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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Je crois qu'effectivement, à l'instar d'un enfant, être amoureux peut nécessiter d'avoir conservé une part de gratitude et d'indulgence (et de disponibilité, voire aussi d'accessibilité), et ce malgré la lucidité que peut apporter la maturité (susceptible de révéler également les aspects positifs, qui sont dans l'ensemble plus fondamentaux), de pouvoir s'émerveiller quand même devant un tableau imparfait. En revanche la naïveté me paraît superflue, du moins au point de vue péjoratif du terme, puisque pour des sentiments "profonds" l'inconscient à aussi son importance.
  2. Je voulais dire que le désir représente à mes yeux la volonté d'accéder à ses aspirations (ou à ce qui s'en approche). Alors que le sentiment amoureux à mon avis peut exister aussi indépendamment de ce désir (y compris inconscient), et peut éventuellement le provoquer ou lui être réceptif, que ce sentiment a même entre autres cette vocation.
  3. Ils représentent selon moi une connivence (et pas forcément un désir) liée au genre sexué, et ne menant pas obligatoirement jusqu'au désir ni au rapport sexuel mais pouvant y mener.
  4. Je pense pour ma part que les sentiments amoureux naissent plus globalement à partir de la condition sexuée, à laquelle peut appartenir (ou pas) le désir, mais quoi qu'il en soit à laquelle il peut être lié. C'est pourquoi à mon avis ils peuvent exister sans ce désir et ainsi permettre éventuellement de l'anticiper.
  5. Je suis sincère sur ce forum, ce que j'y écris peut donc révèler réellement ma personnalité et mes opinions. Mais ce n'en est évidemment qu'une facette à travers une écriture anonyme. Il y a de nombreux sujets que je n'aborderais pas ou peu ici contrairement à d'autres cadres. Et je n'y utilise que rarement la familiarité et l'humour car les gens qui sont ici restent pour moi des inconnus ou presque, et car l'ironie ou le second degré par exemple peuvent être plus ambigus et différemment interprétables à l'écrit. Quant à ce que les gens peuvent dire de moi, c'est variable d'une personne à l'autre et d'un moment à l'autre, mais ça ne reflète pas systématiquement qui je suis vraiment, parfois oui et parfois non, voire beaucoup ou pas du tout. Normalement, j'ai un assez bon contact avec les gens, du moins ceux qui sont respectueux.
  6. sirielle

    Quel sera votre menu de ce soir ?

    poêlée de légumes, nectarine jaune
  7. A moins que la décision ait dû être prise assez rapidement sans connaître tous les inconvénients ou autres options envisageables. Or le rôle du conjoint peut être d'apporter toutes les informations en sa possession susceptibles de remettre en question une décision importante. Mais effectivement, la contradiction outrancière est loin d'être favorable à la compréhension mutuelle et à une bonne entente en couple (ou hors couple), même si elle est bien intentionnée ou exprimée gentiment, voire mielleuse. D'autant plus qu'il faut parfois savoir "rester à sa place", y compris avec ses proches.
  8. Dans certains cas c'est vrai, surtout si le projet est justifié et qu'on n'a pas mieux ou aussi bien à proposer, peut-être était ce le cas par rapport à ton amie, en revanche soutenir hypocritement un projet peut également nuire au dialogue. Il peut être d'ailleurs concevable aussi de soutenir un projet apparemment judicieux modérément, en conservant quand même certaines réserve ou retenue relatives aux éventuels inconvénients.
  9. Effectivement. Et je crois que dans ce cas il est important d'adopter autant que possible une attitude conciliante.
  10. Les gens ont couramment des opinions opposées ou contradictoires. L'intérêt d'un éventuel débat est de confronter les arguments et idéalement d'arriver à un accord ou à des conclusions plus mûrement réfléchies. Ce qui est censé pouvoir s'accorder à l'humilité et à la considération mutuelle. Seulement selon moi le recours à l'hypocrisie ne peut être tolérable qu'exceptionnellement, sous le poids de la tyrannie par exemple. Il peut suffire souvent de ne pas se prononcer quand le débat est superflu et qu'il ne conduirait qu'au conflit.
  11. En ce qui me concerne je pense qu'on peut dans certains cas se permettre de désapprouver ou de s'abstenir d'approuver le projet de quelqu'un d'autre dès le départ à condition d'avoir une ou des raisons valables, de tenir compte du libre-arbitre et de ce qui motive le projet. Mais nier un réel problème ou son importance n'est pas un argument valable à mes yeux.
  12. Il me paraît logique qu'elle préfère essayer de résoudre son problème d'une façon ou d'une autre plutôt que de faire comme si de rien n'était.
  13. Je ne sais pas si le traitement évoqué était réellement la solution la mieux adaptée car il s'agit peut-être d'un choix parmi d'autres mais la réflexion de l'homme, qu'elle soit ou non hypocrite, illustre la politique de l'autruche selon moi (pouvant aussi être une forme de manipulation dans certains cas) car elle occulte totalement le problème dermatologique pouvant pourtant paraître évident. Il s'agissait peut-être d'une maladresse. Sinon il aurait plutôt dit par exemple: "Un traitement aussi lourd en vaut il vraiment la peine? Je te trouve très jolie malgré ce problème." En effet, c'est connaître cette réalité ou aussi une part de cette réalité à laquelle il est possible de choisir de ne pas en savoir plus.
