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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. J'entends bien, c'est certainement une belle façon de contourner la difficulté présente, mais elle ne fait que la projeter plus loin, hors de la vue oserais-je dire. Pour ma part, je préfère en rester à quelque chose de plus terre-à-terre, et envisager tout bonnement, non des variables cachées, mais un manque d'information: Imaginons qu'un jour, nous puissions mesurer l'état quantique d'un photon sans le perturber, ce qui a déjà été entrepris par une équipe française mais non exploité à ma connaissance, toutes les superpositions d'états deviendront caduques, et ne feront que révéler au grand jour que l'impossibilité n'était pas intrinsèque à la Physique, mais que le meilleur moyen à notre disposition était inadapté, et d'où les inégalités d'Heisenberg prises comme un obstacle insurmontable. Le principe ? De (re)créer un état instable - dans un détecteur -, comme feu la chambre à bulles pour visualiser les particules des les collisionneurs, et la moindre perturbation nous renseigne sur ce qui est passé à proximité, sans altérer l'état de l'objet étudié ou de manière imperceptible.
  2. Tout d'abord, bonjour à tous ! ( Peut-être juste un aparté à ma retraite méditative... je verrai bien ) Ce passage que j'acquiesce avec la raison, me laisse pourtant une amertume en bouche si j'en appelle à mon intuition. Je me demande si j'ai besoin de comprendre toute la complexité du bidule qui me sert à écrire ces quelques mots, ou encore le bijou de technologie qu'est devenu mon automobile, pour en faire quelque chose d'utile ? N'en irait-il pas un peu à l'identique avec le savoir tout court ? Dois-je vraiment comprendre chaque détail pour en avoir une vision globale et suffisamment universelle, et donc utile à la réflexion ? Il me semble, de mon point de vue, que le savoir - ou savoir-faire d'ailleurs - dans quelque domaine que ce soit, suit une courbe asymptotique non linéaire, ce que je veux dire c'est qu'il est assez aisé d'apprendre les 50 premiers pourcents, mais qu'il faudra autant d'efforts pour faire face au 25 suivants et ainsi de suite... D'un autre côté, l'heure, je le concède, est à la pluridisciplinarité, mais elle peut ou pourrait commencer au sein même d'un seul individu. Je crois qu'il est parfois plus profitable d'avoir plusieurs domaines de compétences sans être un spécialiste dans aucun d'eux, que d'être un des meilleurs experts dans une seule activité, car devant un problème retors, une caisse à outils garnies d'ustensiles assez universels est de meilleure augure que d'en avoir un seul aussi précis soit-il ! Voilà par exemple ce que j'ai écrit dans mon coin: • Mieux vaut la polymathie à l'ignorance autant qu'à la spécialisation extrême, le second ne savant pratiquement rien sur tout et le dernier, tout sur presque rien ! Humm, des défis ! 1 Instinctivement, je répondrais un épistémologue ou plusieurs si nécessaire ! 2 Ce n'est qu'une question d'échelles selon moi, nous ne sommes pas obligés d'embarquer avec nous, l'ensemble du corpus de chaque secteur de la connaissance, on peut prendre des " méta-objets " en lieu et place de sous-parties, on peut par exemple et par analogie dans le langage naturel, user profitablement de concepts, je pense qu'il en va de même dans les sciences, on peut donc fort bien avoir une approche analytique, comme synthétique, cette dernière sera sans doute la réponse à l'interrogation ( par exemple, une voiture actuelle est pourtant bien plus complexe que les premières versions, mais finalement dans l'usage même, il n'y a pas de révolution ou de handicape majeur: les parties se sont complexifiées, mais le tout a peu évolué, i.e. il en irait de même avec ce que l'on comprend de la Vie ou de la biologie ) 3 Le transhumanisme est déjà en marche, malheureusement... je n'envie pas les générations futures. Sans oublier l'I.A., nos machines sont des extensions et des auxiliaires de nous-même, ne l'oublions pas, elles démultiplient nos capacités naturelles. ****** J'espère ne pas être encore trop rouillé, et donc à côté de la plaque ! ****** P.S.: Le tutoiement est le bienvenu !
  3. Bien le bonjour,

     

    cela faisait un temps certain que je n'étais pas venu sur le site, mais quelle surprise de lire pour une fois, un quasi sosie ou alter-ego, tant dans la forme discursive, que sémantique, j'adore !

     

    Aux quelques lectures en diagonale et disparates sur ce profil, je vois poindre énormément de points communs, qui me donnerait bien envie de revenir dialoguer... malgré tout !

     

    Enchanté,

     

    deja-utilise

    1. épixès

      épixès

      Bonjour à vous,

      Après avoir survolé quelques unes de vos interventions, il m'apparait qu'en effet certaines similitudes stylistiques nous relient ainsi qu'un certain vocabulaire.

      Je prendrai un peu de temps lorsque j'en disposerai pour approfondir la question et confronter nos idées, quant à entretenir un dialogue je suis parfaitement disposé à le faire même s'il est vrai que l'on s'enrichit moins d'une altérité moindre mais au moins cela nous permettra-t-il d'échapper temporairement aux discordes ordinaires qui sévissent ici et, qui sait, de nous trouver des dissemblances. 

