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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Oui ! J'agrandirais la définition à "ceux qui recherchent sincèrement la vérité". pour rester dans une certaine modestie indispensable (selon mon point de vue) à la philosophie...
  2. Je me demande si votre pessimisme (je parle en général) n'est pas une posture un peu à la mode. Dès l'apparition de la première cellule vivante; celle de l'esprit, de l'intelligence et de la conscience, donc de l'humanité était très très probables. Puisque plus efficaces objectivement à la survie. L'homme participe de la même évolution que la fourmi. Il n'en est qu'une autre voie, qu'une autre étape. L'apparition de l'oeil et de l'oreille qui permettent de voir et d'entendre le monde extérieur, sont du même ordre que celle de notre cerveau qui permet de le comprendre. Je l'ai déjà dit : il ne peut y avoir d'esprit sans support biologique, il ne peut y avoir de vie sans matière minérale, de matière sans... nous ne savons pas encore exactement, mais un jour viendra (énergie, refroidissement, cordes vibrantes ?... )... L'homme ne trahit pas l'animal. Pas plus que l'animal trahit la salade ou la salade le cristal de sel et le sulfate de cuivre : il marque simplement une autre étape. Ceci dit, rien n'empêche qu'à mal employer notre intelligence à cause de notre cupidité et de notre bêtise (animalités) nous n'en n'arrivions pas un jour à nous détruire. Mais rien n'est écrit.
  3. Meuh non ! On peut tout en dire sauf les dire violents quand ils ne le sont pas. Vous avez déjà bien tous dit que c'est en appliquant notre grille de lecture que nous trouvons violent le lion qui mange la gazelle. Il n'est pas violent, même si cette image à nous, "êtres" sensibles et conscients de ce que sont la vie et la souffrance est difficilement supportable. Parce que nous nous identifions aux protagonistes... à la souffrance de la victime... La violence (le principe de violence) implique (à mon avis) une certaine conscience. Toute une psychologie. La violence est une récompense ! Une récompense à un trouble psychologique. Une façon de l'évacuer. Le violent ou la violente ne peuvent qu'éprouver un certain plaisir à être violent. Sinon ils ne le seraient pas. Quand ce plaisir ne serait qu'une diminution de tension pénible, désagréable. Le vrai mystère de la psychologie est : Pourquoi, en quoi, comment, infliger un mal (la violence) à autrui amoindrit un mal (une souffrance) par nous ressenti.
  4. Je pense que ça n'a de sens, de parler de violence que dans la mesure où elle est issue ou au moins accompagnée d'une volonté consciente de violence.
  5. Je crois bien qu'à part le sel et l'eau, tout ce que nous mangeons est vivant. Entendez-moi bien : je suis un tigre pour le radis ! Et la moustique qui m'a piqué une tigresse pour mes globules... Et tout cela (radis-gazelle et tigre-moustique) sans la moindre violence. à peine une illusion d'optique, une erreur de lecture. VIOL VIOLENT VIOLON VIOLET... Tiens ? à vous entendre parler de violence, ça me rend poète !
  6. "D'ailleurs, personne ne devrait se permettre de réfléchir sans avoir lu avant au moins trois fois MON intervention. J'ai de loin écris ce qu'il y a de plus éclairant ici." Voilà : ça c'est du Dompteur-de-mots comme on l'aime ! J'adore ! Et je vois que Nietzsche.junior est toujours fâché(e) aque les astropophes...
  7. Si tu veux plaire à Dieu, c'est simple. Il te suffit de t'acheter des sous vêtements super sexys, De t'en parer et de danser ainsi très très légèrement vêtue devant ta glace. Surtout ferme toutes tes fenêtres et ta porte à double tour. Afin que personne d'autre que Dieu ne te voie... Je suis sûr que tu lui plairas ENORMEMENT...
