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Dessinateur

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Tout ce qui a été posté par Dessinateur

  1. Cette déclaration montre toute l'impuissance de l'ONU à trouver une solution pragmatique. L'arrêt des combats nécessite une médiation entre les belligérants. Les Nations Unies ne sont pas des médiateurs. Par contre, si la démarche américaine débouchait sur un traité de paix, Il serait souhaitable que les Nations Unies soient associés à l'administration provisoire de la sécurité et de la reconstruction. Cela vaudrait mieux, mais Trump voudrait s'en charger personnellement (point n°17: "Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera contrôlée et garantie par le Conseil de paix, présidé par le président Donald Trump. Des sanctions seront imposées en cas de violation.")
  2. On peut reprocher beaucoup de choses à Trump, mais il se positionne comme médiateur en faisant la navette entre belligérants qui ne se parlent pas. S'il finit par trouver une solution de paix, ça ne sera pas idéal, mais ça sera mieux que l'escalade belliqueuse de nos dirigeants européens.
  3. Ce n'est probablement pas comme ça que ça va se terminer. On peut fantasmer, mais il serait plus réaliste d'envisager autre chose. Tenir compte des réalités, même quand elles nous contrarient, c'est du pragmatisme et finalement c'est plus constructif. S'accrocher à des lubies idéalistes ne mène nulle part. Plus personne, dans le monde de la géopolitique, n'envisage un possible retour du droit international. C'est un mauvais exemple pour l'avenir, mais il y avait déjà de nombreux antécédents.
  4. Je connais plusieurs personnes qui ont fait leur service militaire en Algérie. J'en connaissait même un qui avait mitraillé des villageois dans le djebel. Il ne s'est jamais remis du traumatisme et s'est suicidé 5 ans plus tard.
  5. Débordante de bonnes intentions, de légitime solidarité, et de bons sentiments humanitaires, l'Union Européenne aide l'Ukraine à prolonger l'agression russe jusqu'au bout. La chute de Louhansk et de Pokrovsk après Robotyne et Vuhledar, ne laissent pas de doute sur l'évolution militaire du conflit. Dans les faits, rien ne prouve que l'aide européenne serve les intérêts du peuple ukrainien. Les déclarations belliqueuse, comme celles de notre chef d'état major, n'arrangent rien. La seule sortie possible n'est que diplomatique. Il est urgent que Bruxelles comprenne qu'il faut sauver ce qui peut l'être. Plus ça dure, plus c'est difficile à avaler. Une place, à la table des négociations, ça se mérite.
  6. En contrepartie des concessions qu'elle sera obligée de faire, il faudra que l'Ukraine obtienne des garanties de sécurité. Mais il faudra que ces dispositions ne soient pas perçues comme une menace par Moscou, pour être acceptées. La "force de réassurance", prônée par Macron, aura du mal à convaincre tout le monde. Même les américains sont septiques. Ils préfèrent parler d'un comité de la paix présidé par Trump.
  7. Est ce que le vent est en train de tourner ? Selon France Info "Les conseillers à la sécurité nationale des dirigeants français, allemand, britannique et italienne prendront part aux discussions à Genève." Ce ne sont pas encore des chefs d'états, des ministres, ni des diplomates de premier plan, mais c'est nouveau. Des européens sont invités à s'assoir à la table des négociations. Pour l'instant, ils auront un strapontin, mais c'est un bon début. Macron et ses partenaires devront mettre de l'eau dans leur vin s'ils veulent faire entendre leurs points de vues. Mais il est probable qu'ils seront admis à jouer le rôle que Washington voudra bien leur donner.
  8. La diplomatie américaine a précisé que ses propositions en 28 points n'étaient pas encore un plan de paix, mais une base de discussions. On peut reprocher bien des choses à Trump, mais il faut bien reconnaitre qu'il est seul à se positionner comme médiateur. L'Union Européenne, désormais premier contributeur de la guerre, multiplie les déclarations belliqueuses. Bruxelles justifie cette escalade par des soupçons d'agressivité Russe envers toute l'Europe. Cette politique exclue les européens des négociations. Il ne faut pas s'étonner que notre point de vue ne soit pas pris en compte, puisqu'on se met volontairement hors jeu. On reprochera à la médiation américaine de reprendre la plupart des revendications russes. C'est pragmatique. Si la paix se fait sans nous, il ne faut pas qu'elle se fasse contre nous.
