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Tout ce qui a été posté par Blaquière
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En fait le problème à résoudre est le suivant : Comment ça se fait que "un musulman" est persuadé que Dieu existe, alors que Dieu n'existe pas. C'est à un musulman d'essayer de répondre. Il faut qu'il cherche dans sa mémoire, dans sa petite enfance, dans tout ce qu'on lui a dit, tout ce qu'il a entendu, dans tout ce qu'il a lu, dans son inconscient, dans ses relations... Il doit faire le tour de tout ça pour comprendre d'où lui vient cette idée absurde. Moi je suis déjà ailleurs, et ça n'a jamais été mon problème. Ah oui est-ce que tu as vu Dieu ? Non, je pense. Et pourtant tu y crois ? C'est donc que tu l'imagine. Le premier élément de ta démonstration est donc archi faux. On imagine Dieu. On peu imaginer qu'il existe C'est d'ailleurs tout ce qu'on peu faire, l'imaginer. (Puisqu'il n'existe pas) Ce qui ne veut pas dire que tu en aies une idée exacte ni précise, mais tu l'imagines. Approximativement. Tu crois en un dieu approximatif... Mais c'est fatiguant à la fin ce côté, on ne peut pas voir Dieu ou il ne se montre pas. Pourquoi il se planquerait ? Il joue à cache-cache ? Mais c'est un gamin ! Ces prétendus secrets ne sont plus de mon âge. Et à peine si je dépasse les soixantes !! Dieu avec au moins quelques milliards d'années derrière lui, en est encore à "tu me vois tu me vois pas" ! Quel guignol ! Si on le voit pas c'est tout bêtement parce qu'il n'y est pas. Et circulez !... On t'a dit il est éternel ? Tu dis bon d'accord, il est éternel. Sans trop savoir ce que ça impliquerait d'être éternel. Mais ça te plaît. ça fait classe. Et puis tellement au dessus de notre condition, que : " Ouais Dieu est éternel " super ! inattaquable puisque personne ne peut se représenter ce que ça représente, l'éternité. C'est des mots, juste des mots, pour en mettre, t'en mettre plein la vue... et je dirai même mieux : POUR S'AVEUGLER ! Mais peut-être que pour toi, Dieu est un garde fou ? Pose-toi la question: "Est-ce que si Dieu n'existait pas, est-ce que je serais un salopard ?" Si ta réponse est oui, alors, crois en Dieu. C'est un moindre mal. Si ta réponse est non, si tu estimes que tu tiendrais, même sans Dieu, à bien te comporter, avec autrui, dans ta vie... etc. alors, t'as plus besoin de croire en Dieu. TU ES LIBRE ! Reeves a dit une belle ânerie " Mozart et Beethoven ne sont pas le fruit du hasard", donc il y a quelque chose. Oui : ça s'appelle la matière, la vie, puis l'esprit, et l'inconscient.... Et... le piano AQUEUX ! (Au commencement, l'esprit de Dieu planait sur les EAUX !) Bon, allez, je vais aller travailler l'argile. Comme Dieu. Je vais faire un bol, tiens ! Après, je lui souffle dessus, et paff ! il aura un âââme ! Objets inanimés avez-vous donc un âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? Mais ce bol, il sera pas là par hasard comme dit Reeves, Ni grâce à... quelque chose... ce sera parce que MOI, une poussière dans l'univers, je l'ai voulu. Parce que si je fais pas de bol, je vais en manquer... Et rien avoir à manger pour le réveillon de ce soir... Allez, courage, les jours recommencent à s'allonger, c'est la Noëlle année qui arrive...
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Jésus disait: "si on t'en met une tends l'autre joue"
Blaquière a répondu à un(e) sujet de alexdudébat dans Philosophie
Si c'était ça, qu'il voulait dire c'est qu'il était vraiment couillon, vu que 2000 ans après tout le monde continue allègrement de se castagner... -
Chez moi !!! Attendez... Voilà encore quelques trucs : https://sites.google.com/site/archeopoterie/Home/l-atelier/-j-ai-retrouve-ca-dans-un-coin-de-l-atelier
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La lavandière !
