-
Compteur de contenus
3 006 -
Inscription
-
Jours gagnés
1
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par satinvelours
-
S’agissant des représentations construites de manière à conduire sa vie au quotidien je dois constater qu’il est devenu impossible d’élaborer des représentations qui englobent tout le monde social. Il est même remarquable qu’en l’espace de 60 ans toutes les anciennes représentations globalisantes ont disparu. Ces représentations conduisaient l’action individuelle dans un milieu perçu comme représentant l’entière collectivité référente, la société française. Tout a explosé. Il y a encore 60 ans les idées se développaient dans l’ensemble social. Le catholicisme en gros côtoyait le communisme, chacune de ces représentations ayant le souci du devenir de la communauté française. Chacun développait sa vie personnelle dans l’une de ces références intellectuelles ou spirituelles. Il n’y a plus aujourd’hui que des débris, des personnes qui vivent dans des débris idéologiques ou religieux, débris qui n’emportent plus dans leurs perspectives l’entière communauté. Il est devenu impossible de penser la société française dans son ensemble. Cette impossibilité conduit beaucoup de personnes à limiter leur champ de vision mentale. À le réduire à leur travail, au sexe, au loisir, bref aux activités nécessaires. Quand il est devenu impossible de voir à long terme il reste à marcher pas à pas en s’agrippant aux désirs et besoins élémentaires. Il ne me semble pas que ce soit l’individualisme qui provoque cette destruction des visions globalisantes, il me semble que c’est le contraire. Ces visions globalisantes étaient adaptées aux mondes d’avant. Mais l’évolution du monde conduite surtout par les réalités économiques les a brisées. Et nul ne parvient aujourd’hui à penser, positivement, de nouvelles représentations qui emportent tout le monde. Il reste bien sûr le libéralisme ( pour ne pas dire le capitalisme). Mais cette idéologie en fait ne guide qu’une petite élite, celle qui crée les entreprises, les dirigent.
-
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
@azad2B Ci-joint extraits du livre de Jean-Marie Vigoureux, "la quête d'Einstein". -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
D’accord, je vous l’envoie demain ce texte. Il est possible après tout que nous ne nous comprenions pas. Bonne soirée. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Vous vous enferrez. Il ne s’agit pas de force concernant la goutte. Il s’agit de sa vitesse. Elle a une vitesse quand elle est lâchée. Et cette vitesse est plus élevée que celle du bas du mât. Je ne sais pas pourquoi vous voulez à tout prix avoir raison. Je vais vous faire une photocopie du livre d’un physicien qui traite ce problème. Comme cela vous pourrez lui écrire. Vous ne cherchez pas a comprendre le problème vous cherchez à tout prix à contredire même quand cela tourne à l’absurde. Je vous envoie une photocopie de l’étude précitée. -
Coupe du Monde : « La FFF doit porter plainte contre les propos de Zemmour »
satinvelours a répondu à un(e) sujet de PASCOU dans Politique
Zemmour s’enlise…Laissons le s’enliser. Je suis curieux de voir jusqu’où il va s’enfoncer. De là à porter plainte contre lui, c’est ridicule. Finlkielkraut en son temps, alors qu’il était en Israël, avait aussi critiqué la composition de l’équipe de France, il avait dit que le monde se moquait de nous et de notre équipe deNoirs. Les obsessions de certains Français juifs vis à vis des Noirs ( et des Arabes) me font rire. Leur trouille provoque mon hilarement. Qu’ils se rassurent les bébés on va les protéger. Mon épouse, juive, marocaine ( mais de culture kabbaliste) m’a assuré qu’elle s’interposerait entre les méchants Noirs et Arabes et les rachitiques Zemmour et Finkielkraut. Je me dis qu’elle est trop dévouée. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Oui je pense qu’il conteste la seconde hypothèse. En fait je n’en sais rien : attendons sa réponse. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Je ne crois pas que ce soit cela que @azad2Bconteste. Je pense qu’il agrée au fait que la goutte tombe légèrement à l’Est si la terre tourne. Même si le navire ne bouge pas. Je ne vois pas comment il pourrait contester cela vu toutes les expériences qui ont été faites à ce sujet. Je pense qu’il conteste ma seconde hypothèse de pensée. Enfin, bon, à lui de nous éclairer sur ce sujet. