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jacky29

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Tout ce qui a été posté par jacky29

  1. désolée, lionel mais pour le cas qui nous préoccupe, il a agi tout seul. aucun autre assassin ne l'accompagnait.
  2. eh, oui, diffn! cela dure depuis 80 ans à la louche, j'ai toujours connu cela et j'ai 70 ans.
  3. jimmy, tu fais de la rhétorique, il te faut arrêter et voir la réalité des faits... pour la plupart d'entre nous, ce n'est pas l'idée de la gauche qui est gênante, au contraire... c'est l'idée qu'en a fait un certain JL Mélenchon et itou pour sa suite. quand on entend un ému s'exclamer parce qu'il y a une perquisition en cours: "moi, je suis la République!" tout est dit, il n'y a rien à rajouter. et quand on voit des élus socialistes et ou écologistes s'alignaient sur un groupement aussi tordu à la base, on se dit: "l'opposition constructive n'est plus!" c'est aussi simple que ça.
  4. relis les articles et tu verras que cela n'entre pas dans le cadre de nos lois sur les fichés S.
  5. aucune idée, jean! et merci pour ta recherche, dois-je comprendre que le beau temps est un évènement? je te taquine. souris, stp!
  6. jacky29

    Ca bouge en Israël

    je m'interroge sur ce langage qui se refuse d'être du français courant et orthographié correctement!?... je sais, castet, je suis un dinosaure! rires! et merci.
  7. les écolos ne représentent rien, à chaque fois, avec eux, c'est la même chose, ils passent leur temps à se chamailler sur leurs petits égos... on le voit partout où ils arrivent au pouvoir... même des plus costauds et résiliants, les verts allemands se sont sabordés comme cela! alors les nôtres! rires! le PS version Faure &co est tellement tenu qu'un coup de mistral l'enverrait sur la lune!
  8. tiens, voilà une chose que je découvre, merci, New! cela a du discourir sévère entre les parties... eh bien non, bcbg, la loi française est très nette... un crime si il n'est pas effectif, n'a pas lieu à être sanctionné de par la loi. c'est le législateur qui doit faire une loi sur le sujet.
  9. jacky29

    Ca bouge en Israël

    enfin! c'est une réalité ou un voeu pieux, flower? salut Vassily, un kibboutz n'est pas une colonie, c'est une ferme dont la propriété est collective, c'est du communisme agraire quasiment.
  10. bonne nouvelle que voilà! je commençais à désespérer de la Pologne! ma foi, la Pologne va enfin prendre une part active à cette Europe que tu n'apprécies pas.
  11. salut jean! je suis née le 11 novembre 1953, ce jour-là à St Paul dit de Vence, la température était de 22° passée, ma mère mangeait avec ses parents dehors, sur la terrasse, en chemise et un léger châle... dois-je conclure que ce jour-là, ce 11 novembre 1953, ce fut un des jours le plus chaud du siècle? le changement climatique existe, il est là et il ira jusqu'au bout pour enfin dégager au niveau mondial un nouvel équilibre qui sera lui-aussi fragile et changeant. c'est notre bouboule si peu aimée qui induit ces nouveautés.
  12. jacky29

    Ca bouge en Israël

    je te rappelle "septembre noir", le rue des Rosiers, le magasin Tati, le métro st Michel, l'avion explosant à Lockerbie, l'explosion d'un resto au Liban plein de nos soldats, l'attentat à la bombe durant les JO de San Francisco, et suivants... 1 Entre 1979 et mai 2021, nous avons recensé 48.035 attentats islamistes dans le monde, qui ont provoqué la mort d’au moins 210.138 personnes. • 1979-2000 : 2.194 attentats et 6.817 morts. • 2001-2012 : 8.265 attentats et 38.186 morts. • 2013-mai 2021 : 37.576 attentats et 165.135 morts.
  13. l'animal humain est un primate et un hominidé, donc, il est agressif par nature et ma foi, depuis que nous existons, nous le démontrons activement à chaque génération... et pire que tout, malgré notre grande capacité à stocker les expériences, à chaque génération, les "pires" ne servent à rien car nous oublions encore et toujours. nous savons mais cela ne sert à que dalle.
  14. jacky29

    Ca bouge en Israël

    peux-tu me traduire ce "FRR", castet? merci par avance... et pour le chiffre de 5 millions à la louche, j'évoque là, des citoyens français pas des étrangers.
  15. non, le merle, c'est pour montrer ce qu'est une guerre... et cela s'est toujours fait... tout le monde meurt, et on trouve plus de civils que de militaires ou de mercenaires dans le tas.
  16. jacky29

    Ca bouge en Israël

    mais oui, une guerre civile en France... et puis quoi encore? une guerre nucléaire de plus! même Poutine menace mais ne passe pas au fait... pour à peu près 5 millions de musulmans en France, nous aurions une guerre civile? alors que certains d'entre eux ne sont même pas pratiquants et ne croient pas en plus! les conséquences chez nous... diable, ouest! on dirait que tu aies raté quelques épisodes ici en France et ce, depuis les années 80.
  17. tu découvres! ou plus exactement tu fais mine de t'en émouvoir.
  18. jacky29

