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Tout ce qui a été posté par zenalpha
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Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Oui je comprends ta logique ok Me concernant, je pointe dans ta logique une méthode dite de pivot que je plussoie en règle générale Dans le bouddhisme, elle est substituée par ce qu'on appelle la voie du juste milieu Et tu te rends compte que Grothendieck dans l'écrit que j'ai linké y lance tous les préambules Le Taoïsme va un peu plus loin et peut-être comprendras tu les limites que j'y vois Il découpe en effet deux pôles opposés appelés Yin et Yang comme faisant partie d'un tout qui les englobe. Par exemple le bien oppose le mal, le noir oppose le blanc, etc etc. Mais première subtilité chaque pôle contient en son sein des germes du pôle opposé. Et seconde subtilité le Yin et le Yang sont dynamiques, l'harmonie naît du flux entre ces deux énergies. Le symbole qu'on connaît tous est le Taijitu Donc peut-être cernes tu déjà une subtilité plus fine qu'un simple pivot. D'autre part voici le point essentiel Dans le Taoïsme, le Tao est "la mère originelle", le vide ... fécond d'où tout procède et contient en son sein les potentialités de l'existence Le Un symbolisé par le Taijitu est cette unité primordiale qui contient la dualité, on l'appelle le Taiji Et donc le Yin et le Yang représente l'initiation de la différenciation, les sources de l'identité pour revenir au sujet Mais le point important est qu'alors que c'est l'orient qui a su conceptualiser le zéro contrairement aux grecs qui avaient une aversion pour le vide, pour les philosophies occidentales, le "non être" n'existe pas... D'ailleurs personne n'a observé ni néant ni vide absolu, un vide totalement interdit par le principe d'indétermination Le vide est remplacé par une "plénitude du vide", un vide empli de potentialités, un vide...qui n'est pas vide. Ce que tu pointes là pour moi, c'est une source des "malheurs" de l'occident Parce qu'au lieu de définir positivement chaque concept quand bien même ils seraient opposés sur l'axe Yin / Yang, il émet le postulat du non être, d'une négation....qui n'existe pas et ne peut pas exister selon les lois de la physique elles mêmes C'est si structurant que nos politiques par exemple ne savent plus se battre pour un projet défini par des attributs mais se battent contre quelque chose Le RN par exemple est indispensable pour cristalliser la lutte contre lui et sans lequel rien n'unirait les autres. En gros, en conceptualisant un non être...qui n'existe pas...on structure une déconstruction des principes mêmes de la pensée -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Oui je le vois bien ... Disons qu'une IA répond toujours selon un prompt et si je lui demande de me faire un récit qui impose le mot pivot, il va me le faire... Bref -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Ah ? Bin chat gpt doit fumer une bonne dose de produit illicite Vive l'homme -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Oui disons qu'en physique le pivot a un certain sens en mécanique classique en désignant un axe sur lequel un objet peut tourner. En revanche ça n'a aucune utilité en mécanique quantique On parle du spin d'une particule mais c'est une signature quantique qui n'a rien d'une rotation classique L'intrication encore moins En revanche les spin est la manifestation quantique d'une symétrie de l'espace temps issue du groupe de Poincaré Mais je ne vois pas ou tout ça nous mène concernant le sujet de l'identité si ce n'est que les spin demi entier sont les fermions comme le proton, l'électron ou le quark et que les spin entier sont les bosons comme le photon ou le célèbre boson de Higgs Mais je ne suis pas certain que c'était la ou tu voulais en venir -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Hello Fhink Oui totalement Mais avant d'évoquer la physique, c'est déjà totalement inhérent aux mathématiques Grothendieck en parle ici d'un point de vue philosophique en direct rapport à ses topos A propos de votre image de l’homme ange et démon, je ne crois pas à cette dichotomie du bien et du mal. Je ne partage pas cette façon de voir ; il y a plutôt un mélange complexe de deux principes opposés. Si vous le permettez, je vais faire une petite digression philosophique concernant le mode de pensée mathématique et son influence sur la pensée