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Tout ce qui a été posté par Fraction
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Bonsoir, Nombre de philosophes deviennent fous. Ainsi s'impose à moi une question fondamentale : si la Vérité nous rend fou, sommes-nous digne de la Vérité ? Sommes-nous dignes d'exister ainsi ? Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Nombre d’infamies littéraires doivent être resituée par leur contexte politique. Voltaire, que vous connaissez vraisemblablement mieux que moi, a certainement des mœurs et une culture que vous et moi bannirions volontiers. Mais moi, ce que je retiens de Voltaire, c’est son impact et son vecteur. Saviez-vous que tel roi de 2 mètres de haut était pédophile ? Je crois que l’histoire doit l’oublier, sans pour autant abdiquer, mais pour préserver sa noblesse, dont l'esthétique morale est une composante essentielle. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Avant de débattre sur l’esprit de révolution, j’aimerais préciser que la révolution est un crime, et que les bonnets phrygiens n’étaient certainement pas dans l’esprit voltairien ni rousseauiste. Plutôt que de « révolution », terme que je juge trop angélique, je préfère parler de « rupture ». L’esprit de rupture provient certainement du noyau du contrat social. On accepte les règles du jeu, malgré leur injustice, leur ineptie, jusqu’à ce que le jeu commence à créer des perdants-nés, qui échoueront systématiquement malgré leurs efforts, leur mérite et leur vertu. La politique est un rêve, une hallucination collective, qui nous a permis de croire que nous maîtrisions notre destin. Mais on finit par se rendre compte que le politique est conditionné, infantilisé par la loi de l’offre et de la demande. Si le politique échoue, c’est à cause de la récession, mais si la croissance revient c’est grâce à lui ! C’est un jeu de dupes. Il y a des idées dans l’air. Des idées contre-révolutionnaires : _ Un travailleur a une valeur ajoutée donnée, et son salaire ne dépassera jamais cette valeur ajoutée, sauf effet de confiscation. _ Lorsque le politique intervient sur le pouvoir d’achat des classes médianes, les prix augmentent, et l’opération est ainsi annulée. _ Si l’argent des marchés atterrissait dans l’économie réelle du jour au lendemain, nous connaîtrions 100% d’inflation par jour pendant un mois, donc l’injection de liquidités c’est du pareil au même. _ Les choix collectifs pénalisent les choix individuels. _ Le politique a besoin de séduire les fortunés, il n’a pas le choix : l’argent reconnait les siens. Mais il y a aussi des idées révoltantes : _ Les fils de prolos ont peu de chances de réussir leurs études, sans doute parce que leurs neurones ne sont pas suffisamment stimulés. Peu de mobilité sociale : le diplôme n’a qu’une valeur titulaire pour la légitimité bourgeoise. _ Les gros porteurs finissent par confisquer les moyens de production, les Gafa absorbent toute innovation, les grands distributeurs absorbent les commerces de proximité : pas de business pour les petits poissons. _ Avouez que voter pour un banquier, quand on est une tirelire, est un pari risqué. L'offre et la demande est une loi naturelle. La révolution peut bien changer les lois, mais les lois de la Nature conditionnent les lois politiques, or les lois de la Nature ont une capacité maximale que nous ne sommes pas loin d’atteindre. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Puisque faire passer l’épreuve du Rubik’s Cube aux électeurs semble utopique , que traduire les textes de loi en langage naturel serait d’une vulgarisation dénaturante, et que les vérités macrocosmiques sont souvent contre-intuitives, optons plutôt pour la professionnalisation de la décision, et donc son élitisme et sa discrimination inhérente. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Le RIC, comme d’autres formes de démocraties horizontales, répond à l’évidence que les peuples des démocraties modernes ont mûri. Les peuples occidentaux ont muri : ils comprennent des concepts complexes, ils entretiennent des relations intelligentes avec leur environnement, et ils savent s’autodiscipliner. Mais cette maturité ne vaut pas encore pour une compétence, seulement pour une responsabilité. 