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sovenka

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Tout ce qui a été posté par sovenka

  1. Une vétérinaire du Michigan a été condamnée à dix jours de prison pour avoir refusé de rendre un chien à un sans-abri après avoir trouvé l'animal, un pitbull croisé malade, attaché à un camion. Son avocat avait requis 120 heures de travaux d'intérêt général pour cette condamnation pour vol. Mais la juge a estimé qu'une peine de prison était plus appropriée, assortie d'une amende de 1 000 $ à titre de dédommagement. Il y a un an, Mme Hergenreder se trouvait à Grand Rapids pour un congrès professionnel lorsqu'elle a aperçu le chien de 16 ans attaché à un camion près d'un café. Elle a déclaré l'avoir emmené à sa clinique, située à deux heures de là, où elle a soigné une grave infection urinaire et extrait une dent cariée. Le procureur l'a inculpée après qu'elle ait refusé de rendre le chien à Chris Hamilton, un habitant de Grand Rapids sans domicile fixe à l'époque. Elle a invoqué ses obligations déontologiques de vétérinaire et a souligné que le chien n'était pas identifié. Un jury l'a cependant reconnue coupable à l'issue d'un procès de deux jours. Mme Hergenreder a déclaré au juge avoir vu un chien en détresse. Mais elle a également reconnu ne pas avoir pris en compte tous les aspects de la situation. « Je n'ai pas respecté le lien qui unissait Vinnie et M. Hamilton. Je n'ai pas anticipé la douleur qui allait suivre », a déclaré la vétérinaire de Millington, dans le Michigan, avant le prononcé de sa peine. « Je n'ai pas su m'arrêter, réfléchir et me poser les bonnes questions. » SOURCE: https://apnews.com/article/michigan-veterinarian-dog-theft-jail-homeless-a863b4d6e592b432d4bd496343d94636
  2. Tout a commencé avec une passion pour la nage en mer et une question : que faire des déchets ramassés dans la Méditerranée ? Emmanuel Laurin, président de l’association Sauvage Méditerranée, a trouvé la solution : fabriquer la Sauvage, une pièce de monnaie faite de déchets, la distribuer aux bénévoles qui nettoient le littoral et la dépenser dans des commerces respectueux de l’environnement. Côté face : la mer Méditerranée, côté pile : un S pour monnaie Sauvage. Cette monnaie est acceptée dans 50 commerces. Désireux d’agir, Emmanuel Laurin s’est lancé en 2017 dans un périple de 120 km à la nage entre Marseille et Toulon. Bilan : 100 kg de déchets récoltés. Pour les transformer, il crée un atelier de recyclage où l’on peut traiter deux types de plastiques : le polyéthylène et le polypropylène que l’on trouve dans les bouchons, les bidons… Ils deviennent des objets du quotidien comme des bijoux ou des sacs vendus à des particuliers, et des trophées destinés aux entreprises. SOURCE: https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-11-24/planete-bleue-idees-vertes/a-marseille-une-monnaie-transforme-les-dechets-plastiques-en-cadeaux.php
  3. Mésanges empoisonnées : ce geste pourtant bienveillant en hiver les tue en 48h ! Chaque hiver, on pense les aider à survivre au froid. Pourtant, un réflexe courant et mal encadré suffit à transformer leur repas en véritable poison. Et les mésanges, premières à en pâtir, n’ont que quelques jours pour y survivre. Car si les graines que vous leur laissez sont mouillées, elles peuvent se transformer en poison en moins de deux jours. Mal stockées, exposées à l’humidité ou oubliées dans la mangeoire, elles deviennent un nid à bactéries. Et les mésanges, qui se nourrissent souvent en groupe, partagent alors bien plus que leur repas. Une graine mouillée peut devenir dangereuse en seulement 24 à 48 heures. Dès qu’elle absorbe de l’humidité, elle se transforme en terrain fertile pour les moisissures, parasites et bactéries. Or, les mésanges – charbonnières ou bleues – sont particulièrement sensibles aux affections respiratoires et digestives provoquées par la trichomonose ou l’aspergillose. Le British Trust for Ornithology a recensé plusieurs flambées de ces maladies, directement liées à des graines moisies laissées trop longtemps dans des mangeoires non nettoyées. Demander à l'IA Et le pire, c’est que les mésanges, très sociales et fidèles aux lieux de nourrissage, reviennent chaque jour… jusqu’à tomber malades. En hiver, l’humidité est partout : rosée du matin, gel nocturne, pluies fines. Il suffit d’un oubli de 48 heures pour que les graines tournent. Voici les signaux d’alerte à surveiller si vous avez une mangeoire dans votre jardin : Graines agglomérées ou collantes Présence de duvet gris, blanc ou vert Odeur de moisi, même légère Changement de couleur : noircissement, reflets bleus ou verts Eau stagnante ou dépôt gluant au fond de la mangeoire Demander à l'IA Si vous observez un seul de ces signes, il faut tout jeter. Ne jamais tenter de faire sécher ou "récupérer" des graines douteuses : les spores restent actives, invisibles mais toxiques. En période de froid, les mésanges ont besoin de graisse, de protéines, de régularité… et surtout, de sécurité. Voici les bonnes pratiques à suivre pour éviter de transformer une bonne action en mauvais geste : Nettoyer les mangeoires une fois par semaine minimum, à l’eau chaude Désinfecter si besoin avec un mélange 9 volumes d’eau / 1 volume d’eau de javel Demander à l'IA Bien sécher avant de remettre de la nourriture Changer les graines tous les jours en cas de pluie ou de gel Stocker les graines dans un endroit sec, fermé et tempéré Privilégier les boules de graisse sans filet plastique, plus stables à l’humidité. Pour rappel, il ne faut pas que les passereaux mangent trop de graisse, surtout pas de ces trucs industriels vendus souvent bon marché. Tant qu'à mettre une boule de graisse à disposition des oiseaux, autant la faire soi-même avec des ingrédients sains. Ou alors ne donner pas de boules de graisse du tout. Des graines de tournesol nature, propres et saines suffisent. Mieux vaut en mettre un peu dans la mangeoire et les renouveler souvent que de remplir la mangeoire en entier par souci de gain de temps. https://www.modesettravaux.fr/viepratique/animaux/mesanges-empoisonnees-ce-geste-pourtant-bienveillant-en-hiver-les-tue-en-48h-159819.html