      Merci d'avoir pris l'initiative de me contacter,

      épixès

       

  4. deja-utilise

    La conscience

    @aliochaverkiev http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/10/14102015Article635804030123394066.aspx https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/09/12/limpact-affectif-de-lenseignant-sur-leleve.html
  5. deja-utilise

    La conscience

    @zenalpha @Blaquière http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/12/mathematiques-les-pedagogies-alternatives-preconisees-par-le-rapport-villani_5255665_4355770.html
  6. Tu n'as rien saisi de ma démarche, et tu restes coincé dans ton mode de pensée... par choix. ( Peut-être n'es-tu pas encore prêt/mûr/sage/réceptif/éveillé pour le recevoir ) C'est dommage, mais je n'ai pas le pouvoir de faire changer les gens, si il ne le désire pas, ni celui de leur faire reprendre le chemin de la raison, comme dans ton cas, d'avoir des idées préconçues et d'essayer de les projeter sur ton interlocuteur en piochant par-ci, par-là, un mot ou une phrase qui semble le justifier, ( C'est parce que l'on a une personne " dans le nez " qu'on lui trouve tous les défauts du monde, et non parce qu'elle a des tares ou des travers qu'on la trouve antipathique ). Tu en reviens systématiquement à des jugements de valeur à partir de catégorisations que tu as faites en amont, et que tu appliques de manière dichotomique, sans subtilité, ni nuance... sous des aspirations épipélagiques. Tu soulèves pourtant des choses intéressantes, surtout les exemples issus de ta vie. Je ne perdrai donc pas/plus mon temps avec quelqu'un qui ne cherche pas à comprendre, qui ne fait pas d'effort dans ce sens là, qui élude, qui évince, qui fuit, qui extrapole, qui réagit avant de réfléchir, etc... Bonne continuation...
  7. Je ne pourrais pas accéder à ta requête, non par mauvaise volonté, mais parce que tu soulèves à chaque fois plusieurs points distincts, qui méritent d'être traités indépendamment. Il est regrettable que tu n'aies pas saisi l'occasion de répondre à toutes les questions que je t'ai posées, pas forcément publiquement, ni à moi, mais pour toi-même, pour t'aider à mieux faire le point, et déceler des incohérences, comment ces réflexions se seraient goupiller avec le reste de ton pedigree, de tes savoirs, etc... Bref une opportunité à mieux te comprendre, que tu laisses filer, tant pis ! Et comme je vois que Dompteur_de_mots a sensiblement posé le même type de questions, je me contenterai de ce que tu lui a rétorqué. Tu te poses une question, qui me semble du même acabit que de savoir, par exemples, pourquoi il y a ceux qui créent la mode et tous les autres qui la suivent, pourquoi il y a tant d'accros au smartphone pendant que d'autres n'y voient qu'un outil commode, pourquoi il y a des gens qui font les choses par eux-mêmes et d'autres qui les font faire, pourquoi certains organisent leur vacances de A à Z, pendant que d'autres se laissent porter par des excursions tout-en-un et pris en charge d'un bout à l'autre, etc... Toujours ce travers d'inférer à partir de bribes d'informations, de tenir absolument à mettre les gens dans des petites cases, tu te méprends sur mon compte, même si qui je suis est sans importance dans une discussion philosophique, si parfois j'en viens à parler de moi, c'est à titre illustratif, et sans risque de me fourvoyer. Tu pourrais taper dans le moteur de recherches interne avancé, par exemple intuition, intuitionnisme, sensibilité, émotion et mon pseudo, puis lire les occurrences, pour te rendre compte, que je ne méprise absolument pas tout ce qui n'est pas rationnel en moi. Au contraire, je cherche l'harmonie de chaque instance, de chaque entité de ma personne, mais il faut bien un arbitre, et je l'ai délégué à la raison, à ne pas confondre avec la rationalité ou la logique, pour tendre vers un équilibre. J'écoute donc toutes les facettes de ma personnalité, et ce que je dis, c'est de ne pas succombé tête baissée dans l'une ou l'autre, par simple réaction. Par exemples: Te laisses-tu emporté sans modération à ta colère, dès qu'elle se fait sentir ? Est-ce que tes pulsions de mort sont mises à exécution ? Tes pulsions sexuelles assouvies sans retenue, comme d'être marié et sauter sur d'autres femmes dès qu'une occasion se présente, ou même contraindre ton épouse à répondre à tes désirs du moment ? Tout ceci est modulé par tes soins, pourquoi il n'en irait pas de même avec l'idée de commander ou d'obéir ? Sinon, est-ce que tu sais aussi, puisque tu sembles si fier de ton inclination, qu'une expérience sociologique sur des enfants, à montrer que si effectivement, dans les groupes fraichement formés, on retrouvait à chaque fois à peu près la même répartition, du leader, des suiveurs, du marginal, etc..., et bien d'autre part, et c'est fort intéressant, surtout pour toi, que si l'on changeait par la suite la composition des groupes précédemment constitués, et bien les rôles se redistribuait aussi, un leader pouvait devenir suiveur dans cette nouvelle configuration, que l'introverti pouvait basculer dans un mode plus extraverti ! Que faut-il comprendre ? Que ce dont tu sembles être si fier, n'est qu'un simple concours de circonstances, et sans oublier ton conditionnement d'enfance