générale. Une chose m’avait déjà frappé avant d’en arriver à une critique d’ensemble de la science depuis prés de deux ans : c’est la grossièreté, disons, du mode de raisonnement mathématique quand on le confronte avec les phénomènes de la vie, avec les phénomènes naturels. Les modèles que nous fournit la mathématique, y compris les modèles logiques, sont une sorte de lit de Procuse pour la réalité. Une chose toute particulière aux mathématiques, c’est que chaque proposition, si l’on met à part les subtilités logiques, est ou bien vraie ou bien fausse ; il n’y a pas de milieu entre les deux, la dichotomie est totale. En fait, cela ne correspond absolument pas à la nature des choses. Dans la nature, dans la vie, il n’y a pas de propositions qui soient absolument vraies ou absolument fausses. Il y a même lieu souvent, pour bien appréhender la réalité, de prendre en ligne de compte des aspects en apparence contradictoires, en tout cas, des aspects complémentaires, et tous les deux sont importants. D’un point de vue plus élémentaire, aucune porte n’est jamais entièrement fermée ou entièrement ouverte, ça n’a pas de sens. Cette dichotomie qui provient peut-être de la mathématique, de la logique aristotélicienne, a vraiment imprégné le mode de pensée, y compris dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel débat d’idées ou même de vie personnelle. C’est une chose que j’ai souvent remarquée en discutant avec des personnes, que ce soit en privé ou en public. En général, les personnes voient deux alternatives extrêmes et ne voient pas de milieu entre les deux. Si mon interlocuteur a choisi une certaine alternative et que j’aie une vision qui se situe au-delà de celle qu’il considère comme bonne, tout aussitôt, il m’accusera d’avoir choisi l’alternative extrême opposée, parce qu’il ne voit pas le milieu. -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Oui en effet, tout dépend du "niveau" de profondeur du terrier de "la réalité" qu'on souhaite explorer. La logique classique du tiers exclu convient parfaitement pour la plupart des discussions philosophique mais en effet elle trouve déjà ses limites entre les valeurs de vérité et la prouvabilité en mathématiques ou de son équivalence si tu me parles d'informatique avec la calculabilité et le problème de l'arrêt. Mais ça distingue aussi en mathématiques les constructivistes qui refusent la démonstration par l'absurde, les topos de Grothendieck pour qui la logique booléenne est bannie et bien sûr la mécanique quantique et ses possibles superpositions d'état La question du non être rapportée a l'identité se trouve rabattue. Au niveau expérimental, e=mc2 démontre au CERN que la matière est produite depuis le vide quantique par des particules énergétisées par l'énergie cinétique. Le vide est plein de particules virtuelles Même la notion de néant avant l'univers est auto destructrice puisqu'il faut bien que le néant contienne a minima les conditions permettant de s'en extraire... Bref...la philosophie orientale substitue le non être, le vide, le néant par le concept de vacuité qui est radicalement différent Et la logique du tétralemme remplace la logique booléenne basique Mais nous pouvons en rester la tout dépend de ce niveau de réalité que tu souhaites explorer, celui de nos illusions ou celui plus complexe d'un monde en soi pour ce qu'il veut bien manifester plus indirectement mais plus fondamentalement Beaucoup de philosophies sont des chapelles parfaitement habitables pour l'homme mais factuellement incomplètes. Je suis un zen extrêmement particulier pour toucher le côté obscur de la force sur fond de code d'honneur Mais je rends toujours mes armes devant l'intelligence du plaisir de l'echange pour mon propre enrichissement Dans la vraie vie je m'emploie à devenir meilleur pour mes proches. Oui magnifique pensée laisse moi te conter une expérience actualisée du quantique, qui, je le rappelle, est d'autant plus source d'inspiration qu'elle est la réelle physique fondamentale Je suis désolé de "dériver" sur la physique, mais c'est parce qu'elle est autant inspirante que le bouddhisme Zen sur laquelle je pourrais revenir aussi et notamment l'enseignement de Nagajurna pour te répondre très directement sur ce sujet avec un autre regard Je te laisse ci dessous en tête à tête pour te répondre la dessus avec un de mes maîtres à penser, monsieur Carlo Rovelli Et je te rappelle qu'à tout