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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Blaquière

    L'identité

    Oui J'aurais pu dire la seule identité dont ils disposent est une identité essentiellement religieuse. Mais si on veut pas comprendre on comprend pas. Je maintiens. J'ai pas d'idée a priori, j'essaie de comprendre. Sans mépris. Identité religieuse au sens de spirituelle. Dans le bon sens d'élever son esprit par rapport à la vie matérielle ordinaire. J'ai déjà dit ça qq part : Au XVIème siècle, au village, (il y avait déjà certains de mes ancêtres) le seul moyen pour les paysans d'élever leur esprit et d'avoir accès à une expression artistique, et intellectuelle qui les sortait de leur labours et de leur survie quotidiens, c'était le curé qui demandait à la communauté qu'on lui fournisse DU PAPIER pour faire des décors, et représenter un peu sous forme de théâtre "La Passion de Jésus Christ. Aujourd'hui les musulmans pour la plupart n'ont accès qu'à la composante religieuse de leur culture sur le plan proprement intellectuel . Il pourrait y avoir la poésie arabe, la philosophie, les mathématiques, l'astronomie, l'esprit critique (même leur religion a été critiquée à toutes les époque par des penseurs arabes.) , qui leur permette de structurer une base d'une identité bien à eux dont ils puissent être fiers mais tout cela est mis hors de leur portée. Et ils n'ont que le choix entre être arabe et musulmans ou trahir leurs origines pour devenir européens modernes. Je parle pour la majorité, évidemment. Il n'ont qui leur soit propre que cette identité religieuse dont on sait qu'elle est restrictive et s'oppose à tout ce qui n'est pas elle. En plus ce n'est qu'une identité fantasmée et manipulée puisque par exemple les représentations dessinées de Mahomet sur lesquelles ils se crispent tant sont courantes en Islam. Alors ? C'est pas en disant qu'ils n'y a pas de problème à ce niveau religieux qu'on s'en sortira. Il faudrait peut-être (à mon avis): Un permettre à ses pays (et à ces descendants d'immigrés en France) un développement pour sortir de la pauvreté et qu'il ait un avenir acceptable devant eux, Et deux, qu'ils aient la possibilité d'être fier de leur identité arabe sans qu'ils n'aient que la religion à se mettre sous la dent. Parce que objectivement ils auraient de quoi mais qu'il n'y ont pas vraiment accès. Et parce que la seule religion omniprésente constitue un environnement intellectuel essentiellement régressif : nous l'avons subi nous-mêmes pendant plus de mille ans. Mais il ne faut pas trop qu'ils comptent trop sur nous, sur nos gouvernements occidentaux pour y arriver. Lesquels sont trop contents d'avoir un bon ennemi bien identifié et bien visible pour nous forcer à resserrer les rangs. C'est "1984" : Le meilleur moyen pour qu'un peuple se tienne tranquille, c'est que la guerre soit à sa porte. Ni sur leurs propres dirigeants qui se servent aussi de la religion pour les maintenir dans l'ignorance et l'asservissement.
  2. Blaquière

    L'identité

    Mince, si je m'attendais à ça ?!!Apparemment vous n'avez pas du tout compris de quoi je voulais parler. C'est tellement étonnant. Pour moi quand je parle d'identité, des uns ou des autres,ça n'a absolument rien à voir avec ce que pouvait envisager Sarko dans son ministère de l'Identité... Il s'agit plutôt de la construction imaginaire d'un moi personnel. D'une conscience. Vous avez achoppé sur le mot (et son emploi politique partisan) sans en voir le sens général. Il aurait fallu se poser des questions sur ce qu'est la construction de ce moi identitaire D'un point de vue psychologique et philosophique. Car nous en avons tous un. Mon impression de départ est que dans le cas des musulmans (très religieux), il est plus monochrome. ce qui aurait pu s'analyser, se discuter. Et d'abord est-ce vrai ? Pardon mais vous n'êtes pas prêts. Manque de hauteur d'esprit ? Côté militant con-con systématique ? Idées toutes faites ? tant pis Je viens d'écouter un philosophe d'origine arabe qui pensait comme moi. Le problème reste posé et on commence d'en voir les effets destructeurs... Un tel contre sens de votre part me laisse totalement interdit. Je demande donc à la modération de supprimer ce sujet rapidement, merci. Et sans rancune. Pauvre philosophie !
