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Trump annonce la capture de Nicolás Maduro et sa femme, Caracas demande des «preuves de vie»
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Phylou dans International
Ce qui est certain, c'est que les codes qui étaient le développement du droit international ont totalement volé en éclat dans le monde occidental. Gaza, l'Ukraine, le Vénézuela... Et les rapports de force entre les blocs directement revendiqués Netanyahu, Poutine, Trump L'Europe me semble laminée dans ce nouvel ordre mondial qu'elle subit. Macron s'est planté avec Netanyahu, s'est largement plus que planté avec Poutine et est la risée de Trump. Notre problème macronien, c'est de confondre le cinéma du rapport de force hollywoodien en gants de boxe et le rapport de force réel. La... réalité montre que nous nous effondrons dans notre puissance et dans notre influence. La véritable question serait de savoir nous réveiller Si on est assez lucides comme Macron pour dire que...oui...il faut se féliciter de l'arrestation de Maduro, ça ne devrait pas être pour se tailler la place du larbin. Il ne sait plus quoi faire ni quoi penser notre petit timonier électron libre. Si on acte ce retour aux blocs régionaux, il faut s'intéresser au notre pour peser et non jouer les marionnettes midinettes. Je ne dis pas qu'il faut dégainer comme un décérébré puisque notre crise existentielle à nous est en Ukraine Mais je pense que si les USA ont totalement reconsidéré leurs positions en fonction de leurs intérêts propres...que si les Russes, les Chinois, les Brics ou les pays pétrolier du Moyen-Orient font de même, Il serait bon de définitivement abandonner le droit international, considérer l'Ukraine comme une manifestation de puissance des Russes et nous poser la question de nos intérêts dans ce nouvel ordre mondial Soit l'Ukraine peut gagner la guerre avec un soutien logistique et un affaiblissement du modèle russe et je pense qu'on se fourre les doigts dans l'œil la tête dans le sable, ce qui est un exercice ridicule. Soit l'Europe occidentale peut gagner la guerre frontale contre les russes sans risque d'embrasement mondial et de risque de guerre nucléaire et la Russie...n'est pas le Vénézuela...je pense que mes concitoyens n'ont toujours pas très bien compris... Soit notre soutien à l'Ukraine est une ... dernière...carte à jouer pour nos propres intérêts Et là je pense que nos petits idéaux moraux, démocratiques et qui nous ont conduit aux immobilismes parlementaires les plus crasses devant notre moraline passive doit laisser la place au pragmatisme. L'Europe s'est donc totalement plantée et nos idéaux nous ont affaibli. Qu'en faisons nous ? Malheureusement la réponse sera...rien. -
J'en ai lu beaucoup de larges extraits mais Récoltes et semailles et la Clé des Songes sont des fleuves Ce qui est certain pour rattacher son idée de Dieu, c'est qu'elle est spirituelle, méditative et personnelle même s'il voyait un lien entre le principe créateur de l'univers et l'intuition mathématiques Alors que pour Kurt Gödel, Dieu est une conséquence logique, il a développé une extension parfaitement valide du point de vue logique de l'argument ontologique de Leibniz visant à déduire son existence d'une axiomatique tournée vers la conséquence d'attributs positifs de perfection La philosophie de Kurt Gödel indépendamment de cet engagement mystique est exceptionnelle et inspirante elle aussi
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Hello, salutations. Je prêche pour toutes les paroisses : spirituelles, philosophique, théologiques, physiques, littéraires, politiques, historiques... activer nos cellules grises. Et justement tu parles de songes. Bingo, connections. La Clé des Songes est une oeuvre autobiographique majeure d'une...figure...le plus grand mathématicien du 20 ème siècle : Grothendieck. Qui s'est finalement isolé dans un ... monastère... Elle marque le tournant de Grothendieck vers une quête mystique, après avoir quitté le monde universitaire. La thèse... est une proposition spirituelle radicale : "Dieu est le Rêveur". Et les êtres humains sont les rêves par lesquels Dieu accède à la connaissance de lui même. Pour Grothendieck, le rêve n'est pas un phénomène psychologique accessoire, mais le medium premier d'une communication divine et la voie vers une "vraie vie" orientée vers l'amour et la non violence. Incroyable un mathématicien brillant et unique, littéraire, philosophique, spirituel et même freudien, voilà qui pourrait intéresser @Neopilina La méthode est frappante : il entreprend une introspection rigoureuse et quasi mathématique de son propre parcours spirituel. Les événements-clés de sa vie (son enfance traumatique ou son internement durant la guerre. Ses méthodes d'investigation : l'analyse des rêves, la psychanalyse, la méditation, le silence. Des thèmes fondamentaux : la créativité, l'imagination, la liberté, l'âme. Ce qui m'intéresse chez moi, c'est ce qui se passe dans le cerveau de l'autre. Et vu du mien ça reste partiel et partial. Mais quand même... la valeur de la clé des Songes ne réside pas dans le contenu mathématique (il n'y en a pas...) mais dans le fait d'observer l'évolution du cadre cognitif unique qui avait révolutionné la géométrie algébrique. Sa quête spirituelle apparaît comme le prolongement direct de ses schémas de pensée profonds. Pour Grothendieck, le rêve devient le paradigme parfait du récit. Et sa démarche fait directement écho à sa recherche mathématique des histoires profondes (comme celles des topos ou des motifs) derrière les formules de surface. On peut établir des parallèles saisissants avec son œuvre mathématique : Comme il a cherché un cadre "universel" le plus généraliste qui existe en mathématiques pour unifier l'arithmétique, la géométrie et la logique (schémas, topos), il a cherché dans la clé des songes un cadre universel pour comprendre l'existence par le rêve. Et si les citoyens songeaient à s'intéresser à ce mathématico mystique Grothendieck ? Ah...le monde en serait chamboulé.
