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Don Juan

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Tout ce qui a été posté par Don Juan

  1. Il n'y a de beauté que dans ce qui peut advenir. Pour moi, un "objet" ne peut être beau pour ce qu'il est ou pour ce dont il vient, sa présence totale ne prend forme et sens que dans ce qu'il "peut" devenir. C'est pourquoi je suis un grand "nostalgique" de ce qui n'est pas encore parvenu. La Citerne et le Ciel (partie 1) Un jour, les hommes se réveillèrent au fond d’une vaste citerne. Elle était si ancienne qu’aucun ne se souvenait de son origine. Ses parois étaient hautes, lisses, presque polies par le temps. Au fond, il y avait tout ce qu’il fallait pour vivre : de l’eau, de la nourriture, des outils, des distractions. On pouvait y prospérer, y bâtir, y organiser des fêtes et des guerres. Certains dirent : « C’est ici le monde. Il a toujours été ainsi. » Et ils apprirent à leurs enfants à mieux se servir de ce qui s’y trouvait. Ils perfectionnèrent l’art de prendre, de conserver, de défendre. Ils devinrent habiles. Ils devinrent puissants. Ils devinrent inquiets. Car au fond de la citerne, la lumière descendait d’un cercle lointain. Un disque bleu, très haut au-dessus d’eux. On pouvait l’ignorer. On pouvait s’en détourner. Mais il était là. À suivre....
  2. Les mots ont tellement de sens selon les personnes, les moments, ou les situations. Par exemple, je comprends dans quel sens tu emploies le terme "exister", tu fais comme si c'était un synonyme ou un double emploi de "être". Dans un autre cadre de pensées, "exister" est vu comme une opposition de "être", exister exprime une direction vers l'extérieur de soi, et répond aux critères d'un effort et d'une volonté, lorsque être ne découle d'aucune volonté, et même d'aucun effort, c'est un acte sans sujet, un acte qui s'accomplit de lui-même. En retenant cet angle de vue, ta formule ci-devant : "Pour Être il faut bien exister en quelque part et exister", est totalement fausse. C'est même le contraire qu'il faudrait retenir, pour être plus pleinement, plus vraiment, plus intérieurement, il faut réduire sa volonté d’exister.
  3. La seule question qui se pose à chaque instant, en conscience ou sans conscience, c'est manger ou être mangé. C'est la règle de ce monde. Alors où est la paix ? Ou peut-elle bien être ?
  4. Oui, les règles de l'animalité : chapitre 1: confrontation, conflit, opposition résistance, ou encore, domination... chapitre 2 : coopération, association, situation hiérarchique, ou collaboration... chapitre 3 : harmonisation, osmose, fusion, union... Et ensuite ? Où espèrais-tu nous emmener, à quelle danse veux-tu nous inviter ?
  5. Peut-être sommes-nous déjà morts. Alors que nous croyons vivre.
  6. La Citerne et le Ciel (partie 5) Il y eut un temps où certains comprirent que la paroi la plus difficile à franchir n’était pas celle qui montait vers le ciel. C’était celle qui se dressait en eux. Elle était faite d’anciens réflexes. De sursauts rapides. De peurs héritées de loin. De ce besoin de prendre avant d’être privé. Ces réflexes avaient permis à l’espèce de durer. Ils n’étaient pas des fautes. Ils étaient des protections. Mais ce qui protège peut aussi enfermer. Alors, au lieu de chercher une échelle, quelques-uns commencèrent à observer en eux ce qui les poussait à lutter. Ils remarquèrent la contraction du corps quand quelqu’un réussissait mieux. La tension dans la poitrine lorsqu’un manque apparaissait. Le désir d’être reconnu avant même d’avoir respiré. Ils ne se condamnèrent pas. Ils regardèrent. Et à force de regarder sans fuir, la contraction se relâcha. Ce ne fut pas spectaculaire. Il n’y eut ni miracle ni lumière soudaine. Seulement un espace un peu plus vaste à l’intérieur. Dans cet espace, le besoin d’exister plus que l’autre perdit de sa force. Le souffle devint plus libre. Le pas plus léger. Le regard moins inquiet. Les enfants sentaient cela. Ils ne comprenaient pas les mots. Mais ils percevaient l’absence de menace. Ils percevaient qu’il était possible de vivre sans être en guerre. Et cela s’inscrivait plus profondément que n’importe quelle leçon. Car les générations ne reçoivent pas seulement des idées. Elles reçoivent des états. Si un adulte vit dans la peur, la peur se transmet. Si un adulte vit dans la comparaison, la comparaison devient naturelle. Mais si un adulte vit sans rivalité, sans urgence d’être plus, quelque chose de neuf apparaît dans la trame même du vivant. Ce n’est pas une rupture brutale. C’est un glissement presque invisible. Comme si la citerne, au lieu d’être un lieu de survie, commençait lentement à devenir un lieu d’apprentissage. Et peut-être qu’un jour, sans que personne ne sache exactement quand, les enfants nés là ne sentiront plus la paroi comme une limite mais comme une mémoire. À suivre... Juan.
  7. Si le pardoxe attend une résolution, c'est qu'il est un problème. S'il est un problème, c'est qu'il est issu de la raison, il n'y a d'autre lieu pour la production des problèmes. Et, s'il est bien issu de la raison, ce ne peut être un paradoxe, tout au plus une contradiction qui joue les bals masqués.
  8. Don Juan