  4. Le film "Jean Valjean" sort mercredi, tiré du roman "Les Misérables" dont les personnages principaux les Thénardiers trouvent l'origine de leur nom dans l'histoire locale de Sens dans l'Yonne. Récit d'une rivalité politique entre Victor Hugo et Louis-Jacques Thénard, baron et chimiste renommé. Le Sénonais François Thénard, l'un de ses descendants, raconte: "mon père Pierre ne disait rien du tout de la baronnie, comme on peut dire. Et comme mes parents étaient dans le commerce, ils n'ont jamais voulu en parler." Une famille discrète, alors que son nom apparaissait partout à Sens : "il y avait la rue Thénard, la place Thénard, la boucherie Thénard. Tout était au nom de Thénard et progressivement, cela s'est arrêté. Et un jour, ma soeur me sort l'arbre généalogique de la famille. Cela commençait à Hugues Capet jusqu'à maintenant. Tout cela remonte à huit ou neuf ans qu'on l'a dit. Voyez l'âge que j'ai, donc le silence bien été gardé." En 1839, Victor Hugo vient une première fois à Sens, en plein débat sur le temps de travail des enfants. Il est en désaccord par rapport à ça avec le Baron Thénard, député tout comme lui, l'un voulant faire travailler les enfants plus tôt, l'autre plus tard. Victor Hugo un peu moins, Thénard voulait plus. Et donc ils se sont fâchés. Et Victor Hugo, pour montrer qu'il en avait contre Thénard, a nommé Thénardier le couple de méchants de son roman Les Misérables. Au-delà de l'anecdote, Louis-Jacques Thénard reste surtout dans l'histoire pour ses découvertes en chimie. C'est lui qui a découvert l'eau oxygénée (H2O2), le bore et le bleu de Sèvres pour la porcelaine. C'est aussi lui qui permis de sauver de l'humidité les fresques de la coupole du Panthéon. Voici comment il a découvert l'eau oxygénée: En 1798, alors qu'il était professeur à la Sorbonne, il consacra son premier cours aux sels. Il prend de l'eau, il y met de l'acide chlorhydrique, il y a de la vapeur qui s'échappe. Le lendemain, il découvre l'eau avec des paillettes, un peu trouble et visqueuse. Il s'en met sur la main, constate que ça pique et ça mousse et décide de l'étudier. Et puis c'est devenu l'eau oxygénée ou H2O2. SOURCE: https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-6h30-8h30-ici-auxerre/le-nom-de-thenardier-dans-les-miserables-histoire-d-une-vengeance-politique-de-victor-hugo-contre-un-baron-de-sens-9862430
  5. Tout commence par la révélation choc, juste avant le début de l'événement, d'un changement de direction: Anne Jakrajutatip, figure iconique thaïlandaise et première femme trans propriétaire de l'organisation, quitte la présidence dans des circonstances troubles, explique un article de Business Insider. Mario Búcaro, ex-diplomate, prend alors les rênes au pied levé alors que la société de Jakrajutatip traverse de sérieuses difficultés financières, visée par une enquête de la Securities and Exchange Commission thaïlandaise pour des irrégularités dans la comptabilité. Le nouveau duo à la tête du concours, Mario Búcaro et Raul Rocha, se retrouve très vite confronté à une nouvelle crise: Nawat Itsaragrisil, directeur fraîchement nommé de Miss Univers Thaïlande, s'emporte publiquement contre Miss Mexique et l'humilie pendant une réunion diffusée en direct. Il l'accuse de ne pas s'être présentée à un événement promotionnel, l'insulte, la traite d'idiote et la menace d'expulsion devant les autres concurrentes médusées. La scène provoque une onde de choc quasi immédiate: plusieurs candidates, dont Victoria Kjær Theilvig (Miss Univers 2024), quittent la salle en signe de solidarité, dénonçant la violence et le manque de respect dont fait preuve l'organisateur. De nombreuses Miss, telles Noelia Voigt (Miss USA) et Sheynnis Palacios (Miss Univers 2023), publient à leur tour des messages dénonçant l'humiliation publique subie par la candidate mexicaine, et la perte de valeurs fondamentales dont semble être victime le concours. Devant le tollé, Raul Rocha, président de Miss Univers, décide de prendre des mesures drastiques: Itsaragrisil est interdit de tout événement lié au concours et sévèrement recadré sur la place publique. Dans une scène surréaliste, l'homme s'excuse en larmes devant la presse, reconnaissant la gravité de ses actes et affirmant avoir agi sous le coup de l'émotion. La tempête ne faiblit pas pour autant. Dans la foulée de cette controverse, Alicia Machado, ex-Miss Univers 1996, dérape en direct sur Instagram en proférant des propos racistes à l'encontre d'Itsaragrisil, confondant à l'antenne origines thaïlandaises et chinoises, joignant à la parole des gestes racistes stigmatisants. Ces déclarations sont fortement condamnées par le public et les anciennes lauréates, relançant le débat sur l'image du concours et le comportement de ses ambassadrices. L'affaire ne s'arrête pas là pour cette édition maudite du concours de beauté. Miss Chili, Inna Moll, publie une vidéo polémique sur TikTok la montrant en train de feindre un sniff de cocaïne. Devant la levée de boucliers, elle s'explique et s'excuse publiquement, invoquant une incompréhension –elle n'aurait fait que suivre une trend TikTok– et blâme au passage son maquilleur qui l'aurait poussée à faire la vidéo. Malgré les rumeurs de disqualification qui circulent sur les réseaux, la candidate reste en lice et continue d'apparaître sur les comptes officiels du concours. Le silence des organisateurs, tout comme celui des principaux protagonistes, accentue la sensation de chaos qui semble régner en coulisses. Y a-t-il un pilote aux manettes? Le concours Miss Univers 2025 continue son petit chemin chaotique, même si personne n'est à l'abri d'un nouveau scandale d'ici la finale du 21 novembre. SOURCE: https://www.slate.fr/societe/miss-univers-2025-concours-beaute-fiasco-naufrage-scandale-racisme-cocaine-harcelement-thailande