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Et pourquoi donc ? Je pense qu'il faut plutôt que tu distingues ton aversion pour les mathématiques, la philosophie des mathématiques et la philosophie des sciences de la réelle place des mathématiques, de la philosophie des mathématiques et de la philosophie des sciences dans la philosophie ... Et donc tu ne mesures pas ce que tu perds. On peut évidemment philosopher sans cet intérêt, juste que beaucoup de sujets t'échapperont totalement de fait. Imagine que tu as été obligé de m'expliquer qu'il existait 2 Descartes, le mathématicien d'un côté...totalement étanche au philosophe de l'autre, un Descartes totalement schizophréne...pour te dire jusqu'où va ton propre problème... Je te ré explique un peu le problème : Séparer totalement la philosophie des mathématiques est un tort car déjà, ces deux disciplines sont structurellement et historiquement imbriquées. Leur relation n'est pas accessoire, mais essentielle à la compréhension profonde de ce que sont les mathématiques, de leur fondement, de leur sens et de leur rapport au réel. Les mathématiques sont nées de questions philosophiques (l'être, le nombre, la forme parfaite...). Leur développement a toujours été motivé par des interrogations sur leur nature même. Les débats entre Platon, Aristote, l'impact de Descartes, de Kant, la crise des fondements (Frege, Russell, Hilbert...) est un débat philosophique au coeur des maths. Cela touche à la logique et aux techniques de la rationalité, à la méta philosophie. Les théorèmes de Gödel sont la preuve ultime que l'étude des systèmes formels soulève des questions philosophiques inévitables (vérité, démonstration, limites..). Gödel a prouvé philosophiquement (avec des outils mathématiques) les limites du formalisme de Hilbert. Distinguer vrai de prouvable par un système formel est un acte philosophique majeur. Si la philosophie s'appuie sur des prémisses et des démonstrations pour élaborer des conclusions, elle ne peut faire l'économie du fondement logique, de l'axiomatique ni des limites d'un tel système. A l'inverse, on peut se demander si l'intuition, l'analogie, l'humanité de notre conscience ne vient pas encore nous donner un plus dans la recherche en étant pas toujours contraint par les formalismes. Ça devrait pourtant te plaire ça non ? Ça touche également l'ontologie des mathématiques. Que sont les objets mathématiques ? Ont ils une existence indépendante ? Cette question purement philosophique guide les pratiques. Le platonisme de Gödel et de Connes (les mathématiques sont découvertes) vs le formalisme de Hibert, de Lichnerowitz ou de Jean Pierre Changeux (les mathématiques sont inventées) façonne la manière dont les chercheurs abordent leur travail et interprètent leurs résultats. Il faut que tu comprennes que le lien si profond entre l'homme et la nature physique a un pont robuste qui s'appelle mathématiques comme passerelle entre nos idées sur le monde du monde en soi. Les questions épistémologiques également.. Comment connaît-on les vérités mathématiques ? Par l'intuition, la déduction, l'expérience ? Et pourquoi "marchent elles" pour décrire l'univers ? La question de l'efficacité déraisonnable (Wigner) et les réponses de Connes (réalité commune) ou Thuan (interdépendance cosmos-esprit) sont philosophique en abordant ce lien. Pourquoi ta séparation est stérile ? Vouloir isoler les mathématiques "pures" de la philosophie conduirait à : 1- Un appauvrissement de la réflexion mathématique déjà... : se priver de questionnements sur le sens, les fondements et la direction de la recherche. La crise des fondements du début du XXe a engendré une extraordinaire fécondité (la logique moderne, l'informatique théorique, le problème de l'arrêt...). 2- Une philosophie coupée d'un de ses objets les plus nobles : La rationalité, la vérité nécessaire, la structure du possible. Ignorer les mathématiques, c'est pour la philosophie renoncer à comprendre l'une des productions les plus pures et les plud fécondes de la raison humaine et de ses productions. Ok les mathématiques ne te servent pas dans ton quotidien. En revanche, tu ne peux pas faire "comme si" les mathématiques ne t'avaient pas fourni l'ensemble des appareils mécaniques, électrique, électronique de ton quotidien et tu ne peux pas non plus omettre que les mathématiques ont ciselé ce que nous connaissons de l'univers par nos observatoires, nos techniques, nos théories ni omettre que toute la structure de la matière, de la physique, tous les appareils sophistiqués de médecine, nos ordinateurs, nos téléphones n'en étaient pas les fruits. Oui tu peux décider de biffer 95% des productions humaines par l'économie, la gestion, les bourses, les banques et dire que la Philosophie consiste à se questionner sur un homme sorti de tout son contexte quotidien et de son lien au cosmos. Oui tu peux te contenter de l' incapacité à répondre aux questions les plus profondes que soulèvent les mathématiques elles-mêmes. Cette question "Les mathématiques sont-elles inventées ou découvertes ?" n'est pas qu'un divertissement. Elle influence...philosophiquement la façon dont on conçoit la réalité et la place de l'esprit humain en son sein, comme l'ont montré les positions de Connes (les mathématiques comme une réalité archaïque) et de Trinh Xuan Thuan (une interdépendance cosmique entre l'homme et la nature) en face d'un neuroscientifique comme Jean Pierre changeux. En somme, les mathématiques posent des questions que seule la philosophie peut formuler, et la philosophie trouve dans les mathématiques un terrain d'expérimentation conceptuelle et de découvertes contraignantes (comme les théorèmes d'incomplétude) qui obligent à réviser les théories de la connaissance. Les séparer revient à couper la branche sur laquelle elles sont assises l'une et l'autre au nom de quoi dans le fond...de ton rejet et de ton aversion ? Leur dialogue est d'ailleurs pour moi un signe de la santé intellectuelle d'une civilisation. Comme le montre l'exemple de Gödel, ce sont ceux qui travaillent à leur intersection qui produisent les bouleversements les plus profonds. La philosophie apporte un bien être, une moralité, une idée de l'éthique et de la justice mais sans la connaissance, nous n'aurions même pas la religion tentée par la pomme de l'arbre. Des penseurs à l'arrêt éthéré et pour ne pas te cacher omnibulé par la puissance totalement stérile d'un Heidegger par exemple centré sur la puissance de son entendement philosophique à phosphorer sans la contrainte de la démonstration ni la rigueur intellectuelle de l'expérimentation. C'est un des points majeurs pour moi. Les citoyens commencent à compartimenter selon leur propre entendement et comme cet entendement fond comme neige au soleil à mesure que les esclaves mécaniques, électriques, électroniques, énergétiques, communicationnels les ont placé dans un confort douillet, le rapport aux connaissances ne sort plus de leur nombril. En fait je suis sur le Titanic en opération de sauvetage en essayant d'ouvrir le consommateur 2.0 aux grandes questions philosophiques. J'essaie d'en sauver un ou deux d'une forme de décadence platiste unidimensionnelle de sa pensée déifiée après la déification de ses objets comme fruits de la connaissance et dont il ne connaît aucun principe. Et sur 70 millions de français je crois avoir beaucoup de mal à le faire. Je rame, c'est amusant aussi de ramer.
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Ok mais plutôt que de dire... c'est faux... Tu devrais plutôt dire "je ne savais pas...". Il n'y a pas de honte tu sais et tout ce que j'indique est vérifiable. On part de très très loin... Von Neumann...et non Neuman... que je cite régulièrement pour avoir développé les algèbres d'opérateurs de la mécanique quantique a été un des premiers a comprendre le premier théorème d'incomplétude de Gödel, a développé de manière indépendante du fait des conséquences et de sa logique le second théorème d'incomplétude sur lequel un système consistant ne peut démontrer sa propre cohérence... C'est Gödel qui lui a envoyé son article complet qui contenait les deux démonstrations Donc non seulement Von Neumann a eu l'honnêteté intellectuelle de ne pas publier ce second théorème mais il a été un promoteur actif pour les populariser. Bien sûr que la philosophie a été ébranlée par cette découverte... La différence entre la prouvabilité et la vérité dans un système formel complexe récursivement énumérable, la limite ontologique à tout système formel complexe à ne pas pouvoir s'auto fonder, la mise en évidence d'un débat sur le statut des mathématiques donc sont elles inventées ou découvertes, le rôle de l'intuition humaine pour transcender ces limites etc etc etc Tu as une littérature complète... Tiens, tu as un livre entre Jean Pierre Changeux le neurophysicien et Alain Connes le mathématicien platonicien qui est passionnant à cet égard par exemple (matière à penser) J'ai de la peine parce que finalement, tu ne comprends même pas l'enjeu ni le problème qui est un problème majeur au 20 ème siècle et qui perdure. Y compris en informatique, pour l'intelligence artificielle, sur ce qui sépare l'homme de la machine etc etc Ah oui en effet. Tu pars même de très très très loin Mais là...est ce encore de la philosophie ?
