pas à première vue que l’imaginaire ( Allah) des musulmans soit pervers. Il m’apparaît tout de même assez dominateur. Et comme mon imaginaire n’est pas centré sur Allah je risque d’en chier sauf s’ils me laissent libres de continuer de construire ma vie sur l’imaginaire que j’ai choisi.
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