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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    C'est certainement mieux explicité que ce que j'ai fait précédemment, la phrase en gras résumant fort bien ce qu'est le hasard physique, trop souvent confondu avec un manque de déterminisme. Je me suis permis de rajouter un terme, car cela laissait entendre que le nombre conduisait nécessairement au hasard mathématique. D'ailleurs, cette expérience du lancé de dé a été produite en laboratoire dans des conditions les plus rigoureuses, et le résultat est conforme au déterminisme, aux erreurs près des impondérables, comme Galilée en son temps avec la chute des corps sur ses rampes.
  2. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Tu m'excuseras si je fais une réponse semblable à la tienne ! C'est à dire sans développement... http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/d%C3%A9terminisme/24804 https://fr.wikipedia.org/wiki/Univers " L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe, régi par un certain nombre de lois. " Pour rappel, et sans oublier le contexte, tu parles d'égalité, quand je parle d'évolution opposée !: https://fr.wikipedia.org/wiki/Entropie_de_Shannon " Entropie d'un texte Considérons un texte constitué d'une chaîne de lettres et d'espaces, soit 27 caractères. Si ces caractères sont équiprobables, l'entropie associée à chaque caractères est , ce qui signifie qu'il faut entre 4 et 5 bits pour transmettre un caractère. Mais si le texte est exprimé dans un langage naturel tel que le français, comme la fréquence de certains caractères n'est pas très importante (ex : 'w'), tandis que d'autres sont très communs (ex : 'e'), l'entropie de chaque caractère n'est pas si élevée. Compte tenu de la fréquence de chaque caractère, une estimation effectuée sur la langue anglaise par Shannon donne comme valeur de l'entropie environ 4,036. L'entropie est en fait encore plus faible, car il existe des corrélations entre un caractère et celui (ou ceux) qui le précède. Des expériences ont été menées afin d'estimer empiriquement cette entropie. Par exemple, A dispose du texte et demande à B de le deviner lettre par lettre (espaces compris). Si B devine correctement la lettre, on compte 1 et si B se trompe, on compte 4,75 (correspondant à l'entropie d'un caractère équiprobable, donnée plus haut). On obtient ainsi expérimentalement une entropie de 1,93 bits par lettre7,8. Enfin, la considération de la loi de Zipf (empirique)9 amène à des considérations du même ordre, cette fois-ci pour les mots. D'après l'ouvrage de 1955 Connaissance de l'électronique10 une lettre dans une langue donnée représente dans la pratique 1,1 bit-symbole (terminologie employée par cet ouvrage). Cette redondance explique la facilité avec laquelle on peut briser plusieurs chiffrages de complexité moyenne si on dispose de leur algorithme, même sans connaître la clé de chiffrement. C'est elle aussi qui permet de retrouver le contenu d'un texte parlé ou écrit dont une grande partie est altérée pour une raison ou une autre. " http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=1726 " Entropie et désordre Il est courant de dire que l'entropie est une mesure du désordre. En effet, considérons par exemple un jeu de 52 cartes et posons-les toutes du même côté (ordre parfait); cet état macroscopique ne peut être réalisé que d'une seule façon: Ω = 1. Retournons 1 carte, ce qui est le début du désordre; mais il y a Ω = 52 façons de réaliser l'état macroscopique "une seule carte retournée". Le désordre est maximum quand 26 cartes sont d'un côté et 26 cartes de l'autre côté; le nombre de configurations microscopiques de cet état de désordre maximum est alors Ω = 4,96.1014 ! Dans cet exemple le nombre de configurations microscopiques (donc l'entropie) est bien une mesure du désordre. Mais il faut être prudent dans l'utilisation de cette notion de désordre, qui est souvent subjective, et lui préférer le nombre Ω de configurations qui est objectif (c'est un nombre). Equilibre et maximum d'entropie Reprenons le jeu de 52 cartes et supposons qu'on les jette en l'air de telle sorte que chaque carte retombe d'un côté ou de l'autre avec la même probabilité. Si l'on recommence l'opération un grand nombre de fois les valeurs numériques précédentes montrent que le désordre maximum apparaîtra beaucoup plus souvent que toute autre situation. Considérons maintenant un gaz dans un récipient de volume V. Il comporte non pas 52 molécules mais de l'ordre de 1023. Parmi toutes les façons possibles de ranger ces molécules, il y en a un certain nombre qui laissent la moitié du volume vide (ce qui correspond à toutes les cartes du même côté) mais un nombre immensément plus grand pour lesquelles elles sont uniformément réparties dans tout le volume. Comme toutes ces configurations microscopiques sont équiprobables, la répartition uniforme est réalisée immensément plus souvent que toute autre situation, au point qu'elle apparaît macroscopiquement comme un équilibre stationnaire; et ceci simplement parce que le nombre de configurations microscopiques, et donc l'entropie, qui lui correspondent ont leur valeur maximale. L'équilibre d'un système thermodynamique se produit quand son entropie a la valeur maximale compatible avec les contraintes auxquelles il est soumis (ici la contrainte est le volume). Evolution inéluctable vers le désordre Considérons toujours le jeu de 52 cartes. On les ordonne en les rangeant par ordre décroissant de valeur, de l’as au 2 dans une couleur; les couleurs étant rangées dans l’ordre suivant : trèfle, carreau, cœur et pique. Avec cette contrainte définissant l'ordre parfait, il n’existe qu’une seule configuration ordonnée : Ω(ordonnée) = 1. L’entropie définie selon Boltzmann serait alors égale à : S = k Ln Ω(ordonnée) = 0 (le système est parfaitement ordonné) Combien y a t-il d’arrangements possibles des cartes dans le jeu ; c’est-à-dire de configurations ? Ω = factorielle de 52 = 52 ! = 8.1067 C’est un nombre énorme ! On constate alors que les configurations désordonnées sont extrêmement majoritaires par rapport à la configuration ordonnée. Supposons maintenant que l’on fasse évoluer le système ordonné en battant le jeu toutes les secondes. Existe t-il une chance de revenir à l’état initial ordonné ? Toutes les configurations ont la même probabilité et il y en a 8.1067. Si chaque configuration existait pendant 1 seconde, il faudrait battre le jeu pendant 8.1067 s, soit 2,5.1051 milliards d’années…pour avoir une chance de revenir à l’état ordonné. " Etymologiquement et par nature: http://www.cnrtl.fr/definition/physique " Science qui a pour objet l'étude de la matière et de ses propriétés fondamentales. Expériences de physique; cours," " Physique corpusculaire, instrumentale, macroscopique, microscopique, stellaire; physique des basses températures, des hautes énergies, des plasmas. ♦ Physique atomique. Branche de la physique qui étudie la structure et le comportement des atomes, isolés ou en groupe. La théorie des quanta dont le rôle dans le développement de la physique atomique a été décisif (L. de Broglie, Théorie quanta, 1959, p.77).♦ Physique moléculaire. Branche de la physique qui étudie les corps dans leur constitution moléculaire, et les molécules dans leurs actions réciproques. Les progrès de la physique moléculaire permettent d'espérer que l'on obtiendra un jour la clef des variations qualitatives des odeurs (Piéron, Sensation, 1945, p.193).♦ Physique nucléaire. Branche de la physique qui étudie les transformations subies par le noyau de l'atome. La théorie de la relativité mène à la physique nucléaire, celle-ci aux usines d'Alamos et à la bombe atomique (Gds cour. pensée math., 1948, p.507). " Je propose un retournement de perspective, en rapport à ce que j'ai dit au début de ce topic, sur ce que nous connaissons du monde, et qui n'est sans doute lié qu'aux informations que nous récoltant et traitons, plus qu'à ce que sont nos objets d'étude. *********** En procédant de la sorte, par miroir, j'espère que tu prendras la mesure de l'inefficacité de ce style de réponse, même si tout ce que j'ai mis contredit ce que tu as répondu ! Si tu désires y apporter de nouvelles réponses, je t'invite à développer, à détailler par tes soins, tes objections, plutôt que de balancer des textes qui ne remettent pas en cause mes affirmations. Ce qui importe ici, n'est pas d'avoir le dernier mot/écrit, mais d'argumenter ses dires/écrits, autrement dit de philosopher... et non de s'arrêter à la surface des choses, en invoquant un éventuel argument d'autorité glané par ci, par là ! Merci.