    Ca bouge en Israël

    tout comme ta réponse, ouest! passe une belle journée.
  19. jacky29

    Ca bouge en Israël

    eh oui, j'ai une grande famille, j'inclus là les deux versants de mes ancêtres... paternels et maternels... c'est fou ce que l'on peut y trouver.
  20. bonjour lolo, en français courant, tu veux dire quoi exactement? (ta syntaxe est plus que problématique, elle est inexistante, ce qui est fâcheux pour la compréhension du texte.) Saturne, quand je vois cette hypocrisie étalée avec complaisance dans les rues, il me vient un sourire ironique car tous ces braves gens font quoi tous les jours pour améliorer la vie des Palestiniens? rien... mais là, on y va... ferait-il la même chose à Tel Aviv? ou iraient-ils à Gazaville pour aider les civils palestiniens? je ne le crois pas et toi? tu as raison, chanou, "mein kampf" reflète la pensée tordue et malfaisante d'Hitler... il faut en lire au moins quelques pages pour comprendre.
  21. Le massacre de Wounded Knee Le massacre de Wounded Knee a eu lieu aux Etats-Unis dans le Dakota du Sud le 29 décembre 1890. Environ 200 amérindiens de la tribu Lakota Minneconjou des Sioux (dont plusieurs dizaines de femmes et des enfants) ont été tués par l'armée des Etats-Unis. Le terme de "massacre" a été employé par le Général Nelson A. Miles dans une lettre du 13 mars 1917 au commissaire aux affaires indiennes. Cinq cents soldats du 7e régiment de cavalerie des Etats-Unis appuyé par quatre mitrailleuses Hotchkiss ont encerclé un campement d'indien Lakota avec l'ordre de les convoyer en train vers Omaha dans le Nebraska. Le commandant du 7e avait reçu l'ordre de procéder à un désarmement préalable. Il existe différentes versions du massacre mais les historiens s'accordent sur le fait que les tirs ont commencé pendant le désarmement des Indiens. Un coup de fusil a retenti et les Indiens, désarmés et encerclés, ont été mitraillés. Vingt-cinq soldats de la cavalerie ainsi que 153 indiens Sioux ont alors été tués, y compris 62 femmes et enfants. Les cadavres indiens furent enterrés dans une fosse commune sur le lieu du massacre. D'autres Sioux sont morts de leurs blessures ultérieurement. Les soldats tirant de quatre cotés à la fois, certaines des victimes militaires ont probablement été touchées par leurs camarades. Préludes En février 1890, le gouvernement des Etats-Unis a rompu un traité passé avec les Lakota en divisant la Grande réserve Sioux de l'état du Dakota du Sud (qui englobait la plus grande partie de l'état) en cinq réserves dont la totalité était plus petite. Ceci a été réalisé pour satisfaire les intérêts des propriétaires de l'Est et était conforme à la politique clairement affichée du gouvernement "de rompre les relations tribales" et d'obliger "les Indiens à se conformer au mode de vie de l'homme blanc, pacifiquement si possible ou sinon par la force". Une fois les réserves "ajustées", les tribus ont été séparées en unités familiales sur des parcelles de terrain de 320 acres. En raison de la sécheresse, les récoltes de 1890 sont insuffisantes pour assurer l'alimentation des Sioux. Malheureusement pour les Indiens, le gouvernement avait aussi réduit les rations de moitié, les Indiens étant jugés "paresseux". Comme le bison avait de plus été pratiquement éradiqué de la plaine quelques années plus tôt, les Sioux crient famine. La Danse des esprits (Ghost Dance) En 1890, Jack Wilson, un chef religieux amérindien connu sous le nom de Wovoka déclara que pendant l'éclipse totale du soleil du 1er janvier 1889 il avait reçu la révélation d'être le Messie de son peuple. Le mouvement spirituel qu'il créa devint connu sous le nom de "Danse des esprits" (Ghost Dance), mélange syncrétique de spiritualisme Paiute et de christianisme Shaker. Bien que Wilson ait prédit la disparition des hommes blancs, il a également enseigné que jusqu'au jour du Jugement dernier, les amérindiens devaient vivre en paix et ne pas refuser de travailler pour les blancs. Chez les Sioux, les deux premiers convertis à cette nouvelle religion furent Kicking Bear et Short Bull, de la réserve de Pine Ridge. Tous deux ont reconnus que Wilson avait fait de la lévitation devant eux mais ils interprétèrent différemment ses paroles. Ils ont rejeté la prétention de Wilson d'être le Messie et ont cru que le Messie n'arriverait pas avant 1891. Ils ont aussi refusé le pacifisme de Wilson et estimé que des vêtements spéciaux, les "chemises des esprits" ("ghost shirts") les protégeraient des balles. La danse des Esprits se propage rapidement chez les Sioux, démoralisés et affamés. Effrayés, les agents indiens demandent l'aide de l'armée. Bien que probablement une majorité des indiens de la réserve de Pine Ridge ait été convertie, le chef Sitting Bull n'en faisait pas partie. Cependant, il a garanti la liberté religieuse ; les fonctionnaires fédéraux ont cependant interprété cette tolérance comme un appui total et le Général Nelson Miles a ordonné son arrestation. 43 policiers indiens ont essayé de l'arrêter le 15 décembre 1890 à la "Standing Rock Agency". Pour des raisons peu claires, une fusillade s'est ensuivie et Sitting Bull était parmi les douze tués. 400 Hunkpapa Lakota fuirent à la réserve indienne de Cheyenne River des Lakota Minniconjou. 38 Hunkpapa Lakota du village de Sitting Bull trouvent refuge dans le campement des Lakota Minniconjou de Big Foot dans la réserve de Cheyenne River. Miles ordonna aussitôt l'arrestation de Big Foot mais l'armée temporisa, espérant que sa réputation de pacifiste préviendrait les hostilités. Quand les Hunkpapa arrivèrent, et apeurés par l'arrivée de nombreux soldats dans la réserve, les 300 Minniconjous décident d'abandonner leur village et de rejoindre le chef Red Cloud (qui ne faisait pas partie du mouvement de la Danse des Esprits) à l'agence de Pine Ridge. Ignorant les intentions des Indiens, et craignant que la destination de Big Foot ne soit le bastion des danseurs des Esprits dans les Badlands, le général Miles déploie le 6ème et le 9e régiment de cavalerie pour bloquer les Minniconjou. Le clan de Big Foot est intercepté par le Major Samuel Whitside et environ 200 hommes du 7ème régiment de cavalerie. Whitside transfère Big Foot qui souffre d'une sévère pneumonie vers une ambulance de campagne et escorte les Lakota à leur camp pour la nuit à Wounded Knee Creek. L'armée fournit aux Lakota des tentes et des