  9. L'Ukraine fait face à deux ennemis, la Russie, et la corruption. Les faits que vous rapportez sont antérieurs à l'élection de Zelensky. A l'époque, il n'était pas seulement un humoriste à succès, mais un homme d'affaires prospère. Sa participation dans des sociétés de production télé était lucrative. Les Panama papers ont révélé qu'il avait acheté une villa en Toscane pour 4 millions de dollars. C'était de l'optimisation fiscale qui fait mauvais genre mais rien d'illégal. On ne peut pas affirmer qu'il soit personnellement impliqué dans les affaires de corruption révélées récemment, même si ça touche ses proches et fragilise son camp. Peut être, même, qu'il est sincèrement attaché à lutter contre la corruption. Mais il est de plus en plus seul et se retrouve le dos au mur.
  10. L'émissaire américain Steve Witkoff, ainsi que le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio sont les véritables auteurs du plan de Trump. Rubio méprise l'Union Européenne et la voit comme un obstacle qu'il faut contourner. Il faut bien reconnaitre que Bruxelles a tout fait pour être exclue des négociations. L'avenir nous dira si elle a eu raison. Mais si la médiation américaine réussi à arrêter le carnage, les européens seront bien obligés de cosigner le traité de paix, même s'ils n'en approuvent pas les modalités. C'est mal parti pour l'Union Européenne qui voudrait imposer sa "force de réassurance" des pays volontaires, mais n'est même pas capable d'obtenir un strapontin à la table des négociations.
  11. Macron et ses partenaires européens sont devenus les principaux pourvoyeurs d'aide à la guerre. Même Zelensky a admis que poursuivre cette tuerie conduit à la perte de nouveaux territoires. L'Union Européenne fait de la Russie un ennemi pour justifier l'escalade militaire. Bruxelles s'oppose à la paix en accusant Moscou des pires intentions. Mais le seul moyen de garantir la paix avec la Russie, c'est de rétablir des relations diplomatiques, économiques et politiques, respectueuses des intérêts de chacun. Il faut arrêter le conflit, mais ça ne suffit pas. Il faut aussi supprimer les causes de ce désastre. C'est commode de tout mettre sur le dos de Poutine, mais on ne montre pas le bon exemple.
  12. Sur les 28 points du projet américain, il y en a quelques uns qui relèvent du bon sens. C'est la seule solution pragmatique pour arrêter rapidement la tuerie. Contrairement aux européens qui font tout ce qu'ils peuvent pour prolonger cette guerre, le plan de Trump comporte aussi une volonté de rétablir des relations saines avec la Russie, comme, par exemple, prolonger la validité des traités sur la non-prolifération et le contrôle des armes nucléaires. Par ailleurs, la limitation du déploiement de l'OTAN est une réelle volonté de désescalade.
  13. Enfin, voila une lueur de lucidité. Vous découvrez tardivement que la réalité n'a rien à voir avec la fiction que vous vous êtes raconté depuis si longtemps. C'est un bon début. Mais le réveil est douloureux car ce qui se passe vraiment est dur à avaler. Les fables de Macron étaient plus digestes. On avait le beau rôle. Mais voila, on n'a plus de rôle du tout.
  14. Il y a au moins un point du projet Trump qui diverge des revendications russes. Point N°27 "Cet accord sera juridiquement contraignant. Sa mise en œuvre sera contrôlée et garantie par le Conseil de paix, présidé par le président Donald Trump". Selon Peskov, Moscou demande à associer l'ONU aux négociations, mais n'envisage pas un conseil de paix américain.
  15. Le mérite du plan Trump, c'est que c'est le seul moyen d'arrêter rapidement la tuerie. Concernant la sécurité durable pour l'Ukraine et la Russie, il y a plein de bons sentiments mais peu de garanties. Le respect des engagements mutuels repose sur la menace d'annuler le futur traité. Il y a bien une réelle volonté de désescalade prônée par Washington, mais ce n'est pas partagé par les européens. Enfin, le projet de faire des bénéfices sur la reconstruction de l'Ukraine relève du business à Donald, mais ça ne semble pas réaliste. On retiendra que les concessions exigées à L'Ukraine sont difficiles à avaler. Mais ça ne fait qu'officialiser une réalité ancienne, car l'Ukraine était fracturée entre l'est et l'ouest depuis le démantèlement de l'URSS.