  3. Blaquière

    L'identité

    Il nous revient de comprendre, de trouver des explications à ce qui se passe. Je pense aux réactions (antifrançaises) qui se multiplient dans les pays musulmans. En surface je dirais que la France joue un peu le rôle de bouc émissaire cathartique ou d'exutoire au mal-être de ces populations. (Tout comme dans les manifs de ces derniers jours, les "je suis Charlie" et la prétendue défense des libertés sont à considérer comme un exutoire au mal être actuel de la société française. Et à l'instinct grégaire.) Mais ce que nous devons comprendre, surtout, dans le cas des manifestations dans les pays musulmans, parce qu'elles sont violentes, c'est les raisons profondes d'une telle crispation sur un point (la représentation du prophète en caricature) qui nous semble à nous si peu important et si peu offensant. Les réactions extraordinairement violentes à ce qui est considéré comme une "insulte impardonnable" (que ce soit en assassinant des dessinateurs ou en brûlant des bâtiments considérés comme pro-français) nous paraissent tellement excessives, tellement hors de proportion, qu'il nous faut les comprendre. J'ai déjà dit qu'il y a dans ces réactions, une composante cathartique ou d'exutoire, un effet bouc émissaire à un mal-être général qui n'a rien à voir avec la raison affichée. Et ce mal-être me semble incontestablement venir de la misère terrible et généralisée dans ces pays, une misère, une impossibilité de vivre, autrement exprimée (et presque inversement) par l'émigration massive de ces pays vers l'Europe. Il n'en est pas moins vrai que si ces réactions contre de simples dessins (quand bien même il faut le préciser, les représentations du Prophète Mohamed ne manquent pas dans le monde musulman) sont si systématiques, (et qu'elle peuvent si facilement servir d'exutoire) c'est qu'elles correspondent à quelque chose de particulièrement profond chez les musulmans. Ce quelque chose à mon avis relève de l'identité à la fois individuelle et collective de ces peuples. Ils se sentent attaqués, agressés dans ce qui est le plus profond, le plus essentiel de leur identité. Compte tenu de la misère dont ils ont d'autant plus conscience que les moyens actuels des médias leur offre le spectacle permanent et insupportable de "notre eldorado", leur identité musulmane est (je crois) la seule possibilité qui leur permette d'affirmer leur dignité, et leur humanité... La seule identité dont ils disposent au plus profond de leurs esprits et qui leur permette de se sentir dignement humains est une identité religieuse... Il n'ont pas la possibilité comme nous, dans les pays développés de se choisir ou s'inventer une identité "à la carte", et de considérer la religion comme une simple composante hypothétique parmi d'autres de leurs identités. Toucher à cette identité ( c'est ce dont ils sont persuadés grâce bien sûr à la manipulation des leaders religieux ) est ressenti par eux comme une attaque physique insupportable... Il croient n'avoir que cette identité religieuse, et donc n'ont qu'elle.
  4. Je sais que ce que je vais dire est difficile à admettre parce que notre esprit et notre intelligence ne peuvent pas sortir d'eux-mêmes, mais la réalité doit se comprendre à l'envers de ce que tu penses. Ce n'est pas le monde qui est intelligible, mais notre "intelligence" qui s'est formée à partir du monde : il n'y a rien d'étonnant que les deux soient compatibles : c'est d'une certaine façon, la même chose... Si le monde était illogique, notre intelligence serait illogique itou. Tiens, je m'amuse un peu : Si les lois sont si rigoureuses, c'est justement la preuve qu'elles ne sont QUE mécaniques, si c'était une intelligence (Dieu) qui avait créé tout ça, il y aurait mis, je suis sûr un peu plus de fantaisie ! Un plus de "magie" !!! (On verrait des avions dans les couloirs du métro et Johnny Hallyday... etc.) (Brave Johnny !)
  5. Pendant que tu écrivais ça je dormais et je rêvais justement. Un rêve dont je suis étonné en me réveillant, et j'ai pensé ce que tu dis. C'est moi qui invente le rêve et j'en suis surpris. C'est donc qu'on est plusieurs dans ma tête Et qu'il y a plusieurs moi en même temps.
  6. Il faut arrêter le délire ! Bien sûr qu'il a quelque chose de pervers ce dessin. Mais "pervers" au sens de sous entendu ! C'est une caricature ! Pour se moquer ! Oui ! On s'y moque et pas très méchamment de cette religion, tout en disant qu'il y a encore de l'humanité en elle. Ils ne pouvaient pas faire moins que d'un peu se moquer. Merde ! On les a mitraillés ! ON LES A TUéS ! En toute dignité, Ils ne pouvaient vraiment pas faire moins qu'un peu se moquer ! Qui ne peut pas comprendre ça ? Ceci dit pour Siné, et le reste, c'est vrai qu'il faut faire la part des choses. Je l'avais déjà faite, d'ailleurs.
  7. Peut-être que l'omniprésence des religions doit essentiellement son origine à la propension naturelle de l'Homme au rêve ?
  8. Blaquière

    Un Univers Probabiliste

    Oui ! Mais qui peut nier ça ? Un atome d'hydrogène, c'est pas grand chose, et des milliards de milliards, ça fait une étoile, de la lumière, un système solaire, et nous. Un neurone c'est con et des milliards ça fait une intelligence. On est d'accord. Le tout peut être beaucoup plus que la somme des parties. J'ai bien dit "peut" ! Parce que mille cons ça fait pas un intelligent. Ca fait une foule plus bête que le plus bête d'entre eux... Eh ! Flûte ! C'est donc encore vrai : ça fait quand même... "autre chose" ! A bien y réfléchir, le quantitatif finit toujours par accoucher du... qualitatif. Mais une qualité globale inférieure à la qualité nominale d'une quantité mérite-t-elle le nom de qualité ? (Des fois je m'éblouis !)
