-
Compteur de contenus
8 218 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
4
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Totof44
-
Pas chez moi. Si le rescapé des attentats de 2015 avait été condamné à mort je ne serais pas allé le pleurer. Mais avons nous besoin de cette peine dans l'arsenal répressif pour vivre en sécurité ? C'est plutôt ça la question à se poser, et l'expérience amène à une hostilité envers cette peine qui n'est ni juste, ni réparatrice ni dissuasive.
-
Aidez-moi à mieux comprendre ce qui se passe chez-vous.
Totof44 a répondu à un(e) sujet de Monmon 69-27 dans Politique
Selon notre constitution le gouvernement est responsable devant le parlement. Par conséquent si la ligne politique du gouvernement est en trop grand décalage avec la majorité parlementaire, le gouvernement tombe. Ce qui est étonnant c'est plutôt qu'on ait accepté la pratique de la révocation du premier ministre par le président (qui n'est pas prévue par notre constitution) ou d'avoir vu le gouvernement échapper à la dissolution entre 2014 et 2017, ou de voir le parti socialiste qui est pourtant légitime à gouverner se résigner si vite et à plusieurs reprises de se faire doubler. -
Aidez-moi à mieux comprendre ce qui se passe chez-vous.
Totof44 a répondu à un(e) sujet de Monmon 69-27 dans Politique
C'est compliqué de voir exactement à quel moment les choses se sont envenimées. Je vais te proposer une analyse qui part d'assez loin, mais qui je crois permet de comprendre le cheminement qui nous conduit à la situation actuelle. Et par honnêteté je dois d'emblée assumer mon positionnement assez à gauche. En 1958, la Vème République remplace la IVème qui, même si elle a su gérer plus ou moins correctement les premiers grands défis de l'après guerre, n'a cessé de s'étioler et de se décrédibiliser. Elle s'est avérée incapable de gérer la fin de la décolonisation et la guerre civile arrivait en Algérie. La cause, c'est des logiques d'appareils politiques, où socialistes et centristes qui n'étaient pas d'accord sur grand chose arrivaient néanmoins à s'accorder pour évincer gaullistes et communistes du gouvernement. La Vème est un régime de compromis entre le parlementarisme qui veut que le gouvernement gère le pays avec la confiance de la représentation nationale et dans un dialogue constant avec celle-ci et le bonapartisme qui est le pouvoir d'un seul avec l'approbation d'une majorité. Pendant plusieurs décennies, la Vème a vu se succéder des gouvernements de la droite et du centre et des gouvernements de gauche plurielle. Mais plusieurs événements ont progressivement renforcé les pouvoirs du président de la République. Cela commence avec un référendum gagné par le président de Gaulle à la suite duquel tous les présidents seraient désormais élus au suffrage universel en lieu et place d'un suffrage indirect. Depuis, le Président de la République, étant le seul à être élu par tous les Français occupe une place prédominante. Quelques années plus tard, le premier ministre nommé par le successeur du président de Gaulle a commencé à mettre en oeuvre une politique qui n'était pas exactement celle voulue par le Président. Celui-ci l'a donc révoqué, chose qui n'est pas prévue par notre constitution mais qui a été acceptée à l'époque, créant un précédent que tous les présidents utiliseront par la suite. Ainsi, depuis, le premier ministre n'est plus le véritable chef de la majorité, mais il n'est que le collaborateur du président de la République élu au suffrage universel. En 1981, l'alternance arrive à la tête de l'État. Celui qui avait conspué cette Vème République vient à la présider. Immédiatement après son élection, il prononce la dissolution de l'Assemblée nationale. 5 ans plus tard, de nouvelles élections législatives le mettent en minorité et nous nous retrouvons avec un président de gauche et une majorité parlementaire et un gouvernement de droite. Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre, les institutions ont parfaitement fonctionné pendant ces deux années. En 1988, le président Mitterrand est réélu et de nouveau il prononce la dissolution de l'Assemblée. Depuis, toute majorité parlementaire élue dans la foulée de la présidentielle est donc d'abord celle du Président, qui lui doit son élection, chaque député de la majorité ayant pu gagner d'abord grâce à la campagne présidentielle et grâce à l'investiture qui lui a donné le parti officieusement dirigé par le président de la République. 