  8. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    Chaque histoire peut être considérée comme une courte nouvelle séparée qui vaut pour elle-même. Les chapitres regroupent ces nouvelles par thèmes, chacune ajoutant une touche, un éclairage différents à la psychologie de Je Humble par "accumulation" ! Il ne me semble donc pas nécessaire d'attendre que tous les titres d'un chapitre soient écrits pour lire le premier... Bien cordialement... . . 4. GENERATION (La boulangère - Le mercure - Les jambes nues de la boulangère - Le tapis persan - L’orgie au nom du père - Les serpents de toiture - Drôle d’oiseau - Et Je pissa partout... - Le rapide esquif - Le bowling - Il était trois petits navires.) 26 La boulangère Je Humble était très ami avec la boulangère qui ne le faisait jamais payer. Il en était gêné. D’où sa résolution en ce gai mois de mai d’aller à la boulangerie, d’y acheter n’importe quoi, mais de payer. Pour solde de tout compte. Histoire de se racheter... Il abrita sa voiture dans la petite cour sous l’acacia fleuri, n’osant pas cependant pénétrer jusqu’au fond pourtant libre du vieux garage. Il se retourna pour sortir de la courette : Il faisait face à la maison du four. Appuyées debout contre le mur, deux longues tiges filiformes encadraient l’antique porte du fournil en contrebas de la ruelle. Une de fer à l’extrémité crochétue que le boulanger utilisait dans un premier temps pour curer le four du gros de ses scories, et une autre en bois grêle de pin, l’escoubillon, au sommet duquel pendouillait au niveau du second étage, une estrasse1 grisâtre innommable aux allures de fanion pompéien dont il achevait ensuite le nettoyage de la sole cendreuse avant l’enfournement... Plus haut, sur la façade, au ras des toits, s’effaçait peu à peu, pour être peint à fresque, plein sud, côté pluie et soleil, le Rébus d’Origine surmonté dans un esprit décoratif de deux petites pelles croisées, symboliques de la « Boulange ».Je peina un instant à déchiffrer les quelques mots énigmatiques, connus de longue date mais toujours aussi nouvellement surprenants : « 940, tan a doublé ». Il fallait lire : « 940 : temps à doubler », autrement dit : 1880. C’était la date de construction de la maison du four. La compréhension en était gênée à cause de ce bizarre « tan a doublé ». Tan, (ou tant), ça voulait dire (en provençal) "peut-être", et Je Humble en déduisait d’instinct, que peut-être, le boulanger avait "doublé", la veille : "Tant, il a doublé". Auquel cas, la boulangerie, ce jour-là, serait fermée. Il n’y aurait personne et... pas de pain ! D’un autre côté, cette inscription sibylline étant écrite depuis belle lurette, tout cela ne pouvait être que de l’histoire ancienne et il ne pouvait s’agir que d’un "doublage" révolu dont il eût été ridicule de tenir compte en permanence !... Mais alors, si on ne doublait pas, la maison avait plus de mille ans ! Ce qui est vieux, même pour une maison. La légende disait qu’en ces temps reculés, on forçait le mitron à ne pétrir qu’en caleçons et à mains nues sa pâte collante, afin qu’il ne s’enfuît avant la fin du pain. (Car c’eût été vraiment la fin de tout !) Et aussi que les gens du pays avaient les molaires du fond, usées comme de vieilles meules, à force de mâcher trop de ce pain pétri dans des farines insuffisamment broyées et tamisées... Dont était attestée la pugnacité des ancêtres qui n’hésitaient pas à passer leurs longues soirées d’hiver à ruminer comme les vaches. En ce temps-là, au village, le boulanger était plus important que le Maire. D’ailleurs, il n’y avait pas de maire ! Plus de "mille ans" auparavant, c’était ici, dans cette vieille maison du four, ici, devant l’abattant ouvert, que Je Humble, n’était pas mort. Grâce à la bonne chaleur de la voûte rayonnante. Temps à doubler : deuxième chance... Je descendit la ruelle du fournil jusqu’à la placette, et entra dans le magasin. Dieu soit loué ! La boulangère s’affairait dans l’arrière boutique et c’était le commis et lui seul, qui s’occupait des clients : ce serait un jeu d’enfant de payer ! En attendant son tour, Je fit son choix d’un chausson aux pommes doré à point, en demie lune, qui l’attendait au sommet d’une pile du même calibre dans la vitrine réfrigérée. Las ! Semblant s’être donné le mot, systématiquement, tous les clients le précédant ne voulurent dès lors rien tant que des chaussons aux pommes ! Dont le tas diminuait, diminuait... Et ce fut