  9. Pour un peu, on en viendrait à croire que le terrorisme et le capitalisme sont des alliés objectifs !... Non ?! Serait-ce possible ?!!! Pour ça, il faudrait au moins que les pays qui abritent et aident le terrorisme investissent... chez nous ?........... ....... ....... ....... ....... Mince !... C'est peut-être le moment de relire "1984" d'Orwell...
  10. J'ai entendu dire récemment que dans l'antiquité, les religions n'étaient pas une affaire de foi, mais simplement et surtout de rituel. On sacrifiait à Jupiter ou à Vénus parce que cela signifiait un respect des coutumes. Et confortait le lien social. (C'est un peu le cas aujourd'hui de nos fêtes prétendues chrétiennes. Mais j'ai même trouvé dans les archives du village, du XVIème siècle qu'il fallait agrandir l'église "parce que quand il venait une bonne fête la moitié des gens ne pouvaient plus y rentrer"... Dans ce même village, les fidèles se moquent un peu des statues des saints. Le Saint Jean par exemple, qui regarde le ciel en tendant les mains est surnommé "Sant Jan Mandaminin" (Saint Jean Envoie-m'en -des sous-) ! Le principe d'une foi souveraine qui serait une inclusion de croyances au profond de la psychologie individuelle, pourrait alors être considéré comme une sorte de... manipulation et/ou de névrose... Pas forcément utile d'un point de vue social (à part pour d'hypothétiques manipulateurs et "fanatiseurs").
  11. Bon je dis plus rien ! "De même que sa main gauche à clairement 6 doigts." ça, ça ne veut rien dire. Il suffit de regarder précisément pour voir que ce qui est considéré comme le cinquième doigt est la paume et le sixième une erreur de coloration du dessin qui aurait dû être en blanc. L'interprétation du turban de Mohamed, est aussi est un peu tirée par les cheveux. Ceci dit je me suis lassé de lire Charlie à cause de Val. J'étais jamais d'accord avec ce qu'il disait. Jamais. En revanche, avec Cavanna oui, toujours. Et Polac aussi. J'ai même un jour écrit à Val qui s'émerveillait devant "L'être est et ne non être n'est pas" de Parménide (comme quoi c'était le début de la pensée rationnelle) pour lui dire qu'il n'avait pas compris, que c'était même le contraire et que pour Parménide, l'Être c'était Dieu et le non-être c'était le réel. Je n'ai jamais eu de réponse !!! Après, j'ai acheté Siné Hebdo un certain temps... Merci pour les commentaires de Siné. J'édite : Louise ? Oui pour la justice sociale. en premier. Ces événements dramatiques n'ont rien fait avancer. Peut-être même (et certainement) au contraire
  12. Tout cela est incohérent. Je voudrais comprendre pourquoi des croyants musulmans se sentent offensés quand on représente Le Prophète, montré comme un brave homme qui est triste de voir tous ces morts. Parce qu'il ne faut pas le représenter en image ? Qui a décidé qu'il ne fallait pas le représenter en image ? Certainement pas lui. En plus dans le Coran, chaque chapitre commence par Dieu, le "miséricordieux." Il faut le dire : représenter Mohamed comme un Brave homme, compatissant, ça ne peut pas être offensant. Bien au contraire, c'est montrer qu'on a de l'estime pour lui. Qu'on pense qu'il était bon ? Non ? C'est à coup sûr ce qu'on voulu dire les auteurs. Pourquoi se bloquer sur un interdit qui n'a pas tellement de sens ? A notre époque, en plus qui déborde d'images ? Et puis, simplement écrire son nom, c'est aussi le représenter, le Prophète. Si l'écriture était hyéroglyphique, on serait bel et bien contraints de le représenter par un dessin... Il ne faudrait donc pas le nommer non plus. On n'en sort pas. On ne pourrait même pas dire "Il" de lui puisque ce serait le représenter. Pourquoi ne comprendre que la lettre et jamais le fond des écrits sacrés quand il est si évident ? Il faudrait que les musulmans se souviennent simplement de l'histoire. Il serait aussi interdit de représenter toute créature de Dieu (Allah) Et pourtant c'est seulement quand des intégristes, (à toutes les époques) ont tenu le pouvoir que cette interdiction a été effective. A toutes les époques "tranquilles" les musulmans (en céramique par exemple que je connais bien et qui me sert souvent de modèle) ont représenté avec plaisir et talent des hommes, des animaux... etc. Et sur les vidéos, la représentations filmée d'individus devrait aussi être interdite, en toute intégrité de la non représentation des créatures de Dieu ! Il me semble que tout cela relève un peu d'une certaine mauvaise foi. Ou alors qu'on m'explique. Dans une vision religieuse, comment ne pas penser qu'il est à l'évidence plus grave de tuer une créature de Allah, le Créateur miséricordieux, que de faire un dessin compatissant de son Prophète ? Je ne comprends pas non plus et peut-être encore moins, quand aujourd'hui même on a pu voir des échauffourées et des bagarres entre les acheteur de Charlie Hebdo qui ne trouvaient pas le journal !... Ca c'est le bouquet ! " "Je suis Charlie" et si tu me prends mon Charlie, je te casse la gueule !" Ils n'ont donc rien compris du tout ? Ni d'un côté, ni de l'autre ? Bref, je ne comprends plus rien. Si on peut m'expliquer toute cette folie, toute cette incohérence...
