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Gouderien

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Tout ce qui a été posté par Gouderien

  1. En fait je ne l'ai pas encore vue. Mais pour vouloir adapter à l'écran les 1.042 pages (en édition de poche) de ce roman, il faut être aussi givré que l'auteur lui-même. Bon, c'est une production de Ridley Scott, donc on peut présumer que ce n'est pas trop mauvais. On pourrait imaginer qu'après "Terror" Dan Simmons en aurait eu plus qu'assez de la glace et du froid, mais non : il a écrit "L'Abominable", qui cette fois se déroule dans l'Himalaya.
  2. "The Terror", de Dan Simmons. (En français : "Terreur".) Les gens qui ont lu "Hypérion" ont sans doute eu la même idée que moi : Dans Simmons est un extra-terrestre. Ce roman les confirmera dans cette impression. Seule erreur dans ce livre, le titre : "Terror", qui laisse imaginer qu'il s'agit d'un roman de terreur. Or il ne s'agit pas de ça. Une nouvelle de quelques dizaines de pages comme "la Ruelle ténébreuse" de Jean Ray est bien plus effrayante que "Terror". La créature des glaces - ou des neiges - qui décime les marins, cette "Bête blanche" (pour citer Jean Ray) n'inspire pas une si grande frayeur, sauf en deux occasions où elle frappe par surprise. La chose inconnue qui tue dans le noir, ce n'est pas vraiment le truc de Dan Simmons, et dès le début du livre on nous parle de façon assez détaillée de cette "créature des glaces". Dans ce roman inspiré de faits réels (pour ceux que ça intéresse, voici le site Wikipédia consacré à l'expédition Franklin : Expédition Franklin — Wikipédia (wikipedia.org) ), l'un des rôles de cette créature est de tenir le rôle de la fatalité; parce qu'en fait, on ne sait pas ce que sont devenus précisément les membres de l'expédition Franklin de 1845, qui avait pour mission de découvrir le mythique "passage du nord-ouest". Donc la créature des glaces tue un certain nombre de marins... Mais d'autres meurent de diverses façons. Il y a dans cette histoire des choses plus terribles que cette "bête blanche" : le froid, la faim, le scorbut, cette horrible maladie qui pendant des siècles a été le fléau des marins. Il y a même un personnage plus maléfique encore que la créature des glaces. Ce livre aurait pu s'appeler "La Loi de l'emmerdement maximum", ou encore : "126 Petits Nègres", ou bien "A quand les bonnes nouvelles? Jamais!", ce qui n'est pas sans évoquer notre présente situation. Je déconseille même de lire ce roman à l'époque actuelle, car il y a de quoi démoraliser un bataillon de clowns. En effet, les trois quarts du bouquin racontent les efforts pathétiques des marins anglais pour tenter de se sortir de l'épouvantable situation - ils sont bloqués par la banquise au large de l'île du Roi-Guillaume, dans le Grand Nord canadien - où les a placés l'incompétence de leur chef, le capitaine sir John Franklin. On a un moment l'impression que le récit va n'être, jusqu'au bout, que le catalogue funèbre du trépas, pas des moyens divers et variés, des 126 officiers, sous-officiers et matelots des navires "HMS Erebus" et "HMS Terror". Mais heureusement ce n'est pas tout à fait ça... Dan Simmons et les gens qui travaillent pour lui - on n'écrit pas un tel pavé seul - ont fait un travail de documentation extraordinaire, et donc on saura tout sur l'organisation hiérarchique extrêmement complexe de la Royal Navy - les simples matelots sont plutôt rares, chacun a sa spécialité et son rôle à bord - aussi bien que sur la construction navale au milieu du XIXe siècle - les deux navires, bien qu'anciens, ont été modernisés, et possèdent un blindage renforçant leur coque et un moteur à vapeur; ce sont sans doute les bâtiments les plus aptes, de toute la marine britannique, à accomplir leur mission au milieu des glaces de l'Arctique. On en apprend aussi beaucoup sur la banquise, les glaces, les icebergs et tout cet environnement hostile. On est exaspéré par la bêtise de certains officiers, leur mépris pour les rares esquimaux qu'ils rencontrent - par exemple, il ne leur vient jamais à l'idée de construire des igloos, à l'exemple de ceux des Inuits. Je me demandais par quel extraordinaire masochisme un écrivain peut consacrer plusieurs années de sa vie à l'écriture d'un livre aussi douloureux, dans tous les sens du terme, mais le dernier quart du roman part dans une direction très différente, et assez étonnante - mais après tout, on est chez Dan Simmons, et tout peut arriver. De nombreux personnages sont décrits, mais le héros principal est le capitaine Crozier, un Irlandais - et de ce fait en butte aux discriminations d'une Amirauté dirigée par des Anglais. C'est le type de l'homme positif, qui essaye d'améliorer les choses et de sauver ce qui peut l'être, mais il se heurte en permanence à l'hostilité de la nature, à la bêtise de son supérieur, à la malchance ou aux sombres machinations du seul véritable salaud de l'histoire. Ce roman montre bien comment une situation difficile peut se muer peu à peu, à forces d'erreurs, de sabotages, d'occasions manquées ou de hasards malencontreux, en un véritable désastre. Une série télévisée a été tirée de ce roman, avec quelques acteurs assez connus. Je dois dire que j'ai été assez déçu quand j'ai appris que toute la glace et la neige qui apparaissent à l'écran avaient été reconstituées par ordinateur...
