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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Il ne faut pas confondre violence et châtiment corporel ou punition physique. La violence peut être aussi psychologique. Cependant ça ne fait pas de toutes les punitions psychologiques des violences. Gronder un enfant peut être violent ou ne pas l'être. Etc... Et l'essentiel n'est pas de punir le moins possible mais que les punitions soient justes et adaptées à la situation. Et pour en revenir à la loi française:
  2. Il me paraît étrange de remettre en question l'éducation non-violente en illustrant le sujet d'une insolence relativement bénigne, concernant laquelle un simple blâme ou avertissement pourraient éventuellement suffire. Si on tolère à la rigueur quelques corrections physiques et/ou psychologiques sans dommage telles que maintenir fermement un enfant pour pouvoir le réprimander par exemple, il me parait important de savoir doser le degré de gravité des bêtises comparé à la hauteur de la sanction. Et quelle que soit la punition, elle doit être favorable à l'enfant même si elle est contraignante, et non pas blessante. Que ce soit physiquement ou psychologiquement, il y a des limites à ne pas dépasser. Même si les enfants ont besoin d'autorité, et qu'il peut être nécessaire évidemment de sévir parfois.
  3. Une des différences entre être mauvais et être méchant est qu'on peut être mauvais involontairement, sans chercher à nuire exagérément. Etre mauvais signifie simplement mal agir, ou être désagréable, ou encore être nocif, voire incorrect, c'est beaucoup plus global, ce qui est également possible avec uniquement de bonnes intentions ou en tout cas sans mauvaises. On peut d'ailleurs dire qu'on a été mauvais simplement parce qu'on a fait des fautes lors d'un examen pour lequel on n'a pas pu suffisamment travailler. (On dit bien être "un mauvais élève" d'ailleurs.) Ou parce qu'on a chanté faux lors d'une représentation. Voire d'un aliment qu'il a mauvais goût. Donc il ne s'agit pas forcément vraiment d'un manque d'amour. Contrairement à la méchanceté, qui effectivement à mon avis provient d'une forme d'ingratitude. Mais je crois quand même qu'on peut être méchant sans que ce soit forcément causé par une souffrance ni une rancœur, mais seulement par exemple par ignorance (d'une part de ce que ça implique) ou démesure, voire même parfois par curiosité. Merci à toi aussi @Swannie
  4. Il s'agissait effectivement d'un exemple extrême, comme précisé, mais le principe reste le même dans certaines situations de moindre gravité. Il est parfois préférable de faire des sacrifices, de provoquer quelques maux, pour agir au mieux, que d'éviter tout mal, au risque que le bien apporté en soit insuffisant ou moindre. Bien sûr qu'on peut éventuellement avoir pitié de ceux agissant mal à notre égard. Mais la pitié n'est appropriée que dans certaines circonstances, et ce n'est pas le seul moyen de n'être pas mauvais. On peut être aussi patient, aimant, bienveillant, compréhensif, humble, etc... vis-à-vis d'eux. Une personne n'est jamais qu'un seul de ses actes, et on peut la considérer dans son ensemble, et pas uniquement à travers un de ses torts, même si on en a été la cible directe, d'autant plus qu'elle peut souvent apporter réparation. Concernant le pardon, à mes yeux il se mérite. Il est effectivement important d'en arriver à pardonner ou à se faire pardonner, mais à mon avis sans brûler les étapes de part et d'autre. Mais quoi qu'il en soit à la base c'est Cry Baby qui évoquait la possibilité de devenir mauvais (ne serait ce qu'un peu) en réponse aux torts qui nous sont faits, pas moi, (même si je crois que c'est malheureusement dans certains cas la meilleure option envisageable, le moindre mal donc, en situation de légitime défense par exemple).
  5. La pitié se doit elle aussi d'être impartiale. C'est-à-dire qu'il peut être considéré mauvais d'avoir trop pitié d'un agresseur aux dépends de ses victimes. Pour illustrer à l'extrême, lors d'une prise d'otages armée visant des enfants, il peut éventuellement être plus compassionnel de sacrifier l'agresseur, que d'avoir trop pitié de lui au risque d'abandonner les enfants au danger mortel qui les menace. La pitié doit donc tenir compte de nombreux paramètres, sachant qu'il n'est pas donné à tout le monde d'être un super-héros capable de neutraliser n'importe quel agresseur sans lui causer le moindre tort. Ensuite la malveillance, même gratuite, n'est malheureusement pas dans tous les cas ouverte au dialogue ni à la réflexion. Mais bien sûr qu'il peut souvent être utile au moins d'essayer. Mais qu'on choisisse ou non de sanctionner l'agresseur en valorisant son empathie et en le sensibilisant à la douleur éprouvée par ses victimes (Et bien sûr dans ce cas là il doit y avoir des limites pour rester dans le cadre de la justice), il est préférable quoi qu'il en soit, y compris pour l'agresseur de lui donner ou de lui laisser l'occasion d'éprouver des remords et de se racheter. Il ne suffit pas systématiquement, pour que la justice soit constructive, de passer l'éponge aussitôt en se contentant de discuter entre bourreau et victime des différents mobiles.
