Scénon
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L'âge d'Aycha lors de son mariage avec Muhammad
Scénon a répondu à un(e) sujet de Frelser dans Religion et Culte
Dans la tradition juive, il existe un commentaire selon lequel, dans Genèse 11, 29, la femme d'Abram (le futur Abraham), c'est-à-dire Saraï (la future Sarah), est identique à Iskah, citée dans le même verset, une nièce d'Abram. Le verset 30 ajoute: «Saraï était stérile, elle n'avait pas d'enfant». Or des calculs basés sur le texte biblique, et faits dans le cadre même de l'antique exégèse, montrent explicitement que cette Saraï-Iskah n'avait que trois ou quatre ans (je cite de mémoire pour l'instant) quand elle épousa Abram. Voilà pourquoi je parlais d'un possible sens symbolique au sujet de l'âge attribué à Aïcha. -
L'âge d'Aycha lors de son mariage avec Muhammad
Scénon a répondu à un(e) sujet de Frelser dans Religion et Culte
Merci de vos calculs qui permettent d'affirmer que quelques-uns ici peuvent se prévaloir de faire partie des deux pour cent qui ne s'en désintéressent pas. -
L'âge d'Aycha lors de son mariage avec Muhammad
Scénon a répondu à un(e) sujet de Frelser dans Religion et Culte
Merci de cette explication. Ce genre de débat peut enrichir notre connaissance de l'histoire, mais en aucune façon il me paraît important d'un point de vue prophétique. Si quelqu'un pouvait dire, par exemple, que l'âge d'Aïcha, dans ce hadith, a une valeur purement symbolique, et lequel, ce pourrait être intéressant d'un point de vue religieux. Quelqu'un aurait-il un commentaire autre qu'historique à proposer? -
L'âge d'Aycha lors de son mariage avec Muhammad
Scénon a répondu à un(e) sujet de Frelser dans Religion et Culte
C'est une question intéressante. Je n'ai pas la réponse. Quoi qu'il en soit, historiquement, les différentes sources s'avèrent en contradiction et paraissent réellement plaider peu en faveur d'un âge de neuf ans. Ce que la mise en évidence de cette constatation sous-entendrait éventuellement comme motivation est un autre débat. Oui, il me semble que le contenu des différentes sources est telle que les contradictions sautent aux yeux. Je suppose que dans le monde de l'islam, les mettre trop en évidence équivaudrait, dans le monde chrétien d'il y a cinquante ans ou plus, à mettre trop en évidence les contradictions, d'un point de vue historique, entre les différents évangiles. Il faut dire aussi que le Coran, les hadith et autres textes traditionnels ne sont pas destinés à enseigner l'histoire au sens où on l'entend actuellement, tout au moins en Occident, mais à témoigner du fait religieux, prophétique. -
L'âge d'Aycha lors de son mariage avec Muhammad
Scénon a répondu à un(e) sujet de Frelser dans Religion et Culte
Je suppose que vous relancez ce topic, à l'arrêt depuis quinze mois, parce qu'un autre internaute vient de relancer la discussion en ouvrant un nouveau topic, entre-temps fermé pour éviter le doublon. Pour les curieux, voici le lien de ce récent topic, dont l'argumentation est assez exhaustive: http://www.forumfr.c...e-de-9-ans.html . Ce n'est pas parce que personne n'a jamais contesté l'historicité du hadîth déclarant qu'Aïcha avait neuf ans lors de son mariage avec le prophète, qu'elle n'est pas contestable. Les arguments contradictoires sont nombreux, valables, solides, clairs et pertinents. Historiquement, on a donc affaire à une affirmation contestable, voire fortement contestable. Il faut honnêtement avouer que ce sujet aurait mérité une place dans la section Histoire plutôt que dans Religion. -
Ce que je veux dire, c'est que ces prophètes-là ne s'inscrivent pas dans le schéma que vous avez esquissé; et pourtant, ils sont parmi les plus célèbres (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, etc.).
