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Fraction

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  1. Que ce soit possible n'en implique pas la systématicité.
  2. Dites-moi ce qu'il y a de jouissif ou même d'excitant dans une équation du second degré. Ce n'est pas le sujet humain qui calcule, mais la chose humaine. Le système de références (le sujet) calcule le système de représentations (l'objet mental). La volonté est une "synapse" motrice pour ce référentiel. Or elle est parfaitement capable de fonctionner à froid : par autorité ou transcendance. Ceux qui perçoivent l'humain comme une machine à jouir n'en sont pas les meilleurs promoteurs. La chose humaine est belle et noble, son verbe est totipotent, et la réduire à sa seule qualité de jouisseuse, de consommatrice, de demandeuse est un mépris à la limite de l'indignité. Personnellement, mon appétit pour les champs d'exploitation et d'investigation est un sens donné à la vie, malgré son stress, son angoisse, et son désespoir inhérents.
  3. Bonjour, Votre perception de la systématicité de la quête du bonheur ne m’étonne pas, à vrai dire. Cela m’évoque lointainement la position de Schopenhauer quant à son exclusivité de la volonté. Mais a posteriori, il faudrait être fou pour penser que la volonté est exclusive. Je crois que cet apriori est biaisé par une confusion des différents paramétrages naturels de la conscience. Lorsqu’un logicien cherche une tautologie, il ne cherche pas le bonheur, bien que chaque objet mental ait une synapse volontariste motrice. Ce qui anime le calcul, ce qui définit cette volonté, c’est la véracité et la justesse, la quête d’un orgasme froid et insipide ontologiquement dissociable de la quête de jouissance. Que la conscience soit une grammaire systématique implique un sujet systématique. Mais ce sujet peut parfaitement être d’ordre causal, rationnel, ou froidement déontologique. Le sujet humain, la chose humaine, et l’être humain, coexistent en une seule entité. Mais le sujet humain est grammaticalement substituable par la chose humaine ou l’être humain. Si vous connaissiez des hommes de devoir, que je ne suis que par intermittence, vous constateriez qu’ils sont souvent psychorigides et très économes en festivité et en jouissance. Non, la quête du bonheur est loin d’être systématique, et la chose humaine n’a rien à envier au sujet humain en matière de projet et même d’avidité. Cordialement, Fraction
  4. Bonsoir, Le bonheur consiste souvent à renoncer à ses rêves immatures, angéliques, irréalistes. En gros, se satisfaire d'une condition médiocre et d'une existence inepte serait une clé du bonheur. La belle affaire. Vous laissez entendre que le bonheur serait la finalité de l'existence. Si c'est le cas, je ne suis pas d'accord avec vous. D'abord parce que l'exclusivité du bonheur est un despotisme comme les autres. Les dépressifs et les mélancoliques sont des "gros nazes" exclus de la société festive. Cette société-là n'est pas plus tolérante que la société économique, et l'amour est un eugénisme bien plus impitoyable que la grille de sélection productive. Ensuite, je souhaite tordre le cou à une idée reçue largement répandue : Le moteur le plus puissant de l'humanité, ce n'est ni l'argent ni l'aspiration au bonheur. Le moteur principal de l'humanité c'est la déontologie, c'est-à-dire le sens du devoir. Si la ménagère se lève tôt le matin, c'est pour nourrir ses oisillons. Ce n'est pas pour se faire refaire la poitrine. Si nous n'étions productifs que lorsque notre chef nous regarde, en attendant que la paye tombe, alors nous serions indignes de notre emploi, et nous mériterions qu'il nous infantilise. Cordialement, Fraction
  5. Fraction

    "Dieu" ?

    Oui, le verbe de Dieu peut transiter par le nôtre, sans corrompre le libre-arbitre. Mais l'ingérence causale est proscrite. Le miracle n'émerge que par la contradiction paradoxale entre le causal et le moral. L'hallucination schizophrénique, individuelle ou collective, emprunte les sillons du crédible. C'est comme un fusible, une chaîne causale qui ne pourrait se compromettre qu'à son maillon faible.
  6. Fraction

    "Dieu" ?

