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tison2feu

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Tout ce qui a été posté par tison2feu

  1. L'égalité n'est rien d'autre qu'un DROIT A L'EGALITE DES CHANCES. C'est ton discours (et celui des Soral and Co) qui entretient sans arrêt le flou. Nous y voilà : "La supériorité du paradigme de l'homme" alors qu'au début de ton topic tu avais précisé, me semble-t-il, ne pas vouloir aborder la question en terme de supériorité/infériorité, mais en termes neutres de DIFFERENCES.
  2. Jette un coup d'oeil sur ce qui se passe sur l'ensemble de la planète, et non dans ton petit univers ethnocentré (où même là les droits de la femme sont bafoués) : Des filles mariées de force dès l'âge de 13-14 qui n'auront jamais droit à l'éducation. Personne n'a nié qu'une employée, même libérée de l'emprise de son mari, n'en demeure pas moins exploitée par son patron. Mais vois-tu, s'il avait fallu attendre les lendemains marxistes qui chantent, eh bien la femme serait toujours l'esclave de son mari parce la libération communiste n'a toujours pas eu lieu.
  3. Faut-il rappeler la réalité des faits : la domination historique masculine, encore en vigueur au 4 coins du monde, implique que la femme doive se marier obligatoirement (ou soit mariée) entre 14 et 18 ans, et soit privée systématiquement de tout droit à l'éducation, avec pour corrolaire une discrimination conséquente de tous ceux qui ne sont pas mariés (la femme non mariée est une pute et l'homme non marié un pédé). Tu auras beau avoir la nostalgie d'un tel système tribal encore en vigueur dans nos campagnes il y a seulement quelques générations, rien n'y fera !
  4. Il y a bien la part d'inné (cerveau & instincts), mais c'est l'artifice qui a toujours le dernier mot, pour le meilleur et pour le pire.
  5. Et la veille où l'Homme a réalisé qu'il avait un pouce, qu'était-il donc sinon un animal ? Voilà pourquoi je propose de définir la nature de l'Homme comme étant, par essence, artificiel. Etant précisé que cette création est incessante et exponentielle, pour le meilleur et pour le pire. A partir du moment où la femme a pu être libérée du carcan de la domination historique imposée par l'homme (gloire à Olympe de Gouges et au combat féministe qui est loin d'être terminé), elle peut enfin libérer pleinement sa capacité à créer à son tour de l'artifice, en conformité avec l'essence même de la nature humaine qui est de créer de l'artifice.
  6. Je n'ai pas dit qu'il faut demeurer à telle ou telle époque. Je suggère de méditer sur la question de l'artifice. Cette époque où l'Homme n'avait pas inventé l'artifice n'a jamais existé, c'est une vision totalement fantasmagorique, jailli dans l'esprit de philosophes "naturalistes". Tout est artificiel dans les sociétés "primitives" les plus reculées de la planète, absolument tout, à commencer par la langue, les rites, les croyances, les arts, etc.
  7. No problem (quand tu déranges, c'est bon signe, tu nous obliges à penser ).
  8. A force d'artifices - croissant de façon exponentielle -, l'Homme n'est-il pas devenu le jouet / pantin de ses propres artifices ?
  9. Et si, au final, la nature de l'Homme était de n'avoir, de par la complexité de son cerveau et de ses potentialités conséquentes, d'autre nature (essence) que l'artifice ? En clair, plus l'Homme serait artificiel, en multipliant la création d'artifices, et plus il serait fidèle à sa propre nature qui est avant tout d'être artificiel, à la différence des autres grands mammifères incapables de faire évoluer les quelques artifices dont ils seraient capables d'user. L'Homme (hommes et femmes) a ce pouvoir de canaliser et sublimer ses plus nobles instincts. La femme ne déroge en rien à cette règle de l'artifice, désormais libre en droit seulement dans les pays de Droit, en ayant la possibilité de sublimer son pouvoir reproducteur, en s'épanouissant dans d'autres activités professionnelles, artisdtiques, politiques, ou autres.
  10. Je ne vois pas ce qui te permet d'extrapoler quant à un soi-disant "désir ardent" (sic) de quoi que ce soit. J'ai seulement proposé une piste de réflexion, en utilisant le conditionnel et un "peut-être".
  11. (Je vois bien la différence quant au point précédent, et n'y reviens donc pas). Sur ce second point, tu as sûrement raison en théorie. Dans la pratique, je me demande si le fait de remplacer un mot par sa "définition adaptée au contexte" ne relève pas de l'illusion pure et simple, puisqu'il s'agirait de le remplacer par sa définition adaptée à tous les contextes possibles et imaginables, ce qui semble impossible dans la pratique. Par exemple, la définition exacte du mot "mère" devrait être remplacée par la définition adaptée à l'image que se font 7 milliards d'humains de leur propre mère (orphelins compris), donc 7 milliards de définitions différentes. Comment faire des phrases dans ces conditions ? Comment expliquer pourquoi les logiciels de traduction soient si peu performants par rapport à un traducteur en chair et en os ?