  13. Blaquière

    Mes mémoires

    (Pour l'Hyppias de Platon, merci à Scénon qui me l'a retrouvé !)
  14. Blaquière

    Mes mémoires

    Je reprends au début de mon arrière grand père ! L'Inventeur --"Honoré ! Nous sommes des Honoré !" Ca, c'était le bon mot de mon arrière grand père (et père du précédent) quand il croisait dans le village un gamin qui avait le même prénom que lui. Je ne l'ai pas connu. C'était "grand père Blaquière". Le nom que lui donnait mon père pour le distinguer de son autre grand père, grand père Brun, le père de sa mère et de Tonton Camille. Mais il avait aussi une autre appellation qui devait remonter à un époque où mon père, tout petit ne parlait pas encore très bien. C'était "pépé 'Aquière". Et curieusement, c'était ce nom que tout le monde avait retenu pour lui, au village. Quand il avait pris sa retraite de L'Arsenal de Toulon, il était venu s'installer à Réoules, près de son fils, Emmanuel, mon grand père, comme je l'ai déjà dit... Pépé 'Aquière, plus qu'un grand père ou un arrière grand père, c'est une légende. Il était né à Istres, et de son métier, officiel, il était serrurier. Mais en réalité, il était Inventeur. Une sorte de génie de la mécanique. On a gardé dans les annales de la famille, sa réaction légendaire quand il a vu le premier moteur à explosion. C'était vers la fin du XIX ème siècle : "Coumo va qué li ai pas soundjat ?!!!" traduction : "Comment ça se fait que j'y ai pas pensé !" C'était tout dire. Et à partir de ce moment, à l'Arsenal, quand un moteur tombait en panne, c'est forcément lui qu'on allait chercher. J'ai dit qu'il était une sorte de génie de la mécanique, oui ! Mais pas que... Grand père Honoré, c'était exactement l'Hypias de Platon ! Tout ce qu'il portait sur lui, il se l'était fait, fabriqué lui-même. La chemise, le pantalon, la veste, le chapeau -melon-, les souliers. Tout ! Les lunettes? Aussi ! Et... vous n'allez pas me croire, mais si, je vous le jure ! le... dentier ! Parfaitement ! Peut-être s'en était-il taillé les dents dans des gros os de vache ? Peut-être. J'en reste à des supputations... J'aurais pu penser qu'il y avait dans cette légende une exagération familiale. Mais j'en ai eu des échos d'autres personnes. Suzanne, par exemple, une grand mère que j'ai connue à la Roque, bien plus tard, dans les années soixante et dix, et qui m'en a dit un peu sur lui : "Un jour, en descendant vers la placette (à Réoules), je l'aperçois chez lui ; On le voyait de dehors, devant sa fenêtre, il lisait le journal... --"Bounjou' pépé 'Aquièro ! Alors, coumo anar'?" --"Bèn !" --"Maï qué fèr' ? " Vous comprenez ? Bon, je traduis : (--Bonjour, pépé 'Aquière ! --Comment vous allez ? --Bien ! --Mais qu'est-ce que vous faites ?) "Je le voyais qui tenait son journal et de temps en temps, il remuait l'autre bras. --"Bè, foou la bugado !" (Eh bien, je fais la lessive) Tu te rends compte, Manuel ? (en provençal, Emmanuel, on connaît pas : c'est Manuel, comme en espagnol.) il faisait sa "bugade" en lisant le journal ! A cette époque, c'était pas inimaginable." Et Suzanne de m'expliquer qu'il s'était fabriqué une machine à laver ! Je te garantis que c'est vrai ! On comprend la surprise de Suzanne. Parce que la "Bugade", c'était une occupation à plein temps pour toute une journée. Il y avait la petite carriole sur laquelle les femmes chargeaient la caisse à laver en bois avec le savon, la brosse, le battoir, plus un grand panier avec le linge à laver, et tout cet équipage extraordinaire partait pour le lavoir à quelques centaines de mètres du village... Alors, voir Pépé 'Aquière, faire sa lessive assis à sa fenêtre en lisant le journal, je crois bien que Suzanne et tous ceux qui on pu le voir n'en sont jamais revenus. Et ceci, d'autant plus que dans les années quatre vingt, Suzanne était la dernière femme de La Roque à monter sur le chemin des Neufs Fonts avec sa carriole, jusqu'au lavoir pour laver son linge à l'ancienne façon ! On nous pardonnera donc, si dans la famille, on dit que c'est grand père Honoré qui a inventé la machine à laver ! (Quand bien même des machines à laver pouvaient sans doute déjà exister en Amérique à cette époque...) Mon père m'en a un peu plus dit sur cette machine à laver et son principe. Comme Honoré ne se voyait pas tourner une manivelle sans arrêt (la motivation de toute invention restant la fainéantise !), il profitait de l'inertie. Le fond de la cuve était arrondi, et le "battoir", une sorte d'ailette ou une planchette ajourée. Il envoyait un coup sur la manette et l'ailette montait donnant l'élan à l'eau et au linge à l'intérieur (admirez l'allitération !), l'ensemble se mettait à monter et à redescendre d'un côté et de l'autre. Puis, quand le balancement s'était calmé, il renvoyait un coup de manivelle ! Grand père Honoré avait inventé l'énergie durable ! Un autre témoignage, relativement externe, puisqu'il vient de mon grand père Giraud, (le père de ma mère). Et c'est pépé Giraud qui raconte. Un jour en revenant des Plans, sa sulfateuse à dos en cuivre suite à un soubresaut, tombe de la charrette et une roue lui passe dessus ! On sait ce que c'est qu'une roue de charrette. On voit le cercle de fer d'un centimètre d'épaisseur au moins qui entoure la roue en bois. On imagine sa dureté, plus le poids