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Je propose de raisonner lentement et sur des schémas idéaux simples pour commencer. Prenons une sphère et un objet qui se déplace à partir d’un point par exemple situé sur un grand cercle ( sur l’équateur). Cet objet se déplace dans un plan perpendiculaire à un axe de la sphère ( on imagine la sphère, un axe, un plan perpendiculaire à l’axe, plan que nous allons supposer contenir un grand cercle ( pour simplifier et mieux voir le sujet)). Ce point se déplace à la surface de la sphère. À partir de ce point, dans le même plan, sur une droite qui va du point d’intersection du plan avec l’axe jusqu’au point susmentionné, au delà de ce point, très au delà, pour simplifier, plaçons un autre point. Supposons maintenant que cette droite tourne dans le plan autour de l’axe ( simplifions encore et supposons une vitesse constante). La vitesse angulaire est bien sûr identique pour les deux points considérés, mais la vitesse tangentielle n’est pas la même. Le point haut se déplace plus vite que le point bas. Est ce que nous sommes d’accord jusque là ? -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Nous sommes donc d’accord. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Il n’y a pas besoin d’aller si loin dans la complexité. Ce type de question peut être soumis à un élève de terminales. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
À mon avis non. La goutte ne tomberait pas à la verticale, elle ne tomberait pas au niveau du bas du mat. Si la Terre est immobile, et que le bateau se déplace à vitesse constante et droit devant lui, il est possible de figurer ce mouvement par un cercle, le centre du cercle étant le centre de la Terre et la circonférence figurant le déplacement du bateau. Il est possible d’imaginer deux cercles, l’un passant par le haut du mat ( rayon R1) l’autre par le bas du mat ( rayon R0). La vitesse du bateau étant constante les vitesses angulaires relatives aux deux cercles sont égales. Dans ce cas la vitesse du haut du mat est égale à R1 multipliée par w ( vitesse angulaire). Et la vitesse du bas du mat est R0 multiplié par w. Comme R1 est plus grand que R0 la vitesse du haut du mat est supérieure à celle du bas. Quand on lâche la goutte celle ci n’est plus soumise qu’à la force de gravitation ( nous excluons tout autre force issue par exemple des mouvements de l’air). Que se passe t’il alors ? La goutte tombe vers le centre de la terre mais elle garde sa vitesse issue de la rotation préalable ( principe d’inertie). Si je décompose le mouvement de la goutte il y a deux mouvements : le mouvement vertical mais aussi le mouvement horizontal. Où tombe t elle finalement ? À mon avis non pas au pied du mat ( si cela était alors seul le mouvement vertical agirait sur la goutte) mais elle tomberait devant le bas du mat, du fait de la conservation de son mouvement horizontal, mouvement horizontal déterminé par une vitesse plus élevée que celle du bas du mat ( situé sur un cercle de rayon inférieur, donc animé par une vitesse inférieure). -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Je n’oublie pas l’expérience de Foucault, mais ce n’était pas ma question : est ce que, même si la terre ne tournait pas, la goutte tomberait à la verticale ? ( si le bateau bien entendu se déplace droit devant sur l’océan). À mon avis non. Vous ne répondez pas à ma question. Qu’est ce que vous en pensez ? L’expérience de Foucault en l’occurrence n’aide pas, puisque cette expérience tient bien sûr compte du mouvement circulaire de la terre. C’était juste une expérience de pensée de ma part. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Ce sujet me conduit à me poser une question que je ne me suis jamais posée à ce jour. Supposons que la terre ne tourne pas. Logiquement, même dans ce cas, lorsque le bateau est en mouvement à vitesse constante, ( il faut qu’il soit en mouvement quand même par rapport à la terre) et qu’il aille bien entendu droit devant, logiquement la trajectoire de la chute de la goutte d’eau ne devrait pas non plus être verticale. Encore que, dans ce cas, mesurer l’écart entre la verticale et le point de chute doit probablement être impossible. À voir. Sinon, bien sûr, le référentiel constitué par le bateau n’est pas un référentiel galiléen, car un référentiel galiléen est soit au repos, soit en mouvement RECTILIGNE avec vitesse constante. Le bateau n’observe pas un mouvement rectiligne, il est condamné à tourner à cause de la rotondité de la terre. -