moment nous pouvons ressortir du terrier philosophique ou je t'ai amené "Une intrication est la situation dans laquelle se retrouvent deux choses ou deux personnes qui sont restées, d’une façon mystérieuse, « entremêlées ». Enchevêtrement, intrication, implication, trame, imbroglio, relation sentimentale… En physique quantique, l’intrication est le phénomène par lequel deux objets distants, par exemple deux particules qui se sont rencontrées dans le passé, conservent une sorte de lien étrange, comme s’ils pouvaient continuer à se parler. Comme deux amants séparés qui devinent les pensées de l’autre. Ils restent, dit-on, "entangled" ou intriqués. C’est un phénomène qui a été vérifié en laboratoire. Récemment, des scientifiques chinois ont réussi à maintenir deux photons dans un état intriqué à des milliers de kilomètres de distance. Voyons de quoi il retourne. Tout d’abord, deux photons intriqués ont des caractéristiques corrélées : c’est-à-dire que, si l’un est rouge, l’autre est rouge aussi ; si l’un est bleu, l’autre l’est également. Jusqu’à présent, rien d’étrange. Si je sépare une paire de gants et que j’en envoie un à Vienne et un à Pékin, celui qui arrive à Vienne sera de la même couleur que celui qui arrive à Pékin : ils sont corrélés. La bizarrerie apparaît si les deux photons, envoyés respectivement à Vienne et à Pékin, se trouvent dans une superposition quantique. Par exemple, ils peuvent être dans une superposition d’une configuration où ils sont tous deux rouges, et d’une autre où ils sont tous deux bleus. Chaque photon peut se révéler aussi bien rouge que bleu au moment de l’observation, mais, si l’un d’eux se montre rouge, l’autre – à distance – fera de même. L’aspect de la question qui nous laisse perplexes est le suivant : si tous deux peuvent se révéler aussi bien rouges que bleus, comment se fait-il qu’ils se révèlent toujours de la même couleur ? La théorie nous dit que, tant que nous ne l’observons pas, chacun des deux photons n’est ni définitivement rouge ni définitivement bleu. La couleur est déterminée, au hasard, uniquement au moment où nous le regardons. Mais, s’il en est ainsi, comment est-il possible que la couleur déterminée au hasard à Vienne soit la même que celle déterminée au hasard à Pékin ? Si je lance une pièce à Pékin et une autre à Vienne, les deux résultats sont indépendants, ils ne sont pas corrélés : je ne tombe pas sur pile à Vienne à chaque fois que la pièce tombe sur pile à Pékin. Il ne semble n’y avoir que deux explications possibles. La première est qu’un signal porteur de la couleur du photon voyage très rapidement d’un photon à l’autre, c’est-à-dire que, dès qu’un photon décide d’être bleu ou rouge, il le communique immédiatement, d’une manière ou d’une autre, à son frère éloigné. La seconde possibilité, plus raisonnable, c’est que la couleur soit en réalité déjà déterminée au moment de la séparation, comme dans le cas des gants, bien que nous ne le sachions pas (Einstein s’attendait à quelque chose de ce genre). Malheureusement, aucune des deux explications ne fonctionne. La première implique une communication trop rapide à partir d’un endroit trop éloigné, ce qui va à l’encontre de tout ce que nous savons de la structure même de l’espace-temps, qui empêche l’envoi de signaux aussi rapides. En effet, il n’y a aucun moyen d’utiliser des objets intriqués pour envoyer des signaux. La corrélation n’est donc pas liée à une transmission rapide de signaux. Mais l’autre possibilité – c’est-à-dire que les photons, comme les gants, « savent » déjà avant de se séparer s’ils sont tous deux rouges ou tous deux bleus – a été invalidée par le physicien irlandais John Bell dans un magnifique article rédigé en 1964. Par un raisonnement élégant, subtil et très technique, Bell montre que, si toutes les propriétés corrélées des deux photons étaient déterminées dès le moment de leur séparation (au lieu d’être déterminées au hasard au moment de l’observation), il s’ensuivrait des conséquences précises (appelées aujourd’hui inégalités de Bell), qui sont au contraire contredites par ce qui est observé. Les corrélations ne sont pas déterminées avant. Voilà qui ressemble à un casse-tête insoluble. Comment deux particules intriquées peuvent-elles prendre la même décision, sans s’être mises d’accord au préalable et sans s’envoyer de message ? Qu’est-ce qui les lie ? Mon ami Lee m’a raconté que lorsque, jeune