rations. Les Indiens sont comptés : il y a dans le village 120 hommes et 230 femmes et enfants. Le matin suivant, les Lakota trouvèrent face à eux le reste du régiment, avec son commandant, le colonel James W. Forsyth, arrivé pendant la nuit, ainsi qu'une batterie de canons Hotchkiss du 1er régiment d'artillerie. Les armes étaient disposées sur une petite colline surplombant le campement. Forsyth informa Whitside que les Lakota devaient être transférés dans un camp militaire à Omaha dans le Nebraska. Le massacre La 7ème de cavalerie avait reçu l'ordre du commandant du département de la Platte, le Général John Brooke, de désarmer le clan de Big Foot avant le transfert vers le Nébraska. La veille au soir, après avoir été escortés au camp et avoir été encerclés de toute part, les Lakota ont été considérés comme des prisonniers virtuels. Forsyth a choisi de ne pas essayer de les désarmer dans la soirée. Au matin, les hommes Lakota sont rassemblés et informés qu'ils doivent remettre toutes leurs armes à feu. Les soldats craignant que des armes restent cachées commencent à fouiller les tentes, provoquant la colère des Lakota, qui selon l'armée, étaient sous l'influence d'un chaman Minniconjou, Yellow Bird. Lorsque les soldats tentent de désarmer un Lakota nommé Black Coyote, un coup de feu part. Une fusillade générale s'ensuit. La plupart des hommes Lakota, encerclés par les soldats, sont abattus. Les survivants se dégagent. C'est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants. Quand le tir s'est arrêté, 146 Lakota avaient été tués ainsi que 25 soldats de la cavalerie des Etats-Unis. Big Foot figure parmi les morts. Les soldats tirant de tous les côtés, on pense que certains des soldats ont été tués par leur propre régiment mais aucune enquête n'a permis de connaître la vérité. Conséquences Lorsque la tempête de neige qui s'est abattue entre temps s'est calmée, les militaires embauchent des civils pour enterrer les victimes Lakota. 146 Lakota ont été ainsi enterrés dans une fosse commune: 84 hommes et garçons, 44 femmes, et 18 enfants. De plus, 7 blessés Lakota sont morts à l'hôpital de Pine Ridge des suites de leurs blessures. Le Colonel Forsyth, désavoué par le Général Nelson Miles, a été immédiatement relevé de son commandement. Une enquête militaire approfondie menée par Miles critique les dispositions tactiques prises par Forsyth tout en l'exonérant de sa responsabilité. Le Secrétaire à la guerre rétablit alors Forsyth dans son commandement du 7ème régiment de cavalerie. La cour a jugé que, pour la plupart, les soldats de la cavalerie avaient essayé d'éviter les atteintes aux non-combattants. Néanmoins Miles continua à critiquer Forsyth qui selon lui avait délibérément désobéi aux ordres. C'est du général Miles que vient l'opinion selon laquelle Wounded Knee est un massacre délibéré plutôt qu'une tragédie provoquée par des décisions malheureuses (l'opinion publique américaine étant alors généralement favorable à Forsyth). Vingt "médailles d'honneur" ont été attribuées à des soldats du 7ème de cavalerie pour leur conduite durant le massacre. Actuellement, les Amérindiens réclament encore instamment qu'elles soient requalifiées en "médailles du déshonneur". Beaucoup de non-Lakota vivant près des réserves ont interprété la bataille comme la défaite d'un culte meurtrier, la "Danse des esprits", faisant l'amalgame entre les adeptes de ce culte et les amérindiens en général. Peu après le massacre, un jeune rédacteur de journal, L. Frank Baum, qui deviendra plus tard célèbre en tant qu'auteur du Magicien d'Oz écrit dans le journal Aberdeen Saturday Pioneer du samedi 3 janvier 1891 : "L'Aberdeen Saturday Pioneer a par le passé déclaré que notre sûreté dépendait de l'extermination des Indiens. Après leur avoir fait du tort pendant des siècles, nous devrions, afin de protéger notre civilisation, insister encore et débarrasser la terre de ces créatures indomptées et indomptables. De cela dépend la sécurité des colons et des soldats commandés par des incompétents. Autrement, nous pouvons nous attendre à ce que les années futures nous apportent autant de déboires avec les Peaux Rouges que les années passées." Vers la fin du XXe siècle, les critiques se font plus vives. Beaucoup considèrent l'évènement comme une des plus grandes atrocités de l'histoire des Etats-Unis. Il a été commémoré par la chanson engagée "Bury My Heart at Wounded Knee" ("Enterre mon cœur à Wounded Knee") écrit par Buffy Sainte-Marie. Il est aussi le sujet d'un livre à succès de l'historien Dee Brown publié en 1971 :"Enterre mon cœur à Wounded Knee : la longue marche des Indiens vers la mort" (Bury my heart at Wounded Knee, an Indian history of the American West). New York : Holt, Rinehart & Winston. Dernier conflit armé avec les Amérindiens ? Wounded Knee est généralement considéré comme l'évènement qui met fin à 400 ans de guerres indiennes. à strictement parler pourtant, le massacre n'a pas été le dernier conflit entre les amérindiens et les Etats-Unis. Une escarmouche a eu lieu à la Mission Drexel le lendemain du massacre de Wounded Knee, qui a entrainé la mort d'un soldat de la cavalerie et la blessure de six autres appartenant au 7 ème régiment de cavalerie des Etats-Unis). Cet évènement à la Mission Drexel fut presque totalement éclipsé par la tragédie de la veille. Les danseurs Lakota qui avaient été persuadés de se rendre ont plutôt fui en apprenant ce qui s'était passé à Wounded Knee. Ils ont brûlé plusieurs bâtiments de la mission puis ont attiré un escadron du 7ème de cavalerie dans un guet-apens et l'ont harcelé jusqu'à l'arrivée des renforts du 9 ème régiment de cavalerie des Etats-Unis. Le lieutenant James D. Mann, un des principaux responsables du tir à Wounded Knee est mort de ses blessures dix-sept jours plus tard, le 15 janvier 1891, à Ft.Riley dans le Kansas. Big Foot Février 1973 : Le renouveau de la cause indienne Plus de quatre-vingts ans après le massacre, le 27 février 1973, Wounded Knee a été le théâtre d'un affrontement entre les autorités fédérales et les militants de l'American Indian Movement. Ce jour-là, près de trois cents Sioux Oglala ainsi que des sympathisants de la cause indienne se rendirent au village de Wounded Knee et l'occupèrent pour exiger qu'on reconnaisse leurs droits et leur terre. Cet évènement est raconté dans un livre publié par les "Akwesasne Notes" en 1973 : "Voices from Wounded Knee". Il a été mis en film dans Lakota Woman, siège à Wounded Knee, à travers la participation à l'événement de Mary Crow Dog. En quelques heures, plus de 2 000 agents du FBI, des policiers fédéraux et des représentants du Bureau des affaires indiennes cernent la ville et organisent un blocus avec des véhicules blindés, des mitrailleuses etc. Le siège dura 71 jours et fit deux morts dont Franck Clearwater, un Indien qui se reposait dans une église. Une paix fut signée et les deux camps acceptèrent de désarmer. Les Indiens avaient instauré une communauté remarquable, avec des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital, au sein du territoire assiégé. Un indien Navajo, vétéran de la guerre du Vietnam a alors déclaré : "Le calme des gens était réellement stupéfiant étant donné qu'on nous tirait dessus sans arrêt.. mais ils restaient parce qu'ils avaient une cause à défendre. C'est pour ça qu'on a perdu au Vietnam, parce que la cause était mauvaise. On a fait une guerre de riches pour les riches... A Wounded Knee on a fait du bon boulot et le moral était bon. On continuait à rigoler malgré tout." LIRE L'ARTICLE COMPLET Source : Wikipédia ça aussi, c'est la vision de la guerre.
  22. le gros problème est que, de par son âge, il n'a jamais été dans la résistance. fin du HS.
  23. Suivez PHDN   niveau Chaque jour, Fritz Dietrich accompagnait ses descriptions de remarques sur la météo: «froid, un peu de givre» le 15, «givre» le jour suivant, «un peu de givre» le 17. Se voit ainsi confirmé le froid extrême qui régnait pendant ces trois jours et qu’on devine sans peine sur les photographies dont il est question ici. Les fosses de Šķēde aujourd’hui…  En trois jours, près de 2750 Juifs, en majorité des femmes et des enfants sont donc assassinés dans les dunes de la plage de Šķēde. Si ce massacre est plus particulièrement connu, c’est qu’on dispose de photographies prises par un Allemand, illustrant le processus de mise à mort. Le SS-Oberscharführer Carl-Emil Strott (on trouve aussi «Karl Strott»), affecté à Liepāja de juillet 1941 à la fin 1944 se trouve sur la plage de Šķēde pendant une des exécutions de masse de décembre 1941. Jugé à Hanovre de 1969 à 1971, il sera reconnu coupable «de complicité de meurtre» pour avoir assassiné, dit le jugement, au moins 50 Juifs, et condamné à… sept ans de prison. Strott a photographié le déroulement d’un de ces massacres le lundi 15 décembre 1941, prenant soin de ne photographier que les membres de l’unité lettone, commandée par le Lieutenant Pēteris Galiņš (il a été avancé qu’il s’agissait de «prouver» que les massacres de Juifs n'étaient pas commis par les Allemands, ou de prouver l’implication des Lettons). Le SS-Oberscharführer Sobeck photographie également. Puis Strott (ou Sobeck, selon les versions) a gardé des négatifs développés de ces photos dans son bureau du bâtiment de la Sicherheitsdienst où il est affecté. Un juif épargné parce qu’électricien, David Siwzon (on trouve aussi «David Zivcon», également «Zivcuns», voire «Zwirzon»), né le 29 mai 1914, est appelé un jour à effectuer des réparations dans le bureau, vide, de Carl-Emil Strott (ou Sobeck), au printemps 1942. David Siwzon aperçoit les négatifs dans un tiroir ouvert, les examine, comprend de quoi il s’agit, s’empare d’un demi rouleau, le descend à la cave du bâtiment où le SD a installé un laboratoire photographique où travaille son ami Meir Stein qui en réalise des tirages que David Siwzon place à l’intérieur d’une boîte de métal qu’il enterre dans l’écurie attenante au bâtiment du SD. Entretemps il a replacé le demi-rouleau dans le tiroir. Les Allemands ne se sont aperçus de rien. David Siwzon à l’entrée de la cachette chez les Sedols en 1943…  Le hasard, et un couple de Lettons, Robert et Johanna Sedols (ou Seduls), qui cache et protège onze Juifs pendant dix-neuf mois, dont David Siwzon, de la fin 1943 jusqu’à la fin de la guerre, lui permettent de survivre. Lorsque l’Armée Rouge reconquiert la Lettonie et libère Liepāja en mai 1945, David Siwzon déterre la boîte et confie les photographies à un officier soviétique qui les emporte à Moscou où elles sont conservées dans les archives officielles. David Siwzon meurt à Riga en 1983. Sa sœur ainée Jeta, née à Liepāja le 19 décembre 1907, qui avait émigré en France avant la guerre, s’était mariée le 7 mars 1935 avec Marcel David Fresco. Sa fille, Nadine Fresco allait devenir l’une des premières et l’une des meilleures spécialistes du négationnisme en France. C’est Nadine Fresco qui raconte en détails, dans le premier chapitre, «Photographies», de son ouvrage La mort des Juifs (Éditions du Seuil, 2008), l’origine, mais aussi le destin d’après-guerre des photographies découvertes un jour de 1942 par son oncle, David Siwzon..  Les photographies du massacre de la plage de Šķēde En examinant ces clichés, nous devons garder à l’esprit que nous le faisons à travers l’œil du bourreau, que, même si l’on ignore la nature du projet des photographes nazis qui prirent ces clichés, ce projet était sans le moindre doute destiné à alimenter un discours nazi. Ces clichés montrent ce que les bourreaux voulaient montrer. Notre regard devra se substituer à l’œil du bourreau afin de faire taire son verbe qui (notamment dans les témoignages d’après-guerre) multiplie minimisations et échappatoires. Il ne faut pas se laisser tromper par son regard et travailler le notre, refuser l’humiliation exposée, être des témoins actifs, en réflexion, en empathie autant qu’en effort de compréhension et analyses historiennes. La voix des victimes est restituée dans les ouvrages et articles cités dans la bibliographie mais tout de même également dans notre propre façon de regarder ces clichés, de nous laisser aussi traverser par les violentes émotions qu’elles peuvent, qu’elles doivent susciter. Réunir et montrer un tel corpus pose toujours problème, ne serait-ce que par rapport à la dignité bafouée des victimes. Les usages et affichages approximatifs, erronés, voire scandaleux de ces clichés abondent depuis longtemps (comme le relève justement Nadine Fresco) sur papier ou sur internet. La présente publication était donc rendue nécessaire par ces mésusages. Elle est inédite dans sa complétude et dans sa forme (et doit être complétée par l’histoire qu’en dresse Nadine Fresco dans son ouvrage). Il faut évidemment que les historiens