  6. Heureusement il peut être possible dans certains cas de se défendre sans devenir mauvais. Mais effectivement ça implique alors de ne faire aucun mal. Or certaines situations nécessitent de faire des sacrifices car les différentes options envisageables restent limitées, entre autres en fonction de l'importance et de la rapidité du pouvoir de conciliabilité des uns et des autres. L'essentiel dans ce cas n'étant pas d'être seulement bon, mais d'être aussi bon que possible (et donc aussi le moins mauvais possible).
  7. Pour ma part, je crois que l'adage "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort." devient vrai si on tient compte de ce qui ne nous tue que partiellement. Dans le sens où tout ce qui n'altère pas la vie lui sert. Ce qui permet de relativiser. Quant à la méchanceté je crois qu'elle trouve son origine dans l'ingratitude, et donc dans la sous-estimation de la valeur de ce à quoi elle porte atteinte, par manque d'empathie ou par partialité par exemple, par déficience donc. Je la différencie en ça de la lutte légitime.
  8. Parmi les avantages d'une relation de couple possiblement infidèle d'un commun accord (en tenant compte qu'un couple tolérant l'infidélité peut aussi être fidèle quand même), on peut trouver par exemple une confiance plus facilement accessible, car il n'est pas ou moins nécessaire de s'assurer régulièrement de la fidélité de celui qu'on fréquente, une franchise mutuelle valorisée en s'épargnant davantage les éventuelles hypocrisies, ainsi qu'un amour plus inconditionnel et donc plus intense.
  9. Pour ma part j'aime la culture française et le féminisme dans l'ensemble bien qu'ils aient effectivement certains torts. Et pour l'accessibilité des liaisons en France, je ne me fais pas tellement de soucis malgré les quelques faux pas des uns ou des autres. Je crois que la nature est plutôt bien faite, et qu'il reste plutôt facile en France de trouver quelqu'un normalement si ça nous est assez favorable, du moins si on n'est pas trop isolé des autres. Quant à l'aspect physique, il y a en tout cas de nombreux moyens de le valoriser vraiment.
  10. Le féminisme peut être défendu de façons parfois très différentes, voire contradictoires. Certainement que toutes les féministes n'ont pas interprété le titre et l'article de la même façon. Mais en lisant cet article je trouve quand même que malgré les nuances qu'il apporte certaines phrases peuvent sembler maladroites et ambiguës. Or quand on sait à quel point certaines personnes peuvent être exagéremment insistantes, c'est un peu leur prêter main forte par certaines parties de l'article. (L'empathie masculine consistant elle à accepter de faire telle position plutôt qu'une autre d'après l'article.)
  11. Dans cet article, il est surtout question de sexualité entre conjoints, le titre "Sexe: le devoir conjugal existe-t-il encore?" qu'ils ont mis à la place paraît donc plus approprié car le titre "Sexe: doit on se forcer?" peut évoquer bien d'autres situations de pressions, venant de soi-même ou externes. Or toute sexualité ne se limite pas au cadre de la vie maritale, où l'article se cantonne plus particulièrement.
  12. Il peut intervenir aussi (selon certains pays) dans le cadre des relations sexuelles, y compris hors mariage. Ensuite, concernant les mariages, bien sûr la sexualité a une importance pour beaucoup d'entres eux. Mais encore une fois, je fais pour ma part une différence entre "faire un effort" et "se forcer". Faire un effort vraiment volontairement sur sa fatigue ou pour trouver du temps pour son couple par exemple peut être accordable dans certains cas sans trop de difficulté. En revanche "se forcer" a à mon sens un aspect forcément au moins un peu péjoratif dans ces circonstances, qui implique de subir la relation sexuelle (qu'on soit marié ou pas). Bien que les raisons de le faire puissent parfois être légitimes, le mieux est à mon avis de ne pas avoir à en arriver là.
  13. Effectivement il peut s'agir de viol si le comportement de celui qui souhaite le rapport contraint à l'acte d'une façon ou d'une autre. Mais il s'agit le cas échéant d'un viol qui implique de "se forcer" soi-même à consentir pour s'épargner pire plutôt que de rester dans l'opposition (sans qu'il y ait forcément pour autant sidération). Or d'autres situations de viol ne nécessitent pas de "se forcer".