  3. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Il me semble bien que c'est justement l'objet et l'intérêt de la cryptographie de faire en sorte que le message à crypter soit difficilement trouvable, prévisible à partir des informations publiques, du texte crypté disponible, si nous étions capables de déterminer sans erreur le contenu caché à partir du message crypté, l'utilité serait très discutable, or tout le but est de rendre l'opération quasiment irréversible, et que la moindre erreur sur le décryptage, à quelque niveau que ce soit, ne donne aucun élément en clair du message à protéger, il doit donc être sensible " aux conditions initiales ", condition sine qua non de l'imprévisibilité ! Le dé lancé obéit à des lois physiques archi-connues, parfaitement déterministes, ce qui pose réellement problème, dans cet exercice, c'est uniquement de pouvoir maitriser et donc connaitre parfaitement les données initiales du lancé, car la moindre imprécision, aspérité microscopique peut avoir pour conséquence de brouiller complètement le résultat, ce qui rend ce processus pratiquement imprévisible, bien que la problème soit de nature déterministe.
  4. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Tiens je n'aurais pas dit ça intuitivement ! L'entropie est une mesure ( de l'augmentation ) du désordre pour résumer, difficile de l'associer avec l'information, qui elle renvoie à de l'ordre, je conclurai en disant le strict inverse, l'information est ce qui s'oppose à une augmentation erratique, donc localement l'entropie diminue quand l'information ( pertinente ) grandit, mais pas globalement pour respecter le principe thermodynamique. Peut-être qu'en se disant que tout ce que nous savons de ce monde, n'est en réalité que des informations que l'on a des objets ou des évènements, et que donc, la physique elle même ne traite pas des objets matériels, mais des informations qu'elle en a, tout ne serait que traitement de l'information, depuis sa collecte sous forme d'expérience jusque dans la cervelle des scientifiques qui découvrent les lois !
  5. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Ce n'est qu'un tour de passe-passe pour sortir la tête hors de l'eau, face aux difficultés qui se présentent à nous, dans l'état actuel des connaissances, on troc une difficulté contre un semblant d'explications, pour sauver l'honneur intellectif. L'être humain a toujours eu une propension conséquente à déblatérer tout et n'importe quoi, comme en son temps la génération spontanée, éludant le véritable problème. Cela reste totalement insatisfaisant de se réfugier derrière les mathématiques pour justifier notre ignorance/incompréhension, mieux vaut reconnaitre que nous ne savons pas encore, que cela nous échappe, et que notre vision présente ne nous permet pas d'envisager un début de résolution, que nous manquons cruellement d'imagination et que nous préférons bricoler avec ce que nous avons sous la main, plutôt que d'envisager de nouveaux points de vues. Il me semble bien que notre Univers est suffisamment vaste, et surtout par définition contient tout ce qui existe, pour ne pas chercher ailleurs, que là où se situe le problème, il y aura toujours un pourquoi sans réponse de toute manière... alors autant affronter dignement celui qui constitue un obstacle, et non le diluer/masquer par un artifice.
  6. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Si nous avons le choix exclusif entre deux possibilités, et que nous demandons dans la rue à des passants de faire un choix entre ces deux possibilités uniquement, on se rendra compte que tout le monde ne choisira pas nécessairement l'un, mais sans aucun doute une certaine proportion de l'un et de l'autre, et qui est capable de fournir d'avance cette proportion, et bien évidemment la réponse de n'importe quel cobaye ? Quand bien même le problème et simple, deux choix et un individu à la fois, nous sommes obligés de reconnaitre que non seulement tout est parfaitement déterminé, mais que nous ne pouvons pas prédire le résultat avec certitude avant d'en prendre connaissance ! Sont-ils pour autant contraints de répondre une chose plus qu'une autre, ne sont-ils pas libres de choisir au moment de l'expérience ? Car si ils étaient déterminés, nous serions en mesure de fournir la réponse juste avant qu'ils n'aient choisi, et comme nous ne sommes pas plus imprédictibles, puisque nous n'avons pas de comportements manifestement chaotiques, dans la mesure où après coup nous pouvons la plupart du temps expliquer le choix fait. Nous ne sommes ni complètement déterminés, ni foncièrement imprédictibles, nous avons l'opportunité de faire des choix, contrairement à une machine, et il n'en faut pas plus pour avoir une certaine liberté !
  7. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Le terme hasard, au sens mathématique, dans notre cas est impropre, l'utilisation de la notion d'aléa dans le sens concours de circonstances est plus approprié, si nous parlons bien de la même chose. Si nous considérons que le hasard dont il est question correspond à imprévu, non programmé, comme dit au-dessus, oui. On peut fort bien avoir des évènements complètement déterministes et pourtant imprédictibles, comme le fameux lancé de dès, les corps célestes, la cryptographie, la météorologie et tout ce qui est non linéaire d'une manière générale. La vie ne semble pas faire exception, il nous manque simplement des séquences du film y compris le début, pour comprendre le scénario et comment on en est arrivé à la fin que nous connaissons, mais notre ignorance n'implique pas une création dirigée ou l'anarchie complète, voire un phénomène magique, uniquement que nous ne perçons pas le mystère qui l'entoure, comme tout ce qui nous échappe généralement. Je sais qu'il est difficile de rester dans cet état indéterminé, et que notre cerveau nous pousse à trouver des explications, même ad hoc, plutôt que de rester entre deux eaux, entre ne rien savoir du tout et avoir l'éclairage nécessaire pour savoir...
