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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. @Annalevine On est d'accord ! Ca pourrait ressembler à une contradiction, une impossibilité, un paradoxe, mais ça n'en est pas un ! Une idée un concept est nécessairement dans l'esprit et est sensé décrire ce qui est hors de l'esprit, mais par sa nature "virtuelle" (qui compte pour du beurre !), l'esprit va pouvoir se représenter lui-même ! Ca mange pas de pain !" Il s'agit d'une différence efficace ou nécessaire. D'une différence de l'ongueur d'onde, on s'en fout complètement ! Mais du rouge, on s'en fout pas. Ca peut être le sang et ça devient vital (j'exagère !), et là faut plus rigoler, c'est la survie qui en dépend. Ainsi notre perception s'est formatée dans la nécessite. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais l'approche purement scientifique (les atomes, les vibrations ou ondes) me semble se rapprocher relativement plus de la chose en soi que notre preception (couleur, son, goût) de cette même chose. On ne sait pas encore tout, mais l'idée de Kant que l'en soi des choses n'est pas connaissable est peut-être exagérée aussi. Mais il existe un hiatus (est-il insurmontable) entre l'idée de rouge et celle de vibration de photons d'une certaine longueur d'onde. Et ce hiatus n'est pas qu'un effet de seuil quantitatif. C'est un hiatus directement qualitatif. Pour nous, le rouge c'est absolument autre chose que le vert. On en comprend la fonction (survie) Mais intellectuellement (pour comprendre) il reste un saut difficile à accepter. Parce que tout notre monde (je pense à la peinture par exemple) et notre façon de penser, se sont construits sur du rouge, du bleu ou du vert, absolument différents (quallitativement) pas sur des vibrations légèrement (ou vaguement!) différentes. Notre esprit s'est construit avec une exigence (un peu simpliste) d'efficacité.
  2. Oui (et non) ! Le rouge, le son, l'odeur n'existent pas en tant que rouge, son et odeur dans le réel. Tu as raison. Ils y existent sous une autre forme. Une certaine vibration sur une certaine longueur d'onde... La "science moderne "... le dit ! Je dis ça pour que l'on ne conclue pas que du fait exact que le rouge n'existe pas tel quel dans le réel, il n'y existe rien à sa place ni à son origine et nous "inventons" tout ! [Quoi que cette affirmation de Kant (de l'existence certaine de la chose en soi), tout comme celle de Descartes qui dit qu'aucun Malin Génie ne pourrait me faire croire que je suis alors que je ne serais pas, ressemble plus à un acte de foi qu'à une démonstration !] Il y a sans doute un parallèle à faire entre ces différentes "vibrations" extérieures réelles que nous appelons --ou nous ressentons en tant que-- rouge ou sons ou odeurs et les phénomènes (échanges chimiques et électriques) internes qui se passent dans notre cerveau et que nous appelons ou ressentons en tant que notre esprit. Un parallèle que l'on pourrait étendre plus généralement à la dualité en-soi et pour-soi des choses ou plutôt à l'opposition noumène-phénomène. C'est assez amusant de penser que nous ne pouvons rien savoir de la chose en soi alors que nécessairement nous sommes nous-mêmes une chose en soi ! Passe encore pour notre corps. Mais pour notre esprit quand il est en même temps l'observateur et la chose observée... Quand il lui revient de construire une représentation de soi à l'intérieur de soi-même !
  3. Blaquière