1 _ La 5ème République peut se réformer vers la facilité référendaire. Mais imaginez une seule seconde que l’opinion publique fasse la loi. Ce sont toujours les plus radicaux qui se mobiliseraient lors des consultations, et le sociétal irait aux mains des populistes. Le gouvernement serait la cible aveugle et systématique d’une part des votants, et le scrutin serait biaisé. La démagogie serait loi, la politique deviendrait un objet de consommation, l’immédiat prendrait la main sur le long terme. 2 _ La 5ème République peut aussi se réformer en instaurant une dose de proportionnelle à l’assemblée. Lorsqu’un jour, on finit par ajouter une dose de proportionnelle à l’assemblée, l’erreur du politique, du décideur, serait d’en calculer l’intérêt corporatiste de son parti. Si l’exécutif cède une dose de proportionnelle, ce sera une façon pour lui de faire confiance au peuple, et à sa faculté d’adaptation, qu’il mérite amha. Il y a l’opinion publique et il y a la Vérité. La Vérité n’est pas l’opinion publique. Et malheureusement, plus l’écart entre la Vérité et l’opinion publique grandit, plus on offre un boulevard au machiavélisme communicationnel, à la langue de bois, aux fausses promesses, à la peopolisation, mais aussi à la démagogie. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, 1 _ Je ne suis pas aussi catégorique que vous, ce n’est ni blanc ni noir. J’ai dit que la vertu du partage du travail dépend de la finitude du secteur d’activité. Dans mon domaine, la territoriale, il est évident le nombre de rues d’une ville est quasi-invariable, donc cette question y est plus pertinente. 2 _Les banques sont des acteurs qui ont une responsabilité systémique, or jouer au casino n’est pas un comportement responsable. Mais les gros porteurs institutionnels ont suffisamment d’inertie pour, par exemple, protéger la zone euro lorsqu’elle est attaquée, et l’esprit de responsabilité est quand même là. Les subprimes étaient des titres pourris et représentaient pour moi une forme de titrisation aliénante des destins. Analytiquement, le capital était très risqué, mais c’est le jeu, rien d’inédit. En dehors de l’argument moral, je n’ai pas d’objection technique à émettre. Et même si la leçon n’a pas été tirée collectivement, les comportements individuels ont certainement dû s’adapter. 3 _ Je répondais indirectement à votre argument sur l’inefficacité de la baisse de la tva, mais sur une autre forme d’outil fiscal : « défiscalisation contre emplois ». Cordialement, Fraction.
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Bonjour, 1 _ L’idéologie de la réduction du temps de travail gravite autour de l’idée que l’emploi est un gâteau constant, malthusien, et que nous n’avons qu’à le partager. Ça peut se justifier dans certains secteurs, cerné par une finitude, mais pas tous, et très loin de là. Une approche moins malthusienne consiste plutôt à déclarer que l’emploi crée l’emploi et que, au contraire, il faut travailler plus. 2 _ Si les banques dysfonctionnent, pas de crédit, donc pas d’investissement privé, donc pas de cercle vertueux. La fin peut justifier les moyens. 3 _ Le génie fiscal n’est pas tout-puissant, en matière d’incitation et de dissuasion, mais amha, travailler sur les contreparties des défiscalisations tendrait à verticaliser sont intervention. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, L’affaire Fillon m’a autant surpris que vous. Cette synchronisation de l’appareil judiciaire m’a paru suspecte. J’ai d’abord pensé à suspecter le syndicat de la magistrature, mais je n’en trouvais pas le sens. Et puis je m’en suis remis à suspecter les concurrents de Monsieur Fillon, directs et indirects. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, 1_ Il manque à votre inventaire des vices médiatiques, malgré sa pertinence, une donnée qui n’afflige pas grand monde, mais qui me parait essentielle : les médias sont capables, par une insidieuse présomption de culpabilité, de saper la carrière politique d’un homme ou d’une femme politique. A ma connaissance, à mon intuition, Monsieur Jean-François Copé n’est peut-être pas Blanche-Neige, mais sa carrière politique a été stoppée par la présomption de culpabilité véhiculée par les médias. Et Dieu sait que la carrière d’un homme politique est précaire, et que sa communication joue un rôle existentiel. 