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Merci de votre réponse détaillée. On y retrouve des éléments historiquement tout à fait vérifiables, même si tout ce qui touche aux prophètes ne s'y laisse pas nécessairement inscrire ou réduire. Excusez-moi d'en être réduit à poser des questions plutôt que de proposer moi-même des réponses. C'est une manière comme une autre de réfléchir au “phénomène religieux”. Je ne manquerai pas de donner mon avis dès que celui-ci se précisera. En attendant, voici une autre question déjà soulevée et non encore élucidée:
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Je suis tout à fait d'accord pour dire que le peuple suit généralement avec docilité la foi de ses chefs. Seulement, j'en reviens toujours à la même question: quelle est la cause de ce basculement dans la foi chez les chefs? Quel intérêt? quelle politique? La plupart des révolutions ou des simples changements de pouvoir ne s'appuient absolument pas sur un nouveau prophète. On ne peut donc pas expliquer le succès de celui-ci uniquement par ceux-là. D'autre part, après avoir été rejetés durant leur vie, certains prophètes ont été reconnus comme tels sans qu'on ait eu le moindre recours à eux dans le domaine politique, du moins a posteriori. C'est le cas, si je ne m'abuse, de tous les prophètes de l'Ancien Testament, par exemple.
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En effet, généralement, c'est là la cause principale. Ma question porte justement sur le basculement: - la veille, on s'oppose au dernier prophète en date, et ce au nom du précédent; - le lendemain, on le croit, et ce... au nom du précédent!
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Merci de votre réponse. Il me semble cependant que les trois premières hypothèses, du reste presque interchangeables, n'expliquent pas l'opposition, fréquente et souvent féroce, des contemporains du prophète. Quant au recours à la force, il présuppose le succès du message prophétique, obtenu auprès d'une foule déjà, sinon majoritaire, du moins considérable.
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Je ne vous en voudrai jamais. Au moins, vous aurez essayé de donner une explication.
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Ce qui revient donc à dire: chaque fois qu'un prophète se manifeste, il a affaire à des contemporains très intelligents qui rejettent en masse son enseignement; puis, les descendants de ces gens, insuffisamment instruits par leurs parents, s'avèrent brusquement d'une “stupidité évidente” et se mettent soudain à le croire, toujours en masse... Si cette explication vous satisfait, tant mieux, je vous envie. Elle me semble, à moi, cruellement insuffisante. Si quelque autre intervenant pouvait me donner des arguments plus solides, je suis preneur!
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Mais vous n'expliquez rien du tout! Vous constatez simplement, comme moi, les faits. La question reste entière: comment un prophète réussit à s'imposer avec le temps, d'autant plus qu'il rencontre chaque fois, pendant un bon bout de temps, l'opposition, le rejet, le silence ou le mépris plus ou moins énergiques d'une majorité?
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Merci de vos contributions. Ce sont bien là les questions que je me pose. Quant au reste de votre réponse, oui, elle se tient, merci.
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Désolé, avec la meilleure volonté au monde, je ne comprends rien à votre intervention...
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Oui, enfin, manifestement vous n'avez pas lu les pages qui précèdent... Votre réponse, en tout cas, passe entièrement à côté du point du débat dont il s'agit.
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Historiquement on ne peut plus faux! La plupart des prophètes n'ont pas du tout eu du succès de leur vivant sur terre. La plupart de sont fait enquiquiner, lapider, persécuter, décapiter, écorcher, scier en deux, etc. Jésus est mort crucifié, renié par quasi tout le monde. Le christianisme s'est imposé bien plus tard, et en dépit d'une farouche résistance païenne. Mahomet paraît être une exception notable, mais il n'a eu du succès que vers la fin de sa vie; il a eu le plus grand mal pour se faire accepter comme prophète. D'ailleurs, l'islam compte les années, non depuis la naissance de son prophète, mais depuis le hégire ou son exil : Mahomet et ses premiers compagnons se sont fait longtemps malmener. Et le plus étonnant, c'est qu'aucun musulman ou autre lecteur, dans cette discussion, ne sente le besoin de rectifier ce genre d'affabulation...