  8. Le sujet étant quasiment à l'abandon, je pense que ce ne sera pas abuser que de continuer dans cette voie ! Honnêtement, lorsque j'en apprends sur ce qui se passait en république athénienne antique, je n'ai pas vraiment le sentiment d'une réelle avancée, ou alors de façon anecdotique, qui plus est, accompagnée je pense, de régressions par ailleurs, comme l'élection de nos représentants par exemple, d'autant plus si on regarde l'ensemble des sociétés civilisées humaines contemporaines, la plupart toujours en guerre ou assimilé, et des coutumes ancestrales avilissantes... J'y vois plus volontiers des soubresauts, des cycles, des allers-retours, qu'une tendance, mais j'espère me tromper ? Et tant qu'il n'y aura que des philanthropes intéressés, aux commandes, j'ai peur que l'histoire ne fasse que se reproduire... C'est moi qui ai stéréotypé en quelque sorte ta réponse, ce que je voulais dire en m'appuyant sur toi, c'est que nous n'avons pas besoin de passer par un enseignement classique, mais uniquement de développer/provoquer ce " don " naturel chez autrui, comme on peut développer sa dextérité manuelle par l'usage et l'accompagnement. Je pense que le fait de développer suffisamment la sensibilité chez quelqu'un, que celui-ci fait montre conséquemment d'une plus grande retenue quant au passage à l'acte en général, lorsque les conséquences sont possiblement négatives/délétères, tout comme l'artisan finit par être plus sensitif au touché par son travail, et donc plus attentif à ce qu'il fait ou doit faire, à force d'être plus précis et subtil. Le " raffinement " conduit à une meilleur écoute et maitrise de notre objet, et les individus les plus grossiers, étant moins sensibles, sont aussi les plus à mêmes de dérapages, ce n'est bien évidemment pas l'unique critère, mais il y contribue selon moi, majoritairement.
  9. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Quelle probabilité qu'un PC comme nous utilisons s'assemble avec son software !? Ça parait totalement improbable... Ce n'est pourtant pas dû au hasard, et si l'on regarde le nombre d'individus qui sont capables de concevoir et construire ce PC, ils sont en nombre dérisoire face à l'ensemble des organismes vivants sur la planète, présents, comme passés. Il ne faut surtout pas oublier les étapes de son émergence, tout n'a pas été aussi abouti qu'aujourd'hui, il y a eu des errements, des stagnations, des oublis, des choses basiques, etc, puis le temps faisant son oeuvre, un jour l'ordinateur tel que nous le connaissons est apparu. De même, le vivant d'aujourd'hui n'a sans doute pas autant à voir qu'avec celui du passé, ni avec ce qui lui a donné vie, alors que nous nous focalisons sur ce qu'il y a de plus abouti, ou qui a laissé des traces qui ressemblent à ce que nous en savons, comme un extraterrestre ne rechercherait que des traces de silicium pour comprendre l'histoire du PC, ce serait bien évidemment une erreur. Nous savons actuellement, qu'il existe de la matière non vivante qui peut s'auto-répliquer, se reproduire, on sait aussi récemment, que les interfaces sont des catalyseurs naturels des processus chimiques, ce que nous ne savions pas il n'y a pas si longtemps, et rien que ça, cela change radicalement notre perspective, notre façon d'appréhender l'émergence du vivant, on passe de l'improbable, au faisable, et gageons qu'on en arrivera, à l'avenir, à ça ne pouvait qu'arriver ! De plus la vie, a sans doute pris plusieurs voies dont une seule persiste aujourd'hui, rien n'est linéaire, mais schématiquement plutôt comme les ramures d'un arbre jusqu'aux racines, le complexe n'est pas arrivé d'emblée, mais par étapes parfois en cul de sac, parfois en fusionnant, par hybridation, parfois par mutation, par échange, tout est permis, pourvu que la descendance soit viable, se reproduise, se réplique à son tour... C'est véritablement la seule condition à la production d'un organisme vivant, c'est qu'il puisse perdurer dans le temps et l'espace, s'opposant au désordre maximal, à la dilution totale. D'ailleurs le cas d'école que constitue les virus est remarquable, puisqu'ils ne sont ni vivants, ni morts ! Rien ne nous empêche d'imaginer quelque chose de plus simple encore, de trouver les " chainons manquants " dans l'évolution du vivant, et pourquoi pas, ailleurs que là où on regarde depuis le début, c'est à dire de s'attendre à ce que le vivant d'hier soit foncièrement différent du vivant d'aujourd'hui, comme la machine à tisser, les premiers automates, la machine de Pascal ou de Babbage, le calculateur universel de Turing, l'Eniac sont foncièrement différents d'un PC depuis le premier en 1964... pourtant sans les autres il n'aurait certainement jamais vu le jours !
  10. Bonjour Seiyar, et je te présente également mes bons voeux pour cette nouvelle année : ) Tu as raison, la philosophie ne se limite pas à une recherche éthique, puisqu'il existe des philosophes spécialisés dans les sciences, la linguistique ou autour des mathématiques, et qui n'ont pas trait à ces notions de bien ou de mal agir. En revanche, en dehors de domaines " techniques ", chaque philosophe en vient tôt ou tard à considérer la vie des hommes, et donc en tant qu'être humain, il ne peut décemment pas s'exclure de la problématique, il est partie prenante des idées qu'il dégage, non qu'elles seraient corrompues/arbitraires, mais qu'elles ne sont pas indépendantes de sa personne. Alors certes, vu l'immensité des questions que l'on peut être amené à se poser, il n'est pas improbable, que notre philosophe se comporte relativement mal dans certaines situations qu'il n'aurait pas pris soin d'analyser/penser au préalable ou même dans l'action, le conduisant à se comporter comme n'importe quel autre individu, et bien pour ma part, ça ressemble à une faute ( professionnelle ), pardonnable tout de même, mais à une erreur à saveur philosophique, et donc à une incohérence, ce qui enjoint doucement au discrédit. Ce serait un peu comme le trader qui se fait flouter lors de la souscription de son contrat de crédit, l'agent immobilier qui se fait avoir lors d'une transaction à titre personnelle, l'électricien du tertiaire qui s'électrise chez lui, un vendeur d'élixir de jouvence tout rabougri ou l'institutrice qui fait des fautes d'orthographes: une hérésie, comme le philosophe humaniste qui " s'oublie " dans sa philosophie ! Le philosophe ne cherche pas la vérité, à proprement parler, il s'appuie dessus pour comprendre, pour expliquer le monde, c'est à dire que ce n'est pas un but en soi, mais avant tout un moyen, pour accéder et triturer le savoir, la connaissance, qui pourra aboutir à une plus grande sagesse/quiétude. Quand on ne sait pas, ou que l'on ne comprend pas, on peut se fourvoyer, c'est compréhensible/acceptable, par contre, lorsque l'on sait, et d'autant plus a fortiori lorsque l'on a bien compris, on ne peut pas y déroger, sinon cela sous-entend qu'il a autre chose de plus profond, de plus important, qui nous échappe, et donc que l'on est dans l'erreur, ce qui veut dire que l'on ne savait pas ou pire que l'on n'avait pas compris finalement, ce qui signifie que la tâche du philosophe est compromise, comme le mathématicien qui démontre un théorème faux, ce ne sont plus des mathématiques dès que l'on repère la faute, si j'écris et maintiens que tout nombre pair est divisible par 3, et puisque c'est faux, ce ne sont donc pas des mathématiques, je ne peux décemment pas prétendre être un mathématicien. Si le philosophe en arrive à l'idée qu'aucun homme n'a moins de valeur qu'un autre, dans le sens où une vie de ne peut pas dépendre de la bonne volonté d'un autre, gratuitement/sans raison, alors il ne pourra pas continuer à posséder des esclaves, par contre, si il considère que certains hommes ont plus de valeurs que d'autres, et que donc certaines vies sont moins précieuses que d'autres tout en refusant que la vie puisse être supprimée ou maintenue par un seul individu, il ne sera pas farouchement contre l'esclavagisme, si maintenant il refuse les souffrances infligées à ces