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Tonton Marius. (ou "le prince farceur".) -- Monsieur A....... (Blaquière!) ! Venez vite ! Y'a quelqu'un qui vient de rentrer dans le magasin, ça doit être un prince ou un président, c'est sûrement un Monsieur important : il me fait peur ! C'est ainsi que la jeune Marinette, qu'on avait embauchée pour vendre le pain pendant que ma mère accouchait de ma soeur ou de moi, venait de surgir dans le fournil pour appeler mon père à l'aide. Elle était complètement paniquée. Mon père, tout blanc de farine était en train de façonner. Il s'essuie vaguement les mains sur son tablier, un torchon, passé dans sa ceinture qui n'est qu'une ficelle, avec ce geste en suspend qui essuie sans essuyer, presque symbolique ; et il descend les trois marches du fournil à la farinière comme en faisant les claquettes. Il traverse la farinière, arrive au magasin... Là, un homme cravaté, grand, mince, vêtu de noir, chapeau haut de forme, fait les cent pas dans le magasin en faisant tournoyer sa canne. (Une canne à pommeau, bien sûr, pas à poignée recourbée.) Il se retourne à l'arrivée de mon père... et les deux tombent dans les bras l'un de l'autre. Le tout noir et le tout blanc. -- Tonton Marius ! -- Paul ! C'était ça Tonton Marius : la super élégance instinctive, qui en plus n'en a rien à faire. Il était grand, il était beau, portait moustache et chapeau, une moustache à la Charlot... Je ne l'ai pas connu. Mais ma soeur se souvient un peu de lui : elle le revoit qui l'amusait à table en faisant les marionnettes avec deux serviettes. Un noeud pour la tête et les deux petites bouts devenaient des oreilles... Avec ça il pouvait amuser les petits pendant une heure. Plus que Charlot c'était vraiment Chalie Chaplin. Et avec le même talent. A Toulon, il lui est arrivé, habillé sur son trente et un, de se glisser dans la suite d'un mariage un peu chic où il ne connaissait strictement personne. Et personne n'osait rien lui demander, tant il en imposait. De plus, chaque famille, celle du marié comme celle de la mariée, pensait, à voir son assurance et sa décontraction qu'il appartenait nécessairement à l'autre... Mais voilà que pendant le repas, ses facéties faisait de lui la vedette absolue du mariage... Il chantait, dansait, contait, jouait des tours, imitait les uns, les autres, si bien qu'à la fin du repas, toute la noce se tordait de rire. Mais Tonton Marius qui n'avait rien d'un pique assiette prenait alors la parole est expliquait sa situation : --"Je dois vous faire un aveu : Je ne connais personne ici, et je ne suis parent avec aucun d'entre vous !" L'étonnement était général. Mais dans la bonne humeur : il avait dit ça comme une bonne blague, et vu l'ambiance qu'il mettait depuis le début, c'est en invité d'honneur du mariage qu'il était prié de rester pour le repas du soir. C'est ainsi que la noce profitait du plus extraordinaire animateur qu'elle aurait pu souhaiter. Tonton Marius était donc chanteur, aussi. Mais un chanteur spécial. Avec une voix... abominable ! Une voix de "cassicougnat" ! Qui couinait, crissait, striait les tympans ; mais... toujours juste ! Il vous prenait la tierce, ou la quarte, ou la quinte : pas de problème ! à la hauteur parfaite. Mais c'était horrible : à mourir de rire ! Il était grand, il était beau, il était fou. Les hommes du village se sont un jour défiés : le gagnant serait celui capable de faire l'arbre droit le plus haut. C'était au bar. L'un l'a fait sur une chaise, l'autre sur la table, un autre a mis une chaise sur la table, encore un autre s'est rétabli sur deux chaises en équilibre sur la table... Alors, Marius a traversé la place et est allé faire son arbre droit... Sur la croix du clocher ! Une femme qui passait sur la place à ce moment se serait évanouie en s'écriant : -- Boudiou ! (Mon Dieu !) Mais c'est Marius qui a gagné. Certes, c'est aussi parce qu'il avait dans sa poche la clé du clocher. C'était lui qui montait là-haut tous les lundis pour remonter la pendule. Il était grand, il était beau, et il était célibataire... Quand il montait au clocher, remonter la pendule, Simonie venait parfois lui offrir un panier d'oeufs. Elle aurait pu le laisser en bas, sur la marche, mais si la porte était restée entrouverte elle préférait le lui donner en personne, de la main à la main, si on peut dire. Elle montait donc après lui. Ils y restaient d'ailleurs assez longtemps dans le clocher... Plus près du ciel !... (Boudiou !) Depuis sa fenêtre du Château tante Mariane qui ne craignait pas elle aussi d'aller retrouver Marius à l'occasion, les avait repérés et suivait leur manège. Mais c'était trop dur pour elle de rester à la fenêtre, alors, elle chargeait sa fille (huit ans) et sa petite copine --ma mère !-- de surveiller les allées et venues de Marius et Simonie. -- Vous me dites quand vous la voyez ressortir ! " Et les deux gamines se régalaient : -- Elle est encore dedans ! -- Et maintenant ? -- Ils sont toujours là-haut !... Pendant ce temps, Mariane tournait en rond dans sa cuisine, furieuse, elle fulminait, hors d'elle : -- Ah la salope !... La salope !... La salope !... Et les petites : -- Ca y'est ! Il est ressorti en premier !... -- C'est lui qui porte le panier d'oeufs, maintenant ! -- La salope !... Ah ! la salope !...
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Je crois qu'on va avoir les deux ! En premier l'inondation, en suite l'assèchement. C'est SCIENTIFIQUE !!!