homme, il étudiait l’intrication, il passait des heures allongé sur son lit, les yeux au plafond, à imaginer comment chaque atome de son corps avait interagi dans un passé lointain avec d’innombrables autres atomes de l’Univers. Chaque atome de son corps était donc lié à des milliards d’autres atomes, dispersés dans la galaxie… Il se sentait mêlé au cosmos. L’intrication indique que la réalité est définitivement différente de comment nous la pensions. Deux objets pris ensemble ont davantage de caractéristiques que les deux mêmes objets pris séparément. Plus précisément, il existe des situations dans lesquelles, même si je sais tout ce que je peux prédire dans cette situation sur un objet et sur l’autre, je reste incapable de prédire quoi que ce soit sur les deux objets pris ensemble. Rien de cela n’est vrai dans le monde classique. Si ψ1 est l’onde de Schrödinger d’un objet et ψ2 l’onde d’un second objet, notre intuition nous souffle que, pour prédire tout ce que nous pouvons observer des deux objets, il devrait suffire de connaître ψ1 et ψ2. Et pourtant, tel n’est pas le cas. L’onde de Schrödinger de deux objets n’est pas l’ensemble des deux ondes. C’est une onde plus compliquée, qui contient d’autres informations : des informations sur les possibles corrélations quantiques qui ne sauraient être contenues dans les deux ondes ψ1 et ψ269. En somme, même si nous savons tout ce qu’il y a à savoir dans une situation particulière sur un objet donné, nous ne savons pas tout de lui : nous ignorons ses corrélations avec les autres objets de l’Univers. La relation entre deux objets n’est pas quelque chose qui est contenu dans l’un et dans l’autre : c’est quelque chose de plus. Cette interconnexion entre tous les composants de l’Univers est déconcertante. Revenons à notre casse-tête : comment deux particules intriquées peuvent-elles se comporter de la même manière, sans s’être mises d’accord au préalable et sans s’envoyer de message à distance ? La perspective relationnelle a une solution à cette énigme, mais celle-ci montre à quel point cette perspective est radicale. La solution consiste à se souvenir que les propriétés existent par rapport à quelque chose. La mesure de la couleur du photon effectuée à Pékin détermine la couleur par rapport à Pékin. Mais pas par rapport à Vienne. La mesure de la couleur à Vienne détermine la couleur par rapport à Vienne. Mais pas par rapport à Pékin. Puisqu’il n’existe aucun objet physique qui voit les deux couleurs au moment où les deux mesures sont effectuées, il n’y a aucun sens à se demander si les résultats sont identiques ou pas. Cela ne correspond pas à quelque chose qui peut être constaté. Dieu seul peut voir à deux endroits en même temps, mais Dieu, s’Il existe, ne nous dit pas ce qu’Il voit. Ce qu’Il voit n’est pas pertinent pour la réalité. Nous ne pouvons pas poser que ce que Dieu seul voit existe. Nous ne pouvons pas présumer que les deux couleurs existent, car il n’y a rien par rapport à quoi elles seraient toutes les deux déterminées. Il n’y a que des propriétés qui existent par rapport à quelque chose : l’ensemble de deux couleurs n’existe pas par rapport à quoi que ce soit. Bien sûr, nous pouvons comparer les deux mesures, à Pékin et à Vienne, mais pour le faire il faut un échange de signaux : les deux laboratoires peuvent s’envoyer des emails, s’appeler au téléphone. Mais un email a besoin de temps, et la voix au téléphone aussi ; rien ne voyage instantanément. Ce n’est que lorsque le résultat des mesures prises par Pékin parvient à Vienne, par email ou par téléphone, qu’il devient réel aussi par rapport à Vienne. Or, à ce stade, il n’y a plus de signal mystérieux à distance : par rapport à Vienne, la matérialisation de la couleur du photon de Pékin ne se produit que lorsque le signal contenant l’information parvient à Vienne. Mais, par rapport à Vienne, que se passe-t-il au moment de la mesure à Pékin ? Rappelons que les appareils qui effectuent les mesures, les scientifiques qui les lisent, les cahiers sur lesquels ils prennent des notes, les messages qu’ils envoient avec les résultats de la mesure sont tous des objets quantiques également. Tant qu’ils ne communiquent pas avec Vienne, leur état par rapport à Vienne est indéterminé : par rapport à Vienne, ils sont tous comme le chat en superposition chat-endormi/chat-éveillé. Ils sont dans une superposition quantique d’une configuration dans