  6. C'est à Long Beach, en Californie, en juin 1952 que se tient la première édition du concours Miss Univers à Long Beach, dont la candidate finlandaise remportera le titre. Armi Kuusela n'a que 17 ans mais, sur les images d'archives, elle ne semble pas particulièrement intimidée. Radieuse, elle prend la pose en affichant un immense sourire. Ses boucles blondes sont coiffées d'une petite couronne surmontée d'une croix, ornée de plus de 1.500 diamants. Celle-ci mesure à peine 10 centimètres de diamètre pour 14 de hauteur. Sans le savoir, elle porte le même joyau que l'infortunée impératrice Alexandra en 1894 lors de ses noces avec Nicolas II: une couronne nuptiale élaborée en 1884, arborée par nombre de membres féminins de la dynastie des Romanov et dont certaines pierres ont été extraites de bijoux ayant appartenu à Catherine II de Russie. Mais que fait donc cette inestimable pièce en Californie ? On avait perdu sa trace depuis 1927, année de son passage sous le marteau chez Christie's à Londres. Les joyaux de la couronne impériale comme les œuvres d'art, mobilier ou objets précieux variés appartenant aux Romanov ont été saisis par les bolcheviks puis nationalisés. Un inventaire des bijoux daté de 1925 en compte plus de 400. Agathon Fabergé faisait partie du panel de spécialistes chargés de la minutieuse tâche; il a fallu quatre ans pour évaluer et répertorier les 25.300 carats de diamants, 4.300 carats de saphirs, les centaines d'émeraudes, les milliers de perles et d'exceptionnelles pierres comme l'Orlov, diamant de 189,62 carats. On distingue clairement la couronne sur divers clichés d'époque. Officiellement, la collection aurait été divisée en trois parties, explique la maison de ventes britannique: la première, conservée au Kremlin, réunit des ornements de couronnement et des bijoux historiques datant du XVIIIe siècle. La deuxième comprenait des «bijoux pour dames, dont certains ont été décomposés et les pierres vendues discrètement». «The Bolshevick Committee Gathering to Value and Dispose of Imperial Regalia», photographie (d'auteur anonyme) exposée au Metropolitan Museum of Art C'est la troisième partie, composée de 124 pièces, qui a été proposée chez Christie's. La vacation, sensationnelle, attire la foule. La couronne nuptiale s'envole pour plus de 6.100 livres sterling, l'équivalent actuel d'un demi-million d'euros. L'acheteur, utilisant un antiquaire prête-nom, reste anonyme. La couronne est-elle restée entre les mêmes mains entre 1927 et 1952 ? Seuls les vendeurs et propriétaires connaissent la réponse. Mais un indice laisse à penser qu'elle aurait à cette époque appartenu à un géant de la joaillerie. Dans un numéro du magazine Vogue en 1953, une mannequin prend la pose, coiffée de la couronne. Il s'agit d'une publicité pour un fourreur américain. Dans la légende figure cette information: les bijoux photographiés sur le modèle sont fournis par la maison Cartier. La couronne reste probablement aux États-Unis, où elle est ensuite acquise par Marjorie Merriweather Post (récemment interprétée dans le film Unfrosted, l'épopée de la pop-tart par la comédienne Amy Schumer). L'Américaine est l'héritière d'un autre empire –céréalier, celui-ci. Il s'agit du groupe General Foods, concurrent de Kellogg's, qui deviendra ensuite Kraft. L'immense fortune de Post lui permet de s'adonner à sa passion pour la collection de pièces historiques. Parmi ses plus belles prises, une paire de boucles d'oreilles ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette, ou encore le collier et le diadème commandés par Napoléon Ier pour sa seconde épouse, l'impératrice Marie-Louise. Dans les années 1930, la femme d'affaires suit son troisième mari en Union soviétique: Joseph E. Davies y a été nommé ambassadeur des États-Unis par Franklin D. Roosevelt. Marjorie y débute ce qui deviendra l'une des plus importantes collections d'art russe impérial en dehors des frontières de la Russie. En 1966, la couronne revient sur le marché, cette fois chez Sotheby's. Marjorie Merriweather Post ne la laisse pas lui échapper. L'héritière, qui possède déjà d'inestimables objets ayant appartenu à la famille impériale, ainsi qu'un exceptionnel ensemble d'art sacré russe, souhaite qu'un musée soit créé à sa disparition, afin que ses trésors soient rendus accessibles au public. Ce musée aurait pu ouvrir ses portes à Palm Beach: dans les années 1920, la milliardaire y a construit Mar-a-Lago, plus tard défigurée à grands coups de feuille d'or par Donald Trump «pour imiter Versailles». Mais c'est à Washington que la couronne nuptiale sera exposée, dans son domaine d'Hillwood, en 1977. Depuis 1966, la petite couronne nuptiale n'a plus changé de mains. Ni dévoilé ses secrets. SOURCE: https://www.slate.fr/story/267923/couronne-romanov-tete-premiere-miss-univers-bolcheviks-christies-californie
  7. Nous voici en automne, bientôt l'hiver et pourtant de l'eau sera toujours la bienvenue pour nos amis oiseaux. Il faut penser à changer cette eau chaque jour et la renouveler quand elle a gelé bien sûr. Vous pouvez les approvisionner en graines de tournesol nature, des cacahouètes natures et non grillées (pas celles pour l'apéro des humains). Ce n'est plus nécessaire d'ajouter des vers séchés: hormis les corbeaux et les rapaces, les oiseaux ne sont pas habitués à consommer trop de protéines animales pendant les mois d'automne et d'hiver où on ne croise pas d'insectes dehors, et leur en fournir change leur comportement. Il faut mettre de côté ces aliments-là pour le retour du printemps. Les graines de tournesol les aideront en revanche à réguler leur température quand il fait froid. C'est amplement suffisant, pas la peine de rajouter des boules de graisse néfastes au fragile système cardio-vasculaire des petits oiseaux. Important : les mangeoires doivent évidemment être hors de portée des chats mais, si vous résidez au bord d'une route, il faudra que ces mangeoires soient le plus haut possible et éloignées de la route. Voici pourquoi: un oiseau attiré par des mangeoires de l'autre côté d'une route aura tendance à voler dans leur direction sans se préoccuper d'éventuels camions, semi-remorques ou autres poids lourds arrivant à fond de ballon à hauteur de son vol. Il y a par conséquent risque de heurt.