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La religion, c'est la mer. Et l'athéisme, le continent. Mehdi est un poisson, et nous, des... cochons !!! Et nous discutons sur le rivage... Mehdi nous dit : " Blup, blup -ça c'est les bulles du poisson-- Venez avec moi, dans l'eau, on y respire mieux !" Et nous nous lui répondons : "Groin, groin -grognement du cochon- viens avec nous sur terre, on y gambade mieux." Mais nous n'avons pas de branchies pour respirer sous l'eau et le poisson pas de gambettes pour gambader. Est-ce que si on assèche l'océan, des pattes pousseront aux poissons ? Est-ce que si on inonde le continent les cochons respireront sous l'eau ? Probablement, mais ça prendra énormément de temps. Du temps perdu. Le mieux ce serait que les cochons inventent le tuba et les poissons... l'aquarium à roulettes... Et qu'on se mélange, tranquille... J'arrête avant de devenir vulgaire... Genre "en tant que gros cochon, je vois une petite raie qui me tenterait bien..." Mais non : La religion, normalement, c'est un plan hors sexe !...
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De la Force, le côté obscur, repousser vous pouvez, grâce à la Vraie Religion. Evident pourtant cela est !
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Jésus disait: "si on t'en met une tends l'autre joue"
Blaquière a répondu à un(e) sujet de alexdudébat dans Philosophie
C'est bien ce que je voulais dire ! -
(Je mets tout le pain d'un coup , ce sera qu'un mauvais moment à passer ! Après on passera aux "vedettes" de la famille) Flûte, il faut un peu que je parle de moi : c'est mes mémoires ou quoi ?! --"Manu ? tu peux aller racler la machine ?" Voilà ! Mon travail à moi pouvait être de temps en temps de "racler la machine". Avec la râpe (ce carré de tôle en fer d'une douzaine de centimètres de côté, enfoncé pour la préhension sur l'un de ses côtés dans le sens de sa longueur sur un petit manche de bois de la même dimension et qui servait à couper la pâte). Je raclais les petits morceaux de pâte qui étaient restés accrochés un peu partout dans le pétrin y compris sur les deux rotors verticaux un peu en forme d'hélice --et c'était le plus difficile puisqu' aucune ligne n'était droite-- et je les rassemblais en un seul un tas, sur un côté du pétrin. Ce qui évitait que les petits morceaux séparés ne se dessèchent. Il pouvait bien y'en avoir plus de cinq cent grammes ou un kilo chaque fois qui pourraient être mélangés à la "machine" suivante dans la mesure où ça ne s'était pas durci. Quand j'ai été assez grand pour travailler sur le tour, il m'est arrivé bien quelques fois de "mettre en boules". Sur ma droite, mon père détaillait et pesait les pastons comme j'ai dit, et me les passait tout irréguliers de leur découpage. Je les roulais en boules bien rondes et les posais derrière moi, sur une planche, une caisse à petits rebords d'une dizaine de centimètres, bien farinée, de deux mètres de long et quarante centimètres de large, disposée sur deux trétaux. Plusieurs planches attendaient rangées debout contre un mur et dès que la planche était pleine, mon père en plaçait une autre vide sur la première. Quand toutes les planches étaient pleines, on les déplaçait et on les empilaient une à une sur le tour contre le mur, à la place de la masse de pâte qui avait toute été mise en boules. Après avoir rangé la balance. La planche du tour était suffisamment large ou profonde (plus d'un mètre), pour que les planches à rebords étant rangées contre le mur, l'espace plan reste devant elles suffisait pour façonner le pain. La pâte levait encore quelque temps... Au bout d'un moment les boules qui avaient été placées bien séparées dans la planche se touchaient toutes. Le façonnage proprement dit pouvait commencer. Mon père prenait une boule et la plaçait devant lui, sur le tour qu'il venait encore de bien enfariner d'une poignée de farine lancée en plusieurs fois en gardant les doigts un peu ouverts. Il étirait la pâte vers lui, l'écrasait des phalanges de la main droite, le poing à demi fermé, pan, pan, pan ! trois fois. tout était parfaitement rythmé. Il prenait la partie applatie devant lui qu'il venait d'allonger et la repliait vers l'avant sur la moitié de la longueur de la pâte pan ! pan ! Un coup à gauche, un coup à droite. Puis il prenait la partie la plus éloignée et la repliait vers lui, sur l'autre. Il écrasait bien la "soudure" devant lui avec les deux pouces bien à l'horizontale un peu comme on tiendrait un tuyau devant soi, les bras tendus. La boule était devenue un cylindre bien régulier. Il fallait alors rouler le pain des deux mains à plat pour l'allonger : deux fois de suite, en partant du milieu et en roulant le pain vers les deux extrémités légèrement plus écrasée, donc en pointes. Des bulles d'air de la pâte déjà bien levée claquaient sous les doigts avec des petits tchic ! tchic ! Il prenait le pain en long par en dessous en allongeant les doigts le plus possible les deux extrémités