    Bonjour, Que l’homme ait pu écrire sa propre histoire aurait été incestueux. C’est comme choisir son propre salaire. Mais alors qui l’a écrite ? Quel genre de dieu aurait bien pu écrire l’histoire du 20ème siècle ? A vrai dire, ce siècle ne ressemble ni à Dieu, ni aux hommes, ni aux institutions. M’est d’avis que la schizophrénie est bien meilleure candidate à la rédaction. Nous sommes tombés dans un piège : la création est circulaire, et extrapolative. L’autosuggestion implique des ressources personnelles hors du commun. Plutôt que de changer le monde, il serait plus judicieux de promouvoir un nouvel homme : Un homme optimiste, bienveillant, qui n’a pas peur, et qui arrête de se plaindre. En outre, un certain cynisme est préférable au pêché de contrition. Parce que douter de sa conscience est transgressif, bien plus que de douter de Dieu. Parce que c’est la conscience et non Dieu qui est récursive. Le sacrilège authentique c’est le crime contre la conscience. Nous avons créé un monde contractuel dans lequel chaque bien et chaque comportement a un prix. Le prix peut être juste, mais pas uniquement. Il oscille entre le prix coûtant et la solvabilité maximum. Cordialement, Fraction
  7. Bonsoir, Le cannabis est anxiogène, et les jeunes n'ont pas besoin de ça. Mais le cannabis est une réalité, un business mondial, et puis, finalement, il n'est pas si destructeur que ça. La prohibition a perdu la guerre. Je suis éboueur, et lorsque je balaye une rue de Paris, je ramasse deux ou trois sachets de cannabis par jour. Le cannabis focalise la conscience et lui offre la fulgurance, en échange de son défaut de vigilance globale. Le cannabis a déconnecté beaucoup de jeunes, qui n'avaient pas suffisamment de maturité pour amortir l'effet narcoleptique. La solution universelle consisterait à dépénaliser le cannabis pour les personnes maîtresses de leurs actes et responsables de leur esprit : vœu pieux. Or, la loi ne discrimine que l'âge : à 18 ans, on a les mêmes droits qu'à 99 ans. Cordialement, Fraction
  8. Et en admettant que Marine Lepen passe, pensez-vous qu'elle écrira l'histoire au lieu de la subir comme ses trois derniers prédécesseurs ?
  9. Le RN est aussi un insoumis en vérité, un insoumis envers l'Europe. C'est un insoumis envers l'exécutif européen, notamment. En effet, que reprocher à l'Assemblée européenne, d'une proportionnalité intégrale, et qui est le plus grand appareil démocratique du monde ? Mais, la commission européenne étant une hémiplégique castrée, vaut-il le coup de tirer sur cette ambulance ? Le problème de l'exécutif européen, c'est qu'il est incapable d'emprunter, pour des raisons que j'ignore, et que ses investissements ne sont ni massifs ni long-termistes. Du temps des soviets, on disait : si le communisme ne fonctionne pas, c'est parce qu'il n'y a pas assez de communisme, nous ne sommes pas allé assez loin. Je dirait la même chose à propos de l'Europe, c'est peut-être naïf du coup. Mais le rapport d'exécutif URSS / UE est tellement disproportionné que j'en arrive à déclarer que si l'Europe manque de cohésion et d'adhésion aujourd'hui, c'est parce qu'elle a tué son père trop tôt, elle ne lui a même jamais accordé audience. Le marché unique est une bénédiction synergique que vont regretter les britanniques.
  10. A moins d'un duel Mélenchon / Lepen, le deuxième tour de la présidentielle ne sera pas aléatoire. Et le souverainisme exclusif du RN sera trop clivant pour créer la surprise. L'intuition collective sait que le monde est riche, et que nous devons signer des contrats gagnant-gagnant avec lui. Un pays qui s'isole du monde perd l'accélération de ce monde. C'est comme Cuba, la Corée du Nord, ou même l'Iran. Le souverainisme oui, l'isolement non.
  11. La première place du premier tour de 2022 semble acquise à madame Lepen. Reste une deuxième place pour trois candidats crédibles (LFI, Larem et LR). Qui chez LR pour siphonner à sa gauche et à sa droite ? La posture Wauqiez était trop anxiogène pour fédérer à mon sens, c'était un Sarkosy sans son charisme. Alors que la fraîcheur et le volontarisme Pécresse peuvent siphonner un peu partout, à mon avis. Si ce qui reste dans le calendrier Macron est impopulaire, et que sa gestion de crise est contestable, alors il sera fragilisé en 2022, or je ne connais pas beaucoup de présidentiables autres que Monsieur Macron chez Larem. Castaner, Philippe ? Reste qu'une victoire Lepen au deuxième tour m'étonnerait beaucoup (sauf face à Mélenchon), parce que chacun sait que le deuxième tour est toujours modérateur, par une mécanique simple de report des voix. Que le report se fasse de LFI vers RN est-il vraiment crédible ? Cordialement, Fraction
  12. Fraction