5 ans plus tard, le parti socialiste de Mitterrand perd les législatives, nouvelle cohabitation. Encore deux ans et la présidentielle sera gagnée par le maire de Paris de droite Jacques Chirac. Néanmoins, celui-ci doit composer avec une assemblée plus acquise à son rival ex premier ministre qu'à lui, et après une crise sociale provoquée par une réforme impopulaire, il dissout l'Assemblée offrant le pouvoir à la gauche pendant 5 ans. Bien que les institutions aient toujours mieux fonctionné lors des cohabitations, celles-ci ont curieusement mauvaise presse, et sont jugées anormales, contre intuitives. Par ailleurs, le Président élu pour sept ans voit sa popularité et donc la légitimité acquise lors de son élection s'étioler avec le temps. Le premier président de la Vème n'hésitait pas à se frotter régulièrement au suffrage universel soit en proposant des référendums soit en prononçant la dissolution. Contrairement à lui, ses successeurs ne menaçaient pas de démissionner en cas de scrutin qui leur serait défavorable. Ces deux raisons (rejet de la cohabitation et légitime affaiblie du président avec le temps) ont poussée le président Chirac et le premier ministre Jospin à soumettre aux Français l'idée du quinquennat en 2000. Depuis 2002 donc, nous elisons nos députés quelques semaines à peine après avoir élu notre président. Et pendant 20 ans, la présidentielle a toujours été suivie de législatives incontestablement gagnées par le président élu, ce qui, de fait, a considérablement renforcé ses pouvoirs. Mais en 2002, coup de tonnerre : le choix au second tour de la présidentielle ne fait pas entre droite et gauche mais entre droite et extrême droite. Trois ans plus tard, nouveau coup de tonnerre : le référendum portant sur une constitution européenne où le oui était défendu par les partis traditionnels et le non par les partis contestataires est gagné par ces derniers. Parce qu'il faut noter que depuis un moment, les deux partis qui nous dirigeaient à tour de rôle ont bien évolué sur leur rapport à la mondialisation. Le grand parti de droite qui défendait historiquement la souveraineté nationale et le grand parti de gauche qui défendait historiquement les intérêts des travailleurs se sont progressivement rapprochés sur la question européenne et sur la mondialisation en général. Du coup, de plus en plus d'électeurs de gauche comme de droite ont commencé à se sentir trahis. Parallèlement, les énormes pouvoirs que le Président de la République obtient de faits, crée beaucoup d'ambitions personnelles, et on voit régulièrement les grands partis se déchirer sur des guerres d'égo. Les évènements les plus significatifs dans l'histoire récente étant le congrès de Reims pour le parti socialiste et le duel Fillon-Copé pour l'UMP. Ces duels ont créé du dégoût et du rejet chez les Français à l'égard de leur classe politique, dégoût qui s'ajoute au sentiment de trahison déjà évoqué. Sans s'en rendre compte, ces deux partis étaient en train de copieusement se saborder. Et depuis 1958, chaque gouvernement investi suite à des élections législatives dispose d'une assise électorale plus faible que celui nommé avant lui. Progressivement, le pouvoir exécutif s'est éloigné des Français comptant sur sa majorité écrasante au parlement pour gouverner de manière stable sans se rendre compte qu'une colère montait. En 2012, après cinq années épuisantes de présidence omnisciente de Nicolas Sarkozy, les Français le remplacent par le candidat du PS qui avait promis "une présidence normale" et déclarait que"l'ennemi c'est le monde de la finance", et que "le changement c'est maintenant". Mais très vite ce president va enterrer le gros de ses promesses de campagne. Les électeurs de gauche ont commencé à ne plus voter ou à voter plus à gauche pendant que l'opposition de droite, ne pouvant s'opposer à la mise en œuvre de son programme économique, a commencé, de plus en plus, à reprendre le langage de l'extrême droite. Au bout de cinq ans, l'impopularité du Président Hollande est telle qu'il ne peut même plus envisager de se représenter. À gauche comme à droite, les deux grands partis décident de désigner leur candidat à la présidentielle par une primaire. À droite c'est l'ancien premier ministre du président Sarkozy qui en sort largement vainqueur, à gauche, c'est une figure de l'aile gauche du parti socialiste. Mais voilà que l'un comme l'autre, étant sur des lignes assez dures et radicales vont être trahis par les tendances libérales de leurs partis respectifs qui vont leur préférer l'ex ministre de l'économie du président