    un jour... un poème

    Ora pro nobis ! I. Ma fille, va prier ! - Vois, la nuit est venue. Une planète d'or là-bas perce la nue ; La brume des coteaux fait trembler le contour ; À peine un char lointain glisse dans l'ombre... Écoute ! Tout rentre et se repose ; et l'arbre de la route Secoue au vent du soir la poussière du jour ! Le crépuscule, ouvrant la nuit qui les recèle, Fait jaillir chaque étoile en ardente étincelle ; L'occident amincit sa frange de carmin ; La nuit de l'eau dans l'ombre argente la surface ; Sillons, sentiers, buissons, tout se mêle et s'efface ; Le passant inquiet doute de son chemin. Le jour est pour le mal, la fatigue et la haine. Prions, voici la nuit ! la nuit grave et sereine ! Le vieux pâtre, le vent aux brèches de la tour, Les étangs, les troupeaux avec leur voix cassée, Tout souffre et tout se plaint. La nature lassée A besoin de sommeil, de prière et d'amour ! C'est l'heure où les enfants parlent avec les anges. Tandis que nous courons à nos plaisirs étranges, Tous les petits enfants, les yeux levés au ciel, Mains jointes et pieds nus, à genoux sur la pierre, Disant à la même heure une même prière, Demandent pour nous grâce au père universel ! Et puis ils dormiront. - Alors, épars dans l'ombre, Les rêves d'or, essaim tumultueux, sans nombre, Qui naît aux derniers bruits du jour à son déclin, Voyant de loin leur souffle et leurs boucles vermeilles, Comme volent aux fleurs de joyeuses abeilles, Viendront s'abattre en foule à leurs rideaux de lin ! Ô sommeil du berceau ! prière de l'enfance ! Voix qui toujours caresse et qui jamais n'offense ! Douce religion, qui s'égaye et qui rit ! Prélude du concert de la nuit solennelle ! Ainsi que l'oiseau met sa tête sous son aile, L'enfant dans la prière endort son jeune esprit ! Juin 1830. Victor Hugo.
  4. Un coin du jardin y'a 5 minutes : (En ce moment on travaille notre environnement !...) "Gitan-Land"
  5. Pour le moment c'est vrai ! Mais c'est pourtant un des thèmes récurrents de la fiction ou de l'anticipation ! Dire jamais c'est s'avancer peut-être. Déjà l'on peut entrevoir avec le bon branchement (!!!) d'afficher sur un écran ce que nos yeux reçoivent... les couches optiques... Tout ça... Tout cela est bien matériel, très technique. La miniaturisation finira par le permettre. Le problème c'est le branchement ! Bien sûr, si on coupe les connexions pour les rebrancher sur un écran, on risque d'avoir des problèmes ! Mais tu as raison : capter les pensées elles-mêmes c'est un autre problème... Je serais quand même étonné que d'ici mille ans on n'y arrive pas... 1000 ans...
  6. Blaquière