se trouvant sur les poignets et il se tournait d'un demi tour pour le placer sur une autre planche qui avait remplacé les premières sur les tréteaux. Ces planches-là étaient différentes de celles de la mise en boule. Ce n'étaient plus des caisses mais bien des planches, avec juste une planchette verticale de 15 centimètres à chaque extrémité afin de pouvoir les empiler les unes sur les autres sans écraser les pains. Et puis, chacune avait sa toile. Accrochée à une seule extrémité placée sur la gauche quand on se retournait. L'autre restait libre et pendante, deux fois plus longue que la planche. Le pain façonné était allongé sur la toile, perpendiculairement à la longueur de la planche. Le pain suivant était placé parallèlement au premier sur la toile toujours bien enfarinée, mais assez éloigné de lui pour pouvoir faire un pli de la toile entre les deux en la tirant vers le haut. Le pli qui isolerait les pains entre eux et éviterait qu'ils ne se collent. Le second pain s'en trouvait rapproché, tout contre le pli. Quand la planche était pleine, mon père grand et mince, la prenait par le milieu en équilibre et avec un demi tour de danseur, allait la placer contre le mur du fond opposé à celui du tour. Quand les pains avaient suffisamment levé, il fallait enfourner. Un des grands regrets de ma vie c'est que mon père ne m'ait jamais appris à façonner. Bien sûr, je sais "toucher la pâte" sans m'en coller plein les mains. Et ça, il suffit de voir comment quelqu'un touche la pâte pour savoir s'il sait ou s'il sait pas. Mais savoir façonner une baguette, avec les bulles qui claque sous les doigts... Ce serait quelque chose, ça ! Le four avait eu le temps de "retomber" depuis que les brûleurs à mazout avaient fini de ronfler et avaient été retirés sur le côté. Car à la fin du chauffage, les briques de la voûte juste devant l'entrée étaient chauffées au rouge. Et il fallait donc attendre que la chaleur se répartisse. Donc, le four était retombé. Les quelques fois où il avait fallu chauffer au bois, (avec des "feïscines"), à cause des pannes de courant qui rendait le compresseur des brûleurs à mazout hors jeu, comme en 56, c'était vraiment une autre affaire. On remplissait le four de ces feïscines de branchettes de pin et de chêne (dont on gardait en permanence une provision au Vieux four au cas où). Et là, je me demande si c'est pas moi qui ai fait les dernières feïcines. A Peynier. Un petit terrain qu'on avait et qui était bordé de pins. C'était un travail de "bousquétier" (de bûcheron des collines), de faire ces fagots. J'ai toujours adoré ça. On coupe des branches et après avec le "foouçoun", (une sorte de machette "provençale" avec le bout de la lame légèrement crochu et la poignée aussi recourbée d'un crochet pour le suspendre à la ceinture dans le dos quand on est en haut d'un arbre) on les épluche ! On les débarrasse de toutes les branchettes et c'est de ces branchettes qu'on fait les feïcines. Mon père m'avait expliqué une fois comment il fallait opérer pour ne jamais se faire mal. La branche à "éplucher", on la tient de la main gauche, et on coupe avec le foouçon de la main droite, mais l'extrémité de la branche, par terre doit toujours rester à l'extérieur des jambes à droite et jamais entre les jambes. Sans ça, si le foocon glisse, on se le prend dans le genoux. Avec ce système : il reste à l'extérieur : aucun risque. Le bois plus gros, on le coupe sur une longueur d 'un mètre pour la cheminée. Des fagots qu'on serre en les écrasant avec le genoux et qu'on attache avec un fil de fer. Dans le four, on y mettait le feu et on attendait que ça brûle. On en rajoutait parfois si le four n'était pas assez chaud. (Assez chaud c'est quand le four était redevenu "blanc", quand tout le cabone qui avait noirci ses parois au début du chauffage avait disparu.) Le carbone brûle autour de quatre cents degrés. Ensuite il fallait premièrement retirer les cendres et les braises qui restaient ; avec une longue tige de fer à l'extrémité applatie et pliée à la perpendiculaire sur une quarantaine de centimètres, comme une raclette. Je ne me souviens pas d'un autre nom que de celui de crochet... C'était le "crochet du four" ? Puis, les cendres étaient évacuées dans une grande lessiveuse en fer et sorties du fournil. Et il fallait nettoyer la sole des cendres qui restaient avec "l'escoubillon" une grande tige de bois au bout de laquelle était attaché un grand chiffon qu'il fallait rincer quand il avait suffisamment pris de cendres, dans un grand bidon d'eau situé dans la rue, devant la porte du fournil. On pouvait alors commencer à enfourner. En éventail comme j'ai dit plus haut. Pour disposer les pains sur la longue "pale", qui attendait, appuyée sur les deux tréteaux en fer, mon père plaçait la "planche" (une planchette de la longueur d'un pain et de quinze centimètres de large) à droite, le long d'un pain qui attendait sur la grande planche contre le mur et tirait vers le haut le pli de la