laquelle ils ont mesuré bleu et d’une autre dans laquelle ils ont mesuré rouge. Par rapport à Pékin, c’est l’inverse. Dans les deux cas, les corrélations ne deviennent réelles que lorsque des signaux sont échangés. Nous pouvons ainsi comprendre les corrélations sans transmission magique de signaux ni prédétermination du résultat. C’est la solution à l’énigme, mais son prix est élevé : il n’y a pas de compte rendu univoque des faits ; il existe un compte rendu des faits relatifs à Pékin, et un autre des faits relatifs à Vienne, et les deux ne coïncident pas. Les faits relatifs à un observateur ne sont pas des faits par rapport à l’autre observateur. La relativité de la réalité se révèle ici de façon éclatante. Les propriétés d’un objet ne sont telles que par rapport à un autre objet. Par conséquent, les propriétés de deux objets ne sont telles que par rapport à un troisième. Dire que deux objets sont corrélés, c’est affirmer quelque chose concernant un troisième objet : la corrélation se manifeste lorsque les deux objets corrélés interagissent tous les deux avec ce troisième objet. L’apparente aberration soulevée par ce qui semblait être une communication à distance entre deux objets intriqués est due à l’oubli de ce fait : l’existence d’un troisième objet qui interagit avec les deux systèmes est nécessaire pour révéler et donner une réalité aux corrélations. Tout ce qui se manifeste se manifeste à quelque chose. Une corrélation entre deux objets est une propriété des deux objets ; comme toutes les propriétés, elle n’existe que par rapport à un troisième objet ultérieur. L’intrication n’est pas une danse à deux, c’est une danse à trois." -
Oui je suis d'accord Je me lamente juste qu'ils n'aient aucun principe et qu'ils l'illustrent. Politiquement, je serais étonné que cette ficelle fonctionne encore mais pas étonné qu'elle soit resservie. A leurs risques et périls parce que ça ne masque plus le vide
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J'ai vu une interview de Yaël Braun Pivet qui est la présidente de l'assemblée nationale Elle se réjouit du fait que ce vote se soit fait sans 49.3 dans ce qu'elle a appelé "la culture du compromis" A titre personnel, la culture du compromis m'irait parfaitement si l'essentiel rassemblait et que les compromis sont faits à la marge. Malheureusement, la loi de financement de la sécurité sociale n'est qu'un amuse bouche par rapport au budget de l'état Et je suis toujours sidéré qu'alors que ce qui est fondamentalement attendu dans une démocratie, c'est la capacité de rassembler une majorité sur un projet ce qui est le boulot du politique en amont, cette reine de l'assemblée nationale a pu y être élue présidente uniquement par la compromission de la gauche et du centre non pas pour s'unir sur un projet commun donc un budget majoritaire mais juste pour dénoncer l'extrême droite ce qui conduit à une forme de détournement démocratique Quelque part, ne pas s'étonner qu'un président normalement.... de tous les français... mais qui appelle à être l'unique alternative en dénonçant 2/3 des français comme des extrêmistes infréquentables soit relayé par une présidente de l'assemblée nationale qui salue qu'aucune majorité ne se forme, qu'aucune direction ne soit prise, qu'aucune politique ne soit menée On a donc 2/3 d'extrêmistes et 1/3 de de pitres républicains Faites vos jeux, rien ne va plus
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Si je me réfère à la relativité générale qui est la théorie scientifique qui aborde le mieux la mesure des durées par des horloges atomique qu'on appelle peut être à tort "la mesure du temps", cette mesure du temps est relative et la notion de simultanéité pour différents observateurs n'existe plus la conséquence est double : - d'une part le temps n'est pas absolu et laisse sa place à l'espace-temps comme seul absolu (l'espace comme le temps se déforment, l'espace se transforme en temps et vice versa) - d'autre part et surtout par rapport au point que tu évoques, la conséquence de la relativité générale prise stricto sensu est l'éternalisme à savoir que le passé, le présent et le futur existent déjà dans un bloc univers compact qui existe de toute éternité (l'espace temps est un bloc cosubstantiel dans lequel le temps ne passe pas et où tous les événements passé, présent et futurs sont déjà écrits) Le "moi" est une ligne d'univers dans ce bloc figé et la