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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Ça devient presque délirant ! Il y aurait un univers parfait, immuable, le néant ? (!) qui se serait localement "dégradé" en notre univers "temporel" bien existant ! En quelque chose... On n'est pas loin de la conception religieuse de "l'homme déchu"... "Déchu" d'un état antérieur où il n'existait pas (l'univers). Le temps qui ouvre une parenthèse dans le néant. Ça fait une belle formule ! Je ne sais pas si ça signifie grand chose !
  2. Je crois que nous ne pouvons pas penser hors du temps. Le temps est une des conditions obligatoires à l'existence même de la conscience et de notre compréhension. Comprendre a deux sens. Un sens statique ou... géométrique dans le sens des ensembles où un point est compris ou situé (ou non) à l'intérieur d'une figure. Le temps n'est pas nécessaire ici, tandis que s'il s'agit d'une compréhension (au niveau de l'esprit), le temps est indispensable : il y a une progression ou une dynamique du comprendre. Une acquisition qui est mouvement. C'est l'apprentissage qui est progressif. S'effectue dans le temps. Si l'on revient à des notions simples, les deux "côtés" ou versants du temps (le passé et le futur) ne sont pas symétriques. Si tous les possibles sont envisageables pour la partie à venir, il le sont moins pour la partie dépassée. C'est l'instant présent qui change tout. et rend caducs tous les possibles non advenus. Je parle à notre échelle, bien entendu. Et si le passé bouge encore comme on se plaît à le dire aujourd'hui, c'est plutôt à une échelle "microscopique" qui finalement ne change rien ! Comme si des îlots hors du temps persistaient un peu partout dans un univers qui lui n'est fait que du temps. n'existe que par le temps. (Y compris notre compréhension, notre conscience de cet univers. Plus qu'apparent à eux, le temps constitue les événements. Je ne sais pas comment les scientifiques ont fait pour calculer ça, (mais je fais confiance) ! J'ai lu que la moindre des particules a une durée de vie. Très longue certes mais une durée finie tout de même... si bien que si l'on élimine le temps, en quelque sorte, (sur une durée absolue ou totale) plus rien n'existe !... Ce n'est donc pas le temps qui serait (qui nous donnerait) une vue illusoire ou faussée d'un univers par ailleurs fixe mais un univers dont la seule vérité ou existence est le temps. Le temps qui serait la seule "vérité" de l'univers. C'est je crois ce que vous avez dit...
  3. Je ne suis pas sûr de vous suivre sur le temps et l'éternité. L'éternité dans le sens où le temps ne s"écoulerait pas ? Mais je vois deux possibilités. Notre univers où le temps s'écoule et un hypothétique univers où le temps ne s'écoulerait pas. Où tout les instants se superposeraient dans un temps comme arrêté et total : l'éternité, ou "le temps de Dieu". (Ceci dit pour me faire comprendre : je ne crois pas !) L'univers où le temps s'écoule, on le connaît : c'est le nôtre! Donc l'autre univers est une hypothèse. --Mais les deux possibilités sont : soit les deux univers, le nôtre et l'autre coexistent, sont parallèles et sont deux versions (ou deux "points de vue") du même univers, --soit notre univers est comme un bulle où le temps s'écoule, dans un univers plus vaste où le temps ne s'écoule pas. Une singularité en quelque sorte. Les deux univers sont séparés. Ne peuvent se confondre. --Mais dans ce cas de deux univers séparés, L'un contenant l'autre, il est possible que notre univers où le temps s'écoule soit le "Grand Univers', et qu'il contienne l'autre ou les autres, et qu'il soit empli de plus petits univers où le temps ne s'écoulerait pas.... ou au moins différemment... Le premier problème à résoudre (je reviens au tout début) est de savoir si le temps peut pour un même univers, à la fois s'écouler et ne pas s'écouler. Si oui, tout est en double ! Au moins !...
  4. Marci ! Je l'ai cherché partout et je l'ai pas trouvé ! J'en avais trouvé une autre version en grec ou Antonito était arrêté par des gendarmes ! Sans doute une version plus politisé ? Plus anti fasciste ! Avec Théodorakis, ce serait pas étonnant ! Je vais voir si c'est de celle-là qu'il s'agit ...
  5. Miikis Théodorakis, c'est ma madeine ! Je me retrouve dans les années 70/80 ! Il y a aussi la langue grecque qui est phénoménale. Ma chanson préférée à cette époque (et encore maintenant) : "To spiti mou inai mikro" : ma maison est petite... (On pense au latin "parva sed apta mihi et paucis amicis" (de mémoire avec sûrement des fautes...) C'est si bien prononcé qu'on peu comprendre facilement... Je vais chercher les paroles... J'ai trouvé ! Pour apprendre un peu du grec, y'a pas mieux ! (Je comprends pazs pourquoi le premier couplet de la traduction reste pas ! ça fait trois fois que je le mets ! Το σπίτι μου είναι μικρό Το σπίτι μου είναι μικρό και δε χωράει η αγάπη μου πες μου που θα `ρθω να σε βρω Το σπίτι μένει σκοτεινό κι έχει τη νύχτα μοίρα του και δε χωράει τον ουρανό Ζωή μικρή, ζωή πικρή, πληγή με το μαχαίρι φτώχεια, φαρμάκι, δάκρυα, χειμώνα καλοκαίρι Τα παραθύρια είναι φωλιές για τα πουλιά της άνοιξης και για τις άδειες αγκαλιές Κι είν’ η καρδιά μου μοναχή, κι είναι το σπίτι που άφησες σαν νύχτα με πολλή βροχή Ma maison est petite Ma maison est petite et mon amour n’y est plus dis moi où je peux venir te chercher La maison reste sombre elle est plongée dans la nuit on n’y voit plus le ciel Vie petite, vie amère, blessure au couteau pauvreté, poison, larmes, L’ hiver comme l’été A ses fenêtres ils y a des nids pour les oiseaux du printemps et (pour) les caresses oubliées (et) Mon cœur est seul, et la maison que tu as quittée est comme une nuit sous la pluie
  6. Blaquière