  12. Merci pour cette précision importante, DdM. J'aurais dû, avant d'extrapoler, d'abord t'interroger. Que penses-tu de piété pudique / intériorisée ?
  13. Je comprends ton sentiment de gêne, puisque ce terme piété a vielli et "recoupe tout un univers de manipulation, de moralisation, de dénaturation de ce sentiment" dont il convient précisément de faire abstraction. J'essaye de jouer le jeu, en imaginant un concept de piété naturelle, libre de tout artifice, sans devoirs ni rites inventés par des hommes vivant en groupe. Une sorte de piété intime et pudique.
  14. J'aurais tendance à penser l'exact contraire, nos envies étant conditionnées en grande part par la société de consommation. Et nous sommes grandement formatés par et pour l'esprit de compétition, inculqué à l'école. Comme tu le précises, le concept permettra de remplacer une phrase entière. Mais ce qu'il gagne en extension, il le perd en compréhension. Je n'ai pas lu les 1000 pages de La critique de la raison pure, mais seulement quelques extraits. Tu peux en lire des résumés ou des critiques, mais ma conviction est que rien ne vaut la lecture de l'oeuvre originale ou d'un extrait (sûrement très abordable, dans le cas de la CRP, pour un esprit scientifique), ce qui pourra d'ailleurs inciter par la suite à suivre des cours ou assister à des conférences. Après, bien sûr, tout est affaire de priorités dans le choix de nos lectures !
  15. Si l'on cherche un équivalent à "religiosité rationnelle", il conviendrait de trouver un ou plusieurs termes exprimant à la fois 1) le sentiment d'une présence mystérieuse qui nous entoure, 2) le sentiment de respect à l'égard de cette présence grandiose, 3) un sentiment qui est le produit de la raison (et non de la sensibilité, la peur, la passion, etc.), 4) le sentiment de religiosité (présence divine). Pas facile, surtout pour traduire le 1), selon le degré de proximité de cette présence, discrète ou prégnante ? (le vous du respect ou le tu de l'amour ?). Néanmoins, le terme piété traduirait bien les sentiments 2) et 3), le respect pouvant être un sentiment où prévaut le raisonnement. Et piété peut s'appliquer à 4) sentiment de religiosité.
  16. En admettant que philosopher soit penser sa vie et vivre sa pensée, tu aurais pu ajouter : enseigne-t-on à vivre ? Peut-on enseigner à bien penser et à bien vivre ? Tout peut dépendre de l’enseignement (ex cathedra, de maître à disciple, enseignement socratique…) La technique ne garantit pas le résultat, mais toute discipline a un vocabulaire technique qui s’apprend, et l’on ne naît pas avec. Même si la simplicité et la clarté d’expression seront toujours très appréciées en philosophie, élargir son vocabulaire en apprenant quelques mots techniques essentiels pourra contribuer à approfondir sa pensée et mieux la mettre en mots. Pour illustrer ton propos : s’il s’agit d’un cours ex cathedra sur Jürgen Habermas (par Mark Hunyadi), l’on peut imaginer qu’un certain nombre de concepts allemands froids et abstraits seront utilisés, étant donné que pour Habermas – resté fidèle au projet kantien – la morale correspond à une tradition universaliste, tout en offrant une nouvelle compréhension de la Raison pratique. La pragmatique universelle est accès à la raison pratique, sans recours à la métaphysique. Présenté en ces termes, le concept de « pragmatique », et bien d’autres concepts, risque en effet d’être désincarné et de ne pas faire sens aux yeux de cet étudiant, au point que celui-ci en vienne à « décrocher », voire même perdre tout fil conducteur dans un tel univers d’abstractions philosophiques. Et pourtant, n’est-il pas possible de remonter à la source même de ce « frissonnement » ayant fait le départ des termes « pragmatique/pragmatisme » ? (Au sens où, selon DdM, ce frissonnement est la manifestation physiologique de la faculté de souvenir). Or, dans De l’éthique de la discussion, Habermas évoque le souvenir de son amitié pour l’américain Larry Kohlberg qui incarnait à merveille « l’intuition essentielle du pragmatisme », et de décrire la profonde émotion éprouvée par l’Américain à la lecture d’un poème dont chaque mot était profondément ancré dans la tradition pragmatique américaine : « Nous touchions là à l’une des racines auxquelles s’est nourrie la vie de cet homme » (Chap. IV « Lawrence Kohlberg et le néo-aristotélisme, p. 73-74, De l’éthique de la discussion). Par cet exemple, nous comprenons ce que peut signifier l’incarnation de concepts, dans la mesure où ceux-ci auront été éprouvés par l’expérience et le souvenir personnel de leur auteur. Habermas a fini par intégrer à son tour ce concept par son corps et dans son corps. Et toute la difficulté sera de donner du sens dans la transmission de ce concept aux étudiants allemands d’après-guerre éduqués dans la conscience élitaire des gymnases allemands, ou à d’autres élèves étrangers (par exemple, de Habermas à Hunyadi, puis de Hunyadi à son auditoire). Cet étudiant ne sera peut-être pas parvenu à intégrer certains de ces concepts demeurés trop froids et abstraits dans une philosophie au final désincarnée.
