Aller au contenu

deja-utilise

Membre
  • Compteur de contenus

    6 046
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. deja-utilise

    L'Idée.

    Permets-moi d'en douter, par exemple, à quoi peut bien me servir de savoir et de comprendre que Pi est un nombre transcendant dans mes problèmes de couple, et par extension, toute la rigueur logique du mathématicien dans la résorption des problèmes humains en général ? ( il est notoire qu'en général les matheux sont à côté de la plaque dans ce genre de situations, car trop rigides justement ) Si la rationalité est un outil puissant et utile, elle ne saurait être suffisante, c'est pourquoi un développement philosophique y a sa place, y compris dans le quotidien, ce que je nomme la philosophie appliquée ( qui est différente d'une philosophie de vie ). D'un autre côté, les sciences elles-mêmes ont leurs limites, et qui peut justement les pointer du doigt, mieux qu'une personne extérieure aux conflits qui cuisent à l'étouffée de l'intérieur ? ( la fameuse expression: avoir le nez dans le guidon ) Comme en tout, un juste équilibre est nécessaire, comme la brindille qui serait soit trop souple au risque de ployer sous son propre poids ou soit trop rigide et casserait au moindre coup de vent, un subtil mélange des deux est donc requis !
  2. deja-utilise

    L'Idée.

    Bonsoir, à défaut d'une éventuelle réponse, je réponds pour nos amis lecteurs et moi-même publiquement. On peut sans doute utiliser cette terminologie, bien que mon intention première était d'en donner une définition pratique/concrète. Il y a effectivement une grande similitude entre un ensemble mathématique et la notion d'idée comme elle avait été exposé par vos soins un peu avant. J'entends bien, et d'ailleurs cela ne me choque nullement, moi qui défends l'idée justement que pour notre cerveau toute pensée est réelle, peu importe sa porte d'entrée dans notre ciboulot, c'est une information qui est traitée, en ce sens elle est parfaitement réelle, aussi réelle que les informations qui me proviennent du bureau qui me fait face. On ne peut tout simplement pas l'exhiber, comme on peut le faire avec un objet, à la vue de tout le monde, le terme approprié selon moi est immatériel ( petit clin d'œil à Jedino au passage ), tout ce qui est réel n'est pas nécessairement matériel ( fait de matière ), les idées sont de cet acabit. Ce que je soulevais antérieurement, et que je remettais en cause, ce sont les propriétés de ces Idées, qu'elles seraient immuables et définitives, comme je l'ai montré. Mais qu'également, une idée n'est pas nécessairement un ensemble de propriétés que l'on regroupe dans un récipient puis que l'on nomme d'une certaine manière, que l'on étiquette, ce que le nominalisme fait, c'est aussi un moyen, une méthode pour aller d'un point à un autre. Nos origines qui auraient laissées une trace écrite dois-je en déduire !? Mais je prends note de cette distinction. La plupart de nos concepts nous sont dictés par le monde réel, que nous épurons et idéalisons, comme le fait le mathématicien avec sa droite sans épaisseur ou sa logique avec tiers-exclus, c'est pourquoi de temps à autre, il est utile de revenir au plancher des vaches, la liberté en l'occurrence n'est pas qu'une idée abstraite, une théorie pour intellectuel en mal d'inspiration. En revanche quand un politicard s'empare du terme, il le fait tourner d'une certaine manière pour qu'il le serve, quitte à lui faire dire autre chose, ou lui faire perdre toute la valeur et la richesse qu'il peut contenir, ils savent pratiquer la rhétorique et plaire aux foules, le but n'est pas de croire sincèrement à ce qu'ils racontent eux-même, mais de séduire la masse, de dialoguer avec l'inconscient des gens, d'être sur le registre passionnel et non rationnel ou alors en apparence seulement comme le sophiste, afin de rafler l'adhésion des voies ou d'induire une relative docilité des gens. Il est même étonnant qu'un seul individu puisse diriger autant de personnes sans soulever plus de protestations que ça, de montrer la voie à suivre pour une nation entière à partir de sa seule volonté d'individu, c'est sidérant ! On remarquera qu'un idéal n'est pas ipso facto une idée, ce peut être un véritable but à atteindre qu'il soit atteignable ou pas, on peut très bien définir ce qu'est l'idéal de ceci ou de cela, sans se référer à un concept, l'idéal peut être matériel, corporel ou " objectivé "/réifié, par exemple je peux très bien me dire que la montre connectée idéale serait celle qui me donne telles informations en temps réel et qui tienne un mois la charge au lieu d'un ou deux jours ordinairement, avec un look sympathique, que la femme idéale serait... qu'un travail idéal serait une passion rémunérée dont certains jouissent déjà manifestement. Oui apparemment, toute croyance a une réalité pour le croyant, au moins dans sa tête, et pour lui il n'y a pas d'autre monde que celui qu'il vit intérieurement, pas plus ou pas moins que pour l'athée d'ailleurs. Pas nécessairement, la sphère parfaite ou l'éternité sont de cette envergure en effet, mais pas lorsque je