Hollande, un certain Emmanuel Macron. Celui-ci obtiendra rapidement le soutien du triple candidat centriste à la présidentielle François Bayrou. Voyant le danger que représente la candidate d'extrême droite et le risque qu'à nouveau la gauche soit éliminée du second tour, le candidat des verts Yannick Jadot retire sa candidature. Et puis de multiples affaires vont éclabousser la campagne de celui qui avait été désigné parce que présenté comme un droit et intègre, François Fillon. Bref, en 2017, Emmanuel Macron a réussi a profiter du discrédit, de l'affaiblissement et du sabordage des deux grands partis traditionnels, du retrait de Jadot, du soutien de Bayrou et des casseroles de Fillon. Vraisemblablement, il a été pour beaucoup un choix par défaut, même si certains ont cru honnêtement à cette "nouvelle façon de gouverner" qu'il promettait à l'époque. Promesse reprise maintes fois, jamais appliquée. Opposé à la candite d'extrême droite au second tour, son élection était acquise, mais il sera loin, très loin des 80% que Jacques Chirac avait réunis 15 ans plus tôt face au père de Marine le Pen. Et puis viennent les législatives 2017. Au mouvement degagiste des électeurs, se combine l'arrivée de très nombreux novices en politique du fait d'une réforme interdisant le cumul d'un mandat exécutif local avec celui de parlementaire. Une abstention très massive conduira à une super majorité pour les macronistes, mais en grand décalage avec leur poids réel dans l'opinion. Emmanuel Macron aurait dû comprendre qu'il n'était pas aussi légitime que ses prédécesseurs, que c'est essentiellement un concours de circonstances qui lui a profité et aurait dû appliquer réellement cette nouvelle façon de gouverner promise. Il ne l'a pas fait. Mal lui en a pris, après un an de présidence relativement paisible, il sera contraint de ne gérer que des crises par la suite. Et d'abord celle des gilets jaunes, qui fait suite d'une part à un scandale d'État où le garde du corps de Macron avait été filmé en train de casser la gueule de manifestants gratuitement et à une augmentation d'une taxe sur les carburants, destinée à financer, non pas la transition écologique comme le prétendait la propagande macroniste, mais les baisses massives d'impôts acquittés par les plus fortunés. Les français constatent qu'une minorité de puissants décident de tout et réclament (en vain) la justice fiscale, la justice sociale et des institutions plus démocratiques. Certes, les gilets jaunes n'étaient pas les français, mais les enquêtes d'opinion montrent qu'en dehors de l'électorat macroniste, ce mouvement est très populaire. Et lorsque ce mouvement a pris une tournure insurrectionnelle, Macron, plutôt que de réellement chercher à résoudre cette crise à la fois sociale et démocratique, a préféré acheter la paix sociale avec des mesurettes. Puis le mouvement s'est essoufflé et la campagne des élections européennes a pris le dessus. Quelques mois plus tard, ici comme ailleurs, toute vie politique a été pratiquement mise sous cloche du fait de la pandémie. Le gouvernement prendra des mesures coûteuses destinées à préserver l'emploi, pendant que les mouvements complotistes trouveron un très fort écho dans ce qu'il restait des gilets jaunes. Quant aux oppositions elles étaient en dessous de tout, tout aussi à la ramasse que le gouvernement qui naviguait en plein brouillard. On en sort péniblement, la présidentielle approche, et ici comme ailleurs dans le monde, les idées radicales voire extrême ont le vent en poupe. Et puis l'armée russe franchi la frontière ukrainienne. Nouvelle crise, nouvelles peurs. Macron en profitera pour enjamber la campagne présidentielle et refuser tout débat. Si bien qu'en 2022, nous n'avons pas pu décider de notre avenir commun. La candidate de gauche, insipide, se traine encore le boulet du bilan du président Hollande, la candidate de droite incarne une parfaite continuité avec le sortant... Et au bout d'un moment trois candidats sortent du lot dans les sondages puis dans les urnes : trois candidats clivants. Un de droite neolibérale, une d'extrême droite, un de gauche radicale. Ce dernier ne se qualifie pas au second tour. Fatalement, entre l'effroi que provoque la guerre en Ukraine et le rejet encore majoritaire qu'inspire l'extrême droite, Macron est réélu. Mais aux législatives, pour la première fois dans l'histoire de la Vème, le président nouvellement élu n'a pas de majorité absolue. Les français n'ont pas souhaité changer de capitaine dans un contexte aussi incertain