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Dessinateur

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Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. Au terme d'un bras de fer entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, le dirigeant ukrainien s'apprêté à donner les richesses naturelles de son pays aux américains. Sébastien Lecornu, ministre français des Armées, réclame sa part du gâteau. On ajoute le ridicule à notre incompétence. Non seulement ce n'est pas très joli de vouloir participer au partage de l'Ukraine, mais ça montre à quel point la France n'a rien compris.
  2. La Turquie, membre de l'Otan, joue un rôle de premier plan. Erdogan parle avec Zelensky et avec Poutine. Les prochains pourparlers entre diplomates russes et américains auront lieu à Istamboul.
  3. C'est totalement faux. Poutine n'a jamais dit ça. Mais c'est une affirmation qui revient en boucle dans la propagande occidentale. Vous aurez beau clamer haut et fort des contre vérités, ça n'en fera pas une réalité.
  4. Je n'ai jamais dit ça. Je constate que l'intérêt stratégique est une des raisons pour lesquelles Poutine a annexé la Crimée. On peut difficilement prétendre le contraire.
  5. C'est une déformation absurde de la réalité. On sait depuis longtemps qu'il n'y aura pas de victoire militaire décisive. Ni des russes ni des ukrainiens. Par contre, on peut s'attendre maintenant à voir Poutine atteindre tous ses objectifs. Pas ceux qu'on lui a supposés, ni les intentions impérialistes que certains lui attribuent, mais les objectifs qu'il avait publiquement fixés devant la presse internationale avant son agression: Annexion de la Crimée et du Donbass, Non adhésion de Kiev à l'OTAN et marginalisation de Zélensky. Il ne s'est jamais opposé à l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne car il sait que c'est un cadeau empoisonné. Pour ceux qui redoutaient de voir les chars russes sur les champs Elysée, ce n'est pas encore pour ce coup ci.
  6. Lors du démantèlement de l'URSS, la Russie n'a pas eu le choix. Cet épisode historique n'a pas résolu certains problèmes frontaliers. La Crimée d'abord, que les communistes avaient donnée à l'Ukraine en 1964 pour d'obscures raisons. Il suffit de regarder la carte pour comprendre l'intérêt stratégique pour la sécurité de la Russie. Les deux bases navales russes en Crimée n'étaient pas menacées par Kiev jusqu'au jour ou l'Ukraine a déclaré son souhait d'intégrer l'OTAN. Poutine voyait les américains déployer des bases militaires à sa frontière dans tous les anciens pays de l'est. En joueur d'échecs, il a pris un coup d'avance en annexant la Crimée. Il n'a d'ailleurs pas rencontré beaucoup de résistance. Le paradoxe, c'est qu'historiquement, la Crimée n'est ni russe ni ukrainienne. Elle fut annexée (déjà) par le tzar du temps de l'empire. Le Donbass, c'est une autre affaire. Une grande partie de la population est d'origine russe. ça ne posait pas de problème particulier du temps des soviétiques. Mais des milices nationalistes ukrainiennes se sont livrés à des exactions, alors que Kiev fermait les yeux. Pire ! certains de ces paramilitaires d'extrême droite paradaient dans les ministères. Cette situation a fait naitre des revendications séparatistes dans l'est de l'Ukraine. Moscou a soutenu et encouragé l'indépendance du Donbass. A l'époque, le différent aurait pu trouver une issue diplomatique. Mais c'était sans compter sur l'intervention occidentale dans la diplomatie. Dès lors, ce n'était plus un différent frontalier entre deux pays frères, mais un conflit international. Poutine a pris l'initiative. Ne faites pas semblant de ne pas comprendre.
  7. Je vous résume: Gouderien a dit que Atipique a dit que La rumeur dit que Poutine aurait un dossier dévastateur...
  8. Le Donbass est une région minière qui fut très prospère du temps de l'URSS. Mais les tensions politiques ont empêché les investissements qui sont nécessaires pour moderniser l'exploitation. La plupart des mines sont aujourd'hui abandonnées. Quand aux minerais rares, c'est un peu comme les armes de destruction massives de Saddam Hussein: On a la preuve qu'il y en a, mais on n'a encore jamais vu la couleur. Dans votre argumentation, vous avez oublié de mentionner l'abracadabrantesque invasion des chars russes sur les champs Elysée. C'est pourtant un grand classique du genre. En 68 déjà … Les traditions se perdent. Puisque vous aimez les comparaisons entre la situation actuelle et les accords historiques, je vous propose de comparer la future rencontre de Riyad entre Trump et Poutine aux accords de Yalta plutôt qu'à ceux de Munich.