le tour de la dernière cliente avant Je... Qui prit le dernier chausson ! Je Humble fulminait. Pour si peu ? Il savait qu’il aurait dû garder son calme... LE CHŒUR : Je est humain. Que diable ! Il était là pour payer et ne songeait qu’à s’empiffrer! LE CHŒUR : Certes, un sacrifice doit être total ou ne pas être ! Mais Je humble, trop humain, insista, piteux : — Il ne vous en reste plus de vos chaussons aux pommes ? Demanda-t-il veulement au commis. (Mais à voix basse pour ne pas attirer l’attention de la boulangère.) — Bien sûr ! Répliqua celui-ci qui, heureusement, avait compris le misérable bredouillis. Et il retira de la vitrine une forme imprécise... de toute évidence... pas un chausson ! Sans perdre de temps en jérémiades contre ces filous de commerçants qui... (et patati et patata), Je Humble, vif-improvisateur, changea de cap. Il ferait l’impasse sur ce faux chausson. — Donnez-moi donc aussi cette pâtisserie ! C’était une blanche meringue. LE CHŒUR : Je Humble adore les meringues, ces dulcissimes friandises, qui fondent et se subliminent sur la langue en vous pompant la salive... Mais bien que l’indication de Je fût précise, le commis alla extraire de la vitrine une vague galette mal saupoudrée d’un sucre pulvéru-virulent, aux trois quarts engloutie sous un amas dégoulinant de chantilly aux reliefs jaunissants qu’il plaça sans grand soin dans un carton, trop vite et donc mal déplié, aux parois duquel tout allait certainement se coller... Venait le moment de payer. Je retira du profond de sa poche une poignée de pièces de formes diverses. Du bout de l’index droit dans le creux de sa paume gauche, il essaya de les trier, en trouva des carrées,embouties d’une étoile aux quatre coins, opta finalement pour la plus ressemblante à la pièce de trois euros courante et se risqua à régler avec ça. C’était bon ! Le commis insistait même pour lui rendre la monnaie : — Je n’ai pas le droit de la garder, disait-il à Je Humble. Mais Je refusa catégoriquement de la récupérer : — Ça ira pour le pain au chocolat d’avant-hier que je n’ai pas payé... Du coup, les autres clients regardèrent Je Humble d’un air mauvais : « Et pourquoi qu’il ne payerait pas SES pains au chocolat, celui-là ? » pensaient-ils. Du coin de l’œil, Je nota que le commis, sans plus insister, glissait la monnaie dans sa poche. Il eût été si simple de faire un signe à la boulangère ! Heureuse de sa visite, elle lui eût servi avec plaisir, gratuitement et en priorité, le doux chausson aux pommes !... LE CHŒUR : Je, ne comprend rien au monde qui l’entoure. Ce lui est grand tourment. (1) Provençal pour "Vieux chiffon".
  9. Printemps Le printemps Les fleurs bleues Et les p'tits zoziaux Cui-cui ! Gelée blanche L'herbe tendre enduite Et gainée de rosée Au petit matin Croustillant. Goutte d'eau Une bulle d'eau bleue ondule, Au sol gris et terreux s'égare, Et puis glisse au ruisseau luisant.
  10. Au début de l'humanité, moi, j'y étais pas. (Mais il me semble que dès que des animaux vivent en horde, ils sont contraints de respecter certaine règles. Sans quoi la horde explose. Si elle n'explose pas c'est que ces règles sont suffisantes. Les loups, les gnous, les fourmis et le guêpes n'ont pas de dieu et ça marche super bien leurs sociétés. Dans 10 000 ans, les hommes n'auront plus de religion et ça marchera ... super bien et encore mieux !) En revanche, pour les périodes connues, je remarque, que les religions se sont toujours développées en parallèle et en connivence avec les pouvoirs temporels politiques de castes dirigeantes qu'elles ont aidées à s'imposer sur leurs peuples. D'une manière générale, les religions, en promettant un monde plus juste dans l'au-delà (qui bien entendu n'existe pas) aide les pauvres gens exploités injustement à supporter leur vie de m... ici bas, et leur enlève l'envie de faire la révolution puisque là haut, les derniers seront les premiers!!! La vache d'arnaque ! Tiens, c'est bien fait pour leur gueule. Amen.
  11. Blaquière

    Sagesse philosophique

    J'ai profité de ce que tu as dit pour relire un peu de Schopenhauer. Je suis largement en phase avec ce qu'il dit. Mais je sens par ci par là certains décrochages. Il faudra que j'approfondisse mieux pour définir ce que j'accepte mal chez lui.
  12. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Vous me faites rire ! Schopenhauer ? Je conviens que c'est une bonne adresse ! Vous en avez d'autres à me communiquer ?