prends les qualités qui existent à droite et à gauche et que je les assemble en une seule entité réaliste, pour le futur parent, l'enfant idéal serait un enfant sage, aimant, plein de joie, en bonne santé, intelligent et obéissant par exemple, on voit distinctement que l'enfant à venir n'est pas un concept ou sur une base conceptuelle, mais il est bel et bien idéalisé à partir de bribes de la réalité cumulées, et ce sans passer par la case concept ! Kant s'est sans doute trompé pour le dire abruptement, nous naissons avec un programme minimal, et celui-ci dirige nos futures acquisitions, ce programme ne se situe absolument pas dans la conscience, donc pas dans la raison, j'ai bien peur qu'il n'ait fait qu'extirper les soubresauts de notre inconscient, prenant ses projections pour argent comptant, le cerveau est sans doute ce qu'il y a de plus " plastique " dans notre environnement, bien que fini. Il est sans doute plus exact de penser qu'il existe un va-et-vient continuel entre notre façon de penser et les objets ou phénomènes que l'on perçoit, qu'il y a une influence mutuelle, une réorganisation de notre cognition au fur et à mesure des apprentissages, par couches successives, je pourrais dire par corrections/améliorations successives. Le petit d'homme nait avec la notion d'injustice, la notion de nombre, d'espace ou d'incohérence avant même d'en avoir fait moult expériences, ces objets nous sont donc donnés de manière innée. Parler d'amour idéal est sans doute très poétique pour un amoureux en puissance, mais dans les faits, il brasse du vent, puisque tant qu'il ne l'a pas trouvé, il ne sait pas ce que c'est, qu'il soit idéal ou pas n'y change rien, les sentiments échappent à la raison, ce n'est pas une chose que l'on peut calculer ou prédire, ce n'est que lorsque cela arrive qu'on prend la pleine mesure de quoi on parlait, un peu comme la maladie, tant que l'on est en bonne santé, on ne sait pas vraiment ce qu'est être malade, ou encore la parentalité, ne devient une réalité effective que lors de sa réalisation tout aussi effective, ce sont donc des choses que l'on sent, que l'on voit exister autour de nous, mais dont on ne comprend le sens véritable qu'une fois les deux pieds dedans, ce qui signifie qu'avant nous n'idéalisions pas, nous tergiversions, nous nous illusionnions, nous nous trompions/fourvoyions, et il est vrai que l'humain a un besoin vital de rêver ou de croire... Et même si l'on s'arrête à des critères plus terre-à-terre, comme des qualités physiques ou humaines, il se peut fort bien que d'autres facettes ou paramètres viennent mettre la discorde dans l'idéal projeté, éléments qui n'avaient pas été vus/projetés/anticipés, faussant le résultat escompté. Peut-être serait-il bon de discriminer idéel et idéal, bien que le second semble contenir le premier, ce qui prête à confusion, pour ma part idéel devrait être utilisé comme relatif au monde des idées, et idéal réservé à ce qui est en adéquation potentielle entre le désir et la réalité, c'est à dire dans son sens deuxième, m'enfin c'est une exigence de ma part sans doute.
  3. Peut-être, et cela n'est que mon éclairage extérieur à la conversation - que je n'ai que survolée - que vous ne parlez pas de la même chose, alors même que vous utilisez le même vocabulaire. En effet, il me semble que le forumeur en question s'en réfère à une position étymologique quand toi tu le prends dans sa signification et son usage, non dans sa nomination explicite. Qui plus est, il n'est pas impossible qu'il soit parti du postulat tacite que vous aviez la même culture de base, innée ou acquise, et donc le conduisant à limiter la conversation à ce qu'il estime, comme beaucoup d'autres, être une origine de notre culture, en écartant une autre éventualité pour rester dans un " cadre " ou registre défini. Toutefois, pour abonder dans ton sens, il est clair que le théorème de Pythagore n'est pas du seul ressort du mathématicien grecque, il était connu ailleurs et avant, de même si la langue grecque est une spécificité Grecque, cela ne veut certainement pas dire qu'ils aient eu le monopole ou l'apanage du langage parlé ou écrit, il en irait identiquement avec la philosophie ( qui certes d'un point de vue lexical a vraisemblablement pris naissance dans l'antiquité occidentale ) que si certaines pratiques particulières philosophiques ont été grecques - connues comme telles en tout cas - cela ne signifie pas pour autant que toute philosophie - sommairement: l'art et la manière de se poser des questions, en l'occurrence sur la connaissance ou sur l'existence - soit exclusive à cette région et à cette époque, il est plus que probable que de tout temps et en tout lieu, l'homme se soit questionner/interroger sur lui, les autres, le monde, etc... bref que certains se soient mis à philosopher sans le savoir, ou plutôt sans nommer explicitement cette activité, que ce soit en Inde, en Afrique, en Europe ou dans le croissant fertile, je serai même enclin à penser que les hommes préhistoriques le faisaient déjà à leur manière, puisqu'il n'y a strictement aucune raison qui empêche de