toile immédiatement à gauche : le pain roulait sur la planche. Puis il plaçait la planche au bord de la pale, saupoudrée de "fleurage" à la volée (du son de blé très fin) et faisait rouler le pain sur le côté, le pain se retrouvait allongé sur la pale dans la même position donc qu'il avait sur la grande planche où il avait levé. Il avait fait un demi tour sur lui même pour passer sur la planche et le même demi tour en sens inverse pour arriver sur la pale. Quand le nombre de pain était bon suivant la rangée à enfourner, il fallait donner "le coup de lame". Un lame de rasoir tenue légèrement de biais ; et c'était trois ou quatre fentes en diagonale sur chaque pain. Zip, zip, zip ; le pain suivant : zip, zip, zip... zip, zip zip... Pas plus tard que la semaine dernière, la boulangère du village m'en encore a parlé de ce fameux "coup de lame" : L'apprenti il n'y arrive pas aussi bien que mon mari : il ne comprend pas pourquoi son pain ne lève pas aussi bien : ça, ça vient du "coup de lame" : on sait ou on sait pas !" En fait, ça vient de la façon d'incliner la lame. La fente est en biseau et ça permet au pain de bien s'ouvrir quand il lève dans le four. Puis un premier coup de brosse à peine humide sur chaque pain pour que le pain soit bien brillant. Entre chaque rangée de pelle enfournée, bien sur, le four était refermé pour conserver au mieux la chaleur. La porte avait un balancier sur le côté et une poignée horizontale vers le bas en son milieu. Il suffisait de l'abaisser ou de la relever d'un coup de main machinal. Mon père était complètement plié en deux pour enfourner, avec la tête relevée, et les yeux aussi pointés vers le haut, ce qui lui avait creusé de grosses rides horizontales sur tout le front. Il ne regardait pas la planche quand il la prenait avant de l'enfourner. Tous ses gestes étaient machinaux, millimétrés. Se yeux fixaient intensément l'intérieur du four éclairé par la balladeuse, placée dans un renfoncement du mur, à droite de la porte et qui était protégée de la grosse châleur de l'intérieur par une épaisse vitre de micas. Pour que le pain se développe au mieux, il fallait aussi "envoyer la vapeur" dans le four. Mais juste ce qu'il fallait. Ni trop ni pas assez. Il y avait deux petits bidons de cuivre fixés au mur de part et d'autre de la porte et qui correspondaient avec l'intérieur. Il suffisait d'y verser un ou deux verres d'eau dans chaque. L'eau coulait jusque dans le four où elle se vaporisait rapidement sous l'effet de la chaleur. Le défournement se faisait dans le même ordre que l'enfournement. Le temps de remplir le four, les premiers pains, ceux de la première rangée à gauche, étaient presque cuits ou en tout cas déjà bien gonflés. Quand ils étaient tout-à-fait cuits, il fallait enfiler la même longue "pale" dans le four, sous la rangée de pains et les retirer rapidement, tous en équilibre. Chaque fois, la pelle ressortait avec un chapelet de pains, gonflés comme des ballons et donc en équilibre, tous un peu de travers... (Et il fallait refermer la porte immédiatement à chaque fois, bien sûr !) Pour que les pains soit bien brillants, mon père envoyait alors un nouveau coup de brosse. Une brosse avec un petit manche. Elle était légèrement humectée dans une assiette d'eau sur le côté de l'abattant du four, devant la balladeuse, avant de passer rapidement sur tous les pains alignés. Les pains craquaient, saisis par la différence de température. Alors il les prenait tout brûlants un par un et les rangeait debout dans la "carriole", un panier rectangulaire en fer et monté sur des roulettes qui les transporterait jusqu'au magasin. Il prenait les pains brûlants... sans se brûler. Il m'avait expliqué : "il suffit de les prendre sans les serrer !" En fait, il les touchait à peine. Les pains sautillaient entre ses mains. La carriole avait une poignée des deux côtés. --"Tu viens m'aider à descendre la carriole ?" Entre le four et la farinière, il y avait quatre marches. Entre la farinière et le magasin, une. C'est pendant ces longues nuits, tout seul dans son fournil (Tonton ne venait pas tout le temps), que mon père composait ses chansons. Paroles et musique. Lui qui n'avait jamais étudié la musique. (C'est peut-être un peu ça aussi, le génie !) Je me souviens d'une seule : "Tourner la page" Depuis le magasin, on entendait sa voix claire, pleine, lisse et bien articulée. La prononciation de chaque lettre avait été exactement étudiée : "Vous avez un chagrin d'amour Qui va durer toute la vie Vous vous y attendiez toujours Car elle était la plus jolie Oui mais aujourd'hui, c'est fini Que faut-il faire car c'est la vie Tourner la page, ou la folie ? Tourner la page : c'est plus joli ! Qu'il est dur de tourner la page ! Et de la fermer sur son coeur La joie finit près du rivage (Manque un vers) Où l'on voyait ses cris de mains On pleure on crie on est en rage Mais toute chose a une fin Qu'il est dur de tourner la page De la fermer sur son destin..." Quel type !