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Depuis l’aube de la pensée occidentale qui t'intéresse le plus, les mathématiques et la philosophie entretiennent un... dialogue fondamental... Chez les Grecs anciens, ce lien était organique : pour Pythagore, le nombre était l’essence mystique du réel, et pour Platon, la géométrie ouvrait l’accès au monde immuable des Idées, faisant des mathématiques le langage et la preuve d’une réalité supérieure. Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre gravé sur son académie d'Athènes. Cette union ontologique a traversé les siècles... Avec Descartes qui t'intéresse, les mathématiques sont devenues le paradigme même de la certitude rationnelle, un modèle méthodologique pour fonder l’édifice du savoir. Avec Galilée c'est devenu le langage entre l'homme et la nature. Cette intimité n’a pas été sans tensions : l’empirisme de Hume a questionné la source de ces vérités pures. Kant, dans sa révolution copernicienne, en a fait un fondement pour cadrer ses jugements synthétiques a priori. Le XIXe siècle a vu naître une crise profonde, une crise des fondements qui a poussé la philosophie à interroger l’âme même des mathématiques. Sont-elles une branche de la logique, comme le voulaient Frege et Russell ? Un simple jeu formel de symboles selon Hilbert ? Ou une construction intuitive de l’esprit humain, comme l’affirmait Brouwer ? Les théorèmes d’incomplétude de Gödel qui sont au coeur des limites de la raison elle même ont alors jeté une lumière nouvelle, à la fois vertigineuse et tragique, en révélant les limites inhérentes à tout système formel, imposant à la philosophie une humilité nouvelle... Cette interrogation sur les fondements s’est doublée d’une interrogation sur la nature des objets mathématiques : existent-ils dans un ciel platonicien indépendant, ou ne sont-ils que des conventions utiles ? Le structuralisme moderne propose une réponse : ce qui importe, ce n’est pas l’objet en soi, mais le réseau de relations qui le définit. Au delà de ces débats ontologiques et épistémologiques, le lien se prolonge dans le mystère de « l’efficacité déraisonnable » des mathématiques dans les sciences physiques, un miracle qui pousse le philosophe à s’interroger sur l’accord entre la pensée et le cosmos. Aujourd’hui, le dialogue se perpétue face aux nouveaux défis de l’informatique et de l’intelligence artificielle, où les notions de preuve, de calcul et d’intuition sont reconfigurées. Un Alain Connes propose les topos de Grothendieck comme paradigme pour substituer à l'inconscient structuré comme un langage l'inconscient structuré comme un topos. La philosophie trouve en réalité dans les mathématiques son objet d’étude le plus rigoureux, tandis que les mathématiques trouvent dans la philosophie la conscience critique de leurs propres conditions de possibilité. Tout cela est une spirale sans fin où la quête de vérité rencontre l’interrogation sur le sens de cette quête elle-même. Bref... Le cogito que tu conceptualises très certainement Le cogito ergo sum de Descartes et dans l'édification de sa philosophie absolument pas. De mon point de vue, tu te poses des questions qui ont du sens mais c'est fait totalement en dehors de tout académisme. En l'occurrence je ne te parle pas de l'intérêt de tes réflexions Je te parle de traduire celle des philosophes Je ne sais pas. Il a révolutionné la philosophie et est un père de la modernité. Et évidemment vu des connaissances de 2026 ca peut être qualifié de naïf C'est justement l'erreur à ne pas faire. Le génie se mesure à l'époque où il amène sa modernité et non en rétroaction Ceci dit on peine à tirer les bons enseignements en 2026 de nos brillants philosophes.
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Oui Nous avons ce point d'accord concernant cette première intention de Descartes Tu sais, j'apprécie les gens qui réfléchissent... Mais ne t'est t'il jamais venu à l'esprit que ce Descartes mathématicien et homme de rigueur et de raison justement dans la tradition Socratique ou Platonicienne où seul le raisonnement rigoureux et rationnel doit nous permettre d'accoucher de connaissances n'ait provoqué chez toi ce processus subjectif et qui t'appartient en propre de pur rejet des mathématiques et de recherche d'objectivité justement issu de ton rejet de connaissances dites établies de manière formelles lors de ton enfance ? Il y a un point que j'entends dans ton exposé. C'est que Descartes définit la certitude non pas dans le monde extérieur ou dans l'autorité mais dans l'intériorité du sujet pensant. Là...il est probable qu'on soit encore d'accord...ou déjà plus. Mais ce qui est certain et c'est sans doute ici que tu le vois tordre le cou à ta volonté, c'est qu'il utilise cette première pierre, cette première certitude...je pense donc je suis...comme le fondement d'un modèle de vérité. Si tu veux...il ne dit pas que la res cogitans doit être ce règne de la subjectivité. Il dit l'inverse. Je comprends donc que ça te choque. Il dit que parce qu'on perçoit clairement et distinctement que penser, c'est être, nous avons un premier critère où nous devons tenir plus largement pour vrai ce qui se conçoit clairement et distinctement. Je ne te dis pas qu'il a raison...mais je veux t'expliquer le fond de SA pensée Je vais donc te répondre académiquement mais tu vas évidemment rejeter cet académisme puisqu'il t'a tourmenté. Descartes est considéré comme le premier philosophe moderne. Il construit un modèle comme le feront après lui Spinoza, Locke, Hume, Kant... L'antiquité...a produit Platon et Aristote comme phares des pensées de l'époque. Au moyen âge, la scolastique a tenté de concilier avec des philosophes comme Thomas d'Aquin la philosophie d'Aristote à la théologie chrétienne. La Renaissance...a été une période tumultueuse en mêlant passé et présent. Dans ce contexte...Descartes...voulait tout reprendre de zéro...se séparer des modes de pensée historique. Socrate s'était attaqué au scepticisme des sophistes ? Descartes entend rendre compte après ces épisodes des phénomènes naturels avec exactitude. La nouvelle physique...soulevait le problème de la nature de la matière. Donc les concitoyens s'interrogeaient sur le lien entre le corps et l'esprit contrairement à notre Aristote pour qui l'âme était un principe de vie inhérent au corps...l'âme végétative et l'âme sensitive.. Pour Descartes donc...dans le discours de la méthode, Descartes pose le problème de la méthode philosophique à suivre. Et il reprend tout de zéro. Le "je pensant" la res cogitans est plus réel que le monde matériel perçu par nos sens, la res extensa. Souvent...tu t'arrêtes la car ce travail qui consiste ensuite à découper et à réduire chaque problème en des composantes simples ne t'intéressait déjà plus. Ta subjectivité était touchée, tu n'es pas d'accord, Descartes t'a perdu. Mais son raisonnement...se fonde aussi sur une nette conscience d'un être parfait...Dieu. Comme "je pense donc je suis" cette idée de Dieu est intuitive, innée, dans notre nature... Comme Socrate et Platon, Descartes estime qu'il y a un lien entre la pensée et l'existence. pour lui...la réalité extérieure possède des qualités que nous pouvons reconnaître avec la raison et il s'agit en l'occurence des rapports mathématiques..Seul il n'a pas développé les coordonnées cartésienne pour rien. Alors que les qualités sensorielles sont illusoires. Pour Descartes seul l'homme a une âme et tout le reste est matériel et mécanique y compris les animaux. Je reviens au malentendu que tu as avec Descartes. Le "je" de Descartes n'est pas le moi concret avec ses passions...c'est LE sujet universel de la raison. Celui qui va découper, quantifier, mesurer, modéliser... Son objectif à lui...n'est pas du tout un appel à la subjectivité, il veut fonder l'objectivité de notre rapport au monde. Non seulement tu le contextualises avec ton histoire mais tu omets surtout de le contextualiser avec son époque. Si c'est un peu le père de la philosophie du sujet...ce n'est pas pour entrer dans chacune de nos têtes. Mais parce que ce n'est plus le monde qui fonde la connaissance que j'en ai mais cette certitude de mon existence en tant que sujet pensant rationnel qui fonde la capacité de connaître le monde. Bref...Descartes n'a rien d'un psychologue, c'est un philosophe et un mathématicien qui en donnant aux mathématiques et à la physique comme géométrie en mouvement la capacité d'être réduit et quantifié nous donne les outils cognitifs de la connaissance. Je ne dis pas que tu as tort en disant que Descartes est incomplet. Je pense que tu as tort de ne pas le contextualiser dans ses apports de l'époque. Moi même je suis en désaccord avec Descartes mais j'ai cette chance d'être en 2025 et je sais ce qu'il a apporté à l'occident justement. Oui c'est incomplet mais je ne vois pas en Descartes un renard qui veut nous duper comme ses malins génies. Après, suffit de regarder les yeux d'un animal pour se dire que l'animal machine avait déjà du plomb dans l'aile Et sur ce coup, c'est bien ma perception du réel qui vient contredire notre génie et la pensée d'une certaine époque.
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Je pense les français de 2026 d'une naïveté sans fond en pensant que la décision d'une opération sur un territoire extérieur de quelque nature qu'elle soit du reste nécessite un vote. Ça...ça dépend surtout de l'idée de la France de la part des dirigeants... On l'a vu avec la construction européenne du reste Tu te souviens le non à l'Europe de 2005 ? En 2009 le texte fut ratifié par les parlements réunis en congrès. Tu te souviens des vœux du président de 2025 et sa promesse de référendum sur la couleur des murs pour vous faire plaisir ? Il est ou le vote ? No...comment... Toujours est il concernant l'Algérie que notre brillant général de Gaulle a mis fin à 130 ans d'accord tacite des français avec leurs représentants aux parlements de la République sous la 3eme et 4eme République en soumettant les accords d'Evian au peuple de France et avec un vote d'autodétermination en Algérie N'est pas De Gaulle qui veut.