mais ont exigé que cette fois, il compose avec l'opposition et ne règne pas seul. Macron n'entendra jamais ce message. Et lors de la seule réforme importante depuis des années, c'est un véritable déluge de recours aux dispositions constitutionnelles permettant de forcer la main au parlement pour faire adopter une réforme des retraites extrêmement impopulaire, mobilisant massivement dans la rue, réunissant l'ensemble des syndicats contre elle et même la majorité au parlement, et ce, alors que pour la deuxième fois Macron n'a été élu que sur un concours de circonstances et non sur son programme. Il ne se relèvera jamais de cet épisode qui date d'il y a maintenant près de trois ans. Les mois passent, et voilà les élections européennes qui sont un revers important pour Macron. Il avait déjà révoqué sa première ministre et sentait que le nouveau, Gabriel Attal, ne réussirait probablement pas à faire adopter un budget à l'automne 2024, qu'une motion de censure allait le renverser. Voulant prendre les devants, miser sur l'impréparation des oppositions, il décide le soir même des européennes de dissoudre l'Assemblée. Au premier tour des législatives, les électeurs votent surtout contre Macron, tantôt à l'extrême droite qui ressort en tête, tantôt à gauche. La macronie finit troisième. Puis au second tour, un front républicain anti le Pen et Bardella se met en marche. Des candidats qualifiés se retirent pour empêcher le président du parti d'extrême droite Jordan Bardella d'avoir la majorité. Les électeurs jouent le jeu et la gauche se faufile en tête du second tour tandis que les macronistes sauvent les meubles. C'est un revers pour Emmanuel Macron qui pensait pouvoir nommer Bardella et décrédibiliser l'extrême droite. Et là, deux interprétations du scrutin vont s'opposer. Les uns considèrent que la gauche arrivée en tête, bien qu'elle ne dispose qu'un d'un tiers de l'Assemblée nationale est la plus légitime pour gouverner. D'autres estiment qu'avec le renfort d'un parti moribond et divisé, celui censé incarné l'héritage de de Gaulle, la macronie est plus légitime. Alors Macron tente un gouvernement qui tombera assez rapidement. Puis un second qui arrive à obtenir l'indulgence de l'extrême droite et puis celle du parti socialiste. Celui-ci tiendra plusieurs mois, mais ses trahisons envers le parti socialiste et le projet de budget jugé à la fois cynique et sinistre qu'il avait préparé ont largement mobilisé contre lui durant l'été. Il tombera en demandant la confiance de l'Assemblée, ce qui a ligué toutes les oppositions contre lui. Et puis son court passage à la tête du gouvernement a été marqué par des fautes de communication et un scandale où il aurait couvert des violences physiques et sexuelles dans un établissement scolaire privé au moment où il était à la fois ministre de l'éducation, président du conseil général du département où se situe cet établissement (et donc en charge des collèges) et parent d'élèves dans ce même établissement. Largement impopulaire, personne ne l'a regretté. Macron aurait dû acter qu'un gouvernement assis sur une coalition entre ce qu'il reste de ses partisans et le parti LR ne peut pas amener de gouvernement stable. Partant de là, le plus raisonnable selon moi aurait été de donner sa chance à la gauche. Mais il a choisi un de ses plus proches, d'une certaine façon il s'est auto nommé premier ministre et la chute de ce gouvernement était inéluctable. Ce à quoi on ne s'attendait pas, en revanche, c'était qu'il chute avant même d'avoir prononcé sa déclaration de politique générale, 14 heures après avoir présenté la composition de son gouvernement. Le socle commun qui rassemblait macronistes et droite est maintenant mort. Emmanuel Macron peut maintenant nommer un autre premier ministre, logiquement issu de la gauche, ou un gouvernement technique, apolitique pour gérer les affaires courantes pendant un an et demi ou de nouveau prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale sans garantie de majorité claire ou remettre lui même sa démission, car sa responsabilité dans cette crise est première. Et puis il faut quand même préciser que notre mode de scrutin majoritaire ne facilite pas le compromis mais encourage l'affrontement ce qui est exacerbé par le fantasme d'une grande partie de notre classe politique pour la présidence de la République. Et comme personne ne veut se griller avant la présidentielle, personne ne veut aider Macron. Ça tombe bien, il ne tend la main à personne. -
Ça sent plus le juillet 1830.