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Jésus disait: "si on t'en met une tends l'autre joue"
Blaquière a répondu à un(e) sujet de alexdudébat dans Philosophie
"Si on t'en met une" ? Je trouve la formulation un peu vulgaire pour un Jésus Christ qui n'était que finesse... On commence comme ça et on finit par égorger des alpinistes... -
Et moi, je dois me confesser. Pas plus tard qu'hier, un gamin, scout, est venu me proposer des trucs à acheter, pour son scoutisme... Et vous savez quoi ? Je l'ai pratiquement envoyé chier ! J'aurais pas dû, je sais. Mais des fois c'est comme ça. Il m'a dit : --"C'est pour les scouts". Et il me montrait de pauvres choses, un fanion, un carnet, des trucs indéterminés... Il était grand, tout frêle, avec une chemise rouge et un genre de foulard autour du cou et l'air triste... Mon Dieu pardonnez-moi ! Je lui ai juste dit : --"Non ! Non ! Vraiment pas !" Et il est ressortit rapidement... Je crois que je suis un être profondément mauvais.
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Vous en avez de la chance d'avoir pu aller au catéchisme ! Pour moi, c'était interdit ! Parce que tous les gens qui fréquentaient l'église étaient les plus pires de tous ! C'était ceux qui étaient riches et disaient du mal de tout le monde. Ceux qui ne suivaient jamais les bonnes directives de la religion. Et moi, j'aurais bien voulu savoir ce que c'était que ce vice de l'argent ! (La vertu prolétarienne, ça fatigue à la longue.) J'aurais voulu savoir pourquoi une grenouille de bénitier, c'est grand et maigre et ça s'habille de noir avec un chapeau de paille noire aussi et en forme de cloche comme Mademoiselle Long-long. Alors, je me cachais pour aller voir le cinéma gratuit du Curé dans la sacristie. Dans ce réduit humide qui fleurait bon le moisi, je sentais le mal qui rodait et se déchaînait autour de moi... Mais sur l'écran, ou plutôt sur le mur du fond agrémentés des défauts du crépis, il n'y avait que Laurel et Hardy oubliés depuis quarante ans dans une tranchée de la guerre de quatorze qui jetaient leur dernière boite de conserve vide sur un tas de boites haut comme une colline... Le curé qui ne croyait pas en Dieu, vendait les bancs de l'église pour s'acheter une moto ; et il engueulait les gens qui chassaient le Christ de Montfavet dans les rues du village : -- Bande de salauds ! Vous, si Jésus Christ revenait, vous seriez capables de le crucifier encore une fois !" C'était le bon temps !... On savait où était le mal et où était le bien. .
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J'hésite : je finis toute la fabrication du pain ou je passe à autre chose ?...
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"- Quoiiiiiiii? ça sert pour le pipi, aussi!!!???" Certes ! mais pour pisser... DEBOUT !
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Principe de lecture et d'écriture
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Dompteur de mots dans Philosophie
ça fait plaisir de lire ça ! La vérité ça ne s'invente pas, ça se recherche, ça se travaille, ça se vérifie. Y a-t-il eu une première langue ? C'est presque dire que tout a commencé avec Adam et Eve : juste deux personnes ! Nous avons tout de même l'exemple historique de nos langues actuelles. Un exemple il y a à peine plus de 100 ans, vous seriez venus ici dans le var, personne ne parlait français. La soeur de mon grand père un peu plus âgée que lui (il était né en 1899) n'avait jamais entendu parler le français avant cinq ans : Elle a appris le français à l'école ! Ce qui nous amusait beaucoup car elle avait donc appris le français littéraire ! Avec des passés simples et des imparfaits du subjonctif comme s'il en pleuvait ! Donc cent ans après, ce provençal n'existe plus DU TOUT. D'une manière plus générale, le français d'il y a 1000 ans nous est pratiquement incompréhensible. Et tout cela se passe sur une surface assez petite, celle de la France. Et 1000 ans, c'est rien à l'échelle de l'évolution. On peut donc aisément imaginer qu'alors que l'humanité se tenait toujours bien cantonnée dans son berceau d'origine (le quart sud est de l'Afrique d'après ce que l'on dit, ) Pendant des périodes autrement plus vastes que les 1000 ans dont je viens de parler et qui pointent déjà des changements importants dans une langue (Si l'on parle de 2000 ans, c'était le latin et alors, là un changement total est consommé) pendant des périodes plus vastes disais-je, des dizaines de milliers d'années voire plus de 100 000 ans, imaginez un peu les évolutions de langages : il est plus que vraisemblable que l'humanité avant de véritablement essaimer sur toute la surface du globe, s'exprimait déjà avec une grande variété de dialectes. Si en 2000 ans on passe du latin au français, sur 100 000 ans, peut-on seulement imaginer les changements ? Et les répartitions géographiques qui vont avec, même à l'échelle moyenne d'un quart de continent ? -
Pour ce qui est de l'obscurité : Vous n'avez rien à m'envier !