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De ce point de vue, il y a tout de même une grande illusion en France qui est de raccorder la sagesse à l'expression du vote populaire. Tu n'es pas seul je vois ça partout. Un peu comme si la sagesse était forcément l'émanation directe des urnes et que 50% des votes + 1 était le juge de paix du sage. Avec derrière ce sentiment que plus que jamais nous serions en 2026 éclairés et philosophes. Concernant l'Algérie, ce même Charles X a voulu une opération militaire officiellement pour payer une dette de l'Algérie et mettre fin à la piraterie. Et le projet colonial s'est ancré beaucoup plus largement qu'avec sa première décision et celle de Jules de Polignac et la prise d'Alger La 3eme République qui a suivi...ce sont les élus du peuple du régime parlementaire qui ont un consensus des politiques, des intellectuels et de la presse et qui votent au nom du peuple les différentes actions et financements du colonialisme Sous la 4eme puis la 5eme République, la guerre d'Algérie a profondément divisée l'opinion avec une crise et une fracture dans notre société. En fait...les principes des droits humains qu'on définit comme universels par les droits de l'homme par exemple...n'étaient pas du tout dans les faits acceptés ni imposés comme un cadre absolu dans un contexte où les empires et même les hiérarchies raciales étaient dans les mœurs... Du reste... Le comprendre permettrait peut être de mieux comprendre comment le droit international comme idéal a totalement explosé en face de nos naïvetés. Regarde ce candidat à la présidentielle en 2017 tout propre en costume et blanc comme neige déclarer une chose, son contraire dans sa formidable gestion du ni oui ni non bien au contraire Le célèbre théoricien de l'ambiguïté Si un jour...un gars un peu moins gloglo que lui avait pu lui expliquer que la notion de crime contre l'humanité a été introduit dans le droit français en 1964 avec la notion d'imprescriptibilité ... ça aurait peut être évité à gloglo 1er candidat de donner toutes les bases pour demander réparations... Dans le même temps...notre loi française va devoir demander à Rome réparations pour avoir renvoyé Astérix comme le dernier des mohicans On est cerné par les ahuris dont voici la déclaration du chef alors candidat « C'est un crime. C'est un crime contre l'humanité. C'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. » Avant d'enchaîner : « En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu'il y a une jolie formule qui vaut pour l'Algérie : La France a installé les droits de l'homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. »
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Elle ne l'est "en réalité" pour personne. Mais il y a un intérêt à la culture pour la richesse des relations que chaque concept va créer dans l'entendement Tu as peut-être rencontré dans ton périple scientifique un autre grand scientifique qui s'appelle Bernard D'Espagnat. Bernard d’Espagnat utilise lui aussi l’image de l’arc en ciel pour illustrer sa conception du "réel voilé" pour reprendre ton expression. Une réalité qui existe indépendamment de nous, mais dont nous ne percevons que des aspects partiels et partiellement dépendants de l’observateur. L'arc‑en‑ciel existe vraiment, puisqu’il s’agit d’une difraction de la lumière sur les gouttes d’eau, mais certaines de ses propriétés dépendent du fait qu’on le regarde. C’est le cas de son inclinaison ou de sa position dans le ciel, qui suivent les déplacements de l’observateur. L’arc‑en‑ciel décidément inspirant sert d’analogie pour plusieurs idées clés : 1- Une existence d’une réalité indépendante : l’arc‑en‑ciel est un phénomène physique objectif (réfraction de la lumière). 2- Une dépendance partielle à l’observateur : ses propriétés apparentes (position, inclinaison) varient avec le point de vue de l’observateur. 3- Un accès indirect au réel : nous n’avons accès qu’aux phénomènes (les apparences de l’arc‑en‑ciel), pas à la réalité sous‑jacente dans sa totalité. 4- Une objectivité faible : notre connaissance du monde est une "objectivité faible" car elle mêle des éléments objectifs et des éléments relatifs à l’observateur. La physique quantique nous révèle une réalité qui est voilée. Elle est réelle, mais nous ne pouvons la saisir directement : nous n’en percevons que des manifestations phénoménales, partiellement conditionnées par notre propre regard. Alors je vais essayer de te résumer le point essentiel pour moi. Toutes les tentatives de cadrer la réalité à partir d'une objectivité réaliste stable sont vouées ... à l'échec. Il n'existe aucun absolu, ni le temps, ni l'espace...remercions Einstein....ni une masse intrinsèque aux particules...remercions Brout Engler et Higgs...ni une position et une vitesse déterminée pour une particule...remercions la mécanique quantique....ni même une conscience fixe et absolue d'un observateur rigide qui serait comme hors système suspendu entre la nature et Dieu.... D'ailleurs regarde Descartes, j'invite @Neopilina car je connais et respecte son intérêt même si notre interprétation de Descartes est radicalement différente... En fait Descartes a recherché une absolue certitude qu'on peut comme ça élever du reste de la mêlée des phénomènes à analyser, une absolue certitude. Et cela a conduit à un univers mécanique, des animaux machines, une horlogerie bien huilée. Si tu analyses son "je pense donc je suis", aucun de ces mots pris individuellement ne sont définis par Descartes et aucun de ces mots aujourd'hui encore ne saurait l'être de manière à la fois satisfaisante et complète "Je"...."penser"..."la causalité systématique"..."être"... Tu as des philosophies disparates entières sur chaque terme... Pourtant ce qui reste ... pour Descartes....c'est une conviction sur....LA RELATION Sa certitude n'est sur aucun de ces mots mais sur leur relation... Une équation physique...n'est qu'affaire...de mise en relation. Ce sont ces relations qui sont absolues. Chaque entité peut être l'objet d'une mise en abysse supérieure car rien n'est absolu Toutes les équations différentielles de la physique basées sur le temps sont exactes, sont mesurées, sont vérifiées...mais personne ne SAIT définir précisément le temps. Nous parlons de mesures des durées. Ce n'est pas le temps lui même qui disparaît déjà dans l'espace temps relativiste. Mon message.... Tu as plusieurs attitudes 1- Le déni : beaucoup considèrent que leurs perceptions et la réalité naïve est complète et satisfaisante. Elle couvre en effet notre quotidien et n'est pas incompatible à une parfaite adaptation de nos images mentales au quotidien Ce sont les personnes qui ne reconnaissent que les ombres de la caverne. 2- Le complot : A ce niveau...beaucoup considérent que seul ce qui est a la mesure de leur entendement est la réalité et puisqu'une complexité leur échappe, c'est non pas par manque de travail et d'intérêt personnel mais parce qu'on leur ment. La Terre est plate... Je prétends que le front de mes contemporains est de plus en plus plat comme une feuille vierge de papier vue sur la tranche 3- La curiosité : A ce niveau il y a un énorme travail personnel à fournir sur la nature de ce que nous connaissons et dans le même temps sur les limites des connaissances 4- Le deuil d'une forme d'absolutisme : j'ai commencé par cela...rien n'a une existence propre en soi par soi sans un tissu relationnel et un cadre contraint qui lui permet d'évoluer donc d'exister, d'avoir une forme de permanence et d'invariance 5- L'engagement : A ce niveau seulement et après avoir vu beaucoup d'illusions et de désillusions rationnellement s'évaporer, une forme de foi dans une certaine conception du réel Einstein s'est battu pour sa propre conception déterministe du réel Hawking s'est battu après différents modèles pour une forme d'univers darwinien compatible aux observations Connes se bat pour une certaine conception de la structure fine de l'espace temps et de l'émergence de la dynamique au travers d'un groupe modulaire mathématiques comme condition d'équilibre qu'il appelle le temps Mais aucun ne remet en cause...la méthode pour trancher Tous cherchent à corroborer leurs théories aux expériences et même â les challenger et â les vérifier aux limites C'est donc un choix personnel Est ce que je m'illusionne avec mon propre entendement déifié ? Ou est ce que, manquant de méthode et de moyens de vérifier mes croyances, je m'inspire de ce qui fonctionne et de la logique C'est une quête mystique en somme. Certains répondent Dieu mais biffent les réserves et les doutes rationnels L'engagement Moi...voilà...j'ai ma conception de l'espace temps et de la structure de notre relation à l'univers...lol Il m'a fallu une vie et... presque par définition...je la souhaite non absolue et dynamique