peut-être, soit par l'éducation, soit par des " accidents " de parcours. Cette qualité est à la fois versatile, mais elle ne t'est même pas propre sans doute, bien plutôt inculquée d'une manière ou d'une autre. Comment dès lors être si fier d'avoir ce qui n'est même pas de nous, comme d'être fier d'une toile de peinture que l'on n'a fait qu'acheter, dont on n'est même pas l'auteur !? Voilà pourquoi je t'invite sans cesse à te questionner, à savoir qui tu es vraiment, et pas uniquement en surface ou sans chercher à aller plus loin, que ce qui se donne à toi de toi, à mon sens tu pars d'une donnée, toi dans l'état et tu construits à partir de là, je te propose de faire le chemin dans l'autre sens, de partir en quête de toi-même, de percer tes propres mystères, qu'est-ce qui fait que tu es toi, avec tes penchants et pas d'autres. Remarque-bien, que l'on peut être d'un point de vue tempérament, ni esclave, ni maitre, ou plus probablement, maitre et esclave selon les circonstances au sein d'une seule et même personne ! Il n'y a pas que le choix que tu proposes d'étudié qui existe, comme d'autres forumeurs, à leur façon, on voulu te le signifier. Par exemple, on peut imaginer un type constamment sous ordres au travail, et capitaine d'équipe de foot, ou commandant des sapeurs-pompiers volontaires, ou le gars qui se laisse tyranniser par sa femme mais qui est PDG d'une entreprise, ou encore un chef d'État qui le soir venu s'adonne à la soumission dans des jeux sado-masochistes, etc... Réponse insuffisante ! Il faut chercher plus loin, chaque chose à une raison, une cause, il faut remonter toujours le plus loin possible. Penses-tu qu'un enfant est plus libre ou à même de diriger sa vie de manière pertinente ? Si non, alors en tant qu'adulte, je peux aussi tenter d'éveiller ou d'élever mon esprit, car plus mon champ de vision intérieur s'agrandit, et plus mes positionnements, mes choix sont pertinents, adaptés, en phase avec tout mon être, et pas seulement avec une fraction à peine reconnue. Si il était question de science, on voit très, nettement que notre sort est plus enviable que ceux du moyen-âge, on y voit plus clair, avec plus discernement, avec plus d'acuité et de profondeur, et bien, il en va de même avec nous-même, plus on se développe, plus on se comprend avec précision, plus on est apte à agir de manière efficiente quel que soit l'objet, le but ! La raison, et non le rationnel, doit arbitrer; mes émotions, mes sentiments ou mon intuition pèsent lourdement dans mes orientations de vie, tout n'est pas que question de rationalité, mais au même titre qu'il existe des illusions d'optique, notre entendement nous permet de nous en affranchir, sans renier complètement nos sens, mais de les réajuster, de les rectifier, de rétablir une sorte d'équilibre. Je me suis souvent réclame de l'intuitionnisme, et je n'ai pas changé, simplement on ne peut pas toujours en rester à cet état ou ce stade, qui est certes un excellent début, mais bien souvent insuffisant, et c'est la différence principale entre nous deux, j'ai le sentiment que tu ne joues qu'avec une seule corde à ton arc, là où j'en utilise plusieurs...
  8. Pas vraiment, si nous succombons sans réserve à nos pulsions, notre conscience ou notre raison ne servent plus à rien, la sagesse n'existe plus, l'amélioration de soi s'évanouit, les vertus deviennent des mirages ou de la fumée, et les Hommes de simples animaux dictés par leurs instincts. Es-tu cet animal, cette machine biologique ? Au vu de tout ce que tu dis de toi, non, tu réfrènes certaines parties et en embrassent d'autres, il n'y a pas deux poids et deux mesures. Au moins par là-même, tu réponds un peu aux questions que je t'avais posées antérieurement. Nous ne sommes pas si différents, mais je conçois très bien que tu ne souhaites pas - reconnaitre - que nous soyons trop semblables, cela doit te faciliter la tâche ou la conscience. Si tu as lu mes autres interventions, tu sais bien que tout ceci ne s'applique pas à moi, tu es bien plus dans la devinette ou la spéculation. Oui, à la condition qu'il y ait en face, quelqu'un qui veuille bien endosser le rôle de leader, si une personne démontre un tempérament de suiveur. Il n'y aurait " d'esclave volontaire " que parce qu'il existe parallèlement des gens qui souhaitent/veulent bien se positionner en tant que " maitre ". Comme dans une entreprise encore une fois, tout le monde ne veut pas être le patron, même si la place est vacante et accessible. Que se passerait-il, si il n'y avait que des suiveurs ? N'est-il pas concevable d'envisager d'autres façons de faire, où il n'y aurait ni esclave, ni maitre, mais simplement des gens qui coopèrent suivant leur motivation, leur compétence, leur besoin, etc... ? D'où vient cet abandon de " soi " envers quelqu'un d'autre ? Surtout si on n'oublie pas que les très petites sociétés ne fonctionnent pas comme ça ( voir les deux liens de livres que j'avais donnés un peu avant ) Ne peut-on pas concevoir que " l'esclave " trouve que son statut est plus enviable que celui de " maitre ", par un calcul de rapport bénéfices-avantages / pertes-inconvénients, même si il est emprunt de subjectivisme ? Tu imagines mal Aliochaverkiev, c'est aux antipodes de mon fonctionnement, et c'est même un point qui