  8. Reclassé par l’UICN au statut de "quasi menacé" en Europe de l’Ouest, ce petit mammifère a vu ses effectifs baisser d’environ 70 % en trente ans, avec plusieurs centaines de milliers de morts chaque année en France. Sans refuge calme et sec, l’hibernation se dérègle et la mortalité grimpe. Nos jardins trop bien rangés y contribuent, entre souffleurs, tailles tardives et allers-retours. Et pourtant, des gestes simples existent pour leur offrir gîte et sécurité. Le meilleur moment pour agir se prépare dès l’automne. Un abri efficace ne demande pas grand-chose : un tas de bûches, une caisse en bois recouverte de branchages, ou une maison à hérisson du commerce ou faite maison. Placez-le sous une haie, à l’écart du passage, avec l’entrée à l’abri du vent, puis évitez de le déranger. Le hérisson peut parcourir jusqu’à deux kilomètres chaque nuit, il a donc besoin de circuler librement entre les parcelles. Ouvrez votre clôture pour créer des corridors de faune : prévoyez une ouverture de 13 centimètres environ à la base, ou 10 centimètres selon certaines associations, pour relier les jardins et limiter le risque routier. Côté ressources, une coupelle d’eau peu profonde, régulièrement renouvelée, est un vrai plus. Un appoint ponctuel de croquettes pour chat peut aider avant l’hibernation. Jamais de lait ni de pain, dangereux pour leur système digestif. Un bol d’eau est indispensable. Feuilles mortes, tiges fanées et petits fagots ne sont pas du "désordre" : ce sont des matériaux de nid. Rassemblez un tas de feuilles et de branchages dans un recoin calme pour isoler du froid et garder au sec, tout en nourrissant le sol au fil de la décomposition. C’est simple, rapide et vraiment utile. Côté entretien, le rythme se fait doux. La taille des haies et arbustes se pratique après la nidification, fin août, pas aux premières gelées. Avant toute intervention, inspectez le pied des végétaux et les tas de jardin pour éviter de détruire un nid d’hibernation. Programmez le robot tondeuse en journée uniquement et laissez un coin de pelouse non tondu. Adoptez un jardin sans pesticides ni anti limaces chimiques ; compost, paillage et rotations de culture aident à garder un écosystème équilibré. Vous pourrez aussi préférer des barrières physiques ou un piège à bière pour les limaces. Ne brûlez jamais un tas de feuilles sans l’avoir vérifié soigneusement. Sécurisez piscine et bassin avec une planche rugueuse en pente pour permettre la remontée. Couvrez regards, soupiraux et puits, et rangez filets et tuyaux qui piègent la faune. Vérifiez avant de tondre ou de tailler, y compris sous les haies et dans les tas de bois. Si vous trouvez un hérisson actif en plein jour, maigre, léthargique ou blessé, aidez-le : installez-le dans un carton aéré avec une bouillotte enveloppée, puis contactez un centre de soins de la faune sauvage. Le hérisson d’Europe est une espèce protégée en France depuis 1981, mieux vaut l’aider… et lui laisser la tranquillité nécessaire à son hibernation aujourdhui. SOURCE: https://www.modesettravaux.fr/jardinage/cet-hiver-voici-comment-transormer-votre-jardin-en-refuge-sur-pour-les-herissons-de-passage-158814.html
  9. Les fonds climat ne bénéficient pas toujours aux pays qui en auraient le plus besoin. Les principaux bénéficiaires du financement international pour le climat ont été les pays à revenu intermédiaires, comme l'Égypte, les Philippines ou le Brésil. Avec 14,1 milliards de dollars sur les deux années en question, l'Inde fait de loin la course en tête. Mais certains pays à revenu élevé font également partie des bénéficiaires : la Chine a ainsi reçu 3 milliards de dollars de financements climatiques en 2021 et 2022, principalement de banques multilatérales. Les Émirats arabes unis, eux, ont reçu plus d'un milliard de dollars du Japon. Sur cette même période, en revanche, seulement un cinquième des fonds alloués a été versé aux 44 pays les plus pauvres du monde, et la plupart sous forme de prêts plutôt que de subventions. Pour le Bangladesh et l'Angola par exemple, la part des prêts atteint même 95% des fonds climat perçus. Ces chiffres révélés par l'analyse du Guardian et de Carbon Brief illustrent deux problèmes fondamentaux. Premièrement : la composition du groupe des pays en développement n'a pas changé depuis sa création par l'ONU en 1992. Or, des pays comme la Chine ou les États du Golfe, considérés comme faisant partie de ce groupe, ont depuis connu des essors économiques fulgurants. De plus ce sont parfois les intérêts politiques qui décident des bénéficiaires. L'ONU suggère que ça change... SOURCE: https://www.rfi.fr/fr/environnement/20251115-la-chine-et-les-%C3%A9mirats-arabes-unis-parmi-les-b%C3%A9n%C3%A9ficiaires-des-fonds-climat-destin%C3%A9s-aux-pays-pauvres
  10. Cet été, Aurélie Delisle, couturière à Bordeaux, n'a cessé de recevoir des demandes de reprises de robes de cérémonie, en provenance de la plateforme chinoise Shein. "J'ai dû refaire entièrement les robes, ce que les clientes avaient reçu n'était pas du tout ce qu'elles avaient commandé, la retouche leur a coûté plus cher que la robe", se désespère la propriétaire de l'atelier Rue des nuages à Bordeaux. Et cela a été la goutte d'eau. Depuis cet été, et plus récemment les récentes polémiques concernant le site de commerce en ligne Shein, la couturière a pris une décision radicale. Elle ne fera plus aucune retouche sur des vêtements en provenance de l'ultra fast-fashion. Une décision, comme un acte de revendication. "Parce que nous croyons à une mode responsable et durable, nous comptons sur votre soutien pour faire vivre l’atelier et ses valeurs", peut-on lire sur une publication Instagram de l'atelier de couture bordelais. Fabriquer soi-même Dans l'atelier, on peut faire repriser ses vêtements, mais on peut aussi apprendre à coudre, s'initier. Autour des machines à coudre, plusieurs petites mains s'activent pour donner vie à de futurs vêtements. "Je fais mes propres robes", assure Agatha qui confectionne aujourd'hui une pièce en jean. "Avant, je n'achetais pas des vêtements de qualité, mais maintenant que je sais coudre, j’essaie de faire moi-même mes propres habits", ajoute-t-elle. "Ça montre que payer un jean 10 euros ce n’est pas possible, il y a un temps de confection incompressible", assure Aurélie Delisle. SOURCE: https://france3-regions.franceinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/la-retouche-leur-a-coute-plus-cher-que-la-robe-cette-couturiere-refuse-de-raccommoder-les-vetements-shein-3249943.html
  11. Celle-là aussi est bien avec l'apparition au ralenti de cheveux de glace sur du bois:
  12. J'ai trouvé cette vidéo explicative sur le sujet: En fait c'est comme si la plante tissait des fils de glace autour d'elle. Il y a aussi la vidéo youtube intitulée "Le temps le plus étrange sur Terre : les fleurs de givre rares !" de la chaine The Weather Channel qui est en français et mieux imagée mais je n'arrive pas à la poster en entier.