l'envisager, les sépultures seraient la partie immergée de cet iceberg. Le bon-sens , vaste débat ! Je crois plus volontiers et pragmatiquement à l'influence de la masse, du groupe, en revanche pour contrer cet effet mouton dû à la société, d'être réceptif/sensible/éveillé peut susciter la curiosité et l'envie d'approfondir, voire remettre en cause une croyance, une habitude, un réflexe, un conditionnement, une mode, etc... Tu reconnaitras que ce n'est ta position de l'époque qui a influé le cours de l'évolution d'un peuple entier vers le végéta-lisme/risme ou véganisme, et donc que ce n'est pas le bon-sens prodigué par une bonne parole qui les a conduit à changer, ça ressemble plus à un effet de mode comme les différents régimes minceurs ou le sans gluten, le sans sucre, etc... favorisé par les médias tel l'Internet et son fourmillement de conseils, bon comme mauvais, dans un sens comme dans l'autre ! Je ne dis pas que tu as tort, je dis simplement que ce n'est pas en les ayant incité à adopter ce régime alimentaire pour le bien des animaux que les gens ont changé, mais en majorité pour d'autres raisons, qui sont sans doute assez éloignées du bon-sens que tu évoques, par exemple les différentes affections de la tremblante du mouton, de la vache-folle, de la grippe aviaire, des dérives des pratiques agro-alimentaires médicamenteuses à l'excès, le dégoût suscité ( J.P. Coffe ) pour la bouffe sortie de l'élevage intensif car insipide i.e. pour des raisons gustatives/gastronomiques donc, le goût de l'exotisme, de ne pas faire comme les autres, de ne pas manger du cheval quand on est cavalier puis d'autres viandes par extension, etc... Je me pose aussi ce type de questions, pour l'heure je n'ai pas franchi le pas de refuser la viande, quelle qu'elle soit, mais j'y songe pour les raisons que tu évoques justement, en premier lieu, la condition animale et son statut au sein de la race humaine. Quand on voit que l'on en est encore à l'exploitation de l'homme par l'Homme, je me dis que la cause animale n'est pas prête d'être réglée, et que l'on préfère fermer les yeux ou les détourner voire oublier ce qui se trame réellement pour l'élevage alimentaire, d'être dans le déni en somme, et je m'y inclus malheureusement, même ma fille de 8 ans me pose des questions à ce sujet ! Bien à toi,
  4. Plusieurs choses succinctement: Nous n'avons pas le pouvoir, ni le devoir de transformer les gens à notre image, contre leur gré, ils sont ce qu'ils sont, avec leurs spécificités, qui nous plaisent ou déplaisent, la seule chose que l'on puisse expecter si je peux dire, c'est qu'ils aient une envie d'évoluer, la volonté de découvrir et/ou se remettre en cause, qui n'est pas tant un trait du philosophe qu'une facette de notre psychologie. Le plus délicat, est justement de pouvoir franchir la barrière de nos différences pour accéder aux points où nous pouvons nous rejoindre, par exemples, même si je ne suis pas en accord avec tout ce à quoi tu crois Maroudiji, nous avons réussi il me semble à trouver un terrain de " jeux " commun voilà encore pas si longtemps, il y a eu échanges, de même si je n'apprécie pas vraiment la façon de procéder avec les nouveaux de Dompteur_de_mots, bien que j'en ai compris la raison, cela ne m'empêche pas de reconnaitre son talent de locuteur et les idées qu'il colporte, et je crois qu'il en sera similairement avec Aliochaverkiev, même si la partie " personnelle " exposée aura suscité quelques réactions péjoratives, il est manifeste qu'il a des choses à dire, à nous de savoir écouter, ce qui signifie nullement qu'il faille être passif ou d'accord sans réserve avec lui. Laissons suffisamment de côté ce que nos personnes sont ( en tant qu'individu singulier, en tant qu'élément dans la société, de notre parcours de vie, de notre position socio-professionnelle, de nos diplômes ou de la teneur de notre compte en banque ), pour ne devenir qu'un représentant de nos concepts, de nos idées, de nos critiques, de nos analyses, des terres nouvelles découvertes, etc... Tâchons de nous focaliser sur les écrits et leurs significations premières et d'en débattre, plutôt que de virer dans une dimension ad hominem stérile et antiphilosophique. N'oublions pas que parfois le déclic n'est pas instantané, qu'il faut un temps de maturation à une idée avant que nous puissions l'accepter, se l'approprier, voire la dompter ou en faire quelque chose, ou encore la critiquer de manière plus neutre si la passion précède tout autre chose...
  5. Je crois que @Maroudiji fait comme une sorte d'overdose à la Grèce antique, enfin plus précisément sur le fait que l'on s'extasie devant cette culture, qu'on aille jusqu'à l'idolâtrer pour ainsi dire, voire la mette sur un piédestal, alors qu'il est le porte-parole - et c'est tout à son honneur - , avec le même entrain finalement, d'une autre culture méconnue, antérieure a priori, sous-estimée sans doute, qui n'aurait rien à envier à celle plébiscitée et mise sur le devant de la scène philosophique ou " politique " ( => système/valeurs idéelles ), pour faire très court. Il me reprendra bien sûr si je me trompe.