s’emparent enfin de ces clichés pour les traiter comme les sources qu’elles sont, dans le respect des victimes, car les images ne parlent pas d’elles-mêmes: il faut leur faire dire ce que parfois elles offrent contre la volonté de ceux qui les ont fabriquées. Les photographies présentées ci-après ont souvent été publiées pour certaines d’entre elles, rarement pour d’autres. En 1960 cinq d’entre elles sont publiées dans l’ouvrage largement diffusé, et traduit, de Gerhard Schoenberner, Der Gelbe Stern. Die Judenverfolgung in Europa 1933 bis 1945 (Hamburg: Rütten & Loening Verlag GmbH, 1960, traduit en français par Corinne Duquenelle, sous le tire L’Étoile jaune: le génocide juif en Europe, 1933-1945, Paris:Presses de la Cité, 1982). Dans la grande presse on note la présence de deux d’entre elles en 1966, légendées laconiquement, dans un article du Spiegel (26 décembre 1966, «Der Orden unter dem Totenkopf»). Huit (sur les douze que nous présentons) l’avaient été dans la version originale allemande de Pour Eux, «c’était le bon temps…. On trouve aisément la plupart de ces clichés sur internet, mais présentés souvent isolés, dans des qualités très hétérogènes, généralement mauvaises, souvent sans informations pertinentes. Nous avons tenté d’en trouver les meilleures versions possibles. Il se peut que des photos de cette série nous ait échappé, mais cela nous semble peu probable. C’est la première fois, à notre connaissance que sont rassemblés ces douze clichés. Les Bundesarchiv (les Archives fédérales allemandes) semblent en détenir les meilleures versions numérisées(pour onze d’entre elles toutefois), mais exigent des sommes exhorbitantes pour les obtenir et les utiliser (2200 € pour la mise en ligne des onze clichés détenus par les BA…), ce qui, compte tenu de la nature de ces documents et du lien qui unit ceux qui ont pris ces clichés et ceux qui les vendent, nous paraît parfaitement obscène. L’ordre des photographies que nous avons choisi (notre numérotation n’a aucun caractère standard) tente de respecter la séquence des événements: les Juifs de Liepāja étaient amenés sur la plage de Šķēde par petits groupes. On demandait à certains de se déshabiller. Le plus souvent, plus les femmes étaient jeunes ou belles, plus de déshabillage exigé était substantiel… Ils étaient ensuite amenés, par groupes d’une dizaine de personnes au maximum, au bord d’une fosse creusée dans les dunes, forcés de se tenir debout face à la mer, tournant le dos à la fosse et surtout aux bourreaux qui évitaient ainsi le face à face. Ils étaient assassinés, puis les corps repoussés jusqu’au fond de la fosse par un membre des commandos d’exécution. Bien que les Allemands aient largement participé à ces massacres, seuls des auxiliaires lettons sont montrés sur ces photographies. C’est sans doute délibéré de la part des photographes allemands, mais ne doit pas tromper sur la responsabilité et la participation des Allemands dans les massacres. La majorité des Juifs visibles dans cette série sont des femmes et des enfants, et un petit nombre d’hommes âgés. Nous avons choisi de présenter l’une de ces photos dans deux versions (la plus complète étant légèrement moins lisible que la moins complète). Nous n’avons fait subir aucun traitement aux clichés, étant entendu qu’ils en ont peut être déjà eu (couleurs, contraste, luminosité, recadrages). La description figurant sous les photographies découle de notre propre examen et des descriptions qu’en ont données avant nous notamment Nadine Fresco, mais surtout Edward Anders dans le documentaire de Michael Prazan et dans ses propres travaux (voir bibliographie). L’identification de certaines personnes sur les photographies ressort des travaux de Edward Anders et Juris Dubrovskis (qui ont dressé la liste de la quasi totalité des Juifs de Liepāja assassinés), du témoignage de Kalman Linkimer et du documentariste Philippe Labrune ainsi que de la recherche de Raoul Perrot et Yvonne Desbois (voir bibliographie). Edward Anders,survivant de la communauté juive de Liepāja et des massacres de 1941, est célèbre pour avoir été un scientifique de premier plan et avoir, en 1985, été le premier à émettre l’hypothèse que la principale cause de disparition des dinosaures était la chute d’une météorite sur la terre… Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 1   Des gardes lettons, entourent un groupe constitué principalement de Juives et d’enfants juifs, attendant qu’on les fasse se déshabiller. Tous sont chaudement habillés. Le garde au premier plan à gauche tient un fouet ou une matraque qu’on aperçoit aussi sur d’autres clichés. Tous les manteaux des femmes ont deux étoiles jaunes cousues, une devant, une derrière. Au moins deux femmes tiennent un enfant emmitouflé dans leurs bras. Elles semblent calmes mais, a minima, inquiètes. À l’arrière plan, on aperçoit des véhicules allemands. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 2   Un groupe similaire au précédent, peut-être le même pris cette fois de l’autre côté (avec le photographe entre le groupe et les voitures derrière lui, ce que suggèrent des éléments communs au sol), attendant qu’on les fasse se déshabiller avant les exécutions. On distingue un nombre élevé d’enfants sur ce cliché. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 3   Des Juifs, probablement des femmes, peut-être quelques enfants, sont en train de se déshabiller, entourés par des piles de vêtements des victimes précédentes. Ces vêtements seront fouillés, et réutilisés par les Allemands. Deux autres photos qui pourraient se placer ici selon certaines source concernent probablement d’autres événements. Voir Annexe. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 4   Le photographe allemand a obligé les femmes de la famille Epstein à poser devant lui en sous-vêtements. La petite fille à gauche, Sorella Epstein (parfois Suralla), 10 ans, née le 25 août 1931, tente de se cacher derrière sa maman, Rosa Epstein (Roza, 43 ans, née Saxer). Quelles émotions, quelles peurs traversent à ce moment cette petite fille? On voit en continuant sur la droite, peut-être Emma Rathaus (47 ans, la tante de Sorella). On a longtemps pensé que la jeune fille en cinquième positions était la fille de Emma Rathaus, Maya (ou Mia-Malka Epstein, 18 ans) à côté d’une amie de la famille non identifiée (en quatrième position; on inverse parfois les deux dernières jeunes filles à droite). Cependant une étude de 2016 (Raoul Perrot et Yvonne Desbois) a conclu, prudemment, à l’improbabilité de cette hypothèse. Le mari de Rosa, Yaacov (Jakob) avait été assassiné dès juillet 1941 (ou, selon les versions, arrêté avec son frère par les Soviétiques, voir ci-après). Le mari d’Emma, Haim (Chaïm) Epstein (le frère ainé de Yaakov), avait été arrêté par le NKVD avant l’arrivée des Allemands en janvier 1941 et déporté à Saratov où il mourra en juin 1942. Elles posent devant un énorme tas de vêtements laissés par les victimes précédentes. À l’arrière plan, des auxiliaires lettons poussent des femmes à se déshabiller. D’autres identités ont été proposées pour certaines personnes présentes au premier plan (Zelde Purwe ou Pauline Goldman à la place de Rosa Epstein, et Fruma-Jette Zelde), mais l’identité de Rosa Epstein pour la deuxième personne en partant de la gauche est aujourd’hui certaine (Raoul Perrot et Yvonne Desbois, 2016). Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 4bis   Deuxième version du même cliché que le précédent (filles et femmes de la famille Epstein élargie). Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 5   Plusieurs femmes juives et enfants et un homme âgé (la plupart des hommes âgés avaient fait l’objet de massacres en juillet et en septembre-octobre), achèvent de se déshabiller, à côté d’un garde letton dont on distingue le fouet (ou la matraque). En bas à droite, une femme semble se déplacer (courir?) hors cadre. Aux pieds du garde, on distingue un enfant à moitié déshabillé, gisant, peut-être inconscient. Plusieurs personnes du groupe de gauche regardent dans la même direction, vers leur droite, visiblement très impressionnées, voire tout simplement terrorisées. D’autres semblent éviter de regarder dans cette direction. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 6   Au premier plan au centre, complètement nue, se trouve Mia (Mia-Malka, Maya) Epstein, 18 ans, transie de froid, voire de honte, tentant de se réchauffer ou de se dissimuler de ses bras repliés sur elle. À sa droite (sur la gauche de la photo), penchée et habillée de sous-vêtements blancs, se trouve sa mère, Emma, 47 ans. De dos, on voit le frère de Mia, Max Epstein, 15 ans, en train de se déshabiller. Les Epstein portaient plusieurs couches de sous-vêtements ce qui peut indiquer un froid très vif ou le fait qu’il pensaient être emmenés dans un ghetto. À l’arrière plan, on voit plusieurs petits groupe de policiers lettons, visiblement détendus. On voit gésir au sol les vêtements des victimes précédentes. On ne voit pas les gardes SS (que le photographe garde soigneusement hors champ), avec leurs fouets, et pour certains leur appareil photo. On ne peut que deviner la peur qu’ils suscitent chez celles et ceux qu’ils photographient. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 7   Des femmes et jeunes femmes juives, nues ou quasi nues sont emmenées par des policiers lettons pour être assassinées. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 8 Des femmes et jeunes femmes juives nues, transies de froid et objet du voyeurisme de leurs bourreaux, se dirigent vers le lieux de leur exécution. Une jeune femme court à l’arrière plan, sans doute pour rattraper les premières. L’une des jeunes femmes sur la gauche de la photo est visiblement prise d’un malaise et est soutenue par les deux autres, à peine moins terrorisées. Lors des massacres de l’été précédent, des viols avaient eu lieu, mais en décembre, seul le voyeurisme semble avoir motivé l’exigence de nudité. L’arrière plan suggère plusieurs comportement violents de la part des policiers lettons armés de fouets ou de matraques. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 9   Le groupe qui se dirige vers le fossé creusé dans les dunes (on voit la mer en haut à droite) est composé de femmes et de cinq enfants. De droite à gauche, on distingue un jeune garçon, le plus à à droite, portant une chemise sombre: il s’agit de Ruben-Aron Grinfeld, 15 ans. Il regarde sur sa droite, vers la fosse en haut de laquelle se tient un groupe précédent, sur le point d’être abattu. Ce qu’il voit le perturbe de façon très visible. Il est suivi par sa sœur, Ester-Liebe, âgée de 13 ans, qui regarde dans la même direction que son frère et s’est retournée comme si elle refusait d’avancer. On voit ensuite leur mère, Ita-Beile, 38 ans, et l’autre sœur de Ruben-Aron, Cilla, 9 ans, dont on distingue seulement une jambe et le bas d’un vêtement. Cilla est cachée par un autre jeune garçon qui avance jambes nues, en évitant de regarder dans la direction qui terrifie les premiers. Suit enfin une mère qui regarde elle aussi de l’autre côté, et porte visiblement sa toute petite fille dans les bras, qui semble inconsciente de la situation. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 10   Un groupe de neuf femmes juives se tient debout au bord du fossé (dont on ne voit pas ce qu’il contient) creusé dans les dunes, tournées vers la mer, dos au fossé, attendant d’être assassinées par balles. Certaines d’entre elles tiennent à peine debout ou sont soutenues par leur voisine. C’est la scène qui effraie tant le groupe de la photographie précédente. Quelle terreur étreignait ces femmes? Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 11   C’est au tour du groupe de la photographie 9, celui dont plusieurs membres étaient tant perturbés par ce qu’ils voyaient, de se tenir au bord du fossé, dos tourné face à la mer, et d’attendre d’être assassinés. On distingue bien Ruben-Aron Grinfeld, le jeune garçon en chemise sombre (avant dernier à droite), Cilla, la petite fille qui tient la main de sa maman, la maman qui tient son enfant dans les bras. Sur ce cliché, on voit distinctement au fond du fossé les corps des groupes de femmes et enfants juifs précédemment assassinés. Ici aussi, il nous est difficile de concevoir l’angoisse et le désespoir de ces êtres. À droite, à l’arrière plan on distingue le policier letton, dont on devine le fusil, chargé de faire rouler les corps au fond du fossé. Entre ce policier et le groupe, juste à droite de celui-ci, on aperçoit un drapeau que le policier déplaçait afin de signaler au prochain groupe où il devait se positionner. Liepāja, massacre de la plage de Šķēde, 15/12/1941 photo 12   Ce cliché suit exactement de quelques secondes le précédent. Les assassins