-
Vous prétendez là parler en mon nom et en celui de ceux qui ont vécu ce drame. Et dans tous les cas ce n'est certainement pas le rôle du législateur que d'utiliser les émotions des uns et des autres. Et encore une fois la peine de mort n'a jamais réduit la criminalité, bien au contraire.
-
Déjà si la nouvelle assemblée est élu juste avant le nouveau président ça changera que ni la majorité ni le gouvernement seront sous la coupe du président. Et si on élit cette assemblée au scrutin proportionnel on se donne une chance pour favoriser les compromis. C'est ça. Et les journalistes disent que Wauquiez n'y est pas pour rien, qu'il aurait plus ou moins cherché à ce que ça tire à boulets rouges contre ce gouvernement LR-macronistes. On se venge comme on peut.
-
Raison pour laquelle je pense que Copé a raison : il faut qu'il annonce aujourd'hui qu'il démissionnera après les municipales. Ça permettrait de mettre à profit les six prochains mois pour prendre le temps de confronter les projets. D'ici-là mettre un gouvernement qui reconduise le budget 2025 avec quelques mises à jour.
-
Plus j'y pense et plus j'en arrive à la conclusion qu'une dissolution aujourd'hui est une mauvaise idée. 1) Il faut repartir en campagne minimum trois semaines, encore une quatrième semaine avant le second tour, encore 11 jours avant la première réunion de la nouvelle assemblée, plus le temps qu'elle se repartisse en groupes et en commissions permanentes, qu'elle élise son président, ses vices présidents, ses questeurs, ses secretaires, ses présidents de groupes et ses présidents de commissions, qu'on nomme un gouvernement, qu'il prépare les deux textes budgétaires, qu'il prononce son discours de politique générale... Ça veut dire qu'on commence à discuter du budget au mieux début décembre voire mi décembre. 2) parce que trois semaines de campagne ça ne permet pas de trancher les grands débats et donc ça ne permet pas au peuple souverain de dire réellement dans quelle direction il veut que soit emmené le pays. Donc on se retrouverait de nouveau avec un parlement et un gouvernement décriés. 3) parce qu'il n'y a aucune raison de penser que cette dissolution amènera une majorité claire. D'autant que le pays est encore plus divisé et fracturé qu'il y a an. On aura donc seulement perdu deux mois et on se dira "tout ça pour ça" 4) parce qu'il n'y a aucune raison pour que macron soit plus fin, plus clairvoyant et plus démocrate après un troisième échec électoral qu'après deux et que rien ne permet de présumer qu'il nommera un gouvernement à la fois stable et légitime. 5) parce qu'en cas de dissolution, on se prive de cette arme pendant un an et que ça ne doit être qu'un recours ultime, comme macron (et combien d'autres !) l'a appris ou aurait dû l'apprendre à ses dépens.
-
Il faut un accord de non censure d'un gouvernement provisoire jusqu'au printemps. La réforme pourrait passer par référendum. C'est impossible de réformer la constitution maintenant puisque personne n'est légitime pour le faire et que personne ne veut parler avec personne. Ce que je propose ce n'est pas de toucher à la constitution mais uniquement à la loi électorale et ça rentre tout à fait dans le champ de l'article 11. La seule condition préalable c'est de mettre d'accord une majorité sur une non censure d'un gouvernement provisoire et ça, ça n'est possible que s'il y a un horizon : dissolution ET démission du président après les municipales. Au delà de mon rejet de Macron je ne vois vraiment pas comment sortir de l'impasse tant qu'il ne sera pas sur le départ. Ce que tu demandes c'est donc une dissolution en croisant les doigts pour que ça tourne mieux après qu'avant. Sauf qu'il est peu probable qu'elle aboutisse à cette majorité large et là on sera encore plus dans la merde car privés de la possibilité de revenir aux urnes avant un an. Si on passe au scrutin proportionnel, on sait qu'on n'aura pas de majorité écrasante mais au moins on faciliterait le dialogue entre les uns et les autres. Ce serait un bon début.