  6. deja-utilise

    L'Idée.

    L'Idée ainsi débattue n'est autre qu'une catégorie ou une collection d'objets ayant des traits communs, que l'on a étiquetée, donc soumise à révision suivant l'avancement de la connaissance et par voie de conséquences de cette catégorie ou collection, pensons à l'obscénité ou à la liberté, voire à la physique ( sciences ), toutes évolutives... Mais " avoir une idée " ( ou j'ai eu une idée ) ne se limite pas à cette définition, c'est plutôt une sorte de cheminement entre éléments cognitifs, des relations entre pensées, en général d'un point de départ vers un point d'arrivée, comme une sorte de mini Eurêka, on pourrait presque parler de " révélation ", d'avoir trouver une piste ou enlever un voile qui obstruait la vue, elle est donc tout à fait ponctuelle et spontanée, rien ne garantit qu'il en irait de même pour une autre personne, car intimement conditionnée à notre propre contexte intérieur si je puis dire.
  7. Pour continuer sur la lancée de Dompteur_de_mots, au sujet du fait que si tout le monde berce plus ou moins dans la philosophie, omniprésente, tous ne peuvent prétendre à être philosophe ! Il en irait de même pour la cuisine par exemple, si tout un chacun est amené à toucher aux recettes de cuisine et à en faire ( de la cuisine ), tout le monde ne prétend pas être un " chef-cuisto " pour autant, ni ne peut y prétendre, comme il en irait en littérature également, si n'importe qui sait écrire et écrit de temps à autres, cela signifie nullement que nous sommes tous des écrivains sous prétexte que nous usitons le langage écrit, ou encore le simple fait de savoir utiliser les opérations ou concepts mathématiques ne fait pas de son utilisateur un mathématicien dans le même temps, etc... À peu près la même différence qu'il y a entre un inventeur et celui qui se sert de l'invention, en somme, voire entre le créateur d'une œuvre d'art et celui qui la contemple/critique aussi !
  8. Si dans le principe la science n'est pas dogmatique, elle est malgré tout faite par des êtres humains, qui eux la faisant vivre, peuvent l'être, on ne peut donc pas tracer de frontière bien tranchée entre une science réellement non dogmatique et une science dans les faits qui le serait par matière anthropique interposée. Il en va de même avec la Justice, si dans sa définition, tout semble clair, il est pourtant facile de constater qu'en tout lieu ou tout temps, la justice n'est pas toujours au rendez-vous, car les hommes et les femmes qui la rendent sont faillibles... et ce en dépit d'une jurisprudence. Sans compter toutes les influences qui nous dirigent, qu'elles soient d'ordre psychologiques, inconscientes, sociologiques, par habitus ou traditions, dans l'air du temps, à la mode, par contagion, par mimétisme, etc, etc... Ce que font les scientifiques à un instant donné n'est jamais indépendant d'un contexte présent et passé, d'un état d'esprit, de convictions collectives, d'intersubjectivités, de considérations métaphysiques ou philosophiques, etc... Ce qui ne veut certainement pas dire que la science est arbitraire, elle n'est tout bonnement pas objective ou positive comme escomptée, elle progresse de façon moins noble et prestigieuse, en réalité, par essais-erreurs, en faisant reculer l'erreur, c'est-à-dire par déconstruction de l'ignorance, plutôt que par construction d'un savoir authentique/vrai/positif ! C'est ce que j'avais appelé des dogmes provisoires/temporaires au début du fil de discussions, et que Kuhn appelle des paradigmes.
