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deja-utilise

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  1. Éventuellement, mais par quoi remplaces-tu les explications sur les indices paléontologiques, alors ? Et que dire des biologistes qui fabriquent de toutes pièces de nouvelles espèces de mouches, de souris, etc... à partir d'une espèce " mère " ? Es-tu d'accord sur les datations de ces fossiles et les méthodes employées ? Ne vois-tu aucune filiation entre nous et les autres singes par exemple, ou toute la classification du vivant ? Le fait que tous les être vivants soient constitués d'ADN ou d'ARN, que ce matériel soit assez sensible à son environnement, et que certaines cellules sexuelles pour les animaux à reproduction sexuée puissent contenir quelques erreurs par ci par là sur ces acides complexes, conduisent à terme à des " erreurs " de développement, qui au fil du temps, transforment les espèces originelles, tu peux l'entendre ? Tu crois que les espèces sont récentes dans l'Histoire et/ou qu'elles n'évoluent tout simplement pas ? Tu es aussi libre de me dire comment tu vois les choses, sans passer par la case réponse aux questions, si elles ne t'inspirent pas !
  2. Ceci est du même acabit que de voir le verre à moitié plein ( => toi ) ou à moitié vide ( => moi ), et pourtant avec les mêmes éléments en poche, nous conduisant alors à nous positionner différemment face à la vie. Malgré tout, je te rejoins sur l'idée de vivre l'instant présent, non dans le sens du carpe diem mais bien dans celui de ne pas être dans l'attente de jours meilleurs ou dans la nostalgie d'un passé enterré, ce qui ne correspond pas nécessairement à une approche optimiste, mais bien plutôt à vivre ses actions, c'est à dire vivre sa vie de manière optimale, si je puis dire...
  3. Remarque bien, sans tomber dans la cliché lourd-dingue, que vous êtes des femmes, et que chez la gent féminine, cela me parait assez naturel, dans la mesure où les relations humaines sont prépondérantes pour la majorité des femmes. On pourrait presque caricaturer, en disant que le QE serait une composante féminine, quand le QI serait plutôt masculin ( outil conçu par des hommes !? ), et je suis convaincu qu'il n'y a pas de honte, bien au contraire pour les hommes, de faire preuve d'un peu plus de féminité, tout du moins sur la gestion de leurs émotions. Car il semble que le QI ne soit pas spécialement modelable ou évolutif, alors que le QE peut évoluer avec l'expérience.
  4. Bonsoir Claire, je pense que ça commence à rentrer dans une dimension publique, donnant l'impression que ce concept est récent, mais bien que les années 90 ne soient pas si loin non plus, car lorsque l'on voit que la " théorie " de l'évolution ( l'origine des espèces ) bien plus médiatique/populaire n'est pas encore une chose acquise après plus de 150 ans d'existence, une vingtaine d'années parait peu ! Je comprends ce que tu dis, je ne l'exclus pas, c'est tout à fait réaliste, pour peu que le bonheur ne dépende que de notre clairvoyance dans nos émotions, donc pour certaines personnes en particulier sans doute, mais il me semble bien aussi que cette approche n'épuise pas la question, et qui était la " critique " de ma remarque précédente, j'avais récemment, en complément, redonner à Zeugma, l'approche économiste ( qui n'a pas trait exclusif à l'argent, mais surtout comme avantage/gain et inconvénient/perte: lire un peu plus bas dans le lien ) du Bonheur par exemple: Sinon, il y avait ce topic dédié, qui n'avait pas reçu beaucoup de réponses à cette époque:
  5. Sensibilité quand tu nous tient ! L'épicurisme ou encore le kunisme ( cynisme exacerbé ) et les cyrénaiques ( hédonisme ) ! Excellent ! Je me demande si ce n'était pas les pythagoriciens qui devaient mendier pour survivre, après avoir abandonnés toutes leurs richesse à la confrérie !? Il m'arrive/est arrivé parfois aussi de tenter des expériences de ce genre sur mon apparence ou mes attitudes, pour étudier/subir les réactions des autres, soit pour m'endurcir ( par le passé ), soit pour voir comment autrui réagit spontanément ( en ce moment sur la pilosité plus sel que poivre de mon bouc, et un peu avant des gros stickers de fleurs sur ma voiture ). Ah mais c'est exactement ce dont j'ai discuté longuement avec Jedino entre autres il me semble bien, sur le topic: la déontologie du philosophe Résumé par la devise: Faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait !
  6. Bonjour Yokkie, Je comprends, cela se tient logiquement, et d'ailleurs tu parles toi-même de raisonnement, sauf que les émotions n'ont rien de rationnel ni dans l'émergence, ni dans leur usage, ni même dans leur gestion ! Par exemple: J'éduque ma fille chérie, je dois faire face à une situation insoluble, lorsque sa " volonté de puissance " de son ego m'oblige à rectifier ses errances ou son envie de suprématie affective à mon égard, je dois limiter cette escalade pour son propre bien paradoxalement, je ne peux pas cautionner cette exclusivité, ni le tout-laisser-faire, j'ai un devoir moral, citoyen et paternel à brider ses ardeurs, car un jour elle sera elle aussi confrontée aux autres de plein fouet, et il ne seront pas aussi magnanime et/ou aimant que moi, dit autrement, parce que je l'aime je dois aussi la faire souffrir pour son bien futur ! C'est donc un tiraillement, que mon esprit soit clair ou pas, n'y change rien ! ( nombre de personnes le savent instinctivement ou machinalement par reproduction éducative, mais lorsqu'on en a pleine conscience, c'est bien plus difficile à gérer ou à encaisser )
  7. Possiblement, ou de naïveté ou d'insouciance ! Comme lorsque l'on est ado, et que l'on pense encore que tout est possible, que l'on se croit des Dieux en puissance, ah, quelle belle époque... révolue ! À moins que quelque chose nous y fasse replonger ou régresser, comme une alchimie inattendue salvatrice.
  8. Il ne me semble pas que ce soit systématiquement un problème de confiance en soi, mais de savoir d'avance que c'est peine perdue, comme lorsque l'on connait déjà la fin du film, le dénouement, il n'y a pas grande chose à espérer et donc conséquemment de lutte à engager, sans oublier que de " se battre " n'est jamais innocent/anodin non plus sur sa propre situation émotionnelle, ce qui veut dire que même si l'on entrevoyait une once d'espoir, le simple fait d'imaginer une bataille suscite des controverses internes insolubles ou conflictuelles. Oui, se comprendre soi et " sentir " les autres, n'est pas gagné pour autant, faut-il encore qu'il y ait une possibilité de se positionner, en phase avec toutes ces considérations en tête, sans rien trahir, car si concession il doit il y avoir, sur quoi rogner et comment, conduisent à nouveau à des troubles émotifs, comme une sorte de régression à l'infini, sans fin donc ! Les fois où toutes les planètes sont alignées est somme toute assez rare, quand on est particulièrement sensible, la froide raison seule ne s'encombrant pas avec ce genre de tracasseries, elle tranche dans le vif, impassible ! La lucidité amène à abandonner toute tentative de changer ce qui ne peut pas l'être, puisque dans tous les cas de figures, quand les choses ne se présentent pas sous leur meilleur auspice, cela va engendrer des perturbations sans fin ou de nous enjoindre à faire des choix insatisfaisants, sources de malêtre ou d'inconfort. Ce sont donc des conséquences indirectes qui se présentent comme du pessimisme ou du découragement, puisqu'il est peu fréquent qu'il y ait des alternatives satisfaisantes/convenables, ou enthousiasmantes d'emblée, ni même après réflexion. Je dirai donc que ça conduit non pas au malheur, mais que ça entrave d'accéder au bonheur, nous plongeant dans une situation intermédiaire de neutralité affective... ressemblant de loin à du pessimisme ou de broyer du noir, ou encore d'abattement, alors même que nous attendons l'étincelle qui saura déjouer tous les obstacles et embraser notre être tout entier !
  9. Bonjour Quasi-modo, ce n'est certes pas mon topic, mais tu me donnes envie de te répondre, Ne se pourrait-il pas que tu possèdes plus d'intelligence émotionnelle que tu ne te l'attribues !? En effet, tu as bien cerné les problèmes de prises de têtes entre personnalités distinctes, c'est aussi un conflit que tu vis de l'intérieur par ton esprit, tu y es donc sensible. Il ne me semble pas incompatible d'être en situation d'échec en même temps que d'avoir de l'IE, pas plus que d'avoir de l'intelligence et être en difficulté pour comprendre et résoudre des problèmes abstraits posés par d'autres, car la grille de lecture peut justement dépasser le cadre qui était censé être posé, ordinaire/habituel/consensuel/normal, ce que je veux dire, c'est que cette intelligence dépasse tellement les considérations premières/envisagées, qu'elle voit des problèmes et des difficultés là où personne n'en voit ou pensait qu'il pouvait il y en avoir. Avoir quelque chose en plus, n'est pas forcément un don, bénéfique ! C'est ce que l'on appelle la revers de la médaille... Oui, à défaut d'une réponse de l'auteure pour le moment, j'y avais songé aussi, et puisque c'est toi qui en parle, on peut effectivement citer, les philosophes logiciens, les philosophes des sciences, ceux de la connaissance ou éventuellement ceux de l'histoire, qui n'ont pas besoin pour ce qu'ils ont à faire d'avoir recours à l'IE, se contentant bien plutôt de l'intelligence rationnelle/théorique, froide comme tu l'écris. Au même titre que l'on peut être heureux sans intelligence ( sans QI important ) et sans richesse, on peut aussi prétendre au bonheur sans philosophie, ni intelligence émotionnelle, car la chance et de rentrer à l'unisson/en harmonie/vibration, naturellement ou instinctivement, avec ce qui nous entoure sans autre expectative concourent très sérieusement à l'atteindre, je pense, ce qui est loin d'être le cas au fur et à mesure que des intermédiaires s'immiscent dans la partie, puisque compliquant la résolution de tous les critères ainsi rajoutés...