  13. La première vague de froid importante de la semaine aux États-Unis a apporté neige, températures glaciales et, par endroits, un spectacle féerique : les fleurs de givre. Formées de fins rubans de glace qui se déploient en motifs complexes lorsque l'eau gelée s'infiltre à travers les fentes de certaines tiges végétales, ces fleurs glacées peuvent se désintégrer au moindre contact et n'apparaissent que pour quelques heures. On les trouve surtout dans l'est du pays, en particulier dans le nord où les fortes gelées sont plus fréquentes. Elles ressemblent à des nuages de barbe à papa ou de verre filé. Pour certains, ce phénomène est devenu familier, annonçant l'arrivée imminente de l'hiver et incitant à sortir du lit pour les admirer avant que le soleil ne les fasse fondre. des habitants de l'Indiana, du Missouri, du Tennessee et d'ailleurs ont publié sur les réseaux sociaux des photos montrant des champs et des jardins intacts, parsemés de ces œuvres d'art naturelles uniques, au petit matin après la vague de froid. Le sol doit être suffisamment chaud et humide pour que l'eau remonte des racines jusqu'à la tige, tandis que l'air doit être suffisamment froid pour que le liquide gèle et perce la tige, créant ainsi l'aspect d'une fleur. On ne les trouve que sur quelques espèces de plantes, car ce phénomène ne peut se produire que si la tige est capable de retenir l'eau en automne ou au début de l'hiver et qu'elle est suffisamment fragile pour se briser sous la pression de la glace. SOURCE: https://apnews.com/article/frost-flowers-freeze-eastern-us-b2b0c4c17f9efd784a3be3fd42dc526b
  14. sovenka

    un jour... un poème

    Jasante de la Vieille De Jehan RICTUS — Bonjour, c’est moi..., moi, ta m’man J’ suis là, d’vant toi au cèmetière. (Aujord’hui y aura juste un an, un an passé d’pis... ton affaire) Louis ? Mon petit... m’entends-tu seul’ment ? T’entends-t’y ta pauv’ moman d’ mère ? Ta « Vieill’ », comm’ tu disais dans l’ temps. Ta Vieill’, qu’alle est v’nue aujord’hui malgré la bouillasse et la puïe, et malgré qu’ ça soye loin, Ivry. Alorss... on m’a pas trompée d’ lieu ? C’est ben ici les « Condamnés » ? C’est là qu’ t’ es d’pis eun’ grande année ? Mon dieu mon dieu ! Mon dieu mon dieu ! Et où donc ? Où c’est qu’on t’a mis ? D’ quel côté... dis-moi mon ami ? C’est plat et c’est nu comm’ la main.... Y a pas eun’ tomb’, pas un bout d’ croix ! Y a rien qui marqu’ ta fosse à toi, pas un sign’, pas un nom d’ baptême, et rien non pus pour t’abriter.... (J’ dis pas qu’ tu l’as point mérité, Mais pour eun’ mèr’, c’est dur tout d’ même !) Louis, tu sais, faut que j’ te confesse ; De d’pis un an..., d’pis... ton histoire j’ suis pus tournée qu’aux idées noires et j’ai l’ cœur rien qu’à la tristesse. Aussi preusent j’ suis tout’ sangée, j’ suis blanchie, courbée, ravagée par la honte et par le tourment ; si tu pourrais m’ voir à preusent tu m’ donn’rais pus d’ quatre-vingts ans. Et pis j’ai eu ben d’ la misère, (ça m’a fait du tort tu comprends !) Quand qu’on a su qu’ j’étais ta mère, j’ai pus trouvé un sou d’ouvrage, on m’a méprisée dans l’ quartier et l’a fallu que j’ déménage. Depis... dans mon nouveau log’ment j’ vis seule... ej’ peux pas dir’ comment, comme eun’ dormeuse, eun’ vraie machine ; j’ cause à personn’ de not’ malheur, j’ pense à toi, et tout l’ jour je pleure, mêm’ quand que j’ suis à ma cuisine. L’ matin, ça m’ prend dès que j’ me lève ; j’ te vois, j’ te caus’... tout haut... souvent, comm’ si qu’ tu s’rais encor vivant ! J’ mang’ pus... j’ dors pus, tant ça m’ fait deuil et si des fois j’ peux fermer l’œil, ça manqu’ pas, tu viens dans mes rêves. C’te nuit encor... j’ t’ai vu... plein d’ sang, tu t’nais à deux mains ta pauv’ tête et tu m’ faisais : « Moman ! Moman ! » Mais moi... j’ pouais rien pour t’aider, moi j’étais là à t’arr’garder et j’ te tendais mon tabellier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pens’ Louis, dans l’ temps, quand t’ étais p’tit, qui qu’ aurait cru,... qui m’aurait dit qu’ tu finirais comm’ ça un jour et qu’ moi... on m’ verrait v’nir ici ! quand t’étais p’tit t’étais si doux ! À c’t’ heur’ j’arr’vois tout not’ passé, lorsque t’ allais su’ tes trois ans et qu’ ton Pepa m’avait quittée en m’ laissant tout’ seule à t’él’ver ! Comme ej’ t’aimais, comme on s’aimait, qu’on était heureux tous les deux, malgré des fois des moments durs où y avait rien à la maison ; Comme ej’ t’aimais, comme on s’aimait, c’était toi ma seul’ distraction, mon p’tit mari, mon amoureux. C’est pas vrai, c’ pas ? C’est pas vrai tout