m'avait profondément chagriné dans un des dialogues socratiques, quand Socrate ne trouve plus rien à dire pour justifier son argumentation que d'invoquer je-ne-sais plus quel mythe ou quelque chose de cet acabit. Je ne pense pas, mais je ne peux pas t'empêcher de le croire. Je l'avais compris, mais te demandes-tu si c'est toujours une bonne chose, et pour qui, et si tu as le " droit " ou le " devoir " de le faire ? Et contre le gré de la personne concernée ? Quelle raison invoques-tu pour te justifier ? Il me semble que le minimum, c'est que la personne le souhaite, le veuille ou soit volontaire, ou exprime un tel penchant, une telle inclinaison, non ? Sinon, pourquoi soumettre la nature - la vraie, comme celle d'un individu - à notre propre volonté ? Absolument pas ! Mais si cela peut te rassurer de le voir ainsi, alors... Le discernement est une qualité indispensable, car la raison ou l'intelligence, nos dons, nos aspirations ou motivations ne sont pas seuls en lice, pour avoir une vie vertueuse. Le bonheur ne se conquière pas, il se cherche et se trouve, pas plus que l'on ne force les personnes à nous aimer, il faut que cela vienne spontanément; tout n'est pas question de volonté, de force, de pugnacité ou d'ambition ! Si je devais me prêter à l'exercice, qui n'est pas dans mes prérogatives habituelles, je te répondrais que d'une part, tu te trompes encore, mais que d'autre part le personnage mythique qui me correspond le mieux ( et je dois à Ernest de me l'avoir signalé ) serait Athéna ! ( abstraction faite de son genre ) ****** Merci de m'avoir répondu
  9. Je vois aussi assez souvent ce type de réaction - sans jugement de valeur de ma part, c'est un simple constat -, par exemple lorsqu'un chef d'entreprise annonce qu'il va cesser son activité à ses employés, aucun en général ne décide de prendre la succession, ni même ne pense à s'associer avec d'autres pour continuer l'activité, c'est assez déroutant parfois, je te le concède, ils préfèrent attendre le moment fatidique de la perte d'emploi, dans l'austérité économique actuelle. ****** Toutefois, si tu parles de " maitres " et " d'esclaves ", on voit bien que logiquement et par définition, tout le monde ne peut pas devenir " maitre ", si il n'y a plus " d'esclave ", c'est antinomique. Ce que je vois aussi, c'est l'asservissement à l'instinct ou à la pulsion de vouloir être " maitre ", tout autant que celle qui incite à opter d'être " esclave ", dans les deux cas, c'est une réponse aveugle à quelque chose qui dépasse la raison éclairée. Dans le monde professionnel, ce qui s'éloigne le plus de cette approche dichotomique ( de ta part ) dominé-dominant, serait les professions libérales. Dans une perspective plus sociétale, je rejoins Swam lorsqu'il dit que de refuser l'un ou l'autre conduit à l'isolement, car comme dans tout jeu, si l'on n'accepte pas les règles à deux états possibles, il ne reste plus que la solution de ne pas jouer, et donc se tenir à l'écart ou en dehors du-dit jeu, reste aussi bien sûr la solution de révolutionner les règles du jeu elles-mêmes, et l'Histoire nous montre que ces deux camps, hors-jeu, coexistent, il y a donc une certaine liberté de choix, si tant est qu'il a été consommé et non imposé par une instance extérieure ou une force intérieure. Après, de là à faire une hiérarchie de valeurs entre ces différentes possibilités, il y a un pas que je ne franchis pas contrairement à toi, aucun n'est idéal ou parfait ( les gens qui se croient ou se sentent au sommet de quelque chose, ne sont pas toujours heureux ou en harmonie par exemple ), et comme le dicton le dit dans le registre pro. " Il n'y a pas de sot métier ", ce qui signifie que l'important réside non pas dans un absolu, comme tu le laisses systématiquement entendre, mais dans l'adéquation entre soi et ce que l'on fait, comme lorsque l'on est gosse et que l'on se rend compte que le " rond " ne rentre qu'imparfaitement ou pas du tout dans le " carré ", en soi le carré ou le rond n'est ni pire, ni meilleur que l'autre, c'est une simple question d'être adapté ou adéquat !
  10. Un prêté pour un rendu: Nous rejoignons là par un autre chemin Arnold Beisser et son énoncé sur le paradoxe du changement : « le changement apparaît lorsqu’un sujet devient ce qu’il est, non lorsqu’il essaie de devenir ce qu’il n’est pas »... https://www.cairn.info/revue-gestalt-2005-2-page-165.htm
  11. https://www.amazon.fr/Société-contre-lEtat-Recherches-danthropologie/dp/2707321591 https://www.scienceshumaines.com/la-vie-sans-l-etat_fr_39571.html