  10. Indéniablement, c'est pourquoi je parlais d'une autre voie que l'enseignement ! Ce qui m'a égaré c'est cette phrase de ta part: " Parmi le pire des maux obscurantistes à relever, force est de constater la main-mise absolue du pouvoir religieux sur l'enseignement et la transmission du savoir, par exemple en France durant plus d'un millénaire. " J'y avais lu système scolaire ou professer par un enseignant. Tout semble être rentré dans l'ordre !
  11. Merci Tison ! Et puisque tu ne m'as pas oublié, j'ai besoin d'éclaircissement sur ce que tu avais dit au sujet de la mainmise de l'église sur l'éducation. En effet d'après mes petites recherches récentes - tu sais que ce côté historique n'est pas ma tasse de thé - je m'aperçois que cette emprise semble avoir été faible, puisque l'école était payante, donc conditionnée à un certain niveau de revenus, et qu'ensuite, cette classe aristocratique, était certainement déjà très proche idéologiquement des idées religieuses, et dès lors d'y envoyer leurs enfants ne devait pas constituer une révolution spirituelle. Enfin c'est un raisonnement assez spéculatif à partir des bribes d'informations glanées ci et là. Si cela devait concerner moins de 1‰ de la population pendant cette période, on ne peut sans doute pas généraliser sur le pouvoir de formation/éducation et d'endoctrinement du peuple entier, en tout cas par ce biais/fonction de l'église, il me semble. [ Au pire la période concernée pourrait aller de Louis XIV ( ~1700 ) à Guizot ( 1833 ) voire Jules Ferry ( 1881 ) pour pouvoir concerner une fraction plus conséquente de la population en âge d'être instruite, on est loin des 1000 ans !? ] Voici les liens sur lesquels je m'appuie: http://education.francetv.fr/matiere/education-civique/cinquieme/article/une-petite-histoire-de-l-education https://fr.vikidia.org/wiki/Histoire_de_la_scolarisation_en_France https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'éducation_en_France http://fr.hellokids.com/c_16628/lecture/recits-historiques/qui-a-invente-l-ecole Pourrais-tu développer ce que tu avais dis et m'expliquer où est-ce que je me trompe, ou ce que je n'ai pas compris de ce que tu aurais voulu dire, parce que pour le moment j'y vois comme une sorte de contradiction ? D'éclairer ma lanterne, t'en remerciant par avance !