  13. Blaquière

    conte philosophique

    Tiens : je vous livre tout chaud mon rêve de cette nuit ! ça peut passer (avec un peu de bonne volonté) pour un conte philosophique ? Les deux politiciens et les singes à fourrure. Deux beaux politiciens nous ont rendu visite. Ils sont venus chez nous, les singes, afin que nous votions pour eux. Le meeting se tenait dans une longue pièce obscure et basse de plafond. Nous étions tout au fond, préssés en demi-cercle et les politiciens ont été amenés par l'autre extrémité dans des cages dorées. Pour éviter tout incident. Les cages étaient petites. Ils s'y tenaient assis et parfois à genoux. (Et l'on a pu penser à Louis XI, aux "fillettes".) Malgré l'obscurité, on les distinguait bien. Leurs visages étaient plats, comme entourés d'une fourrure blanche, de poils ou de cheveux. Lors, ils nous ont parlé. Leurs bouches se mouvementaient comme des aboiements, chacun disant le contraire de l'autre. Ce qui m'a révélé l'imposture et qui m'a fait crier : "Pantins, pantins, pantins !..." Les autres singes alors, m'ont imité et il s'en est suivi un énorme vacarme de pantin. Dont les politiciens ont été (ou se sont) retiré dans leurs cages dorées et les portes refermées. A quelque temps de là, les deux sont revenus. Même lieu, même géométrie, même confrontation. Atmosphère semblable et de fin de journée, ou bien de fin du monde. Et les politiciens reprirent leurs discours. Quoiqu'ils aient ce jour-là leurs places interverties. Celui de gauche étant à droite et je l'ai reconnu à ses poils les plus blancs. Mais ce n'était là qu'un début ! Celui de droite tenait à présent le discours, précédemment tenu par celui de droite, et qui se retrouvait présentement à gauche ! Ces discours subito me reviennent à point : L'un disait "c'est pour vous" et l'autre, "c'est pour moi" ! (Que vous travaillerez ou nous travaillerons ?) Saisissant à nouveau l'arnaque politique, de nouveau j'ai hurlé et de plus en plus fort : "Pantins !" "Pantins !" "Pantins !..." Etant tout aussitôt singé des autres singes fourrurés de beau noir. Suivit un brouhaha terrible et les politiciens... de fuir. Depuis nous attendons à l'obscur et cloîtrés, la fin du monde ou son commencement. Mais je suis très très fier de mes frères simiens QUI NE S'EN LAISSENT PAS CONTER.
  14. Blaquière

    conte philosophique

    Belle histoire ! Elle me rappelle le ton, l'esprit et l'humour des petites histoires de Frédéric Mistral, (Prix Nobel de littérature tout de même) J'ai bien envie de la traduire en ..occitan-provençal ! Allez ! Chiche ! (N. B : la lettre "e" se prononce toujours [é] ou [è] et la lettre "o", le plus souvent [ou] : la première phrase pourrait donner : émé di'g lou rolé dé diw l'armo dow moundé ) Emé dins lo role de Dieu : l'Armo dau Monde... Avié plougut a bassino, de semanos a-de-reng dins lei montanhos e la ribiero ero vengudo grosso. Comencet de negar sei ribos... E tojorn l'aigo montavo... Totei lei abitants s'en anavon si refugiar dins leis auturos. Franc d'un ! Un ome que cresié dur como ferre en l'Armo dau Monde. Un dau vilage venguet li demandar : --Como va que venes pas emé nautres ? De segur vas estre emportat se restes eici !" --Ieu ? Cresi en l'Armo dau Monde, Mossur ! Elo mi sauvara ! E l'ome s'en anet. Mai l'aigo continuavo de montar et per li escapar, noestr'ome, duguet s'anar quilhar sus la toulisso ! Aquito, si, presenteron doei sauvadors : --Sauta' leu a l'aigo avant que la ribiero sieche troup auto e vous embalo !" Li feron. --Nautres, vos ajudaren pueis per arribar au sec ! --Nani ! Respondet l'ome, l'Armo dau Monde velho sus ieu ! ren mi pou arrivar ! E lei doeis omes s'en aneron. Aro, l'aigo es talament auto que li monto adaut dei ginos... Un barquier ven a passar que li fa : -- Leu, leu, monta' leu émé ieu que vos anas far 'mportar !" -- Nani e nani ! Li bramo l'ome : l'Armo dau Monde mi ten segur, mi va mandar quauque beu miracle !" E lo barquier s'aluencho. Mais tres minueitos pus tard, l'ome resquilho, l'aigo l'emporto e si nego ! Arribat au Paradis va veire l'Armo dau Monde e li demando : --Como va que m'as pas sauvat ? Avieu fé en tu como si pou pas dire ? Monte son passats tei miracles ? --Mai mon bèu, t'ai mandat ce que ti fasié beson ! --E monte eron lei angis dau ceu ? Monte ero lo lume divin ? Monte ? As pas boulegat lo pichon det per mi sauvar ! --Grand colhon ! T'ai mandat ren qu'un ome, doei sauvadors e un barquier : N'avié pas pron per tu ? Ges de miracle enfoero de la vido ordinari.