  12. L'introspection est un moyen de se découvrir et de se connaitre, mais cela ne va pas de pair avec le changement, c'en est une autre étape, qui n'est pas incluse dans la démarche introspective. Un peu comme il y a la recherche fondamentale d'un côté, et puis les applications pratiques de l'autre, même si il y a des corrélations entre les deux, les deux activités sont disjointes, surtout la première vis-à-vis de la seconde. Changer en profondeur, je n'y crois pas, au mieux on trouve un moyen d'harmoniser qui l'on est, une fois que l'on a fait la lumière sur nous-même, avec notre environnement, comme si, on était capable de faire en sorte que les engrenages s'emboitent les uns dans les autres, certains viennent de nous, et d'autres de l'extérieur, donnant un système bien huilé. Dans le mesure où je ne pense pas que notre noyau soit transmutable, si notre regard semble changer, c'est soit que nous avons mal vu la première fois, et c'est fort probable, soit que les conditions ne sont plus exactement les mêmes, parfois un détail change foncièrement notre point de vue, notre analyse, notre interprétation ( comme une recette de cuisine par exemple, un ingrédient en plus ou en moins, ou l'ordre des opérations est différent, et le résultat aussi ). Toutefois, une fois que l'on a mis la main sur un élément irréductible, il a peu de chance d'être revu et corrigé par la suite, par exemple, reconnaitre que l'on n'est pas le héro des films, que notre bravoure est très limitée, que la peur est omniprésente, qu'on risque grandement de ne pas être en mesure de sauver ses enfants en cas d'avarie majeure, notre bien le plus précieux pourtant, et bien, ce n'est pas une chose que l'on révise par la suite, une fois ce constat fait, il en reste à ce qu'il était, à chaque visite il a le même visage, implacablement triste, négatif, cru ou péjoratif en total opposition avec nos aspirations ou fantasmes sociétaux, il ne peut plus coïncider avec notre naïveté première, notre déni d'antan. C'est tout l'intérêt de l'inspection intérieure, se voir tel que l'on est, et non tel que d'autres voudraient nous voir, ou tel que l'on aimerait être et que l'on s'efforce de montrer ou jouer aux yeux de tous. Nous sommes tous des comédiens, et ce depuis notre enfance, nous devons donc remonter le fil de notre développement, en revenir aux couches les plus profondes, les plus enfouies, celles qui tirent encore les ficelles ou qui tentent de le faire sous un ramassis d'encombrants qui n'est pas nous, mais qui sont venus recouvrir et s'échouer petit à petit sur notre délicate mécanique, pervertissant son fonctionnement. Oui. Il y a quand même quelques exceptions lorsque les personnes frisent la mort - ou quelque chose de cet acabit -, il arrive que cela les fasse renouer brutalement avec une part d'eux-même qu'ils avaient " oublié " pour ainsi dire. Ils se reconnectent avec leurs sentiments intérieurs, ce qu'ils ressentent eux, et tentent d'en être en phase avec le monde réel, et cette fois avec plus de clarté, de facilité et d'efficience. On peut aussi se focaliser, sur les points les plus cruciaux, et remettre à plus tard ceux de seconde importance, et ainsi de suite. Nous ne saurons pas tout, certes, il restera des parts d'ombre, et nous apprendrons à vivre avec, à tolérer quelques inconnues, comme tu le dis. Néanmoins, il me parait nécessaire de connaitre les principales caractéristiques de notre vraie personnalité, nos peurs, nos forces et nos sensibilités, est une première étape quasi indispensable si l'on veut agir sans remord et sans regret: battre son enfant, tromper sa compagne, trahir une confiance, tuer une personne sur ordre, défendre au péril de sa vie la chair de sa chair, être tétanisé par la peur de ceci ou cela, manipuler les autres, etc... Toutes ces choses, sont à voir telles qu'elles apparaissent en nous, telles qu'elles se donnent à voir brutalement, sans maquillage, sans déformation, sans travestissement atténuatif ou enjôleur, comment on se positionne naturellement dans ce type de situation ou action, suivant les circonstances, les conditions. C'est déjà et avant tout savoir pour soi-même, qui l'on est véritablement, sans se soucier si c'est bien, beau, noble ou l'inverse, ensuite une fois que l'on sait, on compose avec la réalité extérieure, on s'adapte sans se renier, on cherche des remèdes si on ne les trouve pas seul, auprès de personnes que l'on estime, dans des livres, chez des spécialistes. Je parlerais plus volontiers de tolérance ou d'endurance parfois, il me parait peu envisageable de devenir insensible ce à quoi on est particulièrement réceptif, de laisser-faire alors que ça nous révulse au plus haut point, cela ne peut donc concerner que des choses de menues importances, ou alors on sombre dans la dénégation, on fait l'autruche, on détourne la tête, ce n'est plus du lâcher-prise mais de l'hypocrisie. Un seul exemple, je ne supporte pas que l'on violente des enfants ou que l'on viole les femmes, il ne peut donc y avoir aucun lâcher-prise dans de telles affaires, c'est immonde et ignoble, mais c'est pourtant la triste réalité de beaucoup de personnes malheureusement actuelles ou passées, la seule piste envisageable, c'est que cela cesse, pour avoir l'esprit en paix ! Disons que l'action est la suite " logique " de la compréhension, car si l'on sait mais que l'on n'agit pas en conséquence ou comme si nous ne savions pas, cela reviendrait à ne pas savoir. Quoiqu'il y a des situations que l'on ne vit pas ( être parent, gravement malade ou sous un coup de foudre ), que l'on ne souhaite pas vivre ( la tromperie, la trahison, la misère, la famine, la guerre ou la torture ) ou qu'on ne vivra jamais ( vivre sur une autre planète, dans une autre strate sociale ou une autre époque révolue ), et pourtant on y aura songé plus ou moins, presque préparé mentalement !
  13. 1- Il m'a semblé, qu'il est le seul à attendre que l'on parle de son sujet: les limites ou failles de l'introspection, et dans mon cas, plutôt sa réfutation. 2- Étant donné, que les autres intervenants discutent de tout, sauf de la problématique.