  12. Merci pour toutes ces précisions antérieures Zeugma, Belle analyse, où l'on voit par ta présentation synthétique ce réductionnisme que nous décrions ( décrier ), on pourrait même parler de transposition ou d'échange/remplacement de ce qui naturel, par ce qui est construit par la société arbitrairement. Sommes-nous en perdition et aveugle du précipice au bout du chemin ? Mais si ce processus qui est enclenché était plus désirable que la simple vie de notre nature d'être vivant naturel/biologique/social, pouvons-nous nous attendre à un revirement de situation, comme il n'est guère possible pour le papillon de nuit de se réfréner à s'approcher de la lumière incandescente humaine si miroitante, qu'il en " oublie " son propre maintien d'existence, subjugué qu'il est par l'intensité attractive de ce phénomène, plus vrai que nature, jusqu'à sa déperdition mortifère !? L'histoire ne fait que se répéter j'en ai bien peur, et à chaque fois qu'elle prend un nouveau visage, nous n'arrivons pas à reconnaitre l'erreur de jugement, d'enfermement, comme quoi l'humain a un besoin irrépressible de faire des choix dichotomiques nets/tranchés, et puisqu'il est quasiment impossible de s'extraire de l'ambiance contemporaine dans laquelle on baigne, on pense facilement que c'est la meilleure à suivre inévitablement, car elle constitue justement la référence de nos vies, il faut se faire une rare violence intérieure pour être capable de voir les choses autrement que les normes locales que l'on a intimement intériorisées, confondant/amalgamant ce que l'on veut avec ce que le normatif de notre culture nous a inoculé dès notre plus tendre enfance, il y a des cas perdus que l'on ne peut pas " sauver " puisque leur esprit ne le désire point ! Bien à toi,
  13. Bonsoir Claire : ) C'est une voie d'accès possible, comme il en existe d'autres je pense, et bien vivre avec les autres ne me parait pas être dépendant de la pratique philosophique, certaines personnes ont un " don " inné pour ça, si j'ose dire. La philosophie étant protéiforme, on peut donc s'y intéresser par cet aspect particulier, et la comprendre sous cette lumière, mais j'ai bien peur que cela reste qu'une facette d'un ensemble plus vaste, de toute manière bien trop grand pour qu'un seul esprit puisse se l'approprier entièrement, comme on peut escalader une montagne par une voie particulière, sans épuiser tout le champ des possibles, mais ce sera toujours infiniment mieux que de ne rien faire du tout ! Peut-être bien, mais surtout et avant tout, de reconnaitre et gérer ses propres états intérieurs émotionnels, et accessoirement par ricoché ceux des autres ou plus vraisemblablement les comprendre, si j'ai bien moi-même compris ce dont il s'agit. ( je donnerai des liens anciens en fin de message ). Qu'en penses-tu ? On pourrait presque parler d'adaptation dans un milieu qui s'est extrêmement (r)affiné au fil du temps, ou l'étau social a produit une telle pression que certains ont développé des facultés pour s'y adapter plus aisément que d'autres, par le contrôle de leurs émotions et donc leurs propres réactions, indispensable dans une telle densité d'échanges et de liens dans nos sociétés post-modernes en effervescence permanente. J'ai appris un nouveau terme pour désigner une " pratique " dont j'use du mieux que je peux, l'assertivité, merci. Ce n'est pas une capacité transversale, c'est La qualité pour être le mieux du monde armé à affronter la vie et sa complexité, bien mieux que le célèbre QI. En revanche, dire qu'elle conduit plus volontiers au bonheur, n'est pas aussi limpide pour moi, en effet quand on se connait bien, ses propres réactions et ce qui les déclenche, on reconnait aussi nos failles, nos travers, ce qui ne sera jamais surmontable, etc... induisant une sorte de détresse, ou d'incomplétude irréductible, ou alors il ne faut regarder que la " réussite " extérieure pour émettre une telle idée péremptoire ( ça ne t'est pas adressé, hein ! ) de bonheur, si la satisfaction d'une vie peut être donnée, il me parait plus hasardeux de se prononcer sur le bonheur, à moins de définir le bonheur comme je le fais de manière restrictive, en disant que ça reflète une absence de trouble ! Penses-tu être pourvue/porteuse d'intelligence émotionnelle ? Comme promis les liens: http://fr.wikipedia....3%A9motionnelle http://www.journaldu...tionnel/1.shtml http://le-manager-ur...de-la-reussite/ http://www.ufapec.be...e-emotionnelle/ http://www.atlantico...rps-359949.html " L'intelligence émotionnelle est un concept nouveau ; son influence peut être importante voire supérieure à celle du QI dans le cours d'une vie. L'intelligence théorique n'est pas directement liée à la vie émotionnelle et un QI élevé ne met pas à l'abri des passions et des pulsions. Nombre de méfaits impulsifs et d'actes irrationnels commis par des êtres intelligents l'attestent. L'intelligence théorique ne prépare pas l'individu à affronter les épreuves de l'existence et à saisir les opportunités qui se présentent. Bien qu'un QI élevé ne garantisse ni prospérité, ni prestige, ni bonheur, nos écoles et notre culture en font pourtant leur panacée et ignorent l'importance de l'intelligence émotionnelle. L'aptitude émotionnelle est une méta-capacité qui détermine avec quel bonheur nous exploitons notre potentiel y compris notre intellect. Des habitudes de pensées qui stimulent notre propre productivité permettent de mener une vie plus satisfaisante et efficace. En revanche, les conflits intérieurs sabotent les facultés de concentration et la pensée claire. " Bonne lecture, cordialement, D-U
