Aller au contenu

Blaquière

Banni
  • Compteur de contenus

    19 162
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    2

Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Tu n'y es pas du tout : lui, c'est Indigo, pas mendigot !
  2. Blaquière

    Paroles de chanson

    Moi, je suis comme Céline Dion : Je suis plein d'AMOUR ! Oui L'AMOUR c'est trop BEAU ! Je lui tire mon chapeau ! La guerre, le racisme, l’ostracisme... Non l'ostracisme c'est trop compliqué ! Le Facisme ! Tout cela non, point ne me plait ! (Taisez vous : je compose !.... Parce que moi, j'ose ! ,) Je suis un chanteur engagé ! Jamais je suis découragé ! Et tant pis si je me prends des gnons, Je ramasse le pognon ! L'argent c'est beau, l'argent ça brille Mais ça sent le brulé, qu'est-ce qui grille ? A tous les coup, ça ne fait pas un pli : C'est mon ampli ! J'hurle trop fort : il a pris feu ! Sacré Bon Dieu ! Je suis un chanteur engagé ! Les méchants ça me fait enrager ! Je suis sur les charbons ardents J'ai de la rage plein les dents ! Boum, boum, Tagada boum ! ça m'en a tout l'air ! Le type il a été découragé avant de finir !
  3. Blaquière

    Paroles de chanson

    Laisse tomber, je blague ! C'est la mort dansante... (La Chaise Dieu, la danse macabre...)
  4. Blaquière

    Paroles de chanson

    C'est pas si mal, mais j'ai quand même du mal à avaler : "Tchac ! Tchac ! Tagada boum ! Boum ! Le cimetière ! "Tchac ! Tchac ! Tagada boum ! Boum ! Ô mon ami, la mort t'a emmené ! "Tchac ! Tchac ! Tagada boum ! Boum ! pour l'éternité ! (On y croit moyen....)
  5. Blaquière

    un jour... un poème

    Meuh non ! Videlicet, j'emploie ça tous les jours ! "Un escalier en vissette, videlicet en colimaçon !
  6. Blaquière

    La langue d'oc

    Exactement : "aquo fa mestier" = c'est nécessaire ! Il faut ! Merci de ces précisions ! Pour "fesonh", besonh (besoin) c'était une faute de frappe ! Et pourtant j'ai relu 4 ou 5 fois ! Je l'ai vu ce matin mais c'était trop tard...
  7. Blaquière

    La langue d'oc

    Lo mestier. Le métier... Darnier chasque mot l'a uno istori ! L'a d'istoris !.... (Derrière chaque mot il y a une histoire ! Il y a DES histoires !) Tenès, lo mot 'mestier', pé-isemple qu'avèn vist qui dessuto... Tenez, le mot "métier", par exemple qu'on a vu au dessus... D'uno cavo qu'es ben facho, si dis "Aquo 's fa mestier !" D'une chose qui est bien faite, on dira : "ça c'est fait "métier" ! E quand es tot fach "barco-travès" : "aquo's pas fach mestier !" Et quand c'est tout fait "barque-travers" (=n'importe comment): "ça c'est pas fait métier !" Pour l'initié, un coup d’œil suffit à reconnaître celui qui est du métier et celui qui ne l'est pas !... Le métier ? On pense surtout à l'artisanat. Mais aussi les paysans, le commerce... Le métier est une seconde identité souvent forgée dans la douleur. On imagine le jeune apprenti, le mitron, l'arpète, souvent puni depuis son enfance jusqu'à la fin de son adolescence, courbant le dos sous le joug autoritaire et souvent injuste du Maître... Alors, dans ces conditions, avant sa vie d'homme, où il pourra devenir à son tour le maître intraitable d'un jeune apprenti, à ce jeune mitron, on va lui offrir une pause : LE SERVICE MILITAIRE ! Donc le Conseil de Révision ! Alors, il sera "de la classe" ! Et plus rien d'autre ne comptera... Il pourra chanter : Sian dé la classo ! Sian dé la classo ! Si foutèn pas maou daou mestier ! Sian dé la classo ! Sian dé la classo ! S'èn foutèn pas maou ! On est de la classe ! (nous sommes de la classe) On est de la classe ! On se fout pas mal du métier On est de la classe On est de la classe On s'en fout pas mal ! Et pour monter encore d'un cran dans la vulgarité rayonnante on chantera sous les fenêtres pour se faire payer un coup à boire : Misè Catïn, boun djou, boun souaar ! Pago la gouto, Pago la gouto ! Misè Catïn boun djou, boun souaar ! Pago la gouto A-n-aquelèï Pouaaaarcs ! Mademoiselle Catin, bonjour, bonsoir Paye la goutte ! paye la goutte ! Mademoiselle Catin, bonjour, bon soir Paye la goutte A tous ces cochons !
  8. Blaquière