    Malle à portraits

    Magnifique ! C'est ça la perfection !
  7. Blaquière

    Malle à portraits

    Je vais les retaper et les mettre ici ! J'avais la première mouture de @Elfière Je les ai toutes relues récemment. Elles sont pas mal assez bien ficelées. Mais... bon...! Vous voyez ? ! Disons que c'est trop... "bien-pensant" ! C'est déjà beau qu'un type du village ai fait des fables début XIXème ! C'est mon fils qui a découvert qu'on était parents... On va dire un grand oncle... C'est le second des 4 frères Jauffret de la liste (Louis-François !): (C'est une des plaques qu'ils me font faire pour le village. Comme dans tous les villages, forcément on finit par être tous parents !... Consanguinité... Vous comprenez mieux, maintenant ?! )
  8. Belle réflexion ! Je ne cherche pas à contrarier systématiquement, évidemment, mais n'est-ce pas aller trop loin (justement comme tu commençais à le dire) que de poser comme a priori systématique le projet. Ce n'est pas rien un projet ! C'est symbolique . C'est vouloir donner du sens. Un sens. (Monod) Peut-être en donner plus qu'il n'y en a. En essayant de redescendre à un "niveau" inférieur, au lieu de projet, on pourrait simplement parler ou penser à la persistance. La persistance de quoi ? de la matière ? On sait qu'elle ne recouvre pas toute l'existence. Alors de l'existence-même dans son ensemble. Pour rester le plus vague possible. Et encore plus vague, la forme du temps. Le fait qu'un instant succède au précédant sans qu'il n'y ait entre les deux nécessité de tout reprendre à zéro. De tout recréer à chaque instant. Faut-il traduire (considérer) comme un projet (C'est pas rien un projet en tant que notion ou concept !) Ce qui n'est qu'une persistance "amorphe" de l'existence ? Une persistance plus qu'involontaire. En tant qu'esprits ou consciences, et que volontés, je crains que cette notion de projet ne serve qu'à nous rassurer. Nous couper de l'absurdité initiale de toute existence. Et peu ou prou nous transporter dans un monde... ésotérique ! Juste pour y réfléchir... De proche en proche, c'est toute notion de projet qui se dissout... Y compris le nôtre solide et assuré. (Quand il l'est !) (Je suis le premier à résister à cette façon de voir la choses... Qui nous démolit un peu !) Pratique : En ce moment, je prévois de faire des choses (comme des poteries étrusques noires, argiles spéciale, cuisson spéciate au bois...) que j'ai déjà faites et assez bien réussies, déjà mais que je pense pouvoir améliorer... Il y a la persistance -la continuité- plus un peu autre chose... Une amélioration, une création donc... Mais ça va me mener où ? C'est presque comme un jeu... Pour rire, pour la beauté de l'art... Vulgaire : il vaut mieux faire ça qu'emmerder ses voisins...
  9. Le problème dans ces cours de provençal, c'est que le "rhodanien" est toujours privilégié ! (Ils étaient 15 autour d'Avignon à parler comme ça ! Pendant que pratiquement toute la Provence parlait le "maritime" !) Mais Mistral a eu l'intelligence (ou pris conscience) de noter aussi les conjugaisons du maritime. On peut vérifier. Et l'on comprend alors pourquoi le subjonctif imparfait est souvent employé à la place du subjonctif présent car ce subjonctif présent est très semblable au présent de l'indicatif -Pour les deux tiers des personnes. -un peu comme en français d'ailleurs. (je chante = que je chante) Je chante , = canti ; je finis = finissi Que le chante = qué canti : que je finisse = qué finissi. (et pas le "qué finigué" du rhodanien !) Dès lors, pour qu'on "sente" bien le subjonctif, on dira "qué finissessi" ! "Cantesses pas" pour "cantes pas" (ne chante pas.) ? Je pense que ça peut venir de là... "eca" : inconnu au bataillon !
  10. Ça c'est pratiquement une certitude ! L'impératif négatif est remplacé par le subjonctif. "Vas-y" = vai li ! (souvent prononcé "vèï li")... Mais "N'y vas pas !" = "Li vaguès pas !" qui pourrait se traduire par : "Que tu n'y ailles pas !" Un impératif qui prend la forme d'un conseil et moins d'un ordre... Je me la raconte, je me la joue un max en me disant qu'en provençal il est interdit d'interdire ! Pour le subjontif imparfait il me semble en effet qu'il remplace parfois du subjonctif présent ! Pour l'impératif négatif j'avais pas remarqué. Mais "cantésses pas", ça me... parle !
  11. Le problème c'est qu'il n'y a plus de locuteurs provençaux ! Maintenant si tu me demandes de traduire "Ils avaient insisté pour que je vienne", il me vient automatiquement "avièn insistat qué vènguessi !" Avec ma soeur on se marrait d'avoir entendu une femme absolument illettrée (elle ne savait pas lire du tout ) qui utilisait d'instinct l'imparfait du subjonctif ! Elle avait eu chaud et disait "auriou crésut qué lou soulèou m'ènsuquessé !" = "J'aurais cru que le soleil m'assommât !" Le provençal aura été "imparfait du subjonctif" jusqu'à sa mort !
  12. En effet, je suis impardonnable ! je viens même de le retrouver : 2008 !
  13. évidemment ! C'est vrai que "aier" c'est provençal ! Ca m'a échappé / me escapet / me escapo : j'en suis capot ! "No aterrizaran" et "si lo hice todo bien", J'aime bien mieux comme tu dis !
  14. Je ne vais pas te l'expliquer !!! Mais c'est ce que je disais quand le sens s'invite tout seul... Par la petite souffrance d'un grain de sable, c'est toute l'indifférence de la nature qui nous tombe dessus... Bise, Marie....
  15. @Elfière : J'aime vraiment bien ce que tu viens d'écrire !
  16. Y yo aier qué hice ? Injerté un ciruelo silvestre con esta variedad de ciruelas violetas y oblongas no muy sabrosas pero carnosas buenas para tartas. Por encima tuve que colgar una varita Para que pajaritos no aterricen en mis injertos ! Naturaleza elegirá Si hice todo bien... (Manuel Blancoroblez) C'était juste pour le plaisir d'employer l'espagnol "injertar" (greffer) qui est le même qu'en provençal : "èncertar" ! Si un meilleur hispanisant que moi (ça doit se trouver facilement !!!) me corrige je n'en serai pas autrement vexé ! Et d'avance merci !
  17. DOCUMENTS ! Les deux pages plus aau dessous le bonus ! Belle prose ! Quelle année !!!! Le Brun Camille en question c'était mon grand oncle paternel et le André Giraud Secrétaire de Section, mon grand père maternel ! C'était un nid !
  18. Oh faut pas exagérer ! Moi je ceux bien être communiste, mais il me faut quand même un peu de Thune ! Allez Bye, faut que j'aille bosser... ("Prolétaires de tous les pays..." etc.)
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