  14. La politique de l'autruche est un état d'esprit pouvant avoir de lourdes conséquences malgré l'illusoire bonheur immédiat qu'elle met en avant.
  15. Je réagissais suite aux différents commentaires précédents de January à propos du sujet qu'elle jugeait "tellement triste", "trop triste", "d'une tristesse" et incitant à se "torturer le cerveau". Or, à mes yeux en tout cas, il ne s'agit que d'un sujet léger et positif sur les relations de couple. Par exemple. On ne peut se confier qu'à quelqu'un de suffisamment sûr si on est prudent.
  16. En même temps l'un n'empêche pas l'autre. Et personne n'est obligé de trouver le sujet intéressant ou utile pour lui-même mais à mon avis il n'a rien de choquant pour autant sur le principe. En toute franchise selon moi "se prendre la tête" c'est plutôt s'offusquer pour si peu.
  17. Pour ma part je pense qu'il est possible d'avoir des idées, ou conscience de comportements favorisant le bien-être en couple sans pour autant se casser la tête bien que ce soit un vaste sujet où il est parfois question de subjectivité. En ce qui me concerne j'ai dû dans certains cas réfléchir (sans que ce soit un supplice) à la façon dont gérer au mieux mes relations et je pense en savoir plus dans ce domaine qu'à mon adolescence. D'ailleurs avec le recul je sais que j'agirais parfois différemment que je ne l'aurais fait auparavant.
  18. A mon avis au-delà du naturel la confiance se mérite, et parfois la vérité aussi. La vie amoureuse peut cultiver l'ambition et la réussite personnelles, y compris par anticipation. Par amour pour quelqu'un la motivation de se surpasser peut se décupler, et aussi la joie de vivre dans le meilleur des cas ou quoi qu'il en soit simplement l'expression de la raison d'être, à condition d'avoir aussi assez d'amour-propre.
  19. Oui, certaines personnes tirent trop vite des conclusions. (Et l'inverse existe aussi). En même temps la flatterie représente une méthode de drague très classique, ce qui peut contribuer à rendre les compliments ambigus parfois, surtout s'ils sont maladroits. Il est possible aussi de s'aimer au fond de soi tout en déplorant quand même parfois certaines faiblesses, que d'autres ne remarqueraient pas forcément ou pas particulièrement. Question couple, c'est à chacun de juger pour soi-même. Mais je crois moi aussi qu'il faut s'aimer suffisamment pour vouloir vraiment donner de soi par amour.
  20. Il faut quand même tenir compte du fait que l'empathie peut aussi devenir un moyen de contrer la manipulation le cas échéant, et d'ailleurs elle y tend plus que l'inverse.
  21. J'ai bien compris ce que signifiait le titre. Pour ma part je ne trouve pas qu'il représente vraiment bien l'ensemble de l'article bien qu'il en représente une petite partie car il souligne particulièrement l'idée de la manipulation or elle est seulement une illustration parmi d'autres (mais faisant référence à l'actualité comme l'évoquait pep-psy). Il serait d'ailleurs possible d'utiliser cette illustration pour bien d'autres aptitudes: "Le langage, le charme, le pouvoir, l'argent, la psychologie, la culture, la stratégie, l'autorité, le cinéma, la télécommunication, etc... peuvent devenir des moyens de manipuler." C'est mon point de vue. C'est quand même ton droit de trouver que le titre est bon, je peux d'ailleurs en comprendre tes raisons. Si j'ai fait ce commentaire c'était comme tu as pu le remarquer pour évoquer le fait que dans l'ensemble le psychiatre présentait l'empathie positivement contrairement à ce que le titre pouvait laisser supposer.
  22. Un titre plus général sur "l'idéalisation de l'empathie", aurait en effet à mon avis été plus représentatif de l'article et de l'ensemble des propos du psychiatre. La compréhension de l'autre et de son ressenti ne peut aucunement être une manipulation mais peut en revanche faciliter une éventuelle manipulation, comme aussi bien d'autres malveillances ou bienveillances. L'intérêt de cette remarque consiste à préciser que contrairement aux idées reçues, l'empathie est une faculté neutre, et non pas "bisounours" comme il est écrit, ou utilisable uniquement dans un sens positif et aimant, bien qu'elle soit favorable à une cohésion mutuelle. Or si la cohésion mutuelle n'est pas globale elle peut être partiale.
  23. L'empathie représente une forme de conscience, en revanche la raison peut permettre de la développer ou de la valoriser (ou pas). Car la raison peut aussi conduire à la discrétion empathique, par respect de la vie privée ou par équité par exemple.
  24. Moi je complimente assez régulièrement mon entourage, par franchise, et le critique aussi différemment parfois. Et je dis souvent merci quand on me complimente, par gratitude pour la gentillesse que ça peut représenter à mes yeux. Par contre quand les compliments sont immodérés ça peut même en devenir insultant, si c'est prendre quelqu'un pour un imbécile, ou sous-estimer son auto-critique et la conscience qu'il a de lui-même par exemple. Ils peuvent dans certains cas être destinés à dissimuler un certain mépris ou au contraire négligés pour valoriser ce même mépris.
  25. Si le mot "compliment" a une connotation hypocrite selon toi, c'est relatif. De par sa définition il n'est pas forcément péjoratif contrairement à la flatterie, pouvant représenter effectivement une méthode de séduction à la fois courante et hypocrite.
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