de la charrette ; et l'on devine aussi la fragilité d'une sulfateuse à dos, faite d'une fine tôle de cuivre emboutie... "Si tu avais vu cette sulfateuse : elle était complètement escrabouillade (écrabouillée) ! je passe devant chez pépé 'Aquière qui attendait devant sa porte. Il voit la sulfateuse profondée et il me demande. Je lui explique qu'elle est tombée... Il me dit, "Tè, laisse-là, là, je verrai si je peux faire quelque chose". Je la lui laisse, mais je lui dis "Vous tracassez pas, surtout, de toute façon, vu son état, je vais en racheter une autre, et puis elle était vieille..." "Une semaine après, je repasse devant chez lui, et je lui demande : Alors, cette sulfateuse ? vous avez rien pu faire, non ?" Et lui : "Bè, tiens, elle est là !" Et il me montre, à côté de sa porte, contre le mur, une sulfateuse... UNE SULFATEUSE NEUVE ! Je lui dis : --"Mais c'est pas la mienne ! Elle est neuve, celle-là !" Et il me répond --"Bè si ! J'en ai profité pour un peu la nettoyer !" Si tu avais vu cette sulfateuse comme elle brillait ! De partout ! Elle était neu-veu ! C'était pas croyable. Il me la donne et je lui demande : --"Maï quant vous duvi ?" (mais combien je vous dois ?) E èou mi fa (et lui il me fait): "Ren !" E You : "Quand mémé ! emé lo travail qu'aver' fa !" (Et moi : Tout de même, avec le travail que vous avez fait) --"Bè, tè, rèmplissé mi la plato sé vouas !"(Ben, tiens, remplis moi la "plate" si tu veux) et il me tend sa plate... (La plate, c'était une bouteille plate, de deux litres, en verre, pour le vin. La forme d'une gourde.) Grand père Honoré n'avait pas besoin d'être payé : il avait sa petite retraite de l'Arsenal, ça lui suffisait pour vivre. Et mon grand père concluait : "C'est comme ça que j'ai eu une sulfateuse neuve pour deux litres de vin !" Le cuivre, ça se soude à l'étain. Et l'étain, grand père Blaquière le récupérait en faisant chauffer les vieilles boîtes de conserves dans un genre de grande lessiveuse. Une bande de fer blanc courbée en arrondi et aux deux extrémités serties ensemble formait le corps de la boîte, mais cet assemblage avait besoin d'un peu d'étain pour être parfaitement étanche. C'était cet étain que grand père récupérait au fond de la lessiveuse pour faire ses baguettes de soudures. De l'étain... durable ici aussi ! De récup'. Pendant la guerre de quatorze, les voisins de St Jean du var qui avaient des jeunes sur le front (il avait lui, ses deux fils, Emmanuel et Marius), lui apportaient de temps en temps une casserole de civet, de daube ou quelques tomates farcies. Et lui, il en faisait des boîtes de conserve ! Il soudait les couvercles, pour les expédier en toute sécurité dans les colis. Avant de monter à l'assaut se faire mitrailler, les poilus de St Jean, avaient pu au moins se régaler un moment des bons petits plats familiaux venus directement de Toulon. Un jour, grand père Blaquière, est redescendu à Toulon pour vendre sa maison. Sa maison qu'il avait, évidemment, construite lui-même et tout seul. (Je suis pas le premier !) Il a fait la fête en ville, à Toulon, et il est remonté quelque temps plus tard au village, sans plus le moindre sou ! Il avait "mangé sa maison" en trois jours Suzanne m'a raconté que souvent, à plus de soixante et dix ans, le dimanche matin, on voyait pépé 'Aquière monter à la Roque -le chef lieu de canton- en costume et chapeau melon. Quatre kilomètres à pieds ! Là, il passait la journée au bar et il se cuitait grave. Puis, le soir, il se "récampait" comme il pouvait à Réoules. De la Roque à Réoules, ça descend ! Mon père me précisait et les deux témoignages se recoupent : " Le dimanche il attrappait une bonne cuite ; mais dès le lundi matin, il se remettait au lait ! Et toute la semaine, il ne buvait plus que du lait ! Mais il fallait le voir faire ses soudures ! Des soudures microscopiques sans trembler seulement d'un millimètre !" (Des fois je me demande pourquoi, j'aime bien boire du lait...) Être un "bricoleur de génie" (le mot est de mon père) n'enlevait rien à son côté farceur. A l'occasion, ça pouvait même faciliter. Il s'était bricolé un accordéon... Avait partagé le soufflet en deux avec deux trous sur le devant. L'un était rempli de suie et l'autre de farine. Et en faisant mine de jouer, il attendait tranquillement assis sur le pétarode du coin du four. (Pétarode : ou "casse roue" : ces pierres en forme de pain de sucre placées à l'angle des rues pour que les roues de charrettes ripent dessus sans que les moyeux ne s'accrochent sur l'angle des murs) Passent les gendarmes qu'il attendait... --Alors, pépé 'Aquière, on essaie de jouer de l'accordéon ? Or aucun bruit ne sortait ! Du coup, les deux gendarmes s'approchent... S'approchent... Et quand ils sont à bonne portée ! Frououou ! d'un côté et frououou de l'autre. Les vieux qui avaient assisté à la scène en rigolaient encore : "N'avié ün tout blanc que semblavo ün moounier et l'aoutré tout négré, coumo ün carbounier !" (Il y en avait un, tout blanc, on aurait dit un meunier et l'autre tout noir, comme un charbonnier) Et puis, il y avait eu --dans la pénombre de l'église--, l'encrier versé dans le bénitier... Et tous les dévots qui étaient ressortis de l'église, barbouillés d'encre. Mais ça, c'était peut être une blague de son fils, tonton Marius...