malheureux, il s'en accommodera aisément lorsque l'esclavagisme s'appellera dorénavant travail rémunéré, mais qui en réalité recouvre la même contrainte sous-jacente, il constatera avec amertume qu'il fait lui aussi partie intégrante du paysage, et qu'il ne peut pas s'en extraire, il se consolera éventuellement en regardant sa place dans la société comparativement à d'autres, il pourra donc refuser ce monde moderne d'esclavagisme tout en en étant prisonnier lui-même, tout comme nos animaux de compagnie sont nos esclaves d'aujourd'hui, puisqu'ils n'ont que des maitres... Savoir qu'un comportement est potentiellement nuisible pour notre santé, notre intégrité ou à d'autres entités, mais en même temps, rester sensible à/dépendant de son animalité, aux plaisirs procurés ou à ses besoins impérieux, n'est pas ipso facto contradictoire. Bien sûr qu'il y a un cas de conscience à manger des animaux, à les élever dans l'unique dessein de les manger, d'autant plus si on regarde les conditions d'élevage, mais chaque problème n'est pas toujours soluble dans l'état, néanmoins le mode d'alimentation dépasse largement les seules préoccupations du philosophe, elle se pose à chacun de nous, dans le cas de notre apprenti de la sagesse, cela dépendra des valeurs qu'il place et dans quel ordre il le fait, ensuite, ce qui prime c'est qu'il soit cohérent entre ce qu'il exprime/pense et ce qu'il fait, comme peut l'être un végétarien ou un végétalien. En ce qui concerne la vitesse, on peut reconnaitre avoir un comportement dangereux pour soi et les autres et le faire quand-même parce que les sensations prennent le pas sur la raison, comme dans une soirée trop arrosée, le philosophe n'est pas un saint qui s'ignore, mais une personne en phase avec ses convictions à minima, y compris d'être un animal avec des besoins et des désirs, la vie est un jeu mortel ne l'oublions pas ! ( avec des règles plus ou moins arbitraires, implicites ou explicites ). Ce qu'il faut en priorité, c'est de ne pas être en totale incohérence entre ses pensées et ses actes, l'épicurisme n'interdisait pas les plaisirs, ne prônait pas plus l'exubérance, uniquement de prendre plaisir simplement. Être philosophe, même amateur, pour ne pas dire non professionnel arrivé à un certain stade, est une lourde tâche, je suis conscient des difficultés et des efforts à fournir face à l'ampleur du travail, mais c'est le tribut à payer pour s'octroyer ce titre, cette qualité ! Comme le mathématicien ne peut souffrir de faire des démonstrations farfelues ou fausses, il se doit d'être irréprochable, sinon il faillit à sa fonction/essence, mais tendre vers cet objectif et y arriver concrètement sont deux choses distinctes en général, ce qui est particulièrement remarquable c'est l'effort et la motivation ou constance à y oeuvrer !
  11. C'est prendre l'effet pour la cause. L'enfant croit au père-noël facilement parce qu'il croit tout court, cette croyance se fixe sur un objet, par l'incitation d'autres hommes, comme avec la religion, la superstition, l'exotérisme, le supranaturel, etc... L'envie précède la découverte de l'objet du désir, tout comme la faim précède la découverte des aliments, ou d'un met particulier. Je ne dis pas que la religion est innée, mais d'une part je parle plus préférentiellement de la croyance en toute sorte de chose, et de plus, j'ai dit que c'était un moyen, une voie psychologique trouvée par notre cerveau pour faire face à l'adversité intérieure, que lui procure la peur de souffrir ou de mourir, c'est un processus qui nait spontanément en chacun de nous, un phénomène d'auto-défense qui apparait pour supporter consciemment nos peurs, tout comme la logique apparait spontanément pour comprendre la régularité/reproductibilité du monde, ce n'est donc pas rigoureusement inné, ni dédié à la religiosité. J'ai bien précisé qu'il s'agit du fait de croire, qui peut prendre mille et un visages, la religion n'est pas la dépositaire de cette croyance, même si elle la fige souvent. Je crois que l'anxiété que chacun peut ressentir, n'a pas à être montrée, puisqu'il suffit de regarder en nous, notre passé, notre histoire pour s'en convaincre. Au même titre que la peur, la joie, la douleur, l'amour, dont nous sommes tous porteurs. Mais je ne considère absolument pas les athées comme des non croyants ! Ils croient en d'autres choses, qui n'a pas trait directement ou indirectement à la religion, mais l'acte de croire est bien présent également. Il est infiniment plus facile de se réfugier derrière des croyances que de vivre et endurer la triste réalité telle quelle: sauvage, violente, impitoyable, amorale, inintentionnelle, absurde, douloureuse, etc... Sans doute confonds-tu croyance avec foi ? Pour ma part la croyance a une résonance large ( croire dans les vertus techno-scientifiques, croire en la bonté humaine... ) , alors que la foi est plutôt réservée à la religion. Tout simplement parce qu'il y a mésinterprétation de ce que j'essaie de faire passer. L'envie de croire est à prendre au pied de la lettre, la cause première engendrée pour lutter contre des forces psychiques négatives, ensuite cela excrète toutes sortes de produits dérivés, dont la religion ou le père-noël ne sont que des applications particulières à forte notoriété. Mais je me doute très bien que face à un véritable croyant religieux, cette vision n'a aucune chance de succès, car elle interfère vivement avec les préceptes associés, ce serait un peu comme vouloir expliquer l'amour par des réactions chimiques ou des excitations électriques du ciboulot, peu convaincantes pour l'amoureux, investi par une force transcendante/magique/surhumaine de son point de vue euphorique. J'ai déjà répondu à cette question, le mimétisme ne fait que favorisé une voie, plus qu'une autre, mais le phénomène essentiel précède l'effet observé. Je parle bien d'émotion, non de la douleur effectivement ressentie, en parlant de peur de souffrir ou de mourir, à l'instar de réaction allergique qui n'a de conséquence qu'à le deuxième confrontation, une fois la douleur ( émotionnelle, psychique ou physique ) connue une première fois consciemment, la protection psychologique de la peur suscitée/anticipée déclenche la recherche d'un palliatif, d'un échappatoire, d'une solution, qui finit bien souvent soit dans une croyance, soit dans un hédonisme plus ou moins débridé, soit dans un malêtre plus ou moins prononcé, la première étant de loin la plus répandue, la seconde en voie d'expansion, et la troisième une tendance nouvelle. deja-utilise, le 31 décembre 2015 - 14:06, dit : Il faut trouver la méthode qui garantisse le maximum d'impartialité, avec un coût supportable par la société, une vraie gageur ! Si l'Homme étaient par nature honnête, nous n'aurions pas besoin de tous ces artifices, mais comme il ne l'est pas, il pervertit/corrompt pratiquement tout ce qu'il touche, ce qu'il fait, y compris son système de justice censé palier à ses écarts ! Comment vivre avec un organisme infecté jusqu'à la moelle ou idéologiquement l'aseptiser ? Cela me parait relativement utopique, mais rien n'empêche d'y tendre au mieux, ce que l'humanité fait déjà en fin de comptes, maladroitement. Dans le mesure où nous ne sommes pas exempts de travers, ni de mauvaises intentions, ni d'un égoïsme plus ou moins débordant, nous n'arrivons pas à faire les choses convenablement, où que se situe notre action, au sein de notre foyer, au travail, à l'asso. du coin, dans le sport, à une place politique ou décisionnelle ou même sur ce forum, nous défendons bien souvent nos intérêts, identifiés/reconnus ou non par notre raison, et nous trouverons le chemin d'y parvenir, nous sommes poussés/guidés par des buts et objectifs, qui nous enjoignent à nous comporter de façon à les satisfaire, et non d'être affublé d'un fonctionnement irréprochable qui serait ponctuellement défaillant. Et comme chacun agit dans ce registre, il advient ce que nous connaissons, un monde terrestre débile, d'un grand crétinisme, dirigé par des humains pourvoyeur de ces défauts... Est-ce plus clair ?