on tiré. Les femmes et enfants juifs de la photo précédente ont été exécutés. Certains gisent encore en haut du fossé. D’autres ont déjà roulé au fond. Arrive le même agent letton que sur le cliché précédent, chargé de pousser les corps au fond du fossé. On distingue bien le drapeau qui servait à placer le prochain groupe de victimes. Le meurtre est accompli. Les Juifs innocents ont vu mourir leurs proches devant eux en attendant leur tour. Des mamans ont vécu l’angoisse de savoir que leur enfant allait mourir avec elles et vécu le désespoir de savoir le désespoir et la peur de leurs petits. Et le cycle a recommencé, pendant trois jours, des centaines de fois. Brèves remarques Il existe bien d’autres photographies des massacres de Juifs par balles commis par les nazis et leurs complices. Cependant, rares sont les séquences aussi complètes et aussi poignantes nous donnant à voir les personnes, les êtres innocents qu’une logique de haine perverse entièrement élaborée sur une vision mensongère de la réalité vouait à l’assassinat. Malgré le regard nazi porté sur elles, les victimes, les femmes, les enfants, offrent à notre regard leur humanité, dans la souffrance indicible de leurs derniers instants, dans toute l’insoutenable injustice qui a présidé à cette absurde mise à mort. Aujourd’hui, des antisémites rêvent de voir les Juifs disparaître en tant que Juifs, voire de recommencer le massacre de masse en répétant les mêmes mensonges et en en inventant de nouveaux, des négationnistes justifient de telles scènes dont ils ne peuvent évidemment nier la matérialité, tout en niant la réalité globale de l’extermination des Juifs par les nazis. Étudions l’histoire avec rigueur et intransigeance mais aussi compassion active envers les victimes déshumanisées par leurs bourreaux. Rendons leur leurs noms, leurs histoires, leurs émotions. Souvenons-nous de David Siwzon dont l’héroïsme met en échec la tentative nazie d’effacement. Souvenons-nous de Sorella Epstein, petite fille de dix ans innocente, emmenée de force par les nazis sur une plage de la mer baltique pour se faire assassiner d’une balle par derrière. Éléments bibliographiques & liens Nadine Fresco, La Mort des Juifs, Paris: Éditions du Seuil, 2008. Michael Prazan, Einsatzgruppen: Sur les traces des commandos de la mort nazis, Paris: Éd. du Seuil, 2010. La table des matière est en ligne… Cet ouvrage est un complément au documentaire remarquable réalisé par Michael Prazan, portant le même titre, en 2009, en deux parties, disponible sur Netflix. Un passage consacré à un long commentaire par le survivant de Liepāja et historien du destin des Juifs de Liepāja Edward Anders, de huit des photographies du massacre de Šķēde figure à la fin du premier épisode du documentaire, Les Fosses. Ce passage est repris dans la version papier. Nous nous en inspirons pour notre propre commentaire. Sorella Epstein, la petite fille sur la photo. Site consacré au documentaire de Philippe Labrune (2014) relatant à la fois les événements du 15 décembre 1941, le destin des Juifs de Liepāja et le travail pour identifier les victimes, dont une petite fille se cachant le visage sur l’une des photos (6 et 7 sur la présente page). On trouve en ligne un article scientifique (Raoul Perrot et Yvonne Desbois, «A la recherche de Sorella Epstein, une enfant dans la tourmente de la Shoah, assassinée en décembre 1941 sur la plage de Skede (Lettonie)», Cahiers Lyonnais d’AnthropoBiométrique, 5, 2016) relatant les travaux ayant servi à l’identification de la famille Epstein. Ernst Klee, Willy Dressen, Volker Riess, Pour eux «C’était le bon temps». La vie ordinaire des bourreaux nazis, Plon, 1990. La fin du chapitre 6, «Assassinat de Juifs, un spectacle public», propose une série de témoignages allemands sur les massacres de Juifs à Liepāja (Le tourisme du massacre à Libau en Lettonie). La version originale allemande de l’ouvrage entrecoupait ces témoignages de huit des douzes clichés présentés ici (mais pas la version française). Andrew Ezergailis, The Holocaust in Latvia 1941–1944: The Missing Center, Riga: Historical Institute of Latvia; Washington DC:Published in association with the United States Holocaust Memorial Museum, 1996 (notamment le chapitre IX, «The Killings in the Cities» qui offre un récit détaillé sur le destin des Juifs de Liepāja, notamment les exécutions de la plage de Šķēde, p. 293-294. Edward Anders relève cependant plusieurs erreurs de détails dans le récit de Ezergailis). Edward Anders & Juris Dubrovskis, Jews in Liepaja, Latvia 1941–45, Burlingame: Anders Press, 2001. Kalman Linkimer, Nineteen Months in a Cellar: How 11 Jews Eluded Hitler’s Henchmen. The Diary of Kalman Linkimer (1913–1988), Riga:Jewish Community of Riga, 2008 (également Burlingame, Calif.:Anders Press, 2011). Kalman Linkimer fait partie des Juifs cachés par Robert et Johanna Sedols (ou Seduls) avec David Zivcon. Il a tenu un journal pendant les événements même, traduit ici en anglais. On y trouve au chapitre 5, le récit détaillé des massacres des 15-17 décembre ainsi que le témoignage de David Zivcon et la reproduction de bonne qualité de huit des photographies, commentées, de la plage de Šķēde (provenant de l’USHMM) à partir de la page 39. Rebecca Margolis & Edward Anders, «The Linkimer Diary: How 11 Jews Survived the Holocaust», in M. Vestermanis, Symposium of the Commission of the Historians of Latvia, vol. 23, Problems of the Holocaust Research In Latvia. The Holocaust Studies in Latvia in 2006–2007 and Proceedings of an International Conference 6–7 November 2007, Riga, Riga, Latvia: Institute of Latvian Historians. En ligne…. Les actes du symposium sur la shoah en Lettonie dont est tiré l’essai en question sont également intégralement en ligne. Edward Anders, Amidst Latvians During the Holocaust, Riga:Occupation Museum of Latvia, 2011. Henri Minczeles, Les Litvaks. L’héritage universel d’un monde juif disparu, Paris: Éditions La Découverte, 2008. Geoffrey P. Megargee, Martin Dean & Mel Hecker, Encyclopedia of Camps and Ghettos, 1933–1945, volume II, Ghettos in German-Occupied Eastern Europe, part B, (article «Liepāja», p. 1011-1014), Bloomington: United States Holocaust Memorial Museum & Indiana University Press, 2012 (une version de travail, plus longue, de l’article est en ligne… Edward Anders & Juris Dubrovskis, «Who Died in the Holocaust? Recovering Names from