  15. J'ai l'intime conviction qu'il n'existe aucune entité extra ou supra humaine, Mais je n'ai aucune envie d'exterminer qui que ce soit qui ne pense pas pareil. Cherchez l'erreur... (Le sur-moi n'a rien à mon avis d'une conviction. Ce serait plutôt une force obscure (!), inconsciente...) Il faut (à mon avis) distinguer deux niveaux de religions (et aussi peut-être d'athéisme, mais pas sûr) --Un niveau excessif ou certains principes religieux usurpent, ou remplacent totalement les instances ordinaires. Et détruisent l'identité originaire. C'est ce qui peut entraîner un fanatisme. --Et un niveau "supplément d'âme" comme dirait le grand penseur Giscard Destaing qui dans une certaine mesure peut "enrichir" le Moi, ou l'identité. Et n'en est qu'une composante. Ce que je veux dire c'est que l'identité "normale" d'un individu devrait être composite. (Et non pas un monobloc). Une part du corps (les gènes dont on sait qu'ils sont absolument différents pour chacun), une part de toutes les expériences vécues, les relations sociales, familiales... etc. En supprimant ces différences, l'excès de religion détruit la richesse de chaque individu et la remplace par une instance unique et interchangeable faisant de l'individu un pion semblable aux autres.. Le respect de la vie de chacun vient du fait que chaque individu est toujours différent des autres et donc irremplaçable. "Tu ne tueras point !" D'un point de vue religieux, cela pourrait se définir ainsi : "Toute vie consciente, sans exception est sacrée, il ne revient qu'à Dieu d'en décider." Je m'étonne que tous les prophètes de toutes les époques n'aient pas énoncé une formule de ce genre, pourtant aussi simple, aussi évidente, aussi conforme à l'idée qu'on peut se faire d'un dieu, bon, juste, et miséricordieux, et qui est de plus le b, a, ba de toute vie en société, ... Un précepte à rajouter impérativement aux "Trois Livres"... La seule exception envisageable serait la légitime défense qui doit être définie et encadrée par la loi humaine.
  16. Freud disait qu'il y a plusieurs instances dans la psyché. Première topique (carte, façon cadastre ) : le conscient, le préconscient et l'inconscient. Deuxième topique : le moi, le sur-moi, et le ça. Mais il s'agirait de zones théoriques, ou virtuelles, pas localisées précisément, Et donc plutôt des modes de fonctionnement (?). En fait les deux topiques s'enchevêtrent. Le "ça" serait un peu le "fond", ou la base de l'inconscient, le centre, le foyer des pulsions. Le chaudron qui bouillonne au fond de la grotte comme disait F. Mistral (le poète). Mais l'inconscient contiendrait aussi (en plus) tout le refoulé. Qui n'est pas basique mais forcément très élaboré, puisque "testé" et éliminé. Eliminé par quoi, par qui ? "Qui", qu' est l'instance refoulante ? Le sur-moi ? Qui est donc nécessairement au moins en partie inconscient... (On voit que la deuxième topique complexifie et complète l'ensemble) Revenons au Moi. Il est imaginaire (donc vide a priori (?) il est ce qu'on veut ou ce que l'on peut qu'il soit ; et construit sous l'égide du Surmoi.) Mais constitue l'essentiel de notre identité consciente. C'est là à mon avis qu'intervient la religion. Qui remplit la "case Identité". Qui usurpe l'identité réelle de l'individu. Et l'on pressent bien le remplacement du Surmoi, initialement symbolique du simple père, par d'autres symboles contraignants , Dieu ou Jésus, ou le Prophète... Ou Abraham... Une certaine idée de Dieu ou du Prophète prend la place du Surmoi, constructeur de l'identité. Et donc, un croyant ne peut pas supporter qu'on y touche, puisque cela reviendrait non seulement à détruire, mais à rendre impossible l'existence de son Moi. Mais ce qui est à remarquer, c'est que ce Surmoi n'est pas individuel : il est le même pour tous les "croyants" qui dès lors ne sont plus des individus. Puisque peu ou prou construits par le même Surmoi. Le Surmoi Dieu a construit une identité, un moi qui n'est plus moi. Qui est un "pion croyant". Une simplification extrême de l'identité. La religion a détruit l'identité réelle. "Guérir" de la religion, consisterait à restaurer cette identité complexe. Reconstruire une identité "ouverte", susceptible de s'enrichir, d'évoluer et non pas refermée, atrophiée. Un vrai