  12. Il est légitime de réagir ainsi, de but en blanc, sauf qu'il nous faut aller plus loin dans l'analyse, pour comprendre mon raccourci. Pour ma part, il est manifeste que le petit d'homme a une propension naturelle à croire, la religion ne fait donc que fixer cette croyance sur un objet. On peut s'en convaincre facilement sous nos latitudes avec le cas emblématique du père-noël, quand bien même des impossibilités techniques/mécaniques/physiques viennent contredire son existence, l'enfant y croit dur comme fer, tout simplement parce qu'il a envie d'y croire, et tout ce qui peut contrecarrer cette croyance est évincé, jusqu'au jour où.... Néanmoins, cet élan de croyance ne se tarit pas pour autant, ce n'est que l'objet qui perd son rôle, qui est déchu, pas le phénomène sous-jacent. Ces croyances deviennent prépondérantes au moment même où l'enfant prend conscience qu'il peut souffrir, quel qu'en soit le vecteur, auparavant il est particulièrement pragmatique, s'étonnant de certains faits ou évènements, autrement dit le bébé se comporte volontiers comme un petit scientifique, alors qu'un jeune enfant bascule dans la croyance, subterfuge psychologique pour échapper à l'angoisse/anxiété, ce ne sera que bien plus tard, que l'individu pourra trouver les ressources suffisantes pour se départir de ce pouvoir falsificateur, avec plus ou moins de succès, où bien souvent un reliquat demeurera à son insu, mais l'écrasante majorité des personnes préfèreront continuer sur cette voie, car elle leur apporte réconfort, et elle a un effet anxiolytique puissant. Dans ce fonctionnement naturel de notre espèce, les individus se tournent sciemment vers la religion, à défaut d'un autre objet de croyance. La violence est une chose, la hiérarchie en est une autre. Comme dit avant, tout le monde ne désire pas ardemment avoir le pouvoir, même si il fait envie, qu'il est séduisant, la plupart des gens laisseront faire quelqu'un qui le veut plus que les autres, dans la mesure où cela ne les prive pas de toutes libertés d'agir, qu'ils arrivent à tirer leur épingle du jeu, quelque soit effectivement les contraintes qui pèsent sur eux. De plus, il existe aussi un effet " laxiste " à être gouverné, comme cette petite expérience le montre, si l'on plonge une grenouille dans une casserole d'eau bouillante, elle essaiera de s'échapper, de sortir de l'eau, alors que si on la plonge dans une eau froide au départ, puis que l'on porte à ébullition, elle ne se débattra pas, c'est à dire que venir progressivement à priver de plus en plus les gens est bien plus facile et efficient que d'imposer d'emblée toutes sortes de restrictions agressives. Il ne faudrait pas croire que ce que nous subissons, nous l'ayons choisi par la raison, mais que par la force des choses, ceci constitue notre environnement immédiat, où nous tâchons de vivre, ce faisant, la hiérarchisation semble t-il naturelle des individus dans les sociétés animales, la violence inhérente à la vie plus ou moins bien réprimée, ainsi que notre laisser-faire tant que nous pouvons survivre sans heurt, conduisent à ce que nous connaissons de l'organisation des sociétés humaines. Cette hiérarchie se retrouvera sous la déclinaison de la justice, par exemple. La légitimité peut recouvrir plusieurs sens, celui " naturel " ( dans l'ordre des choses ) comme celui égoïste ou légal. Avec ou sans sacralité, le pouvoir existerait ( le sacré permet d'exhiber le pouvoir, il ne le crée pas ! Le pouvoir existe indépendamment de la sacralité ), et serait utilisé abusivement par ses détenteurs, comme cela a pratiquement toujours été le cas, que le pouvoir soit juste ou injuste n'empêche en rien la vie de s'exprimer, elle cherchera à s'adapter, jusqu'au moment où elle n'aura plus d'autre choix que de se retourner contre la contrainte, tel l'animal prit au piège, qui tentera l'attaque puisque l'éviction ou l'évitement ne seront plus possibles, à condition de pouvoir ressentir avec intensité cette contrainte. Nous le faisons déjà par habitude de vie en communauté, nous savons qu'il y a des règles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ne change pas l'idée qu'il faut faire avec des contraintes. Nous sommes donc déjà soumis d'une manière ou d'une autre, ce dont nous discutons, c'est de savoir, si nous pouvons les rendre plus justes, et donc les accepter par la raison et non par l'usage ? Je pense sincèrement que non, néanmoins nous pouvons minimiser ses effets, jusqu'à un point tolérable, même pour notre entendement, une certaine imprécision est inévitable. La seule et unique façon théorique d'échapper à cette subjectivité, serait de vivre hors du groupe, en solitaire, en ermite, mais qui le veut réellement ? Oui, dans une certaine mesure, à condition de prendre des précautions, d'avoir des moyens qui se contrarient suffisamment pour que les dérives soient contenues, or notre système de fonctionnement ne dispose pas assez de ces procédés opposables ou antagonistes, ce qui conduit certains/certaines à profiter ou abuser quasi impunément de son fonctionnement, quand ils ne le pervertissent pas involontairement, le cumul d'actions individuelles se renforcent mutuellement jusqu'à créer un effet non désiré par un seul individu, comme ce peut être le cas en économie, personne ne dirige le monstre économique, et pourtant chacun y contribue à sa hauteur. Il faut trouver la méthode qui garantisse le maximum d'impartialité, avec un coût supportable par la société, une vraie gageur ! Si l'Homme étaient par nature honnête, nous n'aurions pas besoin de tous ces artifices, mais comme il ne l'est pas, il pervertit/corrompt pratiquement tout ce qu'il touche, ce qu'il fait, y compris son système de justice censé palier à ses écarts ! Comment vivre avec un organisme infecté jusqu'à la moelle ou idéologiquement l'aseptiser ? Cela me parait relativement utopique, mais rien n'empêche d'y tendre au mieux, ce que l'humanité fait déjà en fin de comptes, maladroitement.