  15. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    C'est aussi l'impression que j'ai : des textes que j'aime et d'autres que j'aime moins !!! Et pourtant quand je lis un de ceux que j'aime moins, je me dis : "Mince ça c'est important, c'est essentiel, ça c'est moi tout cru ! Et en plus c'est vraiment arrivé : comment le changer ? " Est-ce que je me sur-joue moi-même pour le spectacle ? Du coup, la réalité moins fardée devient plus terne ! Mais c'est la réalité ! Et qu'est-ce qui est plus vrai ? Les souvenirs certainement transformés de la vraie vie ou les souvenirs certainement transformés de vrais rêves ? Finalement, je ne voudrais être que le copiste qui essaie de comprendre ce qu'il copie. Mais un copiste y mets toujours du sien. Le pour soi de l'en soi de soi-même : je m'y perds un peu ! Vais voir ce que TU écris ...
  16. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Juste une parenthèse pour préciser quelques idées. Le sujet étant la sagesse philosophique, on n'y est pas absolument hors sujet si la sagesse philosophique pointe la relativité des jugements, Et qu'il y est question justement de relativité du temps et de la perception. Il y a bien quelques années, je lisais un article sur l'évolution de l'Univers, et son expansion. Et j'ai lu cette interprétation (que je viens de réentendre ces jours-ci) que ce n'était pas les éléments de l'univers (les galaxies) qui s'éloignaient les unes des autres, mais plutôt l'espace entre elles qui "s'accroissait". Les scientifiques pourraient mettre tout cela en équations et calculer précisément cet accroissement, la masse totale de l'Univers, etc. Mais pour moi qui suis pas très scientifique mais enclin à chercher du sens dans tout cela, j'ai pensé que l'accroissement de "l'espace vide" correspondrait d'un point de vue logique à un accroissement de "rien", donc en "plus que rien", mais pour aboutir à un "toujours rien" à l'arrivée. Et j'ai donc eu cette idée : et si ça n'était pas l'espace vide qui s'accroissait (ce qui semble assez incompréhensible) mais le contenu de l'Univers , à savoir la matière qui rétrécisse ? J'en ai parlé à un astronome qui m'a dit que l'idée n'était pas si absurde que ça. J'en ai parlé sur un forum scientifique où tout le monde s'est mis à hurler; puisque dans un certain sens on sous entendait que cette idée allait à l'encontre de du modèle standard (Big-Bang, etc.). Evidemment, pour moi, il ne s'agissait que d'une idée comme ça, mais je l'ai poursuivie en pensant que ce rétrécissement de la matière, devait s'accompagner d'une accélération du temps. Je n'ai pas les connaissances scientifiques suffisantes pour calculer si les preuves reconnues de l'expansion de l'Univers (décalage vers le rouge et fond millimétrique de rayonnement) pourraient s'expliquer aussi par un rétrécissement de la matière et une accélération du temps. Mais j'ai gardé cette idée que les deux vont ensemble.Or, un trou noir peut être considéré comme un rétrécissement de la matière "forcé" par l'accroissement de la gravitation. Et j'ai donc dit plus haut (sans la savoir vraiment !) que le temps s'accélérait dans un trou noir : "Ben, c'est justement ce qui s'y passe dans les trous noirs : accélération du temps et rétrécissement de la matière... Le trou noir peut être considéré comme un passage vers le futur. (Sans possibilité de retour : ce serait trop beau !)" Pascalin a répondu : Pas du tout ! et moi, j'ai dit : je maintiens (comme pour m'amuser, et c'est vrai que ça avait qq chose d'un baroud, puisque je le redis : je serais bien en peine de démontrer quoi que ce soit ! C'est juste une idée que j'ai eue qui me semblait plus compréhensible qu'un "accroissement du vide". Ce matin, je me dis tiens, allons voir ce qui se dit sur les trous noirs, et je trouve ça : Ce qui correspond à dire qu'à l'accroissement de la gravité, (un rétrécissement de la matière?) correspond bien une accélération du temps. Evidemment il s'agit d'une question de point de vue. et de relativité du temps : le futur ne peut se voir du présent !... Et on a donc l'impression d'un arrêt sur image, en attente du futur, pour l'observateur depuis notre temps et notre espace...