mesure de son temps relatif est une forme d'illusion créée par son déplacement dans ce bloc d'espace temps écrit de toute éternité Le Chan est l'équivalent du Zen, l'un est chinois, l'autre est japonais Il insiste sur l'immédiateté de l'expérience, "l'ici et maintenant" et rejette le flux passé / présent / futur pour simplement habiter le temps présent, le seul qui ait une réalité physique pour soi en pleine conscience et sur lequel nous pouvons agir Cette forme d'impermanence radicale que tu évoques parfaitement mène en effet à une forme de libération de l'attachement puisqu'en effet l'identité présuppose de la permanence L'illumination n'y est pas un événement dans le temps mais une réalisation hors du temps, le chemin n'existe pas et pourtant on le parcourt Evidemment comprendre cette phrase est un koan dont la résolution nécessite un peu de bouteille Dans cette acception... l'identité ne se comprend pas intellectuellement mais elle s'expérimente et notamment par le zazen comme lieu de dissolution des frontières identitaires Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a un monde fondamental dans le bouddhisme qui n'est pas le monde illusoire qu'on appelle réalité Le véritable soi... est le soi universel non différencié, nous ne sommes pas un individu avec une identité mais une expérience du tout dont nous ne sommes qu'un fil Mais un fil sans existence propre, rien n'existe en soi par soi et la vague sur l'eau n'est qu'une illusion de séparation Les koans dont je suis friand sur ce forum ne sont jamais compris ou presque jamais Ils visent précisément à briser la conceptualisation de l'identité et génèrent donc régulièrement une vague d'émotions débridée, nous sommes loin d'un état d'éveil dans nos sociétés Le chan (ou le zen) propose donc que la libération de l'illusion du temps coincide avec la libération de l'illusion de l'identité séparée, que la quête d'une identité fondamentale est source de souffrance Et donc je n'évoque que la relativité générale puisque tu fais référence au temps et aux durées mais rien n'est plus proche des enseignements de la relativité générale et de la mécanique quantique que la philosophie chan (ou zen) Vue d'un Zen alpha
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Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Hello De mon point de vue, nos philosophies occidentales font des découpages entre l'être et le non être, l'identité et donc ici la non-identité qui sont basées sur une conception erronée. Ce n'est pas nouveau Leibniz se demande pourquoi il existe quelque chose plutôt que rien et Parménide estime que ce qui est est et que ce qui n'est pas n'est pas. Il y a donc 2 "erreurs ontologiques" selon moi qui est de considérer que le fait de définir "ce qui est" permet par l'absurde de définir "ce qui n'est pas" dans une logique de tiers exclu des familles et donc par conséquence de chercher le fondement de ce qui est pour bâtir la philosophie Pour Descartes puisqu'on en parlait sur le fil philosophie dernièrement c'est Dieu et son cogito et pour Kant ce sont les formes a priori de notre entendement Le point commun, toujours, et sans doute ce qui conditionne cette approche est l'identité, une identité personnelle au travers Dieu pour Descartes et au travers une morale personnelle dans un collectif pour Kant. De mon point de vue l'identité et la mort sont le puisard de cette erreur qui perdure. Les gens ont peur de mourir Et croire en Dieu par exemple est essentiellement un moyen de faire perdurer ... éternellement.. soyons absolus jusqu'au bout ... son identité ... qui est donc permanente, stable, absolue sans besoin d' altérité et promise au paradis éternel, un ego absolutisé dans l'âme et aille brûler en enfer qui le vaut bien. On peut tout aussi bien considérer que Dieu est mort que reste cette volonté de transmettre notre individualité au travers nos enfants ou nos pensées et bien souvent le fondement absolu de la philosophie occidentale est essentiellement le philosophe lui même Heidegger en existentialiste nous expliquant combien la philosophie s'est fourvoyée en ayant abandonné l'être des grecs, notre existence précédant l'essence pour Sartre excuse moi du peu pour tirer un fil qui a une énorme valeur mais qui n'est qu'un fil d'un découpage que je considère assez grossier. Les conséquences sont énormes parce qu'elles sont évidemment philosophique, religieuses je l'ai survolé