  14. Bonsoir, Climat d'opposition, c'est à dire ? Personnellement, ce que je vois c'est ce déploiement de violence au travers l'histoire, quels qu'en soient la motivation ou le déclencheur. Malgré tout, si opposition il y a, je suis d'accord pour dire que ce ne peut pas être une base saine. Ce n'est pas tout à faite cela, dans les grandes lignes, ce serait que le curseur de notre bonheur est fixé en fonction de ce que les autres ont, de plus/mieux que nous ! C'est à dire que nous serions sans cesse en train de nous comparer à autrui, pour jauger ou juger si notre situation est enviable, ce qui en retour déclenche la satisfaction ou le bonheur. L'impossibilité de coopération n'est-elle pas inévitable, compte tenu de ses membres aussi hétéroclites ? Pour une grande association ne faudrait-il pas être tous semblables, des clones ? Ce qui attire en même temps que cela repousse, est précisément la différence, non ? Surtout lorsque le niveau de (dé)connexions s'arrête à nos ressentis animalesques ! Comment distinguer une succession de petits plaisirs d'avec le bonheur ? Le bonheur le plus modeste n'est-il pas une simple quiétude de l'esprit, une absence de souffrance, de perturbation ? Sinon, comment le discerner d'un plaisir qui s'étale, ou constamment renouvelé ? J'avoue que je n'y vois pas très clair pour le moment, mais sans doute quand tu auras répondu aux questions au-dessus, le brouillard s'évanouira... Donc remplacer si je comprends bien par une cascade de plus ou moins petits plaisirs ! Si l'harmonie de notre condition d'être vivant a été rompue, nous ne faisons que courir après, sans vraiment savoir ce qui a été perdu exactement, confondant ou étant trompé sur la marchandise, à cause d'intérêts économiques qui s'auto-entretiennent !? Je crois entendre ce que tu dis, tout semble dépendre de qui l'on parle, si c'est l'exécutant/l'auteur, ou le receveur/la victime du mal. M'étant placé du coté de " l'opprimé " le mal existe et ne se justifie/s'excuse pas, bien qu'il puisse être compréhensible, en revanche du coté de " l'oppresseur ", il peut effectivement être sujet à un manque, à un déséquilibre qui explique son action/comportement. Je n'ai pas l'impression que le manque de cohérence interne soit un obstacle à la zénitude, ni envers soi-même, ni envers les autres nécessairement, je connais beaucoup de personnes que je pourrais qualifier d'inconsistantes ou d'incohérentes, et qui ne semblent nullement en souffrir ou s'en plaindre, ce qui semble en revanche les déranger, les triturer, c'est un trouble vis à vis de leur ego et de leurs aspirations/attentes. Mais peut-être notre incompréhension n'est qu'un problème de vocabulaire ? Je n'ai pas cherché à donner une causalité/chronologie sur la production d'hormones, juste de montrer qu'il existait des hormones distinctes selon la perception agréable ou désagréable, qui n'étaient pas forcément antagonistes, laissant entendre, que le mal existe indépendamment du bien et réciproquement, puisque leur support biologique le sont eux aussi. Ceci pour justifier ce que je disais que le mal n'est pas que le manque d'un bien, mais faut-il encore s'entendre sur ce que l'on entend chacun sur l'emploi du bien et du mal chez l'humain. Les fondements de notre présence, voilà qui est plutôt obscure pour ma part ? Il me semble bien que nous la subissons cette présence au monde, et puisque nous y sommes indépendamment d'un choix de notre part préalable, nous sommes amenés à tendre vers ce que notre nature animale nous dicte, instinctivement, et le bonheur en fait partie, tout du moins dans le sens d'une ataraxie. Je ne comprends pas plus mon cher Zeugma cette approche de la primalité, est-ce ton coté métaphysique qui s'exprime ainsi ? Ou alors il me manque des éléments pour saisir convenablement ce que tu écris. Ceux qui veulent s'accomplir dans le travail, je l'entends bien, mais pour les autres, il me semble bien que c'est avant tout une nécessité sociétale, puisqu'au moins sur notre territoire, chaque parcelle de terre appartient soit au privé soit à la collectivité, ce qui fait qu'il y a des droits et des devoirs dans les deux cas, nous n'avons pas/plus le choix de vivre comme nous le voudrions éventuellement, mais que nous sommes entrainés contraints et forcés par la société qui nous abrite ! Le contrat social est à sens unique ou fortement unilatéral ! Refuses-tu le concept d'inconscient ou juges-tu que ce n'est pas une excuse recevable ? L'ordre ? Est-ce à dire qui a été le premier encore une fois ? Une position de non-retour, je crois que c'est déjà le cas comme je l'avais suggéré, ce que l'on peut faire au moins, c'est de ne pas aggraver la situation, en tendant toujours davantage vers cette artificialité tout en reniant notre nature biologique. C'est un cas particulier, mais qui fait écho à ce que Elbaïd a dit, nous savons que les voyages dans l'espace générèrent de nombreux désordres biologiques pour les cosmonautes, et qu'ils doivent limiter les durées sous peines de graves problèmes de santé, nous sommes comme tu le disais, à un moment, en symbiose avec notre Terre, nous l'avons juste oublié ou dénié pour nombre d'entre nous, mais la " nature " nous le rappellera ( comme à Icare ) d'une façon ou d'une autre, et jusqu'à ce que l'on accepte ou prenne la pleine mesure ou conscience de cela ! Bonne soirée,