2_ Je suis un fonctionnaire territorial, ouvrier qualifié, et je travaille dans un environnement qu’on pourrait qualifier de « populaire ». Les esprits critiques se méfient des médias, des représentants, des élites, mais je ne constate aucune défiance compromettante envers le contrat social. Puisque, in fine, c’est le contrat social qui fait converger les intérêts de la République. 3_ Il y a du désordre dans les démocraties modernes. Peut-être a-t-on parfois confondu « état de droit » et « décadence ». Mais l’état de droit c’est l’opposé de la décadence. Pour prendre notre exemple : le réseau Internet s’est voulu le plus démocratique possible. La démocratie sans limite d’Internet nous a beaucoup enrichi, mais elle a aussi permis au mensonge, à la violence et à la pornographie de circuler à la vitesse de la lumière. On peut s’attendre à une prochaine réaction des institutions et de l’ordre (et la censure en fait partie). Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Chaque électeur a un choix à faire entre la politique de l’offre et la relance par la demande. Sachant que la demande est dissipatrice et que l’intervention sur l’offre est plus chirurgicale. Relancer par la demande est une méthode qui a ses limites, et surtout valide à grande échelle. Je vais vous donner un exemple basic et caricatural : Si on augmente les salaires en France, ça solvabilisera les chinois. Mais si on augmente les salaires en Chine, ça resolvabilisera les français. Donc, à l’échelle globale, la relance par la demande est pertinente, mais moins à petite échelle. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Monsieur Gattaz n’est pas un décideur, ce n’est qu’un partenaire social, un corps intermédiaire plus ou moins impliqué dans le contexte de la décision. Il s’est trompé sur sa promesse, mais après tout, qui est-il pour que vous portiez tant de crédit à des promesses intellectualisée d’un non élu alors qu’on n’en porte déjà peu à nos élus ? Et finalement, il a obtenu ce qu’il voulait vraiment : une politique de l’offre. Quand des syndicats se trompent sur la réduction du temps de travail, qui a gelé les salaires jusqu’au rattrapage des gains de productivité, on ne leur fait pas le même procès en incompétence. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, J'ai une amie qui travaille pour l'ASE. Au départ, elle pensait s'occuper d'enfants maltraités, et pour l'instant, elle est tombée majoritairement sur des cas sociaux, limite irrécupérables. Plus on attend, et plus il devient difficile de restructurer quelqu'un. Cordialement.
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Bonjour, Je n'ai pas de boule de cristal, je ne suis pas mandaté, et je ne peux pas me prononcer sur une affaire que je ne connais pas. Mais en toute présomption d'innocence, j'accuserais le copinage plutôt que la corruption. L'humanité se corrompt toujours à son maillon faible, or le copinage est un maillon plus faible que la malhonnêteté. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Je ne sais pas où vous avez lu que je préconise le logement gratuit. Même le logement social est censé être rentable, moins que le parc privé, certes, mais le retour sur investissement est possible. Vous avez raison, certaines personnes préfèrent la facilité, alors que leur condition leur imposerait plutôt d’en faire deux fois plus que les autres. Votre expérience personnelle de cette frange de la société semble éprouvante. Je ne suis pas pédagogue, ni partisan du coup de pied au cul, mais on doit mettre chacun face à ses responsabilités, lorsqu’il en a encore le sens. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, La question des sdf indigne tout le monde, tous partis confondus. Mais tant qu’en aval, on ne construira pas de logements massivement, on aura beau travailler en amont, le problème persistera. Sachant que notre budget « investissement » est comme une variable d’ajustement soumis à la règle des 2.8% de déficit, et que le taux de rentabilité de l’immobilier n’est pas si mirobolant, m’est d’avis que ce n’est pas demain la veille. Cordialement, Fraction.