  17. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Moi, je dis en parlant de toi :"Cette façon de jouer au petit chef est particulièrement désagréable !" Et toi, tu réponds (en guise de démonstration de ce que je viens de dire) : "Mais enfin Blaquière, il est de mon devoir de te le signifier s'il m'appert que tu n'es pas au niveau. J'ai déjà affirmé que tu faisais partie de l'élite du forum mais ce titre n'est pas un acquis, c'est quelque chose qui doit constamment être travaillé. C'est particulièrement vrai dans ton cas. Tu fais sans doute partie de l'élite, mais dans sa frange inférieure seulement, car tu es souvent dissipé, imprécis et bouffon. Ce n'est que générosité de ma part de souligner ces défauts." J'ai souligné les passages les plus savoureux Et surtout bravo pour ton "appert" ! Tu m'as mis d'excellente humeur ce matin ! Merci ! Attends... je ris tellement que j'en ai les larmes aux yeux... Reprenons ! Tu te cites toi-même ('Scusez du peu, Ma'am' la Baronne !(1)) : "Mais il y a aussi une autre qualité de l'esprit, plus spéciale celle-là, qui consiste en ce que l'esprit, puisqu'il est suspension de la volonté..." STOP ! 1) Explique nous ce qu'est l'esprit, comment il se forme, comment il fonctionne, 2) Pareil pour la volonté : comment elle se forme, s'applique, 3) leurs rapports respectifs avec l'inconscient et le "ça" (que tu auras définis et expliqués au passage, en prenant soin d'envisager les possibilités d'existence d'une "volonté inconsciente" et d'un sujet de l'inconscient) Et enfin, quatrièmement, tu pourras envisager de démontrer si l'esprit est ou non "suspension de la volonté"... Tiens, je vais être bonhomme et te dire ce qu'un peu de modestie t'aurait permis de comprendre : L'esprit dans son fonctionnement le plus intime est totalement pétri et mélangé de volonté, Sans volonté aucun esprit ne peut entrer en mouvement ; de même que l'inverse est vrai et que la volonté est constituée d'esprit jusque dans ses éléments constitutifs les plus infimes... Dès lors, à partir sur des bases totalement fausses, il APPERT que tous tes développements sentencieux et prétentieux ne sont que bavardage. (1) n'est pas bouffon qui veut !
  18. Moi aussi je suis athé : j'aime mieux le café ! ..... C'est pas spirituel ça ?!!!
  19. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Blaquière 1: --Dis-moi, Blaquière l'irrationnel est-il une libération ? L'assurance de sortir du sentier commun ? Blaquière 2 : --A moins, mon cher Blaquière que l'irrationnel sourde de notre inconscient, et que cet inconscient... Blaquière 1 : --Obeïsse à des lois très précises?.. Blaquière 2 : --Je te le fais pas dire !... (J'aime bien avoir un interlocuteur solide en face !)
  20. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Je voudrais pas avoir l'air de ramener ma science qui en grec n'est pas bien grande, mais il me semble que "Ontologie" est formé à partir du grec "onto-logos" qui veut signifier la "science de l'être" ou plus précisément "science de l'étant"., (puisque "ontos" est un participe du verbe "einai" (1ère personne : "eimi") qui signifie à la fois "être" et "exister". Dire que "être" n'a aucun rapport avec "l'ontologie" me semble donc osé ou risqué.. En tout cas il faudrait vachement argumenter, et on risque de se retrouver dans des paradoxes du genre "l'être n'est pas et le non-être est"... Mais pourquoi pas, au fond...
  21. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Cette façon de jouer au petit chef est particulièrement désagréable ! Non merci ! Ne pas monter bien haut peut-être (encore que) mais où je veux et comme je veux... Ni dieu ni maître !