    La langue d'oc

    Ce qui me rappelle une histoire d'horloger : Nouvelles fraîches du 6 décembre... 1406 ! L'horloger de Draguignan ne se laisse pas faire !... Tres que cars e honorables senhors yeu mi recomande a vos humilment manifeste vos que yeu ay resauput la vostra letra que me avez mandat per Peyre Negre Conselhier vostre laqual vos regracie tant coma yeu pode / En laqual mandas que yeu me vuelhe cessar de obrar en lo relloge loqual vos deven far / Sapias que yeu hi ay fach gran despensa e ay comprat tot quant hi fa fesonh e ly ay ja grandament obrat quar non mi fa mestier que yeu muse quar lo terme es breu / Per que mon entention es de attendre vos so que vos ay promes so es assaber de aver vos fach vostre relloge daysi a Caramentran prochanament venent e vos mi atendres so que mi aves promes ho aquelos que mi son obligach* coma yeu confise / Non autra notre senhor sie an vos scrich a Draguinhan a .vi. (6) de desembre Lo tot vostre Jaume Alliirot * On attendrait "obligat"... Très chers et honorables seigneurs je me recommande humblement à vous et vous informe que j'ai reçu votre lettre que vous m'avez fait apporter par Pierre Nègre votre conseiller ce dont je vous remercie autant que je peux et dans laquelle vous me demandez que je veuille bien cesser de travailler à l'horloge que nous vous devons faire. Sachez que j'y ai fait grand dépense et j'ai acheté tout ce qui lui fait besoin et j'y ai déjà grandement travailler car je n'ai pas besoin de perde mon temps vu que le délai est proche. Parce que mon intention est de respecter ce que je vous ai promis à savoir d'avoir fait votre horloge d'ici au début du Carême prochain et que vous, vous respectiez ce que vous m'avez promis ou ce qui vous sera obligé. J'y compte bien ! Rien d'autre (à vous dire), Notre Seigneur soit avec vous, écrit à Draguignan le 6 décembre. Tout à vous, Jacques Allirot Purée ces brignolais ! Ils commandent une horloge, et puis ils n'en veulent plus ! Chaque fois qu'on tombe sur une lettre d'archives, on trouve toujours des perles : "non mi fa mestier que yeu muse" "Non mi fa mestier" : l'expression existe encore : "ce n'est pas dans mon intérêt". ("ça ne me fait pas métier" !) On retrouverait en français : " Il n'est pas dans mon intérêt de musarder !" Avec la même racine... "Mon entencion es de attendre vos" : On est surpris par cet tournure : "Mon intention est de vous attendre ce que je vous ai promis !"... Avec le sens de "vous tendre", de vous donner, de vous présenter.... (il me semble !)
  9. Blaquière