effort, un vrai travail. Reste que le Surmoi originel, peut resurgir comme retour du refoulé. C'est un espoir. Faible. Surprenant. Inattendu. Hélas, tardif. C'est Kouachi qui parle de son "code de l'honneur" après avoir massacré des gens sans défense... Le "Nul n'est méchant volontairement" de Platon n'est pas si faux. Mais largement inefficace ! La seule possibilité de guérison serait-elle la reconstruction d'un Surmoi "digne" de ce nom ? On marche sur la tête ! (Quand on pense qu'habituellement l'épanouissement de l'individu revient à desserrer l'emprise du Surmoi !) Il y aura donc plusieurs étapes pour revenir à une identité... Normale ! Faudra-t-il attendre une évolution de l'espèce et compter en millions d'années? On n'est pas rendus !
  17. Je relis "L'Etranger" de Camus. Je suis étonné pas la simplicité et même la pauvreté du style. Mais est-ce un défaut ? On sent une lassitude d'exister chez le héros. Sensation bizarre.
  18. Tout ça c'est de l'anthropomorphisme. "si un truc qui a créé l'univers existe..." "Exister c'est dépendre, c'est être battu du flot extérieur" (Alain) un truc qui crée l'univers, qui crée l'existant ne peut pas exister. Il doit être en dehors de l'existence. Créer l'existence c'est la précéder. Précéder l'existence, c'est ne pas exister. C'est pour ça que Dieu est un "fourre-tout" et qu'on peut en dire n'importe quoi. Qu'il est infini, absolu, omnipotent... tout et son contraire, même puisque d'autres parlent du diable : ça ne mange pas de pain... Il est bon, juste, miséricordieux, mais aussi guerrier et pousse au crime, choisit d'accorder sa grâce ou pas (donc injuste) et voue certains à un châtiment éternel. Et bien sûr que ses désirs sont impénétrables, pardi ! Je le redis : Il est incohérent ! Le bien, le juste, le beau, c'est l'homme qui les a inventés. Même s'il ne les respecte pas toujours ni souvent ! Même s'ils restent des notions relatives. La première des choses à respecter c'est la vie. La vie consciente. Celle des autres en particulier. Le garde fou est là. Créer est une activité du vivant, (c'est le pendant intellectuel de procréer). Rien ne peut créer qui n'a lui-même été crée ou qui est lui-même déjà existant. Il faudrait que le monde existe pour que Dieu lui-même existe (pour que quoi que ce soit existe) et crée le monde. Ce serait incohérent. Et ce genre d'incohérence ne m'amuse pas ni n'a pour moi aucun attrait nuageux de semblant de spiritualité. Enfin, pour créer, il faut décider , vouloir, désirer créer. toutes choses qui exigent d'être vivant au préalable. Maintenant qu'il y ait une cause au monde tel que nous le connaissons (le seul que nous connaissons), pourquoi pas, et même vraisemblablement ! Mais une cause de type mécanique qui pourrait même avoir elle aussi sa cause, toujours mécanique. Il n'y a pas d'esprit qui précède, parce que l'esprit procède (!) du vivant. Il faut s'y faire, c'est nous les humains qui avons inauguré l'esprit, ou/et la conscience. Sans présager du fait que sur les milliards d'autres galaxies et les milliards de milliards d'autres mondes, il y en a très certainement d'autres qui dans leur coin ont aussi inauguré l'esprit à leur façon. Mais encore une fois, même si l'esprit et la conscience sont des activités formidables, dès la première "amibe", c'était dans l'ordre des choses. Les deux sont à considérer comme un perfectionnement (avec le temps) de l'instinct de survie, de la vie, qui n'est au départ qu'un mécanisme de reproduction, de soi en un autre soi, pas si différent d'un simple effet de miroir (et un miroir ne réfléchit pas ! enfin vous me comprenez !), la conscience étant encore un prolongement de cet effet de miroir. Avoir conscience du monde, est encore un effet de ce même type que cet effet de miroir. En ce sens, créer, n'existe peut-être pas vraiment. Ce que l'on appelle création serait plutôt une "reproduction" sur un autre mode. Qu'un changement de mode. Ou qu'un changement de point de vue. Un Dieu créant l'Univers a dans cette optique (à mon avis) de moins en moins de sens. La volonté ou le désir seraient une accélération orientée (avec un but défini) du temps. Un atome d'hydrogène n'a pas d'état d'âme (à mon avis) Et ce dont pourrait être issu cet atome d'hydrogène, encore moins.