  9. Bonjour DDR, je crois que la métaphore initiale d'un forumeur sur la naissance d'un individu partait d'un bon sentiment, mais qu'elle aurait été sans doute plus pertinente si l'on avait osé lui faire dire autre chose, ce qui à mon humble avis permettrait de faire une passerelle entre deux visions a priori antinomiques, tout du moins sur le plan lexical, parce que dans le fond, ce n'est pas aussi net: Si l'on veut bien considérer que l'univers - observable - prend acte de naissance il y a quelques milliards d'années ( enfin en réalité il est plus vieux que ça, car les 13 et des poussières ne sont en réalité qu'une distance et non un temps, c'est à dire la taille de l'univers observable, il aurait donc un peu plus de 4 dizaines de milliards d'années d'existence, bref ), et que pourquoi pas l'Univers " entier " lui, puisse lui être un peu, beaucoup ou énormément postérieur, tout comme la naissance d'un enfant, qui comme rappelé est une date assez floue, ne permet malgré tout que de pointer la naissance d'un être singulier, de sa vie, et non le point de départ de la Vie ! Voilà, la métaphore est poussée au plus loin qu'il puisse être sans être rigoureusement analogique, avec ses limites donc. Mais cette façon de présenter la chose a le mérite de concilier les deux visions exposées antérieurement, avec leurs faiblesses propres et critiques ou doutes/questionnements à leur sujet. Concernant le temps, qui effectivement jusqu'à aujourd'hui n'est qu'une mesure du nombre de pulsations, d'oscillations ou de battements, faisons un instant un parallèle avec la température, elle représente l'agitation thermique des particules, on voit tout de suite la limite si il n'y en a qu'une, mais passons, et bien si cet aggloméra de particules est figé alors la température est nulle, on mesure donc une agitation, du mouvement " sur place ". Et bien, il nous faut considérer que le temps lui, est une mesure du mouvement, ordonné comme désordonné, mais pas en intensité comme avec la température, en quantité seulement, si donc nous pouvions définir le déplacement exempt de toute perturbation d'une " particule " ou autre, entre deux distances fixées d'avance, nous serions en mesure de créer/définir un temps " absolu " local ( à entendre comme non morcelé ) à la condition que la célérité de la dite " particule " soit une constante, invariable donc, nous pourrions dès lors construire une échelle de temps absolu comme celle des températures ( avec ses limites inévitablement ), à la différence près, que l'une part d'une " origine absolue " ( absence total de mouvement ) , quand l'autre part d'une " origine relative " ( lieu de départ pour le comptage du temps, continu et non plus " discret ", en ramenant une durée à une distance ). La difficulté serait de vouloir un temps universel et non local, à l'image de ce qui se passe avec la température et la loi des gaz parfaits, il nous faudrait être en mesure de parfaire l'univers observable pour extrapoler à rebrousse-poil un point d'origine, or cette extrapolation nous est interdite car nous devons inclure tous les effets/forces y compris lors du rassemblement/contraction lilliputien/ne à l'envers de l'univers sur lui-même, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes, pour la simple et bonne raison que nous n'avons pas de théorie unifiée entre MQ et RG, il se pourrait bien qu'à un moment de la contraction par reversement temporel, il y ait une sorte de seuil, que des effets prépondérants se manifestent alors qu'ils sont actuellement ignorés, non pris en compte ou insoupçonnés, ce qui pourrait remettre en cause ce que nous savons, ce que nous comprenons de l'émergence de l'univers observable.
  10. Pour revenir un peu au sujet initial, les dogmes en science. Sur le site de Pour la science avec pour entrée " dogme ": http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/r/recherche-multicritere-articles.php?q=dogme&x=0&y=0 par exemples: " C'était un dogme en neurosciences : un neurone perdu ne se retrouve jamais. " http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-la-fougueuse-jeunesse-des-nouveaux-neurones-22160.php " Pas plus que les autres domaines, la science n’est à l’abri des dogmes. " ( il faut avoir la version papier pour la suite ou un abo. ) http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-contre-le-dogmatisme-26705.php etc... ou Un colloque le 22 septembre 2016 à l’Assemblée nationale Les sciences de la vie vivent une révolution d’une ampleur sans précédent comme en témoignent les découvertes des deux dernières décennies qui remettent en cause ses dogmes et ses concepts : rôles insoupçonnés de molécules organiques comme l’ARN, mécanismes de contrôle de l’expression des gènes, nouveaux types d’hérédité, nouvelles formes de métabolisme, nouvelles formes de vie dans des lieux considérés comme incompatibles avec elle, immensité du monde des micro-organismes, relations biotiques et abiotiques, nouveaux questionnements sur l’origine de la vie et son évolution... ****** On va encore nous pondre qu'il y a deux sciences les " molles " et puis les " exactes ", que ce qui touche l'une ne touche pas l'autre, entre autre qu'en science il y a deux poids et deux mesures en somme, comme avec les inconnus, il y a les bons et les mauvais chasseurs...
  11. Ça ne semble pas si simple, Bachelard et Popper auraient des choses à en dire, mais pour ne parler qu'avec mes mots, je dirais bien que la prestidigitation est à la fois une croyance et à la fois un phénomène hautement expérimental, ce qui ne permet pas de faire le clivage escompté entre science et croyance ( Popper lui s'appuie sur les astrologues pour nier cette exclusivité ). Parce qu'elle " marche " avec plus de régularité et de constance, ou de succès pour le dire plus simplement, que toute autre croyance, sans pour autant être exempte de défauts, d'erreurs, de fourvoiements, d'idées arrêtées, etc... Tout dépend à quel tournant de l'histoire scientifique on est ! La mécanique quantique s'oppose assez radicalement à celle classique, de même accepter la vitesse c comme une constante indépassable n'est pas sans conséquence sur la compréhension/interprétation du monde, là aussi ce sont deux visions radicalement différentes, il en irait de même avec les générations spontanées, ou le mouvement perpétuel... Einstein pour ne citer que lui, ne s'est jamais vraiment remis des bizarreries de la MQ, toute sa vie durant il n'aura eu de cesse de trouver une faille pour la discréditer, il n'a donc pas été capable de sauter d'un postulat à un autre en une vie, a fortiori encore moins dans la même journée. Un changement de paradigme a besoin en général d'une génération de chercheurs, les nouveaux étant plus enclin a rejeté ou remettre en cause les acquis des anciens, alors que ces derniers y sont plus réticents ou réfractaires, comme n'importe quel humain dans n'importe quel domaine. Le scientifique n'étant pas un sur-homme, juste une personne passionnée, donc faillible...