    La langue d'oc

    Voilà j'ai mis au propre ! ("Mostelo" ça se lit "moustelle" !) Le français est au dessous !... La mostelo e la limo (Segon la fablo d’Esopo) A la recerco de quauque marrit afaire, Marrido Lengo de Comaire, Uno mostelo Si perdet. (La nuech que ero senso estelo De tot segur n’es lo perqué.) Mai tot malur venent jamais solet To tems subran viret chavano ! Ges de taulisso dins lo colet ! D'aquo dau mens n'ero certano. Per evitar d'agantar mau Rintret dins lo promier t-hostau. (D'un fabre ero l'atalhier ‘Qui tocant lei « Moustalariers ») Fasié ben caud Un coup dau manescau ! Mai maugra que lo fuec Tot-bot-just rimesse Que degun de deguno limo si sevesse (Fasié nuech ! ) Quaucuno limo ero pausado Sus d'uno taulo, an un canton... Que si passet dins la pensado De la moustelo ? Es-ti que perdet sa reson ? Oc ! Prenguet la limo per uno rato ! Encar que n'ague ges de pato ! Lo fet es qu'aqui la liquet... Mais s'ero drecho como un piquet Aquo si saup per uno limo : (Estou coup ai pas ges de rimo !) : Ero foeço gravatinhoa ! Tant, que sa lengo lèu saunet... Mai si n’en retrobet euroa Que aqueu sang -lo siéu- li agradet ! Moco licavo E mai licavo ! Tant que sa lengo sié gauvido : N'aguet pus ges ! Fuguet la leçon de sa vido : Mèfi per tu, Marrido Lengo ! Justici es cavo imanento ! (En poesio !) Aqui de tu prèni congiet ! Le belette et la lime (D’après la fable d’Ésope) A la recherche que quelque mauvais coup Mauvaise Langue de Commère, Une belette se perdit ... (La nuit qui était sans étoile En est sans doute le pourquoi. ) Mais un malheur ne venant jamais seul Le temps soudain tourna à l'orage Et pas de toiture dans le bosquet ! De cela du moins elle en était sûre Et pour éviter d'attraper mal Elle entra dans la première maison. (C'était l'atelier d'un forgeron Tout près du « Pays des Belettes » Faisait chaud Chez le maréchal ! Mais bien que le feu A peine palpitât Que personne d'aucune lime ne se servit (C'était la nuit !) Une certaine lime était posée Sur une table dans un coin... Que se passa-t-il dans la pensée De la Belette ? Et perdit-elle la raison ? Oui ! Car elle prit la lime pour une souris ! Bien qu'elle n'ait aucune patte ! Le fait est qu'elle se mit à la lécher ! Mais quoi que droite comme un piquet Cela se sait pour une lime : (Cette fois-ci j'ai pas la rime !) Elle était plus que fort rappeuse ! Si bien que sa langue vite saigna... Dont elle se trouva contente ! Car tout ce sang -le sien- lui plut ! Elle lécha, Lécha encore ! Jusqu'à ce que sa langue soit usée ! Et qu'elle n'en eût plus du tout ! Ce fut la leçon de sa vie : Prend garde à toi mauvaise langue ! La Justice est chose immanente… (En poésie !) Ici de toi je prends congé ! Juillet 2021
  10. Je crois que tu as raison ! La culpabilité ! Et c'est pas faux qu'on puisse en deviner des racines chrétiennes ou catho. Ça reste à analyser. Pour moi, perso qui je pense rester hors du truc, je ne me sens pas particulièrement coupable. Mais on s'en fout de moi ! Cependant, une culpabilité, ça se construit, ça se maintient. Souvent on rigole des complots... C'est vrai que ça a un côté paranoïaque ! Mais il y a des composantes inconscientes. Des complots inconscient ! A une échelle personnelle, mais aussi peut-être collective, ou sociale, la culpabilité est évacuée par le sentiment de se sentir FORT ! Ce sentiment, on l'a ou on l'a pas. Mais si on l'a pas il faut en rechercher les causes... et les artisans. (leur motivations.) En tout dernier, Macron a reçu une baffe. Il dit : "je laisse faire la justice et je n'interviens pas !" NON ! Un seigneur peu pardonner, passer l'éponge. Mais s'il se sent fort seulement. Le Président à le droit de grâce, il peut tout en ce domaine. Il a là, raté une belle occasion d'être un vrai Jupiter ! Le Pape qui a pardonné au turc qui avait voulu le tuer, là s'est montré à la hauteur ! Il aurait aussi bien pu l'étrangler ! C'eut été pareil ! Mais on ne peut pas s'éclipser pour laisser faire le boulot aux autres ! Peut-être que les gens faibles ne peuvent pas