  14. Tu sais, je m'en étais rendu compte dès tes premières interventions !
  15. @Blaquière J'ai illustré avec le mode fête, mais il en existe une myriade d'autres, celui du travail, celui du père ou de la mère, de l'amant, du copain de sport, etc... Autant de facettes qui se recoupent plus ou moins, mais qui révèlent aussi une part différente de nous, je me demande comment on est capable de " switcher " de l'une à l'autre, parfois au détriment d'une de ces dimensions ? De vivre dans une certaine illusion ou dans un certain déni, je ne peux pratiquement plus m'y résoudre aujourd'hui, ce que je suis ici et maintenant, et aussi moi dans pratiquement tout ce que j'entreprends ou fait, je ne cultive qu'une seule entité, raison pour laquelle il m'est devenu impossible de basculer dans un autre mode quel que soit le moyen, le vecteur ou l'occasion qui se présente, si j'ai ce sentiment de ne faire plus qu'un, c'est en grande partie par cette recherche de compréhension sur moi-même, qui je suis réellement, au fond, une fois que l'on commence à mettre le doigt dessus, on voit assez clairement que tout en découle ensuite ou y prend sa source, on sait pourquoi on agit de telle ou telle manière et quelle en est la raison, on peut aussi orienter sa vie pour qu'elle colle le plus possible à cette intimité. Et d'ailleurs, c'est aussi une raison impérieuse de mon départ imminent, ce que je suis n'est pas en phase avec ce qui se passe, je ne trouve que trop peu d'échos à mon être, à ma sensibilité, j'en suis trop réduit à faire marche arrière, à justifier, à expliciter, etc... à rendre compte de trivialités qui m'empêchent alors d'exploiter ce que je suis et qui peut encore progresser à condition de ne pas en rester au B.a-ba de la pensée, à l'alphabet pour espérer faire une dissertation réflexive. ( il n'y a toujours aucune prétention ou revendication dans ce sens, je te prie de relire le lien sur la lucidité où tu avais participé, je ne fais que dire la même chose sur ma propension, même avec 4 ans d'écart ) Le rire/humour est un des modes d'expression de l'intelligence !
  16. Je comprends et j'en étais conscient, et j'aurais presque envie de te répondre: m'en fiche ! Mais ce serait contraire à ma philosophie, qui est celle de la lucidité, dire ce qui est une réalité n'est pas être ou se sentir supérieur, juste communiquer dessus. Que je reconnaisse avoir un niveau de conscience, ou une plus grande faculté de conscientisation, n'a pas pour conséquence de me croire supérieur, d'autant moins, que cela apporte son lot de difficultés, entre autre celui d'être accepté comme tel ou d'être mal perçu, le Français moyen n'aimant manifestement pas que l'on soit différent de lui, je n'ai ni à revendiquer cette différence, ni à la cacher, c'est un fait observationnel, de part mes incalculables rencontres avec des gens de tous les horizons. Je suis presque sûr, si cela peut te soulager, que mon " niveau " d'intelligence est même en dessous de la " normale ", car je suis lent et j'ai une effroyable mémoire pour le moins, et si je devais repasser les test psychotechniques d'intégration pour le service militaire - obligatoire en ces temps là - je suis certain que je serai dans la seconde moitié basse du classement, contrairement au jour où je l'ai effectivement passé, surentrainé que j'étais au sortir de mes études de physique théorique, cela fait justement partie de cette capacité de se voir comme on est, reconnaitre ses points faibles comme ses points forts, et un bon travail introspectif permet d'y tendre, faut-il encore s'y adonner constamment, comme toi dans ton activité artistique, tu pratiques très régulièrement et donc cela t'octroie une avance sur ceux qui ne pratiquent pas ou peu, tu en es parfaitement conscient de par tes expériences à ce sujet... ( ce que tu as d'ailleurs verbalement manifesté à plusieurs reprises ces derniers temps )
  17. Contrairement aux idées répandues, y compris en science humaine, notre découverte du monde commence par notre vie intra-utérine, via nos perceptions proprioceptives entre autres, et non uniquement à une période post-natale par expérimentation, ce qui fait que le petit d'homme ne nait pas vierge, mais déjà avec un bagage " scientifique ". Il est évident que le corps est une porte d'entrée vers la réalité, toutefois, cela ne saurait suffire pour les plus exigeants d'entre-nous, c'est donc un prérequis, non une fin, nous sommes d'accord, d'ailleurs l'approche opposée, idéaliste, est tout aussi prompte à nous fourvoyer, elles sont complémentaires: en espérant que les atouts de l'une compensent les faiblesses de l'autre...
  18. https://www.forumfr.com/sujet788179-quel-est-le-propre-de-lhomme.html?page=4&tab=comments#comment-11184841