  19. Scénon : Merci Pardon, mais ce soir Dieu est tout petit...
  20. Vous inquiétez pas ! Je ne parlais que du style, de l'excès d'oxymore. Qui conssite à mélanger à tous les niveaux les contraires. C'est un effet de style. Une imitation de dialectique. Le résultat est le flou et non l'éclaicissement. Je parle des gourous parce que j'en ai connu un. Un tout petit d'ailleurs et j'ai compris ce qu'était ce genre de langage dont le but est d'en mettre "plein la vue" à peu de frais. L'emploi des grands mots et leur mélange. J'ai vu les peintures de cattiaux qui sont pas mal du tout. Bon, excusez-moi, mais là c'est un moment difficile... Toutes ces discussions sont tellement superficielles finalement quand il est question de la vie et de la mort...
  21. Mazette ! Vous m'en donnez du boulot ! En 3 jours vous avez écrit 18 pages ! D'accord j'ai pas tout tout lu à fond, mais presque... Les citations par exemple du fameux Louis Cattiaux. La question de GuyB : "Pourquoi, """"un jour""" Dieu brisa t-il le cercle de sa solitude éternelle ?" est légitime. Elle met en lumière la Vérité de Dieu : Dieu est incohérent ! Il est incompatible avec le monde (dont on prétend qu'il l'a créé.) Etre croyants, religieux, c'est être fascinés par cette incohérence. C'est cette fascination qu'on appelle la Spiritualité. Dieu est une figure de style ! Dieu est un oxymore ! Bien sûr, qu'il n'existe pas : "Il est..." "Il est cette figure de style", "Il est une idée." Il n'est qu'une idée. Il est "toujours", c'est-à-dire "jamais". Il est une idée incohérente, incompatible avec le monde : Il est obscur pour l'intelligence et le savoir ! (Des salades !) le chemin de la liberté des enfants de Dieu ? C'est une soumission déclarée ! Et toute la (prétendue) Spiritualité met en scène cette incompatibilité, cette incohérence, comme étant le sommet de l'activité intellectuelle. Pour elle, le noir est blanc, le grand, petit, le laid est beau, le faux, vrai, le visible, caché...etc. C'est là sa plus value... mystérieuse. Exemples : "Tout ce que nous demanderons à Dieu dans la douceur et dans la violence de l'amour..." "la clef qui ouvre et qui ferme le trésor mystérieux..." Je suis allé chercher dans "le message retrouvé" de Louis Cattiaux, et je trouve au hasard : "19 : Le sage voile la vérité en la mettant en évidence !" "20 : ...agiter la boue pour qu'elle s'éclaircisse !" "21 : Toutes les oeuvres du monde ne sauraient être comparées à la plus infime créature de Dieu !" Toutes ces paroles de style gourou, c'est tellement cousu de fil blanc tellement énorme et... bidon, que ça m'amuse. A éviter absolument ! C'est comme un flou artistique... qui serait tout le contraire de l'art.
  22. Ces dimensions supplémentaires qui permettent d'unifier les quatre forces avec la théorie des cordes, me semblent avant tout des dimensions spatiales et infinitésimales. J'ai un peu l'impression qu'au temps on n'arrive ou n'ose pas trop y toucher... (à part une accélération ou un ralentissement qui restent toujours relatifs) Ne peut-on pas imaginer plusieurs temps fondamentalement différents ? Dépend-il toujours des dimensions spatiales ? Est-on sûr qu'il est fixe ? Ne pourrait-il pas être en accélération ou en ralentissement constant ?
  23. Je dirais que l'art est à l'origine à coup sûr social. (Historiquement. Je parle de l'existence même de l'art, pas de ce qui aujourd'hui pousse qq'un à vouloir être artiste, encore que Freud ait décrypté ce désir comme un raccourci d'ambition pour obtenir succès, fortune et conquêtes (sexuelles), et qu'il soit donc... social.) Je pense à l'art roman, aux peintures à fresque qui couvrent les murs de St Savin sur Gartempe ou de Tavant... Ces réalisations avaient a priori une fonction sociale (religieuse en l'occurrence) Et pourtant, j'ai l'impression qu'elle valent surtout par leur "plus value névrotique " personnelle des artistes qui les ont peintes. Une plus value quasiment impalpable... mais essentielle. Dans la forme, le cadrage, la mise en scène, le choix des sujets, des couleurs, avant même ce qui est devenu le style personnel. Comme dans les Vénus callipyges préhistoriques ou les profils de rênes (aux cous repliés si bien observés). Non ? Ne serai-ce pas la (gentille !) névrose de l'artiste qui nous permettrait de mieux comprendre, assumer la notre ? Apprendre d'elle ? De vivre avec ? Une catharsis artistique tous azimuts en qq sorte ?! Mince ! Là je viens de dire que "le point commun aux humanités", ce serait la névrose ! Et que ce qui les différencie, ce serait la façon de les résoudre, ou en tout cas de vivre avec...
  24. Contraint à un régime scientifique sévère, Dieu me semble maigrir à vue d'oeil ...
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