Aller au contenu

Blaquière

Banni
  • Compteur de contenus

    19 162
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    2

Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. En fait, ce que je disais (sur le "moulier", la femme , se recoupait (e avec le sujet d'à côté "homme-femme". j'ai retrouvé ce que j'avais écrit il y a quelque temps sur le "Mireille" de Frédéric Mistral. Ce n'est que l'introduction à plusieurs centaines de pages que je garde bien au chaud dans l'ordi ! Bizarrement c'est en étudiant ce poème que j'ai découvert et presque "réinventé" la psychanalyse... J'ai été stupéfié qu'en appliquant la grille psy de lecture à ce poème, il était incontestable que pratiquement pas un mot du poète ne faisait pas sens... en ce sens ! J'ai même découvert des structures précises qui correspondaient à des événements réels de la vie du poète dont je n'avais absolument aucune idée. Quand c'est vraiment "trop", on ne peut plus parler de hasard... Bien sûr ce sujet n'a pas eu tellement d’échos, mais je comprends ; le provençal, "Mirèio", Mistral, ça n'évoque plus grand chose. A l'époque Lamartine avait pourtant crié au génie... Je ne crois pas qu'il s'agisse que de "jeux de mots, aux sens plus ou moins salaces" ! Mais je te comprends ! "Moulier = femme = mouillée" en était bien un, je l'avoue et m'en excuse !
  2. Quel être exceptionnel tu fais !
  3. Parce que c'est un vrai savoir ! Je pense à un truc, là juste maintenant, (juré) qui va te faire rire. "Ma femme" et provençal se dit : "ma moulier"... mais comment ça se prononce ? Exactement comme "ma mouillée" ! Je jure que c'est vrai ! Le hasard fait bien les choses... D'où l'intérêt du bilinguisme... "Ma mouillée" se dirait : "ma bagnado" : rien à voir ! C'est comme ça que j'ai étudié le poème "Mirèio" en provençal de Frédéric Mistral : tout ce qui n'est pas signifiant (par interprétation) en provençal, l'est dans la traduction française qu'il a faite lui-même... ça en est extraordinaire ! il suffit d'avoir l'esprit un peu "mal placé" (comme moi) !
  4. Oui C'est pour ça qu'on ne peut pas mettre en doute la sincérité. Qu'il n'y a pas tromperie, On vient recoller ses propres émotions, celles qu'on a vécues soi-même sur celle du poète... C'est nos (vraies) émotions qu'a ravivées le poème dans un premier temps. Ce dernier, de Hernandez est plus difficile. Plus psychologique ou plus construit ?
  5. Je comprends mal en quoi la métaphysique de l'individualité (en tant que métaphysique) ne peut déboucher que sur le libéralisme ou le collectivisme. (L'individualité me semblerait plutôt relever de la physique et se développer hors métaphysique. Pourquoi parler de métaphysique de l'individualité, alors? A-telle jamais existé ?) Est-ce à dire que Heidegger prône une métaphysique qui pour ne pas être de l'individu prétend à l'universalité ? Et que donc dans sa métaphysique, l'être qu'il "traque" est un être... absolu ? (En suivant ce chemin on retomberai assez facilement sur Dieu ou un équivalent. Non ?
  6. Hémisphère ! Hémisphère ! Est-ce que j'ai une gueule d'hémisphère ?! (Pardon, j'ai pas pu m'empêcher !)
  7. Sans doute peut-on se poser la question de l'honnêteté ?... Il s'agit d'empathie, de "se mettre à la place de". C'est donc dans une certaine mesure, une comédie ! En un certain sens, je "me la joue" bouleversé par l'émotion du poète... Je n'ai pas ressenti les sentiments qui l'ont inspiré, c'est sûr. Mais je (on) fait comme si ! Et l'on ne peut pas dire cependant que ce n'est pas sincère... A sa place j'aurais ressenti ça. "Mon émotion c'est l'émotion de l'autre"! Freud dirait : "quand le bébé tète il pense :"je suis le sein"! " Là, (au dessus), je me suis contenté "d'être les lèvres de l'aimée", plutôt que les miennes propres. Avec ce goût de cendre... Un goût de cendre "pointe" pour moi une soif inextinguible. (Plus le sels de la mer). La psychologie est assez "élastique" finalement... Peut-on imaginer un point de rupture où on en ferait trop ? Et où l'on ne serait plus sincère ? L'idée d'une mesure dans l'émotion est assez peu sympathique, pas agréable du tout et remettrait vite tout en cause.