-
Ben honnêtement s'il y a un groupe moins responsable du naufrage que les autres, c'est les écologistes.
-
Raison pour laquelle une dissolution doit être précédée d'une réforme du mode de scrutin et suivie d'une démission du président.
-
Et aujourd'hui ? Je ne propose en rien de rétablir les deux pratiques qui faisaient sauter les gouvernements qu'étaient l'interpellation et la double investiture. Ce que je propose s'inspire d'autres régimes européens qui fonctionnent mieux que le nôtre. D'où l'idée de la motion de censure constructive. Qui veut dégager un gouvernement va soit essuyer un échec soit aller aux responsabilités.
-
Ma proposition ne remet en cause aucun des outils de rationalisation du parlementarisme. Elle les adoucit, les conditionne et en ajoute. Dans ce que je propose il n'y a pas de double investiture ni d'interpellation.
-
Le même que celui de toute personne qui a du pouvoir comme on le sait depuis Montesquieu. C'est un problème systémique et le macronisme n'a été qu'un accélérateur. On s'est longtemps contentés de nos contre pouvoirs insuffisants en se disant qu'on a des élections libres, un camp gagnant légitime et des alternances régulières. Sauf que là la radicalisation des trois blocs fait craindre l'alternance tout en réduisant à peau de chagrin la base électorale du gouvernement. La crise est en germe depuis des décennies.
-
Pardon mais on en revient toujours au même problème : Retailleau pense à l'Elysée tout comme les opposants et c'est ça qui l'a poussé à rompre. Pour en sortir, il faut que la présidentielle ne soit plus l'élection reine dans nos institutions. D'où mes propositions qui visent à reparlementariser notre vie politique tout favorisant la responsabilisation des acteurs au détriment des petits calculs et de la petite tambouille.
-
Si j'ai bien compris c'est sa base militante qui a remis en cause sa stratégie. La nomination de Bruno Lemaire n'est qu'un prétexte.
-
Sur les droits humains il n'y en a pas.
-
J'étais pour mais si le vote blanc est majoritaire on se retrouve dans une crise insoluble.
-
Faites un effort pour employer les bons mots. Le totalitarisme de régimes qui se revendiquent du communisme je ne le remets évidemment pas en cause. Mais ça ne s'appelle pas du fascisme.
-
Alors avec la réforme que je propose au 49.2 il serait resté en poste. Sauf que s'il est tombé aujourd'hui ce n'est pas la faute des oppositions mais de LR.
-
@PLOUC89 Voilà ce que je propose : Article : Sont irrecevables : • Les propositions de lois et amendements étrangers au domaine de la loi défini à l'article 34 ; • Les amendements ne présentant pas de lien, même indirect, avec le texte déposé lors de la première lecture ou un lien direct avec le texte transmis lors des lectures suivantes, ainsi que ceux remettant en cause des dispositions déjà adoptées dans les mêmes termes par les deux assemblées ; • Les projets et propositions de loi dépourvus de portée normative ; • Les propositions de lois et amendements dont l'adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques soit une aggravation d'une charge publique qui ne serait compensée par des ressources supplémentaires ou des diminutions de charge à due concurrence ; • Les amendements identiques ou dont la portée normative serait identique à un amendement déjà déposé ; • Les amendements déposés en séance qui n'ont pas été soumis à la commission saisie au fond, sauf si la procédure d'urgence prévue à l'article 45 a été déclenchée par le Gouvernement ; • Les amendements ne respectant pas les conditions prévues à l'article précédent.
-
Ma proposition prévoit un durcissement de l'irrecevabilité.
-
Je connais le fascisme de gens passés par des partis gauche mais le fascisme de gauche ça n'existe que dans les cerveaux malades d'extrême droite