  13. Je me demande si ces transformations sont réelles ou simplement un mirage collectif, c'est à dire une façade exhibée, alors qu'à l'abri des regards les personnes en leur for intérieur n'en pensent pas moins qu'avant, au même titre que notre démocratie n'en a que l'apparence, mais qu'au fond elle fonctionnement bien différemment de ce qui est affiché/prétendu. Et que des indices indirects nous permettent d'identifier ces faux-semblants, comme le maintien des différences de salaires homme-femme, le recrutement plus difficile pour les personnes avec un nom à consonance arabe auprès d'un employeur ( un test a été fait au détriment d'une grande entreprise à CVs strictement identiques, seul le nom de famille a été modifié, la réussite est dix fois plus faible d'obtenir un RdV ), le mariage entre homosexuels, ou la montée de l'extrême droite... Je crois qu'il y a une certaine tolérance publique à ces réactions ancestrales, mais qu'au fond, les choses n'ont pas vraiment évolué, comme dans n'importe quelle relation humaine, il y a le discours d'apparat et puis en privé, ce que pense la personne, ne rejoignant pas nécessairement son discours public, qui est plus de l'ordre du mimétisme, de la bienséance, du bien paraitre, que d'assumer ces idées personnelles. Ce qui n'exclut pas que certaines personnes se battent, militent pour faire bouger les choses dans ce sens, et qu'elles sont en accord entre leurs pensées et leurs actions, ce qui n'est à mon sens pas une majorité, et d'autre part ceux qui défendent une cause ne sont peut-être pas ceux qui en défendent une autre, ce qui fait que globalement les progressions ne sont pas si nettes que ça, des études ont montré par exemple le découplage entre se défendre du racisme et celui du sexisme. Ce n'est pas parce que la France, autre exemple, se situe dans les deux premières places mondiales en mathématique, que la population en générale est forte en cette matière, bien au contraire, nous sommes dans les plus faibles en Europe ! Il nous faut nous méfier de tirer des conclusions hâtives, sur des inclusions trompeuses. Mais je comprends que tu désires qu'il en soit ainsi, je le veux aussi cet élan de fraternité, mais qu'il soit sincère, et non superficiel ou fractal ( non entier ) ! La violence, ou les émotions, peuvent recouvrir plusieurs manières de s'exprimer, se manifester sous des formes différentes, qui en cas de besoin peuvent à nouveau servir les mêmes causes, et donc produire les mêmes effets. Que la violence ou l'addiction émotionnelle, soit canalisée dans le sport, les jeux vidéo/d'argent, dans le sexe, ou la consommation d'alcool, d'assouvir une passion, n'est qu'une façon de permettre sa décharge, sa satiété, non de la supprimer, la réprimer. Ce qui fait qu'elle peut jaillir aussi subitement que brutalement dans un autre contexte, au grand dam des spectateurs ou des victimes. Nos enfants sont certes éduqués, ici ou ailleurs, mais peut-on vraiment juguler ces émotions par un apprentissage, par une technique, quand bien même les adultes font montre de leur incapacité à l'appliquer ? N'est-ce pas envoyer un message ambivalent, ou au contraire assez claire pour l'inconscient, de masquer ces émotions négatives autant que faire se peut et de les laisser exploser parfois au-delà d'un seuil, défini en fonction du milieu de vie de l'enfant. Comme dit à DroitDeRéponse sur un autre sujet, notre seule chance de salut, il me semble, et de développer la sensibilité des enfants, cet apport viendrait d'eux et non d'une source extérieur que l'on peut abroger, surseoir ou bafouer comme des règles éducatives, ou des expériences antérieures limitatives. Un enfant sensible est infiniment plus réceptif au monde extérieur et aux autres, que n'importe quel enfant formaté par quelque instance que ce soit, le fils du financier qui deviendra à son tour homme d'affaires, aura subi une éducation, sans doute assez rigoureuse, il fera quand même preuve d'une grande violence dans son travail, par les conséquences qu'auront sur les autres ses décisions/actions, avec sang-froid ou rage, ne changera pas le destin des individus impliqués, de même pour l'homme politique, l'industriel... autant d'instruits/éduqués qui ravagent le monde, les habitants et leurs environnements. Ce qui est bien avec la sensibilisation, c'est qu'il n'est nul besoin d'être un spécialiste, ou d'avoir un bagage conséquent, simplement d'en être soi-même pourvu, pour la transmettre ! C'est à dire, non point de s'habituer ou tolérer un élément étranger, que de transmettre ou propager un remède naturel au rejet.
  14. Dans le mesure où elle est inscrite en chacun de nous, depuis la nuit des temps, il faut croire qu'elle ne nous a pas empêché de prospérer, qu'elle soit réciproque ou pas. Je crois que la misanthropie s'apparente plus volontiers à du dégoût en général, qu'à une véritable haine alimentée par de la colère, ce qui fait que l'on peut la combattre dans une certaine mesure, soit inconsciemment, par un pôle philanthropique plus prononcé, soit par la raison, ou encore l'évitement des situations révulsives. Je te rejoins sur la dissociation des " haines ", comme cela peut aussi être nécessaire de faire le tri entre racisme est acte isolé par une personne d'ethnie étrangère, de terroristes et de musulmans islamiques, l'imbécilité humaine même si elle est très répandue, et que je n'en suis moi-même pas indemne, ne doit pas nous conduire à l'extrêmisation, à la stigmatisation, ne serait-ce que parce qu'il y a parfois de bonnes âmes volontaires, qui cherchent à refuser de poursuivre le mouvement, de faire le mouton, à rompre avec l'habitude gangreneuse/épidémique. Pas mieux. Je comprends mieux, néanmoins je me demande si l'homme est vraiment capable d'une telle prouesse, de maitriser intelligemment ses ardeurs colériques, je préfère donc, la tempérance stoïcienne, ce qui ne laisse pas entendre un laxisme inaltérable, mais bien une régulation des fortes émotions par une bonne gestion des causes productrices identifiées, en amont, ainsi que la vision que j'ai des choses que je tente de relativiser, ce qui est corrélativement apaisant, en somme plutôt que de m'en servir, je m'exerce à l'éviter. Quand les émotions sont trop fortes, ou les sentiments, les ressentis, la pensée se trouble, ce qui dégrade la possibilité de faire des choix judicieux, mieux vaut selon moi, garder la tête la plus froide possible, afin de bénéficier de toutes ses capacités, même si des moments de détente/relâchement ne sont pas à proscrire/exclure.