avoir vraiment confiance en eux ?... Mais c'est quoi être faible ? La psychologie dit toujours tout et son contraire. Pourquoi si on est, si on se sent faible voudrait-on devenir chef ? La réponse est je crois dans la question ! Car si on veut être chef parce qu'on se sent faible, c'est qu'on a besoin d'être chef pour se sentir fort ! on ne le sera donc jamais ! Nietzsche avec sa "volonté de puissance" pourrait nous en apprendre sur le sujet. Peut-être ? .............................. Pour ton sujet (regard sur notre monde), hier, en fermant mon magasin, j'ai entendu une musique assez forte qui venait de la route. Puis j'ai remarqué un jeune qui passait, tout seul, la musique venait de lui !... au départ j'ai trouvé ça con. Puis j'ai réalisé qu'il avançait, comme entouré par sa musique ! Il vivait en un sens dans sa bulle ! La musique qu'il aime... tout ce qu'il aime, en tout cas tout ce qu'il a choisi, le suivait ! Il se déplaçait mais en restant au centre de son monde. De son monde virtuel... (Certes le plus "triste", c'est que ce qu'il croit avoir choisi, en réalité, on l'a choisi pour lui !...) C'est aussi je crois la fonction de cette dépendance au téléphone portable que je trouve de façon simpliste aberrante. Partout on voit les gens avec leur truc collé à l'oreille. Sans voir le monde réel autour d'eux. Ils vivent partout au centre de leur propre monde virtuel ... Et forcément, ils y sont les rois ! Les rois de leur monde perso ! Pour moi qui trouve tant d'intérêt à la vraie réalité, au monde concret, c'est difficile à avaler !... Je suis étonné de voir tant de gens aussi simples, aussi "rustiques" (pardon !) avoir si facilement accès à un monde entièrement imaginaire, entièrement virtuel. Moi qui peine parfois à avoir une vision simplement poétique des choses ! Nous en avons encore à en apprendre sur le fonctionnement de notre... cerveau ! J'en suis là aujourd'hui à en tirer la conclusion (peut être évidente ?) que le monde réel ne leur convient pas... et tout cela reste totalement inconscient... Ils lui préfèrent leur propre monde imaginaire. Je ne sais pas où tout ça va nous mener ! Mais ce qui est sûr c'est que les marchands de téléphones (pour faire simple) en tirent leur bénéfice dans l'immédiat. Ils surfent sur la vague... Il n'y a pas de complot ! Les choses étant ce qu'elle deviennent d'elles-mêmes, y'a quand même des "malins" qui en tirent leur bénéfice... Puisqu'on n'y peut rien autant en profiter...
  11. Montesquieu, Diderot, Je rajouterai aussi Montaigne : Il commence toujours par rassembler des exemples divers et de toutes les époques avant d'esquisser une/sa vague théorie. mais on peut aussi se demander s'il ne s'agit pas là en partie d'un procédé rhétorique, le fil guide étant dès le début bien enroulé dans un coin de son esprit... Tu as raison : regarder le réel dans sa diversité (l' encyclopédie). Descartes dirait "faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre !" Plutôt que d'écraser le réel, d'entrée sous une idéologie. Pour Descartes, l'erreur (peut-être?) C'est que c'est là, sa dernière règle de la Méthode alors que pour nos trois autres cités, cela semble être la première : l'examen préalable du réel. Pour Zemmour, j'ai remarqué que pour lui, l'ennemi héréditaire, permanent et définitif de la France, reste l'Angleterre. Ça peut paraître amusant, mais on a le droit d'y réfléchir... En tout cas pour lui, l'Histoire est une chronologie verticale et un rapport de forces permanent. L'horizontalité à la Deleuze (et tant d'autres) il ne veut pas en entendre parler. J'aurais aussi tendance avoir les choses comme ça. On ne peut pas faire l'économie du passé. Bien sûr quand on apprenait au petits sénégalais ou Bambaras 'nos ancêtre les gaulois, c'était absurde. L'est-ce tout autant aujourd'hui sur le territoire français ? Macron est ces jours-ci, en train de se mélanger les pinceaux sur ce problème ! Il faut dire que son "en même temps", -mes ancêtres gaulois, berbères et bambaras-, ça va être dur à synthétiser !
  12. Blaquière