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Il me semble que deux de vos explications s'affrontent: Quoi qu'il en soit de ces deux explications, pourquoi le message de tel (supposé vrai) prophète remporte-t-il un succès fulgurant, durable, qui inspire philosophes, poètes, peintres et artistes? et celui de nombreux “faux prophètes”, au mieux un succès très éphémère, et d'ailleurs très rarement auprès de personnes reconnues de valeur?
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Cela n'explique en rien la foi ni la religion en général. Dans l'hypothèse où vous et moi nous nous mettions à parler le même langage, en y mettant beaucoup de bonne volonté et d'énergie, deux pelés et trois tondus finiront peut-être par y croire, qui sait? et encore, pendant un petit temps seulement. Comment explique-t-on que des milliers, des dizaines et des centaines de milliers, oui, des millions de personnes, pas toutes (loin de là!) nécessairement idiotes, fanatiques, hystériques, égarées, aveugles ou inintelligentes, adhèrent depuis des siècles à l'enseignement de tel ou tel prophète? Qualifier un (supposé) prophète de “petit malin” me paraît, là encore, beaucoup trop simpliste pour expliquer le, disons, “phénomène religieux”. Je voudrais bien: la question serait tranchée une fois pour toutes; mais je ne suis pas du tout convaincu non plus par votre explication...
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Qui, dans cette discussion, prétend à une intervention divine? Je répète et maintiens qu'expliquer la religion, et la foi en général, par la crainte de phénomènes naturels impressionnants est au moins tout aussi ridicule et simpliste.
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Un peu sulfureux sans doute, mais voici ce qu'écrit le philosophe Maïer:
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Je n'ai jamais écrit, plus haut ou ailleurs, qu'on ne pouvait pas observer ces différences, ou que moi-même je ne les vois pas, ou encore que je les nie, au contraire. J'ai bien insisté sur le fait que la plupart des chercheurs mettent l'accent sur ces différences, qui sont bien réelles. Je prétends simplement qu'en examinant de près, je vois souvent apparaître d'étonnantes concordances entre des traditions apparemment très éloignées. J'ignorais jusqu'à ce jour que mettre l'accent sur ces correspondances avait quelque chose de totalement absurde; c'est du moins l'appréciation qui me semble ressortir de vos messages précédents...
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Plus exactement, je prends la résurrection comme exemple d'unité. Nous sommes donc d'accord. Ce que je constate, et ce qui me surprend aussi, c'est que les réponses, de traditions apparemment éloignées dans le temps et les lieux, sont parfois très semblables, et ce jusque dans les détails. Mon avis est que ces détails méritent au moins d'être signalés ou soulignés - au risque d'être taxé de “concordiste”, je n'y vois pas d'inconvénient (du moins, si j'ai bien compris le sens dans lequel Casdenor emploie ce mot). Vous seriez donc concordiste, Maxime?
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Je ne connais pas le concordisme. Mais il me semble que si je devais adopter la voie par vous conseillée, je ne devrais voir a priori aucun rapport entre les propos et le contenu de vos différents messages les plus récents dans le présent topic. Il n'y aurait aucune unité de pensée, car en cherchant cette unité, je me rendrais coupable de “concordisme”? Mais c'est comme vous voulez. Nous pouvons cesser cette discussion. Je ne veux d'ailleurs même pas prouver à tout prix l'éventuelle utilité de ma démarche qui, je l'ai compris depuis très longtemps, paraît vaine à de nombreux chercheurs convaincus, eux, qu'il faille voir les différences. Je ne nie pas que leur démarche puisse se faire: elle est très communément pratiquée.
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Vous m'avez compris!