  8. Je ris : suis-je donc capable d'Émotion ?
  9. Je comprends bien tout ça ! Ce qui me gène (bof!) c'est de présenter tout ça comme une sensation "directe" ou une prise de conscience directe, alors qu'il s'agit d'un raisonnement a posteriori. (que la contingence di monde signifie qu'il aurait pu ne pas exister) A part ça, on est d'accord. D'un autre côté, c'est vrai que la contingence c'est dire qu'il n'y a pas de volonté derrière ! L'existence ne peut pas être déduite, justifiée, pensée. Je raccroche cette idée qu'il pourrait ne rien y avoir, à celle qu'il n'y a pas de volonté, ni d'esprit à la base. Comme si l'esprit ne pouvait que se comprendre, ne s'acceptait que lui-même. Ce qui est d'ailleurs le cas.
  10. La question qui se pose est : est-ce que le sentiment relève ou pas de la métaphysique ? Non ! J'ai rien dit ! L'existence et la rencontre sont physiques.
  11. Je ne comprends pas ce raisonnement de Luc Ferry. De ce que ma perception (de la voie Lactée) de l'infini, du fait qu'il y ait toujours quelque chose "derrière" puis encore quelque chose et ainsi de suite... En quoi cela m'inspire l'idée qu'il pourrait ne rien y avoir ? Je trouve que les deux n'ont aucun rapport. Je trouve même qu'il s'agit du contraire ! Et je peux dire qu'il m'arrive très souvent de regarder les étoiles... Je ne vois pas, ne comprend pas cette déduction. Il s'agit pour moi de deux choses sans rapport. Opposées. En revanche, l'angoisse, même si c'est de façon triviale, je pourrais la rapprocher de la sensation de vertige, de vide. Mais là il ne s'agit pas de penser qu'il pourrait ne rien y avoir mais qu'effectivement il n'y a rien. (Localement, et à ce moment là, devant moi.) Je rajoute. Bien sûr cette vision de l'infini peut engendrer en moi l'idée de ma propre contingence, l'idée que comparé à cette immensité, je ne suis pars grand chose, presque rien. Que mon inexistence ne changerait rien. mais ce n'est pas le tout qui est remis en question : c'est moi. Le vertige; c'est l’identification de l'immensité au vide. Pas que l'immensité pourrait ne pas être. D'une certaine façon c'est qu'elle est déjà le vide....
  12. Ce "parlent" me gène !... "me racontent" ressemblerait à " me recuerdan" mais est trop pittoresque, "me content" se confondrait avec " me comptent" et on perd le sens " Me disent "? C'est un peu... glissant mais c'est peut-être mieux que "me parlent" Ce qui donnerait : Inventaire amoureux Tes yeux me disent les nuits d'été, les nuits noires sans lune près de la mer salée, les étoiles qui palpitent dans le ciel noir et bas. Tes yeux me disent les nuits d'été et ta peau brune, les blés brûlés et le soupir de feu des champs moissonnés. ...  De ta grâce brune, de ton rêve gitan et de ton regard d'ombre, Je veux remplir mon verre. Puis je me saoulerai une nuit de ce ciel noir et bas pour chanter avec toi près de la mer salée une chanson au goût de cendre sur tes lèvres. je veux remplir mon verre De ton regard d'ombre...
  13. Déjà ta traduction est bonne. Après c'est toujours une approximation, bien sûr... En essayant de garder un rythme ? Inventaire amoureux (le galant en français ça fait plus frivole ?) Tes yeux me parlent des nuits d'été, des nuits noires sans lune près de la mer salée, des étoiles qui palpitent dans le ciel noir et bas. Tes yeux me parlent des nuits d'été, de ta peau brune, des blés brûlés et d’un soupir de feu sur les champs moissonnés. ... De ta grâce brune, de ton rêve gitan et de ton regard d'ombre, Je veux remplir mon verre. Puis je me saoulerai une nuit de ce ciel noir et bas pour chanter avec toi près de la mer salée une chanson au goût de cendre sur tes lèvres. je veux remplir mon verre De ton regard d'ombre... 
  14. Blaquière