    La langue d'oc

    Je change un peu par-ci par là : (Si vous voulez vous amuser à lire le provençal comme il devrait être écrit, le "o" dans un mot se prononce "ou", même "on" = "oun" mais en fin de mot : "eu", et le "e" se prononce toujours "é" ou "è" même dans "en" = "èn" Bien entendu, le "au" se dit : "aou" et "ou" : "oou" ! Et "eu" = èou" ! C'est logique !) Fasié bèn caud Faisait chaud un coup dau manescau. Chez le maréchal Mai maugra qué lo fuèc Mais bien que le feu Rimesse Couvât Que degun de deguno limo si sevesse Qu'e personne d'aucune lime ne se servit (Qu'ero la nuech ! ) (Car c'était la nuit !) Quaucuno limo ero pausado Une certaine lime était posée Sus d'uno taulo, an un canton.... Sur une table dans un coin... Que si passet dins la pensado Que se passa-t-il dans la pensée De la moustelo ? Es-ti que perdet sa reson ?i De la Belette ? Et perdit-elle la raison ? Oc ! Que la prenguet per uno rato ! Oui ! Car elle la prit pour une souris ! Encar que n'ague ges de pato ! Bien qu'elle n'ait aucune patte ! Lo fet es qu'aqui la liquet... Le fait est qu'elle la lécha ! Mais s'ero drecho como un piquet Mais bien que droite comme un piquet Aquo si saup per uno limo : Cela se sait pour une lime : (Estou coup ai pas ges de rimo !) (Cette fois-ci j'ai pas la rime !) : Ero foeço gravatignoa ! : Elle était plus que fort rapeuse ! Tant, que sa lengo lèu saunavo... Si bien que sa langue vite saignait... Mai s'en retrobet ben euroa Mais elle s'en trouva contente Estent que lo sang l i agradavo ! Vu que le sang, ça lui plaisait ! Moco licavo e mai licavo ! Elle lécha, lécha encore ! Tant que sa lengo sié gauvido : Jusqu'à ce que sa langue soit usée N'aguet plus ges ! Et qu'elle n'en eût plus ! Fuguet la leçon de sa vido : Ce fut la leçon de sa vie : Mèfi per tu marrido lengo ! Prend garde à toi mauvaise langue ! Aqui de tu prèni congiet ! Ici de toi je prends congé ! On ne peut pas faire moins que de dédier la fable au troubadour Arnaud Daniel : : (Mes mots) "seran verai et cert quand n'aurai passat la lima !" "Mes mots seront vrais et certains quand j'y aurai passé la lime !"
  13. Blaquière

    La citation du jour

    Si c'était les arabes qui adorent comme Dieu un type cloué sur une croix, je sais pas ce qu'on dirait... Brève de Comptoir.
  14. J’ai appris récemment que Zemmour était né en France, pas en Algérie. En effet ! Il correspond aux immigrés de la deuxième génération qui voudraient être plus français que les français ?... Pourquoi pas... Je ne sais pas si ça a du sens, mais comme on le sait, Hitler (tu as raison de dire que la montée du nazisme reste largement une énigme si ce n'est que la droite bon teint l'a préféré au départ aux partis ouvriers -au-couteaux-entre-les-dents) Hitler donc, était autrichien et pas allemand comme Napoléon était corse et pas français. Une autre idée que j'ai trouvée par rapport aux "gens du terroir" ou si on veut aux "paysans". Une idée selon laquelle Marx se serait trompé en pensant que la révolution socialiste naîtrait chez les ouvriers du monde industriel. Ce commentateur (je ne me souviens pas de lui mais de son idée assez surprenante) disait que la révolution (marxiste) n'avait vraiment pu "marcher" et se maintenir que dans des pays non pas industriels à fort prolétariat mais dans des pays à fortes population paysanne. Oui pour la Russie, oui pour la Chine et oui pour Cuba... Dans les pays industrialisés le marxisme n'a jamais accédé au pouvoir il me semble. Il faudrait y réfléchir, mais si c'est bien vrai il y aurait quelque chose à en tirer. A en comprendre. Je pense à cette idée un peu vieillotte que le paysans, (à l'ancienne) chez lui est comme un roi... Ça aurait un rapport ? C'est presque a contrario !... Tandis que un ouvrier est nécessairement dépendant ? Le Kolkhozes, les kibboutz ... Ça a marché !
  15. Blaquière

    La langue d'oc

    J'ai vu que t'étais là du coup j'ai laissé ma fable ! je la reprendrai plus tard pour la traduction... Souffre ? erreur de frappe ! Tu avais bien lu ; souffle ! à l'antipode des cette dureté, j'avais écris aussi "dins la carriero estrecho, la plueyo frejo, espousco sei goutos sus iéu, au cèntré vilo aqui dintre caufo e bate moun coar"... Dans la rue étroite la pluie froide éclabousse ses gouttes sur moi au centre vile, "là dedans", Chauffe et palpite mon cœur
  16. Blaquière