  12. Kuhn aussi, avec les paradigmes...
  13. Pour la même raison qui nous pousse dans tous les autres registres de nos vies: consommer ! Aujourd'hui tout se consomme, la télévision, sa voiture, sa maison, son conjoint/mariage, sa nourriture, l'air/l'eau, ses amis réels comme virtuels... quand on en a marre, on passe à autre chose, on zappe, on ne laisse que les résidus de notre consommation ! Ou d'un point de vue moins cynique, trouver d'autres esprits ayant acquis un certain niveau de leur réceptivité/sensibilité, semblable au mien !
  14. C'est effectivement une aide précieuse pour certaines personnes, nombreuses sur cette planète, pour endurer, supporter l'existence elle-même, lui donner un sens à l'opposé de l'absurdité apparente de la vie. De mon côté, et sans vouloir être désobligeant, c'est une béquille dont je ne ressens pas l'utilité, j'accepte le non-sens de la vie et la non finalité de celle-ci, avant que je naisse je n'existais pas, après ma mort je n'existerai plus, je suis né poussière et je retournerai poussière en quelque sorte, ou dit autrement, dans la conduite de ma raison, c'est une hypothèse superflue ! Le sens de la vie peut être celui que je lui donne tout simplement, si l'on accepte l'idée d'un libre-arbitre, non pas permanent mais opportun, mais je me rends surtout compte que le sens m'importe peu finalement, seule ma conduite quotidienne a une valeur, ce sont mes actes qui me définissent le mieux, y compris ceux potentiels que je nomme pour l'occasion principes de vie, ou dit autrement, vivre dans le souci de n'avoir aucun regret présentement et à venir...
  15. J'envisage aussi le cas de figure où le simple fait de savoir que d'autres y ont été confronté peut apporter un début de soulagement. Mais là tu me parles d'ouvertures je crois, d'élargissement de ton horizon et du fait de relativiser, c'est donc très prometteur pour toi à ce qu'il semble, ma foi tant mieux...
  16. Est-ce mal de s'ennuyer, contre-nature ? C'est la société qui nous pousse à l'activisme, à la consommation, au dépassement de soi, etc... mais pour quoi faire au final ? Le bien le plus précieux pour ma part, ce sont mes enfants, infiniment/incommensurablement plus précieux que tout autre chose, mais cela n'empêche pas d'avoir des envies ou des désirs, et de chercher à les satisfaire, toutefois, ce ne sera jamais n'importe comment, entre autre sans bafouer mes principes de vie ! Ne vaut-il pas mieux être seul que mal accompagné ? Quand on voit tous ces couples qui sauvent les apparences mais qui ne sont pas heureux ensemble, devons-nous tomber dans le mimétisme sans discernement ? S'amuser sans cesse pour pouvoir en parler ensuite à l'entourage et se faire mousser en société, pour vivre à travers le regard d'autrui, en s'oubliant soi-même ?
  17. C'est-à-dire, que l'on n'a pas comme les autres ? Parce que là, tout de suite, tu as un cerveau qui semble fonctionner, et au moins un moyen de communication, semble-t-il la possibilité de lire aussi, et si tu as l'ingrédient de la volonté, d'être volontaire, courageuse, alors il n'y a pas de raison de ne pas accéder à autre chose, mais faut-il encore avoir convenablement défini ses vrais besoins, parfois on cherche bien loin ce que l'on a sous le nez, tel la recherche d'intelligence extraterrestre alors qu'il y a moult créatures intelligentes sur Terre qui mériteraient notre attention. La santé et le temps sont précieux, même si on l'oublie trop souvent, et puis, tu as un enfant, dont l'amour doit sacrément remplir ton cœur positivement, et c'est très loin d'être rien, à moins que tu fasses allusions aux bien matériels, un minimum certes qui dépend de notre personnalité, mais plus ne nous rendra pas plus heureux nécessairement.