    La langue d'oc

    Bellaud de la Bellaudière... Je me souviens de ce mot de "fachuriero" que je ne connaissais pas et n'arrivais pas à traduire. Je viens de trouver, à l'instant ! J'ai retrouvé un enregistrement ! C'est sûr c'est pas très gai ! Mais le sujet ne s'y prête pas ! que non m'a de son dailh3.mp3 Que non m'a, de son dail Que non m'a, de son dail, la Parquo filandiero Dins l'estuch maternaou mon vioure destramat! Ou ben, coum' un rasin, per que non m'a poudat Senso tant far languir lou pauro Belaudiero? (Que ne m'a de sa faux la Parque fileuse Dans l'étui maternel, ma vie "détramée" (détricotée?) Ou bien comme un raisin pourquoi ne m'a-r-elle taillé Sans faire autant languir la pauvre Bellaudière) Que non m'a la dondon de bailo fachuriero (1), Quand premier m'allachet, dins lou bres estoufat Ou ben que de pouison non m'age desmamat Afin que jouvenet passessi la ribiero. (Que ne m'a ma grosse sorcière de nourrice Avant de m'allaiter étouffé dans le berceau Ou bien sevré avec du poison Afin que tout jeune je passe la rivière.) Non saubriou que vaudrié pan, vin, sau ni farino Limasso ni perdrix, anchoio ni tounino, Ni l'amour femellan non auriou esprouvat, Je ne saurais pas ce que vaut le pain, le sel ni la farine Les escargots ni les perdrix, les anchois ni le thon Ni l'amour féminin je n'aurais éprouvé Ni tant, pauc de preson la fouorto clavadisso, Mais coum'un agnelet auprès d'uno cebisso Au camp Elisian mi sariou jardinat (Pas plus que de la prison le terrible enfermement Mais comme un gentil agnelet auprès d'une haie Aux Champs Élyséens, j'aurais pris du bon temps...) 1. Fachuriero, mot que le provençal moderne ne semble pas connaître; en vieux prov., fachurier, relevé dans le Diction, de Lévy, signifie sorcier. Mistral n'enregistre que fachiniero, sorcière. L'ensemble de l'expression se traduirait: "ma grosse sorcière de nourrice". 2. Se jardinar, s'installer, prendre pour séjour, usuel chez Bellaud.
  15. En tout cas, bravo @Ambre Agorn pour ta recherche : j'ai tout noté !
  16. Blaquière

    Le Jardin Sauvage

    La Farigoulette. (La Farigoleto) (Le thym) Cette année, je me suis fait un petit plaisir ! J'avais lu que du temps de la Révolution et au début du XIX ème siècle, les révolutionnaires (les purs et durs, les Montagnards !) pour se reconnaître tenaient sur un rebord de leur fenêtre, un pot de fleur avec une plante de farigoulette... Alors, je me suis fait mon pot ! Et je peux vous dire qu'elle a tellement bien pris ma farigoulette, qu'elle vient de fleurir ! Et je blague pas : Ils chantaient sur l'air de la Carmagnole : Plantèn la farigoulo, Arrapara, arrapara Plantèn la farigoulo E la mountagno flourira ! (Plantons le thym Il s'accrochera, il s'accrochera Plantons le thym Et la montagne fleurira !) Bon, au lieu d'applaudir au "son du canon", on faisait fleurir la montagne... Toute une civilisation !
  17. Blaquière