  15. Très bonnes questions, Pourquoi un individu est plus touché par une sculpture ou tel tableau ? Pourquoi des personnes sont plus enclines à s'adonner au sport, à la méditation, à la lecture ou à s'amuser continuellement ? C'est, il me semble, une question de sensibilité, soit innée, soit acquise, amplifiée ou atrophiée par les expériences ou l'éducation. Si cette sensibilité est en l'occurrence exacerbée, il devient bien plus difficile de l'ignorer, d'en faire fi, au même titre qu'une douleur physique comme une sciatique ne peut pas se faire oublier, tant que la source est présente, quelque soit ce qui peut se présenter à coté pour détourner la conscience. C'est entre autre un problème de relativisme, les plus philanthropes trouveront une activité qui leur apportera une valeur supérieure positive à celle négative orchestrée par l'idiotie, cette énergie psychique leur permettra de passer à autre chose, car poussés par d'autres envies/pulsions/besoins, alors que le misanthrope restera plus focalisé dessus, ne pouvons pas faire abstraction de la sottise constatée, car elle aura sur lui, une intensité plus grande, plus prégnante, le condamnant à l'avoir à l'esprit, ou étant ravivée quotidiennement par les faits vécus personnellement ou ceux rapportés. Non pas qu'il serait plus intelligent, mais plus à l'écoute/susceptible/impressionnable et perturbé par les mêmes actes que d'autres, cela laisse également présager un goût plus développé du sens moral sans doute, disons moins volage/conciliant qu'autrui. L'effet pervers du misanthrope comme l'a dit également Tison, c'est que plus on y songe, plus le phénomène prend de l'ampleur, plus l'attention se fixe sur des évènements confirmant l'ineptie, il faut aussi savoir couper court à cet emballement, sans tomber dans le travers opposé, de devenir insensible, inattentif, anti-antisympathique, autrement dit aveugle. Je ne sais pas si elle était bonne ou mauvaise, mais certainement adaptée, et justifiée, en ces temps là, aujourd'hui, des exemples m'ont permis, avec mon attention, de revoir mes positions totalitaires, et de les adoucir, puisqu'il existe manifestement des personnes différentes, ou aussi plus pragmatiquement, d'avoir des enfants à charge permet également de s'ouvrir par un autre aspect au même monde, à savoir qu'il y a des êtres humains qui méritent tout notre amour sans condition... ce qui à n'en pas douter ouvre de nouvelles perspectives, même si je reste assez dubitatif quant à l'étendu des possibilités. Toutefois, entre rien du tout et un petit peu, je suis conscient que c'est infiniment plus !
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    Un Univers Probabiliste

    Il est probabiliste à cause de la MQ, mais comme je soutiens l'idée, que ce n'est qu'un problème d'information sur le système, et de sa prise de mesure, la réalité n'est pas intrinsèquement probabiliste, ce n'est que l'état de notre ignorance, ou de nos imprécisions. Tout effet est dû à une cause, si le monde est parfaitement causal, alors l'univers est irrémédiablement déterministe, la seule chose faillible dans l'équation, étant nos capacités d'investigation ! On peut aussi ne pas omettre que nous sommes constitués nous aussi d'un bout de l'univers, que nous sommes soumis aux mêmes lois, aux mêmes principes, dès lors, il serait plutôt étonnant que nous ne pouvions pas comprendre ce qui est nous même, comment nous fonctionnons. La seule chose dont nous avions vraiment besoin, en tant qu'êtres intelligents, c'est que le monde soi suffisamment stable, régulier, reproductible pour qu'il soit compréhensible, sinon les vies auraient été bien plus éphémères, et dans ces conditions, il n'est pas certain qu'un état de conscience aurait pu émergé, dans un environnement sans loi, ni même la vie d'ailleurs... C'est donc par cette régularité, que la vie a pu apparaitre, puis l'intelligence, puis la conscience du monde, la conscience qui se regarde elle-même, elle qui est issue directement de cette permanence, elle est donc rigoureusement adaptée à sa raison d'être, se comprendre ! L'information elle même n'est rien, sans un esprit pour la décoder, et donc toute la subtilité repose sur cet esprit conscient, non sur le véhicule informationnel. La mathématique n'est pas, n'est plus la réalité, ce n'est qu'une fiction, une abstraction, un jonglage d'idées, du moins celles que l'on a retenu, dans ces conditions, les limitations de la logique ainsi épurée ne sont pas une preuve tangible que ce soit le cas dans le monde physique, qui lui reste soumis à d'incommensurables contraintes réelles. Il existe un sac plastique qui contient tous les sacs qui ne sont pas estampillés comme tel, est-ce que ce sac se contient lui-même ? Dans la mesure où il y a physiquement une frontière matérielle entre l'intérieur et l'extérieur, qu'il y a donc une surface interne et externe, le sac ne peut en aucun cas se contenir lui-même, alors que ce même problème avec des ensembles devient paradoxal, comme quoi ce qui est vrai pour l'un ne l'est pas nécessairement pour l'autre. Les mathématiciens sont des poètes virtuoses de l'imaginaire logique, alors que le physicien compose avec la dure réalité. Les infinis n'ont aucune réalité concrète, c'est une lubie de l'esprit, un procédé idéel, mais en aucun cas, des grains sables, des cailloux ou des atomes sont incalculables, ni même la longueur de la côte bretonne pourvu que l'on ait un mètre étalonné, car une mesure physique est toujours en rapport à une unité de référence. La science s'est égarée au début du siècle dernier, avec la relativité restreinte et la MQ, il n'est pas surprenant, que l'on entende tout et n'importe quoi, quand on reste appuyé dessus, le monde n'est pas aléatoire, c'est notre cognition qui se fourvoie et nos moyens d'investigation inadaptés !
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    Un Univers Probabiliste

    Si le temps est semblable à la température, que la température est la représentation moyenne de l'agitation moléculaire/atomiques, nous mesurons donc des mouvements, ce que je disais initialement. Néanmoins, il serait dangereux de comparer directement température et temps, d'une part l'un procède de l'autre, et d'autre part une forte température ne s'apparente pas un temps grand, mais seulement à une durée, c'est à dire à une variation du temps, et pas une mesure d'une grandeur instantanément. Ce qui fait que nous percevons l'orientation du temps, est essentiellement tiré du caractère irréversible des évènements, du moins spontanément, alors que l'écoulement du temps, lui, est fonction directe du mouvement, que ce soit extérieur ou intérieur à notre corps.
  18. 2- Je rappelle utilement que la vie elle-même est une lutte, et donc intimement violente, ce qui signifie que le royaume de la vérité ou de la justice ne se fera pas sans apport de violence, tant que la vie perdurera, car personne ne peut faire preuve d'une parfaite abnégation chaque instant de sa vie, et encore moins l'ensemble des humains en interaction. Ce qui me fait dire que cela ressemble plus, à une idéologie qu'à une réalité, mieux vaut donc apprendre à vivre ou à se protéger de tels débordements/exubérances de vie, que de croire que l'on peut la canaliser ou la maitriser, selon la seule raison. La seule chose que l'on puisse réellement opposer à la violence est encore de développer la sensibilité des individus. 1- Ce n'est pas parce qu'une poignée ou même une fraction non négligeable a fini par aimer le dictateur/tortionnaire que celui-ci est issu d'un choix volontaire, d'une orientation sciemment prise, comme c'est la cas en général en religion, surtout lorsque l'âge adulte advient. C'est un biais psychologique connu, dans les prises d'otages, que certaines personnes finissent par ressentir des sentiments positifs envers leurs ravisseurs, ce n'est donc pas une preuve d'un réel amour voulu, mais qu'un sentiment s'est subrepticement immiscé à son insu, ce n'est donc pas un acte de foi comme on peut s'y attendre en religion, où la foi précède l'adhésion à la religion, et non la religion qui force à acquérir la foi, à l'instar du tyran.