    Une légende

    Ben dis-donc, la femme est pas encore libérée... (Si vous en êtes encore à prendre pour vos désirs, les désirs des hommes...) (Je suis très amical, surtout avec toi, c'est juste pour inciter à la réflexion... le fessier, (déjà j'aime pas du tout ce mot !) ça ne peut être (à mon avis) qu'un transfert de pruderie. Mais forcément inconscient...) A part ça, tout ce que tu dis sur Clint, ça m’intéresse vachement (de mieux le connaître). Il a ces deux versants : d'un côté, je ml trouve génial, vraiment bonnard comme personnage, de trop dur un peu faux dur caricatural, d'un autre, je me dis "qu'il est con !" (Trump!) J'attends la suite de Clint avec impatience...
  7. Blaquière

    Une légende

    Ôte moi d'un doute : "Joli fessier" c'est un code entre vous (les filles) pour dire...
  8. Je me souviens de l'avoir étudié, la muerte de Antonio el Camborio... Je evais reliree ton post ! Mais cet aprèm, me sont revenus deux vers, tout clairs : "Volveran las oscuras golondrinas En tu balcon sus nidos a colgar.." Sans plus savoir de qui c'était... Donc je tape : "volveran..." et paf ! la suite s'affiche, entière ! (C'est pas beau internet ?! Donc voilà : c'est de Gustavo Adolfo Bécquer, XIXème... J'ai traduit (en m'aidant de google au départ) et en changeant ce qui n'allait pas à mon avis. Si je me suis planté, Tison qui est meilleur hispanisant me rectifiera... C'est plus classique comme forme, comme inspiration mais je trouve ça assez beau... Volverán las oscuras golondrinas en tu balcón sus nidos a colgar, y otra vez con el ala a sus cristales jugando llamarán. Pero aquellas que el vuelo refrenaban tu hermosura y mi dicha a contemplar, aquellas que aprendieron nuestros nombres... ésas... ¡no volverán! Volverán las tupidas madreselvas de tu jardín las tapias a escalar, y otra vez a la tarde aún más hermosas sus flores se abrirán. Pero aquellas cuajadas de rocío cuyas gotas mirábamos temblar y caer como lágrimas del día... ésas... ¡no volverán! Volverán del amor en tus oídos las palabras ardientes a sonar; tu corazón de su profundo sueño tal vez despertará. Pero mudo y absorto y de rodillas, como se adora a Dios ante su altar, como yo te he querido..., desengáñate, nadie así te amará. ______________________ Oui, elle reviendront les sombres hirondelles sur ton balcon pour accrocher leurs nids, et de nouveau l'aile rasant tes carreaux en jouant elles appelleront. Mais celles qui retenaient leur vol pour contempler ta beauté et mon bonheur, Celles qui ont appris nos noms ... Elles... ne reviendront pas! Le chèvrefeuille dense reviendra Escalader les murs de ton jardin, et de nouveau le soir, encore plus belles ses fleurs s'ouvriront. Mais ces buées de rosée Dont nous regardions trembler les gouttes tombant comme les larmes du jour ... Elles ... ne reviendront pas ! Des mots d’amour ardent Reviendront tinter à tes oreilles ton cœur de son profond sommeil parfois s'éveillera... Mais muet, attentif, à genoux, comme on adore Dieu à son autel, comme je t’ai aimée..., détrompe-toi : Jamais personne ne t'aimera.
  9. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Oui ! Le réel, c'est la Nature ! Et la nature, la cambrure ! Et la nature c'est la physique (où veut-il en venir ? Je le sais pas moi-même !) mâtinons-la de la métaphysique ! (J'ai dis : l'imaginaire...) C'est ma grammaire ! Or ma nature préférée, (quel amalgame !) C'est la nature... de la femme ! Blaquière est comme un chat affectueux : Quand on le jette en l'air, il retombe toujours sur sa... queue !
  10. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Comme disait un vieux barbon (c'est parfois mon souci) "Où est la précision Commence la poésie"! Si pour la vielle, c'était pas de la frime, (1) Le "clavicorde", lui, juste pour la rime ! (1) et j'ai même une preuve (Putain de chemise !) :
  11. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    J'ai dit "Apache" Qui rimait bien avec potache... Mais la machine était lancée ! Ma "troisième" n'est pas fanée ! Depuis j'en ai cassé des cordes ! Joué d'la vielle, du clavicorde, J'ai joué Bach, Django Reinhardt; Mais les Shadows , C'était de l'ART !
  12. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Je m' souviens d'une blagu' de potache (Du temps où j'écoutais "Apache") : Un' limonade et "cinq contre un" : Femm' et champagne, y'a pas plus fun !
  13. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Qu'on ne se méprenne pas : j'enrage! car j'avais mis tout le passage : "Tu aimes ça ma... Pénélope ? Et tu voudrais bien que je stoppe ? Non ! J'poursuis jusqu'à la syncope Et quand tu cries "Alléluia" ! Quand tu tomb' dans les bégonias !" Entre guillemets, mais ça n'a pas marché ! J'avais aussi à " tu me titille" un "s" rajouté , bref, j'ai dû oublié d'enregistrer !