  16. Le plan de Trump prévoit que les américains tirent les marrons du feu en récompense du rôle qu'ils jouent dans la médiation entre l'Ukraine et la Russie. Ces chapitres du projet de traité ont peu de chances d'être respectés, même s'ils sont signés par toutes les parties prenantes. Mais le plan de Trump comporte aussi des chapitres louables comme cette volonté de reprendre les discussions sur la non prolifération des armes nucléaires "Les Etats-Unis et la Russie conviendront de prolonger la validité des traités sur la non-prolifération et le contrôle des armes nucléaires" Ou encore le chapitre 2 "Un accord global de non-agression sera conclu entre la Russie, l'Ukraine et l'Europe." Et le chapitre 3 "Il est attendu que la Russie n'envahisse pas les pays voisins et que l'Otan ne s'étende pas davantage." Il n'y a pas que des conneries dans le plan de Trump
  17. Ce point est nébuleux. "Cent milliards de dollars d'actifs russes gelés seront investis dans les projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire et investir en Ukraine, les Etats-Unis recevant 50% des bénéfices de l'initiative." Comprenez: les sociétés américaines reconstruisent en faisant des bénéfices, et ce sont les russes qui payent. C'est tellement cocasse que les russes, eux même, sont prêts à signer. Aucune législation n'est capable de faire respecter un tel contrat. C'est du Trump tout craché. Par contre, le même chapitre prévoit que" l'Europe ajoutera 100 milliards de dollars afin d'augmenter le montant des investissements disponibles pour la reconstruction de l'Ukraine." Là, je ris jaune.
  18. Le plan américain est pragmatique, mais difficile à avaler. C'est un moyen d'arrêter la tuerie en reconnaissant une situation de faits. Prolonger cette guerre ne servirait à personne car le rapport des forces militaires ne permet pas d'envisager un retour aux frontières antérieures. Pour le reste, ce n'est pas nouveau. Le renoncement à l'OTAN était inévitable dès lors que les américains se désengagent. Moscou ne s'est jamais opposé à l'adhésion de l'Ukraine dans l'Union Européenne. Les récentes révélations de corruption montrent qu'il y a encore beaucoup à faire, et Poutine considère Kiev comme un cadeau empoisonné pour les européens. Le plan de Trump serait réaliste s'il ne comprenait pas de failles sur les garanties de sécurité. Il y a matière à négocier sur ce point. Les européens s'étant volontairement positionnés pour la poursuite de la guerre, ils ne peuvent pas prétendre jouer un rôle de médiation. Rien d'étonnant à ce qu'ils soient mis hors jeu.
  19. L'émissaire américain Steve Witkoff, ainsi que le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, ont présenté un projet de plan de paix à l'Ukraine mercredi qui s'apparenteraient à une capitulation. L'Ukraine n'a joué aucun rôle dans la préparation de ces propositions et les européens sont tenus à l'écart. Les américains ont discuté avec Kirill Dmitriev, émissaire de Vladimir Poutine.
  20. Le procureur général d'Ukraine, qui est dépendant du président Zelensky, soupçonne le bureau anti corruption de servir les intérêts russes. Pourtant, ce n'est pas Moscou qui a exigé la création du NABU (bureau national anticorruption d'Ukraine), c'est Bruxelles. L'Union Européenne en avait fait une condition pour l'adhésion.
  21. L'Ukraine est confrontée à des difficultés militaires mais Volodymyr Zelensky est fragilisé par une vaste affaire de corruption. Deux de ses ministres ont déjà été démissionnés et l’un de ses très proches, Timour Minditch, a fui le pays. Le clan présidentiel pourrait être touché. Le plus proche conseiller Andriy Yermak est accusé par le bureau anti corruption. Même si rien ne permet de soupçonner que le président était au courant de la vaste opération de corruption, il se retrouve bien isolé et le dos au mur.
  22. On joue à nous faire peur. A qui ça profite ? A quoi ça sert ? A-t-on besoin de soupçonner des intentions belliqueuses ? Les désastres réels ne suffisent ils pas, pour qu'on en soit à inventer des guerres imaginaires ? C'est vrai qu'on n'a pas le beau rôle et que notre impuissance collective à faire respecter le droit international est déplorable, notamment en Ukraine. La guerre, c'est l'échec de la diplomatie. Commençons par rétablir des relations diplomatiques saines. C'est la paix qu'il faut préparer, pas la guerre.
  23. Quand Macron dit qu'on est disposés à vendre 100 Rafales à l'Ukraine dans les 10 ans à venir, c'est une formule de politesse pour accueillir son ôte sur le tarmac de Villacoublay. Il faut parfois de l'humour pour détendre l'atmosphère.
  24. C'est ça. Parlons d'autre chose, quand ça dérange. Pour en revenir au sujet sur la guerre en Ukraine, des milliards ont été déversés par les USA et l'UE, la traçabilité de ces fonds est impossible dans un contexte corrompu. Les révélations récentes montrent bien que chacun se sert au passage. Les russes ne sont pas les seuls ennemis de l'Ukraine.
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