  15. Je peux comprendre ce que tu m'expliques Tison, mais dès lors, on peut légitimement se demander, ce qu'il en est aujourd'hui, comparativement, dans nos éducations laïques ? Ne sommes-nous pas formés avant tout pour être de la " main-d'oeuvre " qualifiée ? Et que ce qui est visé, n'est pas notre élévation intellectuelle personnelle, ni notre bienêtre, ni notre accomplissement, ou je ne sais quoi de ce genre, juste de servir la société, une sorte de retour sur investissement, que dans ce sens, nous soyons autant avilis qu'autrefois, même si les instances ont changés, les pratiques sous-jacentes restent quelque peu les mêmes, non ? L'éducation que l'on reçoit n'est pas incompatible avec un asservissement de nos personnes, en fin de compte, ce n'est certes plus aussi grossier ou patent qu'avant, mais est-ce que le fond a véritablement changé ? C'est un peu comme les pubs ou les test psycho-techniques, ils deviennent de plus en plus raffinés, pour déjouer nos apprentissages/résistances/adaptations à leur encontre, mais servent toujours la même " cause ", l'éducation quelle qu'elle soit, n'est-elle pas d'une manière ou d'une autre aussi de cette trempe, sous des apparences présentées vertueuses ? P.S.: oui j'avais l'enseignement " supérieur " à l'esprit, quoique l'école pour tous soit plus récente que la période que tu avais en tête au départ, il me semble: 1000ans de " tyrannie " !?
  16. Coluche: L'intelligence c'est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que quoi qu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez vu que c'est avec ça qu'il juge L'intelligence, c'est pas sorcier, il suffit de penser à une connerie et de dire l'inverse. C'est un mec qui nous vendait de l'intelligence, et il avait pas un échantillon sur lui. Orangina on l'appelait. Il était complètement s'coué. Eh bien nous on l'a remué, on lui a jamais décollé la pulpe du fond. Technocrates, c’est des mecs que quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée. Les technocrates, si on leur "donnerait" le Sahara, dans cinq ans, faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs...
  17. " Dans sa plus grande généralité, l'objectivité au sens ontologique ne repose en effet que sur les notions d'invariance et d'altérité. Ce que nous considérons comme un objet réel est d'abord et avant tout un invariant. Les objets dits « empiriques » ou matériels se caractérisent ainsi par la continuité spatio-temporelle, l'intermodalité (accord des différents sens : vue, toucher, odorat, etc.), et certaines autres propriétés mécaniques, chimiques ou autres que les scientifiques expriment par des lois.[réf. souhaitée] Ce qui signifie que puisque l'objet, dont on cherche à rendre l'objectivité par un sujet pensant, est un invariant, cela peut être aussi un phénomène pourvu que ce soit toujours le même dont il est question, l'objection que tu m'opposes en parlant d'évolutivité temporelle ( ou même spatiale ) n'est donc pas appropriée. "
  18. Encore une fois, nous disons sensiblement la même chose, il n'est donc pas nécessaire d'épiloguer, mais pourquoi pas comme tu le proposes de développer certains aspects. Qu'aurais-tu à en dire en particulier ? Tu laisses donc entendre que cet éclatement des savoirs, leurs désunions ontologiques, serait source de l'errance ou de l'égarement de l'humanité ? Mais si l'Homme est incapable d'unir, ne serait-ce que son savoir sur le monde et lui-même, comment escompter, qu'il puisse en être autrement dans tout ce qu'il entreprend ou pense, et ses rapports à autrui conséquemment !? N'est-ce pas une limitation intrinsèque, que l'on porte en nous, et qui ne fait que s'exprimer d'une certaine manière aujourd'hui !? Pour ma part, et tu l'avais remarqué, j'y ajouterai la sensibilité, ce qu'il y a de plus intime en nous, ce qui nous anime avant tout acte de réflexion ou d'intentionnalité, non que la chronologie aurait une quelconque importance en fin de compte, mais que c'est un ingrédient qu'il ne faut pas négliger ou délaisser, ce qui permet de jongler avec une recherche d'équilibre tripartite, sans qu'aucun n'ait à prendre le dessus, comme le célèbre jeu de Pierre-feuille-ciseau, on pourrait sans aucun doute en adjoindre d'autres, que je ne vois pas pour l'instant, mais il me semble que ce trio ne peut pas être plus réduit davantage sans perdre en substance essentielle.