  14. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Tu m'as fait ma réputation ! Pour ce qui est des explosions J'ai parlé que de vibration ! Il est question que de l'organe Qui n'est du tout celui de l'âne... (Ai-je peur de tomber en panne ?) Tu me titille : j'ai les foies... Y mets-je, y mets-je pas le doigt ? Il ne s'agit que de la voix ! C'est mon instinct : je tonitrue ! Sans user de termes incongrus Au diable les trop forts membrus Moi je n'explose qu'à distance ! Il n'est pas question d'abstinence Mais bien plutôt de quintessence : Je bouscule en LA majeur Puis j'adoucis en RÉ mineur ! Un Forté accélérateur : J'ai la nuance dans le sang ! Mêm' quand je prends à contre sens (ho !) Chuis parfois même avilissant ! Tu aimes ça ma... Pénélope ? Et tu voudrais bien que je stoppe ? Non ! J'poursuis jusqu'à la syncope Et quand tu cries "Alléluia" ! Quand tu tomb' dans les bégonias ! (C'est pas du Bach : c'est MON Aria !) C'est mon aria de bon à rien Une aria de... presbytérien, Là je l'ai faite en grégorien !
  15. Pour Dali, ma préférence va à Gala : là il a vraiment fait quelque chose d'exceptionnel. Merci pour ta très belle intervention.
  16. Je m'en doutais ! Les voix roques qui accrochent... Pour simuler une émotion qui fait semblant et qui finalement ne vient jamais , non ! Mais tous les goûts sont légitimes. Tout dépend je crois du parcours précédent ! J'adore la langue espagnole, et avec la philo, j'ai hésité : j'aurais pu faire prof d'espagnol, d'ailleurs, j'avais un peu commencé ! (C'est d'ailleurs en Espagne que j'ai pris le goût de mon métier : "alfarero"!...) Pourtant un jour, j'ai entendu un espagnol qui disait adorer le français parce que c'est une langue qui n'accentue rien ! Ça m'a fait comprendre beaucoup de choses pour les langues, qu'on peut aimer ce qui nous manque, en particulier. Le français, avec ses finales en "e" muets... est en un certain sens, une langue "anti-vulgaire". Purement intellectuelle, une langue "qui n'y touche pas". Et c'est pour ça qu'à l'étranger, on l'aime. C'est un bijou, tellement fin, tellement subtil... Qui fait juste semblant d'exister. Là où les autres tapent du pied et jouent les fier-à-bras , le français esquisse à peine un sourire... En provençal, on dit : il fait "bouquette" : la "petite bouche" : pince sans rire ! Je dis rien mais j'en pense pas moins. La poésie française ? C'est arriver à faire de la musique sans les notes et sans rythme ! J'aime les deux, j'aime les trois : l'espingoin, le franchouillot,et le provençalo, plus l'angliche quand je "m'esquiche"... Pour la musique ou pour la voix, mon goût va à la "ligne claire". La hauteur des notes, les unes par rapport aux autres. Il y a déjà beaucoup à faire avec ça. Sans doute suis-je "insuffisant" en sensibilité ? Ou en sensiblerie ? Mais au delà je décroche. Je trouve l'excès téléphoné, trop mâché... trop manipulé. Sans doute y a-t-il bon mélisme et mauvais mélisme ! C'est comme les chasseurs ! Pourtant, la plupart du temps, les mélismes je les ressens comme du remplissage. Et que c'est parce qu'on n'a pas (trouvé) les "bonnes notes" qu'on se donne un contenance en feignant l'hésitation. Il y aurait comme ça des sujets intéressants à débattre, mais presque trop border line... Je me joue aussi la comédie de l'aversion ! Je m'exagère la répulsion. Je l'ai dit plus haut : "tu vas finir par me faire aimer le flamenco !" Finalement on s'invente ses repoussoirs (ce serait ça, le sujet) Moi, avec le flamenco (sauf la guitare -ou le oud- quand elle gratte pas et fait de la vraie musique) , c'est les polyphonies corses et Liza Minelli ( New Yoaouaouaooork... beurk !) Ce serait un bon sujet : qu'est-ce que vous détestez ?! Je me régale d'avance : on va se déchirer !
  17. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    Le ténor Oui c'est moi qui suis le ténor ! Cantator à voix de stentor ! Approchez-vous pubères jouvencelles A la peau douce et aux yeux purs pastels ! Et vous aussi Dames plus mûres Aux nus-désirs bien plus qu'impurs ! Et même vous vieux chevaux de retour : Je vous apprends ce que c'est que l'amour ! L'amour (ma foi) c'est une vibration ! L'Amour (ma voix) est insinuation Au tout début n'est qu'une brise Qui gentiment vous électrise Puis tôt se mue en aquilon Qui soulève vos cotillons Sa puissance s'accroît, si belle : Elle monte ses décibels ! Et en cyclone Vous trombone ! Elle se transforme 'en tornade Vous pilonne en canonnade ! Vous voilà pantelante Aimante ! C'est mon bienfait : Ma voix virile a satisfait Tous vos caprices : J'ai explosé vos clitoris !
  18. Blaquière