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Bonjour, Pour aller dans votre sens en déplaçant le sujet, pourquoi subventionner l’emploi ? Aider un emploi non rentable revient à assister un canard boiteux. Si son rapport coût / bénéfice n’est pas au rendez-vous, il ne faut pas intervenir. Je vous donne un cas pratique. Mettons que votre emploi n’est rentable qu’à 80%. Je finance les 20% manquant. Puis je vous ponctionne à hauteur de 36% (de prélèvements obligatoires, 55% réels). Au final, j’ai entretenu un emploi tout en ayant réalisé une plus-value fiscale de 16% !!! Quel beau tour de passe-passe. Le problème c’est que j’ai injecté un malus dans l’économie, par manque à gagner, et que le contribuable s’est substitué au client. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Chacun son opinion. Mais moi, je trouve parfaitement justifié que certains PDG gagnent 1 000 fois mon salaire. Parce que la faculté de décider d’un PDG est en injection avec un taux de rentabilité, un rapport coût / bénéfice, exponentiels. On ne gagne pas ce qu'on mérite, on gagne ce qu'on vaut, et c'est le darwinisme des marchés qui reconnait indirectement le mérite comme une valeur marchande. Je trouve justifié que certains footballeurs gagnent des dizaines de millions. Parce qu’ils occupent un marché confiscatoire (20 équipes en Ligue 1, pas plus, pas moins) alors que la demande est colossale. Je trouve justifié qu’un artiste soit millionnaire. Par ce qu’il a une valeur ajoutée imprimée dans des millions de vies. Bien entendu, les inégalités de revenus ne sont pas celles du capital. C’est peut-être plutôt sur ces dernières qu’il faudrait focaliser notre aigreur. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Permettez-moi de contredire une idée reçue, même si je ne vous l'impute pas. Ce n'est pas parce que les inégalités augmentent que la misère ne recule pas. Elle a reculé à l'échelle mondiale malgré l'accroissement des inégalités (cf coefficient de Gini). C'est juste que ce recul accélère moins vite que les inégalités, ce qui, dans l'absolu, peut induire en erreur. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Ce que vous dénoncez n’est pas propre au CICE, mais à la politique de l’emploi en général. Les outils étatiques créateurs d’emploi sont depuis toujours des moteurs de 1 000 watts qui alimentent une lampe torche de 50 watts. Si la formule de l’ignition, c’est-à-dire de l’autofinancement, existe dans l’absolu, nous ne l’avons pas encore trouvée. Peut-être que le CICE est un concept perfectible, par ses contreparties, ses clauses, et les flux qu’elles canalisent. Mais peut-être aussi, comme vous dites, qu'il est obsolète, auquel cas je vous demande comment s'y substituer. Nous avons un problème d’emploi, et c’est en ciblant l’offre et l'employabilité qu’on peut cibler indirectement l’ignition de l’emploi. Cordialement, Fraction
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Bonsoir, Vous avez raison, tous ces milliards nous dépassent un peu, et nous n’en avons qu’une notion vague. Mais rapporté à une recette fiscale globale de 286 milliards, ça relativise. A ma connaissance, le CICE a porté des fruits significatifs, mais malheureusement davantage dans la trésorerie d’entreprise que dans l’emploi. Il faut du temps, de l’investissement, et des compétences pour transformer 2 000 euros de bénéfice par mois en emploi. Cordialement, Fraction
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Bonjour, Il faut généraliser, mais il faut surtout que ce "proportionnel" devienne "progressif", ou qu'on le privilégie. On passerait d'une évolution linéaire à une évolution exponentielle du devoir fiscal par rapport au revenu. Le clivage entre l'impôt proportionnel et l'impôt progressif a longtemps opposé la droite et la gauche. (Monsieur Macron a affiché la couleur, mais patientons : nous ne sommes même pas à mi-mandat) Cordialement, Fraction
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Le devoir financier d'un père divorcé, envers ses enfants, est proportionnel à ses revenus.