relativités galiléenne restreinte et générale
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Norbert dans Sciences
Ce n’est pas une chute verticale qui est observée même si, à partir d’une chute de 1 mètre il est très difficile de mesurer l’écart entre la verticale et l’oblique suivie par la goutte. Le point de chute de la goutte sera légèrement à l’Est du strict point d’impact vertical. Si nous imaginons une chute à partir d’un point beaucoup plus haut, par exemple le sommet d’un mât, le temps étant considéré comme assez calme pour ne pas agir sur la trajectoire de la goutte, il sera possible de mieux mesurer cet écart entre la trajectoire de la goutte et la stricte verticale. Cette différence est due à la rotation de la terre. Le point haut de la chute, le sommet du mat par exemple se déplace plus vite que son point bas, donc la vitesse acquise par la goutte est plus élevée que celle du point bas du mat, et la goutte tombera légèrement plus à l’Est que le bas du mat. Ce sont en outre les lois de la mécanique seulement que l’on estimait inchangées dans des référentiels galiléens et nul ne savait si les autres lois de la physique restaient inchangées. C’est Einstein qui étendit le principe de relativité à toutes les lois de la physique. -
En définitive nous en venons toujours à tenter de construire, pour soi, une représentation du monde qui soit enfin stable. « Le monde est ma représentation ». Schopenhauer complète tout de même par :« Le monde est ma volonté » La difficulté aujourd’hui est qu’il paraît impossible, ou très difficile, de stabiliser notre représentation du monde. Si je prends par exemple le cadre global d’une telle représentation : comment me représenter l’univers ? Je ne m’en sors pas. L’univers a t il une origine, une fin ? Nous sommes loin du monde antique et de sa sphère des fixes ou même de la vision qui prévalait encore au début du XX siècle avec un univers stable. Nous connaissons tous l’histoire d’Einstein qui trafique sa constante pour que soit sauvegardée, dans son esprit, sa représentation d’un univers stable ( ni origine, ni fin). Bref personne aujourd’hui ne peut dire grand chose de l’origine de l’Univers, s’il y en a une, ni de sa fin ( s’il y en a une). Bien sûr il y a des scientifiques convaincus, qui nous disent : c’est foutu, tout meurt à la fin. Ce sont nos nouveaux prophètes. Déjà dans la Torah et dans la Bible judéenne, les prophètes annonçaient la fin du monde. Idem chez les chrétiens avec leur Saint Jean et l’Apocalypse. Encore que nos scientifiques en imaginant un espace qui ne cesse plus jamais d’enfler ne prédisent pas la fin de l’univers ( il reste l’espace) mais la fin du vivant. Bon ne demandons pas aux scientifiques d’être des scientifiques. Toujours est il que pour construire une représentation du monde il faut renoncer à nous représenter l’univers. Il faut restreindre notre champ de vision. De toutes façons ça tombe bien les philosophes nous disent que ce n’est pas possible de nous représenter l’univers parce que nous sommes à l’intérieur ( note : il faudrait être à l’extérieur pour nous le représenter). Donc il est nécessaire de restreindre le champ d’action de notre volonté ( le monde est aussi notre volonté, et là, notre volonté en prend un coup dans son désir de tout embrasser). Le mieux est donc de restreindre notre champ de vision au système solaire ( éventuellement étendu aux exo-planètes). Il est vrai que ce système va aussi disparaître mais en étendant notre vision aux exo-planètes il est possible de nous imaginer migrant dans une exo-planète. Il est possible de se contenter de ce bricolage, après tout ce qui importe c’est le temps à pas trop long terme. Une fois bricolée cette représentation globale de l’univers qui permet tout de même d’imaginer une fuite possible en cas de destruction du système solaire, à quoi maintenant s’atteler pour remplir notre représentation dans ses détails ? Nous passons à la vie sur Terre.