    Le Menteur

    Je dis que tous les politiques mentent et tu me demandes un exemple ? C'est donc que tu imagines que je les écoute encore.
  9. Don Juan

    Le Menteur

    Poser la question :" lequel des deux ment ?" me semble un peu naïf. Comme s'il n'était pas évident que les deux sont des menteurs, les cents aussi, et les mille probablement. Mentir est l'acte premier du politicien. Mais alors, il reste peut-être une autre question pour d'autres naïfs : "lequel ment plus que l'autre, en quantité comme en qualité ?". C'est une question inutile, elle n'apportera rien, ils mentent même lorsqu'ils ne savent pas qu'ils mentent.
  10. Oui, je connais l'auteur, un qui marche en diagonale, j'aime bien mais je ne lis pas les romans. Quant à la métaphore de la fourmi, c'est un grand principe de l'évolution qui en est au cœur.
  11. Je ne dis pas qu'elle la quitte mais qu'elle s'écarte du chemin tracé par les autres, et ainsi, trouve la solution d'un problème qui ne pouvait apparaître sur le chemin poursuivi par la multitude.
  12. C'est la fourmi qui s'écarte du chemin qui sauvera toute la colonie, c'est le bons sens d'un seul qui annule le bon sens d'une majorité pour moi.
  13. Peut-on imaginer que trop de courage est plus fou que pas assez ? Si le premier précipité la mort plus efficaement que le second, lequel est-il plus sensé ?
  14. Certes, il est plus dangereux de dire des vérités que des sornettes, il est rare qu'elles mènent à l'échafaud. Dans ce cas, celui qui dit des vérités, ne serait-ils pas plus fou que celui qui se borne à dire des sornettes, si du moins, il est au courant que ce sont des sornettes ? Veux-tu dire qu'un acte ou une parole manquerait de bon-sens par rapport au bon-sens de la majorité ?
  15. Il ne suffit pas de constater que la fuite devant un danger est toujours un exemple de cohérence. C'est souvent plus compliqué que cela. Et puis fuir d'accord mais comment, il y aura beaucoup de mauvaises façons de fuir et peu de bonnes et nous serons enclins de choisir une des mauvaises façons compte tenu de l'état de tension émotionnelle qui correspond aux conditions de cette situation. je pense qu'il n'est pas aisé de parler de cohérence. Les critères peuvent paraître évidents alors que la suite à plus ou moins long terme fera apparaître que ce ne sont pas les meilleurs choix qui ont été retenus. Je pense qu'il faut tenir compte des conditions installées par le système limbique pour déterminer une échelle de cohérence. Moins on est troublé, conditionné, orienté (par des questions d'intérêt par exemple), détaché, etc, et moins on est en mesure d'établir un système cohérent. Ensuite, il y a la question des informations, si l'on est exigent par rapport à celles-ci, autrement dit, si l'on fait beaucoup pour recueillir un maximum d'informations pour établir un système de cohérence élevé, et moins on aura le temps, les moyens, l'espace, le pouvoir, etc d'agir. On aura établi un super système de cohérence mais il n'aura servi à pas grand chose.