    Les symboles

    La reconnaissance finale rétroagit, extrapole le devenir, coordonne les possibles, comme un moule "dynamique", une matrice, une dimension : une notion.
  13. Fraction

    Les symboles

    Dans ma thèse, c'est la conscience qui a le monopole des associations. Et c'est même elle qui assure la cohérence de la causalité, la continuité du temps. C'est la conscience qui corrèle, qui cultive ses champs, qui extrapole ses croyances. L'état de conscience est un signal rétroactif envoyé vers le passé pour en sélectionner le meilleur possible, ou tout au moins le plus représentatif.
  14. Fraction

    Les symboles

    Lorsqu'on ne vérifie pas sa trajectoire, l'électron se comporte comme une onde de probabilités. Mais lorsqu'on la vérifie, il se comporte comme une particule. Comme si il savait qu'il était observé. Et encore plus étrange : son comportement de particule est antérieur à la mesure.
  15. Fraction

    Les symboles

    Tout dépend où vous positionnez votre curseur dualiste. J'avoue que ma conception n'est ni académique ni populaire. C'est la conséquence d'une extrapolation que l'expérience m'a contraint de faire. Connaissez-vous la physique quantique ? Je suis persuadé qu'elle peut répondre à vos questions mieux que moi, notamment concernant la définition subjective de la matière.
  16. Fraction

    Les symboles

    La perception du placebo et sa vertu psychosomatique sont intriquées sans communiquer, c'est la conscience qui les associe et qui les corrèle.
  17. Fraction

    Les symboles

    Il ne faut jamais rien dire au patient placebo, faute que sa connaissance a posteriori ne rétroagisse sur son remède psychosomatique. C'est en tout cas comme cela que je conçois la cohérence suggestive : la situation finale est la matrice de l'état initial.
  18. Fraction