    Poemes de forumeurs

    On a chopé le même virus ! çui du changement d'avatar (Le mien c'est quand j'étais dans l'armée russe) Tu me fais passer pour un fêtard Quand toi tu sors l’œil de velours ! J'vais donc te le chanter façon Saint-Pétersbourg ! Очи чëрные (Otchi tchornia !) очи страстные (Otchi strastnia !) (Des yeux noirs, des yeux pleins de passion !) Aux armes, moussaillons ! Pour tout mon russe (parlons bas) T'en auras fait le tour avec "spaciba"... Je chante au bord de la Volga ! Et lèv' mon verre de... vodka ! Otchi tchorniaaaa ! Otchi strastniaaaa ! Otchi tchorniaaaaa ! Otchi strastniaaaa ! Otchi tchorniaaaa ! Otchi strastniaaaaa !
  19. Qui t'a dit pour MON beau-frère ?
  20. Le psychopate a un fil à la patte : Il se sent en péril Il mange des pattes Et grossit... Puis il se carapate Il est en souci : Il devient écarlate Et en perd sa cravate, Bientôt il éclate Il jouera les virils Pour le premier d'Avril.
  21. Je t'ai suivie tout le long, je me disais voilà Vilaine qui est gentille... ON nous l'a changée ? C'est bien ! Et puis à la dernière phrase j'ai éclaté ! Dieu... que ça fait du bien !...
  22. Blaquière