  19. 1- En restant à la surface des choses, oui le pouvoir même totalitaire s'apparente à une religion, mais une fois passé ce cap, nous pouvons voir, qu'une différence profonde les sépare, en effet, dans une société dirigé par un dictateur, les individus sont forcés d'y adhérer, ce qui n'est pas le cas dans la religion traditionnelle, où l'acte de s'adonner à elle, est volontaire, non imposé directement ou indirectement, surtout à l'heure actuel. 2- En fait, c'est un autre phénomène qui a conduit à ce que ce soit le pouvoir qui s'empare de la justice, car pour éviter la loi du Talion ou la vengeance, qui ne font que conduire à toujours plus de violence, il a fallu instauré une tiers partie pour juger des faits, et de rendre justice, selon des lois, règles et sanctions connues au préalables, la société devient un jeu avec un règlement et des punitions, et sauf erreur de ma part, le pouvoir judiciaire n'est pas du ressort du chef d'état, puisqu'il me semble que les pouvoirs ont justement été séparés, au nombre de trois je crois, non ?
  20. 1-Qu'entends tu par là ? À quoi renvoie la religiosité chez toi ? 2-C'est à dire ?
  21. Tu connais le french-paradox ? Et bien c'est précisément l'inverse, on a tout pour être heureux, et la plupart des gens se disent malheureux, en France ! Hormis pathologie lourde, comme dit avant inhérente à notre espèce, il n'est pas besoin de mépriser tout le monde, mais juste d'en être dégoûté d'une bonne fraction, ce qui n'empêche pas de respecter autrui, la vie en général, on peut donc être fâché contre le genre humain, sans le mépriser ou le haïr, mais plutôt rejeter certaines attitudes, comportements, qui se retrouvent en chacun de nous, toutefois, on pourra mesurer les efforts faits pour sortir de cette mélasse, ce qui sera un bon indicateur de ceux plus aimables que d'autres, et être dans l'expectative d'un changement même très lointain, ne serait-ce que pour nos enfants...
  22. Je ne pense pas que cela induit un amour plus grand, mais simplement, une atteinte plus grande en lui de la bêtise humaine, une plus grande sensibilité aux actes douteux, et donc plus d'attention, et d'attardement sur les faits qu'il leur reproche. On pourrait penser également que les autres individus voient aussi ce que le misanthrope voit, mais chez les premiers il y aurait des sources compensatrices, ou de détournements, leur permettant de passer à autre chose, d'occulter ou d'occuper leur esprit ailleurs, voire de finir dans le déni, ce qui ne serait pas le cas chez le second. Ce misanthrope " du renoncement ", ne pourrait-il pas être intimement blessé par les autres durant toute son existence, conditionné à l'aversion, dès lors, pourquoi serait-il faible, lâche ou confus ? Pendant un temps, je me suis cru de ce type, et je ne crois pas avoir été en confusion ou enclin à la lâcheté ! En revanche je te rejoins sur l'indolence produite pour redorer le blason de la race humaine, et donc une certaine forme d'ataraxie léthargique, qui pourrait se résumé par un " à quoi bon ? " Heureusement, comme l'a dit Tison, qu'il existe quelques exceptions à cette déchéance sapiens...
  23. Rien n'étant parfait, ou pire, rien ne pouvant indéfiniment satisfaire l'humain, il trouvera toujours à redire au système dans lequel il s'insère, et donc ( à chercher ) à le modifier, mais cette étape pouvant être très lourde en temps, en énergie ou en compétence, le plus simple/aisé, est de le faire évoluer par petites étapes, par approches successives. À la rigueur, le comment il apprend ou d'où il part sont de seconde importance, seule la tendance à " l'amélioration " suivant ses critères de l'instant est pertinente, et lorsque cette méthode ancestrale faillit, l'homme se trouve en crise, ce n'est que dans sa phase disons d'apprentissage que le mimétisme a la primauté, car elle l'occupe beaucoup dans un premier temps, néanmoins, même de jeunes enfants finissent par attendre autre chose, d'avoir envie de dépasser leur condition, ce mouvement d'amélioration, ce concept finit par creuser son lit dans la tête du petit d'homme, au fur et à mesure de ses découvertes, apprentissages ou imitations. Les ingrédients que sont l'ennui et la curiosité nous poussent à aller toujours plus loin, au changement. Je n'associe pas le religieux au pouvoir nécessairement, je dis qu'il n'est pas à exclure que celui-ci agisse encore derrière les apparences contraire, ou tout autre forme succédanée. Sachant que plus de 85% de la population mondiale est croyante, il serait assez illusoire de penser que le religieux n'a pas une place de choix, y compris dans les hautes sphères de la gouvernance ou du pouvoir, même si ce n'est pas ce qui est mis en avant dans un pays, comme le nôtre, où les pouvoirs ont été séparés depuis plusieurs siècles. Le folklore cérémonial, tout comme la partie vestimentaire, n'est là que pour bien démarquer du reste de la masse ce que cela représente, car ce ne sont pas des évènements banals, reproductibles quotidiennement, il faut donc le montrer et impressionner les esprits, tout comme une marque de luxe fera tout pour marquer les esprits également et bien distinguer la classe du produit par rapport aux autres bas de gamme, c'est un positionnement relatif et ostentatoire dans les deux cas. Comment le pouvoir pourrait émerger en dehors d'un tissu social ? Il nait spontanément dans un groupe, même constitué de jeunes enfants, la sociologie l'ayant montré clairement, il me semble. L'amour, l'amitié, l'ascendance ne peuvent apparaitre que dans l'altérité, un individu unique/isolé n'éprouvera pas de telles tensions.
  24. Quoi qu'il en soit, bon courage à toi !

  25. Pour être honnête, il faut que je reconnaisse que ce que sont les autres, est aussi en moi, les mêmes forces agissent intérieurement, je suis victime des mêmes travers, les erreurs parsèment ma vie également, la seule véritable distinction, je crois, se trouve dans l'effort constant de palier ou contrecarrer ces phénomènes. Ce qui me laisse penser que ce qui fait un philosophe, n'est pas tant les éventuels résultats auxquels il serait parvenu, mais l'acharnement avec lequel il a cherché à éviter de reproduire les mêmes errements, les mêmes fourvoiements, ou au contraire à persister dans le mouvement d'amélioration permanente, le souci premier ne serait donc pas d'atteindre la sagesse, ni même d'y tendre véritablement, mais plutôt de persévérer dans l'idée de sa conquête, ce qui veut dire, que même le philosophe réputé, connu, populaire n'est pas nécessairement digne du titre de sage, et qu'il vaut sans doute mieux se concentrer sur ce qu'il représente que sur ce qu'il est, un homme comme les autres qui s'échine à vivre autrement, l'idée qu'il dégage est plus importante que lui-même, il doit donc nous montrer que tel est bien le cas de sa philosophie, de son ouvrage, de son oeuvre, de sa vie...
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