  9. Les fanfaronnades de Macron ont du mal à cacher son échec. Il n'aura pas de strapontin dans les négociations et Trump reste évasif sur le soutien américain au déploiement de militaires européens en Ukraine, après la guerre, pour assurer la sécurité. Les USA ont d'ailleurs fait connaitre leur position là dessus. Ils privilégient de confier cette tâche à l'ONU. Ils ont fait voter une résolution qui va dans ce sens. Il est évident que Poutine acceptera plus facilement d'avoir des casques bleus à la frontière plutôt qu'une coalition militaire hostile. Il a beau se dire confiant et penser avoir convaincu son homologue, Macron n'a rien obtenu de sa visite à Washington. Les européens font tout ce qu'ils peuvent pour prolonger inutilement cette guerre. Hier, Ursula von der Leyen a encore donné des milliards à Zélensky. Mais L'Union Européenne s'est volontairement exclue elle même de toute influence diplomatique depuis longtemps. Le partage de l'Ukraine est en cours de discussions entre Trump et Poutine. L'UE n'est pas autorisée à mêler son grain de sel.
  10. Kamala Harris s'y serait prise autrement. Mais le résultat aurait été similaire. La reconstruction d'après guerre est un marché juteux et les investissements nécessaires pour exploiter les minerais rares, ne sont pas à la portée de Kiev. Le business est dans toutes les têtes, qu'elles soient démocrates ou républicaines.
  11. Démocrates, ou républicains, c'est surtout le style de communication du candidat qui différencie les deux camps. Sur le fond, ils ont tous le même projet, mais ils en parlent différemment. Avec Kamala Harrys, la guerre aurait sans doute duré plus longtemps, et encore, ce n'est pas sur. L'issue du conflit n'aurait pas été fondamentalement différente.
  12. L' Intelligence artificielle est conçue et mise en œuvre par des humains. Il faut bien reconnaitre qu'il y a une spécificité de l'espèce humaine qui nous différencie du monde animal. Quel que soit notre admiration pour le bon sens de certaines espèces, sur leur capacité de ruser, de mémoriser, de s'adapter, de muter, il faut bien reconnaitre que l'homme a des aptitudes intellectuelles qui lui sont propres. C'est l'intelligence.
  13. Il est difficile d'évaluer, à chaud, le rôle réel de Zélensky dans l'histoire. Au départ, c'était un comédien animateur de télé, une sorte de Coluche ukrainien. Il doit sa popularité à son personnage justicier pourfendeur de la corruption endémique dans son pays. Il a été élu à la surprise générale. Il n'était pas préparé à passer de la fiction télé à la réalité politique. Il a honnètement cherché à rétablir un état de droit. Mais il a échoué dans une société gangrénée par la corruption jusqu'au sommet de l'état. Zélensky regarde l'occident comme un enfant devant une vitrine de Noël. Il a peut être cru que les américains voulaient sincèrement l'aider. L'Union Européenne est un modèle qu' il rêve d'importer dans son pays. Sa vision simpliste de la géopolitique a été encouragée par les diplomates occidentaux. Il n'a pas vu ou voulu croire que les USA avaient trouvé le moyen de faire la guerre à la Russie avec le sang des ukrainiens. Zélensky a probablement cru à une possible victoire militaire. Il s'est enfermé dans une impasse et se retrouve hors jeu. L'issue du conflit ne dépend pas de lui car il n'a pas les moyens de ses ambitions. Il est pris au piège d'une géopolitique à laquelle il n'était pas préparé. C'est beaucoup demander
  14. Evidemment, ce n'est pas au ministre de résoudre tous les problèmes conflictuels dans les écoles. On attend de lui qu'il fixe une politique de l'enseignement et qu'il donne à son administration les moyens de mettre en œuvre le bon fonctionnement des établissements. On ne lui demande pas d'être derrière chaque salarié. Mais ce que révèle l'enquête de Médiapart, c'est qu'il a été informé, en tant que parent d'élève, de graves agressions et qu'il a pris la défense de l'institution catholique où sa femme enseignait le catéchisme. Il fait diversion, en défendant que son administration a demandé une enquête. C'était la moindre des choses. Je n'aurais pas aimé être à la place du fonctionnaire chargé de faire un rapport à sa hiérarchie sur les agissements condamnables des amis du ministre. La défense de François Bayrou est habile. Elle détourne l'attention. Mais ça ne le dédouane pas d'avoir couvert des pratiques condamnables. Plusieurs témoignages concordants renforcent les preuves de Médiapart.
  15. Bayrou se défend en affirmant qu'il n'a rien à se reprocher en temps que ministre. Mais si j'ai bien compris Médiapart, ce n'est pas en temps que ministre qu'il a reçu une lettre avec accusé de réception. C'est en temps que parent d'élève qu'il a été informé dès 1998. C'est une lettre personnelle qu'il a reçu. Il a d'ailleurs réagit dans la presse locale en défendant l'institution où sa femme enseignait le catéchisme.
  16. Elizabeth Bayrou, c'est comme Pénélope Fillon. Quand on traine un pareil handicap, c'est difficile d'échapper aux poursuivants.
  17. On connaissait l'homme politique toujours sous la menace d'une condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MODEM. On connaissait le premier ministre qui dégaine son 49.3 plus vite que Lucky Luke. On découvre le père de famille qui couvre les exactions d'une institution religieuse où sont scolarisés ses enfants. Cerise sur le gâteau, sa femme enseignait le catéchisme et justifiait les maltraitances. Tout ça commence à faire beaucoup pour un type à qui nous confions le pouvoir exécutif de la France.