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Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Nos préjugés sur comment est faite la réalité sont le résultat de notre expérience. Et notre expérience est limitée. Nous ne pouvons pas considérer comme gravées dans le marbre les généralisations que nous avons opérées dans le passé... Personne ne le dit mieux que Douglas Adams avec son ironie habituelle : "Le fait que nous vivions au fond d’un profond puits de potentiel gravitationnel, sur la surface d’une planète couverte de gaz qui gravite autour d’une boule de feu nucléaire à 150 millions de kilomètres de nous, et que nous trouvions tout cela “normal” prouve à quel point nos perspectives peuvent être distordues" Et donc le sens la dedans ? Déjà l'utilisation de ton smartphone sur lequel tu faisais référence par exemple Pour Bacon, la science n'est pas la question du sens mais celle de l'efficacité. Les théories scientifiques sont si efficaces qu'aucun utilisateur de smartphone n'en comprend le moindre des principes ce paradoxe est empli de sens Je pense que le sens ne peut qu'émerger d'une très longue maturation... Il y a une phase où chacun croit tout savoir, c'est la pure ignorance qui s'exprime. Une phase où on croit ne plus rien savoir, c'est la porte du travail qui se présente et c'est un réel cadeau de la vie Puis enfin une phase où tout prend sens, ses connaissances comme ses ignorances mais là ça me semble demander une vie et ca n'est jamais totalement fini... Je peux toujours et encore me tromper, c'est même le mode normal de l'apprentissage. -
Hello Ashaku Tu me parles de ton sentiment d’immaturité et de fainéantise, comme si ta propre réflexion, cette trionique que tu élabores, pouvait ne pas s’alimenter à la grande conversation humaine. Je veux te répondre par un témoignage : celui d’un compagnon de route qui a découvert, à travers d’autres voix, à quel point la lecture et la culture ne sont pas un patrimoine préhistorique mais un accélérateur de conscience. Et pour cela, je m’appuierai sur trois sources qui, je crois, pourraient résonner en toi. Tu ne connais peut‑être pas ces vers célèbres de John Keats écrits en 1819 dans Lamia : "Do not all charms fly at the mere touch of cold philosophy ? There was an awful rainbow once in heaven : We know her woof, her texture; she is given. In the dull catalogue of common things. Philosophy will clip an Angel’s wings, Conquer all mysteries by rule and line, Empty the haunted air, and gnomed mine unweave a rainbow…" (Tous les enchantements ne s’envolent‑ils pas / Au simple contact de la froide philosophie ? … La philosophie détissera un arc‑en‑ciel…). Keats exprime la crainte que l’explication scientifique, la "philosophie naturelle" de son époque... ne dissipe la magie du monde. En comprenant la diffraction de la lumière, on risquerait de perdre le sentiment du sublime devant l’arc‑en‑ciel. C’est le réflexe du poète romantique qui défend le mystère contre la raison desséchante. Cette crainte pourrait elle être la tienne ? Ne crains‑tu pas qu’en te plongeant dans les auteurs, les systèmes, les théories, tu ne perdes la fraîcheur de ton propre regard ou la singularité de ta trionique ? Trinh Xuan Thuan...dans Le Cosmos et le lotus, cite justement John Keats (ainsi que Walt Whitman) pour interroger la relation entre science et spiritualité. Mais loin de partager le pessimisme de Keats, Thuan montre que la connaissance scientifique ne détruit pas l’émerveillement... Elle le transfigure. Comprendre que l’arc en ciel naît de la diffraction de la lumière dans les gouttes d’eau, c’est découvrir que cette lumière a voyagé depuis des étoiles lointaines, que les atomes qui la composent ont été forgés dans des supernovae. La science n’enlève pas le mystère... elle le déplace vers des profondeurs plus vertigineuses encore : l’infiniment grand, l’infiniment petit, l’histoire cosmique dont nous sommes issus. Thuan, à la croisée de l’astrophysique, du bouddhisme et de la poésie, incarne cette complémentarité des approches qu’il juge non seulement possible, mais nécessaire. Sa propre écriture est une preuve vivante que la culture scientifique et la culture littéraire ne s’opposent pas...elles s’enrichissent mutuellement. Ta trionique pourrait elle, elle aussi, se nourrir de ce dialogue ? Passons maintenant à un autre territoire que j'apprécies : la science‑fiction. Dans Hypérion, Dan Simmons construit tout un univers autour de la figure de John Keats. Le roman emprunte son titre au poème épique inachevé de Keats. Mais surtout, il intègre la poésie de Keats au cœur de l’intrigue. Le personnage de Martin Silenus, un poète millénaire, récite des vers de The Fall of Hyperion lors du pèlerinage. Un autre personnage, Brawne Lamia, doit son nom à la fois à Fanny Brawne (la muse de Keats) et au poème Lamia. Enfin, un cybride (une intelligence artificielle) est modelé sur la personnalité de John Keats lui même. Que nous dit Simmons ? Que la poésie n’est pas un ornement, mais une clé existentielle. Dans un récit space opera peuplé d'IA, de voyages temporels et de civilisations extraterrestres, la voix d’un poète romantique du XIXe siècle continue de questionner le sens de la beauté, de la mort, de la transcendance. La science fiction ne fuit pas la philosophie : elle lui donne une chair narrative. Elle montre que les grandes questions poétiques, celles que tu explores sans doute dans ta "trionique" résonnent encore dans les futurs les plus lointains. Pourquoi lire, alors ? Tu as ce potentiel pour la poésie, pour la lecture, pour la philosophie et pour les sciences. Mais ce potentiel ne peut s’épanouir en vase clos : Keats, Trinh XuanThuan, Simmons... trois voix qui ne sont que des exemples parmi des milliers de célébrations de vie. En les lisant, tu ne consommes pas un savoir mort...tu entres en dialogue avec des intelligences qui ont affronté les mêmes doutes, les mêmes émerveillements que toi. La lecture n’est pas une accumulation érudite... C’est une invitation à penser avec les autres. Quand tu lis Keats, tu hérites de sa lutte contre le désenchantement...quand tu lis Trinh Xuan Thuan tu vois comment la science peut répondre à cette lutte...quand tu lis Simmons, tu découvres comment la fiction peut incarner cette tension... La culture n’est pas un musée, c’est un chantier toujours ouvert. Ta trionique tu le vois par l'échange ne sera pas affaiblie par la rencontre avec les auteurs. Elle sera enrichie, complexifiée, nourrie. Elle deviendra plus robuste, plus subtile, plus capable de rendre compte de la complexité du monde. Et surtout toi. L’ouverture aux spiritualités (comme le bouddhisme qui inspire Trinh Xuan Thuan), aux sciences, à la poésie, à la philosophie, aux mathématiques...n’est pas un éparpillement. C’est une démarche d’unification. C’est reconnaître que le réel est multidimensionnel, et qu’aucun langage seul ne peut en épuiser le mystère. Un plaidoyer pour l’audace Tu n’es pas "fainéant". Tu es au bord du plongeon, hésitant à sauter dans l’océan des idées. Saute. Laisse‑toi porter par les vagues de Keats, de Trinh Xuan Thuan, de Simmons.. mais aussi de Platon, de Dostoïevski, de Wittgenstein, de Lao Tseu, d’Asimov mon petit chouchou et de bien d’autres.... Chaque livre est un compagnon de route qui t’aidera à préciser ta propre pensée. La froide philosophie ne détissera pas ton arc en ciel, elle en révélera les couleurs cachées que personne ne voit. La science n’anéantira pas la poésie Elle lui donnera de nouveaux sujets d’émerveillement que personne ne ressent. La fiction ne fuiera pas le réel, elle l’explorera par des chemins détournés que personne n'emprunte. Richard Feynman est sans doute le plus grand opposant des philosophes car...il est un grand philosophe ! Ne te laisse pas étioler ta curiosité dans l’isolement. Ouvre ces livres, laisse toi surprendre, émouvoir, choquer, interloquer... Et écris, à ton tour, le chapitre de ta trionique qui manque à la grande bibliothèque humaine et par dessus tout à nous même qui écrivons. Prenons le monde d'un autre point de vue... Et le meilleur la dedans était sans doute ce monsieur qui a revisité tant de formalismes à sa sauce et pour le bienfait de tous. Occupons nous déjà de nous.