  18. Oui, normalement... Je l'avais bien compris - même si ça ne s'adresse pas à moi - lors de tes dernières interventions, tu recherches des solutions clé en main, comme celui qui en cherche mécaniquement lorsque sa voiture tombe en rade. Dans ces deux cas, la philosophie n'est pas indispensable, car on recherche des solutions pragmatiques à des problèmes pratiques/appliqués. Et il existe effectivement nombre de situations où l'approche est machinale/concrète sans autre considération que d'obtenir un résultat tangible. Ça en revanche ressemble plus à une problématique philosophique. J'aimerais te répondre que le bien est déjà en toi, et qu'il ne tient qu'à toi qu'il ressorte, qu'il jaillisse en surface, après nous n'avons ni les moyens, ni le pouvoir, ni même le devoir de faire en sorte que les autres suivent ce courant, et qu'ils se comportent bien, ils sont ce qu'ils sont pour le meilleur comme pour le pire. Nous n'avons de véritable incidence que sur nous-même, alors soyons acteur, et ce n'est déjà pas rien, du Bien si c'est ce que nous voulons... Sinon, d'un point de vue plus terre-à-terre, il faut aussi prendre des décisions qui ont des effets bien réels/palpables, comme de changer de résidence, de ville, d'entourage, de façon de vivre, de travail, de cadre de vie, de fréquentations, etc... se donner les moyens de ses " ambitions "/projets aussi, et lire peut être un des moyens pour sûr, si il y a un minimum de recul sur ce que l'on découvre/apprend.
  19. Remarque-bien, il n'y a qu'un pas entre philosophie de vie et philosopher, donc les dés ne sont pas encore jetés. Bonne recherche alors...
  20. Je comprends bien, mais utiliser un bouquin de philo comme un livre de remèdes prêts à l'emploi, est antiphilosophique ! Car l'essence de la philosophie ne réside pas dans l'obtention de réponses une fois pour toute, mais dans la démarche du questionnement, ce qui fait qu'aucun problème n'a réellement de réponse définitive, on analyse, on critique, on triture, y compris ce que l'on avait trouvé et pensé antérieurement, on progresse, on étend, on bifurque, on dérive, etc... sans cesse, telle la vie elle-même infatigablement en mouvement. Si l'on cherche un livre de recettes, mieux vaut peut-être se tourner vers des manuels de développement personnel ou de maitrise de soi, voir d'éveil de la conscience pour les plus ésotériques/bouddhistes. Encore une fois, lire un livre de philo ne nous rend pas d'emblée philosophe, pas plus que le supporter qui regarde son équipe favorite jouer ne devient lui-même un sportif, de la sorte, pas plus que lire, ou survoler, un livre de math fait de nous des matheux, c'est très loin d'être suffisant. On peut certes piocher dans le bouquin, et être particulièrement sensible/réceptif à un des extraits, des idées, des concepts ou des remarques, mais pour moi ça ne restera qu'une ébauche ou introduction, un échauffement, non une fin en soi, jamais !
  21. Pour continuer sur cette distinction bonheur et plaisir, si je retraduis le premier par bonne fortune/chance ( définition de heur ), on voit dès lors plus clairement, que nous voulons tous avoir de la " chance " mais que cela ne dépend pas uniquement de notre fait, que nous pouvons certes faire en sorte d'avoir des conditions plus favorables, mais sans réelles garanties, alors que le plaisir est bien plus facilement accessible, car c'est une sensation interne, plus ou moins facilement interchangeable avec une autre de même nature ( comme l'humour n'est pas conditionné à une blague en particulier, mais revêt différentes modalités de production ). Le bonheur est à l'image de l'amour, il est difficile d'en avoir une approche déterministe, même si on en perçoit des éléments, ingrédients ou composants, nous n'en avons pas la recette entière, car celle-ci encore une fois ne dépend pas que de nous, ce n'est pas unilatéral non plus. C'est pourquoi, nous trouverons tout un échelonnement entre la neutralité d'état, i.e. impassible, jusqu'au bonheur total, i.e. la réussite en toute chose. La philosophie peut être utilisée dans cette perspective d'optimisation, au moins en identifiant les sources qui l'entravent ou les voies sans-issue, mais comme tu le soulèves, ce n'est pas une condition nécessaire, la chance pure pouvant suffire, d'être nait sous une " bonne étoile " ( façon de parler bien évidemment ).
  22. D'une part c'est faux, les scientifiques eux-mêmes le reconnaissent de temps à autres, lorsque un dogme tombe ou a été renversé, le dogme peut être temporaire, de quelques décennies à quelque siècles. Dans le dernier Science et Vie, il me semble, des chercheurs dans différents domaines de la biologie, ont découvert et montré que nos organes étaient plus que ce que l'on croyait jusqu'à présent, grosso-modo, " un organe <=> une fonction " en tant que dogme est tombé, et que dire de l'ADN soit disant poubelle soutenu pendant un laps de temps suffisamment long pour s'apparenter à une croyance !? Et d'autre part, je peux aussi rétorquer, qu'en dehors du comportement souvent dédaigneux des athées vis à vis des croyants, qu'il est assez risible et symptomatique de constater que les athées sombrent très facilement dans le scientisme. Fort heureusement, je ne suis ni croyant, ni athée, mais je me définis comme étant a-croyant, car je dois rappeler qu'il faut croire en la science, ou au positivisme de celle-ci, pour la brandir à tout bout de champ, comme un remède miracle à l'ignorance ou à toutes les questions humaines, or il y a d'autres façons de faire que de devenir sectaire...