mais également sociales, économiques, comportementales... De l'individu enfant roi en passant par le libéralisme de la sanctification de l'individu d'Adam Smith en passant pas les replis identitaires et les conflits d'ego et d'intérêts particuliers Je ne t'ai donc toujours pas répondu, je la joue à l'occidentale en trouvant la source de nos méfaits. J'y reviendrai si tu gardes intérêt pour ma singularité et que tu flattes mon ego Mais l'identité est précisément le lieu de la rencontre entre un individu particulier au sein de son espèce et de ce qui le singularise de ses congénères selon des traits qu'on pourra considérer acquis et innés ou développés selon qu'on donne plus ou moins crédit au cheminement personnel. Mais déjà...en la plaquant comme principale motivation pour fonder la philosophie, on passe totalement à côté de ce que l'être et le non être regroupent. Du reste, je ne suis pas certain que définir l'être avant le non être soit une bonne idée Je m'arrête ici. -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Hello Ashaku Tu extrait un point précis de sa philosophie mais qui ne rend pas justice à l'ensemble de sa philosophie Ce qui l'a intéressé, c'est de montrer le paradoxe de l'identité personnelle pour fonder une éthique de la population Et donc tu zoomes uniquement sur le premier temps de son argumentation fondée sur le paradoxe de la non identité donc ce qu'il relève, c'est juste une faille dans l'éthique courante basée sur l'individu en tant que personne qu'il substitue par la plus grande importance de la Relation Toutes les rationalités basées sur les individus pour lui débouchent sur une éthique répugnante Son but est bien de sauver l'objectivité morale et donc il repart de l'éthique de Kant du devoir qu'il reformule en remplaçant "je" par chacun, l'éthique du conséquentialisme qui postule aux meilleures conséquences possibles qu'il reformule en modifiant la notion préalable d'utilitarisme et enfin en reprenant l'éthique du contractualisme qui postule qu'un acte est mauvais s'il est interdit par un principe que personne ne pourrait rejeter qu'il reformule en interdisant que ce principe repose lui-même sur des principes moraux préalables Peu importe sa méthode méta éthique dite de triple théorie Son but est de diluer l'importance du moi, de l'identité et de l'individu pour une recherche d'objectivité morale impersonnelle et altruiste Bien... Les philosophies occidentales cherchent toutes un fondement selon des logiques discutables quand de mon point de vue, les philosophies orientales sont beaucoup plus simples et plus profondes Pour preuve ce contresens -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Après...on voit bien que L'OTAN était un bouclier de l'Europe et qu'en réalité, dans la vraie réalité, les nations évoquent le droit international pour évoquer une justice et une légitimité Mais que la réalité des faits montre des états voyous qui bafouent les organes de justice qu'ils ont eux mêmes créés. M'enfin en tout cas évidemment que ces attentats en Australie sont criminels et dégueulasses Mais quand les états agissent de manière illégitimes comme de nombreuses fois dans l'histoire et même de manière totalement illégale, ne pas nous étonner L'exemplarité et la loi sont fondamentaux. Et pour ces criminels j'espère aussi une justice exemplaire Malheureusement dans le droit international ce sont les criminels qui ont les armes et qui s'entendent selon leurs intérêts On appelle ça politique aujourd'hui -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Si on veut être "fair", ce sont les USA comme pays squelette de l'OTAN qui ont frappé l'Irak et non les forces de l'OTAN à proprement parler. L'OTAN exige un consensus et des pays comme l'Allemagne, la France ou la Turquie ont refusé En revanche d'autres pays ont appuyé les USA. Mais ce sont bien les USA qui décident régulièrement d'être des gendarmes du monde unilatéralement -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Si je peux me permettre, la cour Pénale internationale a été fondée en 2002 bien après les luttes controversées de Mandela. Il a été qualifié de terroriste par le gouvernement sud africain lors de l'apartheid, par les USA jusqu'en 2008 et par le gouvernement britannique pour son rôle dans la branche armée de l'ANC dans les années 1960 A l'inverse, il a été un inspirateur pour les membres de la cour pénale internationale eux mêmes