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Bonjour, Oui, je parlais plutôt des châtelains qui ne trouve plus d’acquéreur français. Les milliardaires font de l’optimisation fiscale, alors que les millionnaires payent plein pot. Je vous répondrais que c’est un effet d’échelle : le milliardaire a une dimension mondiale alors que le millionnaire n’a qu’une dimension nationale. La fiscalité, dans son ontologie profonde, est animée par une pulsion prédatrice. Or, les milliardaires ne sont pas des proies faciles, ils savent se défendre, à tort comme à raison. Mais cela peut se justifier par leur niveau de responsabilité. Il existe plusieurs sortes d’impôt, je les classe par leur niveau de justice : _ L’impôt progressif, le plus juste, mais dont l’assiette est mineure (impôt sur le revenu). _ L’impôt proportionnel, moins juste, mais dont l’assiette est considérable (CSG, TVA). _ L’impôt « horizontal », récemment devenu antisocial, parce que Mme Bettencourt consomme la même quantité d’essence qu’un ouvrier, mais dont l’assiette est aussi conséquente. _ Et enfin, l’impôt sur le patrimoine, dont l’assiette est relativement faible, et qui s’inscrit dans une dynamique de spoliation, sous le prétexte fallacieux que le patrimoine constitue une plus-value locative latente (Impôt foncier, ISF, IFI). C’est pourtant cette dernière catégorie d’impôt insignifiante qui fait tant fantasmer le peuple. Cordialement, Fraction
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Bonjour, L’ISF est un impôt populaire, soit. Mais qu’a-t-on dit lorsqu’on a dit ça ? On a l’argument démocratique avec soi, mais a-t-on l’argument légitimiste ou pragmatique ? Premièrement, L’ISF est un impôt sur le patrimoine (et non sur le revenu ou la transaction). Imaginez qu’on vous ponctionne 1% de la valeur de votre résidence chaque année. Si vous n’avez aucun actif, ni aucun revenu pharaonique, alors vous serez obligé de vendre (à des étrangers puisqu’il n’y a plus de solvabilité, à cause de l’ISF, entre autres). Ensuite, l’ISF représente une assiette fiscale modeste (3 à 4 milliards). C’est dérisoire comparé à sa qualité dissuasive et prohibitive. L’ISF est un impôt qui taxe les plus privilégiés. Je ne compte pas me faire des amis ici, mais les privilégiés consomment peu par rapport à leurs revenus (et ils consomment de la valeur ajoutée, donc des emplois). Ils investissent une grande part de ces revenus, quand le français médian peine à mettre 50 euros par mois dans son assurance-vie. Mais tous les investissements ne se valent pas. Souffler dans la plus immobilière avant qu’elle n’explose n’est pas un comportement encouragé par les pouvoirs publics. Les fortunés doivent acheter des actifs créateurs de richesses et d’emplois. La mutation de l’ISF en IFI va dans cette direction. J’ajouterais ma touche personnelle en déclarant qu’investir dans le marché des titres offre, certes, une inertie capitaliste à notre espace, mais nous devrions lui préférer le marché obligataire malgré son risque. Cordialement, Fraction
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Bonjour, J’ai peut-être moins de responsabilités que vous, mais j’ai aussi été témoin de corruption, à mon niveau. Alors que je travaillais dans une grande chaîne de fast-food, le soir, les cadres étant partis, les cuisiniers préparaient un surplus très généreux de hamburgers. Et tout le monde se servait pour les emmener chez lui. Nos grands-mères disaient « qui vole un œuf vole un bœuf », car la corruption est un hymen qui est soit ouvert soit fermé, indépendamment de l’objet pénétrant. Les responsables ne sont ni mieux ni pires que nous, seulement ils jouent avec des wagons entiers de bétail. Cordialement, Fraction