c’ qu’on a dit d’ toi au procès ; su’ les jornaux c’ qu’y avait d’écrit, ça n’était ben sûr qu’ des ment’ries... Mon P’tit à moi n’a pas été si mauvais qu’on l’a raconté ! (Sûr qu’étant môm’, comm’ tous les mômes, t’étais des fois ben garnement, mais pour crapule... on peut pas l’ dire !) T’étais si doux et pis... si beau... meugnon peut-êt’ mais point chétif, à caus’ que moi j’ t’avais nourri ; t’étais râblé, frais et rosé, t’étais tout blond et tout frisé comme un amour, comme un agneau... (j’ai cor de toi eun’ boucle ed’ tifs et deux quenott’s comm’ deux grains d’ riz.) Mon plaisir, c’était l’ soir venu, avant que d’ te mette au dodo, de t’ déshabiller tout « entière », tant c’était divin d’ te voir nu : et j’ t’admirais, j’ te cajolais, j’ te faisais « proutt » dans ton p’tit dos, et j’ te bisais ton p’tit darrière... (j’ t’aurais mangé si j’aurais pu) Et toi... t’ étais si caressant et rusé... et intelligent... Oh ! intelligent, fallait voir, pour c’ qui regardait la mémoire t’ apprenais tout c’ que tu voulais... tu promettais, tu promettais.... J’en ai-t-y passé d’ ces jornées durant des années, des années, à turbiner pir’ qu’un carcan pour gagner not’ pain d’ tous les jours et d’ quoi te garder à l’école, et... j’en ai-t-y passé d’ ces nuits, (toi, dans ton p’tit lit endormi) à coude auprès de l’abat-jour jusqu’à la fin de mon pétrole ! Des fois, ça s’ tirait en longueur ; mes pauv’s z’yeux flanchaient à la peine, alorss... en bâillant dans ma main j’écoutais trotter ton p’tit cœur et souffler ta petite haleine... (et rien qu’ ça m’ donnait du courage pour me r’mett’ dar’-dare à l’ouvrage qu’y m’ fallait livrer le lend’main.) Que d’ fois j’ai eu les sangs glacés ces nuits-là... pour la moindre toux ; j’avais toujours peur pour le croup, grâce au mauvais air du faubourg où nous aut’s on est h’entassés. Ah ! dir’ qu’ t’ es là-d’ssous à preusent par tous les temps qu’y neige ou pleuve ! (Vrai ! Qué crèv’-cœur ! Qué coup d’ couteau ! on m’a ratissé mon château, on m’a esquinté mon chef-d’œuvre.) T’ rappell’s-tu, quand tu t’ réveillais, le croissant chaud, l’ café au lait ? T’ rappell’s-tu comme ej’ t’habillais ? Eh ! ben, pis nos sorties l’ Dimanche, tes beaux p’tits vernis,... ta rob’ blanche... T’étais si fin, si gracieux, tu faisais tant plaisir aux yeux qu’on voyait les genss s’arr’tourner pour te regarder trottiner. Ah ! en c’ temps-là,... dis mon petit, de qui c’est qu’ t’ étais la fifille, l’amour, le trésor, le Soleil ! De qui c’est que t’ étais l’ Jésus ? De ta Vieille est-c’ pas, de ta Vieille ? Qui faisait tes quatr’ volontés, qui t’a pourri, qui t’a gâté, qui c’est qui n’ t’a jamais battu ? Et l’année d’ ta fuxion d’ poitrine, qui t’a soigné, veillé,... guéri ; c’est-y moi ou ben la voisine ? Et à présent qu’ te v’là ici comme un chien crevé, eune ordure, comme un fumier, eun’ pourriture, avec la crêm’ des criminels, Qui c’est qui malgré tout vient t’ voir ? Qui qui t’esscuse et qui t’ pardonne ? Qui c’est qu’ en est la pus punie ? C’est ta Vieill’, tu sais, ta fidèle, ta pauv’ vieill’ loqu’ de Vieill’ vois-tu ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mais j’ bavard’, moi, j’us’ ma salive ; la puïe cess’ pas, la nuit arrive ; faut que j’ m’en aill’ moi... il est l’heure, maint’nant c’est si loin où j’ demeure. Et pis quoi ! Qu’est-c’ que c’est qu’ ce bruit ? On croirait de quéqu’un qui s’ plaint... on jur’rait qu’y a quéqu’un qui pleure... Oh ! Louis, réponds ? C’est p’t-êt’ ben toi qui t’ fais du chagrin dans la terre ! Seigneur ! Si j’allais cor te voir comme c’te nuit dans mon cauch’mar ! (Tu vourais point m’ fair’ cett’ frayeur !) Oh ! Louis, si c’est toi, tiens-toi sage ; sois mignon... j’arr’viendrai bentôt, seul’ment, fais dodo, fais dodo, comme aut’fois dans ton petit lit, tu sais ben... ton petit lit-cage ? Chut !... C’est rien qu’ ça... pleur’ pas j’ te dis, fais dodo va... sois sage, sage, mon pauv’ tout nu... mon malheureux, Mon petiot, mon petit petiot.
  15. Des initiales qui le feront aller de Charybde en Scylla
  16. Sur la vidéo, on aperçoit un poids lourd circuler sur une 2x2 voies. Lui roule sur la voie de gauche et semble ralenti par le véhicule qui se trouve devant lui. En doublant le camion, la personne qui filme découvre alors un retraité au guidon d’un scooter pour handicapé. « Vous devriez ralentir […], il y a un radar ici », lance-t-elle, ironiquement. SOURCE: https://www.20minutes.fr/arts-stars/insolite/4184226-20251107-royaume-uni-retraite-scooter-handicape-filme-voie-rapide-video-devient-virale