  19. @Jedino j'espère que tu auras trouvé des éléments de réponses finalement dans les pistes que je t'ai suggérées moi-même ou au travers des références. Je tiens avant de partir - j'attends que Caez fasse le nécessaire - à te faire part d'une " expérience " récente introspective, pour te montrer qu'il n'y a pas d'impossibilité particulière, si il en existe une, elle sera plutôt sur l'exhaustivité de l'entreprise que sur sa réalisation. Certes mon anecdote est plus à estampiller rétrospection si l'on veut être rigoureux qu'introspection, mais pour moi, c'est le même mécanisme sous-jacent: En m'observant, et analysant les effets et causes de la présence de ma conscience, dans des situations qui sortent de l'ordinaire, j'ai pu apprendre à me connaitre davantage, lorsque par exemple, j'ai été en état d'ivresse prononcée, j'ai constaté qu'à chaque fois je restais lucide, même jusqu'aux portes du coma éthylique ( j'étais très jeune à ce moment là ), de même aujourd'hui il m'est impossible de basculer dans une autre " dimension " de ma personnalité, comme lorsque les gens cherchent à faire la " fête ", ils basculent dans un autre mode, rieurs, joueurs, insouciants, etc... dont je ne suis plus capable, ou encore lorsque je suis en prise avec la colère, je ne me départis jamais de ma conscience, elle est toujours présente, peu altérée. Que dois-je en comprendre ? Qu'il y a une échelle de conscience qui s'appuie sur une base, un seuil, je considère aujourd'hui que j'ai monté nombre d'échelons/barreaux, et que même lorsqu'un élément censé faire descendre me touche, je reste néanmoins sur l'échelle, alors que pour d'autres personnes, cela les fait descendre, franchir un seuil et atteindre un état modifié, d'où la perte de mémoire, de ne plus se rendre compte de ses actes, de passer outre des interdits, de se mettre en danger ou autrui, devenir irrationnel, voire se ridiculiser, ou tout bonnement de changer de peau/personnage, etc... C'est assez succinct, j'ose croire que tu arriveras à sentir ce que j'ai dit, ce que j'ai tenté de signifier à partir de données personnelles, en tout cas, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il est tout à fait envisageable de se connaitre toujours plus par l'entremise de l'introspection, si tant est qu'on le veuille véritablement et honnêtement, et c'est bien ce dernier point qui est délicat à gérer, ce n'est pas tant les biais - que j'ai cités en partie un peu au-dessus pour certains ici - que de chercher sincèrement à se connaitre, à voir les choses en face, sans distorsion motivée par des peurs, des intérêts, des habitus, des incompréhensions, de l'ignorance ou un surinvestissement égotique ou autres délires plus ou moins ésotérique/cosmogonique/mystique/transcendantal, bref de se voir complètement à nu dans notre plus simple expression, y compris et surtout dans ses plus laides et viles caractéristiques, de rechercher le vrai et non ce qui nous arrange, qui nous conforte, nous rassure, nous apaise, alimente nos croyances ou nourrit notre imagination débordante. C'est comme en toute chose, ce n'est pas ce que l'on fait qui prime, ce sont les raisons qui nous poussent à le faire, l'étincelle première, le premier pourquoi, et que ce soient de bonnes raisons, en l'occurrence la vérité ou la réalité dans notre affaire, et les biais cognitifs eux-mêmes deviennent une source de connaissance sur nous, si tant est que l'on est capable de les reconnaitre ou de les identifier.
  20. À qui de droit: Depuis quelques années, des chercheurs ont entrepris d’aller fouiller dans les méandres du cerveau pour y déceler des mécanismes mentaux archaïques qui pousseraient à croire à l’existence des dieux. La scène se passe à l’université de Newcastle,dans une petite salle où thé et café sont mis à la libre disposition de chacun. Un petit panneau indique simplement qu’il faut payer 30 cents pour un thé, 50 pour un café. Melissa Bateson a réalisé ce test simple : placer au-dessus de ce panneau un poster représentant deux grands yeux ouverts. Résultat : les buveurs de thé se sentent observés et ils laissent de l’argent deux fois et demi plus souvent que lorsque le poster représente un bouquet de fleurs ! La conclusion de M. Bateson est simple : il existe une tendance forte à se comporter de façon plus morale quand on se sent observé. Même si les personnes savent bien que ces yeux ne sont que du papier et de l’encre, quelque part en eux, un mécanisme a été déclenché : ils se sentent mal à l’aise s’ils partent sans payer. M. Bateson raccorde ce résultat avec un des aspects de la religion. C’est à partir d’un mécanisme de ce genre (« attention, on te regarde de là-haut ! ») que les religions cherchent à imposer leurs codes de bonne conduite. C’est l’effet « père Noël » en quelque sorte. [...] Pour comprendre comment les humains en sont venus à croire à l’existence d’entités invisibles auxquelles ils vouent un culte, les psychologues évolutionnistes avancent une autre hypothèse. Selon le psychologue Paul Bloom, la croyance en l’existence des « âmes » est un fait universel, qui apparaît très tôt dans l’enfance. Cette croyance est un dérivé accidentel d’un mécanisme simple : nous nous percevons nous-mêmes comme des êtres dotés d’un esprit – c’est-à-dire d’une volonté, de désirs, de pensées – indépendants de notre corps. Et nous attribuons volontiers à d’autres humains ces mêmes caractères . Il est donc naturel de transposer à d’autres humains ces caractéristiques, mais aussi à des animaux ou des forces invisibles. Penser que le Soleil, le tonnerre, les étoiles sont des êtres vivants animés d’une volonté propre est une croyance spontanée des enfants. Deborah Keleman s’appuie