    Les symboles

    Bonjour, Je crois que d'une manière générale, les symboles ont valeur de communion. Le symbole appartient à la classe richissime des représentations. Son ratio "éloquence / simplicité" optimise sa capacité à être reconnu. Le symbole a un pouvoir d'évocation sans limite : imaginez ce que peut représenter un crucifix aux yeux de chaque occidental, c'est très riche d'associations. Se recueillir devant la tombe du soldat inconnu symbolise la reconnaissance nationale envers ses héros martyres. Je dirais qu'il s'agit d'un comportement magique de communion, et pourquoi pas de synchronisation, d'uniformisation. Le drapeau français symbolise la nation. On doit évoquer l'âme française au plus grand nombre avec un support minimaliste. Il existe un symbole figuratif, c'est-à-dire qui contient ce qu'il signifie, c'est le symbole du Yin et du Yang. Je trouve cette méthode de communication très attractive, jusqu'à même l'obsession. Il existe un symbole qui prouve le pouvoir magique des représentations : c'est le placebo. Rendez-vous compte que le simple fait de croire peut vous sauver la vie. Les mécanistes vous diront que ce n'est pas de la magie, que la linéarité du temps suffit à l'expliquer. Mais à mon sens, il s'agit d'un finalisme biologique, c'est-à-dire que c'est une cause finale, un état final, qui avalise le devenir. Cordialement, Fraction
  19. Ce n'est pas la mort des moins adaptés qui fait évoluer l'espèce, mais la promotion sexuelle des plus adaptés. Et non, ce n'est pas la mort qui fait évoluer la vie, outre le règne asexué.
  20. Bonsoir, Je dirais que tout dépend de votre perception de la condition humaine : Si vous pensez que la condition humaine est un esclavagisme, vous trouverez toujours des arguments, et alors l’intelligence vous offrira un sous-marin pour plonger dans les abysses de l’angoisse et du désespoir. Mais si vous parvenez à percevoir la liberté, la générosité, et la méritocratie de votre condition, alors l’espoir naîtra, et le rêve deviendra légitime grâce à votre intelligence. Le pessimisme, le jugement malveillant, et le mauvais esprit sont souvent des facilités intellectuelles. Par exemple, il est plus facile de percevoir la pulsion de mort du darwinisme que sa pulsion de vie, et pourtant c’est elle qui est déterminante. Mais sa conception est davantage macrocosmique et qu’analytique. Du même ordre : le journal télévisé focalise souvent sur les mauvaises nouvelles, en puisant dans un registre événementiel et formel. L’histoire est tragique, mais la géographie est heureuse. Je suis né en 1976, et depuis ma naissance, la France enchaîne les crises, et l’intelligence des meilleurs pronostique le pire depuis le début. Pourtant, étrangement, tout va de mieux en mieux : le pouvoir d’achat augmente, la valeur ajoutée aussi, il y a moins de guerre entre nations, moins de pauvreté, etc... L’intelligence dépend étroitement de son champ d’étude, elle ne dit rien en soi, elle n’a pas d’essence autre que l’adaptation à son objet. Cordialement, Fraction
  21. Mais personne ne vous interdit le prosélytisme, excepté dans le service public. C'est vous qui faites une fixation. Les prosélytes sont les bienvenus sur les forums de discussion, du moment qu'ils en respectent la charte et la loi. Les prosélytes ont une liberté d'expression comme les autres, c'est à eux de faire leurs preuves. Moi-même, j'ai entretenu quelques discussions avec des témoins de Jéhovah, et ma foi, je ne le regrette pas malgré une divergence philosophique profonde.
  22. Ah bon ?! C'est ça votre mentalité ? Mais alors, peut-être aussi que, pour vous, les poubelles du stalinisme excusent les poubelles du nazisme ? Mais chez moi, même le parricide du fils additionné à l'infanticide du père, ça fait deux crimes, ça ne s'annule pas. L'abus de faiblesse est très répandu dans notre société, vous avez raison. A la Justice de rester vigilante, même si malheureusement, elle n'a pas les moyens de ses ambitions, car son budget se décide a priori, et non a posteriori.
  23. Je ne connais pas les sectes, mais je connais la France, et j'ai une intuition du droit qui vaut bon nombre d'expertises juridiques. La liberté de culte est constitutionnelle, or la Constitution est au-dessus de la Loi. Et si vous souhaitez victimiser les sectes, il vous faudra jouer d'un procès d'intention pervers qui trahira peut-être votre partialité. Seriez-vous partial au point de dénier l'idée qu'il existe des sectes qui pratiquent l'abus de faiblesse envers leurs adeptes ? Et qu'en cela, la Justice n'est pas une persécutrice mais une protectrice ?
  24. Oui, vous avez raison, il y a aussi du cynisme et de la malhonnêteté en politique. Peut-être a-t-on les élus qu'on mérite. Les raëliens ont sans doute aussi le gourou qu'ils méritent. Mais là où vous vous trompez, c'est que les sectes ne sont pas des victimes. Ce que la Justice traque chez les sectes, c'est l'abus de faiblesse et non la concurrence philosophique ou religieuse. D'ailleurs il n'existe pas de vérité d'Etat, malgré un ensemble d'arbitrages pédagogiques et scientifiques nécessaires.
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