Official Records», Holocaust and Genocide Studies, Volume 17, Number 1, Spring 2003. En ligne… et ici. Wolfgang Curilla, Die Deutsche Ordnungspolizei und der Holocaust im Baltikum und in Weissrussland 1941-1944, 2e éd., Paderborn:Ferdinand Schöningh, 2006, notamment les pages 194-195. Yad Vashem, The Liepāja Jewish Community during World War II (Photo Gallery). Les archives photos en ligne de Yad Vashem proposent dix des douze clichés que nous avons identifiés, plus deux dont nous pensons qu’ils n’appartiennent en fait pas à la série (voir annexe). Jews in Liepāja, Latvia 1941-1945. Ce site présente de nombreuses informations sur le destin et l’identité des Juifs de Liepāja, ainsi que sa version de dix des photos du massacre de la plage de Šķēde (sans commentaires), ainsi qu’une version de ces dix clichés avec des descriptions (pour certaines dépassées), dans une autre gallerie. Film d’une exécution d’hommes Juifs à Liepāja en juillet 1941. Rapport soviétique de juin 1945 sur les massacres de la plage de Šķēde. Problems of the Holocaust Research In Latvia. The Holocaust Studies in Latvia in 2006–2007 and Proceedings of an International Conference 6–7 November 2007, Riga. Annexe: deux photos «incertaines» Dans la toute première version de la présente page, nous présentions quatorze clichés, deux supplémentaires entre les actuelles photos 3 et 4 (nous avions précédemment numéroté des deux clichés supplémentaires 4 et 5), visibles ci-dessous. Ces deux photographies avaient été incluses dans la série sur le massacre de Liepāja/Šķēde parce que les archives photos de Yad Vashem les décrivent comme telles et que nous les avions vues reproduites avec la même description. Cependant plusieurs éléments rendent finalement cette inclusion plus que problématique. Aucune des publications papier (toujours partielles certes) de séries de photos du massacre de la plage de Šķēde (Klee, Fresco, Anders/Linkimer, Prazan) ne les propose. Elles ne figurent pas non plus sur la page des photos du massacre de Šķēde des Bunderarchiv. Plus important: leur examen attentif révèle des éléments qui peuvent être considérés comme incohérents avec le reste de la série: dans la première (anciennement photo 4), les vêtements semblent globalement moins chauds que sur les autres photographies. Aucun des manteaux visibles ne semble porter d’étoile jaune, et surtout la clôture qu’on distingue en arrière plan n’appartient pas au paysage des autres clichés et s’explique mal sur une plage. Enfin la corpulence des femmes des deux photos semble différentes — elles semblent plus maigres — sur la photo, constat d’ailleurs aussi valable sur la seconde (anciennement photo 5). Pour la seconde photographie, d’autres éléments, semblent suggérer qu’elle n’appartient pas à la série de la plage de Skede. La végétation y est sensiblement différente: plus abondante, plus fournie. C’est la seule où figurent des gardes vêtus en civil. Par ailleurs, il sont vêtus beaucoup plus légèrement que les gardes lettons visibles sur les autres clichés. Enfin, tout à gauche de la photo, on voit un jeune homme en uniforme, uniforme qui ne correspond pas à la tenue des gardes lettons. Enfin ces deux clichés apparaîssent régulièrement avec des légendes les plaçant ailleurs. Ainsi la première est placée au fort VII de Kaunas (Kovno) par le United States Holocaust Memorial Museum, mais sans information archivistique. Cependant, une autre photo présentée par Yad Vashem(item id: 17457, archival signature: 2725/5, que nous a signalée Jonathan Harrison), présente en toute probabilité la même clôture et, pour le coup, est localisée également au fort VII de Kaunas, ce qui semble devoir permettre de conclure à la validité de la localisation du premier cliché par l’USHMM au fort VII. La seconde est quant à elle placée lors des massacres de Ponary de août-septembre 1941 (cohérent avec les tenues et les végétations) par le site des Archives de Lituanie (19e photo d’une exposition virtuelle, qui est la version que nous présentons ici), qui en fournit la source archivistique dans les Archives spéciales lituaniennes, Lietuvos Ypatingajame Archyve («LYA, F. K-1, ap. 58, b. 11713/3, l. 208.») et la décrit comme extraite du dossier pénal de Franz Murer («le boucher de Vilnius», 11713 est le numéro du dossier judiciaire de Franz Murer, 3 le troisième volume), l’original en étant conservé au musée juif de Vilnius. Dans ces conditions, nous ne pouvions maintenir ces deux clichés au sein de la série sur Skede, mais plutôt que de les supprimer complètement, nous avons préféré les reproduire ci-après, précédés des présentes réserves. Nous remercions vivement l’historien Tal Bruttmann dont les lumières nous ont aidé à prendre cette décision. fort VII de Kaunas   Un groupe, principalement des femmes, a commencé à se déshabiller. Cette photo n’appartient pas à la série de la plage de Šķēde bien qu’elle soit cataloguée comme telle par Yad Vashem (voir ci-dessus). massacre de Ponary (Lituanie), été 1941   Des civils et un homme en uniforme gardent un groupe de femmes juives qui se sont déshabillées et attendent. La posture de ces gardes suggère qu’ils sont là pour «profiter» de la vue qui s’offre à eux, tandis que celle des femmes, épaules rentrées, bras repliés, tête souvent baissée, suggère le malaise, sinon la peur. L’appartenance de cette photo à la série de la plage de Šķēde est très douteuse bien qu’elle soit cataloguée comme telle de Yad Vashem (voir ci-dessus). Bien que présentant très probablement des moments d’autres événements, ces deux photographies, par leurs grandes ressemblances avec celles de la série de la plage de Šķēde permettent de relever deux points: les méthodes employées à Šķēde (groupes de femmes gardées par des auxiliaires locaux, qu’on force à se déshabiller en plein air) sont des méthodes pratiquées de façon habituelle. Par ailleurs, même si on ne possède les clichés des événements qui surviennent après ces deux photographies, ceux de la série de Šķēde permettent avec une quasi-certitude de comprendre quel est le destin des femmes qu’on y voit… Copyright © PHDN - Gilles Karmasyn. Contactez-nous 29/11/2019 — mis à jour le 26/04/2020 A voir sur PHDN Accueil Qui sommes-nous ? Historique & nouveautés Aider PHDN Négationnisme Génocide arménien Antisémitisme Déclarations d’Hitler L’extermination... 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