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Trump annonce la capture de Nicolás Maduro et sa femme, Caracas demande des «preuves de vie»
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Phylou dans International
Quand on me demande qui pour remplacer le pire président de l'histoire de France, je ne vois personne. Une chaise vide serait plus performante. Ce qui est certain, c'est que la fonction, elle aussi, est morte. Je voterai Coluche. -
Dans tous les cas, tu es un excellent interlocuteur. Ton texte réalise un renversement dialectique pertinent en définissant la Philosophie (P) comme Information (objet mort) et la philosophie (p) comme Interprétation (et processus vivant). J'ai trouvé bien menés tes points 1, 2, 3,4 comme critiques légitimes d'un savoir purement livresque et non intégré. Il valorise l'expérience et la sagesse sur le savoir brut. Ton argument 5 du décalage temporel est plus fragile selon moi. Il sous-estime la capacité des grands principes philosophiques (sur la liberté, la justice, la nature du pouvoir...) à éclairer des problèmes contemporains à travers une interprétation moderne. L'objection du "smartphone" manque de pertinence philosophique selon moi face aux enjeux du siècle. Du reste ma thèse est plutôt une chute de la philosophie et ça ne te concerne pas. Ta structure rhétorique esr aussi efficace que loyale. Tu préviens de ton intention contradictoire, énuméres tes arguments de manière claire, et conclus en reconnaissant la supériorité de la synthèse. La critique des "récitateurs de bouquins" est mordante et frappe juste. Tu ne te contentes pas de critiquer l'information morte mais tu incarnes un processus d'interprétation actif en reprenant, triant et en critiquant les idées de mon premier texte. Sa valeur est donc performative. J'y vois une limite : en choisissant un "camp" pour mieux débattre, tu prends le risque de paraître unilatéral. La question finale ("quelle voie suivre si on ne peut développer les deux simultanément ?") révèle que ta position n'est pas dogmatique mais dialectique. Ma réponse à cette question serait plutôt dans mes engagements sociaux et dans une spiritualité personnelle. Mon premier texte (ma thèse) pose le cadre et la distinction fondamentale entre philosophie-sagesse et Philosophie-savoir. J'y défends la nécessité des deux et son échec serait le dogmatisme. Ton second texte (l'antithèse) pointe le danger principal d'un déséquilibre : la Philosophie-savoir peut étouffer la philosophie-sagesse si elle n'est qu'accumulation stérile. Son échec serait le mépris de la tradition et de la rigueur. La synthèse implicite serait que la pensée authentique naît de la tension permanente entre l'étude rigoureuse des grands textes (l'Information) et l'effort personnel d'appropriation et de mise à l'épreuve dans l'expérience (l'Interprétation). Je prends ton avertissement comme salutaire : Il rappelle avec force que la connaissance philosophique ne vaut que si elle est animée, travaillée, "incorporée". Sans le processus vivant de l'interprétation, elle devient un objet de parade intellectuelle. J'y préfère du reste le travail à la parade mais je comprends qu'il soit pris comme tel. Tu y défends aprement l'expérience et réhabilite le savoir non littéraire, celui qui vient de la vie, des échecs et des succès intégrés comme une "sagesse pratique". Je plussoie. Dans une éthique du dialogue tu restes : Par ta forme (annonce de la contradiction, argumentation structurée, reconnaissance finale de la synthèse), il montre l'exemple d'un débat philosophique constructif. Ton argument 5 est à mon niveau une forme de provocation qui fait partie de ta stratégie rhétorique pour stimuler le débat. Mon premier texte est la carte claire du territoire philosophique... Ton second texte est un guide d'alpinisme qui prévient : "Cette carte n'est pas le territoire ; si vous vous contentez de la lire sans marcher, vous n'irez nulle part, et pire, vous pourriez vous croire déjà arrivé." Tu sais ce qui intéresse le zen en réalité ? C'est d'arpenter le chemin. On peut le faire en fourmi, en gazelle, en lion ou en aigle. Au final, nous serons un juste milieu entre ce que nous avons reçu et ce que nous voulions devenir. Déjà petit j'aimais les cartes.
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Je vais demander des royalties à l'auteur mais je pense que tu pourrais apprécier "le monde de Sophie" de Jostein Gaarder. Un livre qui m'avait choqué à l'époque et que je ne recommande pas pour autant parce que beaucoup trop spécialisé est Gödel Escher Bach, les brins d'une guirlande éternelle. Tu as trois sortes de livres Ceux qui émeuvent Ceux qui nous évadent Ceux qui nous font réfléchir A chacun ses plaisirs en conséquence
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Ce que je pense, c'est qu'il y a deux aspects qui sont parfois étanches d'un côté comme de l'autre du reste. La philosophie comme l'art de penser par soi-même, celle qui construit sa propre philosophie dans un dialogue continu avec soi, qui conduit et qui guide sa vie, qui inspire sa relation aux autres... Et j'ai toujours considéré mon père par exemple, qui ne parlait pas le français dans sa jeunesse mais un dialecte des abruzes comme le philosophe référent et un guide inspirant Cette philosophie là est le but de l'existence si tenté qu'exister nécessite un but, les valeurs morales, la cohérence, le sens des relations, la quête du juste, l'ouverture à l'autre,... Je pense que le seul mode d'apprentissage de la vie est la contrainte, la douleur et l'erreur. Et la Philosophie avec un P majuscule en tant que discipline universelle qui est l'art de penser au travers ceux qui ont beaucoup plus et beaucoup mieux pensé que nous. Lire, écouter, partager décentre. Le seul mode d'apprentissage y est l'exercice et le travail Et une première difficulté de la Philosophie aujourd'hui dans la population française en particulier et européenne du reste est d'avoir oublié cette vertu du travail qui consiste à savoir si on s'est approprié une technique, une pensée, une histoire qui est le fait d'un corpus de connaissance extérieur et normé. On confond l'opinion et la pensée. Penser ce que dit Descartes, Kant, Heidegger ou n'importe quel philosophe...ne consiste pas à le gloubi boulgatiser par exemple Mais à comprendre la structure de leur raisonnement quitte à y trouver des failles où â vouloir, dabs un second temps, les compléter. Et ma foi on peut être un très grand philosophe avec ce petit p qui marque la profondeur de ses principes de vie sans rien connaître de la Philosophie avec un P majuscule Sans lire ni écrire. Et on peut être un grand penseur et brillant intellectuellement en ayant des minables principes de vie sacrifiés à la grandeur de son oeuvre. Ces 2 compartiments peuvent être étanches Ce que je prétends, c'est qu'il y a un fil rouge à cette histoire Se définir et forger ses propres valeurs est une singularité qui nous définit en tant qu'être humain Et cerner nos propres limites est essentiel et même le pré-requis pour tenter de cerner la pensée des autres. Je prétends qu'on ne peut pas comprendre notre communauté, l'histoire de la pensée, les fondements de notre citoyenneté, les principes de notre République, le sens du devoir....sans s'être grandement interrogé, sans avoir mille fois changé sa manière de penser, sans avoir intégré les grands principes philosophiques référents On peut vivre sans et même très bien vivre Mais si on ne comprend pas l'histoire, l'histoire de la philosophie, les évolutions épistémologique, les grands courants de pensées...on ne peut avoir aucune profondeur En synthèse....la Pphilosophie avec un P majuscule et un p minuscule, c'est savoir se construire, fonder sa pensée et agir dans ce monde au travers de ses expériences personnelles et en sortant par le haut de ses échecs tout en prêtant une oreille extrêmement attentive aux fondements de notre connaissance et à l'histoire des idées Dans la France de 2026, la philosophie est confondue avec l'opinion, le travail est remolacé par la consommation, la quête de savoir remplacée par le ciblage des algorithmes qui nous divinisent pour nous transformer en produit. Et jamais je pense et en particulier face à l'intelligence artificielle nous n'avons été aussi prêts de perdre une certaine humanité Sur la Philosophie avec un P majuscule, même si c'est un piètre indicateur, se demander Combien ai-je lu ? Combien de fois me suis je employé activement à comprendre un concept complexe qui m'était étranger en travaillant ? Et je pense que son ouverture découle en partie et en partie seulement de ces 2 questions