  23. Tout simplement parce que c'est dans l'état d'esprit dans lequel tu te trouves, toi ! Et qu'il te parait inconcevable de l'envisager autrement peut-être ? La philosophie est pleine de ramifications et toutes n'ont pas trait à la recherche du bonheur, d'être plus heureux, je dirais bien même, que lorsque l'on pousse la porte de la philo, on a quand même plus de chances de s'en éloigner que de s'en approcher, pourquoi ? Tout simplement parce que dans le principe même du questionnement, en l'occurrence philosophique, cela engendre bien plus de questions qu'il n'en résorbe ! Nous avons donc un accroissement des doutes, de notre ignorance perçue, de ce qui nous avait conduit à nous interroger plutôt qu'une diminution, et si le malheur éventuel était dans les non-réponses, alors nous l'avons agrandi en philosophant. Lire un livre intelligent ne rend pas pour autant ou nécessairement plus intelligent.
  24. Non, mais c'est un rêve dont on nous a contaminé lorsque nous étions petits, et qui fait le profit de notre société consumériste. L'alcoolique, comme parallèlement pour le fumeur, boit pour obtenir sa dose, qui au début était euphorisante, et maintenant il en est l'esclave, car il en ressent aussi les effets de manque, et que pour à la fois les faire taire, à la fois avoir encore des sensations à cause de l'habituation, il est condamné à augmenter les doses et/ou les fréquences. Le départ était sans doute le plaisir, bien que certains s'en servent pour oublier ou pour compenser un trouble dès l'origine, comme d'aucuns boivent du café comme moi pour ses effets stimulants/excitants et non pour le goût. Si l'on se rapporte à l'étymologie, le premier serait une succession d'évènements positifs garantissant un bienêtre diffus permanent, alors que le second est plus fugace, sporadique, temporellement localisé et sans doute plus intense et bref. Le bonheur serait donc chronique, quand le plaisir serait aigu, si nous devions utiliser des termes médicaux. Ça dépendra des personnes, mais il nous faut remarquer que même si on a l'exigence de viser les deux, le premier dépend essentiellement de nous, tout du moins dans sa production, quand le second est plus incertain dans sa réalisation, car bien souvent dépendant de causes extérieures à notre personne, en effet si l'on est en pleine famine il est difficilement concevable d'être en même temps heureux. Il ne sont donc pas sur le même plan, même si il nous coûte de dire la vérité, et que le prix soit fort cher, elle reste en notre pouvoir, ce qui ne semble pas être le cas du second, quand bien même nous serions disposés à tout donner pour l'obtenir... Je dirais qu'il n'y a pas à choisir, pas plus que je choisirais d'éviter d'avoir un problème cardiaque plutôt que cérébral, ce n'est pas la même chose et en même tant les deux vont ensemble, sont souhaitables, si je puis dire.
  25. Et la curiosité ? Étancher sa curiosité par la philosophie par exemple, n'est-il pas une source de satisfaction possible, ou plus prosaïquement de motivation pour s'y adonner ? Ce qui pourrait signifier, que même heureux, nous pourrions encore ressentir de la curiosité, comme nous sommes poussés à voyager, à lire un roman ou voir un film au cinéma en grande partie par curiosité, ce qui contribue en retour à faire perdurer cette sensation de bienêtre. On peut aussi voir les choses ainsi: Choisit-on de manger, de respirer, de boire et de dormir pour vivre, caractéristiques du corps si il en est, et bien pour ma part, il est, semble-t-il, tout aussi vital/irrépressible de me poser des questions, par et pour mon esprit ! Est-ce que cela sert un but eudémomiste ? Pas nécessairement, comme dit au-dessus, cela peut être de l'ordre du besoin, d'une pulsion, d'un mode de fonctionnement qui n'est pas du ressort de la stricte volonté, autrement dit, ce n'est pas un choix, mais ce que l'on subit, sans but, pas plus qu'il y a un but à l'appétit ou de respirer, même si on voit assez clairement la raison d'être de ses facultés, il n'y a pas de finalité à le faire, on le fait parce que notre corps nous intime de le faire, et bien, il se pourrait qu'il en aille de même pour le questionnement et/ou la curiosité de répondre à pour quoi, comment et pourquoi vis à vis de notre intellection cette fois. Le philosophe peut donc tenter de répondre à une philosophie de vie, basée sur la fuite du malheur ou l'atteinte du bonheur, ou de la quiétude/ataraxie, comme il peut se tourner vers la voie plus théologique ( comme en regorge le moyen-âge ) ou vers l'épistémologie ( étude de la connaissance ) et donc détachée de notre bien ou mal -être, comme ceux qui s'attachent à l'Histoire ou aux faits historiques sans connotation de bonheur, ou bien encore les éthiciens qui recherchent quant à eux la voie juste, le bien agir, plus que d'être heureux, car l'un ne va de paire nécessairement avec l'autre, pas plus que l'accès à la connaissance, ou mieux à la compréhension, d'ailleurs ! ( ne dit-on pas " bienheureux les esprits simples " ? { = qui savent se contenter de peu } ) Philosophie et bonheur sont peut-être corrélés, mais non couplés/jumelés, pour résumer.
×