    La langue d'oc

    Fasié bèn caud En coup dau manescau. Mai encar' qué lo fuèc Rimavo Degun per lo moment, limavo : Ero la nuech ! La limo adonc ero pausado Sus d'uno taulo, an un canton. Que si passet dins la pensado De la moustelo ? Es-ti que perdet la reson ?i Que la prenguet per uno rato Encar que n'ague ges de pato ? Lo fet es qu'aqui la liquet... mais s'ero drecho como un piquet Aquo si saup : ero gravatignoa ! Tant que la lengo lèu saunavo.... Et s'en retrobet ben heuroa Estent que lo sang l'agradavo ! Moco licavo e mai licavo ! Tant que sa lengo sié gauvido N'aguet plus ges ! Fuguet la leçon de sa vido : Mèfi per tu marrido lengo ! Aqui de tu prèni congier !
  17. Blaquière

    La langue d'oc

    La moustelo e la limo A la recerco de quauque marrit afaire De comaire Uno mostelo Si perdet. La nuech que ero senso estelo N'es segur lo perqué. Mai un malur venguent jamai solet To tems subran faguet chavano ! Ges de taulisso dins lo coulet D'aquo dau mens n'ero certano. E per évitar d'agantar mau Rintret dins lo promier hostau. (D'un fabre ero l'atalhier Ben proche dei Moustelariers ) (!) Bon je vais ouvrir le magasin, je verrai la suite plus tard ! je traduis vite : à la recherche que quelque mauvaise affaire de commère Une belette se perdit la nuit qui était sans étoile en est sans doute la raison Mais un malheur ne venant jamais seul Voici que le temps se mit à l'orage et pas de toiture dans le bosquet ! De cela du moins elle en était sûre et pour éviter d'attraper mal elle entra dans la première maison (C'était l'atelier d'un forgeron tout proche des "Moustelariers"...)
  18. Blaquière

    La langue d'oc

    Merci ! Génial ! Excellente idée! je vais essayer de faire quelque chose ! En plus avec le texte grec, c'est parfait ! Il existe un lieu au village voisin d'ici que les vieux appelaient 'Les (leï) Moustélariers" J'y vois un bosquet légèrement surélevé, au milieux d'une zone appelée les "Iscles" autrement dit "les Îles" qui était des marécages. Ces Moustélariers étaient sans doute une refuge pour les belettes... En tout cas un endroit où l'on en voyait beaucoup... Pour "pati", je me suis souvenu d'une expression... "Quel pâti !" (Qué pati ! ) pour dire : "quelle pagaille !" Sans doute parce que le "pâti", (la cour intérieure) servait le plus souvent de débarras. Comme à l'intérieur "lou cafoutchou" qui semble être passé en français sous la forme "cafouche"...
  19. "ceux qui se sont enracinés depuis longtemps sur le territoire provençal" Mais pas seulement : sur tout le territoire dit français ! Je pense à notre bonhomme Zemmour qui en ce moment hante nos écrans ! Si l'on prend pour référence ton idée de français né sur le territoire, et catho (disons chrétien), sans doute caricaturale mais pas totalement fausse, on voit que cet individu, d'ascendance juive et né en Afrique du Nord -no problémo !- voudrait être plus français que les français ("de souche !"). C'est une identité fantasmée, sans doute. Il veut trop être français ! Il veux nous expliquer à "nous" qui ne nous sommes seulement jamais posé ce problème parce que c'est une évidence, ce que c'est que d'être français ! Là je crois bien que pour un provençal, ou un breton ou un alsacien, voire un auvergnat, il n'y a pas d'effort à faire pour être français : Il lui suffit de respirer pour être français. Être breton, occitan, chti ou alsacien c'est être français en même temps ! (C'est peut-être ça le vrai bienfait de la Révolution française : la découpe du territoire en... départements !) Curieusement, je retrouve cette presque incompréhension chez Mélenchon, né lui aussi en Afrique du Nord ! Et qui s'est longtemps opposé assez ouvertement aux langues régionales. C'est un peu le fait de se penser bien implanté dans une région particulière, qui confère ce sens de double nationalité évident et non contradictoire. C'est le "creuset" français ! Mon père (encore lui!) qui m'instruisait en politique (!) quand j'étais petit, disait "Nous sommes français, républicains, socialistes !" Vu qu'il était un peu sculpteur il avait entre autre fait trois bustes : Mitterrand pour le socialisme, la "fameuse" Marianne Bleue de Garéoult pour la république, et pour la France ? Frédéric Mistral !!! (Le non moins fameux poète provençal !) Dès lors, (j'essaie de théoriser!) coupe les gens de leur région de France, ils ont en même temps perdu la France ! Ils doivent se réinventer une "francitude" imaginaire, fantasmée... C'est le RN !
  20. Blaquière