-
"L'ampleur" des discours de haine raciale en France inquiète un comité de l'ONU
satinvelours a répondu à un(e) sujet de Plouj dans Politique
On utilise même des mots latins et grecs. Foutus colonisateurs par delà la mort ces Romains. Il y a même des pays où il est permis d’exprimer son racisme, tant qu’il s’agit d’une simple expression, et non d’une propagande. -
Oui bien sûr, les évolutions techniques transforment nos façons de vivre, transforment nos rapports sociaux, et nos rapports avec notre environnement. Mais je n’ai pas le même « caractère » que vous. Vous pensez que l’analyse détaillée de ces nouvelles conditions de vie engendrée par le développement technique va vous permettre de forger une nouvelle pensée. Je ne crois pas du tout à cette démarche. Analyser les développements techniques et leurs conséquences sur notre humanité pourrait prendre bien plus de temps que le temps d’une vie. Je suis limité par ma propre mort, acculé donc, je dois suivre une autre voix. Ensuite toujours en raison de mon « caractère » je passe certes du temps à « analyser » les réalités sociales actuelles influencées par le développement technique ( en fait je vis moi-même ces nouvelles conditions de vie, je ne fais pas que les analyser), mais assez rapidement je passe à l’effort de synthèse, à un effort tendant à concevoir de nouvelles représentations à partir de mes expériences et analyses. Je pense que cette différence comportementale entre vous (vous analysez, vous tentez de construire à partir de vos analyses et de votre sens de la rationalité) et moi ( je tente assez vite à « concevoir », à m’appuyer sur une inspiration) tient à la valeur que nous donnons respectivement à la conscience et à l’inconscient. Le pilote pour vous est la conscience, pour moi c’est l’inconscient. Je pense que c’est l’inconscient qui pilote. Ainsi je fais plus confiance à l’inspiration qu’au raisonnement analytique. Je suis plus passionné par le global que par le détail. Par le holisme comme on dit savamment que par le réductionnisme ( comme on dit aussi savamment). Bien sûr je sacrifie aussi à l’analyse mais assez vite je passe au global, à la tentative d’une perception globale, dans laquelle l’inconscient est le maître d’œuvre. Il arrive que des individus ne parviennent pas à s’entendre, non pas à partir d’une mauvaise volonté hypothétique mais en raison de différences d’attitudes fondamentales devant la vie, devant le réel.
-
Rosa Bonheur (exposée au musée d'Orsay jusqu'au 15 janvier 2023)
-
Je ne me pose pas ce type de question. Je ne pense pas qu’il soit possible de dire pourquoi par exemple quelqu’un a pensé l’ordinateur, pourquoi Turing en a jeté les fondements. Nous nous posons peut être ce type de question lorsque les choses ont été créées. Mais celui qui innove ne sait pas lui même ce qu’il va créer avant que l’inspiration enfin ne lui ouvre une voie de création. L’écrivain ne sait pas ce qu’il va écrire avant qu’il n’ait écrit. Il n’est pas possible d’enfermer tout ce qui est dans un discours rationnel même si je comprends la tentation de tout expliquer, de tout réduire à des causes, même si je comprends cette volonté de posséder le monde dans la pensée, et de penser ainsi le dominer. Je n’ai pas une telle volonté de puissance car je crois que cette volonté de puissance est vaine. Il n’est pas possible de tout expliquer, le vivant déborde largement la raison. Je ne suis pas non plus à l’aise avec des mots aussi abstraits que : la technique, le risque est de s’égarer dans des discours qui n’auraient plus aucun rapport avec le réel, le vécu. Pour la technique je préfère penser : machines, outils, etc, je préfère la pensée pratique d’un Jancovici par exemple, je vois ce qu’il veut dire. Enfin je ne crois pas que la technique en soi, que les machines en soi, posent un problème. C’est plutôt ce que nous voulons en faire qui fait débat. S’il y a un problème civilisationnel il ne vient pas des machines, il y en aura toujours même dans une autre civilisation. Le problème est plutôt au sein de nos représentations. Les représentations sont nécessaires aux hommes pour qu’ils continuent d’aller de l’avant, continuent de s’engager, continuer d’aimer chercher, etc. Les représentations usuelles s’écroulent, les représentations religieuses d’abord mais aussi les représentations que nous offrent non les machines mais les scientifiques. Les religieux nous offraient une fin du monde avec un jugement dernier à la fin, il y avait encore une continuité. Les scientifiques nous offrent aussi une fin du monde, mais celle ci est absolue : c’est la mort de tout à la fin, sans plus aucune rédemption. Il reste peut être les philosophes. Mais je vois que nos deux têtes pensantes françaises ou déclarées comme telles par les media, Onfray et Houellebecq prédisent, avec une certaine satisfaction, l’apocalypse. Bon, religieux, scientifiques, philosophes chantent la fin du monde. Cela me donne l’envie de ne pas la chanter cette apocalypse, et de penser…une sortie possible. En fait d’apocalypse elle concerne surtout la fin de notre civilisation, ce qui est une toute petite apocalypse. Ce qui naîtra après sera sans doute très intéressant et la technique, les machines seront toujours là. En attendant ce monde nouveau nous commençons à vivre un effondrement local au sein duquel nombre d’entre nous feront leur chemin et le font déjà.
-
La personne qui lance ce sujet a manifestement un a priori contre le wokisme. Mais au lieu de réfléchir sur elle-même et de distinguer ce qui, en elle, provoque ce rejet, elle va choisir un interlocuteur tel qu’elle pourra descendre en flèche cet interlocuteur, ce qui, dans l’esprit de cette personne revient à disqualifier le wokisme. C’est un peu enfantin. Derrière, le troupeau, qui lui aussi, ne distingue pas très bien ce qu’il peut bien exécrer dans le wokisme, suit, tête baissée. Spectacle triste d’êtres humains appliqués à se comporter en troupeau asservi à je ne sais quelle convenance.