  22. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Tu dis la voix (et la voie !) de la sagesse... Mais au fond de moi quelque chose se révolte devant ce... renoncement. Et je pressens légèrement que chez toi... aussi ! Téméraire? Naïf ? Probablement. Je fuis habituellement ces formules qui tiennent du spectaculaire de l'oxymore : mais là, je me demande si en fin de compte on n'a pas un peu à gagner à se perdre. Ou du moins simplement tenter d'entrevoir ce qu'il y aurait à gagner de se perdre. Je le dis en souriant, vu mon âge (aussi), mais au fond de moi, il y a toujours une petite voix qui dit : "Quand je serai grand, je..." Flûte : c'est moi qui... spiritualise ! Qui rêvasse ! Bon, là je vais un peu travailler quand même... ça fait partie du jeu. Je vais faire comme si j'étais déjà grand !!!
  23. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Je n'avais pas saisi cette vision si négative de la spiritualité chez toi... Je ne voyais que le côté "relâche" ou vacance de l'esprit. à la limite sympathique, amusant. Que cette opération (de "spiritualisation") nous masque un peu la réalité, c'est sûr. Mais d'un autre côté, j'ai de la peine à concevoir "notre vraie nature", "notre véritable moi". Et plutôt que de le découvrir morceau pas morceau (l'idée est bonne !) (comme s'il était défini, déterminé a priori ) je pencherais plutôt pour travailler (tenter de travailler) à son élaboration. "La spiritualité est fondée sur la notion plus évasive et aléatoire de l'« expérience intérieure " Merci pour cette citation : je vois que je ne suis pas le seul à ne pas prendre trop au sérieux les prétentions de la spiritualité !!!
  24. Blaquière

    Sagesse philosophique

    Je ne suis pas sûr de bien te suivre. Tu opposes l'esprit à la volonté ? (Au passage, j'ai omis une forme essentielle de l'esprit : la conscience. Je disais l'esprit, la pensée, l'intelligence, la compréhension, la sagesse,. la conscience dit mieux la réalité de ce que nous ressentons être) J'aurais plutôt tendance à distinguer (pas opposer) l'esprit (en général) ou instance intellectuelle d'une l'instance "sujet". La volonté n'étant qu'une composante de cette instance sujet. (Le sujet, c'est le gouvernement dans son ensemble ! Et la volonté le seul pouvoir exécutif !) Deux instances, l'esprit et le sujet (on pourrait dire aussi le "moi" et le "je") qui sont toujours contemporaines et coordonnées. Et toute activité de notre esprit serait à mon avis le résultat de la superposition des deux. L'esprit déduction faite de la volonté (je pense plutôt au sujet) me fait l'effet d'un flottement. Peut-il même exister ce flottement de l'esprit si le sujet n'y est pas ? Et serait-ce ce flottement la spiritualité ? Mais si j'ai raison et que l'esprit est fait de la superposition incontournable, obligatoire, nécessaire des deux instances différentes, ce flottement pourrait n'être qu'une rêverie feinte ? Je veux dire que l'esprit-pensée débarrassé de la volonté, ou du sujet, m'apparaît un peu comme un livre fermé. Un livre que personne ne lit. Et qui ne dit donc rien. Dans l'autre sens, que la volonté puisse se débarrasser de l'esprit, (le tenir à l'écart) est-ce seulement possible ? mises à part quelques situations extrêmes du style réflexe, danger immédiat, soif, faim, actes sexuels... C'est la définition même de la conscience. Conscience de soi et du monde. Il s'agit de l'esprit, (ou de la pensée qui sont assimilables à une sorte de mécanisme) mis en mouvement par le sujet. Sans sujet (ou volonté?) pas de mise en mouvement du mécanisme de l'esprit. Sans esprit, le sujet n'est plus nous : tout juste animal. Les deux instances à mon avis sont suffisamment "imbriquées" dans la réalité,( et pourquoi pas disons-le dans notre cerveau !) pour qu'on ne puisse pas les envisager l'une sans l'autre... C'est peut-être le fait que notre conscience est ressentie essentiellement comme une (unitaire) alors qu'elle est en réalité le résultat d'une superposition de plusieurs instances enchevêtrées (Au moins ces deux là) qui rend si délicates les démarches d'introspection. Et expliquerait en partie les mythologies de l'âme !... J'en suis là !...
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