    Un jour, un tableau!

    Je suis tombé un jour sur un Don Quichotte illustré par Gustave doré... Ça vaut le détour ! http://expositions.bnf.fr/orsay-gustavedore/albums/quichotte/index.htm
  21. Oui ! Comme tu dis les "commentateurs autorisés" (ça fait penser à du Coluche !) ! Mais je ne suis pas sûr non plus parce que ça m'étonne en premier. Si toi chez toi tu constates aussi la même chose, inattendue... C'est il me semble une identité fantasmée. Ici je dis, même pas en Provence, mais dans mon canton ! C'est le RN qui monte dont le principal argument c'est d'être contre les arabes... Et je me demande s'il y a seulement 10 arabes dans le canton ! Vraiment ! Pour la petite histoire, c'est amusant de constater... Mon père était un socialiste de la vielle école. Qui y croyait vraiment. le conseiller général était un socialiste, mais plus malin. Le canton était relativement à gauche et il était élu donc. mais petit à petit la population a augmenté par des apports extérieurs, surtout des militaires plutôt à droite à l'époque (rapport à la marine de Toulon) et donc, petit à petit le cher Conseillé Général a bifurqué vers la droite !.... Pour être encore élu ! Mais il n'avait pas honte ! il disait "il faut suivre l'évolution de la société !" Tout ça (l'extrême droite dans les canton qui n'aurait pas lieu d'être) c'est de l'ordre du fantasme, je crois. C'est sûr que ça n'a pas l'air très solide comme argument, le fantasme... Peut-être que la réalité c'est le besoin pour ces déracinés de s'imaginer une identité ? Ça aussi c'est tellement impalpable, que j'en ai presque honte de le penser ! Mais ça n'explique pas tout. pour les mentalités. Il y a une mentalité des familles !... J'ai eu la chance d'en avoir une de famille avec une... "Bonne mentalité" ! Quoi que tout-à-fait autochtone !!! Mon père était en admiration totale devant les juifs qui en Israël faisaient refleurir le désert, et mon grand père maternel disait à qui voulait l'entendre qu'il était à moitié noir ! (Je me sens donc des responsabilités !) Pour cette idée de "l'esprit colon", des nouveaux arrivants, il y aurait lieu de faire de vraies études sur les populations. Je sens bien que c'est une idée à prendre avec des pincettes !... PS : j'ai constaté aussi non sans étonnement que les plus virulents contre les arabes sont souvent les gens de la deuxième génération d'immigrés, italiens en l'occurrence ! On ne peut pas dire qu'ils aient un "esprit colon" puisqu'ils ont tout fait pour s'intégrer. Mais ils ne sont pas contents de voir de nouveaux arrivants !
  22. Le hasard fait que je retombe là dessus Et en particulier ta remarque : "Il faudra que je revienne sur ce concept de l’homme territorial, de l’homme attaché à un territoire. C’est à partir de ce concept qu’il est possible de mieux comprendre les religions, les idéologies dites nationalistes, et le retour progressif de la droite dure et de l’extrême droite." Et ces jours-ci avec les résultats des élections, j'ai constaté qu'ici, tu vas rire : c'était le Midi Rouge ! Et c'est justement l'extrême droite qui prend le dessus ! J'ai déjà parlé de l'influence possible (majoritaire) des Pieds Noirs. Je dis majoritaire vu que je connais même des pieds noirs communistes ! Mais c'est pas la majorité, on le sait ! Et là, quand je fais le compte précis des villages qui ont viré à l'extrême droite, je réalise que c'est ceux dont la population a été multipliée par 10 ! C'en est flagrant ! C'est-à-dire que cette majorité semble s'être formée à partir des nouveaux arrivants. Je pense, des "forcément déracinés", ou éloignés de leurs racines. Je pense en outre que cette option d'extrême droite leur permet de se forger une identité, facile, probablement. Mais il suffit de les côtoyer, de les entendre pour que soit révélé, ce que j'appellerai "l' Esprit Colon"... Quand on vient en France et qu'on dit : "les français sont nuls", ou dans un village et qu'on dit les gens d'ici sont nuls, c'est ça l'esprit colon ! Leur problème n'est pas de vivre à leur manière (plus ou moins ils n'en ont pas) mais de prendre la place de ceux qui sont déjà là. Être en pays conquis. D'une certaine façon, mépriser ou tenir pour rien, ignorer les habitants du pays qui les reçoit en quelque sorte. C'est ça, l'extrême droite. Ce serait à étudier précisément. C'est juste une idée... Le Point Godwin tout de suite ! (Puisqu'on parle d'extrême droite) Hitler il était Autrichien : en Allemagne, c'était un colon... Ce serait quand même bête de se tromper d'ennemi... Maintenant que certains guignols du terroir suivent le mouvement des "envahisseurs" en bons collabos, c'est plus que probable... On l'a déjà vu.
  23. Blaquière