  3. Ben si t'as pas de sympathie pour les hommes politiques, évite de parler de politique - ou sinon c'est juste du trollage.
  4. Excuse-moi, ça fait tellement longtemps qu'on a pas eu un supporter de Macron sur ce forum... J'ai plus l'habitude.
  5. Il est difficile de caricaturer quelqu'un qui est déjà, largement, une caricature.
  6. Ou c'est qu'il n'a pas vraiment d'idées, et une culture superficielle.
  7. Il est ridicule. On voit qu'il n'y connaît rien, il se contente de suivre les théories à la mode (et à la con) venues d'outre-Atlantique.
  8. A chaque fois qu'il veut parler d'histoire, Macron devrait plutôt se cogner 50 fois la tête contre le mur. Mais on comprend bien l'intention. Ce genre de déclaration permet de donner des gages à la gauche sans que ça lui coûte un sou, une façon de faire oublier que l'essentiel de sa politique est à droite.
  9. C'est sûr qu'aucun gouvernement (et sûrement pas ce gouvernement-là) n'oserait priver les Français de vacances.
  10. Ça serait quand même plus sage que ces mesures prises à l'échelon national, alors que la situation varie énormément suivant les régions. C'est à l'occasion de cette pandémie qu'on se sera aperçu que la régionalisation, dont on nous rebat les oreilles depuis les années 60, n'est qu'un faux-semblant, et juste un prétexte à dépenser du fric inutilement. Tout est toujours décidé de Paris (et les ARS viennent juste foutre leur souk au passage).
  11. J'en pense qu'on n'est pas débarrassé de ce virus. Une reprise du scénario de l'année dernière me conviendrait, ça me permettrait peut-être de faire un certain nombre de choses que j'ai à faire. Par contre il ne faudrait pas reproduire les erreurs de l'année passée. Fin du confinement ne doit pas signifier arrêt des gestes barrière. Et on doit surveiller étroitement nos frontières (ce qui n'a pas été fait l'année dernière). Si on pouvait éviter une nouveau confinement à la rentrée, ça serait bien. Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions, on connaît la chanson : "Vacances, j'oublie tout". C'est pour ça que la vaccination est tellement importante. Elle permettra, sinon de mettre fin à la pandémie dans notre pays, du moins de limiter les dégâts. Véran vient d'évoquer un déconfinement par territoire, ça m'irait assez.
  12. Répandre l'analphabétisme, ça doit pas être une petite affaire... Quand à Macron, l'histoire n'est pas son fort.
  13. Et du coup... Plus de policiers, moins de drogues : Emmanuel Macron lance une offensive sur la sécurité (msn.com)
  14. Merci. J'ai ouvert ce topic après avoir attendu en vain hier que quelqu'un d'autre le fasse (je suis très fainéant). Mais apparemment c'est un sujet trop brûlant - si je puis dire - pour certains. Mais il n'était pas question de passer sous silence cette affaire, - désastreuse de bout en bout -, qui doit démoraliser encore un peu plus une police qui n'a pas besoin de ça, et qui donne une image pitoyable de la justice. Le seul qui doit se frotter les mains, c'est Dupond-Moretti.
  15. On peut se le demander, après le verdict contestable du procès en appel des agresseurs de policiers de Viry-Châtillon. Un procès qui s'est achevé en bagarre générale, les 5 racailles condamnées n'appréciant d'avoir, selon elles, payé pour les 8 acquittés. Que reprochent les policiers au verdict du procès de Viry-Châtillon ? – Libération (liberation.fr) Policiers attaqués aux cocktails Molotov - Chaos dans le tribunal au moment du verdict, jusqu'à 18 ans de prison pour les accusés - lindependant.fr Policiers brûlés à Viry-Châtillon : les habitants divisés par le verdict | CNEWS Ce verdict ne peut en tout cas que conforter l'opinion de ceux qui pensent que la justice est devenue un nouveau pouvoir, et un État dans l'État. Et ce procès ne peut qu'accroître le malaise (le mot est faible) qui règne dans la police, un malaise que Macron a aussitôt tenté de désamorcer.
  16. Et les Républicains, ils ont le programme de qui? De Macron, je suppose.
  17. Pila (tiens, on le voit plus celui-là) n'était pas en forme ce jour-là. L'extrême droite en France en ce moment, si on veut examiner les choses froidement, c'est plutôt LFI ou EELV. Quant à Marine Le Pen, elle se "giscardise", selon le mot assez dur d'Éric Zemmour.
  18. Non, c'est pour très bientôt. C'est relativement facile de se faire vacciner, il faut surtout se lever tôt. Et maintenant en plus il y des applications qui indiquent les places libres.
  19. Évidemment, les chercheurs étrangers viennent faire leurs saloperies en Chine, les Chinois n'étant pas très regardants sur ce genre de choses.
  20. Voilà une vision béatement optimiste des choses. Pessimisme, dis-tu? Parlons-en! Qui, il y a un an, même le pire des pessimistes, aurait imaginé qu'au printemps 2021 nous serions encore dans une m... pareille, avec 6 mois de confinement derrière nous et la menace de variants venus de divers pays du monde (le dernier en date est apparu en Inde). Ce virus a un talent inouï pour ressurgir, même dans des pays qui croyaient s'en être débarrassé. Nous ne sommes pas tirés d'affaire.
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