  19. Je te propose ces extraits, sortis du livre sus-cité: L'auteur de ces introductions de chapitres est Alain de Libera Salutations, D-U
  20. Bonjour à toi, Oui effectivement, je ne parlerai pas de finalité à proprement parler, puisque le mal ou le bien agir se situent déjà dans le fait d'arpenter la vie elle-même indépendamment du but fixé, mais comme nous en avons convenu au-dessus, l'objectif aussi doit avoir été soupesé avec ce type de considérations morales, nous devons avoir ces préoccupations à tous les niveaux de nos actes en puissance, potentiels ou effectifs, comme à venir. Ce qu'il y a, c'est que le bonheur, ne dépend pas uniquement de notre intelligence, ni de notre volonté Zeugma, sinon je crois que les humains seraient en grande partie assez heureux ! C'est sans doute un préalable, que l'unité de l'intelligence et de la volonté soit réalisée, puisque toute dissonance est source de trouble, mais j'ai bien peur qu'il faille aussi rogner, tempérer/dompter/mater nos expectatives, nos prétentions, notre fierté, nos ego, notre vanité, notre orgueil, notre jalousie ou encore notre propension au mimétisme ! Et pour cela il faut mener une lutte intestine si je puis dire, ce n'est pas facile à expliquer, mais grossièrement opposer un sentiment/émotion/pulsion animale à un(e) autre, comme à l'inverse par exemple on n'oppose pas la raison et le " coeur " ou la volonté et ce que nous dicte notre corps biologique, ou encore l'intelligence à la justice/morale ! As-tu entendu parler de la vision économiste du bonheur ? Tout à fait, ce manque d'appréhension globale est lourdement handicapante ! Pour ma part, j'estime qu'il vaut mieux être moyennement compétent mais savoir croiser plusieurs domaines de connaissances, que d'être très doué ou performatif dans un secteur exclusif ou encore avoir une vision complètement diluée sur d'innombrables activités. Choisir une position intermédiaire, et je pense optimisée, entre savoir beaucoup sur peu ( un expert ) et savoir peu sur beaucoup ( une personne cultivée ), i.e.: savoir moyennement sur quelques domaines pertinents et nouer des liens denses entre ces branches, un réseau maillé et résilient donc ( un polymathe ). Oui, en tant que simple être biologique, animal et social, nous ne devons pas perdre de vue, notre nature première, et ne pas sombrer corps et âme dans la virtualisation ou l'artificialité exacerbées, sans pour autant tomber dans une naïve perspective de retour aux sources ou à la nature, car il y a belle lurette que nous ne pouvons plus vivre dans la nature sans intermédiaire, nous avons perdu depuis longtemps déjà la recette. Il ne nous reste plus qu'à assumer ce que nous sommes devenus, ce que l'humanité a fait d'elle-même, un mixte nature-culture-artifice singulier, et ce sans extrémisation. J'invite tout lecteur désireux de visualiser ce que je viens de dire, de visionner l'excellent film " Captain fantastic " ( ce n'est absolument pas de la science fiction, contrairement aux apparences ) Là, je ne peux pas te suivre Zeugma, le mal n'est pas qu'un manque ou la privation d'un bien, il existe en tant que tel, la cruauté, la torture ou la violence sont des actions dévastatrices par elles-mêmes, comme la haine est aux antipodes de l'amour, ce n'est pas un simple manque d'amour, c'est aussi une recherche de destruction de l'autre, de son anéantissement. Le manque d'un bien, conduit à l'indifférence, à la neutralité, à son désir ou à l'envie, c'est à dire à la non action ou au contraire d'y tendre, mais pas de s'y opposer dans toutes les perspectives ou dimensions possibles, comme ça peut être le cas d'un mal. D'ailleurs, d'un point de vue médical, on sait aujourd'hui, que les hormones du plaisir et de la douleur ne sont pas les mêmes, et que l'absence d'hormone du plaisir n'est pas ce qui déclenche un mal-être, mais bien la présence d'hormones spécifiques, et pas nécessairement antagonistes, conduisant à cette sensation désagréable. Le corolaire de ce que je viens d'énoncer, c'est que l'on ne peut pas compenser des maux par des biens plus grands ! Celui qui est dans le deuil de la perte de son enfant chéri, ne sera peut-être jamais en mesure de surseoir sur son état dépressif/d'abattement par exemple. Et je dirai même que c'est justement le mouvement qui est en cours actuellement, ce que je veux dire, c'est que la perte de repères actuels, de valeurs, poussent les gens à s'engouffrer sans réserve dans les biens de consommation, ou la prise de plaisir addictive ponctuelle ! " Pensant " justement inconsciemment pouvoir compenser ce qui ne peut l'être ce cette manière... Sur ces derniers points, nous nous rejoignons parfaitement, si nous n'oublions pas au passage que nous ne sommes plus uniquement des enfants de la nature, ce qui évitera de faire le yo-yo indécis entre deux positions extrêmes... Comme on peut le faire pour d'autres problématiques, interdire et éduquer, sanctionner et informer, prohiber et autoriser...