    La langue d'oc

    J'en ai un autre de faux ami ! "Lou pati" A l'origine, c'était l'équivalent du "patio" espagnol : une cour intérieure... J'ai trouvé au XVIème siècle que le conseil municipal se réunissait "dins lo pati dau castèu vieilh" (Dans la cour du vieux château). C'est si beau un patio ! Je revois "el patio de los leones"... à Grenade... HELAS ! Le temps a fait son œuvre ! L'évolution s'est faite dans un sens inattendu ! Et vu que les... toilettes étaient le plus souvent dans la cour... "Aller au pâti" (Anar aou pati), c'est devenu... ...Aller au chiotte !
  24. Blaquière

    La langue d'oc

    Les faux amis ! Il m'en vient deux, là je vais chercher s'il y en a d'autres... La croto ! Non ce n'est as une crotte ! C'est la "cave". "Voou a la croto mi serca(r) dé vïn" ! (Je vais à la cave me chercher du vin ) Uno rato... Ce n'est pas un "rateau" ni un rat mais une "souris" ! Un rat, ça se dit "ün garri"... Qui donne cette belle expression affectueuse : "Moun pitchoun garri !". Littéralement "mon petit rat" mais qui dit "mon ou ma chéri/e" Il y a aussi "lou garri-martueil" qui est le loir... avec une belle queue un peu comme les écureuils.... Et aussi "la moustélo", La belette : Elle est maigrichonne la belette ! C'est peut-être de là que vient l'adjectif "mistoulin, mistoulino, mistoulinet, mistoulinéto", qui dit maigrichon/ne "Es bèn mistoulinet !" (Il est bien maigrichon !) Une Fable De Jan Dé La Foant (de la Fontaine ! ) Lou gat, la moustelo é lou pitchoun couniou ! J'en rajoute ! "couniou" pour lapin ça fait au moins deux cents anas qu'on le dit plus ! Depuis qu'en français on ne dit plus "conil " ! C'était pour faire plus "terroir étrange" ! Maintenant, on dit "lapin" comme tout le monde ! (mais le "i" reste prononcé "i", pas "è" !) Donc : Lou palaci d'ün jouèïné couniou Dono Moustélo un bèou matïn Lou faguét siou ! Qunto finochou ! Lou Mestré ero pas 'qui : Li fuguet pas maïsat ! Aduguet un coup siou sei penatos a sa porto ün jou(rn) qu'aquèou fadat vanégavo per orto : Aigagno e farigoulo ! N'èn prénié plèn sa goulo ! Non, j'arrête c'est trop nul ! Je traduis quand même par politesse : Le palais d'un jeune lapin, Dame Belette un beau matin Le fit sien ! Quelle maline ! Le maître n'était pas là : Ce ne lui fut pas difficile ! Elle apporta chez lui ses pénates, à sa porte Un jour que ce fada vadrouillait par la campagne : Rosée et thym, Il s'en prenait plein sa gueule !
×