  18. Zélensky a pris des cours pour améliorer sa maitrise de l'ukrainien, mais il parle naturellement le russe comme la plupart de ses compatriotes. Du temps de l'URSS, l'utilisation de leur langue par les ukrainiens était considérée comme une tare, un handicap. Seuls les ploucs et les arriérés s'exprimaient ainsi. Mais ce n'est pas parce qu'on parle en russe qu'on est prorusse. Avec la guerre, les choses ont changé.
  19. Le régime politique de la Russie est assez similaire à celui de l'Ukraine. Dans les deux cas, ce sont des oligarchies pour des raisons historiques communes. Ce qui les différencie, c'est la relation entre le pouvoir officiel et celui des oligarques. Zélensky a échoué dans sa tentative d'établir un état de droit. Poutine n'a pas essayé, mais il a "éliminé" les oligarques trop gênants et il collabore avec les autres. En tant qu'ancien du KGB, Poutine est un pur produit de la société russe. Il en connait tous les défauts et les utilise avec habileté.
  20. L'Ukraine est gouvernée par des élus. Les élections, en temps de paix, sont validées par les observateurs internationaux indépendants. On ne peut pas parler de dictature. Pour autant, le fonctionnement des institutions est loin d'être démocratique. D'abord parce que le pays est gangréné par un corruption généralisée. Ce ne sont pas des pots de vin ou des prises illégales d'intérêt, comme on en découvre parfois chez nous. En Ukraine, la corruption est un système de gestion. C'est la base des affaires publiques et privées. L'administration et la justice n'y échappent pas. Pour comprendre, il faut remonter au temps de l'URSS et de son démantèlement. Des hommes d'affaire ont mis la main sur toutes les richesses naturelles du pays. Le pouvoir de ces oligarques est immense dans une société corrompue. Les élus du peuple ne sont généralement que des hommes de main de l'oligarchie, les hauts fonctionnaires de même. Jusqu'aux plus hauts responsables militaires, et dans l'entourage proche du président, des purges n'ont pu être évitées. Si Poutine n'est pas hostile à l'intégration de l'Ukraine dans l'Union Européenne, c'est aussi parce qu'il sait à quel point c'est un cadeau empoisonné.
  21. Le Donbass est une région minière qui fut prospère. Mais les tensions politiques depuis la chute de l'URSS ont empêché les investissements qui auraient été nécessaires pour moderniser les infrastructures. La plupart des mines sont aujourd'hui à l'abandon. Cette désindustrialisation a renforcé les aspirations séparatistes dans une population majoritairement d'origine russe. Les exactions du bataillon Azov ont exacerbé la tension et donné un prétexte à Poutine pour intervenir. La guerre n'a fait qu'aggraver une situation déjà chaotique.
  22. En arrêtant d'aider matériellement et financièrement l'Ukraine, Trump a la possibilité de mettre fin aux combats. Mais il ne peut pas le faire sans un accord avec Poutine, car ça conduirait tôt ou tard à la capitulation de Kiev. Le président américain est prêt à satisfaire les exigences du Kremlin, car l'Ukraine, il s'en fout, et ça ne coute rien aux américains de céder quatre départements à la Russie. Mais Donald Trump a une conception transactionnelle de la diplomatie. Il ne lâchera rien sans contrepartie. Il a montré son intérêt pour les ressources naturelles de l'Ukraine et en particulier pour les minerais rares. Il veut mettre la main sur la richesse du pays. Zélensky a tenté de s'y opposer et il se voit contesté dans sa légitimité démocratique par Trump. Pendant que les européens dissertent sur les valeurs morales et le droit international, Trump n'est guidé que par l'intérêt supérieur des USA. Quand on a compris ça, on ne s'étonne pas de ce qui est en train de se passer.
  23. Les européens se sont exclus eux même de toute médiation diplomatique en se positionnant comme supplétif des USA dès le début. C'est pathétique de voir Macron quémander un strapontin au côté de Trump. Poutine ne négocie pas avec des fanfarons qui n'ont rien à marchander.
  24. Trump a les moyens d'arrêter la guerre avec ou sans le consentement de Zelensky. Il lui suffit de mettre fin au soutien logistique et financier des USA. Le président américain est disposé à satisfaire les exigences de Poutine pour obtenir un cesser le feu. Mais il ne cèdera jamais sur les intérêts américains. Il cherche à mettre la main sur les ressources naturelles de l'Ukraine. Zelensky a refusé de céder ses minerais rares, car l'accord n'avait pas assez de garanties en échange. Trump a réagit en écartant l'Ukraine des négociations diplomatiques et il va même jusqu'à mettre en doute la légitimité démocratique du président ukrainien.
  25. Bayrou a humilié le PS en faisant appliquer le budget de Barnier. Voila maintenant que le PS ajoute le ridicule à l'humiliation avec sa motion bidon.
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