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Effectivement, y'aurait à dire(sur ce Bouddha?)... Mais, attendez, j'ai un truc plus classique : je vais chercher.... Chic ! il était déjà tout prêt : (C'était d'après le Gréco)
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La Boulange... Mais là, je réalise que depuis Tonton, on a laissé la pâte dans la machine ! Et ça... c'est pas possible ! Pour la sortir, il faut se mouiller les mains, les tremper dans le seau d'eau (pour ne pas que ça colle) puis délimiter dans la masse de la pâte, en cisaillant entre les pouces et les autres doigts une portion de quelques kilos que l'on transporte en catastrophe et très rapidement pendant qu'elle commence à dégouliner entre les doigts, jusqu'au tour, sur lequel on la jette plus qu'on ne la dépose. (Le tour c'est la grande planche bâtie dans le mur où l'on va ensuite façonner le pain.) La masse de pâte lève encore quelques minutes sur le tour, puis, avec la "rape", mon père détache en la tirant vers lui, une longue bande de pâte d'une vingtaine de centimètre de large, (sa longueur se perdant dans la masse de pâte) et il commence, toujours avec la rape, à détailler des "pastons" tous de même grosseur. Sur le tour, la rape fait tac, tac, tac en coupant la pâte. La main gauche prend le paston et le pose sur la balance à deux plateaux. Sur le plateau de gauche, on a mis les petits poids cylindriques en cuivre jaune qui correspondent au poids du pain désiré. C'est soit un petit pain, soit un gros. Une baguette ou un "restaurant". En principe, les boulangers étaient tenu de faire chaque jours quelques gros pains ronds, des miches. L'esprit de la loi, c'était que le prix de la miche de pain au kilo étant le plus bas de toutes les formes de pains, s'il venait à passer un mendiant, il fallait qu'on ait de ce pain bon marché à lui proposer. Un jour mon père avait été contrôlé et quand on lui a reproché de ne pas avoir fait de pain au prix du kilo pour les pauvres, il a répondu : --"Vous vous foutez de moi ? Si un mendiant vient à la boulangerie, je le lui donne le pain ! Et encore, je lui choisirai la plus belle de baguette !" Deux grosseurs de pain, donc. Les baguettes (ou plutôt, les "bâtards") à deux cent cinquante grammes et les restaurants à trois cent cinquante. Si le poids du paston qu'on vient de détailler n'est pas juste il faut, soit rajouter de la pâte, soit en retirer. En rajouter c'est simple : on coupe un petit bout dans la grande bande et on l'envoie sur le plateau où il se colle au paston déjà dessus. Pour en enlever, mon père pinçait la pâte et la tirait un peu hors du plateau, et de la rape, contre le plateau, il découpait l'excédent. Dans tous les cas (ou presque), l'opération prenait à peine quelques secondes. Vu que la pâte est plus jetée sur le plateau que posée, si la quantité est insuffisante, la vitesse avec laquelle va se relever le plateau donnera déjà une idée approximative de la quantité manquante. Si au contraire le paston est trop lourd, c'est le bruit de la butée du plateau resté enfoncé qui va renseigner sur l'excédent. Mon père s'est toujours fait un point d'honneur de faire des pains du bon poids très exactement. Ce qui pouvait entraîner des scènes amusantes, parce que quand ça ne veut pas, ça ne veut pas : Il lui arrivait de rajouter l'un après l'autre ou plutôt de jeter à toute volée, cinq ou six morceaux de pâte minuscules avant que le plateau ne descende enfin. Il feignait de s'en énerver, alors que manifestement, c'était pour lui un vrai plaisir. Parce qu'au "bout du bout", c'était l'exactitude absolue qu'il visait et ça n'a pas de prix. En revanche quand un type de la répression des fraudes s'est pointé, un jour, vers les onze heures du matin, en costume-cravate, pour vérifier si les pains avaient bien le bon poids, oui, il s'est vraiment énervé. Et le contrôleur, mon père --empoussiéré de farine de la tête aux pieds--, il l'a chassé jusqu'au milieu de la placette en lui envoyant des baguettes au bon poids en pleine figure et en hurlant : "C'est pas maintenant, qu'il faut venir contrôler le poids, c'est à deux heures du matin quand je coupe la pâte !" (En vérité il ne s'était levé qu'à trois heures et demie vu que c'était Tonton qui avait fait partir la machine, mais ça, ça reste entre nous.) Je ne sais pas si nous avions payé une amende. Ce qui est sûr c'est qu'on n'a plus jamais vu de contrôleur. Il faut dire que quand c'était Marzulo qui coupait la pâte, le paston, il ne le lâchait pas