    Le Jardin Sauvage

    Lou mourré dé pouarc (on prononce "mouré dé pouar' ") ("le groin de cochon" ou "le museau de cochon") Tous les ans y en a qui poussent devant l'atelier.... C'est plutôt une salade pour mes lapins, mais il paraît que certains les mangent comme salade sauvage. Quand ils sont tout petits, tendres, peut-être ? Pourquoi "mourré dé pouarc" ? Parce que le bouton ressemblerait à un museau de cochon... je vous laisse juges: Mais la fleur, c'est un pissenlit assez "spectaculaire" :
  18. (J'ai ri pour ta dernière question !) Bien sûr, j'imagine que je préférerais être original, UNIQUE ! Ce serait trop bon ! Le seul, l'unique moi ! Personne n'y arrive à la cheville ! Je blague. Il m'arrive d'être original, et d'autres fois très normal. Non ! je suis toujours très normal ! Je suis comme tout le monde. Particulier, comme tout le monde. Mais je m'intéresse pas particulièrement à moi. Ce qui m'intéresse c'est ce que je fais, si c'est bien. Quand qq chose me plaît (en général), ou que je trouve important, ou qui m'amuse, j'aime bien le montrer; et essayer de dire pourquoi. Pour que d'autres en profitent. "Ho, non, c'est pas vrai, tu ne peux pas être ici comme tu es "dans la vrai vie" Je pense quand même que oui. "comme tu ne peux pas te comporter en public comme tu te comportes en privé!" C'est vraisemblable. En public, on est toujours un peu en représentation. Le plus souvent ça se résume à faire bonne figure. Mais par mon travail et par ailleurs en spectacles, quelques fois, je suis souvent et j'ai été parfois face au public... alors, c'est un peu une habitude, je n'éprouve pas le besoin de me "rattraper". en en rajoutant. Je le redis ce qui compte c'est ce que j'ai à présenter, pas mon égo. "Je sais que tu t'évertues à faire correspondre les deux tableaux" Pas vraiment, je ne fais pas d'effort. C'est presque un plaisir d'être simplement comme je suis, ça m'amuse en plus ! Comme si ma réalité la réalité dépassait toute fiction envisageable. Et je tendrais à penser que chacun en étant simplement ce qu'il est sans aucun fard vaut beaucoup. "mais c'est pas pour ça que tout le monde devrait en faire autant ou tout simplement le peut." Certainement. Loin de moi l'idée d'obliger qui que ce soit à quoi que ce soit. Que tout le monde le puisse ou pas, je ne sais pas. Mais en général les gens se sous estiment. C'est une question de psychologie.
  19. Je te comprends, mais... et je ne te comprends pas ! Moi je suis ici exactement le même que je suis dans la vie. Et je pense qu'il en va de même pour la plupart des gens. La vie est déjà assez compliquée en étant comme on est, si en plus on fait semblant de jouer des rôles d'être ce qu'on n'est pas, je trouve ça un peu enfantin. On joue pour du beurre ! Après qu'on préfère ne pas s'exposer personnellement, par crainte, appréhension, peur, timidité, je comprends ça très bien. Et je le respecte. Quoi qu'on en dise, pour moi, il y a des vrais gens derrière les pseudos. Et je les respecte en tant que tels. N'importe qui peut facilement savoir qui je suis et où je suis, s'il y en a un qui passe par là, je l'invite à boire un café ! Mon exposition est ouverte au public (bon à part en ce moment ! Tous ces faux fantasmes, ça me gave un peu : " Et je feins d'être ceci et je feins d'être cela... " Ce n'est que de la malhonnêteté et rien d'autre, de la ruse, de la manipulation. "(comme vous le dites souvent" ? non, je ne crois pas en avoir parlé bien souvent. C'est quand même un comble : bientôt je vais passer pour un original, une exception, alors que je suis ce qu'il y a de plus normal ! Juste je me cache pas. Je suis comme je suis.
  20. Meuh non ! C'est pas une auteuREU, c'est UN auteuR' ! C'est "notre" Aliocha ! Diminutif de Alexeï Karamazov ! Aliocha, selon Dostoïevski, est à l'opposé d'un adolescent « avide de désordre ». Il est ici pour tout remettre en ordre ! Je crois bien qu'il est né vers Kiev... Documents :
  21. Je suis étonné que tu n'aies pas mis dans tes "annonciations" celles de Fra Angelico que je trouve si simples, si épurées, si belles, si... parfaites ! :
  22. Les choses vont et viennent : En provençal "ma molher" (prononcer (mouiê) était le titre très respectueux qu'un homme donnait à sa femme. l'équivalent de "mon épouse"... L'étymologie fournit une indication mais ne donne pas le sens à un moment donné. Le sens est... social, forcément ; en rapport avec la structure générale d'une langue donnée. Et l'environnement psychologique qu'elle génère. Mon père ne présentait jamais ma mère autrement que "Madame... "Blaquière" " ! Dire "ma femme" eût été pour lui vulgaire ! Et "mon épouse" aussi je crois... Élevé dans cet esprit, (avec cet exemple) je le ressens aussi comme ça.
  23. Blaquière

    coronavirus et le monde

    Superfétatoire ? Superfétatoire ? Est-ce que j'ai une gueule de superfétatoire ?!
  24. Blaquière

    coronavirus et le monde

    Je suis d'accord ? Mais alors où sont les "bons" économistes ? Et en existe-t-il seulement ? Mince, c'est pas le sujet !
  25. Blaquière

    coronavirus et le monde

    Bien entendu qu'il fallait le faire le confinement! Parce qu'on n'avait que cette solution! Je suis d'accord, mais c'est la même solution qu'au moyen âge. Le problème c'est qu'on n'en ait toujours pas d'autre. Il fallait rapidement, immédiatement trouver un moyen de le guérir, ou de pas l'attraper et on n'en est pas capable. Je ne sais pas pourquoi. C'est ça la question qu'il faudrait se poser. On le connaît parfaitement (on l'a séquencé) mais il faudra des années pour trouver une solution. Il nous manque quelque chose. (Je fais un peu mon Trump !) On est à mi-chemin. On commence un peu à comprendre; mais il nous en reste du chemin, à faire.... C'est pour ça que beaucoup prennent des raccourcis (ce qu'ils croient être des raccourcis) pour se donner l'impression d'être déjà arrivés... Waouh ! je suis philosophe aujourd'hui !
×