  17. Un tour en Camargue pour se détendre
  18. Moment de détente avec la force tranquille des éléphants
  19. Super couleur ! Dommage ce sera provisoire...
  20. sovenka

    Que faire le lundi

    Chanter le lundi au soleil ! Oups j'avais pas vu mais la chanson est de Patrick Juvet, Cloclo l'a chantée c'est tout. Où se trouve le port du sourire, je veux bien y amarrer mon bateau de croisière
  21. Étant donné leur abondance et l’attrait paradoxal qu’elles exercent, les momies deviennent au XIXe siècle l’un des souvenirs préférés que les voyageurs rapportent chez eux, avant que les chercheurs ne découvrent la richesse des informations que l’on peut tirer de leur étude. Or, avant de devenir un objet pour les collectionneurs, les momies ont été pendant de nombreux siècles un médicament indispensable, présent dans toutes les officines européennes dignes de ce nom. Tout a commencé lorsque, dans leurs traités, les médecins grecs Dioscoride et Galien ont recommandé l’usage d’un produit quasi miraculeux, qui servait à soigner une grande variété d’affections. Des abcès aux éruptions cutanées, en passant par les fractures, les crises d’épilepsie ou les vertiges, la mumia – le nom que les Perses donnaient au produit que l’on connaît aujourd’hui sous celui de « bitume » – guérissait tout. Étant donné la forte demande, les affleurements naturels de mumia ont fini par se tarir au fil des siècles. Aussi, peu désireux de laisser mourir le commerce d’un produit qui leur procurait de tels bénéfices – les prix atteints par la mumia étaient très élevés –, les marchands orientaux se sont lancés avec frénésie à la recherche d’autres sources de matière première. Et ils l’ont trouvée dans les corps embaumés qui, pendant 3 000 ans, avaient été produits sur les rives du Nil. Quand ils séchaient, les résines, les huiles et les produits aromatiques dont on recouvrait, voire inondait, les cadavres lors de la momification avaient non seulement la même consistance et la même couleur que la mumia d’origine, mais une odeur plus parfumée et plus agréable encore. C’est ainsi que ce que les anciens Égyptiens appelaient sah a fini par recevoir le nom d’un exotique médicament originaire de Perse. Il n’était pas toujours facile d’obtenir une momie, de sorte que les marchands orientaux les moins scrupuleux ont décidé de fabriquer leurs propres « momies », ce qui a provoqué une baisse de qualité qu’ont perçue les apothicaires occidentaux. Une distinction a alors été faite entre la mumia primaire, la mumia vera (ou secondaire) et la fausse mumia. Le problème est que, comme l’a dénoncé Guy de La Fontaine en 1564 après son voyage à Alexandrie pour se procurer le produit, les mumias n’étaient, dans de nombreux cas, que des cadavres modernes traités pour leur donner l’aspect de momies antiques. Un moine dominicain espagnol -Luis de Urreta- offre, dans son Histoire des royaumes d’Éthiopie (1610), une description détaillée du procédé de fabrication qui consistait à purger de nombreuses fois un Maure captif, puis à lui couper la tête dans son sommeil. Il était ensuite pendu par les pieds, et on le laissait se vider de son sang en lui donnant des coups de poignard. Lorsque le corps était exsangue, on emplissait ses blessures et ses orifices d’un mélange d’épices. Après quoi on décrochait le corps, on l’enveloppait dans du foin et on l’enterrait pendant 15 jours. Puis il était exhumé et exposé au soleil durant toute une journée. De cette façon, la chair était transformée en un baume meilleur que celui des momies antiques, car – aux dires de l’ecclésiastique – elle était plus propre et avait plus d’effet. Cependant, tout le monde ne chante pas l’excellence de la mumia comme médicament. Dès 1582, le médecin Ambroise Paré écrit dans son Discours de la momie et de la licorne : « Le fait est tel de cette méchante drogue que non seulement elle ne profite de rien aux malades, comme j’en ai plusieurs fois eu l’expérience par ceux auxquels on en avait fait prendre, aussi leur cause grande douleur à l’estomac, avec puanteur de bouche, grand vomissement, qui est plutôt cause d’émouvoir le sang, et le faire sortir davantage hors des vaisseaux, que de l’arrêter. » À ce courant opposé au supposé médicament se sont ajoutées les premières lueurs de curiosité pour les momies en tant qu’objets. Il est plus difficile de savoir à quel moment a commencé la manie de rapporter en Europe des momies en souvenir. Sans doute un Grec ou un Romain de passage en Égypte est-il revenu chez lui avec une momie de faucon ou de quelque animal embaumé. Or, jusqu’au XIXe siècle, il semble que ce type d’intérêt pour les momies ait beaucoup diminué en raison de la malchance qu’elles paraissaient provoquer. Dans leur désir de contrôler le commerce, les autorités ottomanes ont imposé des lois qui empêchaient l’exportation des précieuses mumias, mais il y avait toujours un petit malin prêt à tenter sa chance. Au XVIe siècle, Jean Bodin raconte l’histoire d’Octavio Fagnola, chrétien converti à l’islam, qui a pillé un grand nombre de tombes semble-t-il à Gizeh, jusqu’à ce qu’il trouve un cadavre sans viscères, enveloppé dans une peau de bœuf et avec un scarabée de cœur – une amulette qui avait pour fonction de protéger le cœur du défunt. Sans trop de problèmes, il embarque la momie sur un navire à destination de l’Italie. Mais à mi-chemin des vents violents obligent le capitaine a affaler les voiles et à se débarrasser d’une partie des marchandises. Effrayé par le risque imminent d’un naufrage, Fagnola profite de l’obscurité de la nuit pour se débarrasser du corps du délit – expression des plus justes dans ce cas. Car, comme le commente l’Italien, tout le monde sait que « les cadavres des Égyptiens provoquent toujours des tempêtes ». Peut-être s’agit-il d’une idée entretenue par les Égyptiens eux-mêmes dans l’intention que la peur limite la contrebande de momies. Une superstition qui remonte peut-être à la fin du XVIe siècle, quand les Ottomans convoitaient le contrôle de la Méditerranée: la tension augmente jusqu’en 1571, lorsque la Sainte Ligue l’affronte lors de la bataille de Lépante. La victoire chrétienne est complète, et bientôt, parmi les ports de Méditerranée, court la rumeur que les Turcs avaient embarqué une momie sur l’un de leurs navires afin d’attirer la bonne fortune. Comme ils ont perdu le combat, les chrétiens s’imaginèrent dès lors qu’embarquer une momie était un signe certain de désastre maritime, et partout ont commencé à naître des histoires corroborant cette légende. Une veuve égyptienne pleure son mari momifié dans cette œuvre de 1872 de Lawrence Alma-Tadema. Malgré sa connaissance des origines du "brun momie", on ne sait pas si