tout-à-fait sur le plateau ! Juste il y passait. Il le lui faisait voir à la balance ! C'était tout au coup d'oeil ! Il coupait la pâte à la rape : tac, tac, tac ! la passait sur le plateau sans la lâcher : cling ! et la posait sur le tour : pam ! pour celui qui mettait en boules. Quand on lui disait "mais c'est pas peser, ça !" Il répondait : "Ah : le règlement c'est qu'elle doit passer sur la balance, pas de la lâcher !" (Mais je crois bien que c'est lui qui l'avait inventée cette formulation du règlement !) Et il se mettait à rire : "'Ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah !..." C'était son rire à Paul Marzulo. Un rire que je n'ai jamais entendu que chez lui. Il riait comme une mitraillette, très vite, mais en détachant chaque "ah". Il devait refermer la gorge entre chaque ah ? Il s'appelait Paul, comme mon père. Il était tout petit et mon père grand et mince. Il appelait mon père "l'Asperge" et mon père l'appelait "Basset". Mais meilleurs copains que ces deux là, ça doit être difficile à trouver. Mon père l'avait embauché un jour qu'il devait avoir besoin d'un coup de main, et depuis, de temps en temps, il venait faire un tour à la boulangerie. Il aidait un peu et en échange il avait à disposition le gite et le couvert. Il couchait dans la maison de Madeleine juste à côté du fournil. Une parfaite masure. C'était un peu un... aventurier, on va dire, sans toit ni lieu et tout modestement. Je crois bien qu'il avait fait de la boxe quand il était plus jeune. Mais c'était un vrai boulanger. Du genre qui ne s'en faisait pas, lui. D'ailleurs, il s'en faisait pour rien ; ou en tout cas n'en laissait rien paraître. Il était d'une gentillesse inimaginable. Son honneur, à Paul Marzulo, c'était sa gentillesse et sa bonne humeur. Il était brun, les cheveux courts, avait la tête toute ronde et un petit nez rond, aussi, de petites moustaches et le bord de ses yeux était tout plissé du rire et de son sourire permanent. Un jour mon père nous avait appeler pour qu'on le voit dormir. Il s'était endormi en attendant que la pâte lève dans la machine. Il dormait, à poings fermés, couché sur une de ces planches, celles avec la toile, et sur le dos. Mais les deux bras en l'air, levés à la verticale ! Quand il enfournait le pain, c'était pareil. Si mon père se faisait là encore un point d'honneur de ne jamais tordre un seul pain ; et vu qu'ils étaient enfournés sur une longue pelle jusqu'à cinq ou six à la queue leu leu, en une seule fois et en tirant d'un coup sec la pelle sur le côté, à l'intérieur du four, c'était à chaque fois un exploit, Marzulo, lui, c'était les fournées où il ne tordait pas au moins un pain qui étaient rares ! Mais il transformait ça en exploit ! Quand il avait défourné le pain tordu, il arrivait tout joyeux au magasin et annonçait : -- "Et un saxophone ! Un ! Ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah, 'ah !..." Et il l'accrochait comme un trophée par sa pointe tordue à un des barreaux horizontaux de la panetière.
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Une de mes premières céramiques (1970) ! (je l'ai gardée !) Le bouddha
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Je suis sur le cul ! C'est tout ce qu'on demande quand on peint : transmettre des impressions, des sensations des émotions... Merci ! (Merci de regarder.)
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ça veut dire quoi, ça : ?
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Principe de lecture et d'écriture
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Dompteur de mots dans Philosophie
Oh lui ! Il sait même pas ça !!! "La bouche, la langue, les dents, le palais, la gorge et les cordes vocales !... Et... un raton laveur !" -
Brecht : bonne adresse ! C'est vrai que l'histoire me passionne... Mais pas tellement celle des empereurs des rois, des princes, Et surtout dans la mesure où je peux ou j'essaie de répondre à certaines de ces questions. ("Les petits les obscurs les sans grade", "les damnés de la terre" !) Je lis dans les archives du village, en 1535 (quand les espagnols ont envahi la Provence : "Lous espanhoous, inimics dé nostré princé"... (Les espagnols ennemis de notre prince) J'en conclue que pour les paysans de l'époque, si les espagnols étaient bien les ennemis de François Premier, ils n'étaient pas les leurs...
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Absolument ! Euh!... non ! Pas du tout ! Tant qu'ils courent après un ballon ils nous laissent tranquilles.