  17. Au lieu de balancer ce type de photo (autre mode sophistique persuasif, après l'usage de l'encre rouge...), cela serait plus intéressant de connaître le contenu exact de l'article de la Charte en question, ainsi que l'historique des décisions juridiques des tribunaux internationaux, etc. http://rs.sqdi.org/v..._demirdjian.pdf
  18. A mes yeux, le nec plus ultra d'un système de valeurs, c'est de trouver une formulation suffisamment géniale pour proposer d'en finir avec tout un ensemble de préjugés discriminatoires caractéristiques de la mentalité tribale. Voilà le critère maximum auquel renoncer signifierait renouer avec la barbarie, même si une nouvelle conjoncture l'imposait.
  19. Peux-tu reformuler ta question ? (Je n'en comprends pas le sens, en raison de la présence d'une virgule après "pourquoi").
  20. Est-ce une raison pour se croiser les doigts et accepter l'abject ? La question est de savoir sur quels critères minimum les humains peuvent s'entendre et discuter ensemble autour d'une table (l'arbre à palabres des anciens). Voilà le genre de sophisme qui montre à quel point tu n'as pas du tout saisi l'esprit dans lequel a été rédigé la DUDH. Tu fais dire à cet article ce qu'il n'a jamais dit. (L'emploi de l'encre rouge n'ajoute rien à l'affaire).
  21. Je suis d'accord avec toi pour dire qu'une conjecture favorable a contribué à l'émergence de telles conventions éthiques à visée universaliste, sans aucune garantie de continuité. Mais il ne faut pas négliger également la prégnance considérable de toute nouvelle normativité éthique, celle-ci contribuant à son tour à jouer un rôle déterminant sur la conjecture politique, sociale, etc. Voilà pourquoi, sauf catastrophe imprévisible - mais toujours possible -, il sera très difficile de faire reculer cette nouvelle normativité universaliste.
  22. Bah, je ne faisais que suivre ta propre logique. N'était-ce pas toi qui avais écrit au # 26 : "Prenons néanmoins deux cas : on suppose que les deux personnes ici imaginées ont une motivation et un intérêt égal pour ce qu'ils tentent d'entreprendre." A part ça, j'ai trouvé très intéressante ton intervention en page 1. D'ailleurs, notre talentueux DdM va sûrement nous concocter une réponse appropriée à ton post.
  23. Tu as perdu de vue l'enchaînement logique des questions et des réponses dans ce débat, ce qui te conduit à passer, sur le mode sophistique, du coq à l'âne. Voilà pourquoi je n'ai pas perdu mon temps à te répondre sur la question de l'avortement. Ce qui t'échappe, c'est qu'avec la DUDH et le Droit international, l'humanité a fait un bon incommensurable dans son histoire. Nous sommes passés en quelques décennies, voire quelques siècles, d'un mode de pensée encore tribal (celui des tribus gauloises, grecques, romaines, etc.), qui a structuré les sociétés depuis 3 ou 400 000 ans (l'étranger est un barbare qu'il faut abattre), à un mode de pensée universel (égalité en droit). Je pense sincèrement que c'est ce que l'homme a pu faire de mieux sur cette planète.
  24. Velléité : Amorce d'acte de volonté, intention fugitive généralement non suivie de réalisation. - PHILOS., PSYCHOL. Tendance ou intention mal affirmée, se traduisant par une tentative hésitante, parfois non suivie d'action. Le maintien au top de la motivation n'a donc rien à voir avec de la velléité. Ce maintien au top s'apparente à de la persévérance, de l'obstination. Cela ne s'apprend pas. Tu peux avoir deux personnes ayant la même motivation, les mêmes dispositions physiques, c'est le maintien au top de cette motivation qui fera la différence.
  25. A la différence des sciences, la philosophie n'a pas d'objet d'étude parfaitement défini, ce qui pourrait justifier l'impression chez cette personne de ne pas trouver de fil conducteur à sa matière. Et toute approche taxinomique, consistant à mettre en boîtes concepts et théories philosophiques, semblerait peu judicieuse dans la mesure où il manquera le frissonnement originaire ressenti par le philosophe au moment du surgissement de l'idée et de l'agencement de concepts. Seule une lecture attentive du texte permettrait déjà de retrouver/ressentir cette fluidité dans l'expression de suites d'idées, et donc de mieux mémoriser le chemin du questionnement emprunté par les grands philosophes, ainsi que le chemin de la réponse.
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