  16. En matière d'appréhension du monde, il y a peut être deux fonctions principales. L'une se fonde sur le raisonnement construit et l'autre sur ce à quoi on peut donner plusieurs noms, le plus souvent utilisé est celui d'intuition. Une bascule incontrôlée et large dans chacun de ces deux modes peut laisser apparaître des comportements qui pourront être qualifiés de "fous". Personnellement, je pense qu'un équilibre doit être trouvé, mais l'humanité d'aujourd'hui rencontre encore beaucoup de difficultés pour trouver cet équilibre.
  17. On peut venir au monde fou, ou insensé dans une certaine mesure, car je suppose que c'est de cette "folie" dont tu veux parler. Certains états sont incurables, on se sort de sa folie que dans une certaine mesure. La plupart des gens ne sont pas "fous" de façon incurable, ni de façon permanente. Le manque de sens peut se produire de nombreuses fois par jour. J'espère qu'une discipline permet de vieillir en améliorant sa capascité à garder bon sens de plus en plus souvent. La déraison occupe autant de place dans nos cerveaux que le bon sens. La difficulté de se maintenir dans le "bon sens" le plus souvent possible fait partie de notre condition humaine, donc animale, et l'on peut faire des parallèles avec les autres espèces c'est plus que sûr. La vie est manque de sens souvent et bon sens parfois. L'homme qui n'est pas atteint de pathologie sévère et incurabble doit se prendre en charge et par sa discipline faire en sorte d'être plus souvent dans le bon sens que dans le manque de sens.
  18. On est plus ou moins sensé, on est plus ou moins fou, personne ne peut garantir en tous les instants de sa vie qu'il sera en mesure de contrôler sa folie latente. Socrate était moins fou que beaucoup, mais qui peut assurer qu'il ne restait pas un peu de folie en lui ? De plus, Socrate serait-il mort comme il est mort, s'il n'y avait un peu de folie en lui ?
  19. La plupart c'est vrai, mais cette affirmation est fausse si certains le savent, sans savoir toutefois à quel point...
  20. Je pense qu'on est toujours le fou de quelqu'un. Ce teme unique ne peut suffire à représenter l'hôte de la folie. Et puis, il faut savoir que nous le sommes tous, personne n'y échappe, celui qui l'ignore nage dans des eaux plus profondes. La question serait peut-être : qu'est-ce que le contraire de la folie ? La folle, est-elle un état permanent ? Si la sagesse est déclarée comme le contraire de la folie, il y erreur. On ne peut trouver de contraire à la folie, elle fait partie des "choses" qui n'ont pas de contraire, et dieu sait que c'est rare. Enfin... il ne doit pas savoir.
  21. Ce n'est pas le sujet qui pense, ou du moins, s'il lui arrive de penser cela représente qu'une toute petite part de ce qui se pense. Pour moi, c'est le corps qui pense, mais le sujet est toujours trop loin du corps. Donc je suis là où cela ne pense pas me semble fort juste. Je donne raison mille fois à Lacan.
  22. Tout à fait, c'est celà, refuser de se reconnaître, s'abandonner, telle est la pire des solitudes et la plus courante.
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