  21. Oui sans doute il y a nombre de choses à critiquer ou à contester, et je pensais sensiblement pareil, il y a encore peu, jusqu'à ce que je lise avec stupéfaction les chapitres du Moyen-age, de la Renaissance et de l'Âge classique, ou du moins ce qu'en a dit un des auteurs de ces chapitres, dans " Philosophes et Philosophie, des origines à Leibniz, chez Nathan ". ( attention 544 pages très condensées ! ) En substance, ce sont précisément les religieux qui ont permis non seulement la transmission de ce savoir, comme les " arabes " avant eux, mais l'aurait également diffusé d'une certaine manière, d'ailleurs la plupart des philosophes ( mais pas uniquement d'ailleurs, des savants aussi ) de ces temps là, étaient quasiment tous théologiens ou de formation ecclésiastique, loin d'être les obscurantistes que l'on nous a enseigné, ils étaient peut-être les plus ouverts d'esprit de ces âges sombres... Enfin sous toute réserve, d'experts sur cette période mieux informés que moi.
  22. Je ne serais pas aussi catégorique pour ma part ! Je crois qu'il est indissociable de considérer l'humanité et la croyance ( au sens large ), en effet, à partir de la prise de conscience de sa propre mort, au travers des êtres chers, l'angoisse de l'homme ( préhistorique ) n'a pu trouver d'apaisement que dans des rituels, des considérations ou des actes pré-religieux, chamaniques ou animistes, ce qui signifie que la pensée utilitariste a accompagnée celle spirituelle. Bien loin de notre époque ultra-rationaliste, et pourtant, même dans cette aire post-moderne, plus de 80% de la population, mondiale, adhère à une religion, si on y adjoint toute forme de croyances, qu'elle soit ésotérique, mystique ou superstitieuse ou plus exotique, je pense que l'écrasante majorité des individus croient à/en quelque chose, et il n'y a aucune raison qu'à rebours chronologique les choses aient été fortement différentes, au contraire, c'était certainement encore plus probant. D'ailleurs la plupart des jeunes enfants possèdent la " pensée magique ", une sorte d'héritage transgénérationnel dirons-nous, et il n'y a qu'à regarder nos propres enfants, qui donnent vie aux objets inanimés, voient des monstres terrifiants sous le lit, parlent/s'adressent aux objets qui leurs font du bien comme du mal, etc... Croire n'est pas une chose que l'on acquière, mais que l'on perd selon moi ( et pour cela il faut des conditions très favorables ), il suffit de se remémorer honnêtement ce que nous étions en tant qu'enfant, et donc voir notre propre cheminement d'abandon, pour ceux qui se sentent athées ou assimilés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Religions_de_la_Préhistoire http://www.hominides.com/html/dossiers/sepulture-tombe-prehistoire.php https://theoremes.revues.org/503 http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2007-01-24/le-chamanisme-premiere-religion-de-l-humanite/919/0/81051 https://fr.wikipedia.org/wiki/Pensée_magique
  23. Pour Zeugma, un complément qui chemine parallèlement à nos discussions, que l'on pourrait résumer par excès de confiance et/ou insouciance, en rapport à la techno-science, à la science ou à l'ultra-rationalisme: http://classiques.uqac.ca/contemporains/deKoninck_thomas/nouvelle_ignorance/nouvelle_ignorance_liminaire.html Bonne lecture !
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