  14. Hélas ce n'est pas toujours aussi simple d'après moi. Et je crois que dans certains cas particuliers, et ça n'engage que moi, il vaut mieux "se forcer" que risquer un conflit de violence supérieure par exemple. Evidemment, l'idéal étant quand-même de ne pas se retrouver dans une telle situation.
  15. A mon avis le concept du "devoir conjugal" n'est pas censé impliquer de "se forcer". A la rigueur seulement éventuellement de rendre certains comptes (bien que ce n'est pas toujours nécessaire), car effectivement la relation peut dépendre en partie du déroulement et de la fréquence de la sexualité. Se forcer, dans le langage courant, ne consiste normalement pas uniquement à faire un effort (comme par exemple dépasser une légère fatigue ou un désaccord de peu d'importance), mais plutôt à agir à contre-coeur, que ce soit pour les avantages autres que ça implique, financiers ou sociaux par exemple, ou par crainte de représailles en cas de refus. Je crois donc pour ma part que "se forcer" est contre-nature et qu'il vaut mieux l'éviter autant que possible, si du moins ne pas le faire ne mène pas à pire que de le faire évidemment.
  16. En même temps certaines personnes sont prisonnières de leur couple au nom de la fidélité plus ou moins imposée ou exagérément idéalisée. Que ce soit par l'évitement d'une autre relation qui aurait pu pourtant être importante pour elles, voire plus importante que celle en cours, ou par l'impossibilité par principe de rompre.
  17. Quand j'évoque "le conformisme vieux jeu", je ne remets pas en question la valeur de toute liaison durable. Je crois juste que d'autres styles de relations sentimentales peuvent avoir de la valeur aussi. Et que l'important est en effet d'écouter son cœur.
  18. C'est possible, mais pour ma part il me paraît très important de ne pas culpabiliser les personnes qui rompent et de préserver le libre arbitre de chacun à ce sujet. En revanche il y a rupture et rupture, idéalement il faut le cas échéant la gérer le plus respectueusement possible de l'autre.
  19. Bonjour Persil-Fleur. On évoque plus particulièrement la fidélité et l'infidélité sexuelles, je le précise car effectivement ces termes ont aussi d'autres significations. Les sentiments ne sont pas forcément égoïstes. Et nombreux sont ceux qui ne veulent d'un couple que si les sentiments amoureux y sont sincères. Et comme le romantisme avait été évoqué auparavant, j'y faisais allusion à nouveau car il est représentatif de l'importance que les sentiments peuvent avoir. L'attachement pour quelqu'un à plus ou moins long terme peut se comprendre s'il est sincère, mais ce n'est pas l'essentiel à mes yeux pour un couple. C'est plutôt l'importance des affinités qui les rapprochent, qu'elles soient temporaires, exclusives, ou pas.
  20. Je crois qu'il y a une différence essentielle entre le romantisme, valorisant la sentimentalité sincère de chaque romance qu'elle soit fidèle ou infidèle, et le conformisme vieux-jeu, qui lui ne valorise vraiment une liaison que si elle est à vie et qu'elle est unique, quels que soient les sentiments éprouvés, grâce à "la force de faire durer l'unique relation envers et contre tout" (surtout pour éviter de mettre dans l'embarras une personne dépendante). Or pour ce qui concerne les sentiments, ils ne dépendent pas que de la volonté, ils évoluent en fonction des rencontres et des affinités.
  21. Le mariage est évolutif. Bien que nombreux sont ceux tenant à ce que leur union ait été célébrée ou officialisée pour diverses raisons (dont l'aspect traditionnel), surtout les couples les plus âgés, différentes façons de le concevoir existent, d'autant plus à présent. Et au-delà des différents mariages envisageables, le PACS ou l'union libre conviennent mieux à certains couples. http://tpe-mariage.e-monsite.com/pages/ii-les-mariages-avec-amour/
  22. Merci pour le lien. https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Odeurs,_senteurs_et_parfum De plus quand on s'intéresse consciencieusement à l'horticulture on s'attache aussi au bien-être végétal. Ce qui peut contribuer à la qualité, y compris olfactive, d'un parfum.
  23. Oui bien sûr. Et certains parfums fruités me plaisent assez.
  24. Contre-nature, non pas dans le sens culturels, car la culture n'est pas forcément contre-nature. Mais dans le sens nocifs au point de vue environnemental.
  25. Auparavant, je portais les parfums de grands couturiers qu'on m'offrait. Mais je me suis aperçue que leur composition était la plupart du temps contre-nature. (Comme beaucoup de produits Yves Rocher aussi.) Et donc au moins partiellement incommodants. Or à mes yeux la concordance éthique est la qualité essentielle garantissant la valeur et le charme d'un produit. Y compris pour les parfums.
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