l'artiste a utilisé le pigment dans cette peinture. La première « analyse » d’une momie a lieu en 1698, lorsque Benoît de Maillet, consul de France au Caire, en débarrasse une de ses bandelettes et prend note de quelques-uns des objets apparus. Mais la première étude sérieuse d’une momie est réalisée par un apothicaire allemand du nom de Christian Hertzog, qui en démaillote une en 1718 et prend des notes de tout le processus, qu’il publiera plus tard. Son exemple sera suivi à Londres en 1792 par son compatriote Johann Friedrich Blumenbach. Mais ce n’est qu’au XIXe siècle que l’intérêt pour les momies se met à croître à tous les niveaux de la société. En 1825, le docteur Augustus Bozzi Granville publie le résultat de son étude d’une momie. En 1828, l’historien William Osburn en analyse une autre avec l’aide d’une équipe de chimistes et d’anatomistes. Tous deux suivent la voie ouverte par Giovanni Battista Belzoni : en complément de son exposition des bas-reliefs de la tombe de Séthi Ier, qu’il a découverte en 1817, Belzoni a démailloté en 1821 une momie devant un groupe de médecins, opération pour laquelle il a reçu l’aide de son ami chirurgien, Thomas Pettigrew. C’est ce dernier qui, peu après, en fera un spectacle public. La fascination morbide des Européens pour les momies égyptiennes a incité de nombreux visiteurs à en rapporter une en souvenir. L’aristocrate Ferdinand de Géramb écrivait en 1833 : « Je suis persuadé qu’au retour de l’Égypte, on ne saurait décemment se présenter en Europe sans avoir dans une main un crocodile, dans l’autre une momie. » Vendeur de momies. Photographie prise vers 1877. Pettigrew – à qui l’on a fini par donner le surnom de « Mummy » Pettigrew – a assisté à l’ouverture de trois momies avec Belzoni, mais sa première tentative en solo a lieu en privé avec une momie qu’il a obtenue dans une vente aux enchères. Étant ainsi devenu expert – ce à quoi ont sans doute contribué ses connaissances en anatomie –, il décide d’organiser une série de conférences sur le sujet. Le plat de résistance de ces interventions est servi au dessert sous la forme du démaillotement d’une momie dont, comme on voit, il n’était pas difficile d’obtenir des exemplaires. En 1833, il donne au total une douzaine de conférences aux Londoniens qui, depuis les fauteuils d’orchestre, mi-dégoûtés mi-charmés, voient apparaître le visage sec d’un Égyptien millénaire. Par chance, comme il est avant tout un scientifique, Pettigrew prend des notes détaillées sur les momies démaillotées, et grâce à son remarquable fonds documentaire il publie un an après ses conférences le premier traité scientifique sur le sujet, Histoire des momies égyptiennes avec un rapport sur le culte et l’embaumement d’animaux sacrés, contenant aussi des annotations sur les cérémonies funéraires de diverses nations et des observations sur les momies des îles Canaries, des anciens Péruviens, etc. Pettigrew voulait créer une science des momies, et son exemple a fait des émules : la même année, John Davison démaillote deux momies à la Royal Institution, puis publie un rapport détaillé, ce qui devient indispensable. La flamme a pris et, après le succès de Pettigrew, démailloter une momie devient le spectacle favori de nombreuses fêtes dans la haute société de Londres. On imprime même des cartes d’invitation pour l’événement... Au XXe siècle l’étude des momies arrive à un tournant. La voie est enfin ouverte pour que celles-ci soient considérées comme d’importantes sources d’informations historiques. Avec lenteur, cependant, puisqu’en 1900 un bras momifié trouvé dans la tombe du pharaon Djer est jeté à la poubelle après avoir été photographié. SOURCE: https://www.nationalgeographic.fr/histoire/archeologie-antiquite-ehyptienne-trafic-de-momies-pour-spectacle-et-pour-science
  22. Et quand c'est assez il y a... les cétacés !
  23. Edouard Branly, physicien français né à Amiens au milieu du 19ᵉ siècle, est le précurseur de la radio ainsi que de la télécommande sans fil. Un inventeur désintéressé, qui a toujours souhaité partager le fruit de ses recherches avec le plus grand nombre. Nous sommes en 1890. Dans son laboratoire parisien, le physicien amiénois place un générateur d'étincelles sur un plan. Un émetteur, qui crée un arc électrique. La suite appartient à un spécialiste : "une haute tension va naître de cet arc électrique. Et c'est alors qu'Edouard Branly réalise que la limaille, les copeaux de métaux contenus dans un tube situé à 20 mètres, se rassemblent, alors qu'il n'y a aucun lien physique entre l'émetteur et le récepteur. La limaille est entrée en cohérence et devient conductrice. Un phénomène qui met en évidence un phénomène immatériel d'une onde électromagnétique ou onde hertzienne multiple". Un phénomène de conduction sans fil révolutionnaire, aux applications multiples. Nombreux seront les savants de l'époque à s'emparer de cette géniale trouvaille qui pose les jalons de la TSF, la télégraphie sans fil, pour pousser plus loin encore la démarche scientifique de l'onde hertzienne. Mais c'est un contemporain d'Edouard Branly (lequel n'avait pas déposé de brevet pour son détecteur d'ondes électromagnétiques, découvert en 1890): Marconi, physicien et inventeur italien, homme d'affaires avisé, qui est considéré comme l'inventeur de la radio et la télégraphie sans fil, grâce, notamment, au cohéreur de Branly. Guglielmo Marconi posant avec son premier appareil de radiotélégraphie sans fil Au printemps 1899, l'Italien réussit la première communication internationale sans fil entre Wimereux, dans le Pas-de-Calais, et la ville de Douvres, à une cinquantaine de kilomètres de là, en Angleterre. C'est la toute première transmission sans fil à travers la Manche. Marconi adresse alors un télégramme à Edouard Branly. Un texte ainsi libellé : " Monsieur Marconi envoie à M. Branly ses respectueux compliments pour la télégraphie sans fil à travers la Manche. Stop. Ce beau résultat est dû en partie aux remarquables travaux de M. Branly. Stop". En effet, tous les récepteurs utilisés au cours de ces expériences, à terre comme à bord de deux navires, sont équipés de radioconducteurs conçus par le savant picard, qui répondra : "Monsieur Branly remercie Monsieur Marconi de son magnifique succès et lui exprime son admiration." SOURCE: https://france3-regions.franceinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/grace-a-lui-nous-sommes-capables-de-communiquer-dans-le-monde-entier-edouard-branly-le-pere-fondateur-de-la-communication-moderne-3243229.html
  24. Et puisque l'été peut être indien profitons du beau mois de novembre (mais non ce n'est pas un mois triste !)
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