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C'est certain qu'on a démontré être des parfaits clowns contre la Russie et que dans l'histoire, la France a fait carpette militairement deux fois lors des deux dernières guerres dont l'Europe fût elle même le déclencheur. Se penser puissants en 2026 face à l'armée américaine est un ridicule qui ne tue plus personne en revanche... Avec notre mentalité d'Ephad géant et de consommateurs obèses américanisés, ça sera rigolo. Non, je pense que si les USA envahissent le Groenland, ce sera la marque de ce qui est. Notre servilité
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Trump annonce la capture de Nicolás Maduro et sa femme, Caracas demande des «preuves de vie»
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Phylou dans International
Le droit international est mort. Il est normalement lié par la volonté du monde de souscrire à des principes universels du droit. Or la mondialisation, le libre échange et la volonté d'une paix mondiale est terminée. Ce que dit Trump, c'est que certaines nations stratégiques pour les USA sont chasse gardée et qu'il ne fera rien d'humanitaire ni rien qui partent des principes du droit. Il faut être le larbin Macron pour féliciter des ingérences unilatérales. Ce qu'il ne comprend pas notre petit président, c'est que Trump appelle à une fragmentation des puissances mondiales pour établir leurs baronnies Et que Trump n'a strictement aucun respect pour lui, aucun. Notre petit président ferait mieux de quitter son poste. Au lieu d'être le premier président d'une nouvelle impulsion, il a été le catalyseur de la décadence française et européenne. Notre radeau de la méduse est en pleine débandade. -
Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
Oui Tout est dans le périmètre des mots et dans le contexte de leur utilisation. Par exemple, les phénomènes quantique restent contraints par les lois de la mécanique quantique, ce n'est pas une liberté absolue. Au niveau macroscopique, certaines propriétés quantiques peuvent être négligeables et négligées. Ce terme liberté peut donc être remplacé selon les circonstances par superpositions d'états, par probabilités, par aléa ou encore par degrés de liberté. L'existence aussi mériterait d'être débattue. "Ex sistere" suppose des attributs stables dans le temps et dans l'espace. Une fonction d'onde d'une particule en superposition d'état existe t'elle dans cette définition ? Mais oui, les effondrements de cette fonction d'onde où les interactions entre système classique décohéré et système quantique se retrouvent dans ta phrase. Et les champs quantique à l'origine de nos théories référentes possèdent bien un nombre infini de degrés de liberté et même une seule particule "isolée" comme quantum du champ du reste. Il y a un point que j'aurai intégré, c'est le fait que la mesure n'est plus une sténographie qui enregistre un état prédéfini mais est un élément du système qui change et fixe l'état après son action de mesure. Ce changement de perspective est fondamental Ça c'est plus complexe Comme je l'indiquais, la plupart des physiciens et des mathématiciens écartent l'idée que ce soit notre conscience qui influe en 2026. La décohérence formalise les conditions dans lesquelles le système quantique va décohérer sans faire appel à la conscience Et certains donnent une explication qui est fondée sur le pur aléa pour déterminer l'état final de l'effondrement d'une fonction d'onde. Je pense qu'il serait utile aussi de distinguer ce que nous mesurons de ce que nous percevons. La preuve du boson de Higgs a nécessité des milliards de mesures qui sortent totalement de notre perception par exemple. Si tu prends le mot perception, il faut considérer non seulement nos limitations mais aussi nos biais Notre vue est lui même un modèle qui ne capte qu'une partie négligeable du spectre électromagnétique pour produire des notions telles que la couleur qui n'existe pas intrinsèquement. Le fuschia par exemple est une totale reconstruction Le terme perception en physique est présent et d'autres biais notamment cognitifs mais c'est un terme mineur par rapport à l'expérience, aux mesures, aux données, aux modèles théoriques. L'image mentale que tu te formes toi comme moi est dans tous les cas une reconstruction mentale L'idée est juste de rester le plus fidèle possible aux faits mais c'est différent de la mécanique quantique stricto sensu Ça je ne peux que m'en réjouir. Si une de mes passions est la gravitation quantique et que je ne parle essentiellement que de lui, c'est par parti pris personnel. D'autres pistes de recherche existent. Et à mon sens toutes les étudier de près reconfigurent à chaque fois nos liens et images mentales Disons que dans mon cas, la relativité générale m'a permis de comprendre qu'aucun référentiel n'est un absolu fondamentalement...et non pour une heure et un endroit de rendez vous à notre échelle La mécanique quantique est extrêmement objective par son formalisme et par le résultat de ses expériences En revanche elle enfonce encore davantage l'idée d'une réalité naïve faites de petits objets fixes se déplaçant dans l'espace Malheureusement mes contemporains ne sont même pas à jour du 19eme siècle et je trouve cela bien dommage Je trouve que tenter de comprendre c'est faire honneur à la vie. En tout cas ça m'a énormément assagi Oui et de ce point de vue tu sors totalement de l'idée d'être le plus objectif possible par le langage mathématiques notamment et par la précision des instruments de mesure.. Pour aborder l'expérience existentielle elle même dont nos sens et notre entendement dépendent de notre nature humaine et de nos expériences Il y a toujours des liens, toujours des différences et toujours un parti pris quand on aborde un concept et a fortiori quand on en rapproche deux ou plusieurs Ça la mécanique quantique est parfaite pour nous en rendre compte Ce qui fonde ta pensée et dans la mesure où nous continuerons de la challenger est un cadeau J'ai mes représentations également, mes parti pris, mes convictions... Je trouve ça très sain d'autant plus si elles nous rendent humbles et presque remerciant de pouvoir nous permettre de réfléchir et d'évoluer Je suis pour le coup un observateur J'ai appris que comprendre la pensée des autres me bonifiait Et dans le même temps je ne connais que le résultat La philosophie pour le sens la physique pour l'efficacité et pour l'évasion. Oui ton modèle multi varié te fera forcément penser les choses selon différentes perspectives mais selon des règles strictes. -
Pour nous convaincre que tu es grand spécialiste et grand professionnel, c'était à peu près le dernier moyen. Bien joué. La célèbre argumentation philosophique du nananère. A coupler avec le célèbre c'est pas moi c'est lui. J'ai grandi la dessus moi aussi.