-
Je réagis maintenant au reste de votre intervention. La technique dont vous parlez, celle qui mène à privilégier les interactions, la coopération, les symbioses concerne surtout, à mon avis, les techniques de l’information partagée, l’informatique, les ordinateurs, les smartphones, etc. Certains voient par exemple dans l’invention du smartphone la réalisation du rêve libertaire de la génération hippie. Je pense en effet que ces supports techniques apportent beaucoup et permettent une activation soutenue de la communication entre humains. Je ne distingue pas précisément, pour le moment ce que cette communication de plus en plus soutenue apporte concrètement. Mais il y a un rapport entre cette communication de plus en plus soutenue, entre personnes parfois très éloignées entre elles à tous points de vue, et une prise de conscience personnelle plus aiguë de soi même et des autres, et aussi une prise de conscience des enjeux sociaux, politique, et même civilisationnels. Il ne me semble pas que ce soit la technique ( de l’information) qui engendre par elle même de nouvelles représentations, c’est plutôt la technique, en tant que médium ( mise en relation) qui permet à la pensée humaine d’être stimulée par l’intercommunication, stimulation qui conduit à de nouvelles représentations. Ces nouvelles représentations restent tout de même assez balbutiantes, mais nous pouvons en effet parler, pour le moment, de déconstructions. Je ne sais pas si le seul enjeu civilisationnel est celui du rapport de l’homme avec la technique ( vue pour le coup bien au delà de l’informatique, je pense à l’IA notamment). C’est à dire que je ne suis pas sûr que seule la science puisse construire notre avenir. Il existe une autre question fondamentale, c’est le rapport de l’homme avec le non humain ( avec le vivant non humain, avec l’inanimé, etc), le rapport de l’homme avec son passé, son rapport avec son avenir ( je parle là du sens).
-
Je réponds, pour le moment, à ce premier paragraphe. Vous posez une question à laquelle je n’ai pas réfléchi jusque là. En effet, comment se fait il que certaines représentations deviennent vraies avant d’être finalement délaissées comme étant désuètes ? Ici il s’agit des représentations usuelles freudiennes telles que le moi, le ça, le surmoi, le conscient, l’inconscient, le subconscient, le soi, etc. Je peux répondre à cette question pour avoir vécu différentes vies. Ces représentations, je les ai utilisées lorsque j’avais 20 ans. Mes enfants par exemple, ne les utilisent plus. Pourquoi ? Vous avez raison, il existe une connection étroite entre nos représentations et notre environnement culturel social. Lorsque j’avais 20 ans, l’homosexualité par exemple, non seulement était considérée comme « coupable » par certains milieux mais elle était encore présentée par les freudiens comme un attachement infantile à la mère. Bref l’homosexualité n’était pas coupable pour les freudiens mais infantile. Les femmes en outre, pour les freudiens, enviaient le phallus et étaient déterminées par leur désir de posséder le phallus de leurs amants. Enfin, bon, bref. Pourquoi tout cela a été jeté dans les égouts ? Parce qu’il est arrivé un moment où les homosexuels se sont affirmés en tant que tels, dans l’indifférence totale de quelque causalité dévalorisante, et les femmes se sont affirmés en tant que telles dans l’indifférence également totale des causalités freudiennes voulant rendre compte d’elles-mêmes. Les personnes se sont affirmées en tant que telles dans leur désir en disant : quelques soient les déterminants de mes désirs je m’affirme et je n’en ai rien à foutre de vos déterminants savants ou freudiens. Pour ce qui est de l’abandon de la galaxie du moi, ça, surmoi, etc. ce sont les neurosciences qui jettent dans les égouts ces représentations. Encore que tout dépend comment sont lus les exposés des neuroscientifiques. Il y a donc d’un côté les évolutions sociales ( les homo et les femmes se sont affirmés en tant que tels surtout après les événements de 68 à travers de nombreux mouvements sociaux et politiques) et de l’autre nos représentations intimes. Il y a un rapport dialectique entre les affirmations sociales, les conquêtes sociales ( surtout dans les mœurs) et les représentations intimes. Il y a aussi un rapport dialectique entre les propositions scientifiques concernant par exemple le fonctionnement cérébral et nos représentations de la psyché.