    La langue d'oc

    C'est vrai que ça ressemble au Coudon ! Mais c'est la Loube, vue un peu "de profil" vers le nord depuis chez moi: Si l'on descend le St Julien sur cette même face nord, on voit le "Capucin" (Le nom est moderne, je crois, à cause de la ressemblance"... Au pied de ce "Capucin", il y a des ruines. Un village médiéval qui a totalement disparu : "las penas" (les Peines) Entre la Roquebrussanne et La Celle et qui a été englobé par La Celle. Mais le plus beau nom de la Loube, c'est "Lo Pas de la niblo", francisé en "le pas de la nible"=> Le col de la brume : Il faut passer par là pour monter au mythique "Jas d'Emilien". Mince, j'ai une colline là haut... Un arrière-arrière grand père s'y est pendu !... On est peu de chose... Il faut que j'y emmène les petits un de ces 4... On passe devant les "Orri(s)", (accent tonique sur le "o" ! Mistral donne "les greniers à blé pour les "Orris") puis c'est "les Trois Fontaines" et on arrive sur le plateau... Pour le "Coudon" de Toulon (ça rime !) C'est "le coing" du cognassier (Coudounier). "Avoir le coudon" c'est une expression bien connue "aguer/aver lo codon" := avoir une angoisse, avoir une boule (un coing !) sur l'estomac, être triste... Vu sous un certain angle, le Coudon doit avoir la silhouette d'un coing, j'imagine... et je crois bien que oui...
  23. Blaquière

    La langue d'oc

    Il semblerait que ce soit vraiment une légende du genre "occitano-militant" ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Nivelle
  24. Blaquière

    La langue d'oc

    J'avais enregistré un autre truc en provençal ! Jan de Nivelo ! Vous reconnaîtrez tous l'air de Cadet Rousselle. J'allais dire sans y croire vraiment que La chanson française de Cadet Rousselle avait copié celle provnçale de "Jan de Nivelle"... Mais C'EST LA VERITE ! En effet je trouve : "Cette chanson se moquant gentiment de l'huissier audiencier de la ville d'Auxerre Guillaume Joseph Rousselle, dit Cadet Rousselle, est écrite en 1792, sur l’air de Jean de Nivelle, par Gaspard de Chenu, notable et auteur de chansons spirituelles et satiriques. " La légende de Jean de Nivelle comme elle m'est parvenue. @tison2feu rectifiera ou démentira s'il sait mieux : Vers la fin du XVème, Le Roi René ayant donné en héritage la Provence à Louis XI, un de ses neveux, Jan de Nivelo, supposé partisan d'un "Provence libre" (?!) aurait milité contre cet "asservissement" mais se serait plus ou moins retrouvé tout seul. Humour : n'ayant que quelques animaux à son service... C'est le theme de la chanson. Voici donc "l'original" de la chanson "Cadet Rousselle" ! On peut suivre les paroles provençales avec la vidéo de dessous. Jan de Nivelo a un hostau...................;Jean de Nivelle a une maison Senso toulisso dins lei baus.................Sans toiture dans les rochers L'estiu li coeis, l'iver li gelo.................L'été il y cuit, l'hiver il y gèle Laissa' (1) passar Jan de Nivelo...........Laissez passer Jean de Nivelle Mai, mai, mai cependant.......................Mais, mai, mais cependant Jan de Nivelo es boen enfant !..............Jean de Nivelle est bon enfant Jan de Nivelo avié un buou...................Jean de Nivelle avait un bœuf Qu'avié lei banos sus lo cuou...............Qui avait les cornes sur le cul E la coa dessus la cervelo.....................Et la queue dessus la cervelle Laissa' passar Jan de Nivelo.................Laissez passer Jean de Nivelle... Mai, mai, mai..........................................Mais, mai, mai................................. Jan de Nivelo avié un gau........................Jean de Nivelle avait un coq Que de sa coa escobavo l'hostau............Qui de sa queue balayait la maison De sa pato fa(s)ié 'scudelo.......................De sa patte, il faisait la "pelle"(l'écuelle) Laissa' passar.............................................Laissez passer...... Jan de Nivelo a un agnèu.........................Jean de Nivelle a un agneau Saup pas s'es mascle' o s'es fumèu........Il ne sait pas s'il est mâle ou femelle. A doei banos em'uno mamelo.................Il a deux cornes et une mamelle ! Laissa' passar..............................................Laissez passer Jan de Nivelo a tres enfants..................Jean de Nivelle a trois enfants L'un es proscrit l'autre sarjant ............L'un est proscrit l'autre sergent. Et l'autre' escapat de galero................Et l'autre échappé de galère. Laissa' passar Jan de Nivelo..................Laisses passer Jean de Nivelle Mai, mai, mai cependant.......................Mais, mai, mais cependant Jan de Nivelo es boen enfant !..............Jean de Nivelle est bon enfant Il y a bien d'autres couplets... (1) à l'impératif, , à le 2ème personne du pluriel du premier groupe, "laissas" (=laissez), le "s" ne se prononce pas : |lèissa'] Je le ressens curieusement comme une marque de distinction (de ne pas faire siffler les "s" !)...
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