https://www.coalitionfortheicc.org/fr/que-ferait-mandela-afrique-du-sud-restez-avec-la-cpi En 1998 l'Afrique du Sud est un des premiers a signer le statut de Rome et il déclare la même année que beaucoup de souffrances en Afrique ne seraient arrivées sans une cours pénale internationale efficace Il voyait cette création comme un outil essentiel pour la justice A titre personnel en 2025, je trouve que les nations font honte a son esprit Et a sa manière d'avoir fait comprendre avec d'autres moyens ce qu'était la justice dans son pays -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Je ne savais pas que tu étais compétent pour discréditer la plus haute cour de justice internationale du droit Félicitations je suis admiratif Déjà, sache qu'il faut avoir été signataire du statut de Rome et que tous les pays arabes n'ont pas reconnu cette autorité ce qui fait que la cour pénale n'a aucune autorité pour poursuivre des chefs d'état qui n'ont pas reconnu cette instance suprême du droit international dans le cadre de son mandat légal sauf si le conseil de sécurité l'exige Et qu'en revanche elle a déja condamné des rebelles islamique pour des groupes classés terroristes et a également émis des mandats d'arrêt et même arrêté certains d'entre eux. -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
En revanche la cours pénale internationale a ce droit Elle a lancé un mandat d'arrêt concernant Benjamin Netanyahu que ton avis soit comme ci ou comme ça C'est un fait. -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Non Anatole Tu n'es absolument personne pour dire qui a le droit et qui n'a pas le droit Netanyahu a un mandat d'arrêt international de la cours pénale internationale pour répondre d'accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité Ça, c'est le droit, le reste est ton opinion. -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Tu viens de souligner la différence entre le droit international et la volonté politique d'appliquer le droit C'est un peu comme James Bond Il y a un permis de tuer. -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Tu as un mandat d'arrêt international pour crime de guerre et crime contre l'humanité par la plus haute juridiction du droit international De l'autre le droit australien évoque des actes terroristes, crimes de haine et crimes antisémites spécifiques Là on est précis Je te signale également que j'ai répondu dans un contexte précis. -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Non il y a des mots précis à utiliser en matière de justice Je les ai employé de manière très précise concernant les chefs d'accusation de Benjamin Netanyahu Et je t'invite à moins de légèreté -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Netanyahu est sous le coup d'un mandat d'arrêt international de la cours pénale internationale dont les pays signataires tels la Hongrie sont censés l'arrêter immédiatement s'ils respectent la plus haute juridiction du droit international. Comme ces 2 terroristes, il est présumé innocent avant son procès. La différence est qu'il est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. -
Je comprends et je ne sais pas. On ne sait pas. Il y a environ 35 000 plaintes pour viol en France et 60% non poursuivies par les parquets. Tu as une idée sur toutes les affaires ou sur celle ci en particulier qui pourrait servir aux autres ? -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Netanyahu l'est tout autant -
Attentat antisémite en Australie
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Demethrogene dans International
Un attentat père et fils en prétextant au près de leur femme et mère un week end à la pêche. Je ne connais pas leur cheminement. Mais un jour il serait bon qu'on sache tous distinguer les innocents des responsables au delà des camps. Malheureusement ce monde n'existe pas et s'éloigne jour après jour. -
A ma connaissance, elle avait des lésions compatibles à un rapport anal. Mais est ce la définition d'un viol ? On peut tout se demander en effet. Ce que nous n'avons ni l'un ni l'autre c'est avoir les éléments du dossier Je n'ai pas cette prétention de dire que les 2 cours dont la dernière a statué a la majorité des 7 juges ne se sont pas trompés Je n'ai Même pas cette prétention de dire qu'ils n'ont pas été acheté. Je dis que c'est improbable mais possible En revanche pourquoi tu considères que cette femme a bel et bien été violée ?