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Ethique : le problème de la non identité
zenalpha a répondu à un(e) sujet de ashaku dans Philosophie
La recherche de ce mécanisme est le domaine de l'interprétation de la mécanique quantique. L'école de Copenhague n'en a cure, le "shut up and calculate", mais c'est une idée opérationnelle de la science qui se limite aux observables et concernant laquelle beaucoup de physiciens veulent aller plus loin... Ces dernières années, la capacité d'Alain Connes à étendre le modèle standard de la physique classique en intégrant dans son modèle non commutatif des informations qui devaient être introduites à la main comme le champ de Higgs m'a interpellé. Et même indépendamment de lui, qui va plus loin, certaines choses sont bien connues. La partialité de la mesure par exemple est bien comprise. Tu as une description complète de l'univers et de l'appareillage macroscopique de mesure qui est ce qu'on appelle un état quantique pur. Mathématiquement, c'est un vecteur d'état dans l'espace de Hilbert et la description de tous les possibles est à la fois complète et intemporelle Mais nous...système macroscopique, n'avons accès qu'à une partie de ce système, une simple perspective, nous n'avons accès qu'aux observables. Concrètement.. une observable est une de ces valeurs finalement mesurées et fixées (car intriquée au système macroscopique) après la mesure de l'état de la particule, états qui resteraient superposés et apparaîtraient toujours sous une forme indéterminée s'il y avait un autre observateur indépendant s'intéressant au système et non intriqué à lui. On parle ici d'état réduit, d'état mixte ou statistique et donc nous figeons par notre perspective classique un état qui peut être mathématiquement représenté par une matrice densité comme dans le formalisme de Heisenberg, c'est l'état des observables. L'état pur global représente l'univers entier et le système et l'état mixte dépendant de notre perspective s'obtient dans le formalisme cadre de la mécanique quantique en prenant la trace partielle sur les degrés E de l'environnement de la matrice densité globale. Imagine un nuage par exemple, l'état pur revient à connaître le détail fin de chaque particule de manière détaillée et superposée alors que notre appareil photo macroscopique qui fait partie de ce système et n'en est qu'une représentation classique ne peut prendre qu'une perspective fixe qui relie les états compatibles à notre perspective appelés observables dont la mesure va venir fixer une des potentialités de manière intriquée à lui. Mathématiquement tout cela fonctionne parfaitement Aux états purs une Algèbre totale A Aux états mixtes une sous algèbre correspondant aux observables qui peut être représentée par la matrice densité de Heisenberg et captée dans les algèbres de Van Neumann par une trace partielle. La paire appareil de Mesure / Environnement est une sous algèbre M(A) qui correspond à notre fenêtre d'observation ou notre perspective classique Déjà si on comprend que nous ne faisons partie que d'une totalité quantique sur laquelle notre perspective est limitée, c'est déjà une représentation mentale plus fine. Mais le point essentiel, c'est de comprendre que le "collapse" ou l'effondrement de la fonction d'ondes et cette fois, pour Alain Connes, n'est pas du tout mystérieux...mais que la simple conséquence de ne pouvoir considérer qu'une partie des degrés de liberté par l'intrication de notre système macroscopique. Presque plus de mystère si on comprend ça comme une possibilité sérieuse. C'est d'autant plus sérieux, indépendamment des avancées majeures de Connes sur le modèle standard non commutatif au niveau semi classique que...et je vais te demander de t'accrocher un peu... Un état KMS est un état qui est une condition d'équilibre thermique pour les systèmes quantique en présence d'un nombre infini de degrés de liberté (comme le bain thermique de l'univers au dessus du zéro absolu) Tu as une relation par prolongement analytique qui existe entre fluctuations quantique, évolution temporelle et température qui relie une algèbre d'observables avec un état satisfaisant la condition KMS et l'inverse de la température Connes n'intervient pas a ce niveau Mais Tomita et Tomesaki ont construit à partir de cette condition d'équilibre KMS un état sur une algèbre de Von Neumann qui génère ce qu'on appelle un groupe modulaire avec sa propre dynamique Ce qu'a fait Alain Connes... C'est de sortir de la perspective habituelle où on construit un temps extérieur et un hamiltonien pour construire l'évolution du système qui est nécessaire pour cet état KMS Pour postuler que ce groupe dynamique modulaire est en réalité le temps physique lui-même Je te passe d'autres détails rébarbatifs mais non seulement cette trace partielle permet de comprendre que c'est notre perspective classique limitée qui fige une valeur intriquée et partielle lors de la mesure Mais elle émet l'hypothèse que c''est cette variabilité intrinsèque par notre méconnaissance de tous les degrés de liberté des details fins de l'ensemble de l'univers qui génère ce groupe modulaire à l'équilibre KMS donc qui crèe le temps physique Le temps émergerait de la différence entre l'information totale et l'information partielle qui nous est accessible et l'aléa du quantique est donc fondamental, pas de mécanique...et à l'inverse nécessaire pour faire émerger le temps par thermodynamique "L'alea quantique est le tic tac de l'horloge divine" écrit il de manière plus littéraire Pour Connes on passe de cette dynamique mathématiques (le groupe modulaire du formalisme) au temps physique du fait de la variabilité intrinsèque du quantique liée à notre perspective partielle et à la présence du bain thermique dans lequel l'univers baigne L'état à l'équilibre KMS possède ainsi une période dans la direction imaginaire du temps complexe, période qui est l'inverse de la température et qui donne l'échelle du temps physique C'est la signature géométrique de l'équilibre thermique Bref...si jamais il a raison, philosophiquement, beaucoup de choses s'expliquent Si on y travaille évidemment parce que derrière tout cela le modèle standard non commutatif fonctionne Il y a d'autres pistes mais moins fécondes -
Mon conseil est de lui dire à l'occasion d'un moment détendu que cela te frustre et t'inquiète énormément pour votre relation. Et de te donner des échéances.
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L'amour, la sexualité et la morale
zenalpha a répondu à un(e) sujet de L'illuminée dans Amour et Séduction
Cette tension entre liberté individuelle et devoir collectif est morale. Nos partis n'ont plus le sens de la responsabilité collective par exemple. Il y a fragmentation et partisans militants. Et cette tension est également philosophique. La liberté s'oppose traditionnellement à l'égalité pour qu'une synthèse nationale s'inscrive dans la fraternité C'est le projet normal de trouver le point d'équilibre entre la liberté individuelle et l'égalité du plus grand nombre. Nous ne savons plus ce que ce projet signifie il est mort. Une certaine idée de la France issue de cette dialectique thèse antithèse synthèse est morte. Du côté du collectif, c'est l'attente de l'Etat Providence et on atteint des sommets puisque gauche, centre et droite ont tous tirés un surendettement qui aliène une souveraineté pour la dépendance Notre illusion de liberté au prix de notre aliénation aux marchés financiers par le coût de la dette, a la bureaucratie technocrate de moralistes et de régulateurs et à notre consommation comme opium partagé. Du côté individuel, le nombrilisme individualiste du consommateur roi nous inonde et nous formate en plaçant chaque individu comme le centre de son monde. Les algorithmes traquent ce que nous voulons entendre et nous en inonde pour nous convaincre que nous sommes géniaux pour la raison que le mouton reste endormi et consomme. Est ce vrai ? Le tour de passe passe final entre liberté égalité et fraternité est d'avoir fragmenté les 3 entités comme des silots étanches Mais aujourd'hui la liberté individuelle par la consommation a tout emporté Le gauchiste ne demande pas un partage du revenu du travail, il demande un revenu universel pour jouer sur sa console Même Marx en est violé. En demandant la liberté de faire individuellement ce qu'on veut sans aucun souvenir du devoir collectif le troupeau consumériste a des représentants partisans et cleavés Et le citoyen forcément apôtre de sa liberté à recevoir une part universelle d'un gâteau magique a concaténé liberté et vérité La vérité est ce que je pense ou au mieux l'information qui m'est compréhensible Et donc la science elle même se trouve kidnappée par la liberté de chacun de penser le monde à son image. Un peu comme Dieu lui-même ... Homo Deus Quelle ironie. Notre pêché divin était la connaissance et le pêché de l'arbre de connaissance qui nous a attiré. Mais au terme d'un long périple chacun est devenu ce dieu servi par des esclaves numériques et mécanique et chacun est devenu aliéné à son insu sans aucune préoccupation sur la connaissance du fait de notre pouvoir d'être Dieu lui-même La boucle est bouclée. Les prêtres sont les bouchers, la guerre c'est la paix et la terre est plate. On y arrive -
Avoir été jugé pour haute trahison...par ses contemporains...est la raison. On devrait aujourd'hui demander réparation aux Russes pour leurs préjudices dans l'histoire Les protestants de France en demander à l'Etat pour la Saint Barthélémy qu'il n'a pas dedommagé Les descendants des gaulois aux romains Mon père pour le sien mort d'une silicose dans les mines du Nord par l'exploitation des classes Moi pour le mien pour avoir été réquisitionné par nos criminels de dirigeants pour cette guerre d'Algérie Et mon fils pour moi qui a été rendu à porter les armes en tant que pacifiste qui aime les papillons Heureusement, l'Algérie de 2025 nous donne une leçon de morale avec une demande de chèque évidemment Ils t'ont bien trouvé c'est sûr
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C'est tout mon propos... La morale cherche à comprendre les actes et les mentalités dans leur contexte. Elle admet les contradictions et la grisaille, sachant que les valeurs évoluent. Son objectif n'est pas l'acquittement ou la condamnation, mais l'intelligibilité en évitant le double écueil de l'anachronisme et du présentisme comme mesure de toute chose. Juger le passé au regard du droit présent dans un contexte d'état patriarcal protecteur. La moraline juge donc le passé avec les catégories morales absolues d'aujourd'hui. Elle produit précisément ton récit manichéen, séparant tes "bons" et tes "méchants" de l'histoire, et conduit à une forme d'auto-flagellation nationale et à un refus crispé de tout examen, une fracture conditionnée par l'émotion de l'actualité L'Algérie a parfaitement ciblé ta moraline.