sur ce constat de P. Bloom (que Jean Piaget avait fait bien avant lui avec son « animisme infantile ») pour soutenir que les enfants sont spontanément « théistes » . Les croyances religieuses s’expliqueraient donc comme le sous-produit d’un mécanisme mental courant . De même, quand il nous arrive malheur (une maladie, un échec), ce mécanisme causal nous fait attribuer ce qui nous arrive à une volonté extérieure. Ce serait aussi une tendance spontanée que de se tourner vers cette cause invisible pour lui demander de l’aide ou de demander pardon lorsque l’on souffre. A la cause naturelle, on superpose une cause surnaturelle. Sur ce point, la psychologie évolutionniste rejoint une hypothèse avancée par Sigmund Freud. Dans L’Avenir d’une illusion, l’inventeur de la psychanalyse ramène le besoin de croire à une régression psychologique de l’adulte vers les émotions de l’enfance. La soumission des hommes vis-à-vis de Dieu est comparable à l’attitude du petit enfant vis-à-vis de ses parents. Face aux épreuves de la vie, il se sent démuni et en appelle à une figure paternelle idéale, censée lui apporter soutien et affection. ******* http://archives.science-et-vie.com/covercontents.php?i=1353&url=http%3A%2F%2Farchives.science-et-vie.com%2Fpvurl.php%3Fr%3Dhttp%3A%2F%2Fscienceetvie-pvgpsla.immanens.com%2Ffr%2Fpvpage2.asp%3Fpuc%3D3263%26nu%3D1055%26selfsize%3D1 ******* Biais nommé l’Effet Dunning-Kruger Voilà un biais qui vous servira sans que vous ne fassiez le moindre effort. Il semblerait que les personnes les moins compétentes dans un domaine surestiment leur compétence, alors qu’à l’inverse, les personnes les plus compétentes ont tendance à sous-estimer leur compétence. En résumé, pour reprendre Darwin « L’ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance ». Le biais de projection Il s‘agit d’une attirance inconsciente pour toute personne qui partage nos valeurs, notre vécu, notre point de vue ou nos émotions. En tant que charlatan, il vous suffit d’interroger votre « patient » sur sa vie, ses opinions etc, puis de lui raconter qu’il vous est arrivé la même chose ou que vous partagez entièrement son point de vue. Engagez une discussion qui va toujours dans son sens et lui fera trouver en vous un égal dont il voudra se rapprocher et auquel il voudra faire confiance. Le biais de naïveté Impressionnez par votre aisance, votre gestuelle, vos paroles assurées sans en faire trop (pour que cela ne paraisse pas louche) et votre « patient » sera assuré de votre compétence et ne cherchera pas à vérifier vos diplômes ou l’efficacité de votre thérapie « fantastique ». Biais de dissonance cognitive Un patient, en présence de cognitions (connaissance, opinion, croyance le concernant lui ou son environnement) incompatibles entre elles, se retrouvera face à un état de tension (dissonance cognitive) qu’il fera tout pour faire disparaître afin de retrouver un certain équilibre cognitif. Pourquoi cette tentative d’ouvrir les yeux à la victime échoue-t-elle ? Il semblerait que lorsque nous avons un avis défini sur un sujet que nous pensons connaître, cela biaise notre façon d'effectuer des recherches (sur un sujet opposé ou une conviction qui n'est pas la nôtre), mais cela influence également l'interprétation que nous faisons des renseignements obtenus. Nous ne retenons que ce qui est en accord avec nos idées. Le reste a tendance à être perçu comme douteux, vague, lié à un complot, etc. On finit par se dire : " Oui, c'est une façon de penser... Mais ce n'est pas la mienne". Il est très difficile de remettre en cause une idée profonde, et tous les intervenants se heurtent à une sorte de surdité à l'écoute de nouvelles idées. Ce doit être une démarche personnelle, liée bien souvent à une confrontation entre plusieurs incohérences dans la théorie charlatanesque proposée, pour commencer à ouvrir les yeux.
  21. Pas tout à fait, mais plus précisément: https://medias.cerveauetpsycho.fr/api/v1/files/5a82ac938fe56f6b2b7b1a4f?alt=file
  22. Après une première étape où je remerciais mes innombrables interlocuteurs, quels qu'ils soient en fin de compte, est venu le temps aussi de m'excuser auprès de tout ceux que j'aurais blessés, malmenés, tarabustés ou avec qui j'aurais été maladroit et gauche. Il semble qu'il est temps que je tourne la page, ce lieu qui m'a aidé est aujourd'hui devenu une sorte d'entrave à mon développement, me retenant à un certain stade qui ne me satisfait pas, il me faut donc aussi me distancier ou me libérer de cette chaine qui me cloue au sol, même si il subsiste par-ci, par-là des pépites, elles ne sauraient compenser les inconvénients qui s'accumulent sans cesse, je pense. Je prie donc toutes celles et ceux que j'ai pu offenser de bien vouloir m'excuser, car il n'y a jamais eu d'intention de nuire ou d'acte de malveillance de ma part, ni un ego à soigner ou une recherche de " notoriété ", mais une authentique démarche philosophique s'appuyant grandement sur celle socratique d'ailleurs. Merci, désolé, et bonne continuation à tous...
  23. Comme tu voudras, it's your choice ! Oh mais, je sais que tu es un redoutable sophiste, je t'ai dit ce que j'avais à te dire, il ne sert à rien d'insister, if you don't want, you can't !
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